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20 - 14.10.2008
RÉSUMÉ
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TREIZIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (LUNDI 13 OCTOBRE 2008, APRÈS-MIDI)
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QUATORZIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (MARDI 14 OCTOBRE 2008, MATIN)
- AVIS
TREIZIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (LUNDI 13 OCTOBRE 2008, APRÈS-MIDI)
Dans l’après-midi d’hier, lundi 13 octobre 2008, s’est tenue la
XIIIe Congrégation Générale qui a pris la forme d’un pèlerinage des
Pères en la Basilique Saint-Paul-hors-les murs à l’occasion de l’Année
Paulinienne.
Par la suite, à 18h00, en la Basilique Saint-Paul-hors-les murs, les
Pères synodaux ont assisté, à l’invitation du Saint-Père Benoît XVI,
au concert donné par les Wiener Philharmoniker dédié à l’Année
Paulinienne et à la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des
Évêques.
QUATORZIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (MARDI 14 OCTOBRE 2008, MATIN)
- INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
- AUDITION DES AUDITEURS (II)
Aujourd’hui, mardi 14 octobre 2008, à 09h00, avec le chant de l’Heure
Tierce, en présence du Saint-Père, a débuté la Quatorzième
Congrégation générale, pour la continuation des interventions des
Pères synodaux en Salle sur le thème La Parole de Dieu dans la vie
et la mission de l’Église.
Le Président Délégué du jour était S.Ém. le Card. George PELL,
Archevêque de Sydney (AUSTRALIE).
Au cours de la pause de 10h30, le Saint-Père Benoît XVI a reçu en
audience les groupes des Carrefours de langue anglaise A et de
langue française A.
Au terme de la pause, à la reprise de la XIVe Congrégation Générale,
le Saint-Père Benoît XVI est intervenu avec une réflexion sur le
thème du Synode. En partant du travail qu’il a effectué pour porter
à terme la rédaction de son livre “Jésus de Nazareth”, le Saint-Père
s’est arrêté sur les critères fondamentaux de l’exégèse biblique,
sur les risques d’une approche séculariste et positiviste des
Saintes Écritures et sur la nécessité d’une relation étroite entre
exégèse et théologie.
Ensuite, a eu lieu l’Audition des Auditeurs (II).
À cette Congrégation générale, qui s’est conclue à 12h30 avec la
prière de l’Angelus Domini, étaient présents 241 Pères.
INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
À cette Quatorzième Congrégation générale sont intervenus les Pères
suivants:
-
S.Em.le Card. Tarcisio BERTONE, S.D.B., Secrétaire d'État (CITÉ DU
VATICAN)
-
S.B.Em. Card. Emmanuel III DELLY, Patriarche de Babylone des
Chaldéens, Chef du Synode de l'Église Chaldéenne (IRAQ)
-
S.Exc. Mgr Marian GOŁĘBIEWSKI, Archevêque de Wrocław (POLOGNE)
-
S.Exc. Mgr Petro Herkulan MALCHUK, O.F.M., Évêque titulaire de
Media, Évêque auxiliaire de Odessa-Simferopol (UKRAINE)
-
S.Exc. Mgr Ruy RENDÓN LEAL, Évêque Prélat d' El Salto (MÉXIQUE)
-
S.Exc. Mgr Angelo AMATO, S.D.B., Archevêque titulaire de Sila,
Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints (CITÉ DU VATICAN)
-
S.Exc. Mgr Marin BARIŠIĆ, Archevêque de Split-Makarska (CROATIE)
-
S.Exc. Mgr Javier ECHEVARRÍA RODRÍGUEZ, Évêque titulaire de Cilibia,
Prélat de la Prélature personelle de la Sainte Croix et de l'Opus
Dei
- S.Exc.
Mgr Kurt KOCH, Évêque de Bâle (SUISSE)
-
S.Exc. Mgr Joseph NGUYÊN CHI LINH, Évêque de Thanh Hóa (VIÊTNAM)
-
S.Exc. Mgr Juan MATOGO OYANA, C.M.F., Évêque de Bata (GUINÉE
ÉQUATORIALE)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de leurs interventions:
-
S.Em.le Card. Tarcisio BERTONE, S.D.B., Secrétaire d'État (CITÉ DU
VATICAN)
“Chers jeunes, je vous exhorte à devenir des familiers de la Bible,
à la garder à portée de la main, pour qu'elle soit pour vous comme
une boussole qui indique la route à suivre”. Telle est la conclusion
pratique du Message de Benoît XVI aux jeunes du Monde entier à l’occasion
de la Journée Mondiale de la Jeunesse de 2006. Cette consigne
confirme celle donnée à la JMJ de Cologne 2005 et est ultérieurement
développée dans une autre des interventions du Saint-Père sur la
Place Saint-Pierre le 6 avril 2006, en réponse à une question
directe posée par un jeune sur le sens de la Bible dans la vie d’un
jeune croyant.
C’est un triptyque qui manifeste une conviction précise du Pape:
dans le Livre Sacré dûment rencontré, la foi juvénile trouve une
orientation indispensable (la boussole), en faisant par ailleurs
attention à ce que la rencontre avec la Bible devienne une rencontre
avec le Christ.
Un fossé à dépasser
Prise à part, la Bible ne parvient pas à susciter, aux yeux d’un
jeune, d’autant plus si adolescent, une attraction et une affection
particulière. On enregistre, en effet, une indifférence
substantielle envers une foi qui est communiquée par le biais des
Écritures Saintes, ce qui n’est pas le cas pour une foi transmise au
contraire par le témoignage d’une personne croyante, et cette
indifférence s’accompagne d’un fort taux d’ignorance et surtout
d’une difficulté à en percevoir la valeur vitale. Parmi ceux qui n’entrent
pratiquement jamais en contact avec la Bible (et ils représentent
80% des Italiens), le nombre le plus élevé est constitué par la
tranche d’âge des adolescents, entre 14 et 19 ans. 13% seulement
considère que “quelqu’un qui croit en Dieu doit lire et méditer la
Bible ou d’autres textes sacrés”, plaçant cette lecture à la 11e
place – sur un total de 16 – ; 7% réalise “la prière en lisant,
méditant la Bible ou d’autres textes religieux” (cf. AA.VV. La
religiosità in Italia, Mondadori, Milano 1995).
Toutefois, on remarque chez nombre de ces jeunes une surprenante
disponibilité envers la Bible, et ce, non pas tant lorsque la
syntonie est atteinte, au moins au début, par l’autorité d’une page
biblique dite Parole de Dieu, mais plutôt lorsqu’elle l’est par l’intermédiaire
d’adultes qui les approchent comme des éducateurs patients et des
témoins crédibles du personnage le plus grand, à savoir la figure de
Jésus ; des personnes qui, en somme, lorsqu’elles parlent de la
Parole de Dieu, la montrent avant tout dans leur vie. Si l’adulte,
en tant qu’éducateur-ami, parvient à se faire ouvrir la porte du
coeur du jeune, alors l’Écriture se propose comme un don qui porte
en soi toutes les qualités de la Parole de Dieu selon la
codification biblique, avec une caractérisation toute particulière
pour l’âme juvénile. Ainsi le jeune grandira et appréciera la place
centrale que les jeunes ont dans la Bible et, en particulier, dans
les Évangiles ; il mettra Jésus dans son “journal de l’âme” (nous en
avons de nombreux exemples dans les journaux intimes des jeunes); il
appréciera également toutes les images sportives présentes dans la
Bible ayant des applications originales dans la vie vertueuse (Ex.
Michel Quoist).
Conclusion.
De la longue intervention susmentionnée de Benoît XVI sur la Place
Saint-Pierre, qui étonna un peu tout le monde par sa clarté et sa
charge de conviction, nous retenons une pédagogie de l’approche que
le Saint-Père lui-même a ainsi synthétisé: “Je pense que nous devons
apprendre ces trois éléments: lire dans un dialogue personnel avec
le Seigneur; lire accompagnés par des maîtres qui ont l’expérience
de la foi, qui sont entrés dans l’Écriture Sainte; lire au sein de
la grande communauté de l’Église, dans la Liturgie de laquelle ces
événements deviennent toujours à nouveau présents, dans laquelle le
Seigneur parle à présent avec nous, afin que nous entrions toujours
plus dans l’Écriture Sainte, dans laquelle Dieu parle réellement
avec nous aujourd’hui”.
[00250-03.03] [NNNNN] [Texte original: italien]
-
S.B.Em. Card. Emmanuel III DELLY, Patriarche de Babylone des
Chaldéens, Chef du Synode de l'Église Chaldéenne (IRAQ)
Je suis un fils de la terre d’Abraham, l’Iraq. Je suis sûr que la
plus grande partie de cette assemblée bénie désire avoir quelques
informations sur la situation de l’Iraq, de ce pays torturé et
ensanglanté.
Ma parole ne sera pas une lecture politique, mais un bref retour en
arrière d’un père qui, depuis un demi siècle, vit avec ses fils
spirituels, et qui voit souffrir et mourir ses citoyens. Qui ressent
le devoir sacré de défendre les droits de l’Église et de ses fidèles,
et la tâche d’avertir les responsables de suivre les voies justes de
la paix et de la sécurité. Disons la vérité: on a tout essayé pour
obtenir la paix et la tranquillité pour le pays.
La situation dans certaines parties de l’Iraq est désastreuse et
tragique. La vie est un calvaire: la paix et la sécurité manquent,
tout comme les éléments basilaires viennent à manquer dans la vie de
tous les jours. L’électricité, l’eau et l’essence continuent à
manquer, la communication téléphonique est toujours plus difficile,
des routes entières sont bloquées, les écoles fermées et toujours en
danger, les hôpitaux fonctionnent avec un effectif réduit, les
personnes craignent pour leur propre sécurité. Tout le monde redoute
les enlèvements, les séquestrations et les intimidations. Que dire,
ensuite, de tous ces enlèvements injustifiables qui se succèdent
chaque jour, causant des dommages à des familles entières et les
privant souvent de leurs êtres chers, bien qu’ayant déboursé des
dizaines de milliers de dollars pour une libération qui n’a jamais
eu lieu. Sans parler du nombre toujours croissant de morts causés
par les voitures piégées et par les kamikazes qui endossent des
ceintures explosives.
