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15 - 13.10.2012
RÉSUMÉ
-
DIXIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (SAMEDI 13 OCTOBRE 2012 - APRÈS-MIDI)
-
VOLUMES SUR LA XI° ET LA XII° ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE
DES ÉVÊQUES
- ENCHIRIDION
DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION
- AVIS
DIXIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (SAMEDI 13 OCTOBRE 2012 - APRÈS-MIDI)
- INTERVENTIONS EN SALLE
(SUITE)
Aujourd’hui, samedi 13 octobre 2012, à 16h30, avec la récitation du
Psaume 22 (23) a débuté la Dixième Congrégation générale,
pour la continuation des interventions des Pères synodaux en salle
sur le thème «La nouvelle évangélisation pour la transmission de
la foi chrétienne».
Le Président délégué du jour était S. Ém. le Card. Laurent MONSENGWO
PASINYA, Archevêque de Kinshasa (RÉP. DEM. DU CONGO).
A suivi un temps d’interventions libres.
À cette Congrégation générale, qui s’est achevée à 19h00 par la
prière de l’Angelus Domini, étaient présents 222 Pères.
INTERVENTIONS EN SALLE
(SUITE)
Sont intervenus les Pères suivants:
-
S. Exc. Rév. Mgr Romulo G. VALLES, Archevêque de Davao (PHILIPPINES)
-
Rév. P. Heinrich WALTER, Supérieur Général des Pères de Schoenstatt
(ALLEMAGNE)
-
S. Exc. Rév. Mgr Leonardo ULRICH STEINER, O.F.M., Évêque titulaire
de Tisiduo, Évêque auxiliaire de Brasília (BRÉSIL)
-
S. Exc. Rév. Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de
Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso, Secrétaire général du Conseil
épiscopal latino-américain (C.E.L.AM.) (COLOMBIE)
-
S. Exc. Rév. Mgr Ðuro HRANIĆ, Évêque titulaire de Gaudiaba, Évêque
auxiliaire et Vicaire Général de Ðakovo-Osijek (CROATIE)
-
S. Exc. Rév. Mgr Benjamin PHIRI, Évêque titulaire de Nachingwea,
Évêque auxiliaire de Chipata (ZAMBIE)
-
S. Exc. Rév. Mgr Marko SEMREN, O.F.M., Évêque titulaire d'Abaradira,
Évêque Auxiliaire de Banja Luka (BOSNIE ET HERZÉGOVINE)
-
S. Exc. Rév. Mgr José Domingo ULLOA MENDIETA, O.S.A., Archevêque de
Panamá (PANAMA)
-
S. Exc. Rév. Mgr Ricardo Antonio TOBÓN RESTREPO, Archevêque de
Medellín (COLOMBIE)
-
S. Exc. Rév. Mgr Markos GHEBREMEDHIN, C.M., Évêque titulaire de
Gummi de Proconsolare, Vicaire Apostolique de Jimma-Bonga (ÉTHIOPIE)
-
S. B. Rév. Béchara Boutros RAÏ, O.M.M., Patriarche d'Antioche des
Maronites, Chef du Synode de l'Église Maronite (LIBAN)
-
S. Exc. Rév. Mgr Juan de la Caridad GARCÍA RODRÍGUEZ, Archevêque de
Camagüey (CUBA)
-
S. Exc. Rév. Mgr Julio César TERÁN DUTARI, S.I., Évêque émérite
d'Ibarra (ÉQUATEUR)
-
S. Exc. Rév. Mgr José Luis AZUAJE AYALA, Évêque de El Vigía - San
Carlos del Zulia, Vice-Président de la Conférence Épiscopale
(VENEZUELA)
-
S. Exc. Rév. Mgr Nicodème Anani BARRIGAH-BÉNISSAN, Évêque d'Atakpamé
(TOGO)
Nous publions, ci-dessous, les résumés des interventions:
- S. Exc. Rév. Mgr Romulo G. VALLES, Archevêque de Davao
(PHILIPPINES)
Le Document de travail évoque, au n° 80, la belle expérience
des communautés chrétiennes de base qui ont été constituées et
développées dans les paroisses, en transformant celles-ci en
communautés de foi animées et vivantes. Notre expérience aux
Philippines - j’ai vécu personnellement une expérience dans la
région et l’île de Mindanao - le confirme. Nous les appelons
‘communautés ecclésiales de base’. La foi chrétienne est mieux
soutenue, nourrie, approfondie et protégée quand elle est vécue et
pratiquée par des personnes ou des familles au sein de ces
communautés ecclésiales de base. Le témoignage et la confession de
la foi, ainsi que son catéchisme qui est indispensable, y sont vécus
de façon bien plus intense; les célébrations de la foi, en
particulier le Saint-Sacrifice de la Messe, sont vécues comme des
rencontres touchantes avec le Seigneur, dans sa Parole et son
Eucharistie; et le service dans la charité est facilement perçu et
fortement ressenti. Notre expérience positive de la présence des
communautés ecclésiales de base dans nos diocèses et paroisses nous
donne de fortes raisons d’espérer que notre mission - la nouvelle
évangélisation pour la transmission de la foi - pourra être menée à
bien. Nous sommes convaincus que l’émergence et le développement des
communautés ecclésiales de base sont vraiment inspirés par le
Saint-Esprit.
