NOTITIAE
ARCHIVES DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
Un événement de portée culturelle, historique et théologique
"Sans distinction de pays, de foi religieuse ou de
pensée", un chercheur universitaire, de niveau supérieur à la
licence et muni d'une "lettre de recommandation d'une autorité académique
ou ecclésiastique", pourra accéder aux archives de la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi jusqu'en 1903, c'est-à-dire jusqu'à la fin du
pontificat de Léon XIII.
La Congrégation de l'Inquisition, fondée par Paul III en
1542, s'établit dans l'actuel Palais du Saint-Office en 1566. Une
dizaine de salles conserve les archives désormais ouvertes à la consultation
des chercheurs. Depuis quelques années, la Congrégation pour la Doctrine de
la Foi ouvrait ses portes à des universitaires, ponctuellement, en fonction
des demandes et des possibilités d'accueil. Désormais, l'accès aux archives
de la Congrégation se fera de manière organisée, avec un règlement de
consultation dont les grandes lignes ont été présentées, le 22 janvier
1998, au cours d'un colloque marquant l'événement.
L'introduction des techniques modernes de communication
permet de faire des copies numériques des documents et de les stocker sur
CD-Rom. Les séries de ce dépôt exceptionnel témoignent de plus de quatre
siècles d'histoire de l'Église, d'évolution des mentalités, de
controverses théologiques, et permettront d'approfondir nombre de questions
encore ouvertes.
Cette ouverture à la recherche fait amèrement regretter
les pertes irréparables qui ont affecté ces archives. Guillaume Goubert,
envoyé spécial permanent de La Croix à Rome, écrivait récemment:
"ces archives ont connu beaucoup de malheurs. Le grand coupable se
nomme Napoléon Bonaparte. Lors de sa conquête de l'Italie, il fit transférer
à Paris la totalité des archives du Saint-Office. Il voulut même que le
dossier Galilée soit placé dans sa bibliothèque personnelle. Lors de la
Restauration, la monarchie française accepta bien volontiers de rendre les
archives. Seulement, le coût du transport fut jugé fort élevé. Alors, fait
presque incroyable rétrospectivement, il fut décidé —avec l'accord du
Saint-Siège— de détruire les deux tiers des dossiers pour ne rapatrier à
Rome que ceux alors jugés importants. Certains d'entre eux (notamment celui
de Galilée) furent alors soustraits à la Congrégation pour être déposés
aux archives générales du Vatican. L'épisode de la République romaine en
1846-1847 provoqua d'autres saccages. Le mauvais état actuel de nombreux
documents témoigne de ces péripéties. Un travail de restauration est mené,
mais très lentement en raison de son coût et des faibles effectifs affectés
à ces archives: quatre personnes dont trois à plein temps".
Les documents antérieurs à 1903 pourront être consultés.
Pourquoi cette limite coïncidant avec la fin du pontificat de Léon XIII,
alors que les Archives Secrètes du Vatican sont ouvertes jusqu'à la fin du
pontificat de Benoît XV. S. Ex. Mgr Tarcisio Bertone, Secrétaire de la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi, répond: "Nous avons beaucoup réfléchi
à cette question. Il nous a semblé qu'il était trop tôt pour ouvrir les
dossiers datant du pontificat de Pie X. Ils concernent des personnes, des
faits encore trop proches dans le temps, des blessures qui demeurent vives.
Toutefois, dans des cas particuliers, nous pourrons autoriser l'étude de
dossiers postérieurs à 1903".
Source: La Croix, 21 janvier 1998, 12-13.
GRAND JUBILÉ DE L'AN 2000
Les rapports foi-culture dans l'antijudaïsme
La Commission Théologico-historique du Grand Jubilé de
l'An 2000 a organisé au Vatican, du 30 octobre au 1er novembre
1997, un colloque intra-ecclésial sur "Les racines de l'antijudaïsme
dans le monde chrétien", dans le but de fournir au Saint-Père un
matériel d'indiscutable qualité scientifique, susceptible d'être utilisé
dans l'examen de conscience historique auquel il invite les chrétiens,
à l'occasion du Grand Jubilé (Cf. Tertio Millennio Adveniente,
33-36).