Vivre la parole de Dieu signifie, pour nous, la témoigner aussi au
prix de notre vie, comme cela est arrivé, et arrive, jusqu’à présent
avec le sacrifice des évêques, des prêtres et des fidèles. Ils
continueront à être en Iraq, forts dans la foi et l’amour du Christ
grâce au feu de la parole de Dieu. Pour cela, je vous supplie de
prier pour nous et avec nous le Seigneur Jésus, Verbe de Dieu, et de
partager notre préoccupation, nos espérances et la douleur de nos
blessures, afin que la Parole de Dieu faite chair demeure dans son
Église, et ensemble avec nous, comme bonne nouvelle et comme soutien.
16 de nos prêtres et deux évêques ont été enlevés et relâchés après
une très forte rançon. Certains d’entre eux appartiennent à la foule
des nouveaux martyrs qui, du Ciel, prient aujourd’hui pour nous: l’archevêque
de Mosul, Faraj Rahho, père Raghid Ganni, deux autres prêtres et six
autres jeunes.
[00223-03.03] [IN191] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Marian GOŁĘBIEWSKI, Archevêque de Wrocław (POLOGNE)
Depuis quelques décennies, la méthode historico-critique reste une
approche à la Bible dominante dans l’exégèse. Cette méthode a été
positivement très fructueuse pour l’étude de la Bible. Cependant,
l’on sait aujourd’hui qu’elle est insuffisante. C’est pourquoi, au
cours de ces dernières années, d’autres méthodes de recherche sur le
texte inspiré se sont développées. Parmi celles-ci, les méthodes
linguistiques – la narrative et la structurelle – ainsi que la
lecture de la Bible dans l’esprit de la psychologie la plus
profonde, deviennent plus importantes. La demande de traiter toutes
les méthodes comme complémentaires, et ne pas en traiter quelqu’une
comme dominante, semble juste. Ainsi, les résultats de la recherche
exégétique révèlent aux yeux du lecteur le sens pluridimensionnel du
fragment analysé. Ils permettront de découvrir un grand nombre de
significations et ne se limiteront pas à une seulement. Il en
résulte, cependant, que la tâche de l’exégète ne finit pas avec la
découverte du sens pluridimensionnel du fragment analysé (littéral,
historique, symbolique, allégorique ou spirituel). Il reste une
demande très pratique: comment relier avec la vie de chaque fidèle
et d’entières communautés ecclésiales ce texte dont la signification
a désormais été découverte? Comment passer du texte à la vie, et de
la vie au texte? Le lecteur contemporain de la Bible requiert, de la
part des exégètes et des théologiens, qu’ils sachent tirer des
principes et des critères de l’Écriture, ces derniers devant être
normatifs dans chacun des domaines de la vie personnelle et
communautaire. À ce propos, les plus importants concerneraient les
principes et les critères d’ordre général; de ceux-ci, il faudrait
en tirer les principes plus détaillés, capables de répondre aux
questions morales posées par les bioéthiciens, les écologistes, les
médecins, les psychologues, les sociologues et également les
politiciens. Le mouvement en direction inverse est également
important: de la vie à la Bible. La demande devient toujours plus
évidente pour que non seulement l’homme croyant lise la Bible, mais
aussi pour que la Bible devienne le facteur interprétatif de sa vie,
c’est-à-dire que la Bible “lise” la personne humaine. L’homme
croyant non seulement devrait savoir tirer de la lecture de la
Sainte Écriture les principes de son agir, mais il devrait savoir
aussi se regarder dans la Bible comme dans un miroir.
[00218-03.03] [IN186] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Petro Herkulan MALCHUK, O.F.M., Évêque titulaire de
Media, Évêque auxiliaire de Odessa-Simferopol (UKRAINE)
Dans mon intervention, je me référerai au point n° 21 dans lequel il
est dit qu’à la lumière du Concile Vatican II et du Magistère
successif, il faut prêter une nécessaire attention et une réflexion
spécifique aux sens bibliques, c’est-à-dire aux sens
historico-littéral et théologico-spirituel.
Une réalité dans laquelle se trouvent les destinataires de la Parole
nous montre que les uns découvrent le sens historico-littéral et s’y
arrêtent, les autres, en revanche, parviennent à découvrir le sens
théologico-spirituel. Le point central de mon intervention est donc
le sens théologico-spirituel.
Déjà saint Jérôme a déclaré et Vatican II a répété : “Les divines
écritures doivent être lues et interprétées avec l’aide du même
Esprit Saint par l’intermédiaire duquel elles furent écrites”.
Même si cela semble ridicule, il arrive parfois que les personnes
appelées au service de la Parole puissent lui faire obstacle. Le
Rosaire tous les jours avant la Messe? Non! Il y a le mois d’octobre.
C’est à ce moment-là qu’on prie le rosaire. Qui donc a vu prier le
Chemin de Croix tous les jours de Carême? Le vendredi suffit. Se
confesser chaque mois? Non, une fois par an suffit! Ainsi viennent à
manquer la Parole priée et la Parole qui vivifie, c’est-à-dire le
sacrement de la Confession.
Voici combien se révèle actuelle l’admonition de saint François à
ses frères: “La lettre tue, mais l’esprit fait vivre. La lettre tue
ceux dont la curiosité s’arrête aux mots du texte; ce qu’ils veulent,
c’est paraître plus savants que les autres. L’esprit de la sainte
Écriture fait vivre ceux qui n’attribuent pas à leur valeur
personnelle la science qu’ils possèdent ou désirent posséder, mais
qui, par la parole et par l’exemple, en font hommage au Très haut
Seigneur Dieu à qui appartient tout bien”.
Ma proposition vise donc à prêter une plus grande attention non
seulement aux documents officiels de l’Église, mais surtout à donner
au sacrement de la Réconciliation la place qui lui revient dans la
pastorale. En faire usage et le mettre au service spécialement dans
les séminaires et dans l’activité pastorale. L’analyse met en
évidence le fait que dans les communautés, et spécialement dans les
paroisses dans lesquelles la Confession manque, la fréquence diminue
et la spiritualité devient moins profonde.
[00219-03.03] [IN187] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Ruy RENDÓN LEAL, Évêque Prélat d' El Salto (MÉXIQUE)
La Parole de Dieu, nous la trouvons, en premier lieu, dans la Sainte
Écriture, lorsqu’elle est accueillie et présentée dans la prière.
Dieu nous parle aussi à travers les oeuvres créées, ainsi qu’à
travers la Liturgie, surtout la Célébration eucharistique. D’autres
présences de cette Parole salvifique, nous les trouvons dans les
événements, dans le Magistère de l’Église et dans notre prochain,
surtout dans le plus pauvre, dans celui qui souffre.
1. Trouver et écouter la Parole. L’Église doit favoriser, dans sa
Pastorale, la lecture et la connaissance de la Bible. Nous tous, les
baptisés, nous devons nous engager à susciter, en nous et dans les
autres, une rencontre profonde avec Jésus Christ, Parole éternelle
du Père, afin de réaliser une forte expérience de Dieu et une
conversion authentique. Cette rencontre avec la Parole exige une
écoute attentive, avec le coeur.
2. Prier et célébrer la Parole. À travers différentes méthodes, en
particulier la Lectio divina, la Parole, présentée dans la prière,
se transforme pour nous en source d’eau vive. De même, dans la
Liturgie de la Parole, bien préparée et bien célébrée, de chacune
des Célébrations sacramentelles, la Parole proclamée est, avec sa
force salvifique, capable de transformer la vie des croyants.
3. Vivre et transmettre la Parole. La société contemporaine exige,
de la part des chrétiens, un témoignage de ce que nous sommes et de
ce que nous faisons. Il ne suffit pas de nous appeler chrétiens
catholiques, bien plus, il ne suffit pas de prier et de participer
aux Sacrements. Le témoignage d’unité et de vie cohérente avec l’Évangile
devraient être le signe distinctif de tous les baptisés.
L’engagement à partager notre expérience de foi, nous conduira, sans
aucun doute, à transmettre aux autres, avec nos paroles, nos oeuvres
et nos attitudes, la Parole de Dieu.
[00209-03.03] [IN177] [Texte original: espagnol]
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S.Exc. Mgr Angelo AMATO, S.D.B., Archevêque titulaire de Sila,
Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints (CITÉ DU VATICAN)
Jésus dit: “je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez
soulagement pour vos âmes” (Mt 11, 29). Pendant deux millénaires,
des hommes et des femmes, grands et petits, savants et innocents, en
Orient comme en Occident, se sont mis à l’école du Seigneur Jésus,
qui a fait résonner dans leur esprit et dans leur coeur un
commandement sublime : “soyez parfaits comme votre Père céleste est
parfait” (Mt 5, 48). Le but à atteindre n’est pas une perfection à
mesure d’homme, mais la hauteur de la perfection divine. Avec
simplicité et humilité, même des jeunes – comme Saint Domenico
Savio, quatorze ans, ou comme Laura Vicuña, treize ans – ont pris au
sérieux l’invitation du Seigneur et se sont faits saints.
Leur bibliothèque était composée essentiellement par la vie et par
la Parole de Jésus : heureux les pauvres, heureux les affligés,
heureux les doux, heureux les affamés et assoiffés de la justice,
heureux les miséricordieux, heureux les coeurs purs, heureux les
artisans de paix, heureux les persécutés. Les saints, comprenant que
les béatitudes sont l’essence de l’Évangile et le portrait même de
Jésus, l’ont imité.
Quatre nouveaux saints ont été canonisés hier appartenant à trois
continents différents. Parmi eux, une jeune religieuse, Soeur
Alfonsa Muttathypadathu, la première sainte indienne, une figure
noble de femme joyeuse et forte. Même la perfection de sa sainteté a
été mesurée à la Parole de Jésus: “Si quelqu’un veut venir à ma
suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il
me suive” (Mc 8, 34). Soeur Alfonsa a accepté ses infirmités
physiques et ses tourments moraux – comme l’incompréhension et le
mépris – en vivant sine glossa sa via crucis personnelle à la suite
du Seigneur Jésus. Au terme de sa brève existence, Soeur Alfonsa
pouvait répéter avec saint Paul : “En ce moment je trouve ma joie
dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète en ma
chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est
l’Église” (Col 1, 24). Comme hier, les fidèles qui, quotidiennement,
font des paroles de Jésus chair et sang, sont encore aujourd’hui
innombrables. Et ils se sanctifient.