Dans le Document de travail, il est aussi question, aux
numéros 138-146, de ‘l’Exigence de la première annonce’. Ce chapitre
a vraiment attiré mon attention. D’abord parce qu’il explique et
décrit de manière excellente et intéressante le sujet. Deuxièmement,
parce que, dans de nombreux diocèses aux Philippines, nous
organisons et mettons en oeuvre des événements et des activités qui
peuvent être considérés comme de véritables modes de l’“annonce
initiale” tels que décrits par le Document de travail, bien
que n’étant pas réputés ou désignés en ces termes. Nous avons
continué à les mettre en oeuvre parce que nous avons constaté
jusqu’à quel point ils soutiennent, nourrissent et célèbrent de
manière efficace notre foi dans le Seigneur Jésus. Maintenant, nous
en savons davantage. Maintenant, nous sommes fortement encouragés.
[00140-03.05] [IN109] [Texte original: anglais]
- Rév. P. Heinrich WALTER, Supérieur Général des Pères de
Schoenstatt (ALLEMAGNE)
Si nous pensons à long terme, alors l’Église dans le monde
occidental n’a pas d’avenir sans un renouvellement de la famille.
Ceux qui ont des enfants ont un avenir. Les parents de nombreux
enfants apparaissent dans les statistiques comme les personnes les
plus heureuses de la société. Le mariage et la famille doivent être
reconnus aujourd’hui comme une vocation. C’est ici qu’intervient
l’évangélisation. Les croyants suivent, en allant à contre-courant
par rapport à la société, le chemin à la suite du Christ. C’est pour
cette raison qu’ils doivent recevoir tout le soutien possible dans
la préparation au mariage. Le Sacrement du Mariage est très
précieux. L’échec du mariage a souvent des conséquences tragiques.
Nous devons nous demander de manière plus claire quelles sont les
conditions dans lesquelles se réalise le Sacrement du Mariage. Ici,
il est nécessaire de faire une distinction correcte pour le bien de
la famille. La famille demeure le fondament de l’apprentissage de la
foi. La famille entend sa propre maison comme maison de Dieu. Les
enfants parcourent avec leurs parents un long chemin dans
l’apprentissage de la foi. La vitalité d’une communauté est liée à
ces foyers chrétiens. Les familles ne sont pas seulement un lieu
privilégié de l’évangélisation mais, en tant que laïques, elles sont
également des agents de l’évangélisation. En Amérique du Sud, j’ai
connu le projet des missions familiales. Un certain nombre de
familles se réunissent et, durant les vacances, elles se rendent
pendant une semaine dans une communauté. Là, elles vivent dans des
conditions très simples, et, en tant que familles, elles vont de
maison en maison pour rendre témoignage de leur foi. Ainsi sont
évangélisés des pays et des quartiers urbains. C’est un signe
d’espérance de voir ces familles qui témoignent en public de leur
vocation.
[00141-03.03] [IN110] [Texte original: allemand]
- S. Exc. Rév. Mgr Leonardo ULRICH STEINER, O.F.M., Évêque titulaire
de Tisiduo, Évêque auxiliaire de Brasília (BRÉSIL)
Je voudrais me référer aux sujets de la transmission de la foi.
Lumen Gentium affirme que “La vocation propre des laïcs consiste à
chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des
choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu... À cette place, ils
sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans à la
sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leurs
propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, et pour
manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur
vie, rayonnant de foi, d’espérance et de charité” (LG 31).
L’Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi rappelle que “les
laïcs peuvent aussi se sentir appelés ou être appelés à collaborer
avec leurs Pasteurs au service de la communauté ecclésiale, pour la
croissance et la vie de celle-ci, exerçant des ministères très
diversifiés, selon la grâce et les charismes que le Seigneur voudra
bien déposer en eux” (n° 73).
L’Exhortation apostolique Christifideles laici est reprise par la
Conférence de l’épiscopat latino-américain de Saint-Domingue
lorsqu’elle propose: “que tous les laïcs soient protagonistes de la
nouvelle évangélisation, de la promotion humaine et de la culture
chrétienne. La promotion constante du laïcat, libre de tout
cléricalisme et sans réduction à ce qui concerne la dimension
intra-ecclésiale, est nécessaire. Que les baptisés non évangélisés
soient les principaux destinataires de la nouvelle évangélisation.
Cette dernière sera effectivement portée à son terme si les laïcs,
conscients de leur baptême, répondent à l’appel du Christ à devenir
des protagonistes de la nouvelle évangélisation” (n° 97).La nouvelle
évangélisation devrait prendre en considération les jeunes en tant
que “nouveaux agents” d’évangélisation: des jeunes qui évangélisent
des jeunes. Les préparer à la catéchèse à travers la participation à
la vie de la communauté de la foi et les expériences missionnaires
afin de pouvoir agir dans la communauté et dans la société.
Considérer les nouveaux aréopages des jeunes eux-mêmes comme le
monde de l’instruction, des media, d’Internet, de l’art et d’autres
encore comme des espaces pour la nouvelle évangélisation auxquels il
est impossible de renoncer.