Le colloque s'est proposé d'étudier, non l'antisémitisme,
qui est une réalité purement culturelle et sociologique concernant la race,
mais l'antijudaïsme, c'est-à-dire l'ensemble composé d'éléments
culturels et de préjugés pseudo-théologiques, qui ont circulé longtemps
parmi les populations chrétiennes et ont servi de prétextes aux vexations
injustifiables dont le peuple juif a fait l'objet. Le Rd Père Cottier, O.P.,
Président de la Commission théologique du Grand Jubilé, organisatrice de la
rencontre, déclarait: "La théologie du peuple hébreu est un
chapitre de l'ecclésiologie... C'est donc au Nouveau Testament, parole de
Dieu, que nous demanderons de nous éclairer pour cette réflexion théologique".
Mgr Fisichella, intervenu au cours du colloque, l'a
clairement montré: l'antijudaïsme ne peut en aucun cas se réclamer du
Nouveau Testament. Les textes pauliniens souvent montrés du doigt doivent être
compris dans le contexte d'une dispute théologique et religieuse, parfois polémique,
et jamais en clef culturelle antijudaïque. S'il en était, hélas, ainsi, ces
textes seraient en contradiction avec les diverses expressions de pardon qui
constituent la toile de fond essentielle et le contexte dans lequel ils ont été
écrits. "L'antijudaïsme n'appartient donc pas aux textes sacrés.
Seule une culture étrangère, déterminée plus par des conditions sociales,
politiques et économiques, que par des considérations religieuses, a pu
introduire des considérations qui contredisent l'essence même de la foi chrétienne.
Dans un tel contexte, il conviendra de revoir aussi les accusations gratuites
de déicide, qui se sont transmises pendant des décennies, bien qu'elles
n'aient ni la moindre place ni la moindre justification". Les causes
de l'antijudaïsme ne se trouvent pas dans le Nouveau Testament, mais il y a
des textes de la littérature chrétienne dont les auteurs ont affirmé ce que
jamais un croyant ne devrait pouvoir penser ou écrire. Ces textes antijudaïques
se trouvent chez certains Pères apologistes, dans la littérature théologique,
voire dans les discours de certains saints. Tout cela doit être remis dans
son contexte, compris et —si nécessaire— éliminé. Les circonstances
politiques, les conditions économiques, les courants culturels, l'ignorance
ont souvent dominé la scène, en particulier lorsque le peuple chrétien
s'est éloigné de la source de la foi: la Parole de Dieu.
Le document de la Commission pour les relations religieuses
avec les Juifs, publié le 16 mars 1998 sous le titre We remember: a
reflection on the Shoah, met en lumière un phénomène culturel de grande
portée: l'Église a eu beau prêcher l'amour envers tous, y compris les
ennemis, la mentalité dominante a pénalisé, au cours des siècles, les
minorités, ceux qui en quelque sorte étaient "différents". Dans
un premier temps, au nom d'une conception unitaire du monde, ce que nous
appelons aujourd'hui la tolérance a été considéré comme un échec de la Vérité
contrainte à tolérer l'erreur. Lorsqu'au XIXe siècle, les
nationalismes se sont amplifiés au point de devenir exclusifs, l'Europe est
devenue le théâtre d'un antijudaïsme socio-politique: les juifs furent
accusés d'exercer une influence disproportionnée par rapport à leur nombre.
Ces dérives coïncidèrent ensuite avec l'apparition de théories, sans aucun
fondement philosophique ou religieux, niant l'unité fondamentale du genre
humain au profit d'une différentiation substantielle et originelle des races.
Au cours de la présentation du document We remember: a
reflection on the Shoah, le Cardinal Cassidy a précisé la nature
culturelle et antichrétienne de l'idéologie nazie: "L'antisémitisme
des nazis trouve ses origines dans la philosophie païenne et dans une
conception antichrétienne du monde: c'est pour cela que le nazisme s'est
aussi déchaîné contre les chrétiens".
La réflexion entreprise à l'initiative du Pape Jean-Paul
II favorise la prise de conscience du péché passé, mais celle-ci a vocation
à se transformer en ferme propos: construire un monde nouveau dans lequel il
n'y aura plus de place chez les chrétiens pour des sentiments antijudaïques
et chez les juifs pour des sentiments antichrétiens.