[00214-03.03] [IN182] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Marin BARIŠIĆ, Archevêque de Split-Makarska (CROATIE)
Dans l’Église qui est en Croatie, depuis le IXe siècle, c’est la
langue populaire qui est utilisée dans la liturgie. La rencontre
entre la Parole de Dieu et la langue populaire se reflète dans la
parole croate “pošteno” – qui signifie honnête, humain, sincère et
juste – et provient étymologiquement de “po-štenju” qui signifie “selon-la-lecture”.
La norme de la vie humaine provenait justement de la lecture et de
l’écoute attentive de la Parole de Dieu (Document de travail, n°27).
Ce style de vie humaine et chrétienne provient de la Parole de Dieu,
dont l’identité se reflète et s’exprime dans l’Église à l’écoute, l’Église
en prière et l’Église en service.
– À la Parole de Dieu correspond et répond l’Église à l’écoute, qui
est capable d’entendre les problèmes spécifiques de notre époque (cf.
GS 1), comme d’adresser la parole adéquate et nécessaire au monde et
à la culture d’aujourd’hui (cf. GS 40-45).
– La puissance créatrice et rénovatrice de la Parole doit être
découverte de manière particulière dans la célébration liturgique.
Partant de cette source, la Parole se diffuse dans la quotidienneté
de la vie.
– Ce que l’Église écoute et célèbre se traduit dans sa mission
évangélisatrice. La plénitude de la joie qui vient de l’écoute
obéissante et de la célébration de la Parole de Dieu ne peut pas
nous rendre muets, mais nous transforme en protagonistes confiants
dans la crédibilité de l’Évangile, pour vivre “pošteno” – selon la
lecture.
[00215-03.02] [IN183] [Texte original: italien]
-
S.Exc. Mgr Javier ECHEVARRÍA RODRÍGUEZ, Évêque titulaire de Cilibia,
Prélat de la Prélature personelle de la Sainte Croix et de l'Opus
Dei
Dans la vie des saints, la rencontre avec la Parole de Dieu à
travers la lecture de la Sainte Écriture a produit un changement
radical dans l’existence. Nous tous, mais aussi nos prêtres et nos
laïcs, devons chercher à avoir une soif profonde de Jésus Christ, et
vivre chaque scène de l’Évangile comme si nous étions un personnage
parmi d’autres. À son interlocuteur croyant, la Bible demande une
réponse précise: la réponse de la prière. Dans le sacrement de la
Confession, nous devrions, nous les pasteurs, recommander souvent
aux fidèles la lecture de l’Évangile, leur enseigner à participer –
étant donné que c’est dans la lecture que l’Évangile nous est
raconté – et inviter les pénitents à offrir, eux aussi, ce même
conseil à leurs collègues, aux membres de leurs familles et à leurs
amis. Il ne suffit pas de méditer des idées ou des scènes qui
puissent susciter notre admiration pour la vérité, la bonté ou la
beauté qu’elles reflètent ; il faut plutôt que nous tous, les
chrétiens, en tant que saints, nous essayions de porter ces textes
dans notre vie personnelle de tous les jours pour la transformer.
Les femmes et les hommes ont de plus en plus besoin, non pas de
simples paroles éphémères et vaines, mais de la Parole de Dieu, la
seule capable de donner une signification authentique à la vie. Il
faudrait promouvoir des initiatives qui diffuseraient parmi les
fidèles cette attitude de prière et de recueillement intérieur face
à l’Évangile, pour faire en sorte qu’elle ait une retombée véritable
dans notre vie quotidienne. Je pense, par ailleurs, qu’il faudrait
soigner la lecture bien faite, c’est-à-dire véritablement vécue, des
textes de la Messe, non pas en les déclamant, mais avec la certitude
que c’est Dieu qui parle aux fidèles et à la communauté.
[00220-03.03] [IN188] [Texte original: italien]
- S.Exc. Mgr
Kurt KOCH, Évêque de Bâle (SUISSE)
“L'Église a toujours témoigné son respect à l’égard des Écritures,
tout comme à l’égard du Corps du Seigneur lui-même” (DV21). En
général, cette orientation n’a été encore que trop peu reçue par la
conscience religieuse, comme il en ressort surtout de quatre points
centraux actuels.
1. En Suisse et en Europe, en général, une grande partie des membres
de l’Église ont, de fait, le statut de catéchumènes baptisés, à qui
non seulement le langage de la foi de l’Église est étranger, mais
aussi le monde biblique. Aussi, aujourd’hui, non seulement de
nouvelles voies pour accéder à la Parole de Dieu ne suffisent pas,
mais c’est la pastorale tout entière qui doit être, d’une manière
plus décisive, une pastorale de l’évangélisation car elle ne peut
pas continuer à être seulement une pastorale de la “sacramentalisation”.
2. On ne peut parler de la Sainte Écriture que si l’on parle aussi
de l’Église comme son propre sujet. Ici, l’on touche au point
central du problème oecuménique. Dans ce domaine, ce n’est qu’en
superficie que la discussion concerne les institutions
ecclésiastiques, telles que le magistère et le ministère lui-même.
La question controverse est celle du rapport entre la Parole de Dieu
et les témoins officiellement chargés de cette Parole.
3. Non seulement dans la conscience générale de la foi, mais aussi
dans les réflexions, on perçoit de plus en plus des tendances
marcionistes, du fait que l’unité de l’Ancien et du Nouveau
Testament semble s’être fragilisée. Le christianisme pourrait,
cependant, apprendre beaucoup du judaïsme, comme par exemple une
approche moins forcée à l’Écriture et à la tradition, car, pour les
juifs, la Bible juive n’est pas seulement un livre imprimé, mais
bien une réalité vivante.
4. Dans le dialogue interreligieux, on parle aujourd’hui très
ouvertement des Saintes Écritures des hommes. On oublie, de cette
façon, que le christianisme n’est pas, avant tout, une religion du
Livre, comme le judaïsme et l’islam. En effet, la Parole de Dieu est
une Personne, le Fils de Dieu fait chair, et précède donc la Sainte
Écriture. Sans un rapport intime d’amitié avec cette Personne, même
la lettre de la Sainte Écriture reste muette. La représentation de
la Parole de Dieu, dans la vie de l’Église, se fonde donc, et se
manifeste, avec le renouvellement de la foi dans le Christ aujourd’hui.
[00221-03.04] [IN189] [Texte original: allemand]
-
S.Exc. Mgr Joseph NGUYÊN CHI LINH, Évêque de Thanh Hóa (VIÊTNAM)
Vendredi dernier, mon cher confrère vietnamien, son excellence
Joseph Vo duc Minh, vous a présenté sommairement l’histoire de l’évangélisation
de notre peuple. Je me permets de continuer son rapport en me
référant au numéro 28 de l’Instrumentum Laboris parlant du rôle de
soutien de la Parole de Dieu dans l’histoire de l’Église, afin de
vous illustrer comment ce rôle s’est réalisé dans la vie de l’Église
au Vietnam.
L’Évangile a été pour la première fois proclamé sur notre terre au
début du 16e siècle dans le contexte douloureux d’une guerre interne
entre deux royaumes de frères ennemis. Merveilleusement grâce à
cette coïncidence, elle est devenue une grande consolation pour les
premiers baptisés et depuis, ne cesse jamais d’être le soutien moral
et spirituel, le principe d’enrichissement pour l’Église au Vietnam,
une des Églises les plus éprouvées par des persécutions sanglantes
et consécutives. Embarqués dans une telle histoire tissée de haine,
de guerres idéologiques et de restrictions discriminatoires, nos
chrétiens sont de plus en plus convaincus que seule la Parole de
Dieu peut les garder dans l’amour, la joie, la paix, la communion et
la tolérance.
Il m’est douloureux de vous dire que le Vietnam, jusqu’ici, occupe
le premier rang des avortements. Cette catastrophe pourtant,
paradoxalement, a suscité le mouvement “pro vita”chez les
catholiques, consistant surtout à aller chercher des bébés avortés
dans les hôpitaux, les baptiser s’il y a encore un petit signe de
vie, de créer des cimetières pour les enterrer. Au début, cet acte a
été accusé par les autorités civiles et les responsables
hospitaliers comme des crimes demandant que les catholiques devaient
agir clandestinement. Maintenant, on n’autorise pas encore, mais on
le tolère. Quelques cinéastes en font même des films documentaires
et des reporters en font éloge sur les médias. Pourquoi ce progrès ?
Réponse : on reconnaît mieux le témoignage des chrétiens, ceux qui
vivent de la Parole et sous la lumière de cette Parole, on respecte
la vie. Je voudrais répéter cette conviction dont parle Gaudium et
Spes, au numéro 44 “l’Église reconnaît que, de l’opposition même de
ses adversaires et de ses persécuteurs, elle a tiré de grands
avantages et qu’elle peut continuer à le faire”.
Un autre signe mérite d’être mentionné pour montrer que la Parole de
Dieu continue à soutenir l’Église au Vietnam. Il s’agit de la
conversion en masse des milliers de personnes des minorités
ethniques peu de temps après la canonisation des 117 Martyrs du
Vietnam en 1988. Ce qui est curieux c’est que plusieurs ont avoué
qu’ils ont écouté la Radio Protestante à Manille, aux Philippines,
mais se convertissent au catholicisme au Vietnam. Ainsi, les
Protestants sèment et les catholiques moissonnent. La Parole de Dieu
résonnant de très loin, en atteignant leurs oreilles, est devenu
source de l’espérance pour ces gens perdus dans les montagnes,
privés de tout et sans avenir.
En conclusion, je voudrais, en tant que chrétien vietnamien, répéter
cette conviction que dans les persécutions, notre plus grande grâce
est la fidélité à la Parole de Dieu.
[00249-03.02] [IN197] [Texte original: français]
-
S.Exc. Mgr Juan MATOGO OYANA, C.M.F., Évêque de Bata (GUINÉE
ÉQUATORIALE)
Géographiquement, la Guinée Équatoriale occupe une position
privilégiée qui, déjà au XVe siècle, facilita l’arrivée de quelques
missionnaires. Seulement quatre siècles plus tard, les
évangélisateurs purent s’établir d’une manière stable dans le pays,
dont les petites dimensions leur permirent d’apporter facilement la
Parole à tous ses habitants.
