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PLENARIA 2000


In this issue we offer readers a first selection of responses to the preparatory questionnaire for the Plenary Assembly in march 2000 "A christian humanism for the new millennium". This will continue in future issues, seeking to do justice to the diversity of contexts and proposals that is part of the richness of this whole field.

 

FAIRE REVIVRE LE PACTE DU SANG

Sœur Josepha Nduhirahe (décédée le 12 juillet 1998)
Sœur Missionnaire de Notre-Dame d'Afrique
Bukavu, République Démocratique du Congo

1. Avant les situations que nous vivons depuis 1990 et dont nous espérons sortir pour retrouver l'humanisme entre nous, peut-être meilleur, le courant de pensée était de vivre ensemble quelle que soit son ethnie, dans l'harmonie. Chacun respectant son territoire, son pays ainsi que le territoire et le pays voisins. Nous avions des commerces de part et d'autre et même des mariages. Personne ne pouvait penser convoiter un territoire de l'autre pour l'occuper. Ce courant de pensée venait d'une sorte " de spiritualité " africaine, qui fait la solidité de vie ensemble. Dans un village, ceux ou celles qui brisaient cette harmonie et qu'on jugeait à tort ou à raison sorcier ou sorcière, on les chassait du village ou on les brûlait vifs. C'était le mauvais côté de cette pensée. Mais le bon côté de cette spiritualité était " le pacte de sang ", " une alliance de sang ". Ceux-ci se faisaient avec ceux dont on n'a pas de liens de sang au point de vue familial, ni de près, ni de loin. C'est un acte d'union, de famille. Deux chefs de famille faisaient cet acte d'alliance de sang, ainsi les deux familles étaient unies pour toujours, comme une seule famille.

Pour le moment cette grande valeur d'humanisme se perd, ce qui a comme conséquence : la violence, le non-respect de l'être humain, l'égoïsme, l'individualisme.

Maintenant que la " modernité, la mondialisation " est un peu partout, les organisations et les institutions qui naissent sont basés surtout sur les activités génératrices de revenus. Ces organisations et institutions regroupente des femmes ou des hommes avec un but et un intérêt communs et ils se sentent unis ensemble pour travailler et protéger ensemble leurs biens.

De cela est en train de naître la solidarité dans les difficultés : comme la maladie, le deuil, mais aussi dans la joie : comme la naissance, le mariage, grâce à la caisse commune prévue pour cela. Naturellement, nous sommes encore au début, mais dans les médias, on a une demi-heure chaque semaine sur le développement, et une autre animée par un prêtre qui oriente les jeunes et les intellectuels vers l'an 2000, à partir de différents thèmes comme : ce qu'est la construction du pays ; il faut d'abord construire les cœurs ; aucune personne dans le monde n'a demandé de naître : blanc, noir, jaune, c'est l'amour de Dieu pour nous qui l'a voulu dans sa souveraine majesté. Qu'est-ce que vivre ensemble dans l'harmonie au point de vue mondial, au point de vie de nos pays voisins, dans notre propre pays, etc…

2. Dans la ligne de l’inculturation, faire revivre le pacte du sang, l'alliance du sang, que nous faisons chaque jour dans l'Eucharistie avec Jésus-Christ, le baptême et les autres sacrements, qui nous font entrer dans la famille de Dieu, dans cette Rédemption de l'homme que le Fils unique nous offre gratuitement et nous présente au Père comme si nous étions Lui-même. Nous sommes d'autres Christ, son Corps, et lui la Tête. Peut-être le pacte du sang traditionnel africain est-il dépassé, c'est possible ; mais la spiritualité qu'il porte peut enrichir l’Église comme moyen culturel mis en œuvre pour faire découvrir la richesse et la profondeur de la vie ecclésiale en Jésus-Christ, tout en le dépassant, car l'oeuvre de Dieu dépasse l'oeuvre de l'homme.