Sources: Tertium Millennium, anno I, n. 6
(dicembre 1997); Commission for Religious Relations with the Jews, We
remember: a reflection on the Shoah, Libreria Editrice Vaticana, 1998; Speciale
SIR 21 (18 marzo 1998).
UNESCO
Environnement et société: éducation et sensibilisation du public à
la viabilité
Organisée par l'UNESCO et le Gouvernement Grec, la Conférence
internationale Environnement et société: éducation et sensibilisation du
public à la viabilité s'est tenue à Salonique, du 8 au 12 décembre
1997.
Grâce à l'engagement de l'UNESCO et à ses initiatives
originales, le concept de développement a connu une profonde
transformation au cours de l'actuelle décennie. D'autre part, l'intérêt
croissant pour l'environnement connaît lui aussi une sérieuse
mutation. Désormais, un courant nouveau prend en compte le rôle primordial
de l'éducation et de la culture. Sans éducation et sans culture il est
impossible de sensibiliser un large public aux questions d'environnement et il
est illusoire d'envisager un progrès durable pour un avenir viable.
La prise de conscience est chose faite: "Dans la
mesure où la crise mondiale à laquelle l'humanité est confrontée est un
reflet de nos valeurs collectives, de nos conduites et de nos modes de vie,
elle est avant tout une crise culturelle".
Il est impossible d'isoler la culture de la notion de
viabilité, car, loin de se limiter à servir telle ou telle fin, "elle
est le substrat social des fins elles-mêmes", facteur de développement,
mais aussi "source de progrès et de créativité".
Les exemples ne manquent pas: "La modification
d'habitudes de consommation caractérisées par le gaspillage est un domaine
dans lequel la culture aura à l'évidence un rôle moteur à jouer. Le
changement des modes de vie devra s'accompagner d'une nouvelle conscience éthique
qui amènera les habitants des pays riches à découvrir dans leur culture la
source d'une solidarité nouvelle et active, grâce à laquelle il deviendra
possible de supprimer la pauvreté qui accable aujourd'hui 80% de la
population mondiale et de mettre fin à la dégradation de l'environnement et
à d'autres problèmes qui s'y attachent".
La culture est donc un élément déterminant, pratique et
concret, du développement durable dont l'UNESCO a fait le but de la Décennie
mondiale du développement culturel, à laquelle contribuent activement
les Organisations Internationales Catholiques (OIC). Or, la viabilité de
l'environnement exige des changements importants de comportement, au niveau
communautaire, familial et personnel. "À ce niveau de la société,
pour que les gens adhèrent activement au changement, il faudra que les
solutions satisfaisantes aux problèmes s'enracinent dans la spécificité
culturelle de la ville ou de la région".
Dans ce contexte et vu l'importance de la culture dans le
domaine social, il y a tout lieu de s'inquiéter du danger qui menace la
diversité culturelle. Comme la multitude des espèces et des formes de vie
ont évolué pour s'adapter à différentes conditions géographiques et
climatiques, "de même la faculté d'adaptation des espèces humaines
s'exprime à travers la diversité culturelle de l'humanité. Tout comme la
nature produit toutes sortes d'espèces adaptées à leur milieu, de même
l'humanité élabore toutes sortes de cultures qui correspondent aux
conditions locales. On peut dès lors voir dans la diversité culturelle une
manifestation de la diversité des modes d'adaptation et, à ce titre, une
condition préalable de la viabilité". "La tendance actuelle
vers la mondialisation menace la richesse des cultures humaines et a d'ores et
déjà détruit beaucoup de cultures anciennes. Les raisons pour lesquelles il
faut stopper la disparition des espèces s'appliquent aussi à la disparition
des cultures et à l'appauvrissement du répertoire collectif des moyens de
survie de l'humanité..."
La question est posée: "Peut-être commençons-nous
à évoluer vers une nouvelle éthique mondiale... enracinée dans la
conscience de la solidarité universelle et du caractère sacré de la vie?...
