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PAUL VI 

ANGELUS DOMINI

Dimanche 29 janvier 1978

Vous savez que ce matin nous avons célébré la Sainte Messe pour une Association Nationale Italienne qui s'intitule "Amis des Lépreux" et collabore avec l'Organisation Mondiale de la Santé et d'autres Associations de plusieurs Nations, qui luttent contre la lèpre, sous l'aspect sanitaire comme aussi sous l'aspect social. L'Eglise ne peut rester insensible à l'effort de guérir l'humanité de ce mal terrible, encore répandu dans le monde, et avec quelques cas limités mais douloureux même en Italie. La lèpre est un fléau cité par la Bible (Cf. Lv 13) et qui, dans l'Evangile, nous rappelle la compassion miraculeuse avec laquelle Jésus-Christ lui-même la guérit.

Bien qu'à la suite de nombreuses études et de soins la lèpre ne soit plus cette maladie incurable, contagieuse et maudite, considérée depuis toujours comme telle, elle demeure toutefois une maladie typique qui exige non seulement une assistance sanitaire spécialisée, mais représente un phénomène symbolique de l'infirmité humaine que l'Evangile affronte avec une miraculeuse énergie et qui, toujours à la lumière de l'Evangile, nous enseigne d'abord qu'il n'y a pas de maladie humaine, si difforme et répugnante qu'elle soit à laquelle on ne doive prodiguer respect, soins et remèdes. La charité chrétienne, heureuse d'avoir des disciples qui la pratiquent, a été à l'avant-garde dans cette lutte contre la lèpre, considérée pendant si longtemps désespérée pour son caractère pernicieux et destructeur des membres vivants de l'homme si bien que désormais la civilisation a acquis le devoir général de prodiguer ses soins là où le mal et la douleur sont plus intenses.

En second lieu, la lèpre n'est pas le seul fléau de la vie de l'homme. Elle est le type de la souffrance qui, sous diverses formes analogues, la compénètre et la consume, généralement à la suite de maux d'une autre nature que la nature physique, des maux que l'homme s'inflige à lui-même comme l'alcoolisme, la guerre, et aujourd'hui, l'invraisemblable ruine de la drogue.

De là, on constate que la thérapie physique doit être précédée, intégrée et soutenue par une thérapie morale et religieuse, à laquelle, sous les auspices de l'Eglise, tous ceux qui sont remplis de bonté, surtout les jeunes, peuvent donner une contribution décisive.

A cette fin nous avons prié ce matin, et nous prierons encore en invoquant la Vierge Marie.

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