[00143-03.03] [IN112] [Texte original: italien]
- S. Exc. Rév. Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire
de Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso, Secrétaire général du
Conseil épiscopal latino-américain (C.E.L.AM.) (COLOMBIE)
Une nouvelle évangélisation peut être menée à partir de deux
principes au moins. Le premier est une ecclésiologie qui réponde au
Concile Vatican II, revisité pour l’Amérique latine par la
Conférence d’Aparecida, qui définit l’Église comme signe et
instrument du salut, Église qui sort de ses propres frontières et se
regarde elle-même à la lumière de l’annonce de Jésus Christ et au
service au monde, pour être icône de la Trinité. Le second principe
est la capacité à entrer en empathie et sympathie avec le monde et
donc une Église qui dialogue et ne craint pas ce qui est humain
puisque le Fils de l’homme Lui-même est venu porter la plénitude à
tous les hommes et à tout homme.
Dans cette optique, l’Église “de toujours”, appelée à évangéliser, à
s’ouvrir à de nouveaux scénarios, ne peut être une communauté
“traditionnelle” mais doit être ancrée dans la tradition vivante.
Elle ne peut être une communauté d’herméneutiques fermées et
intéressées mais doit être une communauté qui se laisse interpeller
par la Parole de Dieu et qui écoute dans un silence fécond. Elle ne
peut être une communauté puissante qui “im-pose” mais une communauté
qui “s’ex-pose” parce qu’elle est pleinement consciente d’être
dépositaire de la Vérité et de la Vie. Elle ne peut être la
communauté ritualiste mais doit être cette communauté qui revêt la
vie d’une nouvelle signification, en la posant dans un horizon de
transcendance grâce à sa médiation sacramentelle.
Nous ne pouvons jamais oublier que notre origine est Jésus de
Nazareth, le Messie qui a été méprisé et crucifié et que nous sommes
donc les disciples de Celui qui fut marginalisé et stigmatisé par la
société de son temps. C’est avec cette conviction que nous devons
nous engager dans la nouvelle évangélisation.
[00144-03.04] [IN113] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Rév. Mgr Ðuro HRANIĆ, Évêque titulaire de Gaudiaba, Évêque
auxiliaire et Vicaire Général de Ðakovo-Osijek (CROATIE)
L’Église de Croatie a encore de nombreux fidèles et le problème de
l’évangélisation tourne autour des itinéraires de catéchisme et de
mystagogie pour approfondir la foi personnelle et ses dimensions
ecclésiales et sacramentaires, afin que celle-ci puisse survivre aux
vagues croissantes de sécularisation en cours, devenant ainsi
capable de justifier les raisons de l’espoir et d’assumer les
responsabilités dans les différents secteurs de la vie publique.
Malgré la chute du communisme, certains fragments sont encore sur
pied - cachés dans les mentalités et les modèles de vie - qui
existent partout. Ils existent dans la mentalité des catholiques
aussi, qui sont tentés de se retirer de la vie politique et de la
société civile, sachant que les restes idéologiques de matrice
matérialiste et athée se sont approchées ces dernières années des
positions, des valeurs et des exigences du néocapitalisme libéral.
Avec l’excuse de protéger et de promouvoir les droits de l’homme, la
liberté et la démocratie, ils divulguent par le biais de la vie
politique, des moyens de communication de masse et des associations
de la société civile, un style de vie tout-à-fait libertin. Vu
qu’ils se présentent comme les porte-paroles et les protecteurs de
la démocratie, de l’approche scientifique et de la culture, leurs
prises de position deviennent difficiles à contester.
Derrière une démagogie de la tolérance, nous nous heurtons parfois à
une culture de l’ironie et de l’irrévérence vis-à-vis de la foi et
des valeurs chrétiennes. Les catholiques de Croatie et d’ailleurs se
sentent aujourd’hui comme Alexsamenos à l’aube du christianisme, à
l’école des esclaves impériaux destinés à servir l’empereur, au
Palatin.
Avant l’annonce évangélique, on ressent le besoin de chercher une
approche apte à essayer de comprendre, d’accepter et de dialoguer au
niveau culturel et anthropologique.
[00145-03.04] [IN114] [Texte original: italien]
- S. Exc. Rév. Mgr Benjamin PHIRI, Évêque titulaire de Nachingwea,
Évêque auxiliaire de Chipata (ZAMBIE)
En nous référant aux numéros 122, 159 et 160 du Document de travail,
nous rappelons, au nom de la Conférence épiscopale de Zambie (ZEC)
et de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique orientale
(AMECEA), qu’un clergé et des religieux bien formés pourront
améliorer l’effort de l’Église dans le cadre de la nouvelle
évangélisation puisqu’en Afrique, l’évangélisation en est encore en
grande partie à ses débuts. Un clergé engagé aidera à former les
esprits et l’esprit de tout le peuple de Dieu par l’enseignement et
par le témoignage de la vie: ainsi, les gens apprendront de leurs
pasteurs et les prendront comme exemples. Jusqu’ici, ces efforts ont
été entravés, de temps à autres, par une approche du ministère
pastoral qui a deux aspects, l’un théorique et l’autre pratique.
Tous ceux qui ont reçu une formation sacerdotale et religieuse ont
une excellente préparation académique et théologique mais ils ne
sont pas toujours des témoins valides de la Parole qu’ils prêchent.