Il n'y a pas de réponse toute faite à cette question; tout ce que l'on peut
dire, c'est que sans fondations morales et éthiques, la viabilité a peu de
chances de devenir une réalité".
Dans un tel contexte, l'éducation et la sensibilisation du
public se révèlent indispensables pour créer les conditions propices à un
développement durable. "Le fait est que les pouvoirs de l'éducation
sont immenses. Non seulement elle a le pouvoir d'informer les gens, mais elle
a aussi celui de les transformer. Elle est un instrument de transformation
personnelle, mais aussi de renouvellement culturel".
Le Directeur Général, Federico Mayor, déclarait
justement: "La promotion d'un développement durable, dont on reconnaît
de plus en plus combien il est étroitement lié à la démocratie et à la
paix, est un des défis décisifs de notre temps; l'éducation sous toutes ses
formes est le moyen indispensable de le relever avec succès. Convaincue que
l'éducation est la force de l'avenir, l'UNESCO s'emploie à optimiser ses
efforts et à multiplier ses partenariats pour le développement et le déploiement
de cette force au service de la paix et de l'amélioration de la condition
humaine".
Source: UNESCO, Éduquer pour un Avenir Viable. Une
Vision transdisciplinaire pour l'Action concertée, epd-97/conf.401/cld.1,
novembre 1997.
FÉDÉRATION DE RUSSIE
La liberté de conscience: une question religieuse et culturelle
La nouvelle Loi de la Fédération de Russie sur la liberté
de conscience et les associations religieuses a été adoptée par la Douma,
le 19 septembre 1997 et par le Conseil de la Fédération le 24 septembre
1997. La Loi est entrée en vigueur le 1er octobre 1997. Compte
tenu du contenu et de la forme, il s'agit plus d'une circulaire administrative
que d'une Loi. Mgr Mario Zenari, Représentant du Saint-Siège auprès de
l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), a
manifesté devant le Conseil permanent de l'Organisation, le 25 septembre
1997, la préoccupation du Saint-Siège, car les observations présentées par
le Saint-Père n'ont pas été suffisamment prises en considération. En
particulier le n. 27 de la Loi réglementant la reconnaissance légale des
communautés religieuses non-orthodoxes, expose ces communautés à des
discriminations qui lèsent les droits culturels et religieux des personnes,
que l'OSCE s'emploie à défendre et à promouvoir dans toute l'Europe.
La Fédération de Russie "est un État laïque,
reconnaissant le rôle spécial de l'orthodoxie dans l'histoire de la Russie,
dans l'évolution et le développement de sa spiritualité et sa culture,
respectant le christianisme, l'islam, le bouddhisme, le judaïsme et d'autres
religions qui constituent une partie intégrante du patrimoine historique des
peuples de la Russie, pensant qu'il est important de collaborer pour arriver
à se comprendre, se tolérer et se respecter mutuellement dans les problèmes
de la liberté de conscience et de pratique religieuse; adopte la présente
Loi fédérale" (Préambule).
La Loi se présente comme garante de la liberté de
conscience et de pratique religieuse, mais aussi vis à vis des associations
religieuses: "Rien ne doit être interprété dans le sens d'une
restriction ou d'une atteinte au droit de l'home et du citoyen à la liberté
de conscience et de pratique religieuse" (Art. 2, §3). Notons la réserve
apportée dans le but de protéger les mineurs par rapport aux sectes, mais
qui pourrait se transformer en obstacle à l'enseignement religieux des
enfants: "Il est interdit d'entraîner des mineurs dans les
associations religieuses, ainsi que d'enseigner la religion aux mineurs contre
leur volonté et sans l'accord de leurs parents ou des personnes qui en
tiennent lieu" (Art. 3 §5).
La protection de la liberté religieuse s'étend également
au domaine moral. La Loi interdit toute manifestation ou comportement qui
pourrait offenser les sentiments religieux des citoyens. De plus, la Loi protège
explicitement le secret de la confession: "Un membre du clergé ne
peut être poursuivi pour refus de livrer des indications sur les
circonstances qu'il a connues par la confession" (Art. 3, §7). Dans
cette perspective, l'État renonce à intervenir dans "l'éducation
des enfants par les parents et les personnes qui les remplacent, en
correspondance entre leurs convictions et le droit de l'enfant à la liberté
de conscience et de pratique religieuse" (Art. 4 § 2).
