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15 - 11.10.2008
RÉSUMÉ
-
DIXIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (SAMEDI 11 OCTOBRE 2008, MATIN)
- CHAPELLE
PAPALE (DIMANCHE 12 OCTOBRE 2008)
- AVIS
DIXIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (SAMEDI 11 OCTOBRE 2008, MATIN)
- INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
- AUDITION DES
DÉLÉGUÉS FRATERNELS (II)
- AUDITION DES INVITÉS
SPÉCIAUX (II)
Aujourd’hui, samedi 11 octobre 2008, à 09h00, avec le chant de l’Heure
Tierce, a débuté la Dixième Congrégation générale, pour la
continuation des interventions des Pères synodaux en Salle sur le
thème La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église.
Le Président Délégué du jour était S.Ém. le Card. Odilo Pedro
SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL).
À l’ouverture de la Dixième Congrégation Générale, S. Exc. Mgr
Nikola ETEROVIĆ, Archevêque titulaire de Sisak, Secrétaire Général
du Synode des Évêques, a rappelé la mémoire, célébrée ce jour, du
Bienheureux Jean XXIII et l’ouverture, le 11 octobre 1962, du
Concile Vatican II qui fut à l’origine de la Constitution dogmatique
sur la Révélation Divine Dei Verbum, document qui a inspiré la XIIe
Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques.
Ensuite, le Secrétaire Général a lu la composition de la Commission
pour l’Information, publiée dans le Bulletin N° 14 d’hier, vendredi
10 octobre 2008.
À cette Congrégation Générale, qui s’est conclue à 12h35 avec la
prière de l’Angelus Domini, étaient présents 220 Pères.
INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
À cette Dixième Congrégation Générale sont intervenus les Pères
suivants:
-
S.Exc. Mgr Joseph VÕ ĐÚC MINH, Évêque Coadjuteur de Nha Trang
(VIÊTNAM)
-
S.Exc. Mgr Stanislav ZVOLENSKÝ, Archevêque de Bratislava (SLOVAQUIE)
-
S.Em. le Card. Daniel N. DI NARDO, Archevêque de Galveston-Houston
(ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE)
-
S.Exc. Mgr Ramón Alfredo DUS, Évêque de Reconquista (ARGENTINE)
-
S.Exc. Mgr Enrique DÍAZ DÍAZ, Évêque titulaire d'Izirzadavêque,
Évêque auxiliaire de San Cristóbal de Las Casas (MÉXIQUE)
-
S.Exc. Mgr Basil Myron SCHOTT, O.F.M., Archevêque Métropolite de
Pittsburgh des Byzantins, Président du Conseil de l'Église Ruthène
(ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE)
-
S.Exc. Mgr Anthony Sablan APURON, O.F.M. Cap., Archevêque de Agaña,
Président de la Conférence Épiscopale (GUAM)
-
S.Em. le Card. Miloslav VLK, Archevêque de Prague (RÉPUBLIQUE
TCHÈQUE)
-
S.Exc. Mgr Georg MÜLLER, SS.CC., Évêque Prélat de Trondheim
(NORVÈGE)
- S.Exc. Mgr Kidane YEBIO, Évêque de Keren (ÉRYTHRÉE)
-
S.Exc. Mgr George Cosmas Zumaire LUNGU, Évêque de Chipata, Président
de la Conférence Épiscopale (ZAMBIE)
-
S.Exc. Mgr Bejoy Nicephorus D'CRUZE, O.M.I., Évêque de Khulna
(BANGLADESH)
-
S.Em. le Card. James Francis STAFFORD, Pénitencier Majeur (CITÉ DU
VATICAN)
-
S.Exc. Mgr Luis URBANČ, Évêque de Catamarca (ARGENTINE)
-
S.Exc. Mgr Jurij BIZJAK, Évêque titulaire de Gergi, Évêque
auxiliaire de Koper (SLOVÉNIE)
-
S.Exc. Mgr John HA TIONG HOCK, Archevêque de Kuching (MALAISIA)
-
S.Exc. Mgr Dominique BONNET, C.S.Sp., Évêque de Mouila (GABON)
-
S.Exc. Mgr Varghese CHAKKALAKAL, Évêque de Kannur (INDE)
-
S.Exc. Mgr Douglas YOUNG, S.V.D., Archevêque de Mount Hagen
(PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE)
-
S.Exc. Mgr René Osvaldo REBOLLEDO SALINAS, Évêque de Osorno (CHILI)
-
S.Exc. Mgr Elías Samuel BOLAÑOS AVELAR, S.D.B., Évêque de
Zacatecoluca (SALVADOR)
-
Très Rév. P. José RODRÍGUEZ CARBALLO, O.F.M., Ministre Général de
l'Ordre Franciscain des Frères Mineurs
-
R.P. Pascual CHÁVEZ VILLANUEVA, S.D.B., Président de l'Union des
Supérieurs Généraux de Saint François de Sales, Recteur Majeur de la
Société Salésienne de Saint Jean
-
S.Exc. Mgr Robert RIVAS, O.P., Archevêque de Castries (SAINT LUCIA)
-
S.Em. le Card. John NJUE, Archevêque de Nairobi (KÉNYA)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de leurs interventions:
-
S.Exc. Mgr Joseph VÕ ĐÚC MINH, Évêque Coadjuteur de Nha Trang
(VIÊTNAM)
1. L’Église du Christ au Vietnam, depuis l’accueil de l’Évangile en
1533, et surtout depuis la nomination des premiers évêques en 1659,
a parcouru un chemin plein de croix. À travers les hauts et les bas
de leur histoire, comme les Juifs au temps de l’Exil, les
catholiques vietnamiens comprenaient que seule la Parole de Dieu
reste et ne déçoit jamais. Cette Parole, qui imprègne les prières,
le Chemin de la Croix et l’Angelus, les Mystères à méditer dans le
Saint Rosaire, les hymnes, les chants à thèmes bibliques , les
leçons de catéchisme, les dévotions populaires, les para-liturgies,
les soirées de prières en famille, l’écoute et le partage de la
Parole constituant une vraie “lectio divina”, etc., est devenue la
source de consolation et de force qui donne la fermeté pour tous les
membres du peuple de Dieu, et en même temps le point focal qui les
aide à découvrir leur avenir.
2. La Parole de Dieu aide à découvrir la figure véritable de
Jésus-Christ, qui incarne l’amour rédempteur de Dieu, à travers le
mystère de la croix. À cause de l’expérience douloureuse vécue par
l’Église du Christ au Vietnam, le mystère de la Croix est devenu non
seulement proche de la vie quotidienne, mais encore un élément
essentiel qui rassemble le peuple de Dieu. Héritant la culture
millénaire du “culte des ancêtres” qui exprime la piété filiale de
notre peuple, les chrétiens, pour célébrer l’anniversaire de la mort
d’un membre de la famille, s’inspirent de la Cène, de la Passion, de
la Mort et de la Résurrection de Notre-Seigneur, dont l’exemple
touche toujours l’âme vietnamienne. Les récits des épreuves
traversées par les Patriarches et les prophètes, en particulier
“saint” Job de l’Ancien Testament, et par la Sainte Vierge Marie,
saint Joseph et les apôtres du Nouveau Testament continuent à
soutenir la foi des catholiques.
[00159-03.02] [IN135] [Texte original: français]
-
S.Exc. Mgr Stanislav ZVOLENSKÝ, Archevêque de Bratislava (SLOVAQUIE)
Dans son histoire, nous rencontrons beaucoup d’ hommes et de femmes
qui ont lu la Sainte Écriture d’une manière qui les a porté à
réorienter totalement leur vie, à changer leur façon de penser et
d’agir, ou au moins à donner une nouvelle raison d’être à leur
propre position de foi. L’histoire de l’Église est continuellement
caractérisée par le retour à un radicalisme existentiel de l’Écriture.
La sainteté de nombreux chrétiens est une conséquence de la réponse
sincère et souvent radicale à l’appel de la Parole de Dieu.
Vérifier la manière dont l’Écriture des Saints est lue peut nous
conduire à découvrir comment est également lue l’Écriture Sainte, ce
qui n’est certes pas nouveau, mais a été quelque peu oublié.
On peut se servir, comme exemple, de la lecture franciscaine de la
Bible qui se présente, sans doute, comme surprenante si nous la
considérons dans l’optique des critères scientifiques d’interprétation
contemporains et du point de vue des fruits de la foi que cette
lecture a portés. L’un des signes caractéristiques de cette lecture
a été le principe sine glossa. Il s’agissait de l’accueil de la
Parole de Dieu, ainsi qu’elle est écrite dans l’Écriture Sainte,
privée des commentaires académiques. Selon saint François, la vérité
divine n’est pas objectivée dans les paroles et dans les phrases de
la Bible, elle n’est pas toujours à disposition comme une réponse
prête à être donnée à tous les problèmes. On peut la découvrir
seulement dans le contexte entier et personnel, elle ne se concentre
pas sur la matière du texte mais sur l’action de Dieu. L’exégèse de
saint François porte à reconnaître le caractère sacramentel de la
Parole de Dieu.