Nous avons vraiment quelques bons chants liturgiques inculturés et il faut continuer dans ce sens au point de vue de la musique et des paroles inspirées par la Bible et une authentique piété populaire. Mais nous sommes en train de chercher des instruments adéquats qui soient vraiment inspirés par la valeur de l'art et la musique sacrée. Les tambours que nous battons souvent à la messe, sont des tambours qui n'ont rien de spécial, qu'on achète sur n'importe quel marché et souvent sont fabriqués en tôle, ils résonnent comme une ferraille. Ils font seulement du bruit. Ou bien on achète ces " synthétiseurs " ou ces " guitares " à bon marché qui font la même chose. Et souvent ce sont des chorales de jeunes. Donc nous devons encore chercher des tambours fabriqués exprès pour mettre en valeur l'art et la musique sacrée. Il y a aussi la danse liturgique qui de plus en plus entre dans nos célébrations. Là aussi, nous sommes au début. Car que ce soit les instruments, les chants, la danse liturgique, tout cela doit venir d'une méditation, d'un contact personnel avec Dieu, avec l'Esprit-Saint inspirateur de celui ou celle qui fait cet instrument, qui compose ce chant ou qui sent en lui-même ce rythme, ce mouvement, cette expression de danse. Il doit être un homme ou une femme de prière. Ainsi il/elle peut enseigner cela aux autres. Le chant ou la danse liturgique ne s'improvisent pas. C'est l'inspiration d'en-Haut qui rejoint l'homme dans sa culture, dans les différentes étapes de la vie humaine. C'est pour cela que nos monastères d'hommes et de femmes devraient s'y mettre pour inspirer les chrétiens au lieu de toujours s'aligner sur la liturgie de la culture occidentale.

L'humanisme chrétien, c'est une idée, une pensée, une exigence, qui vient de l’Évangile. Mais pour que cette pensée, cette idée devienne une réalité, je dois la trouver, la voir dans la vie concrète des chrétiens, dans leurs actes, leurs agissements, la manière dont ils abordent ou vivent avec telle ou telle personne, quels que soit sa couleur, son ethnie, sa tribu, son pays. L'amour de Dieu, pour être connu et apprécié, passe par les hommes. Ainsi la solidarité, le respect de la personne humaine, la recherche de son développement plénier, révèlent la Providence de Dieu, la paternité de Dieu qui s'occupe de ses enfants. C'est ainsi qu'on comprendra le bien commun, en sachant que le bien de la terre ou d'un pays est pour tout le monde, et non pour un petit nombre de personnes. Tous doivent en prendre soin, le développer, l'enrichir pour le bien-être de tous. Avec cela, l'individualisme, l'exploitation des pays les uns par les autres ; surtout pays riches et pays pauvres, les ventes d'armes pour avoir de l'argent tout en sachant que c'est pour tuer " ton frère en humanité " ou l'exploitation des personnes d'où naissent la violence et les tueries. " La terre, Dieu l'a donnée aux fils d'Adam ". L'humanisme chrétien sera une très grande exigence pour les chrétiens dans ce nouveau millénaire, car c'est là où l'on va toucher du doigt l'accomplissement de l'amour de Dieu et du prochain : " on vous reconnaîtra pour mes disciples à l'amour que vous aurez les uns envers les autres ".

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[English]
Sister Josepha Nduhirahe
of the Democratic Republic of the Congo points out some positive elements in a country dominated by economic gain, such as: growing solidarity in hard times and television programmes which aim to foster unity in the country, often on the basis of Christian values. Music, dance and popular piety are signs of a real inculturation of Christianity. Christian humanism is born in mutual love between people, which is a prime point of revelation of God’s providence.

[Español]
Sor Josepha Nduhirahe
de la República Democrática del Congo ofrece algunos elementos positivos en el País dominado por la ganancia económica como: una creciente solidaridad en las dificultades, programas televisivos que edifican un País unido, incluso con base en principios cristianos. Música, danza y piedad popular tienen signos de una verdadera inculturación del cristianismo. El humanismo cristiano nace del amor recíproco entre los hombres, lugar privilegiado para la revelación de la providencia de Dios.


UN HUMANISMO RELIGIOSO E INTERRELIGIOSO,
DE LOS DERECHOS HUMANOS E INTERCULTURAL

Dr. Juan Carlos Scannone SJ, Rector
Facultades de Filosofía y Teología de San Miguel, Argentina

Si intentamos discernir los signos de los tiempos en lo que respecta al humanismo cristiano, podemos señalar primeramente algunos aspectos negativos y antihumanos que caracterizan la situación actual de progresiva globalización y de exclusión. Pero – probablemente como acción del Espíritu de Dios y como respuesta humana al mismo ante los desafíos de esa situación – también se perciben en el mundo de hoy, en particular en América Latina y Argentina, signos positivos de un humanismo nuevo, no pocas veces, de inspiración cristiana, entre cuyas características están: su nueva relación con el Misterio religioso, con el ethos de los derechos humanos, con la sociedad civil y las culturas.