L'article 5 est tout entier consacré à l'éducation
religieuse et mérite d'être rapporté intégralement.
Article 5. L'éducation religieuse
1. Toute personne a le droit de recevoir
une formation religieuse de son choix, individuellement ou en commun avec
d'autres.
2. L'éducation et la formation des enfants sont
effectuées par les parents ou les personnes qui les remplacent, compte tenu
du droit de l'enfant à la liberté de conscience et de pratique religieuse.
3. Conformément à leurs statuts et à la législation
de la Fédération de Russie, les organisations religieuses ont le droit de
fonder des établissements scolaires.
4. A la demande des parents ou des personnes qui les
remplacent, et avec l'accord des enfants, élèves des établissements
scolaires publics et municipaux, l'administration de ces établissements, en
accord avec le service correspondant de l'administration locale autonome, permet
aux organisations religieuses d'enseigner la religion aux enfants en
dehors des cadres des programmes scolaires.
Une association religieuse se distingue par des caractéristiques
spécifiques: la confession religieuse, la célébration des offices, cérémonies,
rites religieux, l'enseignement de la religion et l'éducation religieuse de
ses membres. Un groupe religieux est une association libre formée dans le même
but que l'association religieuse, mais sans enregistrement officiel ni
acquisition de la personnalité juridique (Art. 7, § 1).
Parmi les activités des organisations religieuses,
l'activité culturelle occupe une place importante. La Loi reconnaît à ces
organisations "le droit de produire, acquérir, exporter, importer et
diffuser la littérature religieuse", en utilisant tous les supports
offerts par les techniques de communication, et elle leur réserve "le
droit exclusif" de créer des entreprises chargées de produire soit
des livres, soit des objets religieux (Art. 17, § 1-2).
L'article 18, consacré à l'activité culturelle et de
bienfaisance des organisations religieuses, reconnaît le droit des
organisations religieuses de créer des organisations culturelles ordonnées
à leurs buts et précise que l'État aide et soutient les "programmes
culturels socialement importants". La formation des ministres et du
personnel religieux est assurée dans des établissements de "formation
religieuse professionnelle" (Art. 19, § 1). Ces établissements dûment
reconnus et dotés d'une licence, peuvent donner aux laïcs qui le désirent,
des cours par correspondance. Ces personnes "ont droit au sursis à
l'appel au service militaire... et à d'autres avantages prévus conformément
à la législation de la Fédération de Russie" (Art. 19, § 3).
Dans cette ligne, les organisations religieuses peuvent entretenir des
relations et des contacts internationaux (Art. 20) et exercer le droit de
propriété non seulement sur les lieux de culte, mais aussi sur "des
bâtiments, des terrains, des objets à usage industriel, social, culturel"
(Art. 21, § 1). La cession en propriété des biens aux organisations
religieuses est gratuite, le droit de propriété des organisations
religieuses s'étend aux biens situés à l'étranger, et l'État garantit la
non-aliénation "des biens mobiliers et immobiliers destinés aux
offices religieux sur la demande des créanciers" (Art. 21, § 5).
En conclusion, l'article 27 revient sur la vexata
questio des conditions d'enregistrement des organisations religieuses
autres que l'Église Orthodoxe. Les ultimes dispositions rendent très précaire
l'enregistrement des organisations religieuses au nombre desquelles se trouve
l'Église Catholique. "Les organisations religieuses qui n'ont pas le
document attestant qu'elles existent sur le territoire correspondant depuis au
moins quinze ans, ont la personnalité juridique à condition qu'elles soient
enregistrées tous les ans jusqu'à l'accomplissement du délai indiqué de
quinze ans" (Art. 27, § 3), ce qui entraîne une certaine fragilité
de ces organisations durant cette période et les expose aux discriminations
et à l'arbitraire des fonctionnaires locaux. Les associations religieuses antérieures
à la Loi doivent se faire enregistrer avant le 31 décembre 1999, sinon elles
pourront être liquidées par voie de justice.
Source: La Documentation Catholique 95 (15 février
1998) 179-187.