Les points susmentionnés ne présentent qu’une illustration de la
manière dont il est possible de trouver chez les Saints les
perspectives herméneutiques d’une telle lecture de l’Écriture qui
porte au radicalisme de la foi. Ainsi, comme nous pouvons trouver un
certain principe herméneutique chez saint François, il serait
peut-être utile et nécessaire de chercher à le découvrir également
dans la vie d’autres saints, présents en abondance au sein de l’Église.
[00165-03.03] [IN141] [Texte original: italien]
-
S.Em. le Card. Daniel N. DI NARDO, Archevêque de Galveston-Houston
(ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE)
La Parole éternelle s’est annulée pour notre salut. De la même façon,
le Saint-Esprit s’est lui-même donné et s’est “humilié” dans l’inspiration
des Saintes Écritures. Avec une grande amabilité, il a adapté le
“langage” divin à la pensée de notre nature humaine (Dei Verbum 9 et
11). La narration d’événements même futiles, et apparemment
insignifiants, dans les Saintes Écritures fait partie de l’authentique
économie de notre salut et de notre déification.
Je parle au nom des Catholiques qui vivent dans la célèbre Ceinture
biblique du sud des États-Unis. Il s’agit là d’une véritable
collocation géographique, mais aussi d’une mentalité très diffuse
dans de nombreuses parties du monde. Un tel système de pensée peut
soulever des questions et des problèmes, mais il a aussi le mérite
d’avoir gardé vivants une imagination et un vocabulaire bibliques,
et un sens de l’action divine dans le monde, ce qui est important
pour nous. Dans le Document de travail, au n°18 a-g et au n° 22 c-d,
la Parole de Dieu est proclamée d’une manière christologiquement
riche et profonde du point de vue . La pneumatologie est cependant
plus discrète. Les Catholiques appartenant à la Ceinture biblique
ont besoin d’une pneumatologie qui puisse les aider à lire les
Écritures.
Je voudrais suggérer la publication d’un Compendium, semblable aux
documents de ce même type, qui serait adressé aux fidèles. Il
pourrait s’agir d’une orientation claire et discrète qui mettrait en
lumière les riches et utiles méthodes de l’Église dans la lecture et
le partage des Saintes Écritures. Ce Compendium représenterait une
aide incommensurable pour la lecture personnelle de la Bible, pour
les groupes d’Études bibliques, etc. Pleinement ecclésial et
catholique, il représenterait également une aide importante pour les
études bibliques oecuméniques dans lesquelles beaucoup de nos
fidèles sont engagés. Ce même Compendium aiderait à récupérer un
sens vivant et excellent de la compréhension catholique de l’inspiration
du Saint-Esprit dans les Saintes Écritures.
[00178-03.05] [IN152] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Ramón Alfredo DUS, Évêque de Reconquista (ARGENTINE)
Le numéro 17 du Document de travail se réfère au “ (...) besoin
d'une formation urgent à la lecture chrétienne de l’Ancien Testament,
en reconnaissant le rapport qui lie les deux Testaments et les
valeurs permanentes de l'Ancien. Nous sommes aidés en cela par la
pratique liturgique, qui proclame toujours le texte sacré de
l’Ancien Testament comme page essentielle pour une pleine
compréhension du Nouveau Testament”. S’il en est ainsi, on ne pourra
renoncer, ni en principe ni dans la pratique, à la lecture et à l’interprétation
de l’Ancien Testament en vue de la compréhension du Nouveau.
Un texte de saint Irénée (Adversus Haereses, IV, 33, 13), souligne
l’unité d’action salvifique du Père, du Fils et de l’Esprit Saint,
depuis toujours, et reconnaît que cette action divine est effectuée
dans l’Ancien Testament par les patriarches, les prophètes et par
l’ensemble du peuple de Dieu en faveur de l’ensemble de l’humanité.
Le salut que le Dieu trinitaire réalise à tout moment de l’histoire
participe, au niveau ontologique, de son action salvifique totale et,
en ce sens, est toujours pleine. L’affirmation d’un “salut plénier”
dans l’Ancien Testament peut assombrir le caractère irremplaçable du
Nouveau Testament. Cependant, saint Irénée lui-même répond à cette
difficulté: “Qu’est-ce-que le Seigneur ajoute en venant? Il ajoute
une nouveauté totale: il Se présente lui-même” (Adversus Haereses,
IV, 34, 1; cf. IL 11).
Le salut qui s’accomplit en le Christ, compréhensible depuis
l’Ancien Testament, révèle une structure trinitaire de relation
entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Cette relation, avant d’être
conçue selon un schéma temporel, rentre plus proprement dans les
catégories de la participation et de l’analogie. Cette présentation
peut dépasser les carences qui dérivent du schéma
promesse-accomplissement et du caractère prétendument superflu de
l’Ancien Testament.
Jésus et sa communauté – son Église – est la clef historique qui
rend pleinement compréhensible le salut plénier de l’Ancien
testament. C’est pourquoi une profonde connaissance de ce dernier
est incontournable pour la vie de tout disciple et la mission d’un
pasteur de l’Église du Christ.
[00179-03.03] [IN157] [Texte original: espagnol]
-
S.Exc. Mgr Enrique DÍAZ DÍAZ, Évêque titulaire d'Izirzadavêque,
Évêque auxiliaire de San Cristóbal de Las Casas (MÉXIQUE)
“On est fidèle à la Parole de Dieu lorsque la première forme de
charité se réalise dans le respect des droits de la personne humaine,
dans la défense des opprimés et de ceux qui souffrent” (IL, 39). Et
parmi ceux qui souffrent, se trouvent en particulier les indigènes
de nos communautés d’Amérique latine. À Aparecida, les Évêques ont
pris un engagement sérieux: “Notre service pastoral aux communautés
indigènes nous impose d’annoncer Jésus Christ et la Bonne Nouvelle
du Royaume de Dieu, de dénoncer les situations de péché, les
structures de mort, la violence et les injustices internes et
externes, de promouvoir le dialogue interculturel... Jésus Christ
est la plénitude de la Révélation pour tous les peuples” (95).
Dans de nombreux lieux, une relation entre la Parole et les cultures
indigènes a commencé . Dans un certain sens, la Bible est très
proche de leurs conceptions et cosmogonies de par leur commune
culture rurale. La création, le concept de Dieu, la signification du
Salut et de la Croix et la vie en communauté offrent de nombreuses
possibilités de rencontre. Toutefois il s’agit de cultures
différentes et d’un chemin à peine entrepris qu’il est nécessaire de
parcourir en faisant attention, afin de ne pas condamner ce que l’on
ne comprend pas, d’expliquer et de valoriser la Parole révélée, de
ne pas détruire des cultures et d’incarner réellement l’Évangile
dans nos peuples.
Du côté catholique, il y a un manque de traduction de la Bible dans
les langues indigènes et l’on a peu cherché à comprendre leur
culture et sa conception. Tant que la Parole révélée ne deviendra
pas “parole vivante écrite dans leur culture et dans leur vie”, il
sera très difficile qu’elle parvienne à pénétrer leur coeur et à s’incarner
dans ces peuples. En tant qu’Église, nous devons proclamer cette
“bonne nouvelle” inculturée afin que leurs coeurs fleurissent, qu’ils
puissent se tenir debout, avec dignité, et nous offrir leur parole
évangélisatrice (IL, 40 et 46).
[00151-03.04] [IN127] [Texte original: espagnol]
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S.Exc. Mgr Basil Myron SCHOTT, O.F.M., Archevêque Métropolite de
Pittsburgh des Byzantins, Président du Conseil de l'Église Ruthène
(ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE)
En Orient, on trouve les Écritures dans la prédication des Pères de
l’Églises, la Tradition et les Services Liturgiques. La Parole
Incarnée demeure présente dans l’Église de deux manières : dans la
parole biblique et dans l’Eucharistie, qui se réalise dans la vie de
l’Église par le Saint-Esprit.
L’Écriture n’est pas conçue à l’origine comme une règle écrite, mais
plutôt comme une consécration de l’Histoire du Salut sous la forme
de la parole de l’homme. Le contenu et l’unité de l’Écriture ne se
réfère pas aux livres des Écritures eux-mêmes, mais à la réalité
dont témoignent ces livres tout comme ils témoignent de l’Évangile
de Jésus Christ.
Le Theotokos demeure le premier modèle de réception de la Parole,
dont l’hymne de l’Akathistos adressé à la Mère de Dieu en est un
exemple.
[00153-03.02] [IN129] [Texte original: anglais]
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S.Exc. Mgr Anthony Sablan APURON, O.F.M. Cap., Archevêque de Agaña,
Président de la Conférence Épiscopale (GUAM)
De bonnes homélies qui parlent à l’expérience de l’homme d’aujourd’hui
peuvent porter les personnes à la conversion. Mais ce qui est
nécessaire aujourd’hui, outre de bonnes homélies, ce sont des
témoins valides d’une vie vécue selon la Parole de Dieu.