A continuación resumiré brevemente los signos negativos (1), para luego explicitar algo más detenidamente los positivos (2).

1. Desafíos principalmente negativos

El economicismo y consumismo (centrado no en el hombre sino en las cosas, no en el ser sino en el tener), la ideología del "pensamiento único" que niega alternativas más humanas, la exclusión de grandes mayorías provocada por un mercado globalizado como autorregulado y sin control ético, social o político, la fragmentación social y cultural que así se crea, el individualismo competitivo insolidario que así se promueve, etc., etc., atentan contra todo humanismo y contra la concepción humanista cristiana de la vida y convivencia. Ésos son algunos de los elementos socioculturales negativos que caracterizan el fin del Milenio.

Dichos rasgos negativos se hacen más acuciantes en América Latina, donde las políticas económicas neoliberales agravan el desempleo, la exclusión (no sólo económica y social, sino también política y cultural) y la pobreza estructural, con las consecuencias de amenaza para la identidad cultural y de fomento de la anomia social y de la violencia urbana.

2. Signos positivos de los tiempos

Si sólo se contemplaran los aspectos negativos, el planteo de un humanismo cristiano para nuestra época parecería deber predicar en el desierto. Sin embargo, no es así, porque existen gérmenes de un nuevo humanismo, que hay que saber detectar a la luz del humanismo evangélico que nos enseña Jesús, y que puede ser informado de tal manera por el Evangelio, que se constituya en un nuevo humanismo cristiano. Se trata de la acción del Espíritu de Dios en los hombres y mujeres de hoy, sobre todo entre los pobres y excluidos, pero no sólo en ellos. En América Latina con frecuencia está explícita o implícitamente inspirado por la fe cristiana y su comprensión del hombre.

Sintetizaré algunos de esos signos positivos en cuatro caracterizaciones principales: un nuevo humanismo religioso (2.1); un humanismo de los derechos humanos (2.2); un humanismo social y ecológico (2.3); un humanismo pluri e intercultural.

2.1 Un humanismo religioso e interreligioso

En nuestro ambiente (y – según creo – en muchas partes del mundo) el hombre se está abriendo a la pluridimensionalidad de su conciencia, incluidas las dimensiones simbólica, sapiencial y espiritual. Ello comporta una nueva percepción del Misterio santo, ya sea por la renovación de la religiosidad popular, especialmente el catolicismo popular, ya sea por la búsqueda de nuevas formas cristianas (y, a veces, no cristianas) de espiritualidad.

A ello se agrega en el hombre de hoy una mayor conciencia de la contingencia y creaturalidad, tanto por la misma situación de desempleo, pobreza y exclusión, como ante los riesgos globales que se perciben sensitivamente y, a veces, se conocen reflexivamente: riesgos ecológicos, sociales, psicológicos, etc., como también ante el fracaso de la razón ilustrada para dar sentido a la vida y a la búsqueda y/o experiencia del Misterio. En ocasiones se valora, por ello, una libertad que se alimenta en el despojo, es decir, en un "estar ligero de equipaje", a pesar de vivir en una civilización del consumo y el tener.

Todos esos rasgos, algunos más difundidos que otros, plantean un humanismo religioso que debe ser inspirado e informado por un auténtico humanismo cristiano. Aún más, dado el pluralismo religioso – aun en América Latina –, ha de tratarse de un humanismo interreligioso, en convergencia, desde experiencias religiosas plurales, hacia el redescubrimiento del Misterio santo.

Así es como la fe cristiana, en diálogo interreligioso, podrá ser fuente de inspiración de un humanismo nuevo, aun para otras religiones, en una nueva forma de ir evangelizándolas. Y, por otro lado, las religiones podrán prestar así su servicio a una mayor humanización del hombre de hoy, en circunstancias de deshumanización. Pues la humanización es un momento constitutivo de la evangelización, aunque ésta la trasciende; y Jesús y los santos pueden ser presentados como modelos inspiradores de humanidad para todos, aunque sean mucho mas que eso para el creyente, y aun para el no creyente.