CÔTE D'IVOIRE: la "triple autonomie"
Le Père Pierre Trichet publie dans Rencontres, la
revue des prêtres, religieux et religieuses de Côte d'Ivoire éditée par la
Conférence épiscopale du pays, une réflexion sur "Cette fameuse
triple autonomie" souhaitée pour l'Église en Afrique: dans le
domaine de l'identité culturelle, du personnel autochtone, des finances.
Arrêtons-nous un instant au premier domaine de cette autonomie, celui qui
concerne l'identité culturelle.
Dans le contexte de la préparation au Grand Jubilé de
l'An 2000, Mgr Bernard Agré, Archevêque d'Abidjan, insiste sur le rôle de
l'Esprit Saint, celui qui "suscite et féconde de l'intérieur une Église
famille de Dieu" et sur la coopération de tous les baptisés pour
construire l'Église du Christ en Afrique: "Il importe de travailler
assidûment à rendre notre Église adulte. Elle le sera en recherchant trois
types d'autonomies complémentaires".
Ce réel souci de coopérer, effectivement présent chez
beaucoup, est le fruit d'une action pastorale de longue haleine, entreprise au
cours des années 70. En 1980, les Évêques des neuf diocèses ivoiriens
publiaient leur lettre "sur la triple indépendance de l'Église en Côte
d'Ivoire". L'Église d'Afrique reconnaît l'oeuvre des missionnaires
qui ont apporté la foi sur le Continent Noir, mais "le feu apporté
dans un campement doit se nourrir, s'entretenir, se développer avec le bois
de la forêt environnante. Il doit en prendre le parfum. Le christianisme est
universel, c'est vrai. Mais il doit intégrer les valeurs culturelles dans
l'expression de sa théologie, dans ses méthodes apostoliques et dans son
style liturgique".
À la veille du XXIe siècle, l'Église de Côte
d'Ivoire répond avec générosité à l'appel lancé par les Pères du
Concile Vatican II, aux jeunes Églises à emprunter "aux coutumes et
aux traditions de leurs peuples, à leur sagesse, à leur science, à leurs
arts, à leurs disciplines, tout ce qui peut contribuer à confesser la gloire
du Créateur, mettre en lumière la grâce du Sauveur et ordonner comme il
convient la vie chrétienne" (Ad Gentes, n. 22). Cet appel
pressant est un appel à la Mission, c'est-à-dire à l'inculturation de la
foi et l'évangélisation des cultures.
L'année 1998 spécialement, consacrée à l'Esprit Saint,
vise à une meilleure sensibilisation à l'Évangile du Christ et à une plus
profonde intériorisation de la vie chrétienne. Ce sont là deux présupposés
indispensables à un rapport de mutuelle fécondation entre la foi et les
cultures et de communion dans la même charité entre tous les disciples du
Christ.
Source: Rencontre. Revue des prêtres, religieux et
religieuses de Côte d'Ivoire, n. 240 (janvier-février 1998) 18-20.
EVANGELISING CULTURE: AUSTRALIA
The July 1997 issue of The Australasian Catholic Record
offers six reflections on the contribution made to Australian Catholic life by
priests trained at All Hallows Seminary in Dublin since the arrival of Father
William McGinty in 1847. There are stories of adventure and hardship, but
always of a terrific dedication to work in conditions which could be
inhospitable and discouraging. The first Irish priests followed prisoners
deported from Britain, and their successors struggled until World War II to
gain equality for Catholics in Australia.
Another section in this issue deals with developments in
Catholic welfare services, as a "market" mentality has made itself
felt more and more, and as a more mature missionary awareness has allowed
clearer reflection on the lot of indigenous children forcibly separated from
their families since the earliest days of European occupation of Australia.