Dans mon expérience au sein du Chemin néo-catéchuménal – comme, j’en
suis sûr, cela survient dans les autres réalités ecclésiales au
travers de la Lectio divina, des Sept étapes pour le partage de l’Évangile
ou des groupes de partage de la foi –, on peut “scruter” la Parole
de Dieu de manière quotidienne, en réfléchissant sur les passages de
l’Écriture Sainte, spécialement sur les lectures liturgiques de la
Messe, afin de voir comment la Parole de Dieu nous touche dans la
vie telle que nous la vivons aujourd’hui. Il serait beau que chaque
évêque, chaque prêtre, chaque religieux et chaque laïc le fasse!
Si la Parole de Dieu doit être vivante dans notre vie et dans notre
mission en tant qu’Église, comme évêques et prêtres, guides,
religieux profès et laïcs engagés, nous devons donner l’exemple aux
autres et nous mettre chaque jour au service de la Parole de Dieu;
nous ne devons pas seulement la dire, mais également la montrer, et
ne pas nous considérer au-dessus des personnes communes parce que
nous avons reçu une formation ou une ordination, ou parce que nous
avons émis une profession. Si, en tant qu’Église dans son ensemble,
nous voulons être des témoins crédibles du Christ dans le monde
actuel, le monde – particulièrement celui des pauvres et des
marginaux – doit nous voir comme d’humbles serviteurs, comme des
auditeurs diligents et des guides généreux, sur le modèle de Jésus
de Nazareth dont nous nous proclamons disciples et apôtres.Je prie
afin que ce Synode nous aide tous à comprendre l’importance que la
Parole de Dieu doit avoir dans notre vie, non seulement comme texte
sacré, mais aussi comme Parole vraiment conclusive de l’amour de
Dieu pour les hommes, incarnée en Son Fils Jésus Christ. Puisse
Marie, Mère de notre Seigneur et notre Mère, nous montrer par l’exemple
de sa vie, comment faire connaître aux autres que nous sommes les
premiers à vivre la Parole de Dieu et que nous défions les autres à
venir et à en faire autant, au nom du Christ.
[00163-03.03] [IN139] [Texte original: anglais]
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S.Em. le Card. Miloslav VLK, Archevêque de Prague (RÉPUBLIQUE
TCHÈQUE)
Je ne veux pas répéter ce qui a déjà été dit plus d’une fois, ni
développer seulement la théologie de la Parole. Je veux raconter,
comme à l’appui, une expérience avec la Parole de Dieu, vécue au
temps du communisme.
Le parti communiste était très jaloux de la jeunesse. Toute
organisation de croyants était interdite. Aussi, ils se réunissaient
clandestinement dans les chalets, dans les montagnes, dans les bois.
Il était très difficile, pour eux, d’avoir un prêtre qui puisse les
guider et célébrer la Messe. Dans cette situation, ils ont eu la
possibilité d’avoir la Bible et Dei Verbum. Chaque jour, ils ont
commencé à lire et méditer une Parole, et se sont efforcés de la
vivre ensemble durant la journée. Une fois, ils ont pris la parole:
“vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés” (Jn 15,12).
Vivant intensément cette Parole, ils se sont rends compte, après un
certain temps de vie intense de la Parole, que l’Esprit Saint
présent dans leur coeur était devenu la force qui a fait naître
entre eux la communion. Et ils ont découvert que la force de
l’Esprit Saint dans leur coeur, l’amour de Dieu, vécu réciproquement
entre eux, apportait la présence du Ressuscité au milieu d’eux,
réalisant la Parole de Jésus: “Que deux ou trois, en effet, soient
réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux” (Mt 18,20).
Une fois, l’un d’eux a amené un de ses amis sans trop expliquer de
quel groupe il s’agissait. Le soir, en parlant de la journée passée,
ce jeune a demandé une explication en disant: Ici, il y a quelque
chose de spécial entre vous. Qu’est-ce que c’est...
Une autre fois, ce groupe s’est rendu en Allemagne de l’Est,
communiste, où l’Église jouissait d’une plus grande liberté. Ils ont
invité d’autres jeunes qui n’étaient pas habitués à vivre les
sacrements. Là aussi, on vivait de la Parole de Dieu... Il était
possible de participer, chaque jour, à la messe. Après quelques
jours de vie dans la communion vivante, profonde, les jeunes
non-pratiquants se sont senti, au moment de la communion
eucharistique, exclus de la communauté. Ils ont demandé de pouvoir
se confesser. Et, ensuite, ils ont dit publiquement que la communion,
l’unité dans le groupe était tellement forte qu’il était difficile,
au moment sacré de la communion eucharistique, d’être “excommuniés”.
La communion née de la Parole de Dieu possède une force d’attraction.
Après quelques années, quelques vocations au sacerdoce et à la vie
consacrée ont vu le jour au milieu d’eux.
Et une grande joie était née entre eux, un don de l’Esprit Saint, et
l’espérance dans cette situation désespérée, en dépit du communisme
qui sévissait. Oui, c’est vrai: l’Église naît et vit de la Parole de
Dieu... Bel et bien au temps du communisme, nombreux sont ceux qui
en ont fait l’expérience...
[00164-03.03] [IN140] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Georg MÜLLER, SS.CC., Évêque Prélat de Trondheim
(NORVÈGE)
Dans une Église d’extrême diaspora au milieu de chrétiens d’autres
Églises et communautés ecclésiales, le Synode souligne l’importance
de l’Écriture et de la Parole de Dieu. La collaboration biblique
représente un ample forum pour l’oecuménisme. Collaborant avec les
sociétés bibliques nationales, nous utilisons depuis de nombreuses
années des éditions de la Bible que nous n’avons pas réalisées seuls.
Dans le même temps, cette communion est comprise et entendue de
manière différente. Ceci a un effet important sur la compréhension
de la doctrine chrétienne et sur son application dans la vie. Dans
un monde toujours plus sécularisé, l’Église doit trouver de
nouvelles modalités pour donner un espace vivant à la Parole de Dieu
et valoriser les expériences positives réalisées avec elle.
L’Église catholique en Scandinavie est une forte minorité. Souvent,
dans nos pays, il est difficile pour les fidèles de pouvoir accéder
à la communion ecclésiale du fait des grandes distances des églises,
des communautés dispersées, de la situation de l’immigration et du
manque de connaissance de l’Église qui lui est liée, des différences
linguistiques et culturelles. Cette situation de diaspora se pose au
centre de nos réflexions alors que par le passé nous nous sommes
confrontés aux grandes Églises d’Europe. Nous sommes une minorité
dans une société séculaire. Si nous nous regardons, nous ne nous
définissons pourtant pas comme une Église de la diaspora, puisque
nous sommes habitués à être peu nombreux.
Se dédier une nouvelle fois à la Parole de Dieu et à la Sainte
Écriture ouvre aux croyants des petites communautés de nouvelles
possibilités pour expérimenter à partir de la foi et, donc, de
renforcer la foi. Le petit nombre nous invite à regarder à la
réalité du levain (cf. Mt 13, 33) et à redécouvrir, dans cette
perspective, l’esprit missionnaire. Le levain agit jusqu’à ce que
toute la masse n’ait pas fermenté.
L’Église en Scandinavie contribue, en vivant la Parole dans le temps
présent, à “faire de l’Église la maison et l’école de la communion”
(Novo Millennio Ineunte 43).
[00167-03.03] [IN143] [Texte original: allemand]
-
S.Exc. Mgr Kidane YEBIO, Évêque de Keren (ÉRYTHRÉE)
Comme cela est bien connu, depuis les origines, l’Église considère
l’Ancien Testament comme une partie de l’unique Bible chrétienne et
une partie intégrante de la Révélation. C’est pourquoi la Bible est
liée de manière unique à la Parole de Dieu. La Bible elle-même
témoigne de l’identification intentionnelle de la Parole de Dieu
avec l’Écriture. La Parole de Dieu, telle qu’elle est décrite dans
la Lettre aux Hébreux (4, 12-13) est une réalité vivante et
efficace, elle est éternelle (Is 40, 8), omnipotente (Sg 18,15), une
force créatrice (cf. Gn 1, 3 et sq.) et donne origine à l’histoire.
Cette Parole est Parole de Dieu qui est Jésus Christ, Dieu et Homme.
Le Fils est le Verbe éternel, toujours présent en Dieu parce que
Lui-même est Dieu (cf. Jn 1, 1).
La connaissance de l’Ancien Testament en tant que Parole de Dieu
apparaît comme le véritable défi du temps présent en fonction de son
rapport avec le mystère du Christ et avec l’Église. Malgré les
nombreuses traductions de la Bible en différentes langues, la
distribution gratuite ou payante de la Bible, l’Ancien Testament
continue d’être la partie la moins lue de la Bible et la moins
comprise au sein de notre monde catholique. L’environnement de la
lecture est différent selon les circonstances.