2.2 Un humanismo de los derechos humanos

No sin un decisivo influjo del Evangelio, la modernidad enfatizó la dignidad del hombre (Kant) y propuso los derechos humanos (tanto personales como sociales, tanto civiles y políticos como culturales y religiosos). No sólo se trata de conceptos sino de una sensibilidad viva ante la conculcación de los derechos propios y/o ajenos.

Hoy en día, la postmodernidad, con su atención puesta en las diferencias, tiene especialmente en cuenta al género (mujer, varón), las etnias y razas y las culturas, así como los derechos de los así llamados discapacitados (distinguiendo distintos grados de capacitación para el servicio). Así propugna el respeto de la pluralidad y la singularidad, como parte de un nuevo humanismo.

La Iglesia, desde el espíritu de Pentecostés, que rechaza tanto la uniformización como la fragmentación, es comunión de comuniones y, por ello, capaz de evangelizar tanto lo universal humano de la razón moderna como lo particular de la sensibilidad postmoderna sin renunciar ni a la unidad de lo humano ni a las diferencias que enriquecen lo humano. Así es como el humanismo cristiano no sólo puede inspirar sino también asumir y transformar en más humano el humanismo actual de los derechos humanos.

Es un tema y un espíritu en el cual puede darse una convergencia universal en un ethos apropiado para estos tiempos de globalización y de peligro de exclusión. También en América Latina, sobre todo después de las experiencias de la subversión y la represión, el ethos de los derechos humanos se ha hecho popular; entre nosotros está frecuentemente informado por el Evangelio y la doctrina social de la Iglesia.

2.3 Un humanismo social y ecológico personalizado

Quizás como reacción ante una globalización anonimizante como contra el individualismo competitivo y la exclusión, se nota en América Latina y en otras partes del mundo un fenómeno humanizador nuevo, en el que – sin duda – influyen no sólo la acción del Espíritu de Dios, sino también la concepción cristiana de la vida. Me refiero a muchas expresiones actuales de solidaridad sobre todo con los otros hombres, especialmente los que sufren y los pobres, con las generaciones venideras, con la vida (de los no nacidos, pero también con la vida no humana) y con la naturaleza entendida como hogar. De ese modo se revalora el sentido de la comunidad, la vida y la madre tierra, pero ya no – como en las culturas tradicionales y aborígenes – en forma aparentemente "natural" y sólo cultural, sino en forma reflexiva, libremente asumida y personalizada.

Así es como los valores humanos sociales, solidarios y comunitarios son revalorados tanto en la práctica histórica (a) como en distintas teorías filosóficas o sociológicas (b).

a) En la práctica se están dando fenómenos sociales como el neocomunitarismo de base (en todas las dimensiones: religiosa, cultural, social, económica, y aun política); el Tercer sector (voluntariado, ONGs, redes de colaboración); la eclosión de lo social (con la emergencia de la sociedad civil, que se auto-organiza como distinta del mercado y del Estado); los nuevos movimientos sociales (ecológico, pacifista, feminista, por los derechos humanos, de los sin tierra, de los aborígenes, etc.) y una sensibilidad nueva (comunitaria, ecológica, por la identidad cultural ... ) que ellos contribuyen a crear. Todo ello va formando un tejido social nuevo (redes de participación y solidaridad), que es acompañado por un nuevo imaginario cultural.

Con una orientación semejante se están dando – en distintas partes del mundo, incluida América Latina, especialmente en los países con fuerte presencia indígena y afroamericana – movimientos por el respeto de la pluralidad cultural, por el fomento de la interculturalidad y por la inculturación del Evangelio en la vida, pensamiento e instituciones eclesiales, valorizando así las diferencias culturales y el diálogo intercultural.

b) Por otro lado, en el nivel de la reflexión teórica, se dan líneas de pensamiento que corresponden a esos fenómenos sociales y culturales que acabo de enunciar. Pienso en las teorías filosóficas sobre la acción comunicativa (J. Habermas) y la comunidad (ideal y real) de comunicación (K.-O. Apel, A. Cortina), que tienen una fuerte incidencia en varias Facultades de Filosofía y cátedras de ética en la Argentina; así como también en las propuestas filosóficas de los "comunitaristas" y las sociológicas y filosóficas sobre la sociedad civil (J. Cohen–A. Arato, G. Mc Lean, etc.) en los Estados Unidos, así como en nuestro país (D. García Delgado); y en las reflexiones teológicas y pastorales sobre la evangelización de la cultura y la inculturación del Evangelio, como se han ido desarrollando últimamente en la Argentina (L. Gera, la COEPAL y la "escuela argentina" de teología de la pastoral popular) y en otros países de América Latina. Éstas últimas corrientes toman frecuentemente como paradigma ecclesiológico de comprensión el Misterio de Pentecostés (comunión y unidad en las diferencias).

