PLENARIA 2000
In this issue we offer readers a first selection of
responses to the preparatory questionnaire for the Plenary Assembly in
march 2000 "A christian humanism for the new millennium".
This will continue in future issues, seeking to do justice to the
diversity of contexts and proposals that is part of the richness of this
whole field.
FAIRE REVIVRE LE PACTE DU SANG
Sœur Josepha Nduhirahe (décédée
le 12 juillet 1998)
Sœur Missionnaire de Notre-Dame d'Afrique
Bukavu, République Démocratique du Congo
1. Avant les situations que nous
vivons depuis 1990 et dont nous espérons sortir pour retrouver l'humanisme
entre nous, peut-être meilleur, le courant de pensée était de vivre
ensemble quelle que soit son ethnie, dans l'harmonie. Chacun respectant son
territoire, son pays ainsi que le territoire et le pays voisins. Nous avions
des commerces de part et d'autre et même des mariages. Personne ne pouvait
penser convoiter un territoire de l'autre pour l'occuper. Ce courant de pensée
venait d'une sorte " de spiritualité " africaine, qui
fait la solidité de vie ensemble. Dans un village, ceux ou celles qui
brisaient cette harmonie et qu'on jugeait à tort ou à raison sorcier ou
sorcière, on les chassait du village ou on les brûlait vifs. C'était le
mauvais côté de cette pensée. Mais le bon côté de cette spiritualité était
" le pacte de sang ", " une alliance de sang ".
Ceux-ci se faisaient avec ceux dont on n'a pas de liens de sang au point de
vue familial, ni de près, ni de loin. C'est un acte d'union, de famille. Deux
chefs de famille faisaient cet acte d'alliance de sang, ainsi les deux
familles étaient unies pour toujours, comme une seule famille.
Pour le moment cette grande valeur d'humanisme se perd, ce
qui a comme conséquence : la violence, le non-respect de l'être humain,
l'égoïsme, l'individualisme.
Maintenant que la " modernité, la mondialisation "
est un peu partout, les organisations et les institutions qui naissent sont
basés surtout sur les activités génératrices de revenus. Ces organisations
et institutions regroupente des femmes ou des hommes avec un but et un intérêt
communs et ils se sentent unis ensemble pour travailler et protéger ensemble
leurs biens.
De cela est en train de naître la solidarité dans les
difficultés : comme la maladie, le deuil, mais aussi dans la joie :
comme la naissance, le mariage, grâce à la caisse commune prévue pour cela.
Naturellement, nous sommes encore au début, mais dans les médias, on a une
demi-heure chaque semaine sur le développement, et une autre animée par un
prêtre qui oriente les jeunes et les intellectuels vers l'an 2000, à partir
de différents thèmes comme : ce qu'est la construction du pays ;
il faut d'abord construire les cœurs ; aucune personne dans le monde n'a
demandé de naître : blanc, noir, jaune, c'est l'amour de Dieu pour nous
qui l'a voulu dans sa souveraine majesté. Qu'est-ce que vivre ensemble dans
l'harmonie au point de vue mondial, au point de vie de nos pays voisins, dans
notre propre pays, etc…
2. Dans la ligne de l’inculturation, faire revivre
le pacte du sang, l'alliance du sang, que nous faisons chaque jour dans
l'Eucharistie avec Jésus-Christ, le baptême et les autres sacrements, qui
nous font entrer dans la famille de Dieu, dans cette Rédemption de l'homme
que le Fils unique nous offre gratuitement et nous présente au Père comme si
nous étions Lui-même. Nous sommes d'autres Christ, son Corps, et lui la Tête.
Peut-être le pacte du sang traditionnel africain est-il dépassé, c'est
possible ; mais la spiritualité qu'il porte peut enrichir l’Église
comme moyen culturel mis en œuvre pour faire découvrir la richesse et la
profondeur de la vie ecclésiale en Jésus-Christ, tout en le dépassant, car
l'oeuvre de Dieu dépasse l'oeuvre de l'homme.