Une fois passée la période de la première évangélisation, nous avons,
comme les autres populations, affronté le défi d’approfondir la
Bonne Nouvelle que nous avions reçue. Et plus concrètement: comment
faire pour que la lumière de l’Évangile éclaire nos racines
culturelles, notre tradition, pour parvenir à l’“homme nouveau”
auquel le Christ nous appelle. Et comment faire pour sortir, avec
tous nos frères, de la pauvreté et aller vers de meilleures
conditions de vie, sans pessimismes fatalistes ni matérialismes
égoïstes, et vivre avec la dignité des fils de Dieu. Dans ce double
engagement, les voix et les réalités ne manquent pas qui, s’érigeant
comme guides, offrent divers attraits, avec la prétention d’être la
solution appropriée à chaque moment. Mais leurs propositions se
succèdent les unes après les autres, car aussitôt elles se révèlent
aussi incomplètes qu’éphémères.
La Parole autorisée. Être chrétien en fonction de ses racines et de
ses traditions culturelles, requiert de les éclairer avec l’Évangile.
Et cela est possible seulement lorsque l’on suit d’une manière
décisive les pas de celui qui enseigna à évaluer d’une manière
adéquate ces deux réalités. C’est pourquoi, il est affirmé, d’un
côté: “N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les
Prophètes...” (Mt 5,17), et de l’autre, “Vous avez entendu qu’il a
été dit..., Eh bien ! moi je vous dis...” (Mt 5,21 ss).
De la même manière, sortir de la pauvreté, en solidarité avec nos
frères, en nous éloignant tant du pessimisme fataliste que du
matérialisme égoïste, suppose un fondement consistant en Celui qui
enseigna: “Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur” (Lc
12,34).
La tâche permanente des évangélisateurs. Nous devons, donc, imiter
le Semeur qui sème avec abondance les grains de la Parole (cf. Mt
13,1 ss). De plus, nous devrions faire nôtre la requête du vigneron
qui demande de nouvelles opportunités et qui s’offre pour développer
de nouvelles stratégies, pour favoriser plus intensément la
croissance de la graine semée et, par conséquent, pour pouvoir
attendre avec une foi active le fruit correspondant (cf. Lc 13,8-9).
[00210-03.03] [IN178] [Texte original: espagnol]
AUDITION DES AUDITEURS (II)
À cette Quatorzième Congrégation générale sont intervenus les
Auditeurs et Auditrices suivants:
-
M. Andrea RICCARDI, Fondateur de la Communauté de Sant'Egidio
(ITALIE)
-
Mme Maria VOCE, Présidente du Mouvement des "Focolari" (ITALIE)
-
M. Luis Fernando FIGARI RODRIGO, Supérieur du "Sodalitium Vitae
Christianae" (PÉROU)
-
Mme Michelle MORAN, Président du Conseil de le Service de Renouveau
Charismatique Catholique Intenational, (I.C.C.R.S.) (ANGLETERRE)
-
Prof. Thomas Hong-Soon HAN, Professeur d' Economie près le "College
of Business and Economics, Hankuk University of Foreign Studies"
(Seoul); Président du Conseil de l'Apostolat des Laïcs Catholiques
(CORÉE)
-
Soeur Evelyne FRANC, F.d.C., Supérieure Générale des Filles de la
Charité de Saint Vincent de' Paoli (FRANCE)
-
Prof. Rafael Chainarong MONTHIENVICHIENCHAI, Vice-Chancellier de
l'Université de St.John, Bangkok (THAÏLANDE)
-
M. Moysés Louro DE AZEVEDO FILHO, Fondateur et Modérateur Général de
la Communauté Catholique Shalom (BRÉSIL)
-
Mme Ewa KUSZ, Présidente de la Conference Mondialedes Institus
Séculiers (C.M.I.S.) (ITALIE)
-
Soeur Jocelyne HUOT, S.F.A., Présidente Générale du Mouvement "Les
Brebis de Jésus", Québec (CANADA)
-
Mme Agnes Kam Leng LAM, Présidente de l'Association Catholique
Biblique de Hong Kong (CHINE)
-
Mme Teresa Maria WILSNAGH, Directrice Régionale de la Fondation
Biblique Catholique, "Catholic Bible Foundation" (C.B.F.), Cape
Town, Durban, Johannesburg (AFRIQUE DU SUD)
-
M. Amel Diockel SARR, Catéchiste de l'Archidiocése de Dakar
(SÉNÉGAL)
-
M. Daniele BOSCARO, Guide-Chef de l'Association "Guide et Scouts
Catholiques Italiens"(A.G.E.S.C.I.), Padove (ITALIE)
-
Soeur M. Clare MILLEA, A.S.C.J., Supérieure Générale des Apôtren du
Sacré- Coeur de Jésus (ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE)
-
Soeur M. Viviana BALLARIN, O.P., Supérieure Générale des Soeurs
Doménicanes de Sainte Catherine de Siéne, Présidente de l'Union des
Supérieures Majeures d'Italie (U.S.M.I.) (ITALIE)
-
Mme Natalja FEDOROVA BOROVSKAJA, Professeur près l'Universitè d'État
Humaniste Russe; Professeur près l'Accadémie Russe des Beaux Arts
(FÉDÉRATION RUSSE)
-
Mme Silvia SANCHINI, Présidente Nationale Feminine de la Fédération
Catholique Universitaire Italienne (F.U.C.I.) (ITALIE)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de leurs interventions:
-
M. Andrea RICCARDI, Fondateur de la Communauté de Sant'Egidio
(ITALIE)
Grégoire le Grand nous enseigne que la Parole croît avec celui qui
la lit. Elle éclaire les pauvres, elle nous conduit à comprendre que,
leur être proches c’est l’être aussi au Christ lui-même. Elle fait
émerger la dimension structurante du chrétien: le disciple. Il l’est
devenu sur la Mer de Galilée, en écoutant Jésus, avant d’être appelé
chrétien à Antioche. À une époque de tourbillonnement de paroles, la
Parole fait mûrir dans le silence. Du silence ressort une prière qui
garde le monde. Parfois la Parole est enchaînée par des projets, une
tendance à se mettre en avant, des lectures idéologiques. Aujourd’hui
les personnes sont dépaysées ; elles ont peur de l’avenir. Parlons
des difficultés d’évangéliser. Mais les personnes veulent écouter.
Comment les aider ? En nous nourrissant nous-mêmes de la Parole de
Dieu. Le peuple sent celui qui l’aime. On ne sent pas ce goût dans
certains chrétiens, ni même dans certains ministres de la Parole. Il
suffit d’écouter certains sermons. Pour tous, une seule façon : l’assiduité
de la lecture durant toute une vie. Celui qui écoute la Parole, sait
aussi parler aux coeurs. Évangéliser n’est pas une technique, mais
un débordement de la Parole. Le Synode peut être le moment opportun
pour faire mûrir, dans le peuple de Dieu, une saison d’amour pour
les Écritures. Forts d’un siècle de culture biblique, le temps n’est-il
pas enfin venu de développer, au sein du peuple de Dieu, la dévotion
à la Page sacrée ? L’homme et la femme chrétiens deviendront alors –
dit Jean Chrysostome – “simples avec intelligence” dans un monde
complexe.
[00226-03.04] [OD003] [Texte original: italien]
-
Mme Maria VOCE, Présidente du Mouvement des "Focolari" (ITALIE)
Depuis l’aube du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, avec un
petit groupe de compagnes, entreprenait un chemin spirituel tracé
par une profonde redécouverte et vie de l’Évangile.
L’effet de cette vie fut la naissance d’une communauté formée par
ceux qui, venus en contact avec elles, commençaient à leur tour à
vivre avec engagement et enthousiasme l’Évangile, échangeant entre
eux les multiples expériences surprenantes.
Aujourd’hui encore, la Parole de Dieu occupe une place centrale.
La Parole est expérimentée comme une source de Dieu (cf. DV 7) à
laquelle s’abreuver, nourrir l’âme, comme avec l’Eucharistie (cf. DV
21).L’habitude d’effectuer un échange réciproque des expériences
dérivées de la vie de la Parole contribue à susciter une
évangélisation toujours plus authentique.
Il est dès lors possible de comprendre le désir ardent de Chiara de
laisser seulement l’Évangile à qui l’aurait suivie. “Ce qui reste et
demeurera toujours - a-t-elle dit - c’est l’Évangile qui ne subit
pas l’usure du temps” (...) “ainsi l’oeuvre de Marie demeurera sur
la terre véritablement comme une autre Marie: tout l’Évangile, rien
d’autre que l’Évangile et, parce qu’Évangile, il ne mourra pas” (C.
Lubich, Essere tua Parola, [Être ta Parole], Rome, p.85) .
[00227-03.03] [UD001] [Texte original: italien]
-
M. Luis Fernando FIGARI RODRIGO, Supérieur du "Sodalitium Vitae
Christianae" (PÉROU)
Dans Ecclesiam suam, le Pape Paul VI mettait en relief la dimension
communicative de la révélation divine. Ce même aspect est exprimé
dans ce beau passage de l’Exode où l’on nous dit que “Le Seigneur
parla avec Moïse face à face, comme avec son ami”. Venue la
plénitude des temps, Dieu prononça sa Parole, qui est en Dieu depuis
le principe et qui est Dieu, et s’incarne dans la Vierge Marie
Immaculée par l’action de l’Esprit Saint.
La Parole Éternelle incarnée parle un langage humain et manifeste le
mystère de Dieu et son Dessein, ainsi que le mystère de l’être
humain, la grandeur de sa vocation et l’horizon de sa réalisation
personnelle.
La Parole de Dieu écrite sur l’inspiration de l’Esprit, interpelle
l’être humain en profondeur, et l’invite à la rencontre passionnante
et indescriptible avec le Seigneur Jésus.
Dans ce chemin, est fondamentale la maîtrise dans un silence actif
qui implique non seulement écouter dûment, mais le faire en Ecclesia,
en ouvrant son coeur à l’intériorisation et à l’adhésion à la Parole
de Dieu. La Parole écoutée et accueillie, nourrit en nous la foi
dans l’esprit, transformant nos critères jusqu’à parvenir à avoir
“l’esprit du Christ”; éveillée la foi dans le coeur jusqu’à parvenir
à “avoir entre nous les mêmes sentiments qu’eut Jésus Christ”; et
nous pousse à la foi dans l’action, conscients que sont bienheureux
ceux qui “écoutant la Parole la mettent en pratique”.
