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18 - 13.10.2008
RÉSUMÉ
- CHAPELLE
PAPALE (DIMANCHE 12 OCTOBRE 2008)
-
DOUZIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (LUNDI 13OCTOBRE 2008, MATIN)
- AVIS
CHAPELLE PAPALE (DIMANCHE 12 OCTOBRE 2008)
Hier 12 octobre 2008, XXVIIIe dimanche du temps “per annum”, à
10h00, le Saint-Père Benoît XVI célébrera l’Eucharistie sur le
parvis de la Basilique Vaticane et procédera à la Canonisation des
Bienheureux Gaetano Errico, prêtre, fondateur des Missionnaires des
Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie; Maria Bernarda (Verena) Bütler,
vierge, fondatrice de la Congrégation des Soeurs Franciscaines
Missionnaires de Marie Auxiliatrice; Alphonsine de l’Immaculée
Conception (Anna Muttathupadathu), vierge de la Congrégation des
Franciscaines Clarisses; Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque.
L’Homélie tenue par le Saint-Père est publiée dans le N° 17 du
Bulletin d’informations de la Commission pour l’information de la
XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode.
À la fin du Rite Sacré, le Saint-Père Benoît XVI a invoqué la
protection de Marie, Reine des Saints, également sur les travaux du
Synode des Évêques, réuni ces jours-ci au Vatican.
DOUZIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (LUNDI 13OCTOBRE 2008,
MATIN)
- INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
Aujourd’hui, lundi 13 octobre 2008, à 09h00, avec le chant de l’Heure
Tierce, a débuté la Douzième Congrégation générale, pour la
continuation des interventions des Pères synodaux en Salle sur le
thème La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église.
À l’ouverture de la Douzième Congrégation Générale, S. Exc. Mgr
Nikola ETEROVIĆ, Archevêque titulaire de Sisak, Secrétaire Général
du Synode des Évêques, a rappelé que dans l’après-midi d’aujourd’hui,
lundi 13 octobre, la Congrégation Générale ne se tiendra pas. À l’occasion
de l’Année Paulinienne, les Pères synodaux se rendront en la
Basilique Saint-Paul-hors-les murs en pèlerinage sur la tombe de l’Apôtre
des Nations.
Par la suite, à 18h00, en la Basilique Saint-Paul-hors-les murs, les
Pères synodaux assisteront avec le Saint-Père Benoît XVI au concert
donné par le Wiener Philharmoniker dédié à l’Année Paulinienne et à
la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques.
Le Président Délégué du jour était S.Ém. le Card. William Joseph
LEVADA, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CITÉ
DU VATICAN).
À cette Congrégation générale, qui s’est conclue à 12h30 avec la
prière de l’Angelus Domini, étaient présents 234 Pères.
INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
À cette Douzième Congrégation générale sont intervenus les Pères
suivants:
-
S.Em. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape Coast,
Président de l'"Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique
de l'Ouest" (A.C.E.A.O.) (GHÂNA)
-
S.Exc. Mgr Anton LEICHTFRIED, Évêque titulaire de Rufiniana, Évêque
auxiliaire de Sankt Pölten (AUTRICHE)
-
S.Em. le Card. George PELL, Archevêque de Sydney (AUSTRALIE)
-
S.Em. le Card. Angelo SCOLA, Patriarche de Venice (ITALIE)
-
S.Em. le Card. Stanisław RYŁKO, Président du Conseil Pontifical pour
les Laïcs (CITÉ DU VATICAN)
-
S.Exc. Mgr Evarist PINTO, Archevêque de Karachi (PÂKISTÂN)
-
S.Exc. Mgr Christo PROYKOV, Évêque titulaire de Briula, Exarque
Apostolique de Sofia pour les catholiques de rite byzantin-slaves
résidents en Bulgarie (BULGARIE)
-
S.Exc. Mgr Freddy Antonio de Jesús BRETÓN MARTÍNEZ, Évêque de Baní
(RÉPUBLIQUE DOMINICAINE)
-
S.Exc. Mgr Guy-Paul NOUJAIM, Évêque titulaire de Césarée de
Philippe, Évêque auxiliaire de Joubbé, Sarba et Jounieh des
Maronites (LIBAN)
-
S.Em. le Card. Renato Raffaele MARTINO, Président du Conseil
Pontifical "Justice et Paix"; Président du Conseil Pontifical pour
la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement (CITÉ DU
VATICAN)
-
S.Exc. Mgr Joseph AKÉ, Évêque de Yamoussoukro (CÔTE D'IVOIRE)
-
S.Em. le Card. Jean-Louis TAURAN, Président du Conseil Pontifical
pour le Dialogue interreligieux (CITÉ DU VATICAN)
-
S.Exc. Mgr Walmor OLIVEIRA DE AZEVEDO, Archevêque de Belo Horizonte
(BRÉSIL)
-
S.Em. le Card. Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL)
-
S.Em. le Card. Seán Baptist BRADY, Archevêque d'Armagh, Président de
la Conférence Épiscopale (IRLANDE)
-
S.Exc. Mgr Thomas MENAMPARAMPIL, S.D.B., Archevêque de Guwahati
(INDE)
-S.
Exc. Mgr Faustino ARMENDÁRIZ JIMÉNEZ, Évêque de Matamoros (MEXIQUE)
-
Très Rév. P. Joseph William TOBIN, C.SS.R., Supérieur Général de la
Congrégation du Très Saint Rédempteur
-
S.Em. le Card. Agostino VALLINI, Vicaire Général de Sa Sainteté pour
le Diocése de Rome (ITALIE)
-
S.Exc. Mgr Freddy Jesús FUENMAYOR SUÁREZ, Évêque de Los Teques
(VENEZUELA)
-
S.Exc. Mgr Fulgence MUTEBA MUGALU, Évêque de Kilwa-Kasenga
(RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
-
S.Exc. Mgr Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin (IRLANDE)
-
S.Exc. Mgr Stanisław GĄDECKI, Archevêque de Poznań (POLOGNE)
-
S.B.Em. Card. Nasrallah Pierre SFEIR, Patriarche d'Antioche des
Maronites, Chef du Synode de l'Église Maronite (LIBAN)
-
S.Em. le Card. Godfried DANNEELS, Archevêque de Mechelen-Brussel,
Président de la Conférence Épiscopale (BELGIQUE)
-
S.Exc. Mgr Patrick Daniel KOROMA, Évêque de Kenema (SIERRA LEONE)
-
S.Exc. Mgr Evaristus Thatho BITSOANE, Évêque de Qacha's Nek,
Président de la Conférence Épiscopale (LÉSOTHO)
-
S.Exc. Mgr Antony DEVOTTA, Évêque de Tiruchirapalli (INDE)
-
S.Em. le Card. Ivan DIAS, Préfet de la Congrégation pour
l'Evangelisation des Peuples (CITÉ DU VATICAN)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de leurs interventions:
-
S.Em. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape Coast,
Président de l'"Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique
de l'Ouest" (A.C.E.A.O.) (GHÂNA)
Dans cet hymne, nous professons notre foi en la présence de Jésus
dans le pain de l’Eucharistie et nous l’adorons. Tout en affirmant
la présence du Christ dans le pain de l’Eucharistie, l’hymne affirme
aussi qu’elle est cachée par le même pain de l’Eucharistie qui la
révèle. Notre affirmation de la présence réelle de Jésus dans le
pain de l’Eucharistie se fonde sur une autre conviction, à savoir
que, dans l’épiclèse, au cours de la Messe, le pain devient, par le
pouvoir de l’Esprit Saint, le corps du Christ. Donc, dans l’Eucharistie,
le pain révèle une réalité (la personne du Christ) mais, ce faisant,
la personne de Jésus fait du pain eucharistique un signe de sa
présence. La présence eucharistique de Jésus est assurée, alors, par
l’intermédiaire du pain de l’Eucharistie, elle est inséparable de
lui.
Cela est valable aussi pour les Écritures (la Bible)! En effet, les
Écritures sont elles aussi inspirées (2Tm 3, 16). Et grâce au
pouvoir de l’Esprit Saint, elles peuvent exprimer et révéler Jésus,
le Verbe éternel de Dieu.
Les Écritures: les paroles et l’oeuvre de Moïse et des scribes dans
les sanctuaires et dans les cours, les paroles et les écrits des
prophètes, les enseignements et les écrits des prêtres dans les
sanctuaires et dans les temples, les oeuvres des sages, les lettres
de Paul, de Jacques et Jean, les Évangiles des évangélistes etc.
toutes ces oeuvres des hommes (êtres humains) ont été insufflées (inspirées)
par l’Esprit Saint afin de devenir Parole de Dieu. Tout en ne
perdant pas les limites et les imperfections de leurs auteurs, les
limites de leurs cultures et de leurs points de vue, des langues etc.,
ces écrits sont inspirés par l’Esprit Saint pour devenir la Parole
de Dieu. Dès lors, lorsque les Écritures, grâce à l’inspiration et
au don de la foi, révèlent la personne de Jésus, Parole éternelle de
Dieu, en tant qu’oeuvres d’hommes, elles la dissimulent également:
tel est l’aspect sacramentel de la nature des Écritures. Elles ont
un caractère de signe, qui pousse le lecteur à aller au-delà des
paroles afin de discerner dans la foi la personne de Jésus.
Reconnaître cela implique d’importantes conséquences pour notre
lecture des Écritures:
la vérité des Écritures est, assurément, la vérité d’une personne,
Jésus;
cette vérité est à la fois accessible et inaccessible aux personnes,
et pour y accéder, la foi est nécessaire;
la recherche de la signification et de la vérité des Écritures ne
peut se limiter au signe de la parole et au sens littéral des
Écritures;
bien qu’elles aient un caractère de signe, puisque les Écritures
sont inspirées pour être l’intermédiaire de la présence de la Parole
de Dieu, elles sont uniques, irremplaçables, dignes d’être
respectées et d’être prises au sérieux. C’est, en fin de compte, la
raison du grand intérêt pour le signe des Écritures et des études
critiques le concernant.