Pour avoir un impact quel qu’il soit lorsque nous prêchons la Parole
dans le cadre de la nouvelle évangélisation, les pasteurs doivent
guider par leur exemple. Ceci exige une meilleure préparation des
formateurs ainsi qu’une plus grande attention accordée aux candidats
au sacerdoce et à la vie religieuse. À l’abondance des candidats
dans nos séminaires, correspond rarement un nombre proportionné de
formateurs. Ce qui rend impossible une formation significative et
porte à une situation dans laquelle des candidats souvent inadaptés
parviennent au sacerdoce et deviennent ensuite de mauvais pasteurs,
dispersant le troupeau au lieu de le rassembler. Les Évêques
diocésains et les autres ordinaires locaux linedoivent résister à la
tentation de chercher à remplir à tout prix les vides dans les
paroisses et dans les institutions, en envoyant dans les séminaires
et dans les maisons de formation n’importe quel prêtre
académiquement qualifié, dans la mesure où posséder une préparation
académique n’équivaut pas à être en mesure de former d’autres êtres
humains à devenir de dignes pasteurs du troupeau. Les ordinaires
locaux devront investir davantage dans les programmes de formation
permanente et dans d’autres séminaires pouvant aider les pasteurs à
devenir également de bons administrateurs des biens tant spirituels
que temporels de l’Église.
[00147-03.03] [IN116] [Texte original: anglais]
- S. Exc. Rév. Mgr Marko SEMREN, O.F.M., Évêque titulaire
d'Abaradira, Évêque Auxiliaire de Banja Luka (BOSNIE ET HERZÉGOVINE)
La nouvelle évangélisation dans l’expérience de la
Bosnie-et-Herzégovine vise l’auto-évangélisation de l’Église et
l’évangélisation du monde dans lequel nous vivons. Comme la
Bosnie-et-Herzégovine est une terre de mission et que les
catholiques sont une minorité, il est nécessaire de renouveler
l’élan missionnaire des annonciateurs de l’Évangile afin d’être
ouverts à l’oeuvre de grâce de l’Esprit Saint, en témoignant la
Bonne Nouvelle par la vie et pour que l’Esprit Saint ouvre les
coeurs des auditeurs afin qu’ils acceptent et vivent l’Évangile. Le
but de l’évangélisation est la metanoia et l’option fondamentale
pour la Parole de Dieu.
La Bosnie-et-Herzégovine, comme de nombreux pays également en
transition, depuis l’écroulement du communisme jusqu’à l’avènement
de nouveaux états, est passée par la guerre et par des difficultés
liées à l’après-guerre. Les difficultés vécues par la population, en
particulier par la population croate catholique, décimée, reviennent
à la surface. En Bosnie-et-Herzégovine, il y avaient plus de
1.200.000 réfugiés. Des 830.000 catholiques, 465.000 ont été
contraints à quitter leurs maisons et leurs lieux de naissance dans
le cadre du “nettoyage ethnique et confessionnel”. Désormais, 16 ans
après la guerre, dans l’ensemble de la Bosnie-et-Herzégovine sont
présents environ 463.000 catholiques, ce qui veut dire que les
367.000 catholiques exilés ne sont pas revenus dans le pays. Des
crises morales et éthiques ont explosé, l’infrastructure du pays a
été détruite, tout comme les maisons et les églises, on assiste au
phénomène de la sécularisation, au chômage, à la pauvreté, à
l’inégalité des droits, aux désordres et aux dysfonctionnements de
l’État lui-même. On cherche à reconstruire la confiance entre les
peuples et les différentes religions et à renouveler le dialogue et
l’oecuménisme mais on ne procède pas à grands pas et cela prend du
temps. On ressent le besoin d’une plus grande évangélisation de la
famille, à cause de l’avènement d’une mentalité hédoniste, de la
culture de mort: drogues et autres toxicomanies.
Le point de départ de la nouvelle évangélisation doit être le retour
aux sources, une redécouverte de l’héritage des peuples et du pays,
en s’engageant en particulier afin de renforcer dans la société les
valeurs éthiques et morales compromises par les totalitarismes
antérieurs et par la nouvelle violence de la guerre.
[00148-03.03] [IN117] [Texte original: italien]
- S. Exc. Rév. Mgr José Domingo ULLOA MENDIETA, O.S.A., Archevêque
de Panamá (PANAMA)
Jésus a envoyé ses disciples comme témoins à Jérusalem, en Galilée
et jusqu’aux extrémités de la terre. Et c’était justement le
témoignage d’amour qui suscitait l’admiration des païens. Le
témoignage de l’amour chrétien continue à posséder une force
évangélisatrice encore aujourd’hui: c’est pourquoi le Bienheureux
Pape Jean Paul II affirmait: “l'avenir de l'évangélisation dépend en
grande partie de l'Église domestique” (FC, n° 52).
Toutefois, afin que nos familles reflètent ce visage d’Église
domestique, il est nécessaire qu’elles soient de véritables
communautés d’amour et de vie, de foi et de salut. Et ceci sera
possible dans la mesure où la cellule familiale se renforce dans la
sacramentalité du mariage.
Pour ce faire, nous devons cependant développer et renforcer la
pastorale de l’accompagnement du mariage et des familles. Nous
devons dédier plus de temps et de meilleures ressources à la
préparation du sacrement du mariage. Nous attendons actuellement
avec un vif intérêt le Vademecum que le Conseil pontifical pour la
Famille prépare, certains qu’il contribuera à l’amélioration de la
qualité humaine et chrétienne des mariages.