Au niveau individuel: beaucoup sont réticents à affronter les
passages de l’Ancien Testament qui apparaissent incompréhensibles,
si bien que ceux-ci sont choisis de manière arbitraire ou ne sont
pas du tout lus.
Au niveau de la communauté ou de la paroisse: dans certaines Églises,
dans les pratiques religieuses, il n’existe pas de dispositions
concernant les lectures de l’Ancien Testament. Ainsi, il est donc
difficile d’écouter, même dans les homélies, cette partie de la
Parole de Dieu.
Cette situation réclame donc avec urgence les mesures suivantes:
- Préparer le clergé, les religieux et les catéchistes afin qu’ils
connaissent mieux la Bible dans sa totalité.
- Traduire la Bible dans les langues locales et encourager les
fidèles à la lire de manière individuelle, en famille et en
communauté.
- Développer une formation centrée sur une lecture de l’Ancien
Testament qui prenne en compte le Christ et qui reconnaisse le lien
existant entre les deux Testaments et la valeur permanente de
l’Ancien Testament (DV, 15-16).
- Introduire la lecture de l’Ancien Testament dans les pratiques
liturgiques et faire en sorte que les homélies comprennent des
références à l’Ancien Testament, à la lumière du Nouveau Testament,
qui proclame toujours que le texte sacré de l’Ancien Testament est
essentiel pour la compréhension du Nouveau Testament, comme cela a
été témoigné par Jésus lui-même dans l’épisode d’Emmaüs, lorsque le
Maître “commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il
leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait.” (Lc
24, 27).
[00169-03.03] [IN145] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr George Cosmas Zumaire LUNGU, Évêque de Chipata, Président
de la Conférence Épiscopale (ZAMBIE)
Personne ne peut nier le fait qu’il existe un lien intime entre la
Parole proclamée et les Sacrements dans la vie et la mission de l’Église.
C’est attesté dans les Écritures, le Verbe s’est fait chair et il a
habité parmi nous (Jn 1,14), par les Pères de l’Église, par le
Concile Vatican II et par les Conciles qui ont suivi jusqu’à nos
jours. Toutefois, dans certaines parties du monde, spécialement en
Afrique, la réalité est que la plupart de nos communautés vont de l’avant
sans la célébration de l’Eucharistie pendant des semaines, des mois
et même parfois pendant des années, à moins que des Chrétiens ne
soient disposés à parcourir de longues distances pour participer à
la Messe. Dans ce contexte, que se passe-t-il pour les personnes
âgées, les handicapés, les enfants, ceux qui doivent s’occuper de
leur champ pour protéger leur récolte loin de leur village? Comment
peuvent-ils participer à la célébration de l’Eucharistie? Compte
tenu de la situation, il est impératif que l’Église trouve un moyen
pour célébrer la Parole qui transformera leur vie et, comme pour
saint Paul, leur apportera une complète conversion qui les amènera à
être au service du prochain avec amour véritable et humilité. Dans
ce même contexte, que l’Année de saint Paul conduise à une
conscience missionnaire qui nous incitera à partager avec générosité
les ressources humaines et matérielles pour la diffusion de la
Parole de Dieu. Les diocèses ne devraient pas se sentir ni trop
pauvres pour donner, ni trop riches pour recevoir. Le temps est
arrivé pour que les Pères synodaux entendent le cri des pauvres et
fassent quelque chose de concret pour eux.
[00173-03.03] [IN149] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Bejoy Nicephorus D'CRUZE, O.M.I., Évêque de Khulna
(BANGLADESH)
La Parole de Dieu et la pauvreté:
les prophètes, en tant qu’hommes de la Parole de Dieu, ont été les
défenseurs des droits des pauvres, des orphelins et des veuves. Ils
ont parlé en leur nom. La majorité de la population au Bangladesh
vit dans la pauvreté, privée des biens de première nécessité et
accablée de calamités naturelles. En une telle situation, les
Chrétiens sont appelés à vivre la Parole de Dieu et à la partager
avec ces personnes. La Parole de Dieu et les Béatitudes ((Lc 6,20)
nous exhortent à devenir une église des pauvres.
Situation d’injustice et de corruption:
Le Bangladesh est un pays où sévissent fortement la corruption, la
malhonnêteté et l’injustice. Une petite minorité est en train de s’enrichir,
tandis que la majorité devient de plus en plus pauvre. La Parole de
Dieu nous appelle à la justice et à l’intégrité dans la vie publique.
L’Église, une minuscule minorité, apporte une contribution
significative dans le domaine de l’éducation, de la santé et des
services sociaux. Dans ces secteurs, l’Église doit vivre sa
solidarité avec les pauvres, et promouvoir la justice pour tous,
spécialement pour les pauvres à la lumière de la Parole de Dieu.
La Parole de Dieu invite au dialogue interreligieux:
En accord avec le Concile, l’Église ne rejette rien de ce qui est
sacré et vrai dans les autres religions. Celles-ci reflètent souvent
un rayon de vérité (NA 2). Aussi, l’Église entre en dialogue avec
elles. Au Bangladesh, pays à majorité musulmane, la communauté
chrétienne minoritaire doit vivre en paix, en harmonie et en
dialogue.
Nous partageons la Parole de Dieu avec les Musulmans, toujours dans
le respect de leur foi et en dialogue. Comme l’a dit le Saint-Père
Benoît XVI, le dialogue entre les Musulmans et les Chrétiens est une
nécessité vitale dont dépend, dans une large mesure, notre avenir.
[00180-03.03] [IN151] [Texte original: anglais]
-
S.Em. le Card. James Francis STAFFORD, Pénitencier Majeur (CITÉ DU
VATICAN)
La pratique du pardon et de la réconciliation à l’intérieur de l’Église
a diminué au cours des deux dernières générations, mais elle a
paradoxalement augmenté au sein de la société séculaire. Les
Commissions nationales pour la Vérité et la Réconciliation en sont
un exemple. De nouvelles rencontres entre pardon et de la Parole de
Dieu sont nécessaires.
D’une part, le nom donné au pardon des péchés par Jésus, à savoir l’Évangile,
est à juste titre considéré comme la Bonne Nouvelle par antonomase.
Ce pardon est intimement lié à la faute qui s’associe au péché et à
la miséricorde de Dieu.
Pourquoi soulever les concepts de pardon, de faute et de miséricorde
dans un contexte dont le thème est la Parole de Dieu. Les motifs
sont au nombre de trois:
1. La réconciliation est l’un des thèmes principaux de la Parole de
Dieu. Toutefois, le Document de travail n’insiste pas sur le rapport
entre les sacrements de la Réconciliation-Pénitence et de l’Onction
des Malades et la Parole de Dieu. Il est nécessaire de mener une
réflexion plus longue et plus approfondie sur le rapport de ces deux
Sacrements avec la Parole de Dieu.
2. Au sein du Document de travail, peu d’espace a été accordé au
Sacrement du mariage et à son rapport avec la Parole de Dieu. Et
pourtant les parents sont les catéchistes fondamentaux de leurs
enfants. Si les parents ne sont pas encouragés et assistés dans le
processus d’initiation de leurs enfants à l’exultation (“Jubelruf”)
de la Bible, le cri de joie décrit par le Pape Benoît XVI dans son
“Jésus de Nazareth”, les enfants grandiront en ayant, dans le
meilleur des cas, une perception réduite d’eux-mêmes en tant que
fils et filles de Dieu.
3. Les fidèles devraient être mieux informés sur l’indulgence
plénière liée à la lecture révérencielle de la Parole de Dieu
pendant un certain temps (au moins 30 minutes).
[00181-03.03] [IN156] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Luis URBANČ, Évêque de Catamarca (ARGENTINE)
Nous parlons des enfants, mais il nous est difficile de parler avec
les enfants. De la même façon qu’il nous est facile de parler de
Dieu, mais difficile de parler avec Lui.
Notre époque est en train de réaliser de grands progrès dans la
bioéthique et dans la génétique, c’est-à-dire que la science prétend
améliorer tout à partir de sa genèse. N’est-ce pas là un signe des
temps pour que nous nous occupions d’améliorer la “génétique” de
notre Église?
C’est, certainement, au cours de cette première étape que la vie
humaine doit être imprégnée des vérités et des valeurs fondamentales
de la personne, pour qu’elle puisse construire non seulement son
destin terrestre, mais aussi son destin éternel, pour lequel elle a
été créée.
Le premier droit de l’enfant est celui de découvrir graduellement
son Créateur, Rédempteur et Sanctificateur dans le cadre de la
communauté ecclésiale, qui doit lui garantir que, dans “son église
domestique”, la Parole vivante et efficace l’instruira et le formera
progressivement pour aimer comme lui est aimé, devenant le serviteur
de ses frères.