La Vierge Marie est le modèle d’écoute et de réponse à la Parole de
Dieu.
[00228-03.03] [OD005] [Texte original: espagnol]
-
Mme Michelle MORAN, Président du Conseil de le Service de Renouveau
Charismatique Catholique Intenational, (I.C.C.R.S.) (ANGLETERRE)
Mon commentaire se base sur le rapport fondamental existant entre
l’Esprit Saint et la Parole de Dieu (IL 3). Le Renouveau
Charismatique aide à promouvoir une nouvelle ouverture aux grâces et
aux dons de l’Esprit Saint. Il est engagé dans la production de
ressources permettant d’aider les personnes non seulement à avoir
accès aux Écritures, pour important que cela soit, mais également à
vivre des expériences qui changent leur vie au travers de la
rencontre avec la Parole de Dieu dans la puissance de l’Esprit
Saint.
Lorsque les personnes deviennent vivantes dans la foi, elles ont
faim de la Parole de Dieu. Certaines ne réussissent pas à apaiser
cette faim à cause d’une prédication homélitique pauvre. Il faut
certainement faire davantage en matière de formation homélitique des
prêtres. Toutefois, si la prédication veut devenir vivante,
ouverture et docilité à la force de l’Esprit Saint sont nécessaires.
Je voudrais suggérer d’offrir à toutes les personnes engagées dans
le ministère de la prédication et de la proclamation, la possibilité
d’expérimenter dans leur vie un renouveau de l’Esprit Saint.Dans la
troisième partie du Document de travail, “La Parole de Dieu dans la
mission de l’Église”, il nous est dit qu’avant de débuter son
ministère public, Jésus était rempli d’Esprit Saint et qu’il était
mené par l’Esprit (Lc 4, 1). L’Esprit Saint est donc une donnée
fondamentale pour une évangélisation et une mission efficaces. L’attention
orante à la Parole de Dieu, menée par l’Esprit Saint, nous protégera
de l’activisme excessif et nous amènera à un engagement missionnaire
fécond envers le monde.
[00240-03.04] [UD017] [Texte original: anglais]
-
Prof. Thomas Hong-Soon HAN, Professeur d' Economie près le "College
of Business and Economics, Hankuk University of Foreign Studies"
(Seoul); Président du Conseil de l'Apostolat des Laïcs Catholiques
(CORÉE)
Mon intervention se réfère aux numéros 38, 39 et 41 du Document de
travail.
Il est urgent d’assurer que le fidèle du Christ ait une formation
solide à la Parole de Dieu. Ce devrait être plus qu’une simple
transmission de connaissances. La formation relative à la Parole de
Dieu doit être “performative” (Spe Salvi 2). Elle doit être capable
de transformer la vie et devrait viser à combattre les “structures
de péché” afin de créer un monde meilleur dans lequel vivre.
La formation performative à la Parole de Dieu devrait comprendre une
solide formation en doctrine sociale de l’Église. Dans ce sens, le
Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église peut constituer un
instrument valable. Nous avons besoin d’éducateurs compétents dans
les domaines de la doctrine sociale et de l’étude de la Parole de
Dieu. L’Église devrait investir des ressources humaines et
financières dans la formation des éducateurs.
Une formation performative à la Parole de Dieu requiert que l’Église
entière et tous ses membres témoignent avec des actions. Nous devons
reconnaître que les personnes sont plus persuadées par la sainteté
de la vie que par la discussion intellectuelle.
Les guides de l’Église doivent faire un examen sérieux des styles de
vie et des biens au sein de l’Église à la lumière de la Parole de
Dieu et prendre toute mesure possible afin de mettre en oeuvre la
doctrine sociale. En outre, lorsqu’elle conclut des contrats
commerciaux, l’Église doit garantir qu’y soient inclus les principes
de la justice, des rétributions suffisantes pour vivre et de bonnes
conditions de travail. Malheureusement les actes précédents de l’Église
n’ont pas toujours été satisfaisants.
J’espère que le Synode instituera un style de vie biblique adapté à
une Église qui témoigne et qu’il promouvra une formation
performative du fidèle laïc.
[00225-03.03] [UD002] [Texte original: anglais]
-
Soeur Evelyne FRANC, F.d.C., Supérieure Générale des Filles de la
Charité de Saint Vincent de' Paoli (FRANCE)
1. La Parole de Dieu au coeur de notre vie (Instrumentum Laboris n°
24, 38, 52)
La Parole nous réveille chaque matin et nous accompagne au long du
jour à travers la liturgie des heures, l’Eucharistie, les temps de
prière et de service. Elle est à la fois douce comme le miel et
amère comme le fiel; elle conforte et bouscule, provoque à avancer
au large, nous désinstalle.
Le partage de la Parole (lectio divina) ranime notre engagement
apostolique, est facteur d’unité et chemin de pardon, de
réconciliation et de discernement. Il est encore plus nécessaire à
notre époque où, dans les cinq continents, les Soeurs en proximité
de coeur et de vie avec les pauvres, sont parfois confrontées à des
situations de difficulté extrême. Le partage de la Parole fortifie
alors leur sens d’appartenance au Christ, les relie à la communauté
qui les envoie, à la mission de l’Église.
2. L’annonce de la Parole à travers notre service des pauvres.
(Instrumentum Laboris n°36, 39,43,44)
La Parole nous pousse à servir non seulement pour combattre la faim
matérielle, la misère, elle nous pousse aussi à travailler pour un
monde où tous soient respectés, elle nous pousse à dénoncer les
injustices. Une double lecture de la Parole s’impose : lire la vie
des pauvres à la lumière des Écritures et lire les Écritures du
point de vue des pauvres ; ils sont sacrement du Christ au milieu de
nous, ces pauvres qui nous évangélisent.
En conclusion, deux mots sur l’annonce de la Parole dans la
pastorale des jeunes et la piété populaire.
Les jeunes des cinq continents répondent avec enthousiasme aux défis
lancés lors des JMJ : “Vous êtes le sel de la terre ... Vous êtes la
lumière du monde” (Mt 5,13-14) à Toronto, “Nous sommes venus L’adorer”
(Mt 2,2) à Cologne, “Vous allez recevoir une force, celle de
l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins”
(Ac 1, v8) à Sydney. Les jeunes attendent de nous de tels défis et
sont prêts à les relever quand nous cheminons à leurs côtés, vivons
de cette Parole et savons la leur expliquer.
Le numéro 36 de l’Instrumentum Laboris cite la piété populaire,
prenons un exemple : La médaille miraculeuse offerte à tant et tant
de personnes à travers le monde est un humble outil catéchétique, un
résumé de l’histoire du salut qui permet d’annoncer la Parole de
Dieu.
Cette Parole, Marie, la femme eucharistique, notre modèle de vie
spirituelle, l’a reçue pleinement et nous la partage totalement.
[00237-03.02] [UD014] [Texte original: français]
-
Prof. Rafael Chainarong MONTHIENVICHIENCHAI, Vice-Chancellier de
l'Université de St.John, Bangkok (THAÏLANDE)
Le rôle des parents dans le développement de la foi chez leurs
enfants ne sera jamais assez souligné. Par le passé et encore
actuellement, la plupart des parents catholiques enseigne à leurs
enfants à faire le signe de la croix et à réciter des prières
simples, avant même qu’ils ne commencent à aller à l’école.
Malheureusement, le rôle de la plupart des parents diminue
énormément dès que leurs enfants vont à l’école. Les enseignants
acquièrent une influence majeure par rapport aux parents, surtout
pour la formation à la foi des enfants.
Une éducation catholique et des catéchistes/enseignants attentifs
peuvent aider , à l’aide d’une méthodologie pédagogique efficace, à
former une foi durable et solide dans leurs jeunes élèves qui font
spontanément référence à la Parole de Dieu quand les temps sont
favorables et l’appliquent lorsque surviennent des problèmes.
[00242-03.03] [UD020] [Texte original: anglais]
-
M. Moysés Louro DE AZEVEDO FILHO, Fondateur et Modérateur Général de
la Communauté Catholique Shalom (BRÉSIL)
Grâce aux mouvements ecclésiaux et aux nouvelles communautés, des
milliers de personnes ont fait un chemin de rencontre avec Jésus
Christ vivant et ont découvert la joie d’être Église. Cette
rencontre personnelle avec le Ressuscité, qui est passé par la Croix
et qui souffle l’Esprit Saint, est l’événement qui transforme la
personne en disciple, lui faisant découvrir la beauté et la force de
Sa Parole.À partir de cette expérience, naît, dans le coeur du
disciple du Christ la nécessité vitale de s’alimenter de la Parole
de Dieu et, en même temps, il se sent poussé à la rencontrer au
travers d’une lecture orante de l’Écriture Sainte, dans la Liturgie
Eucharistique, et dans l’engagement missionnaire de témoigner cette
même Parole avec fermeté et courage, c’est-à-dire avec parresia.
Dans l’expérience de la Communauté catholique Shalom, le disciple
parcourt un itinéraire de formation systématique et orante, au
niveau personnel et communautaire, se rapportant aux Écritures
Saintes à la lumière de la Tradition vivante de l’Église selon l’orientation
de Son Magistère. Il alimente ainsi son intelligence et son coeur,
et la Parole de Dieu devient la force puissante qui transforme sa
vie, au niveau personnel, communautaire et social, le poussant de
manière urgente à la mission. Nous sommes convaincus qu’en réalité,
nous avons la pleine compréhension de la Parole de Dieu quand, par
la force de l’Esprit, nous la mettons en pratique dans notre vie
quotidienne et nous la partageons avec les autres. La Parole
accueillie et transmise avec foi fait du disciple un témoin.
Il est impressionnant de voir comment le contact avec le témoin,
alimenté par la Parole, par la prière et par l’Eucharistie, peut se
transformer en une expérience avec le Christ lui-même, dans une
rencontre capable de changer la vie.
Aujourd’hui, nous contemplons une multitude qui souffre de faim et
de soif de la Parole de Dieu. Ces visages nous interpellent à aller
à leur rencontre et, en témoins passionnés, avec parresia et
créativité, leur faire aimer et connaître en profondeur la Parole
qui s’est fait chair! Telle est notre unique réponse. Merci.
