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Chemin de Croix, École de Venise – XVIIIe siècle Cathédrale -
PADOUE
DEUXIÈME STATION
Jésus est chargé de la Croix
/V. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
/R. Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
De l’Évangile selon saint Matthieu 27, 27-31
Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et
rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements
et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une
couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils
lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient
en lui disant : «Salut, roi des Juifs!». Et, crachant sur lui, ils prirent le
roseau, et ils le frappaient à la tête.
Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui
remirent ses vêtements, et l’emmenèrent
pour le crucifier.
MÉDITATION
Jésus, condamné comme prétendu roi, tu es raillé, mais dans la dérision
apparaît cruellement la vérité. Combien de fois les insignes du pouvoir portés
par les puissants de ce monde ne sont-ils pas une insulte à la vérité, à la
justice et à la dignité de l’homme! Combien de fois leurs cérémonies et leurs
grands discours ne sont en vérité rien d’autre que de pompeux mensonges, une
caricature de la tâche qui est la leur: se mettre au service du bien ! Jésus,
celui dont on se moque et qui porte la couronne de la souffrance, est pour
cela précisément le vrai roi. Son sceptre est justice (cf. Ps 45, 7).
Le prix de la justice est souffrance en ce monde : lui, le vrai roi, ne règne
pas par la violence, mais par l’amour dont il souffre pour nous et avec nous.
Il porte la croix sur lui, notre croix, le poids de l’homme, le poids du
monde. C’est ainsi qu’il nous précède et qu’il nous montre comment trouver le
chemin de la vraie vie.
PRIÈRE
Seigneur, tu t’es laissé tourner en dérision et outrager. Aide-nous à ne
pas nous joindre à ceux qui se moquent de celui qui souffre et de celui qui
est faible. Aide-nous à reconnaître ton visage en ceux qui sont humiliés et
mis à l’écart. Aide-nous à ne pas nous décourager devant les moqueries du
monde, quand l’obéissance à ta volonté est tournée en dérision. Tu as porté la
croix et tu nous as invités à te suivre sur ce chemin (cf. Mt 10, 38).
Aide-nous à accepter la croix, à ne pas la fuir, à ne pas nous lamenter et à
ne pas laisser nos coeurs être abattus
devant les peines de la vie. Aide-nous à parcourir le chemin de l’amour et,
obéissant à ses exigences, à atteindre la vraie joie.
Tous:
Pater noster, qui es in cælis:
sanctificetur nomen tuum;
adveniat regnum tuum;
fiat voluntas tua, sicut in cælo, et in terra.
Panem nostrum cotidianum da nobis hodie;
et dimitte nobis debita nostra,
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris;
et ne nos inducas in tentationem;
sed libera nos a malo.
Cuius animam gementem, contristatam et dolentem pertransivit
gladius. |
Dans son âme qui gémissait,
toute brisée, endolorie,
le glaive était enfoncé. |
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Editrice Vaticana
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