L’Église se doit d’être la voix de ceux qui n’ont pas de voix. Ce
sont les enfants. Ils sont les plus “pauvres parmi les pauvres” (cf.
Aparecida n° 467). Une société civile, une communauté ecclésiale qui
ne donne pas la priorité à l’enfance et qui n’est pas disposée à
dépenser le meilleur de ses efforts et de ses ressources pour elle,
est condamnée à l’insuccès et à la déshumanisation. L’enfance, c’est
ce qui rend l’être humain capable de vivre avec étonnement et
engagement son passage en ce monde.
J’attends de ce Synode que, grâce à une plus grande appréciation de
la Parole de Dieu, et rajeunie par elle:
1. L’Église se sente stimulée à proclamer avec ferveur ce qu’elle
vit en contact assidu avec la Parole vivante de Dieu.
2. Que l’on insiste, durant la période de la catéchèse d’initiation,
sur l’importance de mémoriser des passages importants des Saintes
Écritures, pour qu’elles deviennent le fondement axiologique,
éthique et esthétique de l’être et de l’agir du disciple
missionnaire de Jésus Christ. 3. Que l’écoute attentive de la Parole
de Dieu favorise une adhésion personnelle et communautaire au Christ,
couronnée par la joyeuse et fraternelle célébration eucharistique.
4. Que l’on profite de toute contribution provenant de la
religiosité populaire en terme d’écoute de la Parole de Dieu et de
transmission de la foi, spécialement chez les enfants.
5.Qu’en tant qu’Église nous surprenions le monde et que nous nous
surprenions nous-mêmes avec une rencontre mondiale des enfants, qui
non seulement réunisse les petits, mais mobilise aussi les membres
de leur famille, de manière qu’avec un tel geste prophétique et
courageux nous revendiquions et annoncions le Dieu de la Vie, qui
veut une “culture de la vie”.
Merci.
[00182-03.03] [IN158] [Texte original: espagnol]
-
S.Exc. Mgr Jurij BIZJAK, Évêque titulaire de Gergi, Évêque
auxiliaire de Koper (SLOVÉNIE)
Je désire exposer un problème, voire une suggestion, qui m’est
proposé et se réfère à l’économie sacramentelle, à savoir le point
36 du Document de travail. [..]
Puisque tous les sacrements sont ordonnés à l’Eucharistie(Presbyterorum
ordinis, n°5) et puisque les actions et les symboles liturgiques
tirent leur signification de la Bible (Sacrosanctum Concilium,
n°24), je crois que, sur la base justement de la Parole de Dieu les
sacrements peuvent se partager en deux sacrements de la foi, deux
sacrements de l’espoir et trois sacrements de la charité.
Les deux sacrements de la foi sont le baptême et la pénitence. Tous
les deux sont ordonnés à notre existence et sont placés sous le
signe de l’eau. Le premier est le baptême qui nous régénère comme
fils de Dieu: Mc 16,16; Jn 3,5; Ac 8,36-37; 22,16; Ep 5,25-27; 1P
3,21. Le second est la confession qui purifie ce qui a été corrompu
après le baptême: Ac 26,18; Jc 4,8-9; 1P 1,22; 1Jn 1,9.
Les deux sacrements de l’espoir sont la confirmation et l’onction
des malades. Tous les deux sont ordonnés à notre agir et placés sous
le signe de l’huile. Le premier est la confirmation qui nous rend
aptes à être témoins du Christ: Lc 4,18; Ac 4,27; 10,38; 1Co 9,10;
He 1,9; 1Jn 2,20-27. Le second est l’onction qui rétablit ce qui
s’est affaibli après la confirmation: Mt 26,7; Mc 6,13; 14,3; Lc
7,38; Jn12,3; Jc 5,14; Ap 3,18.
Les trois sacrements de la charité sont l’ordre, le mariage et l’Eucharistie.
Tous les trois sont ordonnés à notre sanctification et placés sous
le signe du sang. Le premier est l’ordre: Mc 10,35-40; 14,36; He
9,11-14; 10,19-20; 13,20; Jn 17,19; Ap 1,5. Le deuxième est le
mariage: Ex 4,25-26; Dt 22,13-19; 1Co 7,14. Le troisième est l’Eucharistie:
Mt 26,27-28; Jn 1,29; 6,53-56; 1Co 10,16; 11,25. Tous les trois
représentent les voies vers la charité qui est le lien de la
perfection chrétienne (Col 3,14).
[00183-03.07] [IN159] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr John HA TIONG HOCK, Archevêque de Kuching (MALAISIA)
Les prêtres jouent un rôle important dans la promotion de la Parole
de Dieu dans la vie et le ministère de l’Église. Aussi les
formateurs doivent-ils cultiver dans les séminaires une spiritualité
axée sur la Parole de Dieu. Dans ce but, il faut assurer dans les
séminaires une solide formation de théologie sur la Parole de Dieu.
En même temps, pour il faudrait compléter les études littéraires et
historiques de la Bible par des études d’exégèse canonique. Pour en
améliorer la pertinence, l’herméneutique biblique, son actualité et
ses tendances devrait faire l’objet d’une formation continue. Pour
une intériorisation plus personnelle, l’exercice de la lectio divina
devrait être pratiqué régulièrement. Tout cela vise à mener les
séminaristes à rencontrer le Christ, Parole de Dieu faite chair.
Pour assurer cette formation, les formateurs des séminaires –
notamment les enseignants de sciences bibliques – doivent être
correctement formés. En plus de l’exégèse académique et scientifique,
la formation des formateurs des séminaires devrait intégrer un
entraînement pratique à l’herméneutique biblique et au ministère
pastoral. À cette fin, des instituts de formation de formateurs pour
les séminaires, dotés d’un personnel compétent et de grande
expérience, devraient être mis en place dans plusieurs régions, sur
plusieurs continents.
Grâce au zèle des prêtres qui pensent et qui centrent leur vie sur
Parole, la Parole de Dieu trouvera sa place dans la vie et le
ministère de l’Église.
[00106-03.02] [IN085] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Dominique BONNET, C.S.Sp., Évêque de Mouila (GABON)
L’Évangélisation de l’Afrique s’est réa1isée grâce à une double
annonce de la Parole de Dieu. La première fut celle des
missionnaires envoyés par les Églises-Mères d’Europe relayés par les
prêtres et les Évêques autochtones responsables des Églises
actuelles de l’Afrique. Une seconde annonce s’est effectuée en même
temps et continue de s’accomplir grâce à des équipes dynamiques de
catéchistes chargés d’annoncer et d’expliquer la parole de Dieu aux
multiples communautés villageoises et même aux communautés des
quartiers urbains que les prêtres visitent régulièrement.
L’Église d’Afrique doit son épanouissement et son extension en
grande partie grâce à ces milliers de catéchistes choisis et
installés à la tête de ces communautés villageoises en raison de
leur foi, de leur sagesse, de leur disponibilité pour l’annonce de
l’Évangile de Jésus-Christ. Ce sont eux les héros, les saints de l’Évangélisation
en Afrique.
Nourris de la tradition des us et coutumes de leurs propres ethnies,
ils savent se laisser conduire par l’Esprit Saint pour interpréter
comment la Parole de Dieu peut lever dans les coeurs, interpeller
les mentalités encore marquées par la loi du talion, de vengeance,
de l’esprit fétichiste et conduire les hommes vers la loi de
l’amour, du pardon, du partage fraternel.
Ce sont les catéchistes des villages qui ont su se nourrir du
Nouveau Testament avec ses paraboles qui rejoignent nombre de
proverbes de leurs ethnies. Ils ont digéré cette Parole divine et
ils ont su la reformuler en leurs propres langues, la rendant plus
accessible à leurs frères et soeurs.
Par ailleurs, depuis Vatican II un gros effort a été accompli pour
prodiguer à ces collaborateurs de la Mission une formation régulière
qui les rend plus aptes pour accomplir leur Mission de messagers de
la Parole de Dieu. Cette formation varie selon les diocèses et les
milieux : urbains, ruraux, mixtes. Elle est donnée sous forme de
session avec un thème précis : exemple: “ Évangile de Matthieu au
début de l’année liturgique A”. Ces sessions se déroulent sur cinq,
dix jours ou plus, selon les diocèses.
[00108-03.03] [IN087] [Texte original: français]
-
S.Exc. Mgr Varghese CHAKKALAKAL, Évêque de Kannur (INDE)
Dans ce synode, nous devons tous ensemble nous poser cette question :
quel est le message que délivre la Parole de Dieu à un monde
tiraillé entre les fondamentalistes radicaux et le rationalisme
irréligieux, le consumérisme et la pauvreté, l’hédonisme et l’angoisse,
l’injustice et la violence, le racisme, le racisme social, le
sexisme, un monde manipulé par les médias eux-mêmes sous la férule
de puissances financières ? Comment pouvons-nous faire entrer la
Parole de Dieu dans les coeurs et les esprits d’hommes et de femmes
qui sont toujours plus contre la religion, contre Dieu, sécularisés?