[00204-03.03] [IN176] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Anton LEICHTFRIED, Évêque titulaire de Rufiniana, Évêque
auxiliaire de Sankt Pölten (AUTRICHE)
Je me réfère principalement au n. 27 et au n. 37 du Document de
travail. Et je me demande: de quelle manière la “table de la Parole
de Dieu” peut, maintenant qu’elle s’est considérablement enrichie
grâce à la réforme liturgique, nourrir les fidèles?
1) Les lectures bibliques dans nos célébrations
Les textes de l’Écriture Sainte semblent être comme étrangers pour
un grand nombre de fidèles. Permettez-moi de faire une comparaison
superficielle: comme lorsque nous nous trouvons à la gare et que
passe devant nous un train à toute vitesse. De la même manière, les
lectures de l’Écriture Sainte passent, parfois, rapidement devant
les yeux et les oreilles des fidèles, sans que ceux-ci puissent
prendre le train et voyager. D’où la question: dans quelle mesure
prenons-nous au sérieux l’Écriture Sainte? Réponse: choix
attentionné des personnes pour le service des lectures. Préparation
soignée des textes de l’Écriture Sainte.
2) L’importance de l’homélie
Heureusement, maintenant l’homélie est devenue habituelle, en
conséquence la prédication aussi sous forme d’explication de l’Écriture.
En faisant abstraction du génie littéraire, au moins 3 tendances, ou
risques, émergent à ce propos:
a) L’homélie n’est plus qu’un récit avec les mots propres au texte
biblique, une répétition, un redoublement.
b) L’homélie n’est qu’une répétition de la vie de tous les jours,
une répétition et une réitération, sans la lumière de l’Évangile.
c) L’homélie n’a rien à voir ni avec l’Évangile, ni avec la vie
quotidienne. L’initiative, louable en soi, d’aller puiser aux écrits
des prédications, est reprise mot à mot. Il manque le témoignage
personnel.
Les lectures bibliques de la messe du dimanche ont une importance
particulière. Ma petite proposition pour les fidèles est la suivante:
lire à l’avance l’Évangile du dimanche, ne serait-ce que pour une
minute.
Conclusion: La grande responsabilité et l’opportunité de l’homélie:
grâce à elle, les fidèles doivent pouvoir vivre pendant une semaine!
Pour l’Évangile du Christ, nous voulons dépenser nos meilleures
énergies. Pour cette raison, nous, les prédicateurs, nous devons
bien nous préparer: avec la prière, avec la discussion exégétique et
théologique - et à travers la vie de tous les jours en suivant l’exemple
de l’Évangile.
[00205-03.04] [IN174] [Texte original: allemand]
-
S.Em. le Card. George PELL, Archevêque de Sydney (AUSTRALIE)
Les Évêques sont appelés à aplanir la route à l’Esprit afin qu’il
puisse agir de manière efficace lorsque la Parole de Dieu rencontre
les individus et les communautés. D’où les suggestions suivantes:
1. La formation d’équipes de jeunes adultes laïcs pour témoigner le
Christ au sein des groupes de jeunes, des paroisses, des écoles et
des universités.
2. Le développement d’équivalents contemporains de ce que furent les
Mystères médiévaux afin d’apporter la Parole de Dieu aux personnes.
Les chemins de croix des Journées mondiales de la Jeunesse de Sydney
et de Toronto en constituent deux exemples, tout comme Oberammergau
et le film “La Passion du Christ”.
3. Développer et soutenir les réseaux sociaux catholiques en ligne
sur Internet, tel que XT3, le Christ pour le Troisième Millénaire
(wwww.xt3.com), un “facebook” catholique, avec au moins 40 000
membres, lancé lors de la Journée mondiale de la Jeunesse de Sydney.
Sa Sainteté le Pape Benoît a adressé un bref message aux usagers le
8 septembre.
4. Le développement d’un Institut central pour la Traduction de la
Bible, de manière à ce que cette dernière puisse être traduite plus
rapidement et plus soigneusement dans les langues locales en Asie,
en Afrique et en Océanie. Une collecte permettant de financer ce
travail de traduction serait utile.
5. Demander à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de donner
des lignes directrices sur l’infaillibilité des Écritures.
[00207-03.04] [IN173] [Texte original: anglais]
-
S.Em. le Card. Angelo SCOLA, Patriarche de Venice (ITALIE)
Dei Verbum, 25, exhorte tous les fidèles pour “qu'ils approchent
donc de tout leur coeur le texte sacré lui-même par une pieuse
lecture “per piam lecturam”” reliée à la prière: “pour que s'établisse
un dialogue entre Dieu et l'homme”. La pieuse lecture des Écritures
ne peut se limiter ni à l’étude pure et simple, ni à la réaction
immédiate. Il s’agit d’une relation personnelle avec le Seigneur,
car “il est possible de lire la Bible sans avoir la foi, mais sans
la foi il est impossible d'écouter la Parole de Dieu” (IL 26a). La
pieuse lecture reconnaît que l’Écritures Sainte est un témoignage
inspiré et normatif de la Révélation. La racine du témoignage de l’Écriture
est Jésus Christ lui-même, le témoin fidèle de l’alliance de Dieu
avec les hommes. Ainsi, l’Écriture ne peut être comprise d’une
manière adéquate que par le témoin. Aussi, pour être pieuse, la
lecture de l’Écriture doit passer de Témoin à témoin. La catégorie
du témoignage met au premier plan le sujet ecclésial (personnel et
communautaire) de la pieuse lecture. Telle est la voie du réalisme
qui évite toute dérive fondamentaliste et intellectualiste, des
risques de lecture qui font abstraction du témoignage de l’Église,
lieu de l’écoute croyante de la Parole. Cette compréhension de l’Écriture
garantit le caractère authentique de l’expérience chrétienne mais
réclame une communion ecclésiale vécue quotidiennement.
[00104-03.06] [IN083] [Texte original: italien]
-
S.Em. le Card. Stanisław RYŁKO, Président du Conseil Pontifical pour
les Laïcs (CITÉ DU VATICAN)
Un des plus précieux fruits du Concile Vatican II a, sans aucun
doute, été la plus grande diffusion de l’Écriture Sainte et la
connaissance plus approfondie que le peuple de Dieu en a acquise,
selon les orientations théologiques et pastorales données par la
constitution dogmatique Dei Verbum. Ce qui a signifié aussi la
redécouverte du munus propheticum comme dimension essentielle de l’identité
du fidèle laïc (cf. Lumen gentium, n.35).
La redécouverte de la place de la Parole de Dieu dans la vie des
baptisés a, ensuite, été spécialement favorisée par des mouvements
ecclésiaux et des nouvelles communautés. En effet, les charismes que
l’Esprit Saint a suscités avec tant de prodigalité dans notre temps,
comme réponse adéquate aux défis que le monde lance à la mission de
l’Église, ont donné lieu à des parcours pédagogiques et des chemins
d’initiation chrétienne – centrés précisément sur la Parole de Dieu
lue, méditée, célébrée et annoncée (kerygme) –, qui se révèlent être
d’une extraordinaire efficacité. Pour une grande quantité de laïcs,
de mouvements et de nouvelles communautés, ils sont donc devenus de
véritables “laboratoires de la Parole de Dieu” au sein desquels on
se familiarise avec les Saintes Écritures, on apprend à apprécier la
Parole de Dieu et à la vivre dans les conditions ordinaires de la
vie laïque, au coeur du monde.
Pour le rapport des baptisés avec la Parole de Dieu, un autre grand
signe d’espérance vient des nouvelles générations. Les Journées
mondiales de la jeunesse ont donné, et continuent à le faire, une
importante contribution à la diffusion de la connaissance de la
Parole de Dieu chez les jeunes. Dans son Message pour la Journée
mondiale de la Jeunesse 2006, Benoît XVI écrivait aux jeunes:
“Construire votre vie sur le Christ, en accueillant avec joie sa
parole et en mettant en pratique ses enseignements: jeunes du
troisième millénaire, tel doit être votre programme!”.
[00105-03.06] [IN084] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Evarist PINTO, Archevêque de Karachi (PÂKISTÂN)
Le prophète Amos parle de la faim d’entendre la Parole de Dieu (Am
8, 11). De nombreux catholiques ont aujourd’hui faim et soif de la
Parole de Dieu. Dans notre pays, le Pakistan, plus de 60% de la
population est analphabète; par conséquent, même s’ils ont très
envie d’entendre la Parole de Dieu, ils ne peuvent pas lire la Bible.
D’autre part, beaucoup de personnes obtiennent d’excellents
résultats dans le cadre académique mais sont illettrées en ce qui
concerne la Parole de Dieu. Bon nombre de nos fidèles, y compris des
prêtres et des personnes consacrées, sont des experts en sujets
séculiers mais sont incapables de transmettre la sublime
connaissance de la Bible à des personnes qui ont faim et soif de la
Parole de Dieu.
Il est encourageant de savoir que les personnes les plus modestes,
qui sont aux prises avec la pauvreté et le chômage, ont faim de l’espérance
et de la consolation que la Parole de Dieu peut leur apporter. L’Église
offre le Pain de la Vie depuis la table de la Parole de Dieu comme
elle offre le Corps du Christ depuis la table de l’Eucharistie (Dei
verbum, n. 21).