[00224-03.03] [UD001] [Texte original: italien]
-
Mme Ewa KUSZ, Présidente de la Conference Mondialedes Institus
Séculiers (C.M.I.S.) (ITALIE)
Dans le cadre de ce Synode, je représente les Instituts séculiers,
dont les membres veulent constituer un signe de l’appartenance
illimitée au Christ dans le monde.
Dans mon intervention, je désire insister sur l’homme qui doit
accueillir et vivre selon la Parole de Dieu. Pour écouter l’autre –
qu’il s’agisse de Dieu ou d’un homme – la personne doit avoir fait
l’expérience d’être écoutée par quelqu’un. Nous vivons dans un monde
dans lequel trop de paroles sont dites sans que personne ne les
écoutent parce qu’il est presque impossible de trouver un espace
silencieux où pouvoir écouter. Il s’agit d’un monde dans lequel l’homme
écoute surtout ses propres besoins et cherche à les satisfaire.
1. Si nous voulons donc faire en sorte que les personnes écoutent la
Parole de Dieu, ceux qui la proclament doivent d’abord s’exercer à
l’écoute de la Parole. Ils doivent apprendre à écouter Dieu et les
hommes. J’estime que la formation au sein des séminaires majeurs,
mais aussi la formation permanente des prêtres, ne devrait pas
seulement transmettre la connaissance intellectuelle de l’Écriture
Sainte, mais aussi trouver le temps pour la rencontre avec Dieu et
pour s’exercer à écouter sa Parole. Outre les capacités de
communication, il faudrait développer surtout la disponibilité et la
capacité à écouter.
2. Le Document de travail encourage les laïcs à “proclamer la Bonne
Nouvelle aux hommes dans leurs situations de vie”. Je souhaiterais
souligner que cette “proclamation” de la Parole de Dieu de notre
part à nous, laïcs, intervient fréquemment de manière silencieuse.
Elle a lieu, en effet, au travers du simple témoignage quotidien à
la maison, sur le lieu de travail et dans le voisinage. Cet
apostolat “silencieux”, qui peut être comparé à la fonction du
levain, est notre mission principale. Seulement dans un second temps,
certains d’entre nous sont animateurs dans les différents cercles
bibliques des paroisses ou ailleurs. Je demande donc que les
responsables nous fassent plus confiance à nous, laïcs, dans la
mesure où nous assurons vraiment dans la vie quotidienne le “service
de la Parole” caché. J’estime important que l’expérience des laïcs
engagés dans l’Église soit prise au sérieux et que des formes
adaptées de “proclamation” soient donc recherchées et trouvées
ensemble, puisque, dans la vie, nous sommes les plus proches de ceux
auxquels la Parole est proclamée.
[00229-03.03] [UD006] [Texte original: allemand]
-
Soeur Jocelyne HUOT, S.F.A., Présidente Générale du Mouvement "Les
Brebis de Jésus", Québec (CANADA)
“Je suis le bon Berger, je connais mes brebis et mes brebis me
connaissent. Je suis venu pour que mes brebis aient la vie et l’aient
en abondance” (Jn 10,14).
Telle est la Parole fondatrice du mouvement d’évangélisation Les
Brebis de Jésus (né en avril1985). L’Amour se révèle, l’Amour a soif
de nous. Qui donc accueille cette révélation de douceur et de force
tout à la fois? L’enfant, parce qu’il a soif d’être aimé. “Me voici
Jésus, je suis ta brebis. Par ton Esprit Saint, conduis-moi dans le
coeur du Père!”. Cette image biblique du pasteur et de la brebis
n’est pas atteinte par la brisure de la relation parent-enfant. Elle
offre donc un merveilleux chemin de découverte de l’amour de Dieu
pour chacun de nous.
Toute la pédagogie du mouvement s’appuie sur la puissance de la
Parole de Dieu. Elle se présente comme une semence de vie, appelée à
donner son fruit. Elle demande donc à être accueillie dans un coeur
ouvert et attentif. La mise en route de chaque rencontre favorise
cette écoute et met en présence de l’Amour.
La Parole de Dieu se présente aussi comme une nourriture
amoureusement préparée par le Berger pour sa Brebis. Chaque
expérience évangélique est comparable à un repas où la nourriture
est offerte à chaque enfant personnellement, partagée et mangée dans
une atmosphère de joie et de communion.
Enfin, la Parole de Dieu se présente comme une lumière d’amour. En
même temps que l’intelligence est éclairée, le coeur s’embrase d’un
feu nouveau qui porte en lui un souffle missionnaire. Le mouvement
grandit par la force du témoignage et dans le mystère de la Croix.
[00230-03.02] [UD007] [Texte original: français]
-
Mme Agnes Kam Leng LAM, Présidente de l'Association Catholique
Biblique de Hong Kong (CHINE)
1. La Parole de Dieu pour que l’Église guide les personnes d’aujourd’hui
dans le monde actuel
L’Église devrait répondre au schéma comportemental quotidien des
personnes d’aujourd’hui, en adaptant son mode de présenter la Parole
de Dieu, afin que les personnes d’aujourd’hui puissent connaître
Jésus Christ, le suivre et trouver leur vie en lui.
- Méthode simple pour un monde complexe. Exemples de méthode simple:
récitation, Lectio Divina.
- Lire la Bible c’est comme manger, un mets préparé à la maison avec
amour et patience est délicieux, alors que les plats tout prêts n’ont
pas de saveur.
- Essayer de vivre aujourd’hui la Parole de Dieu et inviter à
participer à la vie et à la mission de la Parole de Dieu.
- Inviter le Saint-Père à ouvrir un blog multilingue pour guider le
monde actuel: versets bibliques quotidiens avec des réflexions
simples, des textes brefs et beaucoup d’images.
2. La Parole de Dieu pour que l’Église guide les fidèles d’aujourd’hui
Formation biblique pour les laïcs
- Formation à l’écoute attentive de la Parole de Dieu: “Lire la
Bible, entrer dans le coeur du Seigneur” (soeur Maria Ko, FMA; cf.
Jn 14,20; Ph 2,5).
- Formation de base pour s’approcher au Livre de la Bible, incluant
la formation sur son mode de lecture: attention portée plus sur le
contenu que sur l’exégèse.
- Instruments indispensables pour la connaissance biblique de base.
- En vue de la demande de diffusion, retour, variété et influence
sur la vie, essayer de stimuler chez les laïcs un intérêt stable
pour la lecture de la Bible à l’aide d’un programme biblique de base
suffisamment long, afin que les fidèles puissent s’habituer à se
mettre au service de la Parole de Dieu.
Encourager des groupes de lecture de la Bible
- Les laïcs ont besoin d’une expérience communautaire ou d’un guide
à la lecture et au partage de la Bible.
- Mettre l’accent sur les capacités et l’habilité dans le partage de
la Bible.
- La formation au Ministère de pastorale biblique pour ceux qui
facilitent la lecture de la Bible ou les groupes de partage, y
compris le développement de méthodes de partage de la Bible,
devraient être réalisés sur mesure à partir de la situation locale
ou pour y répondre.
Je propose d’adopter la “méthode simple pour un monde complexe”.
[00231-03.04] [UD008] [Texte original: anglais]
-
Mme Teresa Maria WILSNAGH, Directrice Régionale de la Fondation
Biblique Catholique, "Catholic Bible Foundation" (C.B.F.), Cape
Town, Durban, Johannesburg (AFRIQUE DU SUD)
Peu nombreux sont ceux qui connaissent la Fédération Biblique
Catholique qui célébrera son 40e anniversaire l’année prochaine. La
FBC est engagée dans l’apostolat de la pastorale biblique par l’intermédiaire
de ses membres présents dans le monde entier. Au sein de la FBC, il
existe un solide réseau de soutien entre les membres concernant les
différents moyens de porter l’Écriture à tous.
En Afrique du Sud, nous avons développé, de manière créative,
différents programmes permettant de porter la Bible à tous de
manière stimulante.
Le mot “formation” ne me plaît pas beaucoup. Je préfère le mot “autoriser”.
Nous offrons aux personnes de tous les âges – des plus jeunes aux
moins jeunes – une rencontre avec la présence vivante de Dieu/Jésus
dans la Bible. Nombreux sont ceux qui ont peur d’ouvrir leur Bible
et nous leur montrons qu’ils sont de toute manière toujours les
bienvenus; Dieu nous parle dans la vie quotidienne, Dieu nous parle
au travers des autres et Dieu nous parle à travers Sa Parole.
J’estime impossible de partager l’Écriture avec d’autres si,
auparavant, je ne me la suis pas appropriée, si je ne l’ai pas
intériorisée et écoutée! L’observation suivante a été faite au cours
du Synode: nos vies sont un témoignage réciproque; ce que nous
faisons est beaucoup plus puissant que ce que nous disons!
Nos programmes comprennent des méthodes simples d’étude de la Bible,
de partage et de prière. Nous montrons aux personnes qu’il n’est pas
nécessaire d’être un chercheur pour entendre parler Dieu. Dans la
Lectio divina, elles voient comment elles peuvent reprendre le texte
plusieurs fois; comment lire, réfléchir et répondre au message que
Dieu leur transmet par l’intermédiaire d’un texte spécifique.
Nous les invitons à partager avec les jeunes de manière créative –
par exemple au moyen de chants, de représentations, de marches de
protestation etc. – leur compréhension d’un texte spécifique. Une
Lectio divina simple destinée aux jeunes a même été développée.
Les personnes sont encouragées à utiliser la lecture évangélique du
dimanche suivant de manière à ce que, quand ils participent à la
Messe, ils aient déjà dédié un peu de temps à la Parole. Dieu leur
parle de nouveau quand la Parole est proclamée et quand elle est
expliquée dans l’homélie.
Nous avons rencontré des personnes qui ne savent ni lire ni écrire
mais qui sont parvenues à apprendre des passages par coeur; leur
amour envers la Parole est puissant. Nous avons eu la possibilité,
quand le temps nous en a été accordé durant la Messe, au moment de
l’homélie, de présenter notre programme aux paroissiens. Comme nous
le savons, pour la majeure partie d’entre eux, la Messe représente
la seule rencontre avec les Écritures et nombreux sont ceux qui
parcourent de longues distances à pied pour pouvoir célébrer l’Eucharistie
et la Parole.
Nous faisons en sorte que les personnes soient en mesure de prendre
les Écritures et de les faire leurs; nous les rendons capables de
porter l’Écriture aux autres en leur enseignant nos méthodes, de
manière à ce que la Parole puisse connaître une diffusion encore
plus grande!