Comment pouvons-nous présenter la Parole à un monde qui avance
chaque jour davantage vers une culture de l’éclipse de Dieu ? D’un
côté, on recherche réellement Dieu, de l’autre, le monde tend vers
un monde sans Dieu. Le monde progresse vers une culture qui met en
valeur l’importance de la mort. La mondialisation a transformé le
monde en un petit village. L’explosion des technologies de l’information
a fortement rapproché le monde entier. Mais le monde devient un
monde sans coeur frappé par la violence, le terrorisme et la guerre.
Nous devons orienter notre proclamation du monde vers une
mondialisation de l’amour. Ce n’est qu’à travers une culture de
l’amour que nous pourrons sauver le monde, que nous pourrons créer
un civilisation de la bonté et de l’amour.
C’est dans ce monde que nous devons proclamer la Parole grâce à la
puissance qui vient d’en haut. C’est dans ce monde que nous devons
prêcher la Parole de l’amour – le message chrétien peut se résumer
en trois petite phrases : Dieu est amour, Dieu vous aime, je vous
aime moi aussi.
Je suis profondément convaincu qu’il n’existe qu’une seule bonne
nouvelle qui puisse embraser les coeurs des femmes et des hommes.
Cette bonne nouvelle, c’est que Dieu vous aime et que ses bras vous
seront toujours ouverts pour vous amener à la joie infinie.
[00109-03.02] [IN088] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Douglas YOUNG, S.V.D., Archevêque de Mount Hagen
(PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE)
Dans des situations où la Parole de Dieu est aimée mais non suivie,
que peut-on faire pour inciter l’obéissance à la Parole?
L’élaboration d’un plan pastoral centré sur le Christ avec une
dimension biblique constitue une étape importante.
[00110-03.03] [IN089] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr René Osvaldo REBOLLEDO SALINAS, Évêque de Osorno (CHILI)
Nous proposons que la formation des futurs ministres, outre à faire
connaître la Parole Divine Révélée à travers la compréhension des
Saintes Écritures, provoque en eux une véritable passion pour elle,
un amour qu’ils puissent transmettre et mettre au service du Peuple
de Dieu. Aussi, nous considérons fondamental le travail des
formateurs et des directeurs spirituels dans les centres de
formation et dans les séminaires, afin qu’ils appliquent la
“pédagogie de la convivialité”, formatrice de contenus et de valeurs
grâce au témoignage transmis.
La passion ainsi réveillée doit amener les éducateurs au dialogue et
à la communion avec Dieu grâce aux Saintes Écritures, un dynamisme
qui doit aboutir dans l’évangélisation personnelle, du monde et de
ses structures. Pour ces raisons, ce chemin est fondamental, tant
dans la formation transmise au cours de la première année
propédeutique du séminaire que comme accompagnement de l’Année
Pastorale, pour tous et pour chacun de ceux qui aspirent au
ministère sacerdotal.
Grâce à cet amour qui ne peut naître que de l’intimité même de l’être,
impliquant toute la personne, la Parole sera toujours l’animatrice
par excellence de la mission pastorale de l’Église, interpellant en
continuation notre identité de disciples. La grande richesse que
nous devons apporter au monde du XXIe siècle est celle de susciter
l’amour profond pour Jésus Christ comme Parole vivante et actuelle
de Dieu, proposition de pleine et définitive signification pour tant
de vies qui l’ignorent ou ne le connaissent que d’une manière
fragmentaire et superficielle.
[00112-03.03] [IN091] [Texte original: espagnol]
-
S.Exc. Mgr Elías Samuel BOLAÑOS AVELAR, S.D.B., Évêque de
Zacatecoluca (SALVADOR)
À partir du Concile Vatican II, une nouvelle vitalité est donnée à
la lecture de la Bible dans l’Église catholique, les Lectionnaires
sont enrichis, une plus grande importance est accordée à l’homélie,
l’Eucharistie est valorisée en tant que source de vie quotidienne,
avec la table de la Parole de Dieu et l’Eucharistie.
L’INITIATION CHRÉTIENNE doit être proposée dès l’enfance (6 à 12 ans)
avec l’“École de la foi”, spécialement dans ces pays où il n’y a pas
d’enseignement religieux à l’école: elle doit être structurée avec
les catéchismes fondés sur les récits bibliques et les narrations de
l’Ancien et du Nouveau Testament appropriés à leur âge, se concluant
avec la préparation et la participation aux sacrements de l’Eucharistie,
de la Confirmation, précédées par le sacrement de la Réconciliation.
À partir et comme conclusion du sacrement de la Confirmation, que
l’on donne aux adolescents et aux jeunes une meilleure connaissance
de la Parole de Dieu, à l’aide de parcours ou d’itinéraires
juvéniles de foi qui prennent fin avec l’insertion dans le monde du
travail ou avec le sacrement du Mariage ou un choix vocationnel.
Pour l’âge adulte, que les paroisses proposent des parcours de
formation permanente et de vécu de la foi à travers des expériences
de communautés, et des groupes de réflexion et d’échange de la
méditation de la Parole, en suivant les lignes de la Lectio divina.
Il existe déjà des parcours qui donnent des résultats très valables,
comme par exemple les parcours catéchuménaux, les groupes de prière,
les petites communautés, qui permettent aux fidèles de partager la
Parole de Dieu, de la méditer ensemble avec leurs frères dans la foi;
cette expérience communautaire conduit à une vraie maturité et
fermeté dans sa propre vie chrétienne, pour pouvoir témoigner devant
le monde de l’efficacité transformatrice de la Parole, comme l’a dit
Paul VI: le monde d’aujourd’hui a plus besoin de témoins que de
maîtres.
[00113-03.03] [IN092] [Texte original: espagnol]
-
Très Rév. P. José RODRÍGUEZ CARBALLO, O.F.M., Ministre Général de
l'Ordre Franciscain des Frères Mineurs
La vie consacrée est profondément enracinée dans la Parole de Dieu
et, plus concrètement, dans l’Évangile, règle et vie de tous ceux
qui, par inspiration divine, désirent suivre de plus près l’exemple
de Jésus Christ obéissant, pauvre et chaste. Celui qui désire
comprendre et célébrer la grâce des origines de la vie consacrée ne
peut faire abstraction de l’Évangile. C’est toujours l’écoute
attentive de l’Évangile et la ferme volonté de le mettre
immédiatement en pratique qui donne origine à la détermination d’une
expérience charismatique, comme dans le cas de saint François
d’Assise, après avoir écouté l’Évangile de la mission dans la
Porziuncola. La Parole de Dieu est vie, et le texte ne se comprend
dans sa profondeur que dans la mesure où on la vit et la met en
pratique. Dans la tradition rabbinique et biblique, observer ou
mettre en pratique la Parole est élevé au niveau de la catégorie
herméneutique. Tant l’étude de la Parole que sa prédication, si
elles restaient en marge de la vie, seraient “lettre qui tue”. À l’écoute
et au savoir doit suivre le bien faire.
Nos fondateurs ont été d’attentifs auditeurs de la Parole et ont
fait de leur vie une réponse prompte et prophétique à la Parole.
Suivant leur exemple, nous ne pouvons pas, en tant que consacrés,
séparer l’écoute, l’étude et la prédication de la Parole, de sa mise
en pratique. La Parole de Dieu doit être écoutée attentivement,
étudiée avec assiduité, prêchée en tout lieu et de tout temps, mais
surtout elle doit être vécue, “expérimentée”, aboutissant ainsi dans
la diakonia (cf. IL 39). C’est seulement ainsi que la Parole sera
réellement la première source de spiritualité chrétienne et
religieuse (cf. VC 94). C’est seulement ainsi que le peuple de Dieu
et que nous, les consacrés, trouverons dans la Parole de Dieu la
Parole qui interpelle, oriente et modèle l’existence. Appelés à être
prophétie de l’avenir (cf. NMI 3), vivant le présent avec passion (cf.
NMI 1), nous, les consacrés, nous trouvons en la Parole de Dieu une
“boussole qui indique la voie à suivre” (Benoît XVI). Appelés à
parcourir un long exode de recherche et de discernement ensemble
avec les hommes et les femmes de notre temps, nous devons le faire
accompagnés par la Parole, car c’est seulement ainsi que la vie
consacrée sera une proposition alternative et de frontière, comme
elle l’a été dans la vie de nos Fondateurs/Fondatrices. Notre avenir,
comme l’avenir de la vie chrétienne, consiste à nous laisser faire
et à nous laisser modeler par la Parole.
[00114-03.03] [IN093] [Texte original: espagnol]
-
R.P. Pascual CHÁVEZ VILLANUEVA, S.D.B., Président de l'Union des
Supérieurs Généraux de Saint François de Sales, Recteur Majeur de la
Société Salésienne de Saint Jean
Mon intervention se réfère au numéro 53 du Document de travail et
porte sur la manière de rapprocher aujourd’hui la Parole de Dieu du
monde des jeunes, en prenant appui sur le récit d’Emmaüs (IL 26b).