Nous savons que c’est le premier devoir des Évêques, des Prêtres et
des Diacres que d’enseigner et d’instruire le Peuple de Dieu. Comme
l’affirme Dei verbum : “Il appartient aux saints évêques de former
opportunément les fidèles qui leur sont confiés à un usage judicieux
des Livres divins” (n. 25). De même, la connaissance et la
familiarité avec la Parole de Dieu sont aussi de première importance
pour les Prêtres et les Diacres, en tant que collaborateurs de l’Évêque.
Les laïcs partagent également la responsabilité d’apporter la Parole
de Dieu aux fidèles. Nous rendons hommage aux nombreux mouvements et
groupes laïcs dans l’Église qui se sont engagés dans l’étude et l’enseignement
de la Bible. Les personnes consacrées ne peuvent rester
indifférentes à la faim et à la soif que les personnes simples et
pauvres ont de la Parole de Dieu.
[00157-03.02] [IN133] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Christo PROYKOV, Évêque titulaire de Briula, Exarque
Apostolique de Sofia pour les catholiques de rite byzantin-slaves
résidents en Bulgarie (BULGARIE)
Le Seigneur parle à l’homme dans sa langue. Dans l’Écriture Sainte,
chacun se retrouve soi-même. En Bulgarie, depuis la chute du régime
athée, en 1989, les personnes ont une véritable faim de Dieu, ils
cherchent à le connaître. L’Église fait tout son possible pour les
rassasier. Voilà pourquoi ils attendent de ce Synode des indications
et des programmes nouveaux, un échange d’expériences non seulement à
propos de l’annonce de la Parole de Dieu, mais surtout sur la Parole
de Dieu vécue au quotidien. On remarque que la Lectio divina attire
les jeunes. Le Christ, Verbe de Dieu, est accepté comme étant le
centre de la Révélation et de la foi, mais souvent, les personnes
ont des idées confuses en ce qui concerne le rapport existant entre
la Tradition populaire et le Magistère. Des difficultés surgissent
non seulement du fait d’un manque de connaissance de la foi
chrétienne, mais aussi parce que la société dans toutes ses sphères
a été entraînée dans le consumérisme et qu’il est vraiment
nécessaire de témoigner Dieu au travers d’une vie conforme à Sa
Parole. Les fidèles accueillent avec foi la Parole de Dieu, mais on
se rend compte de l’importance du témoignage de la vie de famille et
de la spiritualité même de la personne qui l’annonce. Il est
important que la prédication soit bien reliée à la Parole de Dieu,
expliquée de manière accessible et compréhensible à tous. Lorsque
les fidèles comprennent bien la Parole de Dieu, ils se sentent fils
de Dieu remplis de joie et d’espérance nouvelle. L’exemple pour tous
les prédicateurs est Marie, la Mère de Jésus, qui a dit: “Faites ce
qu’il vous dira”.
[00158-03.04] [IN134] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Freddy Antonio de Jesús BRETÓN MARTÍNEZ, Évêque de Baní
(RÉPUBLIQUE DOMINICAINE)
“Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique...” (Jn
3,16), et tant aimé son Église que, malgré la chair qui attend d’être
glorifiée - l’a constituée en tant que Corps du Christ, le Verbe
incarné, Parole pour le monde. La Parole écrite dont elle se nourrit
et dont elle tire - comme le propriétaire de la maison - du neuf et
du vieux (Mt 13,52), est la partie principale du trésor que l’Esprit
forma en son sein et que Dieu lui a confié.
L’Écriture est aussi le coeur de l’Église et, bien qu’elle l’ouvre
tout grand à tous, il ne lui est pas permis de renoncer au battement
propre à sa nature théologique.
Ce saint Synode, où nos sentiers essaient de se réunir au Chemin du
Christ, devrait clarifier encore plus qu’il n’est pas possible d’aimer
authentiquement la Parole sans aimer la Sainte Mère Église avec
intensité comme les saints et les saintes l’aiment.
[00160-03.03] [IN136] [Texte original: espagnol]
-
S.Exc. Mgr Guy-Paul NOUJAIM, Évêque titulaire de Césarée de
Philippe, Évêque auxiliaire de Joubbé, Sarba et Jounieh des
Maronites (LIBAN)
J’ai choisi de parler de deux sujets de l’Instrumentum Laboris
Le premier a trait à la nécessité d’accompagner la lecture de l’Écriture
Sainte d’une formation théologique sans laquelle, comme l’ont
souligné de nombreux pères, la compréhension de cette Écriture sera
étroite ou déformée. L’argumentation rapide, se développe à propos
du concept théologique de « Parole» comme nom du Fils de Dieu qui
présente une certaine ambiguïté pour les profanes. Un texte de St
Ephrem le Syriaque, adressé aux étudiants de son École d’exégèse
biblique et au peuple, illustre cette nécessité d’unir lecture de l’Écriture
et foi de l’Église.
Le second a trait à l’obstacle que constitue une exégèse idéologique
et politique de l’Écriture Sainte, en particulier la question de la
terre promise à Israël par Dieu dans la Bible. Certains prennent à
la lettre cette promesse pour encore aujourd’hui. Il est urgent que
l’herméneutique catholique concernant cette question se fasse claire
afin que les croyants concernés puissent recevoir la Bible dans sa
totalité et sa vérité.
[00161-03.03] [IN137] [Texte original: français]
-
S.Em. le Card. Renato Raffaele MARTINO, Président du Conseil
Pontifical "Justice et Paix"; Président du Conseil Pontifical pour
la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement (CITÉ DU
VATICAN)
Le Cardinal Martino nous a fait part de certains besoins concernant
le rapport entre la Parole de Dieu et la Doctrine sociale de l’Église,
rapport essentiel à la définition de la nature de cette doctrine,
même s’il a besoin d’être approfondi et précisé. Quand l’Église s’adresse
à l’homme au travers de sa doctrine sociale, il pense à lui “non
seulement à la lumière de l’expérience historique, non seulement
avec l’aide des multiples méthodes de la connaissance scientifique,
mais en premier lieu à la lumière de la Parole révélée du Dieu
vivant”. La foi suscitée par la Parole de Dieu doit donc constituer,
comme il a été souligné dans les premiers chapitres du Compendium de
la Doctrine sociale, l’horizon toujours présent et indispensable de
la doctrine sociale. Le deuxième point signalé concerne le rapport
entre l’étude de l’Écriture Sainte et de la doctrine sociale, afin
d’éviter des approches erronées et extrêmes. Il faut tenir compte du
fait que tant l’étude de l’Écriture Sainte que celle de la Doctrine
sociale, tout en employant des concepts et des méthodologies
différents, représentent dans tous les cas une connaissance “dans la
foi”. Le Cardinal a souhaité une corrélation plus grande et plus
féconde entre l’étude de l’Écriture et de la doctrine sociale. Dans
l’Écriture Sainte, il est possible de trouver les lignes directrices
de la doctrine sociale, comme l’option pour les pauvres,
l’engagement en faveur de la justice, le principe de la destination
universelle des biens, qui ont de toute évidence une origine
biblique.
[00162-03.03] [IN138] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Joseph AKÉ, Évêque de Yamoussoukro (CÔTE D'IVOIRE)
Au cours de nos échanges, nous avons porté un regard critique sur
nos homélies qui sont fades, qui n’accrochent pas, qui ne tiennent
pas en éveil.
Nous avons suggéré des cours de formation en homilétique et la
rédaction d’un directoire pour les homélies.
Nous avons raccroché à cela une bonne et solide formation des
lecteurs
Mais je crois qu’il y a un élément fondamental que nous ne devons
pas oublier, ni occulter et qu’il convient de rappeler. Cet élément
nous le trouvons dans la rencontre de Jésus et la Samaritaine (Jn 4,
1-42).
Après le témoignage de la Samaritaine qui a conduit ses compatriotes
à Jésus, ceux-ci se sont exclamés en ces termes, s’adressant à la
femme: “Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons, nous
avons entendu nous mêmes et nous savons qu’il est vraiment le
Sauveur du monde” (Jn 4, 42).
De même l’hagiographe Mt nous rapporte ceci à propos du Centurion
debout devant la Croix. Nous ne pouvons pas ne pas évoquer l’expérience
fulgurante et bouleversante de Paul sur la route de Damas; rencontre
qu’il rappelle à trois reprises dans le livre des Actes. Que s’est-il
passé exactement dans le coeur des ces samaritains, de ce Centurion
et de ses compagnons, de Paul l’Apôtre des Gentils?
Dans tous les cas le message a touché sa cible; l’objectif est
atteint et c’est cela l’essentiel.
Voilà à mon humble avis la finalité de toutes nos recherches, nos
échanges, nos partages. Amener nos fidèles et ceux qui se laisseront
toucher par notre prédication à faire cette expérience personnelle
et unique de la rencontre avec Jésus. Il faudrait qu’ils arrivent à
ceci. “Je crois non pas parce que j’ai écouté l’homélie de tel
Evêque, de tel prêtre charismatique, mais parce que j’ai moi-même
rencontré Jésus”. Comment y parvenir ? Quels sont les voies et
moyens susceptibles de provoquer, de susciter cette expérience?
L’incamation de la parole exige une rencontre. Quand vous avez
rencontré celui qui vous aime parce qu’il est Amour, vous ne pouvez
pas ne pas l’écouter et mettre en application ce qu’il vous dit.
[00166-03.04] [IN142] [Texte original: français]
-
S.Em. le Card. Jean-Louis TAURAN, Président du Conseil Pontifical
pour le Dialogue interreligieux (CITÉ DU VATICAN)
La parole a toujours eu un rôle décisif pour la compréhension du
phénomène religieux. Un patrimoine d’expériences spirituelles s’est
peu à peu constitué. Il a été transmis et interprété. Ainsi sont nés
les “livres sacrés”. Toutes les grandes religions possèdent leurs
Livres sacrés. L’Islam, en particulier, est considéré par ses
adeptes comme la “religion du Livre” par excellence.