La Parole de Dieu est puissante, elle est capable d’accomplir toute
chose pour laquelle elle a été envoyée. Il suffit de l’accueillir
dans la foi!
[00232-03.03] [UD009] [Texte original: anglais]
-
M. Amel Diockel SARR, Catéchiste de l'Archidiocése de Dakar
(SÉNÉGAL)
Je suis à ce synode en tant que catéchiste auditeur, proposé au
Saint-Siège par Son Éminence le Cardinal Théodore Adrien SARR,
Archevêque de Dakar, pour ces assises. Notre intervention porte sur
la Parole de Dieu certes, mais nous croyons que nous ne pouvons pas
nous prononcer sur cette Parole sans faire allusion à ceux qui vous
aident de façon particulière à véhiculer le message du Seigneur :
nous, les catéchistes.
En nous inspirant de la Vérité: “Jésus Verbe ou Parole de Dieu par
Excellence”, nous disons souvent aux catéchistes que nous formons,
qu’à force d’annoncer l’Évangile (ou la Parole de Dieu), en actes
surtout, le Catéchiste devient lui-même évangile ou parole, c’est-à-dire
un modèle.
Cela veut dire que le Catéchiste, lui-même initié dans l'Église et
déjà formateur, doit être le premier à respecter la Parole de Dieu
et à vivre ce qu’il enseigne ; il doit être son propre catéchiste.
En pédagogie catéchétique, nous disons encore qu’on n’enseigne pas
seulement la catéchèse entre quatre murs. L’enseignement doit se
poursuivre dans la cité par le témoignage.
Les catéchistes ont fait partie des “pionniers” durant la première
évangélisation dans plusieurs pays. Imprégnés de nos différentes
cultures, en lien avec l‘Évangile, ils ont été et demeurent les
collaborateurs incontournables dans la traduction et la transmission
de la Parole de Dieu.
De ce fait, si nous avons pris la parole, c’est pour vous demander,
chers Pères synodaux, une plus grande attention et soutien pour leur
formation et leur ministère.
Très Saint-Père, de la part de tous les catéchistes, je vous
souhaite longévité et une très bonne santé en vue de la mission.
Nous prions toujours pour vous, en union avec nos Évêques et nos
prêtres.
[00234-03.02] [UD011] [Texte original: français]
-
M. Daniele BOSCARO, Guide-Chef de l'Association "Guide et Scouts
Catholiques Italiens"(A.G.E.S.C.I.), Padove (ITALIE)
Le scoutisme compte, parmi ses spécificités: le contact avec la
nature, le primat de l’éducation à travers l’expérience, l’esprit de
communauté et le service aux frères. Il peut se décliner: dans la
recherche des traces de la Parole de Dieu qui se trouvent dans le
monde créé, dans la capacité de relire sa propre histoire comme
histoire de salut, dans le partage de la vie avec les frères et le
choix de les servir. L’optique de référence est qu’il ne peut y
avoir d’éducation globale de la personne sans une proposition de foi
qui lui soit intégrée.
D’après notre expérience, il s’avère urgent que la Parole de Dieu
engage la personne tout entière, passant de la tête au coeur, pour
engager existentiellement les personnes dans leurs décisions
fondamentales qui concernent leur être avant le faire. Cela signifie
travailler sur une intégration entre Foi et Vie qui soit capable
d’offrir une approche au texte biblique dans la perspective de la
pleine réalisation de l’homme: aujourd’hui, Dieu et bonheur sont
souvent perçus par les jeunes générations comme étant séparés,
alimentant d’illusoires tentatives d’“autosalut”. On peut, à la tête
et au coeur, ajouter les mains: elles mettent en lumière la
nécessité d’une foi qui trouve son accomplissement naturel dans le
service au prochain, ainsi la foi sera racontée dans l’agir.
Il ressort combien une relation personnelle avec le Vivant est d’une
nécessité primordiale, et pour cela repartir de l’annonce de la
Bonne Nouvelle. Des parcours kérygmatiques et catéchétiques, surtout
s’ils sont soutenus par un accompagnement personnel, sont capables
de conduire à une relecture de l’histoire du salut en référence à sa
propre histoire personnelle. Pour cela, partant de la centralité de
la Sainte Écriture, peuvent être d’utilité des approches au texte
qui arrivent à des dimensions plus intérieures de la personne en
utilisant des techniques actives (dramatisation, expression
corporelle, jeu).
Sur les jeunes, le point central est qu’ils représentent les
chrétiens adultes de demain et, en fonction de la présence de la
Parole de Dieu dans la période des choix fondamentaux de vie, ils la
conserveront et seront Église vivante et passionnée!
Sur les laïcs et la définition de “géant dormant” entendue dans
cette salle: le terme “géant” révèle la force et la visibilité qu’ils
peuvent être pour l’Église, mais aussi la nécessité d’espace pour se
mouvoir. L’être “dormant” met en évidence la nécessité d’un appel
pour se réveiller et, probablement le temps pour se préparer et
organiser le programme des choses à faire.
[00235-03.04] [UD012] [Texte original: italien]
-
Soeur M. Clare MILLEA, A.S.C.J., Supérieure Générale des Apôtren du
Sacré- Coeur de Jésus (ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE)
Le Document de travail, avec ses sept références spécifiques à la
vie consacrée et ses trois références à la vie communautaire, invite
clairement nos congrégations et chacun d’entre nous personnellement
à contribuer à cet événement ecclésial. En tant que religieux,
suivre le Christ est, comme nous l’enseigne l’Évangile, notre règle
suprême, et l’union à Dieu au travers de la profession des conseils
évangéliques est notre raison d’être (Perfectae Caritatis 2a; e).
Les fondateurs et fondatrices des congrégations religieuses ont été
illuminés par une étincelle de la Parole de Dieu que l’Esprit Saint
a allumée dans leur coeur, afin que chaque charisme et chaque Règle
jaillisse de cette Parole et en soit une expression (cf. CIVCSVA,
Repartir du Christ, 24).
Le charisme de la Servante de Dieu Clelia Merloni, fondatrice des
Apôtres du Sacré Coeur de Jésus, plonge ses racines dans le Coeur de
Jésus transpercé sur la croix pour le salut du monde (cf. Jn 19,
34). Elle exhorte ses filles à apporter à tous la Parole qui
illumine, la foi qui sauve, l’exemple qui convainc, le sacrifice de
soi qui rachète et l’amour infini et miséricordieux qui jaillit du
Coeur de Jésus.
À l’occasion de la préparation et de la célébration de ce Synode,
bon nombre de nos communautés locales se sont engagées de nouveau
sur le chemin de la Lectio divina personnelle et communautaire et
cherchent des manières de promouvoir la lecture orante des Écritures
parmi les personnes qu’elles servent, en particulier chez les jeunes.
Nous avons également lancé une campagne de solidarité, au niveau de
la congrégation, afin de fournir des Bibles aux plus jeunes et aux
familles qui ne peuvent pas se la permettre et qui sont disposés à
apprendre à lire et à prier l’Écriture avec nos Soeurs.
Des Apôtres provenant de 13 pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique
du Nord et du Sud ont partagé avec moi leurs expériences de
transformation personnelle à travers la puissance de la Parole, y
compris dans la vie de non chrétiens.
Nous sommes reconnaissantes pour l’encouragement et la prière que ce
Synode a exprimé à nous tous qui avons choisi de suivre le Christ
suivant les conseils évangéliques. Nous vous promettons notre fidèle
et affectueuse obéissance ainsi que notre collaboration joyeuse dans
le cadre de la grande mission évangélisatrice de l’Église.
[00236-03.03] [UD013] [Texte original: anglais]
-
Soeur M. Viviana BALLARIN, O.P., Supérieure Générale des Soeurs
Doménicanes de Sainte Catherine de Siéne, Présidente de l'Union des
Supérieures Majeures d'Italie (U.S.M.I.) (ITALIE)
Je me réfère aux n° 25 et 52 du Document de travail.
Il existe un lien mystérieux et très étroit entre la Parole et la
femme.
C’est l’expérience d’une multitude de femmes consacrées qui,
appelées par leur nom, n’ont pas résisté au charme de cette Parole
divine prononcée dans leur vie, de femmes qui, avec la sollicitude
de Marie, courent sur les sentiers de multiples histoires humaines
en portant en leur sein la Parole et en l’offrant à ceux qui ont
faim et soif de vérité, à tous, y compris à ceux qui ne savent pas
qu’ils la cherchent. Des femmes conscientes et heureuses d’offrir
leurs énergies afin que l’espérance, l’amour, la dignité, la
tendresse et la beauté puissent habiter dans tout coeur humain.
Dans une société orpheline et repliée sur elle-même, les femmes
consacrées deviennent une exégèse vivante de la Parole de Dieu qui
continue à se faire chair dans le concret de leur vie livrée,
itinérante, jalonnée de bonnes oeuvres, totalement dévouée, parfois
jusqu’au martyre.
Et elles le sont pour tous, y compris pour ceux qui ne les
reconnaissent pas ou pour ceux vers lesquels il est difficile et
dangereux d’aller, ceux vers lesquels, souvent, on évite d’aller.
Elles arrivent jusqu’aux replis les plus cachés de l’existence
humaine, jusqu’aux espaces ou aux situations dans lesquelles on ne
peut guère prononcer d’homélies, où l’on ne peut que crier avec la
force d’un silence qui se fait présence et accompagne, action et
service, caresse qui prend soin.
Une multitude de femmes consacrées/religieuses inlassables témoins,
dispensatrices de la Parole de Dieu qui est père et mère. Elles
vivent entre les bancs de l’école et dans les prisons, entre les
lits d’hôpital et dans les rues aux côtés des drogués, des sidéens,
des femmes exploitées à des fins de prostitution, des personnes
âgées et des enfants victimes d’abus, des familles détruites ou sans
abri et sans travail, des malades de tout genre, une tendre présence
à tous les coins de la terre. Cette multitude de femmes infatigables
dispensatrices de la Parole avec des mains et des coeurs de mères,
représentent le visage de l’Église mère, elles sont son sein fécond,
l’espace dans lequel Dieu peut rencontrer l’homme et l’homme son
Dieu.
Que ce visage et ce coeur de mère, reflet d’un Amour passionné qui
cherche ses fils, puisse être exprimé de manière efficace dans le
document final du Synode sur la Parole de Dieu et plus encore dans
les paroles quotidiennes de l’Église elle-même.