L’épisode, récit d’un événement passé, nous offre un itinéraire d’évangélisation
précis où il nous est dit qui, Jésus par sa parole, et comment, en
faisant route avec eux, doit se faire l’évangélisation.
La conclusion inattendue du voyage à Emmaüs fut le retour à
Jérusalem dans la communauté des disciples. Le Christ ressuscité,
qui les accompagna durant le voyage, ne resta pas avec eux et eux ne
purent rester seuls: ils rentrèrent à la communauté, où l’on
rencontre le Christ.
La Parole avait illuminé leur vie, mais n’ouvrit ni leurs yeux ni
leurs coeurs à la reconnaissance du Christ ressuscité. Elle précéda
cependant l’invitation à rester et elle prépara la rencontre à la
table.
Jésus, qu’ils n’avaient toujours pas reconnu, voulu accompagner les
deux disciples et partager leurs inquiétudes. Aujourd’hui, les
jeunes ont peu de choses en commun avec ces disciples, sinon
peut-être la frustration de leurs rêves, la fatigue de leur foi et
le désenchantement de leur condition de disciple. Les jeunes ont
besoin d’une Église que leur soit proche, là où ils sont.
Comme le Christ, son Église doit leur apprendre à supporter ce qui
arrive, en eux et autour d’eux, en les aidant à relire les
événements à la lumière de la Parole de Dieu. Pour les ramener à la
foi, elle doit restituer à la Parole le rôle de guide souverain de
leur existence.
Arrivés à Emmaüs, les disciples n’étaient pas encore arrivés à la
connaissance personnelle de Jésus. Ce que Jésus ne réussit pas à
faire en les accompagnant, en leur parlant, en leur interprétant la
Parole de Dieu, s’accomplit par le geste de l’Eucharistie. Une
éducation à la foi qui oublierait ou renverrait la rencontre
sacramentelle des jeunes avec le Christ n’est pas le meilleur moyen
de le trouver en toute certitude.
[00115-03.03] [IN094] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Robert RIVAS, O.P., Archevêque de Castries (SAINT LUCIA)
La proclamation de la Parole est au centre de la vie des fidèles des
Caraïbes, une région où les habitants sont souvent décrits comme des
gens “religieux” qui lisent la Bible. Et comme les habitants des
Caraïbes sont très attentifs à la proclamation de la Parole, ils
attendent beaucoup de leurs pasteurs... Étant donnée cette tendance
à privilégier la parole proclamée, on peut dire que les bergers qui
ne nourrissent pas leurs brebis créent les conditions pour que
quelqu’un d’autre les nourrisse.
Nous voudrions insister sur la “Prédication de la Parole de Dieu”.
Elle est cruciale à un moment où l’Église qui est au Caraïbes
affronte les défis de la proclamation de la Parole dans un cadre
social, politique et religieux en rapide évolution.
Le monde, et notamment les jeunes, attendent des messagers porteurs
de la bonne nouvelle, mais surtout des personnes qui sont plus des
témoins que des professeurs (Evangeli Nuntiandi n.41). Les jeunes
représentent un des plus grands défis à la proclamation de la
Parole... Si l’Église veut vraiment accueillir ses futurs membres,
alors le partage et la prière de la Parole doit devenir un aspect
important de sa mission.
Attentifs à la fécondité d’un ministère basé sur la prédication dans
l’Église, nous, Évêques de la Conférence épiscopale des Antilles,
demandons à ce synode :
– de porter une attention particulière à la Parole de Dieu dans le
ministère de l’Église s’adressant aux jeunes ;
– de porter une attention bienveillante à la contemplation, la
proclamation et la prédication de la Parole de Dieu dans les
formations des séminaristes ;
– de porter une attention spéciale à la formation continue
renforçant nos pasteurs et nos prédicateurs de la Parole ;
– de porter une attention exemplaire aux Églises locales en s’assurant
qu’elle soient davantage dotées de prêtres formés aux langues et
possédant des compétences de communication, notamment pour ceux qui
sont envoyés ou recrutés pour servir dans des cultures où la langue
parlée n’est pas la leur.
[00119-03.02] [IN098] [Texte original: anglais]
-
S.Em. le Card. John NJUE, Archevêque de Nairobi (KÉNYA)
Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, a choisi de se révéler à nous et
de nous faire connaître le but caché de sa volonté (cf. He 1, 1-2).
La Parole de Dieu et le mystère du Christ sont étroitement liés.
C’est en Christ que Dieu nous parle.
Le message biblique constitue dans son ensemble une offre de vie qui
exige une réponse, comme Dieu l’a promis par l’intermédiaire du
prophète Isaïe (cf. Is 55, 10-11). En vérité, la Parole de Dieu
n’est pas revenue à Lui dénuée de sens, elle a au contraire accompli
beaucoup de choses. Quand la Parole de Dieu est proclamée, l’Esprit
Saint s’en sert afin de susciter la conviction qui, à son tour,
conduit à la repentance, au renouvellement et à la communion avec
Dieu. Les Écritures en soi ne nous font pas nécessairement brûler le
coeur (cf. Lc 24, 32) mais, comme les deux disciples sur la route d’Emmaüs,
elles nous mènent à les proclamer sous différentes formes.
Un épisode de violence récent dans notre pays, le Kenya, a mis en
évidence le grand besoin de la “Parole réconciliatrice”. Dans un
monde divisé et déchiré, dans un monde où le pardon est rare et la
haine trop fréquente, dans un monde où l’amour est difficile et la
guerre est facile, les chrétiens, comme le semeur de la parabole (Lc
8, 4-5) doivent semer “la parole” de paix et de réconciliation. En
ce qui concerne le continent africain aujourd’hui: face à la
violence, au génocide et aux guerres tribales, face à la faim, au
nombre énorme des réfugiés et au sous-développement, face à une
mauvaise politique et à la corruption, la Parole de Dieu doit
accompagner les hommes et les femmes dans leur existence avec une
nouvelle hardiesse et transformer la manière de vivre et d’aimer.
Pour être précis, la proclamation de la Parole de Dieu, “la Bonne
Nouvelle du Royaume”, doit s’accompagner de signes, c’est-à-dire d’actions
et de gestes salvifiques suivant l’exemple de notre Seigneur et
Sauveur Jésus Christ. En vue d’une nouvelle évangélisation efficace,
nous devrions déployer tous les efforts afin de permettre à tous les
chrétiens de mieux connaître la Parole de Dieu. En ce sens, le
manque de bonnes traductions catholiques dans les dialectes locaux
représente un grand désavantage.
En Afrique, l’Eunuque éthiopien est un symbole qui nous représente
tous, dans notre recherche de Dieu à travers les Écritures. En effet;
dans les Écritures, nous rencontrons vraiment Dieu: “Et comment le
pourrais-je, dit-il, si personne ne me guide ?” (Ac 8, 31). Tel est
le fondement et le coeur de la spiritualité biblique. Avec cette
faim et cette soif de la Parole de Dieu en Afrique, nous avons
besoin de Bibles, non pas tant d’une Bible par famille mais d’une
bonne Bible en langue locale pour chacun des membres de la famille.
[00175-03.03] [IN102] [Texte original: anglais]
AUDITION DES
DÉLÉGUÉS FRATERNELS (II)
Ensuite, est intervenu le Délégué fraternel suivant:
- Archimandrite IGNATIOS [Moysis Sotiriadis], Conseiller de la
Délégation de l'Église de Grèce près l'Union Européenne (Bruxelles)
(BELGIQUE)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de son intervention:
-
Archimandrite IGNATIOS [Moysis Sotiriadis], Conseiller de la
Délégation de l'Église de Grèce près l'Union Européenne (Bruxelles)
(BELGIQUE)
Magistra dans le cheminement de l’Église, la Sainte Écriture, Parole
de Dieu, interprétée authentiquement selon la Sainte Tradition,
vivifie in omni tempore, chaque fidèle et le conduit à l’Eucharistie,
c’est-à-dire à l’union personnelle avec le Dieu-Logos.
Toutefois, l’histoire de la Chrétienté est pleine de crimes, de
péchés et d’erreurs. La metanoia et la metamorfosis de nos faibles
coeurs sont nécessaires.
Notre société exige de nous, les Chrétiens (Catholiques, Orthodoxes,
Protestants, Anglicans), un témoignage commun! Voici notre
responsabilité en tant que pasteurs des Églises du XXIe siècle!
Voici aussi la mission première du Premier Évêque de la Chrétienté,
et, surtout, d’un Pape qui est Magister Theologiae: être signe
visible et paternel d’une unité sous la conduite de l’Esprit Saint
et selon la Sainte Tradition, ensemble avec tous les évêques du
monde, toute l’Humanité au Christ Rédempteur!”