Nous devons prêter une plus grande sollicitude pastorale, à travers
des programmes d’accompagnement, aux mariages sacramentaux déjà
célébrés, de manière à les consolider et à les préparer à affronter
leurs devoirs propres à l’intérieur de la famille, de l’Église et de
la société. La catéchèse des adultes exige actuellement une plus
grande attention de la part de toute l’Église.
Nous ne devons pas négliger les familles qui se trouvent en
situations irrégulières: elles constituent une autre préoccupation
pour la pastorale de l’Église. Malgré cette constante préoccupation,
la pastorale des familles en situation “irrégulière” (divorcés
remariés) ne semble pas trouver de réponses adéquates au problème,
et est souvent source d’insatisfaction évidente de la part des
fidèles qui vivent dans cette situation et qui se sentent incompris,
jugés, condamnés et exclus, bien qu’ils continuent à croire à la
miséricorde de Dieu le Père et qu’ils veulent vivre au sein de la
Mère Église.
[00149-03.03] [IN118] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Rév. Mgr Ricardo Antonio TOBÓN RESTREPO, Archevêque de
Medellín (COLOMBIE)
La nouvelle évangélisation, afin de pouvoir transmettre la foi, doit
être bien plus que la simple multiplication de ce que nous avons
fait jusqu’ici: ce doit être un acte total qui, dans les
circonstances du monde actuel, illumine l’intelligence, oriente la
liberté, émeut les sentiments, engage la vie entière.
L’évangélisation est un événement à la fois simple et complexe.
Complexe parce qu’il se situe dans l’ordre de la création, simple
parce qu’il est généré naturellement par la grâce en celui qui est
prédisposé. À mon humble avis, les différents parcours
d’évangélisation doivent concilier trois expériences concrètes et
fondamentales.
En premier lieu, l’expérience de la paternité de Dieu. Une rencontre
avec le Christ et un parcours de discépolat avec Lui, et doit
permettre l’expérience fondamentale et originaire de Jésus: la
filiation. Dès lors, il serait opportun que nous revenions au
kérygme initial de Jésus: Dieu est proche, sa paternité est à
l’oeuvre, le Royaume de Dieu est tout proche (Mc 1, 15; Lc 17, 20).
Ceux qui, par la grâce de l’Esprit Saint, parviennent à cette
expérience trouvent pour toujours le sens de la vie et possèdent la
force de réaliser le projet que Dieu a prévu pour eux.
En deuxième lieu, il est nécessaire de faire concrètement
l’expérience de la communauté chrétienne. Du moment qu’il s’agit
d’un acte ecclésial, la nouvelle évangélisation doit renforcer la
communauté à tous les niveaux: la famille comme première Église
domestique, les petites communautés ecclésiales comme espace
fondamental de vie, la paroisse comme centre vital de spiritualité
et pastorale au sein de laquelle elles s’intègrent et acquièrent le
sens de réalités différentes, et l’Église particulière qui, suivant
la doctrine de Vatican II, rend concret et authentique le mystère de
l’Église.
En troisième lieu, il faut faire l’expérience de la joie de donner
Dieu aux autres. Transmettre la foi n’est pas un poids, mais un
besoin, un gain, c’est la vie même de ceux qui vivent les
expériences citées ci-dessus. Malheur à moi si je n’annonçais pas
l’Évangile, disait saint Paul (cf. 1 Co 9, 16). La véritable
évangélisation provient du contact avec Dieu et avec les hommes sous
la conduite de l’Esprit Saint. C’est le témoignage, humble et
audacieux, de ce que l’on vit et que l’on ne peut pas passer sous
silence.
[00150-03.04] [IN119] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Rév. Mgr Markos GHEBREMEDHIN, C.M., Évêque titulaire de
Gummi de Proconsolare, Vicaire Apostolique de Jimma-Bonga (ÉTHIOPIE)
Le programme de préparation et d’éducation des catéchistes dans les
différents diocèses doit être revitalisé, revu et réformé afin de
préparer les Catéchistes à leur ministère particulier dans l’Église.
L’Office de Catéchiste doit être reconnu et institué comme un
ministère stable qui a un rôle permanent dans l’Église locale.
Le catéchisme de l’Église catholique reste très difficile à
comprendre pour nombre de laïcs, il est nécessaire de le simplifier
et aussi d’avoir des versions simplifiées dans les différentes
langues locales.
La catéchèse doit être insérée dans la Formation constante de façon
à éliminer la fausse impression que le catéchisme n’est que pour les
enfants.
Le programme catéchétical doit devenir attrayant pour les laïcs de
tous les âges. Le matériel catéchétical doit être disponible pour
tous les groupes d’âge.
Des centres d’entraînement pastoral pour affiner et intensifier le
développement des diverses méthodes d’aide de ceux qui sont engagés
dans la catéchèse.
La participation des parents, des parrains et marraines, et de la
communauté chrétienne à la préparation des enfants pour les
sacrements.
L’Église a besoin de ré-affirmer le rôle irremplaçable des
catéchistes dans l’Église et de les équiper des ressources qui leur
permettront de devenir des ministres efficaces de la nouvelle
évangélisation. On doit leur donner les ressources suffisantes pour
qu’ils prennent leur rôle au sein de l’Église comme une vocation. En
ce grand moment de renouvellement pour la proclamation et la
transmission de la foi, une décision en ce sens serait considérée
comme un réel soutien et une ressource pour l’appel de l’Église à
une nouvelle évangélisation.