As well as very informative articles by Father Anthony
Fisher op on the ethics of starving people in a persistent vegetative state
and by Father Ian Waters on the stability of parish priests in Australia,
there is a challenging piece by Archbishop Eric D'Arcy of Hobart on the effect
modern logic could have on systematic theology. The starting-point is his
statement that scripture, moral theology, church history and canon law
"quite routinely... take on board, and adapt for their own use and
benefit, major developments in modern intellectual life and culture",
while systematic theology has not. This is particularly evident when one sees
that modern logic and analytical philosophy have had almost no effect on the
way systematic (or dogmatic) theology is taught and developed. Archbishop
D'Arcy is sure that theology could benefit in terms of greater clarity and
rigour, a more profound penetration of certain doctrinal questions, and
engagement with "a major current of contemporary culture". The idea
would not be to complicate theological texts with impenetrable technicalities,
but to work on questions with some awareness and appreciation of post-Frege
logic, since "modern logic and semantics bring into focus questions about
language, thought and reality as they could never be brought into focus
before" (quoting John Skorupski).
Fundamentally, the Archbishop is convinced that John
XXIII's distinction between the content of the deposit of faith and the
manner of presenting it (recently reaffirmed by the present Holy Father)
"has not been systematically applied for English-speaking First World
countries". He regrets that the theological formation offered in the
Catholic Church today is almost exclusively dominated by French and German
thought, whose contribution to the second Vatican Council he respects and
values, but it strikes him as a problem because "a theologian's work will
help shape our culture to the extent that he or she writes and teaches in our
cultural idiom". It is a question of effectively evangelizing
English-speaking culture. To back up his case, Archbishop D'Arcy lists some
theologians who have engaged with modern logic and are producing some very
impressive work – but the fact that they are in such a minority makes him
wonder how history will judge twentieth-century Catholic theology in
comparison with the period of the second reception of Aristotle's logic
between the tenth and twelfth centuries. Currently, engagement with modern
logic could well allow greater influence in scientific debates (on the nature
of consciousness, for example), in moral issues and on ideas of personhood
which could be very useful in Christology. A systematic theology refreshed by
an encounter with modern logic "could contribute richly to a new
evangelising of our culture". Archbishop D'Arcy concludes by making his
own a boldly confident statement of Newman: "There is no greater mistake,
surely, than to suppose that a revealed truth precludes originality in the
treatment of it".
Source: The Australasian Catholic Record vol. lxxiv,
three, July 1997.
THE CENTRE FOR FAITH AND CULTURE IN OXFORD
In the most recent issue of the Faith and Culture
Bulletin, it is encouraging to note the growing network of institutions
linked to this Catholic cultural centre, information about which has appeared
in earlier editions of Cultures and Faith. The first thing to note is
an official link with the Bishops' Conference of England and Wales, with the
appointment of Father David Evans, secretary of the bishops' Committee for
Faith and Culture, to the Centre's panel of advisers. Recent developments at
Westminster College, where the Centre has been based until now, mean that the
College's School of Theology is now part of a new School of Humanities, and
funding for the Centre will cease. Thus a new site and further sources of
funding are being sought.
The Centre currently carries out the work of the G.K.
Chesterton Institute, whose library was to be moved to Plater College
(also in Oxford), established in 1921 as the Catholic Workers' College, to
offer a thorough formation in Catholic Social Teaching to men and women who
would not normally have access to higher education. There are links with the G.K.
Chesterton Institute in Meriden, Connecticut (U.S.A.), and the British and
American Chesterton societies. The Centre for Faith and Culture's 1997 summer
conference was dedicated to Chesterton, and concluded with a paper by
Professor John Saward on Chesterton and Saint Thérèse of Lisieux, which will
be a chapter of his study of the theology and spirituality of childhood to be
published soon T & T Clark. Some participants at the 1997 conference were
alarmed at the threatened dispersal of the Catholic Central Library in
London, and with the approval of Cardinal Hume and the support of many
volunteers, worked successfully to save the library. It is now housed near the
British Library in premises made available by the Anglican vicar of Saint
Pancras.
One product of the Centre's 1996 summer conference is an
informal but lively Liturgy Forum, meant to further open discussion of
issues raised at that conference, particularly in the Oxford Declaration on
Liturgy. It is not identified with any particular interest group.
Stratford Caldecott, the Centre's director, took part in
the 1997 conference of the Catholic Theological Association of Great
Britain, whose theme this year was Hans Urs von Balthasar and the
Future of Catholic Theology. He gives a very positive evaluation of the
conference, and was pleased to have the opportunity to explain how Balthasar
influences the work of the Centre for Faith and Culture, whose intention is to
promote "a critical and creative interest in his work..., a freeing of
the Christian imagination to explore the themes and ideas that he so
powerfully opened up". This is one reason why the Centre is linked to the
Casa Balthasar in northern Rome, whose patron is Cardinal Ratzinger.
