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DISCOURS DU PAPE PAUL VI
POUR LA PAIX AU VIÊTNAM
Vendredi 13 mars 1970
Chers Messieurs,
A l’occasion de votre voyage en Europe, vous avez voulu solliciter une
audience de notre part. C’est très volontiers que Nous avons accédé à cette
demande et Nous vous souhaitons sincèrement la bienvenue. Nous savons quelles
responsabilités vous assumez en votre pays, un pays qui est particulièrement
cher à notre cœur et présent à notre prière, comme à nos préoccupations.
Vous le savez du reste, Nous n’avons ménagé ni nos efforts ni nos
interventions, au plan qui est celui de l’Eglise, tant pour hâter la fin de la
guerre que pour venir en aide à ceux qui en sont les victimes innocentes. Rien
ne Nous tient plus à cœur que la paix, qui est l’un des noms de la fraternité
humaine, et son appel demeure pour Nous, comme, Nous en sommes sûr, pour
vous-mêmes, un mot d’ordre quotidien. Il s’agit bien, cela va sans dire, de
cette paix qui respecte les droits fondamentaux et les justes aspirations de
tous: paix qui ne peut être que l’oeuvre des hommes de bonne volonté, avant tout
soucieux, par-delà tout intérêt individuel, ou de groupe, du bien commun.
Nous Nous réjouissons de savoir que c’est cette bonne volonté qui vous anime
dans la mission qui vous conduit à Genève. Aussi nos voeux vous accompagnent-ils
pour son heureux succès. Au terme de ce trop bref entretien, Nous tenons à
vous redire toute notre affection pour le peuple du Vietnam qui Nous est si cher.
Et c’est dans ces sentiments que Nous invoquons de grand cœur l’assistance du
Très-Haut sur vos personnes, sur vos familles et sur votre noble patrie.
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