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DISCOURS DU PAPE PAUL VI
AUX ÉTUDIANTS DE LA PROVINCE DE LIMBOURG
Samedi 10 avril 1971
Chers Fils et chères Filles,
Venus de nombreux collèges de la Province de Limbourg, et de l’Institut de
Saints Anges de Verviers, vous voici réunis à Rome, au cœur de la Cité du
Vatican, en cette vigile pascale. Soyez les bienvenus!
A vous, jeunes qui terminez vos études secondaires, Nous exprimons Notre
espoir et Notre encouragement. Oui, Nous espérons que, demain, enracinés dans
cette belle culture dont vous êtes les heureux bénéficiaires, vous saurez
discerner les vraies valeurs et mettrez vos talents au service de tous vos
frères. Eclairés par une foi solide et approfondie, vous aurez à cœur de relier
au Christ Sauveur toute votre vie. Quant à vous, chers professeurs et éducateurs,
plus que jamais, vous le savez, ces jeunes ont besoin de votre science objective,
de l’autorité paisible de votre jugement, de votre dialogue compréhensif, de
votre vivant témoignage. Vous êtes, les uns et les autres, un gage d’espérance
pour l’Eglise et le monde de demain.
Et maintenant, Nous allons, dans la joie, célébrer la grande nuit de notre
salut, le grand passage. C’est là que, dans la personne du Christ ressuscité, le
Ciel et la terre se rejoignent. La souffrance et la mort, dont notre histoire
humaine est tissée, sont vaincues et deviennent un chemin vers la vie. Le péché,
qui empoisonne notre monde, le divise et le ferme à Dieu, est dépassé, et vaincu
lui aussi, dans ce retour filial vers le Père. Bien loin d’être éliminé, tout l’humain
que le Christ a connu est transfiguré et assumé dans son Corps glorieux. Le
Christ se révèle, selon sa vraie nature. Seigneur et Fils de Dieu.
Certes, ce Passage, cette Pâque, n’est encore réalisé en plénitude que dans
le Christ et sa sainte Mère. Mais déjà notre être de baptisés ne fait qu’un avec
Jésus; déjà nous possédons le germe de sa résurrection; déjà notre histoire
humaine trouve en lui son pôle et sa clef. Ah! sachons crier au monde avec une
ferveur contagieuse cette espérance qui réjouit nos cours et cet amour qui les
brûle. Avec Nous, soyez-en les témoins. N’entendez-vous pas l’ange de la
résurrection vous dire comme aux saintes femmes: «Allez dire à ses disciples et
spécialement à Pierre . . .» (Marc. 16, 7). Ce soir, le Successeur de
Pierre, tout près du tombeau de Pierre, vous dit à son tour: Allez, et dites à
vos frères: que Dieu nous a aimés jusqu’à l’extrême, que le Christ est vivant et
que l’amour fraternel demeure le signe que nous sommes ses disciples. Avec Notre
paternelle Bénédiction Apostolique.
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