Nous avons vraiment quelques bons chants liturgiques
inculturés et il faut continuer dans ce sens au point de vue de la musique et
des paroles inspirées par la Bible et une authentique piété populaire. Mais
nous sommes en train de chercher des instruments adéquats qui soient vraiment
inspirés par la valeur de l'art et la musique sacrée. Les tambours que nous
battons souvent à la messe, sont des tambours qui n'ont rien de spécial,
qu'on achète sur n'importe quel marché et souvent sont fabriqués en tôle,
ils résonnent comme une ferraille. Ils font seulement du bruit. Ou bien on
achète ces " synthétiseurs " ou ces " guitares "
à bon marché qui font la même chose. Et souvent ce sont des chorales de
jeunes. Donc nous devons encore chercher des tambours fabriqués exprès pour
mettre en valeur l'art et la musique sacrée. Il y a aussi la danse liturgique
qui de plus en plus entre dans nos célébrations. Là aussi, nous sommes au début.
Car que ce soit les instruments, les chants, la danse liturgique, tout cela
doit venir d'une méditation, d'un contact personnel avec Dieu, avec
l'Esprit-Saint inspirateur de celui ou celle qui fait cet instrument, qui
compose ce chant ou qui sent en lui-même ce rythme, ce mouvement, cette
expression de danse. Il doit être un homme ou une femme de prière. Ainsi
il/elle peut enseigner cela aux autres. Le chant ou la danse liturgique ne
s'improvisent pas. C'est l'inspiration d'en-Haut qui rejoint l'homme dans sa
culture, dans les différentes étapes de la vie humaine. C'est pour cela que
nos monastères d'hommes et de femmes devraient s'y mettre pour inspirer les
chrétiens au lieu de toujours s'aligner sur la liturgie de la culture
occidentale.
L'humanisme chrétien, c'est une idée, une pensée, une
exigence, qui vient de l’Évangile. Mais pour que cette pensée, cette idée
devienne une réalité, je dois la trouver, la voir dans la vie concrète des
chrétiens, dans leurs actes, leurs agissements, la manière dont ils abordent
ou vivent avec telle ou telle personne, quels que soit sa couleur, son ethnie,
sa tribu, son pays. L'amour de Dieu, pour être connu et apprécié, passe par
les hommes. Ainsi la solidarité, le respect de la personne humaine, la
recherche de son développement plénier, révèlent la Providence de Dieu, la
paternité de Dieu qui s'occupe de ses enfants. C'est ainsi qu'on
comprendra le bien commun, en sachant que le bien de la terre ou d'un
pays est pour tout le monde, et non pour un petit nombre de personnes. Tous
doivent en prendre soin, le développer, l'enrichir pour le bien-être de
tous. Avec cela, l'individualisme, l'exploitation des pays les uns par les
autres ; surtout pays riches et pays pauvres, les ventes d'armes pour
avoir de l'argent tout en sachant que c'est pour tuer " ton frère
en humanité " ou l'exploitation des personnes d'où naissent la
violence et les tueries. " La terre, Dieu l'a donnée aux fils
d'Adam ". L'humanisme chrétien sera une très grande exigence pour
les chrétiens dans ce nouveau millénaire, car c'est là où l'on va toucher
du doigt l'accomplissement de l'amour de Dieu et du prochain : " on
vous reconnaîtra pour mes disciples à l'amour que vous aurez les uns envers
les autres ".
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[English]
Sister Josepha Nduhirahe of the Democratic Republic of the Congo points
out some positive elements in a country dominated by economic gain, such as:
growing solidarity in hard times and television programmes which aim to foster
unity in the country, often on the basis of Christian values. Music, dance and
popular piety are signs of a real inculturation of Christianity. Christian
humanism is born in mutual love between people, which is a prime point of
revelation of God’s providence.
[Español]
Sor Josepha Nduhirahe de la República Democrática del Congo ofrece
algunos elementos positivos en el País dominado por la ganancia económica
como: una creciente solidaridad en las dificultades, programas televisivos que
edifican un País unido, incluso con base en principios cristianos. Música,
danza y piedad popular tienen signos de una verdadera inculturación del
cristianismo. El humanismo cristiano nace del amor recíproco entre los
hombres, lugar privilegiado para la revelación de la providencia de Dios.
UN HUMANISMO RELIGIOSO E INTERRELIGIOSO,
DE LOS DERECHOS HUMANOS E INTERCULTURAL
Dr. Juan Carlos Scannone SJ, Rector
Facultades de Filosofía y Teología de San Miguel, Argentina
Si intentamos discernir los signos de los tiempos en lo que
respecta al humanismo cristiano, podemos señalar primeramente algunos
aspectos negativos y antihumanos que caracterizan la situación actual
de progresiva globalización y de exclusión. Pero – probablemente como acción
del Espíritu de Dios y como respuesta humana al mismo ante los desafíos de
esa situación – también se perciben en el mundo de hoy, en particular en
América Latina y Argentina, signos positivos de un humanismo nuevo, no
pocas veces, de inspiración cristiana, entre cuyas características
están: su nueva relación con el Misterio religioso, con el ethos de
los derechos humanos, con la sociedad civil y las culturas.
