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DISCOURS DU PAPE PAUL VI
AUX MEMBRES
DE LA CONFÉDÉRATION INTERNATIONALE
DU CRÉDIT POPULAIRE
Samedi 16 octobre 1976
Chers Messieurs,
Nous accueillons avec joie les représentants des Banques populaires italiennes
et les délégations de dix Pays membres de la Confédération internationale du
Crédit populaire.
Hier, au Capitole, vous avez fêté le centenaire de l’Association nationale des
Banques populaires d’Italie, fondées par le grand économiste Luigi Luzzatti.
Aujourd’hui, avant de vous séparer, vous avez tenu à venir nous rendre hommage.
Ce geste suffit à lui seul pour montrer combien vous êtes sensibles aux valeurs
morales et spirituelles dont l’Eglise est la gardienne. Nous en sommes
profondément touché.
Dès le début de notre pontificat, en 1964, recevant des représentants des
Banques populaires d’Italie - peut-être certains d’entre vous étaient-ils déjà
présents - nous vous disions notre approbation pour le principe de base qui
inspire vos activités, à savoir que la vie économique est subordonnée au service
de l’homme, et non l’inverse.
Cette affirmation nous parait plus opportune que jamais aujourd’hui, où tant de
forces sont liguées pour réduire l’homme au rôle d’un élément mécanique dans le
jeu de l’économie, élément apprécié uniquement en fonction de ses capacités de
rendement.
Vous vous efforcez, au contraire, de penser les problèmes économiques en
fonction de l’homme, en vue d’aider notamment les petites et moyennes
entreprises et ce qu’on est convenu d’appeler les «classes moyennes». Vous
rendez ainsi un service éminent à la société et nous sommes heureux d’avoir
tette occasion de vous en féliciter.
Avec nos encouragements et nos vœux les meilleurs, nous vous accordons bien
volontiers la Bénédiction que vous êtes venus nous demander, et qui veut attirer
sur vous et sur vos familles les meilleures bénédictions du Ciel.
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