[00154-03.04] [IN123] [Texte original: anglais]
- S. B. Rév. Béchara Boutros RAÏ, O.M.M., Patriarche d'Antioche des
Maronites, Chef du Synode de l'Église Maronite (LIBAN)
Me référant à l’Instr. laboris n. 56-57, le dialogue interreligieux
rentre en plein dans l’espace de la nouvelle évangélisation. Je me
limite au dialogue avec l’Islam dans les pays arabes. Ce dialogue
est mentionné parmi les nouveaux acteurs économiques, politiques et
religieux, qui apparaissent sur la scène mondiale.
C’est un dialogue spécifique, tel qu’il est décrit par l’Exhortation
apostolique “Ecclesia in Medio Oriente” que le Saint-Père a signée
le 15 septembre lors de sa visite au Liban: “Ce dialogue est fondé
sur les liens spirituels et historiques qui unissent les chrétiens
aux musulmans. Il n’est pas d’abord dicté par des considérations
pragmatiques d’ordre politique et social, mais il repose avant tout
sur des fondements théologiques qui interpellent la foi. Ils sont
clairement définis dans la Déclaration conciliaire ‘Nostra
aetate’”(n°19).
L’évangélisation est pratiquée dans les pays arabes d’une manière
indirecte, c’est-à-dire dans les écoles catholiques, les
universités, les hôpitaux et les institutions sociales appartenant
aux diocèses et aux ordres religieux qui sont ouverts aux musulmans
comme aux chrétiens. L’évangélisation indirecte est pratiquée
surtout par les moyens de communication sociale, surtout ceux
catholiques, qui transmettent les célébrations liturgiques et des
programmes religieux variés. l’on signale, parmi les musulmans, des
conversions secrètes au christianisme. Les allocutions prononcées
par le Saint Père au Liban et l’Exhortation Apostolique “Ecclesia in
Medio Oriente”, aideront à parvenir à un “printemps chrétien”, qui
contribuera, par la grâce de Dieu et par une nouvelle évangélisation
éclairée, à un véritable “printemps arabe” de démocratie, de
liberté, de justice, de paix et de défense de la dignité de tout
homme, contre toute forme de violence et de suppression des droits.
[00161-03.03] [IN124] [Texte original: français]
- S. Exc. Rév. Mgr Juan de la Caridad GARCÍA RODRÍGUEZ, Archevêque
de Camagüey (CUBA)
La nouvelle évangélisation est très ancienne. Elle provient du
premier et plus grand évangélisateur: Jésus Christ. Il nous dit
d’aller vers tous les peuples. Il est très important que nous y
allions, car si nous n’y allions pas, à qui annoncerions-nous
l’Évangile du Christ?
Quand le Bienheureux Jean Paul II, messager de vérité et d’espoir,
et Benoît XVI sont allés à Cuba, le Saint-Esprit a fait en sorte que
les catholiques aillent frapper à la porte de toutes les maisons
pour annoncer ceux qui venaient au nom du Christ. La Vierge Marie de
la Charité, Mère et Patronne de Cuba, à travers une image
historique, a touché tous les peuples de Cuba, mais les
missionnaires l’avaient précédée pour annoncer que la Vierge est la
Mère de Dieu fait homme et que la charité doit unir tous les enfants
de la Vierge.
Notre mandat en tant qu’évêques est donc de rendre visite à toutes
nos brebis dans leurs maisons, sur les places où se réunissent les
jeunes, sur les terrains de sport, dans les lieux de fête, dans les
prisons, dans les hôpitaux, dans les écoles et en tout autre lieu
pour leur dire que la voie du bonheur, de la vraie vérité et de la
vie est Jésus Christ.
En rendant visite à tous ceux qui ne connaissent pas l’Évangile du
Christ, nous pouvons le leur enseigner, avec la créativité
séduisante et la patience d’une mère qui donne à manger à son enfant
qui ne veut pas manger, et qui réussit à la fin à le faire manger.
Nous avons le mandat d’enseigner tout ce que le Seigneur nous a
commandé. Enseigner positivement la merveille de la vie qui débute
dans le sein maternel, le mariage naturel fidèle et fécond, la
richesse de la vieillesse, les valeurs et les vertus est plus
efficace que de reprocher et de menacer ceux qui ont fait erreur par
ignorance, peut-être parce qu’ils n’ont pas pu agir autrement.
Á Cuba, l’évangélisation a commencé par l’administration des
sacrements, qui est aujourd’hui encore bien enracinée, vu que
nombreux sont ceux qui demandent à baptiser leurs enfants ou à faire
dire une messe pour leurs défunts, sans trop savoir de quoi il
s’agit. L’art pastoral est de catéchiser avant, pendant et après la
célébration.
La charité a toujours été un agent d’évangélisation efficace. Que le
Saint Esprit nous accorde de construire des communautés qui se
distinguent par leur amour les unes envers les autres et leur amour
pour tous. Saint Jean d’Avila et Sainte Hildegarde sont au ciel
depuis des siècles et ils continuent à évangéliser. Il n’y a pas de
doute: les meilleurs évangélisateurs sont les saints et les saintes.