A continuación resumiré brevemente los signos negativos
(1), para luego explicitar algo más detenidamente los positivos (2).
1. Desafíos principalmente negativos
El economicismo y consumismo (centrado no en el hombre
sino en las cosas, no en el ser sino en el tener), la ideología del "pensamiento
único" que niega alternativas más humanas, la exclusión de
grandes mayorías provocada por un mercado globalizado como autorregulado y
sin control ético, social o político, la fragmentación social y cultural
que así se crea, el individualismo competitivo insolidario que así
se promueve, etc., etc., atentan contra todo humanismo y contra la concepción
humanista cristiana de la vida y convivencia. Ésos son algunos de los
elementos socioculturales negativos que caracterizan el fin del
Milenio.
Dichos rasgos negativos se hacen más acuciantes en América
Latina, donde las políticas económicas neoliberales agravan el desempleo,
la exclusión (no sólo económica y social, sino también política
y cultural) y la pobreza estructural, con las consecuencias de amenaza
para la identidad cultural y de fomento de la anomia social y de la
violencia urbana.
2. Signos positivos de los tiempos
Si sólo se contemplaran los aspectos negativos, el planteo
de un humanismo cristiano para nuestra época parecería deber predicar en el
desierto. Sin embargo, no es así, porque existen gérmenes de un nuevo
humanismo, que hay que saber detectar a la luz del humanismo evangélico
que nos enseña Jesús, y que puede ser informado de tal manera por el
Evangelio, que se constituya en un nuevo humanismo cristiano. Se trata
de la acción del Espíritu de Dios en los hombres y mujeres de hoy, sobre
todo entre los pobres y excluidos, pero no sólo en ellos. En América Latina
con frecuencia está explícita o implícitamente inspirado por la fe
cristiana y su comprensión del hombre.
Sintetizaré algunos de esos signos positivos en
cuatro caracterizaciones principales: un nuevo humanismo religioso (2.1);
un humanismo de los derechos humanos (2.2); un humanismo social y
ecológico (2.3); un humanismo pluri– e intercultural.
2.1 Un humanismo religioso e interreligioso
En nuestro ambiente (y – según creo – en muchas partes
del mundo) el hombre se está abriendo a la pluridimensionalidad de su
conciencia, incluidas las dimensiones simbólica, sapiencial y espiritual.
Ello comporta una nueva percepción del Misterio santo, ya sea por la
renovación de la religiosidad popular, especialmente el catolicismo
popular, ya sea por la búsqueda de nuevas formas cristianas (y, a veces, no
cristianas) de espiritualidad.
A ello se agrega en el hombre de hoy una mayor conciencia
de la contingencia y creaturalidad, tanto por la misma situación de
desempleo, pobreza y exclusión, como ante los riesgos globales que se
perciben sensitivamente y, a veces, se conocen reflexivamente: riesgos ecológicos,
sociales, psicológicos, etc., como también ante el fracaso de la razón
ilustrada para dar sentido a la vida y a la búsqueda y/o experiencia del
Misterio. En ocasiones se valora, por ello, una libertad que se alimenta en el
despojo, es decir, en un "estar ligero de equipaje", a pesar de
vivir en una civilización del consumo y el tener.
Todos esos rasgos, algunos más difundidos que otros,
plantean un humanismo religioso que debe ser inspirado e informado por
un auténtico humanismo cristiano. Aún más, dado el pluralismo religioso –
aun en América Latina –, ha de tratarse de un humanismo interreligioso, en
convergencia, desde experiencias religiosas plurales, hacia el
redescubrimiento del Misterio santo.
Así es como la fe cristiana, en diálogo interreligioso,
podrá ser fuente de inspiración de un humanismo nuevo, aun para otras
religiones, en una nueva forma de ir evangelizándolas. Y, por otro lado, las
religiones podrán prestar así su servicio a una mayor humanización del
hombre de hoy, en circunstancias de deshumanización. Pues la humanización es
un momento constitutivo de la evangelización, aunque ésta la trasciende; y
Jesús y los santos pueden ser presentados como modelos inspiradores de
humanidad para todos, aunque sean mucho mas que eso para el creyente, y aun
para el no creyente.
