Nous devons toujours vivre le calendrier en main.
Aujourd'hui que nous présente le troisième dimanche de Pâques?
Avant tout, la scène d'Emmaüs
c'est-à-dire la crise de l'espérance, surmontée par le grand
mystère de la présence vivante et entraînante du Christ
ressuscité, devenu voyageur et maître pour deux disciples
bouleversés spirituellement par la tragédie du Calvaire.
C'est une très belle page d'Evangile où Jésus explique,
dans une synthèse biblique magnifique, la mystérieuse économie
de la douleur rédemptrice: "Il était nécessaire que le Christ
souffrit, pour rentrer ensuite dans sa vie glorieuse" (Lc
24.26). C'est la clé d'interprétation victorieuse tant pour
saisir le passage du Seigneur de la souffrance et de la mort de
la vie présente à celle ineffable et réelle de la résurrection,
que comme modèle prophétique promis à tous ceux qui lui sont
associés par la foi, l'esprit et la transformation des mœurs.
La Pâque est le "passage" du Seigneur (Ex 12, 11),
c'est le salut, qui provient de l'immolation du Christ (1 Co
5, 7).
Ce dimanche est donc caractérisé par la pensée de
l'espérance (Lc 24, 21).
Cette espérance nous est également opportune pour les
circonstances douloureuses de notre pays, dans l'angoisse de
faits tristes et menaçants, comme du reste pour d'autres pays et
pour des causes diverses, mais toujours éloignées de la paix, si
désirée et si compromise.
La parole consolatrice de Saint Paul surgit donc dans
notre esprit et nous assure que "tout concours au bien pour ceux
qui aiment Dieu" (Rm 8, 30).
Prions afin qu'il en soit ainsi.
Et encore, il faut signaler aujourd'hui, parmi les
bonnes œuvres d'intérêt général,
comme encouragement à la sagesse et à la charité des fidèles, la
commémoration de l'Université Catholique. Toute apologie
superficielle serait vaine pour une institution d'un mérite si
élevé et d'une si grande nécessité. Sa présence dans notre
société contemporaine, en plus du souvenir du cher et regretté
fondateur le Père Agostino Gemelli dont nous célébrons cette
année le centenaire de la naissance, est aussi providentielle
que nécessaire, pour le développement de la culture et la
formation.
A l'intention de l'Université Catholique également, nos
vœux, nos prières et nos offrandes.
Pour toutes ces intentions invoquons le secours de la
Vierge Marie.