[00185-03.04] [DF004] [Texte original: italien]
AUDITION DES INVITÉS
SPÉCIAUX (II)
Enfin, est intervenu l’Invité Spécial suivant:
- Fr. ALOIS, Prieur de la Communauté Oecuménique de Taizé (FRANCE)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de son intervention:
-
Fr. ALOIS, Prieur de la Communauté Oecuménique de Taizé (FRANCE)
Concernant la transmission de la foi aux jeunes (Instr. Laboris 37),
notre préoccupation est de mettre en lien avec l’Église, et plus
concrètement avec les paroisses, la soif spirituelle de ceux qui
viennent en pèlerinage à Taizé. Les accueillir dans un climat de
confiance, pour qu’ils découvrent que Dieu les habite déjà, même
quand leur foi est toute petite. Frère Roger a cherché à rendre plus
accessible la Liturgie des Heures de notre communauté monastique :
- Rendre accueillant le lieu de prière. - Lire des textes bibliques
brefs en gardant les textes plus difficiles pour une catéchèse qui a
lieu en dehors de la prière commune. - Maintenir un long temps de
silence après la lecture : huit à dix minutes. - Chanter quelques
minutes une même phrase de l’Écriture ou de la tradition. - Avoir
des frères et des prêtres disponibles chaque soir pour la confession
ou pour écouter les jeunes qui souhaitent exprimer quelque chose d’eux-mêmes.
- Chaque vendredi soir venir poser son front sur la croix déposée au
sol et, par ce symbole, confier au Christ ses fardeaux personnels et
les souffrances du monde.
“Deux réalités unissent les chrétiens : La Parole de Dieu et le
Baptême” (Instr. Laboris 54). Écouter ensemble les Écritures nous
introduit par anticipation dans une unité, imparfaite peut-être,
mais réelle. Une telle écoute commune ne pourrait-elle pas faire
davantage partie de notre quotidien, au lieu de nous contenter d’une
prière oecuménique une fois par an ?
[00184-03.03] [DF005] [Texte original: français]
CHAPELLE PAPALE (DIMANCHE 12 OCTOBRE 2008)
Le 12 octobre 2008, XXVIIIe dimanche du Temps Ordinaire, à 10h00, le
Saint-Père Benoît XVI célébrera l’Eucharistie sur le parvis de la
Basilique Vaticane et procédera à la Canonisation des Bienheureux
Gaetano Errico, prêtre, fondateur des Missionnaires des Sacrés
Coeurs de Jésus et de Marie; Maria Bernarda (Verena) Bütler, vierge,
fondatrice de la Congrégation des Soeurs Franciscaines Missionnaires
de Marie Auxiliatrice; Alfonsa de l’Immaculée Conception (Anna
Muttathupadathu), vierge de la Congrégation des Franciscaines
Clarisses; Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque. Concélébreront
avec le Saint-Père les membres de la Chapelle papale. Le chant d’entrée
qui accompagne les rites d’introduction de la Célébration
eucharistique est le “Viderunt omnes termini terrae salutare Dei
nostri” (Toutes les frontières de la terre ont vu le salut de notre
Dieu).
AVIS
- CONFÉRENCE DE PRESSE
- BRIEFING POUR
LES GROUPES LINGUISTIQUES
- POOL POUR LA SALLE SU
SYNODE
- BULLETIN
- INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
-
HORAIRE D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
CONFÉRENCE DE PRESSE
À la Deuxiéme Conférence de Presse sur le travaux de la XII
Assemblée Générale Ordinaire des Synode des Évequê du 16 Octobre
2008, a 12.45 intervendront:
- S.Em. le Card. William Joseph LEVADA, Préfet de la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi (CITÉ DU VATICAN) Président Délegué de la
XII Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques
- S.Em. le Card. George PELL, Archevêque de Sydney (AUSTRALIE)
Président Délegué de la XII Assemblée Générale Ordinaire du Synode
des Évêques
- S.Em. le Card. Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL)Président
Délegué de la XII Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques
- S.Em. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape
Coast, Président de l'"Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique
de l'Ouest" (A.C.E.A.O.) (GHÂNA)
Président de la Commission pour l’Information de la XII Assemblée
Générale Ordinaire du Synode des Évêques
- S.Exc. Mgr Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin (IRLANDE) Membre
de la Commission pour l’Information de la XII Assemblée Générale
Ordinaire du Synode des Évêques
- S.Exc. Mgr Luis Antonio G. TAGLE, Évêque d'Imus (PHILIPPINES)
Membres de la Commission pour l’Information de la XII Assemblée
Générale Ordinaire du Synode des Évêques
A la Troisième Conférence de Press sur le travaux de la XII
Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques du 25 Octobre
2008, a 12.45 intervedront:
- S.Exc. Mgr Laurent MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa,
Président de la Conférence Épiscopale (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU
CONGO) Sécrétaire Special de la XII Assemblée Générale Ordinaire du
Synode des Évêques
- S.Exc. Mgr Gianfranco RAVASI, Archevêque titulaire de Villamagna
di Proconsolare, Président du Conseil Pontifical pour la Culture (CITÉ
DU VATICAN) Président de la Commission pour l’Information de la XII
Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques
- S.Exc. Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de
Bela, Évêques auxiliaire de Valparaíso (CHILI), Vice Président de la
Commission pour l’Information de la XII Assemblée Générale Ordinaire
du Synode des Évêques
BRIEFING POUR LES
GROUPES LINGUISTIQUES
Le sixième briefing pour les groupes linguistiques se tiendra (dans
les lieux de briefing et avec les attachés de presse indiqués dans
le Bulletin N°2) le lundi 13 octobre 2008, à 13h10 environ.
Nous rappelons aux opérateurs de l’audiovisuel (cameramen et
techniciens) qu’ils sont priés de s’adresser au Conseil Pontifical
pour les Communications Sociales pour l’autorisation d’accès (très
limitée).
POOL POUR LA SALLE SU SYNODE
Le cinquième “pool” pour la Salle du Synode sera formé pour la
prière d’ouverture de la Douzième Congrégation générale de lundi
matin 13 octobre 2008.
Les listes d’inscription aux pools sont à la disposition des
rédacteurs au Bureau Informations et Accréditations du Bureau de
Presse du Saint-Siège (dans le hall d’entrée, à droite).
Nous rappelons aux opérateurs de l’audiovisuel (cameramen et
techniciens) et aux photo-reporters qu’ils sont priés de s’adresser
au Conseil Pontifical pour les Communications Sociales pour la
participation au pool dans la Salle du Synode.
Les participants aux pools sont priés de se rendre à 08h30 dans le
Secteur Presse, installé à l’extérieur de l’entrée de la salle Paul
VI, d’où ils seront appelés pour accéder à la Salle du Synode,
toujours accompagnés par un attaché du Bureau de Presse du
Saint-Siège et du Conseil Pontifical pour les Communications
Sociales.
BULLETIN
Le prochain Bulletin N°16, concernant les travaux de la Onzième
Congrégation Générale de la XIIe Assemblée Générale Ordinaire du
Synode des Évêques de cet après-midi, samedi 11 octobre 2008, sera à
la disposition des journalistes accrédités demain, dimanche 12
octobre, à l’ouverture du Bureau de Presse du Saint-Siège (sur
Internet, il sera à disposition dès la conclusion de la Congrégation
générale).
INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
Pendant la période synodale, une ligne d’informations téléphoniques
sera mise en place:
- +39-06-698.19 pour écouter le Bulletin ordinaire du Bureau de
presse du Saint-Siège;
- +39-06-698.84051 pour le Bulletin du Synode des Évêques du matin;
- +39-06-698.84877 pour le Bulletin du Synode des Évêques de l’après-midi.
HORAIRE D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
Le Bureau de Presse du Saint-Siège, à l’occasion de la XIIe
Assemblée Générale Ordinaire du Synodes des Évêques appliquera l’horaire
suivant:
- Jusqu’au samedi 11 octobre: 09h00 - 16h00
- Dimanche 12 octobre: 09h30 - 13h00
- Lundi 13 octobre et mardi 14 octobre: 09h00 - 16h00
- Mercredi 15 octobre: 09h00 - 20h00
- Jeudi 16 octobre et vendredi 17 octobre: 09h00 - 16h00
- Samedi 18 octobre: 09h00 - 19h00
- Dimanche 19 octobre: 10h00 - 13h00
- Du lundi 20 octobre au samedi 25 octobre: 09h00 - 16h00
- Dimanche 26 octobre: 09h00 - 13h00
Le personnel du Bureau Informations et Accréditations sera présent (dans
le hall d’entrée, à droite):
- du lundi au vendredi: 09h00-15h00- le samedi: 09h00-14h00
Les éventuelles modifications seront affichées dès que possible dans
la Salle des journalistes du Bureau de presse du Saint-Siège, dans
le Bulletin d’informations de la Commission pour l’information de la
XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode.
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