Lorsque l’Évêque est le protagoniste de l’évangélisation dans son
propre diocèse, toute son Église le suit.
[00162-03.04] [IN125] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Rév. Mgr Julio César TERÁN DUTARI, S.I., Évêque émérite
d'Ibarra (ÉQUATEUR)
L'objectif d’une évangélisation nouvelle est la foi chrétienne vécue
entièrement dans toutes ses dimensions:
1. Ce en quoi nous croyons est un personnage historique qui dépasse
l’histoire et la rachète: Jésus Christ, Fils de Dieu et de Marie,
conçu de l’Esprit Saint, mort et ressuscité, donné au monde comme
nouveauté permanente en vertu de Sa présence et de Son action dans
l’Église; Parole divine faite chair et offerte pour nous; qui
déchiffre l’énigme humaine et découvre le mystère trinitaire du Dieu
amour, nous donnant la communion de vie éternelle qui transforme la
réalité.
2. Le croyant: est appelé à l’être quiconque est assoiffé de vérité
et de justice à travers une rencontre personnelle avec l’événement
de Jésus Christ vivant, par le biais du don de la grâce qui rend
possible la réponse humaine.
3. L’acte même de croire se manifeste dans les parcours de
semailles, de croissance et de purification qui occupent les
personnes dans de nombreuses relations: avec Dieu, entre eux et
l’environnement humain et terrestre; se développe en communautés
solidaires, participatives de disciples missionnaires qui prient et
célèbrent la Parole, la mettent en pratique et en témoignent, en
communion avec l’Église et ses Pasteurs, en embrassant de cette
manière la vie entière, publique et privée, dans un dialogue continu
avec le monde, afin de lui offrir Jésus Christ.
[00163-03.03] [IN126] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Rév. Mgr José Luis AZUAJE AYALA, Évêque de El Vigía - San
Carlos del Zulia, Vice-Président de la Conférence Épiscopale
(VENEZUELA)
La foi et la charité ont, dans la vie chrétienne, besoin l’une de
l’autre de manière à se soutenir l’une l’autre. La charité sans la
foi est une simple philanthropie (cf. IL 123), tout comme la foi qui
ne s’exprime pas dans la charité et par la charité est une foi
abstraite. Dès lors, tant la foi que la charité comportent le
témoignage de la vie chrétienne. La foi dans la charité nous permet
de voir le visage du Christ et soutient l’option préférentielle pour
les pauvres puisque cette option est “implicite dans la foi
christologique en ce Dieu qui s’est fait pauvre pour nous, pour nous
enrichir de sa pauvreté” (Document d’Aparecida, 3). La charité, à
son tour, témoigne la foi au Ressuscité qui a donné la vie en
plénitude.
L’Église possède un précieux instrument de conduite et d’orientation
pour une nouvelle évangélisation du social: la Doctrine sociale,
avec sa composante missionnaire, témoignage de la charité du Christ
à travers l’oeuvre de la justice, de la paix et du développement
humain intégral que propose cette doctrine (cf. CV 15). Elle doit se
transformer en annonce et en témoignage de la foi dans le Ressuscité
qui rend toutes choses nouvelles.
En Amérique latine et aux Caraïbes, la Doctrine sociale de l’Église
a joué un rôle déterminant dans le renforcement de la foi des
chrétiens qui, en tant que “disciples missionnaires de Jésus-Christ,
nous avons le devoir prioritaire de donner témoignage de l’amour à
Dieu et au prochain à travers des actions concrètes” (DA, 386). Si
nous voulons donc entreprendre une nouvelle évangélisation du
social, nous devons réévaluer la Doctrine sociale de l’Église,
sachant qu’elle est “annonce et témoignage de foi. C’est un
instrument et un lieu indispensable de l’éducation de la foi” (CV,
15), ce qui nous conduit à avoir la disponibilité suffisante pour en
accueillir les enseignements et la transmettre ensuite avec
“parresia”, imprégnant de ses contenus la catéchèse, la liturgie,
l’éducation chrétienne, le “pensum” des séminaires et des maisons
religieuses, la formation permanente des Évêques et des prêtres et,
surtout, la formation des laïcs. En effet, ce sont eux qui, par leur
caractère séculier, ont la responsabilité de transformer la réalité
sociale, culturelle, politique et économique de nos peuples.
[00164-03.03] [IN127] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Rév. Mgr Nicodème Anani BARRIGAH-BÉNISSAN, Évêque
d'Atakpamé (TOGO)
Notre Église locale est jeune et en pleine croissance. Elle
représente environ 25% de la population togolaise. Pourtant, elle se
trouve confrontée à de nombreux défis, dont je retiens 4
préoccupations importantes qui se rapportent aux numéros 18, 29, 34,
57, 65 et 66 de l’Instrumentum Laboris.
1. L’avancée de l’islam. L’expansion rapide de l’islam et surtout la
diffusion du fondamentalisme en Afrique de l’Ouest inquiètent
énormément l’Église. Il suffit d’un jour pour devenir musulman; mais
il est impossible de renoncer par la suite à cette religion. Par
contre la préparation des catéchumènes dure trois à quatre ans dans
nos diocèses; mais les baptisés quittent facilement la foi
catholique.