2.2 Un humanismo de los derechos humanos
No sin un decisivo influjo del Evangelio, la modernidad
enfatizó la dignidad del hombre (Kant) y propuso los derechos
humanos (tanto personales como sociales, tanto civiles y políticos como
culturales y religiosos). No sólo se trata de conceptos sino de una sensibilidad
viva ante la conculcación de los derechos propios y/o ajenos.
Hoy en día, la postmodernidad, con su atención puesta en
las diferencias, tiene especialmente en cuenta al género (mujer,
varón), las etnias y razas y las culturas, así como los derechos de
los así llamados discapacitados (distinguiendo distintos grados de
capacitación para el servicio). Así propugna el respeto de la pluralidad y
la singularidad, como parte de un nuevo humanismo.
La Iglesia, desde el espíritu de Pentecostés, que rechaza
tanto la uniformización como la fragmentación, es comunión de comuniones y,
por ello, capaz de evangelizar tanto lo universal humano de la razón moderna
como lo particular de la sensibilidad postmoderna sin renunciar ni a la unidad
de lo humano ni a las diferencias que enriquecen lo humano. Así es como el
humanismo cristiano no sólo puede inspirar sino también asumir y transformar
en más humano el humanismo actual de los derechos humanos.
Es un tema y un espíritu en el cual puede darse una
convergencia universal en un ethos apropiado para estos tiempos de
globalización y de peligro de exclusión. También en América Latina, sobre
todo después de las experiencias de la subversión y la represión, el ethos
de los derechos humanos se ha hecho popular; entre nosotros está
frecuentemente informado por el Evangelio y la doctrina social de la Iglesia.
2.3 Un humanismo social y ecológico personalizado
Quizás como reacción ante una globalización anonimizante
como contra el individualismo competitivo y la exclusión, se nota en América
Latina y en otras partes del mundo un fenómeno humanizador nuevo, en el que
– sin duda – influyen no sólo la acción del Espíritu de Dios, sino
también la concepción cristiana de la vida. Me refiero a muchas expresiones
actuales de solidaridad sobre todo con los otros hombres, especialmente
los que sufren y los pobres, con las generaciones venideras, con la vida (de
los no nacidos, pero también con la vida no humana) y con la naturaleza
entendida como hogar. De ese modo se revalora el sentido de la comunidad, la
vida y la madre tierra, pero ya no – como en las culturas
tradicionales y aborígenes – en forma aparentemente "natural" y sólo
cultural, sino en forma reflexiva, libremente asumida y personalizada.
Así es como los valores humanos sociales, solidarios y
comunitarios son revalorados tanto en la práctica histórica (a) como en
distintas teorías filosóficas o sociológicas (b).
a) En la práctica se están dando fenómenos
sociales como el neocomunitarismo de base (en todas las dimensiones:
religiosa, cultural, social, económica, y aun política); el Tercer sector
(voluntariado, ONGs, redes de colaboración); la eclosión de lo social
(con la emergencia de la sociedad civil, que se auto-organiza como
distinta del mercado y del Estado); los nuevos movimientos sociales (ecológico,
pacifista, feminista, por los derechos humanos, de los sin tierra, de los aborígenes,
etc.) y una sensibilidad nueva (comunitaria, ecológica, por la
identidad cultural ... ) que ellos contribuyen a crear. Todo ello va formando
un tejido social nuevo (redes de participación y solidaridad), que es acompañado
por un nuevo imaginario cultural.
Con una orientación semejante se están dando – en
distintas partes del mundo, incluida América Latina, especialmente en los países
con fuerte presencia indígena y afroamericana – movimientos por el respeto
de la pluralidad cultural, por el fomento de la interculturalidad y
por la inculturación del Evangelio en la vida, pensamiento e
instituciones eclesiales, valorizando así las diferencias culturales y el diálogo
intercultural.
b) Por otro lado, en el nivel de la reflexión teórica,
se dan líneas de pensamiento que corresponden a esos fenómenos sociales
y culturales que acabo de enunciar. Pienso en las teorías filosóficas sobre
la acción comunicativa (J. Habermas) y la comunidad (ideal y real) de
comunicación (K.-O. Apel, A. Cortina), que tienen una fuerte incidencia en
varias Facultades de Filosofía y cátedras de ética en la Argentina; así
como también en las propuestas filosóficas de los "comunitaristas"
y las sociológicas y filosóficas sobre la sociedad civil (J. Cohen–A.