Todos esos movimientos socioculturales y reflexiones teóricas que los acompañan son indicadores que apuntan – en nuestra cultura y sociedad – hacia un nuevo humanismo cristiano que inspire a y que influya en un humanismo religioso e interreligioso, de los derechos humanos, social, ecológico e intercultural.

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[Français]
Le Père Juan Carlos Scannone SJ de l'Argentine examine les signes des temps négatifs avec une globalisation croissante et exclusive qui porte plus d’attention aux choses qu’aux personnes, dominée par l'économie, la fragmentation sociale et culturelle, avec leurs conséquences. Toutefois, les signes positifs ne manquent pas : l'action de Dieu à l’œuvre dans l’intime des cœurs, un humanisme religieux et interreligieux, les nouvelles formes de spiritualité, la conscience plus aiguë d’être créature, la solidarité, le volontariat croissant, les nouvelles sensibilités… Tout ceci crée un contexte culturel nouveau avec l’impérieuse nécessité d'un humanisme enraciné dans la foi chrétienne.

[English]
Juan Carlos Scannone s.j.
of Argentina examines negative signs of the times in a situation of increasing globalisation and exclusion and a way of thinking which is dominated by economic considerations, where there is more emphasis on things than on people; social and cultural fragmentation has so many negative consequences. There are also positive signs of the times: God acting in people today, religious and inter-religious humanism, new forms of spirituality, a clearer awareness of what it means to be a creature, new communitarianism and solidarity, greater commitment to voluntary work, new sensitivities…. This all creates a new cultural context, which is crying out for a solid foundation in Christian humanism.


A CHRISTIAN HUMANISM FOR THE NEW MILLENNIUM

Bishop Michael CLEARY
Banjul, Gambia

1. Most people are not "searching for meaning"; they are busy responding to multiple stimuli or getting on with living.

In the Gambia, the Muslims, various Christian denominations, United Nations, diverse national and expatriate individuals, groups, sects, are attempting to offer a transcendent vision.

As professed authentic followers of Christ, we need to do as the Master did. People respond to a person. Choice of disciples, thorough formation spiritually, humanly, professionally, equip for the task of evangelisation.

Each person should be advised to stay close to the poor. No matter how high the studies, how elevated the levels of social interaction, how demanding the paper work and business; how exalted the prayer and liturgy, it is the regular interaction with the genuine poor which will enable people to serve others and truly know the transcendent and incarnate God.

Something compelling needs to be done to inspire Youth. Convinced committed persons with ability to interpret the contemporary scene, skilled in interpersonal relationships, media conscious, Gospel-fired are required. One seventeen-year old, rising 'Pop Star' declared that his ambition was "to get rich, to get laid, to get famous".

Such an ambition so readily seized on by the easily swayed fans must be interpreted against the Word of God, and expressed in terms that are acceptable and understandable for the young. Those who preach the Gospel must learn to operate not from their own weakness but from God's own power.

At a practical level there should be some collaboration with professional Media specialists. Invest in Media apparatus ourselves. The Lord would surely use the E mail, the tabloids, mass communications if He were beginning His public Ministry today.

Without doubt the magnitude of Paperwork produced by ecclesiastical bureaucracy at all levels, and in all places, could be reduced by 90%.

In fact so much is churned out that it enervates rather than inspires. One cannot ruminate on or digest one proposal before several more are hurled at one. Consequently one becomes a classic non-achiever, an inbuilt failure and scrawl-crawler dotting i's and crossing t's for fusty filing systems.

