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DISCOURS DU PAPE PAUL VI
AUX JEUNES GENS EN PARTANCE POUR LES MISSIONS
Jeudi 2 avril 1964
Chers Fils et Filles qui partez pour les Missions, vous n’avez
pas voulu traverser Rome sans venir chercher la bénédiction du Vicaire du
Christ: votre présence ici ce matin Nous touche profondément. Elle éveille
aux yeux de Notre âme les immenses étendues dans lesquelles vous allez vous
disperser pour aller porter aux âmes la foi au Christ, pour aller leur montrer
le vrai visage de l’Eglise, cette Mère pleine d’amour qui envoie les
meilleurs de ses fils et de ses filles aux âmes les plus lointaines et les plus
abandonnées.
Allez, chers Fils et Filles, allez avec la tranquillité sereine
de celui qui est sûr de faire chose agréable à Dieu, utile à l’Eglise,
encouragée et bénie par le Pape. Et s’il arrivait que vous sentiez parfois,
au milieu de vos durs travaux, la lassitude vous envahir, vous songerez alors:
le Pape pense à nous, il prie pour nous, il nous aime, il est proche de nous.
Et ce ne sera pas seulement une effusion sentimentale, car qui
peut à plus juste titre se dire et se sentir proche du Pape, que celui qui est «envoyé» par lui, qui est donc son collaborateur, son interprète, son
représentant: «cooperatores ministerii nostri (Pontificale Romanum), qui
mecum laboraverunt - en ce cas: laborabunt - in Evangelio» (Phil.
4, 5)?
Vous travaillez pour l’Evangile, selon une discipline
approuvée par l’Eglise: et dans l’acceptation même de cette discipline se
trouve pour vous le «mandat», la transmission de la charge évangélique, l’office
qualifié de l’apostolat autorisé et authentique. Or la source première de l’apostolat
fondé par le Christ, c’est le Pape. Si vous êtes fidèles au lien
hiérarchique, vous pouvez donc dire à bon droit: c’est l’Eglise qui m’envoie,
c’est le Pape qui donne valeur à mon obéissance et la bénit.
Oui, chers Fils et Filles, soyez sans crainte: la bénédiction
du Pape est sur vous et vous accompagne. Emportez-la avec vous. Arrivés sur vos
champs d’apostolat, portez-la, avec Notre salut paternellement affectueux, à
tous ceux qui vous attendent là-bas, et sur lesquels Nous invoquons dès
maintenant, comme sur vous-mêmes, les plus abondantes faveurs divines.
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