Arato, G. Mc Lean, etc.) en los Estados Unidos, así como en nuestro país (D.
García Delgado); y en las reflexiones teológicas y pastorales sobre la
evangelización de la cultura y la inculturación del Evangelio, como se han
ido desarrollando últimamente en la Argentina (L. Gera, la COEPAL y la
"escuela argentina" de teología de la pastoral popular) y en otros
países de América Latina. Éstas últimas corrientes toman frecuentemente
como paradigma ecclesiológico de comprensión el Misterio de Pentecostés
(comunión y unidad en las diferencias).
Todos esos movimientos socioculturales y reflexiones teóricas
que los acompañan son indicadores que apuntan – en nuestra cultura y
sociedad – hacia un nuevo humanismo cristiano que inspire a y que influya en
un humanismo religioso e interreligioso, de los derechos humanos, social,
ecológico e intercultural.
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[Français]
Le Père Juan Carlos Scannone SJ de l'Argentine examine les signes des
temps négatifs avec une globalisation croissante et exclusive qui
porte plus d’attention aux choses qu’aux personnes, dominée par
l'économie, la fragmentation sociale et culturelle, avec leurs conséquences.
Toutefois, les signes positifs ne manquent pas : l'action de Dieu à
l’œuvre dans l’intime des cœurs, un humanisme religieux et
interreligieux, les nouvelles formes de spiritualité, la conscience plus
aiguë d’être créature, la solidarité, le volontariat croissant, les
nouvelles sensibilités… Tout ceci crée un contexte culturel nouveau avec
l’impérieuse nécessité d'un humanisme enraciné dans la foi chrétienne.
[English]
Juan Carlos Scannone s.j. of Argentina examines negative signs of
the times in a situation of increasing globalisation and exclusion and a way
of thinking which is dominated by economic considerations, where there is more
emphasis on things than on people; social and cultural fragmentation has so
many negative consequences. There are also positive signs of the times:
God acting in people today, religious and inter-religious humanism, new forms
of spirituality, a clearer awareness of what it means to be a creature, new
communitarianism and solidarity, greater commitment to voluntary work, new
sensitivities…. This all creates a new cultural context, which is crying out
for a solid foundation in Christian humanism.
A CHRISTIAN HUMANISM FOR
THE NEW MILLENNIUM
Bishop Michael CLEARY
Banjul, Gambia
1. Most people are not "searching for
meaning"; they are busy responding to multiple stimuli or getting on with
living.
In the Gambia, the Muslims, various Christian
denominations, United Nations, diverse national and expatriate individuals,
groups, sects, are attempting to offer a transcendent vision.
As professed authentic followers of Christ, we need to do
as the Master did. People respond to a person. Choice of disciples, thorough
formation spiritually, humanly, professionally, equip for the task of
evangelisation.
Each person should be advised to stay close to the poor. No
matter how high the studies, how elevated the levels of social interaction,
how demanding the paper work and business; how exalted the prayer and liturgy,
it is the regular interaction with the genuine poor which will enable people
to serve others and truly know the transcendent and incarnate
God.
Something compelling needs to be done to inspire Youth.
Convinced committed persons with ability to interpret the contemporary scene,
skilled in interpersonal relationships, media conscious, Gospel-fired are
required. One seventeen-year old, rising 'Pop Star' declared that his ambition
was "to get rich, to get laid, to get famous".
Such an ambition so readily seized on by the easily swayed
fans must be interpreted against the Word of God, and expressed in terms that
are acceptable and understandable for the young. Those who preach the Gospel
must learn to operate not from their own weakness but from God's own power.
At a practical level there should be some collaboration
with professional Media specialists. Invest in Media apparatus ourselves. The
Lord would surely use the E mail, the tabloids, mass communications if He were
beginning His public Ministry today.
Without doubt the magnitude of Paperwork produced by
ecclesiastical bureaucracy at all levels, and in all places, could be reduced
by 90%.
In fact so much is churned out that it enervates rather
than inspires. One cannot ruminate on or digest one proposal before several
more are hurled at one. Consequently one becomes a classic non-achiever, an
inbuilt failure and scrawl-crawler dotting i's and crossing t's for fusty
filing systems.
2. Language must be recreated. Words like Salvation,
Sacraments, Ecclesial Life, Piety, Fulfilment, Christian Humanism, find little
resonance with the contemporary world. Lust, Money, Power are the big issues.