Ces livres sont qualifiés de “sacrés”parce que ceux qui s’y réfèrent
considèrent qu’ils viennent d’un Ailleurs, qu’ils ont été transmis
par des personnes inspirées et qu’ils révèlent quelque chose du
mystère du monde visible et invisible.De ces religions, les
chrétiens peuvent apprendre beaucoup, bien que le christianisme ne
saurait être inclus dans les “religions du Livre”. Il serait
opportun que les futurs prêtres, religieux et les agents pastoraux
soient formés à la lecture directe des textes fondateurs des autres
religions au lieu de se contenter d’un commentaire.
Mais il est tout aussi important de faire connaître la Bible à nos
partenaires du dialogue interreligieux, en particulier notre
approche herméneutique du texte sacré.
En partageant nos patrimoines spirituels respectifs, sans irénisme
ni syncrétisme, nous serons amenés à découvrir que nous sommes tous
des hommes et des femmes désireux d’être enseignés par Dieu.
[00168-03.03] [IN144] [Texte original: français]
-
S.Exc. Mgr Walmor OLIVEIRA DE AZEVEDO, Archevêque de Belo Horizonte
(BRÉSIL)
La Cinquième Conférence de l’Épiscopat de l’Amérique latine et des
Caraïbes, réfléchissant sur les défis de la mission, spécialement
par rapport à l’exode de beaucoup de catholiques de l’Église,
conclut: “Selon notre expérience pastorale, très souvent les
personnes sincères qui laissent notre Église ne le font pas pour ce
que croient les groupes ‘non-catholiques’; mais fondamentalement
pour ce qu’elles vivent, elles; non pas pour des motivations
strictement dogmatiques mais pastorales; non pas pour des problèmes
théologiques mais méthodologiques au sein de notre Église. En
réalité, beaucoup de ceux qui passent à d’autres groupes religieux
ne veulent pas abandonner notre Église, mais sont sincèrement à la
recherche de Dieu” (DA 225).
Les sectes représentent vraiment, dans notre contexte et dans d’autres,
un énorme défi. Les diverses contributions des Pères synodaux
convergent vers une compréhension qui se révèle toujours plus
commune: la nécessité d’avoir une étroite connexion entre le mystère
célébré et le mystère témoigné, entre la Parole proclamée et écoutée,
et la Parole écoutée et faite fructifier. A ce propos, le Saint-Père
parle de cette ‘performativité’ de la Parole (cf. Instrumentum
Laboris 39).
Il est à noter que les personnes qui remplissent les diverses sectes,
dans nos différents contextes, proviennent presque toujours du
catholicisme. Il suffit qu’elles passent à ces sectes pour qu’elles
changent leur manière de se comporter. Elles assument de dignes
comportement moraux, laissant ce qu’elles considèrent indigne de
leur nouvelle vie de croyants. Donc, la Parole qu’elles écoutent
devient ‘performative’ dans leur vie, alimente leur spiritualité et
leur choix pour un témoignage des valeurs religieuses que, à présent,
elles intériorisent.
Pourquoi n’étaient-elles pas touchées par la ‘performativité’ de la
Parole quand elles étaient catholiques? Qu’ont-elles trouvé dans ces
sectes, qu’elles n’avaient pas trouvé auparavant dans nos
communautés? Une analyse de la question déborderait assurément le
cadre de notre sujet en ce moment.
Le numéro 22 de Dei Verbum nous rappelle que l’accès à la Sainte
Écriture doit être largement ouvert aux fidèles. Ce désir aussi
sublime, ne peut que nous animer à nous engager pour la réalisation
de cet objectif. Par ailleurs, nous sommes, toutefois, interpellés
du fait que devant tant de personnes qui ont soif et faim de Dieu et
de sa Parole, nous manquons d’apôtres de la Bonne Nouvelles du
Christ qui puissent satisfaire les besoins de tant de fidèles.
[00170-03.03] [IN146] [Texte original: italien]
-
S.Em. le Card. Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL)
Nous vivons à une époque de grande mobilité humaine: les personnes
voyagent, visitent d’autres pays, font des échanges culturels,
cherchent du travail et des moyens pour assurer leur subsistance. Le
nombre des personnes qui vivent actuellement hors de leur pays natal
est impressionnant! Dans de nombreux cas, elles sont victimes de
déplacements forcés. Je ne traiterai pas la question pastorale des
immigrés proprement dite, je voudrais plutôt indiquer que ce
phénomène représente aussi une grande occasion missionnaire pour l’Église.
Les immigrés ne devraient donc pas être considérés simplement comme
un objet de préoccupation pastorale: ils sont ou bien ils peuvent
devenir de véritables missionnaires!
C’est ce qui arriva autrefois, lorsque de nombreux européens de
diverses nations émigrèrent en direction de l’Amérique du Sud et du
Nord ou vers l’Afrique et l’Océanie. Les familles catholiques
précédèrent les prêtres et les religieux; elles furent missionnaires
et apportèrent leur foi, en lui donnant une expression dans un
nouveau contexte social et culturel. Et c’est ce qui arriva aussi au
début du christianisme, quand la communauté de Jérusalem, persécutée
après le martyre d’Étienne, se dispersa dans d’autres pays où elle
apporta l’Évangile du Christ et fonda des communautés chrétiennes (cf.
Ac 8, 4). Avec saint Paul, nous pouvons dire: “La Parole de Dieu
n’est pas enchaînée”, elle se répand grâce au témoignage du Christ,
qu’apportent ceux qui croient (cf. 2Tm 2, 9).
Pour les raisons susmentionnées, je crois que le Synode pourrait
recommander en particulier deux choses:
1) Encourager les personnes qui se trouvent en situation de
migration ou en voyage à emporter la Parole de Dieu et même le livre
de l’Écriture Sainte, conscientes qu’il s’agit d’une richesse qui
n’a pas de prix et qui ne connaît pas de limites géographiques ou
culturelles, d’un don à vivre dans la nouvelle patrie et à partager
avec le peuple qui les accueille.
2) À ceux qui reçoivent les immigrés dans leur lieu de destination,
on pourrait recommander d’accueillir avec une attitude positive ces
frères, qui proviennent d’autres nations apportant dans leur bagage
“la bonne nouvelle”, en favorisant leur insertion dans les
communautés locales et le partage de leurs expériences de foi et de
vie chrétienne.
[00171-03.03] [IN147] [Texte original: italien]
-
S.Em. le Card. Seán Baptist BRADY, Archevêque d'Armagh, Président de
la Conférence Épiscopale (IRLANDE)
Les participants à une récente rencontre inter-Églises en Irlande
étaient invités à se laver réciproquement les pieds tandis qu’ils
écoutaient le récit de la Dernière Cène quand Jésus lave les pieds
de ses disciples. Cette expérience forte d’un rituel
“inter-communion” dans la Parole les amena sur un nouveau plan
d’engagement personnel et ecclésial.
La contribution de la tradition protestante à l’érudition biblique a
été immense. Il est bon de rappeler pour mémoire que l’accent mis
par la Réforme sur l’accès aux textes des Écritures fut un “bonus”
qui a profité à tous les chrétiens.
Les pasteurs ont besoin d’un préparation adéquate et d’une aide
continue pour leur tâche. Nous espérons que les exégètes, les
théologiens, et les liturgistes travailleront ensemble pour aider
les ministres de la Parole à dire ce que le Saint-Esprit veut que l’Église
dise au monde à notre époque.
Les technologies modernes de communication donnent à l’Église de
merveilleuses possibilités de transmettre son message aux confins de
la terre. Nous espérons que le Synode trouvera des propositions
pratiques pour permettre à l’Église de tirer pleinement profit de
cette opportunité.
La Parole de Dieu est une réalité imprégnée de la présence de Dieu.
La Parole est comme l’Eucharistie, un viaticum – une nourriture pour
le voyage de la vie, une nourriture pour le voyage du mariage. Étant
donnés les défis particuliers que la famille doit affronter de nos
jours, une des choses que nous pourrions apprendre avec profit de la
tradition protestante est que, de coutume, chaque foyer possède une
Bible que l’on lit souvent en famille.
[00174-03.02] [IN150] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Thomas MENAMPARAMPIL, S.D.B., Archevêque de Guwahati
(INDE)
Ma question est d’ordre missionnaire: Comment pouvons-nous apporter
la “Parole” à ceux qui ne vont pas à l’Église, à ceux qui n’ont
jamais entendu l’Évangile? Comment pouvons-nous trouver des
auditeurs dans des contextes informels comme le fit Jésus, et
adapter notre message aux différentes cultures comme le fit Paul?
Comment pouvons-nous apporter la “Parole” dans les marchés, les
hôpitaux, les écoles, les universités, les parlements, les moyens de
communication, dans le sport et l’athlétisme: c’est-à-dire dans le
monde du commerce, de la politique, de la science, de la bioéthique,
des médias, de l’art, du spectacle; dans les lieux les plus
sécularisés (cf. Document de travail n.53). Je demande que, là où
nous ne pouvons arriver, nous le fassions à travers les autres; que
nous demeurions toujours créatifs du point de vue pastoral afin que,
là où nos membres ne peuvent arriver, nos idées le puissent; que
nous développions nos compétences et mettions au point des
stratégies nécessaires pour persuader et convaincre, non pour
réfuter et rejeter (IL 57), de sorte que la “Parole” devienne une
“histoire dynamique” (IL 10).
