Ce sont des temps forts que nous vivons à les juger
d'après les événements de la vie publique. Celle-ci présente des
problèmes nouveaux et graves dans le déroulement des affaires.
Malgré une apparence normale, beaucoup présentent les symptômes
de l'instabilité et de l'incertitude. Mais la vie présente est
ainsi faite.
Il y a des hommes qui s'y habituent sans réagir,
s'occupant de leurs intérêts particuliers. Nous chrétiens, au
contraire?
Nous ne devons pas perdre le sens du temps,
c'est-à-dire, dans la succession des événements conserver
d'abord, la confiance: confiance fondée sur l'assistance
simultanée de l'action prévoyante et bonne de la Providence.
Elle veille sur nous, et, de toute situation, sait tirer des
résultats favorables à notre bien supérieur.
C'est-à-dire que nous devons posséder un optimisme qui
soit au-dessus des vagues soulevées par les tempêtes fréquentes
ainsi que nous le montre notre expérience immédiate, même dans
ses aspects peu agréables. Saint Paul nous avertit que "Dieu ne
permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos
possibilités" (1 Co 10-13).
Ensuite nous devons être forts dans les situations
incertaines et adverses de notre cheminement dans le temps. Le
temps présent est l'école de notre vertu. Nous ne devons pas
vivre dans la crainte et la paresse, mais nous devons
interpréter les difficultés de la vie comme un exercice de
fidélité, de constance, de patience: "Par votre patience, dit le
Seigneur, vous serez les maîtres de votre vie". (Lc
21-19).
La vie chrétienne exige du courage. Nous lançons
l'appel spécialement aux jeunes, qui ont le courage et le génie
de la force. Ils sont les candidats préférés à l'école de
l'Evangile.
Ces paroles sont élevées et peut-être vagues! mais nous
pensons et prions afin que notre génération, qui a tant souffert
sache y voir une source de forces généreuses et transcendantes.
La Vierge Marie nous enseigne que pour elle, le
Seigneur a déployé la puissance de son bras. Il en sera ainsi
pour nous.