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DISCOURS DU PAPE PAUL VI
AUX PARTICIPANTS AU PREMIER
CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’ASSOCIATION
POUR LA PROTECTION CONTRE LES RADIATIONS

Samedi 10 septembre 1966

 

Mesdames et Messieurs,

Au terme des travaux de votre premier congrès international qui a eu lieu à Rome ces jours-ci, vous avez tenu à Nous rendre visite. Aussi est-ce bien volontiers que Nous vous accueillons ici dans Notre résidence d’été et vous souhaitons une cordiale bienvenue.

Ce qu’il Nous plaît de relever à l’occasion de votre venue chez Nous, c’est d’abord le fait que des hommes et des femmes de tous les horizons politiques, religieux et culturels aient eu à cœur de se réunir pour étudier ensemble, dans un esprit fraternel et amical, les conséquences - parfois graves - des radiations ionisantes sur la santé des peuples, et de chercher les remèdes appropriés pour limiter ou réduire au maximum ces effets néfastes, voire désastreux. Nous ne pouvons pas ne pas faire remarquer à ce propos que votre entreprise est tout à fait dans la ligne d’une tendance générale de notre époque, à savoir la prise de conscience de la dimension universelle ou mondiale de tous les problèmes majeurs de notre temps. Ce fait, Notre prédécesseur le Pape Jean XXIII le soulignait déjà dans sa mémorable encyclique «Pacem in terris», lorsqu’il affirmait qu’aujourd’hui la vie en société «. . . demande la collaboration de tous selon les multiples modalités que le développement actuel de la civilisation rend possibles, désirables ou nécessaires . . .» (A.A.S. vol. LV, 1963, p. 265), ou encore lorsqu’il constatait que «. . . les récents progrès de la science et de la technique ont exercé une profonde influence sur les hommes et ont déterminé chez eux, sur toute la surface de la terre, un mouvement tendant à intensifier leur collaboration et à renforcer leur union . . .» (A.A.S. ibid. p. 291). Et à son tour le deuxième Concile œcuménique du Vatican a eu l’occasion de reconnaître dans divers documents ce fait de la solidarité de tous les hommes, notamment dans la Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps, où il est dit qu’il convient de signaler parmi les valeurs positives de notre époque: «. . . le goût des sciences et la fidélité sans défaillance à la vérité dans la recherche scientifique, la nécessité de travailler en équipe dans des groupes spécialisés, le sens de la solidarité internationale, la conscience de plus en plus nette de la responsabilité que les savants ont d’aider et même de protéger les hommes . . .» (Gaudium et Spes, N. 57).

Le texte que Nous venons de citer Nous invite à souligner une autre caractéristique de votre Congrès. Nous voulons parler de ce souci que vous avez de la santé de l’homme, de tous les hommes et par là même de l’avenir de l’humanité tout entière. Ce désir, cette volonté de vous mettre au service de l’humanité souffrante ou menacée dans son existence même ne peut rencontrer de Notre part qu’encouragement et approbation.

Aussi est-ce de grand cœur que Nous formons les meilleurs souhaits pour l’avenir de votre Association et que Nous recommandons dans Nos prières tout ce que vous entreprendrez en vue de favoriser l’usage pacifique de l’énergie nucléaire dans ses divers domaines d’application. C’est dans ces sentiments que Nous appelons sur vos personnes et les membres de vos familles, sur vos activités professionnelles comme sur vos recherches et études au service de l’homme et de la paix, l’abondance des faveurs célestes et que Nous accordons à tous, en particulier à Nos fils et filles de l’Eglise catholique, la Bénédiction Apostolique.

                                   

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