Je voudrais aller plus loin. La “Parole” de Dieu doit être apportée
dans les situations de conflict, aux jeunes armés, dans les
contextes d’injustice et de pauvreté absolue. Nous n’essayons pas de
gagner l’écoute au moyen de condamnations hypocrites, de prétendues
vérités et de prétentions du plus bas niveau, mais avec une
sollicitude humaine visible, un engagement envers ceux qui souffrent
inspiré par l’Évangile, une attention à l’égard des différentes
sensibilités culturelles. La “Parole” révèle son pouvoir dans les
contextes réels de vie; elle défie les sociétés injustes, réconcilie,
soutient les pauvres, apporte la paix.
Un dernier point. Étant donné que nous reconnaissons le rapport
spécial qui existe avec le judaïsme et l’islam pour des raisons
historiques, pourquoi ne pas exprimer notre proximité à ces
communautés qui possèdent des valeurs et des pratiques semblables
aux nôtres? Par exemple, au bouddhisme, avec ses traditions de
respect pour la vie, monachisme, renoncement, célibat, contemplation,
silence; à l’Hindouisme, qui compte en plus le concept de ‘sacrifice’,
traditions de rituels, rubrique, processions, utilisation d’images,
eau sainte, pèlerinages, jeûne; au confucianisme avec son
attachement profond aux valeurs de la famille, ordre social, respect
pour les anciens (cf IL 56)? Ils représentent, pris tous ensemble,
plus de la moitié de l’humanité.
[00186-03.03] [IN153] [Texte original: anglais]
-
S. Exc. Mgr Faustino ARMENDÁRIZ JIMÉNEZ, Évêque de Matamoros
(MEXIQUE)
“Dieu l'a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins” (Ac 2,
32). Nous sommes nous aussi témoins du Christ mort et ressuscité.
D’une part, nous devons faire face au défi inquiétant de la
diffusion mondialisée, envahissante et agressive d’une culture, ou
sous-culture, étrangère et hostile à notre tradition chrétienne
catholique. De l’autre, nous sommes confrontés à un autre défi
redoutable, à savoir l’apparition de différentes propositions
religieuses qui cherchent à répondre, à leur manière, à la soif de
Dieu manifestée par notre peuple. Ces deux phénomènes déconcertent
et confondent nos fidèles, secouant et créant une hémorragie au sein
de notre Église. “Nous ne pouvons pas rester tranquilles, dans une
attitude d’attente passive à l’intérieur de nos temples... Il faut
que nous en sortions et que nous allions dans toutes les directions...”
(DA 548).En parlant des Évêques, dans le ministère de la Parole, le
Document de travail, au n. 48, exprime engagement missionnaire qui
est le nôtre en tant que pasteurs. Cet engagement missionnaire et
notre vie tout entière sont fondés sur le roc de la Parole de Dieu.
Propositions: 1. L’annonce kérygmatique dans chaque maison, dans
chaque communauté (Ac 9, 40). Après que les apôtres aient rejoint
Jésus, le Seigneur les envoya prêcher (Mc 3, 14); n’attendons pas
qu’ils viennent mais allons les chercher et traduisons dans les
faits la parabole de la brebis égarée, sauf que nous irons chercher
les 99 en laissant celle dont nous sommes sûrs c’est-à-dire que nous
devrons êtres des pêcheurs d’homme plutôt que des gardiens d’aquariums.
2. Parler de la Parole et laisser que d’autres parlent de la Parole
parce que la Parole est “force de Dieu” ou, comme en témoigne saint
Paul, “ma parole... reposât sur la puissance de Dieu” (cf. 1Co 2,
4-5); être disciples et serviteurs de la Parole plutôt que
possesseurs de la Parole. La Parole a la force (dynamis) de nous
faire retourner de la Colline du Vatican comme Moïse du Sinaï, avec
le visage radieux qui illumine ou, mieux encore, comme Jésus sur le
Mont Tabor: ce n’était pas son visage qui était illuminé, il était
lui-même lumineux et c’est pourquoi il rayonnait. Nous pouvons, nous
les pasteurs, être“lettre du Christ” pour les autres (2Co 3, 3).
C’est l’Esprit Saint qui appelle, illumine, donne l’élan et allume
la passion pour la mission parce que c’est Lui le véritable acteur
de la mission.
[00187-03.03] [IN154] [Texte original: espagnol]
-
Très Rév. P. Joseph William TOBIN, C.SS.R., Supérieur Général de la
Congrégation du Très Saint Rédempteur
Mon point de départ est le numéro 52 du Document de travail, qui
exprime certaines attentes existant au sein de l’Église à l’égard de
ses membres de vie consacrée. Cette forme d’engagement à la suite de
Jésus est un exemple que ce Synode pourrait proposer au Peuple de
Dieu pour expliquer le type d’”obéissance de la foi” (Rm 16, 26) que
nous devons réserver à Dieu: “À Dieu qui révèle, il faut apporter
"l'obéissance de la foi", par laquelle l'homme s'en remet tout
entier librement à Dieu” (Dei Verbum 5). Cette obéissance radicale,
demandée à tout croyant, est vécue publiquement par les consacrés.
Je tiens à souligner trois aspects de cette réponse: la vie
consacrée comme obéissance à la Parole faite chair en Jésus Christ,
l’obéissance à la Parole qui parle à travers les signes des temps et
des lieux et l’obéissance apprise à l’école de la souffrance.
[00188-03.03] [IN155] [Texte original: anglais]
-
S.Em. le Card. Agostino VALLINI, Vicaire Général de Sa Sainteté pour
le Diocése de Rome (ITALIE)
Afin que le plus grand nombre possible d’hommes et de femmes,
baptisés ou non, puissent rencontrer Dieu qui parle à leur vie,
l’action des pasteurs est décisive. Ce n’est qu’en vivant la la
conviction que la Parole de Dieu est centrale que les prêtres (et
des autres ministres de la Parole) feront en sorte que cette même
conviction entre progressivement dans la vie des fidèles.
Dans ce but, la formation biblique des candidats au sacerdoce doit
être soignée. La formation des facultés de théologie doit être
complétée par des parcours de formation au sein des séminaires qui
favorisent une approche plus spirituelle à la Parole de Dieu pour la
vie. Certes, les bonnes initiatives à cet égard ne font pas défaut (lecture
sapientielle de l’Écriture Sainte et Lectio divina etc.), mais il
serait bon de prévoir un plus grand espace de formation en vue de l’approfondissement
de la Parole de Dieu, enrichi par la connaissance des Pères et
conduit par des guides spirituels qui sachent accompagner les
candidats au sacerdoce dans l’acquisition d’une spiritualité
biblique solide.
La place centrale que la Parole de Dieu occupe dans le ministère
pastoral est aujourd’hui ressentie davantage que par le passé, mais
l’on perçoit encore la difficulté à parcourir des “voies nouvelles”
par rapport à une pastorale qui propose aux fidèles une approche
surtout sacramentelle. Les expériences appréciables ne manquent pas
mais nous sommes loin d’atteindre la large diffusion et mise en
pratique de la conviction selon laquelle le service de la Parole est
central dans la pastorale ordinaire de la communauté ecclésiale.
Le Synode devrait encourager fortement la pratique hebdomadaire de
la lecture commentée et priée de la Parole de Dieu dans chaque
paroisse et dans chaque communauté ecclésiale, sous la
responsabilité du curé, prenant la forme de Lectio divina ou d’autres
formes jugées plus adaptées au contexte. Cet engagement fondamental
devrait être prévu au sein des plans pastoraux diocésains, ainsi que
l’offre de supports accessibles et d’itinéraires de préparation, non
seulement culturelle, des agents pastoraux disposés à guider, sous
la direction des curés, des groupes d’écoute de la Parole de Dieu
qui pourront se rencontrer en tout lieu, même chez eux.
[00193-03.04] [IN160] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Freddy Jesús FUENMAYOR SUÁREZ, Évêque de Los Teques
(VENEZUELA)
Ce Synode sur la Parole de Dieu met l’accent sur “la parole de Dieu
en tant qu'elle est consignée par écrit sous l'inspiration de
l'Esprit divin” (DV9), sur l’Écriture Sainte dans la vie de l’Église
et dans sa mission évangélisatrice. Autrement dit, la finalité de
cette Assemblée en ce qui concerne la Parole de Dieu est “éminemment
pastorale et missionnaire”, comme l’indique le Document de travail
au numéro 4, sans négliger d’approfondir les raisons doctrinales: la
Parole de Dieu, la Tradition vivante, l’Écriture Sainte, la fonction
du Magistère.
Je voudrais me référer au n. 53, et en particulier à son premier
paragraphe qui débute par une citation de DV 22: “l'accès à la
Sainte Écriture [doit être] largement ouvert aux chrétiens”, et
signale que “c'est aujourd'hui une condition indispensable pour la
mission”.
En ce sens, je voudrais faire un commentaire qui concerne la région
du monde dont je proviens: l’Amérique latine. L’affirmation de Dei
Verbum à propos de la place de la Parole de Dieu dans la vie et la
mission de l’Église y trouve un fort écho. L’accueil de la
Constitution Dei Verbum eut lieu trois ans à peine après la
conclusion du Concile Vatican II, au cours de la Conférence générale
de l’Épiscopat latino-américain à Medellin (Colombie) en 1968 et
ensuite aux Conférences générales de Puebla (Mexique, 1979), de
Saint-Domingue (République dominicaine, 1992) et d’Aparecida (Brésil,
2007). La multiplication des communautés de base, la réflexion des
groupes chrétiens sur la vie et l’engagement en faveur de la justice,
l’évangélisation et la mission, ont offert de bonnes possibilités
pour que la Parole de Dieu transmise par la Bible occupe une place
importante dans la pastorale de l’Église et dans la vie des
chrétiens et de leurs communautés.