[00238-03.03] [UD015] [Texte original: italien]
-
Mme Natalja FEDOROVA BOROVSKAJA, Professeur près l'Universitè d'État
Humaniste Russe; Professeur près l'Accadémie Russe des Beaux Arts
(FÉDÉRATION RUSSE)
Je suis professeur d’histoire de l’art et mon intervention porte
donc sur le n. 22 du Document de travail, où l’art est indiqué comme
“un témoignage fécond de lecture spirituelle” de la Bible. Nous
venons d’écouter les belles réflexions des évêques de Roumanie et d’Allemagne
sur le rôle de l’art dans nos approches de l’Écriture Sainte. Pour
moi, l’art chrétien, et en particulier les icônes russes et les
peintures de la Renaissance italienne, sont devenues un chemin dans
l’espace de la vie de Dieu. Je suis née en URSS, le pays de l’athéisme
d’État. Je n’ai jamais pensé à Dieu et personne ne m’a jamais parlé
de Lui, à part les oeuvres d’art, la musique et la littérature.
Aujourd’hui, j’enseigne l’histoire de l’art. La question principale
que je me pose est: quels sont les méthodes et quel est le concepts
éducatifs qui peuvent aider mes étudiants à rencontrer l’amour de
Dieu au travers de leurs études. Et il est évident qu’ils trouveront
leur Père seulement dans la mesure où je serai capable de demeurer
dans l’espace de Sa Parole. Mais comment y demeurer, dans un cours
ou dans un séminaire, alors qu’il faut prendre des décisions sur des
questions professionnelles concrètes? Dans cette situation, trois
aspects sont importants:
1. Accueillir dans son coeur l’oeuvre d’art comme une prière du
peintre. Enseigner à comprendre que l’on demeure dans l’atmosphère
de cette prière comme un prêtre dans la prière éternelle du Christ
pour sa célébration liturgique.
2. Étudier l’histoire de l’art avec une attention spirituelle, en
cherchant de lire son symbolisme religieux profond. Je considère que
l’Église doit constamment prier pour tous les maîtres et les
historiens de l’art, parce que la vie de l’art dans le monde est l’histoire
sacrée de la miséricorde de Dieu.
3. Regarder la personne de l’artiste à la lumière de l’amour de Dieu.
Nous voyons que, souvent, la biographie de l’artiste est un chemin
de croix, et que le contenu de la croix comprend ses péchés, ses
erreurs et ses tentations, qui sont malheureusement trop bien
connues. Tous les peintres n’ont pas mené la vie de Fra Angelico.
Pourquoi, malgré les sombres circonstances de leur vie, ont-ils su
créer leurs oeuvres d’un niveau spirituel élevé ? Le concept de ces
phénomènes n’est pas seulement scientifique. C’est une histoire de
l’art vue comme histoire de la Parole de Dieu, l’histoire du salut
pour laquelle le Verbe éternel – Jésus Christ – est disposé à
souffrir, à être crucifié et à mourir dans l’âme de tous les
peintres pour la croissance de son talent, qui a été créé par le
Père comme langage de son fils préféré.
[00239-03.03] [UD016] [Texte original: anglais]
-
Mme Silvia SANCHINI, Présidente Nationale Feminine de la Fédération
Catholique Universitaire Italienne (F.U.C.I.) (ITALIE)
Deux considérations fondamentales : l’importance de la Parole dans
la vie des jeunes et le lien entre Parole et vie, et donc entre
Parole et étude. La Parole peut et doit être une véritable lampe sur
le chemin des jeunes, dans le discernement et la compréhension de
leur vocation, surtout à cette époque difficile caractérisée par ce
que le Pape a défini comme une “urgence éducative”, marquée par de
nouvelles formes de mal-être et de violence. L’étude également peut
aider à découvrir l’importance de l’écoute et l’importance de vivre
la Parole. Évangile et culture, foi et intelligence ne sont en effet
pas antithétiques. Elles peuvent même s’alimenter l’une l’autre et
favoriser la formation d’une conscience mûre et croyante.
Je suggère qu’on réfléchisse à des propositions sérieuses et de
qualité pour favoriser la rencontre des jeunes avec la Parole. Avant
toute chose, l’expérience de la Lectio divina, pour la prière
personnelle et communautaire mais également des journées et des
semaines d’études bibliques adressées aux jeunes, de préférence en
collaboration avec les communautés monastiques. En souhaitant que
davantage de jeunes redécouvrent le primat et la centralité de la
Parole dans leur vie.
[00241-03.02] [UD018] [Texte original: italien]
AVIS
- CONFÉRENCES DE PRESSE
- BRIEFING POUR
LES GROUPES LINGUISTIQUES
- POOL POUR LA SALLE DU
SYNODE
- BULLETIN
- INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
-
HORAIRE D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
CONFÉRENCES DE PRESSE
À la Deuxième Conférence de presse sur les travaux de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques du 16 octobre
2008, à 12h45, participeront:
- S.Ém. le Card. William Joseph LEVADA, Préfet de la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi (CITÉ DU VATICAN), Président délégué de
la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Ém. le Card. George PELL, Archevêque de Sydney (AUSTRALIE),
Président délégué de la XIIe Assemblée Générale Ordinaire du Synode
des Évêques;
- S.Ém.le Card. Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (BRÉSIL),
Président délégué de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode
des Évêques;
- S.Ém. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape
Coast, Président de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique
occidentale(A.C.E.A.O.) (GHANA), Président délégué de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin (IRLANDE), Membre
de la Commission pour l’Information de la XIIe Assemblée générale
ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Luis Antonio G. TAGLE, Évêque d’Imus (PHILIPPINES),
Membre de la Commission pour l’Information de la XIIe Assemblée
générale ordinaire du Synode des Évêques;\pard line
À la Troisième Conférence de presse sur les travaux de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques du 25 octobre
2008, à 12h45, participeront:
- S.Exc. Mgr. Laurent MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa,
Président de la Conférence épiscopale (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU
CONGO), Secrétaire Spécial de la XIIe Assemblée générale ordinaire
du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Gianfranco RAVASI, Archevêque titlualire de Villamagna
de Proconsolare, Président du Conseil Pontifical pour la Culture (CITÉ
DU VATICAN), Président de la Commission pour le Message de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques;
- S.Exc. Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de
Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso (CHILI), Vice-Président de la
Commission pour le Message de la XIIe Assemblée générale ordinaire
du Synode des Évêques.
BRIEFING POUR LES
GROUPES LINGUISTIQUES
Le lieu des briefings des Attachés de presse indiqués dans le
Bulletin N° 2 est modifié comme suit: le groupe linguistique
français ne se réunira plus près Radio-Vatican mais près le Bureau
de Presse du Saint-Siège, dans un local qui sera déterminé au fur et
à mesure.
Le huitième briefing pour les groupes linguistiques se tiendra le
mercredi 15 octobre 2008 à 14h00 environ, au terme de la Conférence
de presse, tenue en la Salle Jean Paul II du Bureau de Presse du
Saint-Siège, portant sur la présentation du film “Témoignage” (Testimony)
tiré du livre “Une vie avec Karol”de S.Ém. le Card. Stanisław
Dziwisz, Archevêque de Cracovie, et de Gianfranco Svidercoschi.
Nous rappelons aux opérateurs de l’audiovisuel (cameramen et
techniciens) et aux photo-reporters qu’ils sont priés de s’adresser
au Conseil Pontifical pour les Communications Sociales pour l’autorisation
d’accès (très limitée).
POOL POUR LA SALLE DU SYNODE
Le septième “pool” pour la Salle du Synode sera formé pour la prière
d’ouverture de la Dix-huitième Congrégation générale de vendredi
matin, 17 octobre 2008.
Les listes d’inscription aux pools sont à la disposition des
rédacteurs au Bureau Informations et Accréditations du Bureau de
presse du Saint-Siège (dans le hall d’entrée, à droite).
Nous rappelons aux opérateurs de l’audiovisuel (cameramen et
techniciens) et aux photo-reporters qu’ils sont priés de s’adresser
au Conseil Pontifical pour les Communications Sociales pour la
participation au pool dans la Salle du Synode.
Les participants aux pools sont priés de se rendre à 08h30 dans le
Secteur Presse, installé à l’extérieur de l’entrée de la salle Paul
VI, d’où ils seront appelés pour accéder à la Salle du Synode,
toujours accompagnés par un attaché du Bureau de presse du
Saint-Siège et du Conseil Pontifical pour les Communications
Sociales.
BULLETIN
Le Bulletin suivant, N°21, concernant les travaux de la Quinzième
Congrégation générale de la XIIe Assemblée générale ordinaire du
Synode des Évêques de cet après-midi sera à la disposition des
journalistes accrédités demain, mercredi 15 octobre 2008, à
l’ouverture du Bureau de Presse du Saint-Siège.
INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
Pendant la période synodale, une ligne d’informations téléphoniques
sera mise en place:
- +39-06-698.19 pour écouter le Bulletin ordinaire du Bureau de
presse du Saint-Siège;
- +39-06-698.84051 pour le Bulletin du Synode des Évêques du matin;
- +39-06-698.84877 pour le Bulletin du Synode des Évêques de l’après-midi.
HORAIRE D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
Le Bureau de Presse du Saint-Siège, à l’occasion de la XIIe
Assemblée générale ordinaire du Synodes des Évêques appliquera l’horaire
suivant:
- Mardi 14 octobre: 09h00 - 16h00
- Mercredi 15 octobre: 09h00 - 20h00
- Jeudi 16 octobre e vendredi 17 octobre: 09h00 - 16h00
- Samedi 18 octobre: 09h00 - 19h00
- Dimanche 19 octobre: 10h00 - 13h00
- Du lundi 20 octobre au samedi 25 octobre: 09h00 - 16h00
- Dimanche 26 octobre: 09h00 - 13h00
Le personnel du Bureau Informations et Accréditations sera présent (dans
le hall d’entrée, à droite):
- du lundi au vendredi: 09h00-15h00
- le samedi: 09h00-14h00
Les éventuelles modifications seront affichées dès que possible dans
la Salle des journalistes du Bureau de presse du Saint-Siège, dans
le Bulletin d’informations de la Commission pour l’information de la
XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, et dans le
secteur Communications de service du site Internet du Saint-Siège.
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