Examining these in the light of God's Living Word in Scripture and
demonstrating each against Father, Son, Spirit might prove helpful. E.G. The Lustre
of God's radiant love. The Lord Super-Economist, from the miserly search for
small coin, widow's mite, stewards merchants, pearl of great price to the
boundless riches of the Son's patrimony. The power of the Spirit,
shaking/rocking foundations, breaking chains, swinging open prison gates,
raising from the dead.
Classical Art, Music, Literature could be constantly
highlighted and portrayed in order to counteract baneful pernicious
pornography. Popular Arts, folklore, customs dating from time immemorial could
also be revived in the attempt "to hold the mirror up to nature"
(Shakespeare: Hamlet). In countries with a long tradition of
Christianity Memories, Parish Albums, Community Highlights etc. could
be presented. Seeing what we have been, what has been achieved and preserved,
could inspire imitation and praiseworthy iniatives. The "Treasures of the
Vatican" particularly, so often cited against us as evidence of hoarding
up treasure rather than selling it for the poor, could possibly be made more
easily available through Cinema, Video and other means.
Finally, could the Pontifical Council for Culture consider
something along the lines of the World Cup football event? Creative Artists,
of all Art forms could be invited for competitions where the rewards would be
tempting both in financial gain and reputation for the winners. Perhaps
something could be devised annually/biannually on the pattern of Greek drama,
proposing specific themes for the various Liturgical feasts. Something of this
nature could quickly attain global significance, cause many to focus on
religious issues, bring economic benefits to the host country which
could be different from each year. It would undoubtedly help to bring the
Gospel to the remotest corners of the earth.
3. Even in so called third world countries and
everywhere on earth today, cultural values and common aspirations are
drastically affected by mass communications, tourism, consumerism. Planet
Earth is truly a global village, a fact which can be an immense challenge and
opportunity for the presentation of the Gospel.
Education is a priority and finding the right
Language we need to rediscover the Lord in prayer, in work, in association.
Joy, peace (merriment, tranquillity!) inner stillness, attentiveness of mind
and heart, letting the love of God energise all that we do, savouring the
Scriptures, swayed by the authentic Spirit of life, swinging to the rhythms of
the century's chant, we can be lead to the discovery of the "infinite
treasure".
We remember too, that it is all God's work. It is His
world. He is the seeker, the lover in search of the beloved. Let us attend to
the few, the twelve, the seventy-two. Someone has wisely remarked that
"God does not call the qualified, He qualifies the called". Every
age, each century must engage in the task of rebuilding, replanting,
reshaping. The "Body" of Christ is only two thousand years old,
still in its infancy if compared with the history of earth. Today, some say
Christianity is dead, the widow is already accompanying the bier to its burial
place. But the Lord of life is speaking: "Adolescens, tibi dico
surge!" (Lk 7:11-15). Knowing where we are, knowing who we are,
knowing the one from whom we come, to whom we go, will get the show on
the road and we will hasten humbly, exultantly into the hill country of the
new millennium.
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[Français]
Mgr Michael Clery évêque de Banjul en Gambie constate que nos
contemporains ne cherchent plus le sens, préoccupés de répondre aux défis
immédiats et multiples de la vie quotidienne. La réponse est d'imiter le Maître
Divin, en un dialogue interpersonnel. Seule une éducation adéquate peut répondre
au défi de la tendance à la consommation exagérée et à l’attrait de
l’argent, du pouvoir et de la luxure. Il convient d’associer proximité
des pauvres et possibilités offertes par les média. Le langage de la foi est
à redécouvrir, avec l’usage de l'art classique, de la musique et de la
littérature, sans omettre le patrimoine des communautés catholiques toujours
aptes à inspirer une imitation vraiment créatrice.
[Español]
Michael Clery, Obispo de Banjul –Gambia–, constata que la gente no
busca el sentido de la vida, porque está ocupada en responder a muchos estímulos
y a la lucha por sobrevivir. Además, señala la necesidad de imitar al
Maestro Divino, en cuanto la gente responde a una persona y no a una idea. Es
necesario ofrecer una adecuada educación para poder responder al reto del
consumismo y de la tendencia por el dinero, el poder y la lujuria. Se debe
permanecer cercanos a los pobres, se deben aprovechar las posibilidades
ofrecidas por los Mass Media. El lenguaje de la fe debe ser recreado y
re-descubierto. Se debe usar el arte clásico, la música y la literatura, la
memoria de las comunidades católicas, las cuales pueden inspirar una imitación
creativa.
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