Promue par l’enseignement des évêques latino-américains, quarante
ans après la fin du Concile Vatican II, la pastorale biblique connut
un essor important qui a produit des fruits abondants, moyennant des
rencontres, des ateliers, la diffusion de la pratique de la Lectio
divina, la multiplication de l’expérience intéressante des délégués
de la Parole et d’autres activités pastorales en de nombreux
endroits. Il convient de souligner ici la mise en oeuvre
systématique et organique du Conseil épiscopal latino-américain,
CELAM, au cours de ces dernières années au travers du Centre de
Pastorale biblique, de la Fédération biblique catholique
internationale et d’autres organisations , sans oublier la précieuse
et constante collaboration des Sociétés bibliques unies qui nous
place dans une perspective oecuménique intéressante. Tous ces
efforts ont concouru, progressivement, à ce que la Bible soit plus
connue et plus vivante en Amérique Latine facilitant la rencontre
avec Jésus Christ et la communion dans l’amour.
[00192-03.04] [IN161] [Texte original: espagnol]
-
S.Exc. Mgr Fulgence MUTEBA MUGALU, Évêque de Kilwa-Kasenga
(RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
Mon intervention porte sur les numéros 48 et 53 du Document de
travail, en complémentarité avec les autres numéros, parlant du
processus de la communication de vérité et de l'utilisation des
médias dans l' annonce de la Parole de Dieu. Cette intervention a
pour finalité de mettre en évidence le caractère performatif, actif
et vivant de la Parole de Dieu. Elle a un double fondement.
Premièrement, elle se fonde sur le fait que Jésus a proc1amé le
message du salut avec autorité et compétence (Mt 7,29). Les apôtres,
puis les Pères de l'Eglise ont fait de même. Deuxièmement, avec le
Pape Jean-Paul II, il faut reconnaître que "le premier aréopage des
temps modernes est le monde de la communication ..."( JEAN-PAUL II,
cité dans le Document de travail n. 143). A l'instar d'Inter
mirifica, je préconise le bon usage des communications sociales dans
la proc1amation de la Parole de Dieu.
Je voudrais insister sur le fait que pour toucher davantage les
hommes et les femmes d'aujourd'hui, l'annonce de la Parole de Dieu
est invitée à composer de manière équilibrée avec la culture
médiatique. Il ne s' agit pas seulement de faire usage de ces médias,
ce qui me paraît évident et largement entamé en beaucoup de milieux
aujourd'hui, mais d'acquérir une saine culture médiatique dans la
démarche d'annoncer la Parole de Dieu. Cela revient à assumer Inter
mirifica et à écrire une nouvelle page des communications, celle en
rapport avec la nature de la Parole à proc1amer et respectueuse de
la dignité ainsi que de la liberté des auditeurs.
D'une part, je propose que ceux qui sont chargés d'annoncer la
Parole s'initient aux enjeux d'une communication efficace et que
cette initiation soit un chapitre de l'apostolat biblique. D'autre
part il me semble urgent qu'il nous faut exorciser la peur des
médias qui caractérisent beaucoup d'agents pastoraux, et inaugurer
ce que le Pape appelle, à bon droit, la " médiaéthique". L'heure me
semble venue de ne plus se contenter de dire avec Saint Paul "malheur
à moi si je n'annonce pas l'Evangile", mais "malheur à moi si je n'annonce
pas efficacement l'Evangile".
[00190-03.06] [IN163] [Texte original: français]
-
S.Exc. Mgr Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin (IRLANDE)
De nombreuses interventions ont traité de la situation culturelle
complexe dans laquelle l’homme d’aujourd’hui reçoit la proclamation
de la Parole de Dieu. Je parle en tant qu’Évêque d’un diocèse où, au
cours des dernières années, un climat de sécularisation s’est
infiltré dramatiquement et rapidement dans une culture qui, jusqu’à
peu de temps encore, la foi y était fortement présente. Il existe
encore, à la base, des éléments d’une culture religieuse
traditionnelle mais, malheureusement, pour beaucoup de personnes les
Écritures demeurent en réalité un territoire inexploré, presque
étranger.
Souvent je pense au récit évangélique, dans Marc au chapitre 6, de
la visite de Jésus dans sa ville, lorsque ses concitoyens, malgré
toutes les informations qu’ils possédaient sur lui et sur sa famille,
restèrent pris au piège d’une mentalité qui ne leur permettait pas
de parvenir à une compréhension de son message et de sa vraie
identité, au point que Jésus n’accomplit aucun miracle à cause de
leur manque de foi.
Un grand nombre de nos contemporains possèdent une certaine
connaissance de Jésus basée sur la catéchèse de leur enfance, mais
ils pourraient n’avoir jamais eu l’expérience d’une authentique
rencontre avec lui. Dans un climat de sécularisation, ce qui
superficiellement leur reste de cette connaissance religieuse, comme
cela s’est produit pour les concitoyens de Jésus, peut même
représenter un obstacle pour un développement plus approfondi de la
foi.
Mais l’épisode, dans Marc 6, ne se termine pas avec le rejet de
Jésus de la part des siens et son non accomplissement de miracles
pour eux. Significativement, Jésus rencontra un certain nombre de
malades et les guérit. La foi de ces malades est mise en net
contraste avec celle de ses concitoyens.
Dans les Évangiles, nous remarquons que la proclamation de la Bonne
Nouvelle de Jésus était accompagnée dans tant de nombreuses
occasions par sa sollicitude envers les malades et par la
consolation qu’il apportait à ceux qui vivaient dans l’affliction et
dans l’angoisse. La proclamation de la Parole et l’exercice de la
charité concrète vont de pair: dans un certain sens, les Écritures
ne peuvent être comprises qu’à travers une sorte d’herméneutique de
la charité.
Nos réponses pastorales, pour ouvrir plus largement l’accès à la
Parole de Dieu, doivent être différenciées. La lecture est devenue
toujours plus un passe-temps de la classe moyenne. Les plus pauvres,
bien que n’étant pas illettrés, ne lisent guère plus que les pages
sportives des journaux. Il faut, donc, trouver des modes nouveaux –
plus visuels que verbaux, plus basés sur l’expérience que purement
intellectuels – pour les introduire nouvellement dans une culture de
la parole.
[00189-03.03] [IN164] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Stanisław GĄDECKI, Archevêque de Poznań (POLOGNE)
Au numéro 55 du document de travail intitulé “Parole de Dieu, source
du dialogue entre chrétiens et juifs”, nous lisons: “Une attention
particulière doit être accordée aux relations avec le peuple juif.
Chrétiens et juifs sont tous enfants d'Abraham, enracinés dans la
même alliance, du fait que, fidèle à ses promesses, Dieu, n'a pas
révoqué la Première Alliance (cf. Rm 9,4; 11,29)”. Toutefois, ce
paragraphe ne touche pas à la question de l’unicité et de l’universalité
salvifique de Jésus Christ vis-à-vis du peuple juif.
Le refus de la mission chrétienne vis-à-vis des juifs.
D’une part, nous connaissons bien l’exposition de Dominus Jesus qui
déclare que la grâce de Dieu - qui, selon notre foi, est la grâce de
Jésus Christ - est à la disposition de tous. Par conséquent, l’Église
croit que le judaïsme, c’est-à-dire la réponse fidèle du Peuple juif
à l’alliance irrévocable de Dieu, est en soi source de salut, parce
que Dieu est fidèle à ses promesses.
Ainsi, la mission, au sens strict, ne peut être utilisée à propos
des Juifs qui croient au Dieu unique et vrai. Par conséquent, il n’existe
aucune organisation catholique de mission vis-à-vis des juifs.
Le caractère unique et l’université salvifique de Jésus Christ
D’autre part, il faut dire que de nombreux catholiques ne savent pas
comment faire concorder ce fait avec les témoignages provenant de l’époque
apostolique et qui attestent clairement l’existence d’une mission
apostolique vis-à-vis des juifs.
Dans le Nouveau Testament, la volonté salvifique universelle de Dieu
est strictement liée à l’unique médiation du Christ: “[Dieu] qui
veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la
connaissance de la vérité. Car Dieu est unique, unique aussi le
médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même,
qui s'est livré en rançon pour tous” (1Tm 2, 4-6).
C’est sur cette conscience du don du salut unique et universel
offert par le Père par l’intermédiaire Jésus Christ dans l’Esprit (cf.
Ep 1, 3-4) que “les premiers chrétiens se sont tournés vers Israël
pour lui montrer l'accomplissement du salut au delà de la Loi. Ils
se sont ensuite adressés au monde païen d'alors, qui aspirait au
salut par une pluralité de dieux sauveurs” (Dominus Jesus, 13). Bien
que connaissant les véritables raisons pauliniennes de l’endurcissement
des juifs vis-à-vis du Christ, nous n’avons pas encore une doctrine
ecclésiastique claire et officielle sur ce que pense vraiment l’Église
vis-à-vis de l’unicité et de l’universalité salvifique de Jésus
Christ par rapport au peuple juif qui devrait, justement, être
exposée à toute l’Église dans le document final au numéro 55.
[00198-03.04] [IN165] [Texte original: italien]
-
S.B.Em. Card. Nasrallah Pierre SFEIR, Patriarche d'Antioche des
Maronites, Chef du Synode de l'Église Maronite (LIBAN)
Je me réfère au n. 56 de l'Instrumentum Laboris qui traite du
dialogue religieux, et particulièrement des relations entre
chrétiens et musulmans. Cette relation entre les adeptes de ces deux
religions remonte loin dans l'Histoire du Liban, même jusqu'au début
de l'Islam c'est-à-dire au début du septième siècle.
Nous lisons dans l'Instrumentum Laboris que : "l'Église regarde
aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu UN, vivant et
subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de
la terre, qui a parlé aux hommes".
Ce même document cite la rencontre d'Assise qui a eu lieu en 1986,
et le Saint Père Benoît XVI dit à ce propos: "Nous. voulons
rechercher les voies de la réconciliation et apprendre à vivre en
respectant chacun l'identité de l'autre".