2. Language must be recreated. Words like Salvation, Sacraments, Ecclesial Life, Piety, Fulfilment, Christian Humanism, find little resonance with the contemporary world. Lust, Money, Power are the big issues. Examining these in the light of God's Living Word in Scripture and demonstrating each against Father, Son, Spirit might prove helpful. E.G. The Lustre of God's radiant love. The Lord Super-Economist, from the miserly search for small coin, widow's mite, stewards merchants, pearl of great price to the boundless riches of the Son's patrimony. The power of the Spirit, shaking/rocking foundations, breaking chains, swinging open prison gates, raising from the dead.

Classical Art, Music, Literature could be constantly highlighted and portrayed in order to counteract baneful pernicious pornography. Popular Arts, folklore, customs dating from time immemorial could also be revived in the attempt "to hold the mirror up to nature" (Shakespeare: Hamlet). In countries with a long tradition of Christianity Memories, Parish Albums, Community Highlights etc. could be presented. Seeing what we have been, what has been achieved and preserved, could inspire imitation and praiseworthy iniatives. The "Treasures of the Vatican" particularly, so often cited against us as evidence of hoarding up treasure rather than selling it for the poor, could possibly be made more easily available through Cinema, Video and other means.

Finally, could the Pontifical Council for Culture consider something along the lines of the World Cup football event? Creative Artists, of all Art forms could be invited for competitions where the rewards would be tempting both in financial gain and reputation for the winners. Perhaps something could be devised annually/biannually on the pattern of Greek drama, proposing specific themes for the various Liturgical feasts. Something of this nature could quickly attain global significance, cause many to focus on religious issues, bring economic benefits to the host country which could be different from each year. It would undoubtedly help to bring the Gospel to the remotest corners of the earth.

3. Even in so called third world countries and everywhere on earth today, cultural values and common aspirations are drastically affected by mass communications, tourism, consumerism. Planet Earth is truly a global village, a fact which can be an immense challenge and opportunity for the presentation of the Gospel.

Education is a priority and finding the right Language we need to rediscover the Lord in prayer, in work, in association. Joy, peace (merriment, tranquillity!) inner stillness, attentiveness of mind and heart, letting the love of God energise all that we do, savouring the Scriptures, swayed by the authentic Spirit of life, swinging to the rhythms of the century's chant, we can be lead to the discovery of the "infinite treasure".

We remember too, that it is all God's work. It is His world. He is the seeker, the lover in search of the beloved. Let us attend to the few, the twelve, the seventy-two. Someone has wisely remarked that "God does not call the qualified, He qualifies the called". Every age, each century must engage in the task of rebuilding, replanting, reshaping. The "Body" of Christ is only two thousand years old, still in its infancy if compared with the history of earth. Today, some say Christianity is dead, the widow is already accompanying the bier to its burial place. But the Lord of life is speaking: "Adolescens, tibi dico surge!" (Lk 7:11-15). Knowing where we are, knowing who we are, knowing the one from whom we come, to whom we go, will get the show on the road and we will hasten humbly, exultantly into the hill country of the new millennium.

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[Français]
Mgr Michael Clery
évêque de Banjul en Gambie constate que nos contemporains ne cherchent plus le sens, préoccupés de répondre aux défis immédiats et multiples de la vie quotidienne. La réponse est d'imiter le Maître Divin, en un dialogue interpersonnel. Seule une éducation adéquate peut répondre au défi de la tendance à la consommation exagérée et à l’attrait de l’argent, du pouvoir et de la luxure. Il convient d’associer proximité des pauvres et possibilités offertes par les média. Le langage de la foi est à redécouvrir, avec l’usage de l'art classique, de la musique et de la littérature, sans omettre le patrimoine des communautés catholiques toujours aptes à inspirer une imitation vraiment créatrice.

[Español]
Michael Clery,
Obispo de Banjul –Gambia–, constata que la gente no busca el sentido de la vida, porque está ocupada en responder a muchos estímulos y a la lucha por sobrevivir. Además, señala la necesidad de imitar al Maestro Divino, en cuanto la gente responde a una persona y no a una idea. Es necesario ofrecer una adecuada educación para poder responder al reto del consumismo y de la tendencia por el dinero, el poder y la lujuria. Se debe permanecer cercanos a los pobres, se deben aprovechar las posibilidades ofrecidas por los Mass Media. El lenguaje de la fe debe ser recreado y re-descubierto. Se debe usar el arte clásico, la música y la literatura, la memoria de las comunidades católicas, las cuales pueden inspirar una imitación creativa.


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