2. La prolifération des sectes. La pauvreté de nos populations, le
chômage des jeunes, la déception politique, la forte religiosité de
nos peuples constituent un terreau fertile sur lequel poussent les
sectes qui moissonnent facilement leurs adeptes parmi nos fidèles.
3. Les sociétés secrètes et ésotériques, en particulier la
franc-maçonnerie règnent en maîtres au sommet de l’État, dans les
institutions les plus importantes et dans tous les milieux
intellectuels de notre pays.
4. Le manque de formation des fidèles.
5. Le ministère de guérison. Des prêtres de plus en plus nombreux
s’adonnent à ce ministère de libération, de délivrance, de guérison
spirituelle des fidèles, surtout de ceux provenant du paganisme, qui
éprouvent une certaine angoisse face à la sorcellerie et au
phénomène des envoûtements.
La Conférence des Évêques du Togo est convaincue que la nouvelle
évangélisation commence par les évangélisateurs eux-mêmes. Elle est
pleine d’espérance et appelle toute l’Église à une conversion
pastorale dans l’humilité et la confiance.
[00165-03.03] [IN128] [Texte original: français]
VOLUMES SUR LA XI° ET LA XII° ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE
DES ÉVÊQUES
“La Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Église” et
“l’Eucharistie: source et sommet de la vie et de la mission de
l’Église” ont été les thèmes de la XII et XI Assemblée générale
ordinaire du Synode des Évêques, célébrées au Vatican en 2008 et en
2005. Deux volumes, qui ont pour titre le même thème synodal, ont
été offerts par la Secrétairerie générale et par l’American Bible
Society aux Pères synodaux et aux autres participants à cette
Assemblée.
Édités par Lateran University Press, les textes ont été rédigés,
respectivement, sous la direction du Secrétaire général du Synode
des Évêques, S.Exc. Mgr Nicola Eterović, Archevêque tit. de Cibale
(CITÉ DU VATICAN) et par P. Roberto Nardin, O.S.B. Oliv., moine de
l’abbaye du Mont-Olivet-Majeur, professeur de théologie auprès de
l’Université pontificale du Latran (ITALIE).
Ils se composent, l’un comme
l’autre, de quatre parties. Ils contiennent les actes synodaux: de
l’annonce des thèmes, avec leurs préliminaires, jusqu’aux
Exhortations apostoliques post-synodales “Verbum Domini” et
“Sacramentum Caritatis”.
La documentation mise à disposition est ample: les travaux synodaux
sont repris en reparcourant toutes les Congrégations générales, les
réunions des Carrefours, l’élaboration des Propositions et les
informations sur l’activité du Synode. En annexe, on peut également
trouver les textes de la Secrétairerie générale, en particulier les
Orientations, le Document de travail, la Liste des participants et
les Commissions diverses.
[00221-03.04] [MMMMM] [Texte original: italien]
ENCHIRIDION DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION
Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle
évangélisation a offert aux Pères synodaux et aux autres
participants à la XIII Assemblée générale ordinaire du Synode des
Évêques l’“Enchiridion de la nouvelle évangélisation”, en édition
spéciale pour l’Année de la Foi.
Édité par la Librairie éditrice vaticane, cet ouvrage contient des
textes du Magistère pontifical et conciliaire. C’est une publication
qui permet de recueillir la pluralité des formes de l’expression
“nouvelle évangélisation” et sa richesse, à travers une vaste
sélection d’extraits des discours, des messages, des homélies, des
lettres apostoliques et d’autres documents papaux à partir de 1939.
Elle contient, en outre, des extraits des documents officiels du
Concile Vatican II.
Tous les textes ont été sélectionnés en fonction de leur importance
pour la nouvelle évangélisation. L’Enrichidion présente ce thème à
partir de l’élaboration de ce même concept et de sa diffusion au
cours des dernières décennies, et montre son importance pour
l’Église d’aujourd’hui.
[00222-03.04] [NNNNN] [Texte original: italien]
AVIS
- “BRIEFING”
“BRIEFING”
Lundi 15 octobre 2012, les habituels Briefing pour les Groupes
linguistiques sont anticipés à 13h00. Les attachés de presse seront
accompagnés par un Père synodal, selon la liste que nous publions
ci-dessous:
Groupe linguistique italien
- S. B. Rév. Sviatoslav SCHEVCHUK, Archevêque Majeur de Kiev-Halyč,
Chef du Synode de l'Église ukrainienne gréco-catholique (UKRAINE)
Groupe
linguistique anglais
- S. Ém. Rév. le Card. Timothy Michael DOLAN, Archevêque de New
York, Président de la Conférence Épiscopale (ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE),
Membre de la Commission pour le Message
Groupe
linguistique français
- S. Exc. Rév. Mgr Nicolas DJOMO LOLA, Évêque de Tshumbe, Président
de la Conférence Épiscopale (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)Groupe
linguistique espagnol
- S. Exc. Rév. Mgr Carlos AGUIAR RETES, Archevêque de Tlalnepantla,
Président de la Conférence Épiscopale, Président du Conseil
épiscopal latino-américain (C.E.L.AM.) (MEXIQUE)
Groupe
linguistique allemand
- S. Exc. Rév. Mgr Franz-Peter TEBARTZ-VAN ELST, Évêque de Limburg
(ALLEMAGNE)
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