Le Liban se caractérise par cette convivialité islamo-chrétienne
depuis la parution de l'Islam, malgré quelques difficultés qui ont
jalonné leur histoire commune. Ces derniers temps, c'est-à-dire
depuis une quarantaine d'années, cette convivialité
islamo-chrétienne est devenue d'autant plus difficile que des
ingérences extérieures sont intervenues pour compliquer encore
davantage la situation. Nous ne voulons pas parler de politique,
mais nous relatons un fait. C'est que la situation des chrétiens du
Liban devient de plus en plus critique et difficile. Ils diminuent
en nombre, chaque année davantage. Depuis une quarantaine d'années,
il y aurait plus d'un million de libanais aussi bien des musulmans
que des chrétiens, qui ont quitté le pays pour aller s'installer
dans d'autres pays occidentaux. Si l'émigration continue en suivant
cette cadence, on peut se demander, sans être pessimiste, combien de
chrétiens restera-t-il dans cet Orient chrétien ou le Christ est né,
vécu, et mort sur la croix pour racheter le genre humain.
Malgré tout, nous ne pouvons pas désespérer. Quand on a la foi, on
doit, par ce fait même, avoir l'espérance. Dieu merci, nous avons la
foi et l'espérance, puisque nous continuons à avoir des
intercesseurs au ciel
[00197-03.02] [IN166] [Texte original: français]
-
S.Em. le Card. Godfried DANNEELS, Archevêque de Mechelen-Brussel,
Président de la Conférence Épiscopale (BELGIQUE)
Les obstacles rencontrés dans l’annonce de la Parole sont multiples:
difficultés de communication, culture et environnement sécularisés,
résistance et ignorance chez les auditeurs. Mais peut-être le plus
grand obstacle se situe-t-il dans le coeur de l’évangéliste même:
son manque de confiance et son ignorance quant aux lois de l'annonce
de l'évangile, qui sont différentes de celles du monde. Jésus y
répond en Mc 4 par trois paraboles et une comparaison tirée de la
vie quotidienne.
Parabole du semeur. Malgré tous les obstacles (épines, sentiers
battus, rochers) sur le champ à semer, il y a toujours quelque part
de la bonne terre qui portera du fruit. Semez donc : il y aura
toujours une moisson, mais vous ne savez pas nécessairement où. Mais
semez, dit Jésus.
Parabole du grain qui pousse tout seul. Tout paysan jette la semence
en terre, puis va se coucher. Durant la nuit il ne se lèvera pas
pour aller vérifier si ça germe. Car "d'elle même la semence produit
son fruit" dit Jésus. Le succès ne dépend nullement des soucis que
nous nous faisons, ni de notre hantise de vérification. Semez, dit
Jésus sans souci et avec beaucoup de patience: la moisson viendra.
Parabole du grain de sénevé. La plus petite des semences produit un
arbre plus grand que tous les autres et tous les oiseaux du ciel
pourront y faire leur nid. Dans le royaume de Dieu, il n'y a pas de
proportionnalité entre investissement et résultat comme c'est le cas
dans le monde bancaire des hommes. Semez, dit Jésus, même si le
grain semble si petit.
La lampe sur le candélabre. Si vous avez allumé une lampe, ne la
mettez pas sous le lit . Laissez- la briller pour tous. C'est de la
simple logique humaine et divine. Qui commence doit continuer, dit
Jésus. C'est la logique même.
Mais il y a des frères et soeurs, qui n'arrivent pas à percevoir la
simple lumière naturelle de la lampe: ce sont les aveugles et les
malvoyants. Pensez aussi à eux, dit Jésus. Assurez-leur un accès
plus facile à la parole de Dieu. Par d'autres moyens techniques.
[00194-03.02] [IN169] [Texte original: français]
-
S.Exc. Mgr Patrick Daniel KOROMA, Évêque de Kenema (SIERRA LEONE)
Je suis ici en tant que représentant de la Conférence Épiscopale de
Sierra Leone et de Gambie. Nous avons cherché à examiner les trois
parties du Document de travail.
Concernant la première partie: le mystère de Dieu qui nous parle, et
en particulier le chapitre II. La Bible comme Parole inspirée de
Dieu et sa vérité. Nous avons remarqué que l’affirmation diffuse
selon laquelle les catholiques ont un faible niveau de connaissance
de la Bible n’est plus vraie. Nous nous sommes concentrés en
particulier sur la deuxième partie: la Parole de Dieu dans la vie de
l’Église; la Parole de Dieu dans l’Ancien et dans le Nouveau
Testament et la Parole de Dieu qui s’est fait chair, qui est venue
parmi nous et qui continue à être entendue dans la proclamation de
la Parole, rendue visible dans la célébration des sacrements et dans
d’autres services ainsi que dans la vie de nos fidèles.
La Bible est le principal moyen au travers duquel nous cherchons la
direction de Dieu dans les différentes circonstances de notre vie,
le guide déterminant pour nos vies, ce que Dieu veut de nous et ce
que Dieu nous demande d’être.
Dans nos pays, nous avons vu que les personnes s’approchent de deux
manières de la Parole de Dieu:
1. au cours des célébrations liturgiques;
2. au sein de petites communautés chrétiennes et dans les groupes de
prière. C’est là que la Parole de Dieu est interprétée, la Bible
transformée de parole en esprit, de mémoire passée en événement
présent, qui donne un sens nouveau et porte à l’action.
Enfin, en tant que communauté d’évangélisation, nous avons observé,
dans la troisième partie, que la Parole de Dieu est centrale dans
l’oeuvre d’évangélisation, que la Bible devrait être au centre de
notre oeuvre d’évangélisation.
[00206-03.03] [IN170] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Evaristus Thatho BITSOANE, Évêque de Qacha's Nek,
Président de la Conférence Épiscopale (LÉSOTHO)
Un très petit nombre de nos jeunes du Lesotho a participé aux
Journées Mondiales de la Jeunesse de Cologne et de Sydney. Leurs
expériences, au travers du témoignage d’autres jeunes d’autres pays
catholiques du monde, les ont convaincus que la Parole de Dieu a une
réponse concernant de nombreux problèmes de la vie. Des programmes
télévisés et radiophoniques n’ont pas réussi à apporter des
solutions significatives et durables à leurs problèmes. Après avoir
interagi avec d’autres jeunes du monde entier, ils comprennent à
présent que le véritable amour et la véritable sollicitude envers
les autres, opposés à l’égoïsme, sont les seules choses qui leur
donnent une joie durable. Ils sont conscients que la majeure partie
de leurs tristes situations est le résultat direct de l’égoïsme. Ils
ont appris que l’unique manière pour changer la société est d’être
guidés par la Parole de Dieu. Nombre de ces jeunes sont désormais
disposés à aller dans différentes zones du pays afin de partager
leurs expériences avec d’autres jeunes.
Malheureusement, la Conférence, à cause du manque de fonds, n’est
pas en mesure de maintenir en activité le Département d’Apostolat
Biblique. La Conférence a cependant lancé une campagne visant à
recueillir des fonds dans le pays. Si cette campagne aura du succès,
la Conférence pourra gérer des programmes qui aideront les jeunes à
résoudre leurs problèmes en se fondant sur la Parole de Dieu.
Je suis convaincu que seuls les jeunes pourront s’aider
réciproquement et que le témoignage de ceux qui ont fait l’expérience
de l’amour de Dieu dans la Parole de Dieu pourra aider les autres.
Les jeunes sont les futurs leaders de nos pays et s’ils sont guidés
par la Parole de Dieu, ils peuvent aider nos pays à éviter les
désastres à l’avenir.
Le Saint-Père nous a donné un exemple avec ces Journées Mondiales de
la Jeunesse. Pour de nombreux jeunes de nos pays pauvres, il n’est
malheureusement pas possible d’y participer. Je pense, par contre,
qu’il serait possible d’organiser, au niveau diocésain ou national,
quelque chose de semblable aux Journées Mondiales de la Jeunesse au
cours desquelles les jeunes pourraient célébrer ensemble la force et
la joie de la Parole de Dieu.
[00201-03.03] [IN171] [Texte original: anglais]
-
S.Exc. Mgr Antony DEVOTTA, Évêque de Tiruchirapalli (INDE)
Je pense que les laïcs, qui sont notre plus grande richesse,
représentent l’espérance de l’Église dans le monde globalisé non
seulement pour leur rôle spécifique dans le renouvellement des
réalités temporelles (AG 2), mais aussi dans nos efforts pour
comprendre et interpréter la Parole de Dieu d’une manière
significative. Ayant reçus l’onction du Saint Esprit, l’Église toute
entière reçoit Son aide non seulement pour être préservée des
erreurs dans le domaine de la foi et de la morale (LG 12), mais
aussi, j’en suis certain, dans le processus de notre compréhension
et interprétation commune de la Parole de Dieu, plus ou moins
semblable au “sensus fidei”. Dans la Bible, Dieu non seulement parle,
mais il écoute aussi. Il écoute et il répond, comme on peut le voir
dans l’Ancien Testament, spécialement dans les Psaumes. Si c’est
ainsi, pourquoi nous, les guides de l’Église, ne pouvons-nous pas
écouter les laïcs, spécialement les pauvres, les opprimés et les
marginalisés?
Pour bénéficier d’une participation de qualité de la part des laïcs,
les guides de l’Église devraient considérer comme étant leur
priorité urgente de les éclairer et de les renforcer à l’aide d’une
catéchèse de pastorale biblique bien programmée, spécialement au
moyen des petites communautés chrétiennes, et des autres mouvements
et associations, où ils seront introduits à une “Culture de la Bible”.
Des fonds devraient lui être alloués, de la même manière que pour la
formation des séminaristes.
“Culture de la Bible” signifie que la vie quotidienne des personnes
est exposée et séduite par la force explosive, dynamique et créative
de Dieu (Is 6,8; Je 20,7; Ez 3,3). Les personnes et les communautés
sont mises au défi de transpercer (Ac 2,37) leur coeur avec un
glaive à deux tranchants (He 4,12). En Inde, cela veut dire que les
personnes et les communautés doivent être converties de toutes
formes de divisions, de caste, de langue et de rites, ainsi que de
toute forme de supériorité, dans leurs relations avec les autres
religions et traditions. De cette façon, émergera un témoignage
commun de l’Église dans sa mission, pour être un signe et un
instrument du Royaume de Dieu de justice, de paix et d’amour. L’Inde
a plus besoin de témoins que de maîtres, et si elle respecte les
maîtres c’est parce que ce sont des témoins (Pape Paul VI).
[00200-03.03] [IN172] [Texte original: anglais]
-
S.Em. le Card. Ivan DIAS, Préfet de la Congrégation pour
l'Evangelisation des Peuples (CITÉ DU VATICAN)
La Parole de Dieu est intimement liée à la mission qu’a l’Église de
proclamer la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur Jésus Christ et elle
est indispensable pour les deux aspects nécessaires à l’évangélisation:
l’inculturation et le dialogue interreligieux.
L’inculturation devrait porter la proclamation de l’Évangile dans
les cultures locales, mais aussi et surtout, devrait consister en
une évangélisation des cultures elles-mêmes à partir de l’intérieur.
Ceci vaut pour toutes les cultures, pour celles se trouvant en
terres de mission, mais aussi pour les cultures chrétiennes
traditionnelles qui ont été infectées par les dangereux virus de la
sécularisation, de l’indifférence spirituelle et du relativisme. De
tels virus tentent d’effacer toute référence à Dieu ou au surnaturel,
et de le remplacer par des valeurs mondaines et des modèles de
comportement qui ignorent sciemment le transcendant et le divin.
Loin de satisfaire les désirs ardents du coeur humain, ils
promeuvent une culture de la mort, autant physique que morale,
spirituelle ou psychologique, face à laquelle les deux institutions
vitales pour la société humaine – la famille et les jeunes – sont
particulièrement vulnérables. En étudiant et en assimilant
régulièrement la Parole de Dieu, les chrétiens peuvent grandir dans
l’“esprit du Christ” qui est le seul antidote aux virus
susmentionnés et peut transformer de l’intérieur les personnes et
les cultures, en les élevant du naturel au surnaturel, de l’humain
au divin.
La Parole de Dieu est également inestimable en ce qui concerne le
dialogue interreligieux. Dieu, Père de toute l’humanité, veut que
tous Ses fils soient sauvés et parviennent à la connaissance de la
vérité. Son Esprit Saint agit également en dehors des limites de l’Église
et laisse des “semences de Parole” – “semina Verbi”, tels que le
Concile Vatican II l’affirme – même dans les religions
non-chrétiennes, nous lançant le défi d’apprécier en eux “tout ce
qu’il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d’aimable, d’honorable”
(Ph 4, 8), et de faire que ces semences éclosent dans la Sainte
Personne de Notre Seigneur Jésus Christ. Cela fait écho aux paroles
de Jésus : Il n’était pas venu pour abolir la Loi et les prophètes,
mais les accomplir ; et c’est exactement ce qui advint quand Dieu
envoya l’Apôtre Pierre au centurion romain Cornelius, en l’invitant
à ne pas appeler impur ce que Dieu avait purifié, ou quand l’Apôtre
Paul prêchait le “Dieu inconnu” à l’Aréopage d’Athènes.
Ces deux grands Apôtres, Pierre et Paul, sont ensevelis ici, à Rome.
Quand les pèlerins chrétiens ont visité leurs tombaux dans les
premiers siècles, ils ont demandé en prière une grâce particulière :
recevoir la foi de Pierre et le coeur de Paul (fides Petri et cor
Pauli). Que l’étude assidue de la Parole de Dieu remplisse l’Église
de ces sentiments, si nécessaires à la proclamation de la Bonne
Nouvelle de Notre Seigneur Jésus Christ, l’unique Sauveur universel
de toute l’humanité.
[00208-03.05] [IN175] [Texte original: anglais]
AVIS
- CONFÉRENCE DE PRESSE
- BRIEFING POUR
LES GROUPES LINGUISTIQUES
- POOL POUR LA SALLE SU
SYNODE
- BULLETIN
- INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
-
HORAIRE D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
CONFÉRENCE DE PRESSE
À la Deuxième Conférence de presse sur les travaux de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques du 16 octobre
2008, à 12h45, participeront:
- S.Ém. le Card. William Joseph LEVADA, Préfet de la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi (CITÉ DU VATICAN), Président délégué de
la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Ém. le Card. George PELL, Archevêque de Sydney (AUSTRALIE),
Président délégué de la XIIe Assemblée Générale Ordinaire du Synode
des Évêques;
- S.Ém.le Card. Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL),
Président délégué de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode
des Évêques;
- S.Ém. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape
Coast, Président de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique
occidentale(A.C.E.A.O.) (GHANA), Président délégué de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin (IRLANDE), Membre
de la Commission pour l’Information de la XIIe Assemblée générale
ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Luis Antonio G. TAGLE, Évêque d’Imus (PHILIPPINES),
Membre de la Commission pour l’Information de la XIIe Assemblée
générale ordinaire du Synode des Évêques;
À la Troisième Conférence de presse sur les travaux de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques du 25 octobre
2008, à 12h45, participeront:
- S.Exc. Mgr. Laurent MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa,
Président de la Conférence épiscopale (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU
CONGO), Secrétaire Spécial de la XIIe Assemblée générale ordinaire
du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Gianfranco RAVASI, Archevêque titlualire de Villamagna
de Proconsolare, Président du Conseil Pontifical pour la Culture (CITÉ
DU VATICAN), Président de la Commission pour le Message de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de
Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso (CHILI), Vice-Président de la
Commission pour le Message de la XIIe Assemblée générale ordinaire
du Synode des Évêques.
BRIEFING POUR LES
GROUPES LINGUISTIQUES
Le septième briefing pour les groupes linguistiques se tiendra (dans
les lieux de briefing et avec les attachés de presse indiqués dans
le Bulletin N. 2) le mardi 14 octobre 2008 à 14h00 environ, au terme
de la Conférence de presse, tenue en la Salle Jean Paul II du Bureau
de Presse du Saint-Siège, portant sur la présentation de L’enquête
internationale sur la lecture de la Bible dans une perspective
oecuménique”.Nous rappelons aux opérateurs de l’audiovisuel (cameramen
et techniciens) et aux photo-reporters qu’ils sont priés de s’adresser
au Conseil Pontifical pour les Communications Sociales pour l’autorisation
d’accès (très limitée).
POOL POUR LA SALLE SU SYNODE
Le sixième “pool” pour la Salle du Synode sera formé pour la prière
d’ouverture de la Douzième Congrégation générale de mardi matin, 14
octobre 2008.
Les listes d’inscription aux pools sont à la disposition des
rédacteurs au Bureau Informations et Accréditations du Bureau de
presse du Saint-Siège (dans le hall d’entrée, à droite).
Nous rappelons aux opérateurs de l’audiovisuel (cameramen et
techniciens) et aux photo-reporters qu’ils sont priés de s’adresser
au Conseil Pontifical pour les Communications Sociales pour la
participation au pool dans la Salle du Synode.
Les participants aux pools sont priés de se rendre à 08h30 dans le
Secteur Presse, installé à l’extérieur de l’entrée de la salle Paul
VI, d’où ils seront appelés pour accéder à la Salle du Synode,
toujours accompagnés par un attaché du Bureau de presse du
Saint-Siège et du Conseil Pontifical pour les Communications
Sociales.
BULLETIN
Le prochain Bulletin N.19, nous publierons la “Liste des Errata”. Le
Bulletin suivant, N°20, concernant les travaux de la Treizième
Congrégation générale de la XIIe Assemblée générale ordinaire du
Synode des Évêques de demain matin, mardi 14 octobre 2008, sera à la
disposition des journalistes accrédités à la fin de la Congrégation
générale.
INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
Pendant la période synodale, une ligne d’informations téléphoniques
sera mise en place:
- +39-06-698.19 pour écouter le Bulletin ordinaire du Bureau de
presse du Saint-Siège;
- +39-06-698.84051 pour le Bulletin du Synode des Évêques du matin;
- +39-06-698.84877 pour le Bulletin du Synode des Évêques de l’après-midi.
HORAIRE D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
Le Bureau de Presse du Saint-Siège, à l’occasion de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synodes des Évêques appliquera l’horaire
suivant:
- Lundi 13 octobre et mardi 14 octobre: 09h00 - 16h00
- Mercredi 15 octobre: 09h00 - 20h00
- Jeudi 16 octobre e vendredi 17 octobre: 09h00 - 16h00
- Samedi 18 octobre: 09h00 - 19h00
- Dimanche 19 octobre: 10h00 - 13h00
- Du lundi 20 octobre au samedi 25 octobre: 09h00 - 16h00
- Dimanche 26 octobre: 09h00 - 13h00
Le personnel du Bureau Informations et Accréditations sera présent (dans
le hall d’entrée, à droite):
- du lundi au vendredi: 09h00-15h00- le samedi: 09h00-14h00
Les éventuelles modifications seront affichées dès que possible dans
la Salle des journalistes du Bureau de presse du Saint-Siège, dans
le Bulletin d’informations de la Commission pour l’information de la
XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, et dans le
secteur Communications de service du site Internet du Saint-Siège.
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