Its rector is Father Jacques Servais sj. It offers a spiritual and
intellectual formation in the spirit of Henri de Lubac, Hans Urs von Balthasar
and Adrienne von Speyr, particularly to people who feel called to consecrated
life.
Mention is made of three other organizations in Britain:
there is the Linacre Centre on Health Care Ethics, which exists to help
Catholics and others to understand the Church's position on bioethics. It is
very active in publishing, setting up courses and offering expert advice, for
example to the Catholic bishops and to people working in health care. Then
there is the Catholic Record Society, which publishes documents,
studies and a journal on Catholic history in England and Wales since the
Reformation. It also holds conferences and offers bursaries and an annual
prize. The third organization is the David Jones Society (see the next
news item in this issue on this poet and artist).
A new group in the United States is the Fra Angelico
Guild of Catholic Artists and Architects, which seeks to develop the
theory and practice of art and architecture through training of artists,
providing resources for parishes, and promoting discussion of liturgy and
Catholic culture. It is "rooted not only in traditional forms of sacred
art, but also in the heroic vision of the second Vatican Council" and the
Catechism of the Catholic Church.
Two Catholic cultural centres have recently opened in
Ireland. Cedar House, which is linked with the Oxford Centre, was established
by the Family Life Trust with the blessing of Bishop Séamus Hegarty of Derry
and is located on Inch Island in County Donegal. The director, William
Stainsby, makes it clear that the central focus is the renewal of family life.
"Ultimately, culture can be defined in terms of values, and the reality
is that the family in Ireland as elsewhere remains the number one communicator
of values both human and spiritual". The Irish Bishops' Conference has
also established a Centre for Faith and Culture at Saint Patrick's College in
Maynooth. The Director is Father James McEvoy, the Executive Secretary is
Father Eoin Cassidy and liaison with the Bishops' Conference has been
entrusted to Bishop Donal Murray of Limerick, a Member of the Pontifical
Council for Culture.
Source: Faith & Culture Bulletin 4
(Christmas 1997), published by the Centre for Faith & Culture, Westminster
College, Oxford OX2 9AT. Internet home page: http://www.ox-west.ac.uk/cfc/
DAVID JONES
1995 was the centenary of the birth of a man who made a
unique and unusually varied contribution to art, as "watercolour
draughtsman, illustrator, letterer, poet and prophet" in England and
Wales in the middle of this century. Because of illness, Fr. Ian Boyd csb
handed over editorship of the special February and May 1997 issue of The
Chesterton Review to William Blissett, Professor Emeritus of English,
University College, University of Toronto, whose The Long Conversation,
a memoir of Jones, was published in 1981. Why make so much of Jones in this
review? He was received into the Catholic Church in Saint Cuthbert's Church in
Bradford, West Yorkshire, in 1921, by Father John O'Connor, who received G. K.
Chesterton as a Catholic just a year later. These are but two of quite a
remarkable Catholic group whose cultural fine-tuning is one of this century's
gems.
Blissett gives a "Threefold Introduction" to
Jones' life. Though born in Kent, he was fiercely proud of his Welsh heritage,
and came to love the literature into which his father initiated him. He then
studied at Camberwell Art School before setting off to war as a soldier, an
experience which both damaged and inspired him. A crucial event in his life
was stumbling across Mass being celebrated near the front line. "You can
imagine what a great marvel it was for me to see through that chink in the
wall, and kneeling in the hay beneath the improvised mensa a few
huddled figures in khaki". Insights from aesthetics pushed him further
towards Catholicism, and then he met Father O'Connor, who introduced Jones to
the Ditchling community of Catholic artists which "became the centre for
a convergence of the Arts and Crafts Movement and a strongly social and
liturgical Catholicism under the guidance of the Dominican order". Jones
later joined Eric Gill, who had moved to Capel-y-Ffin in the Welsh Black
Mountains, and later again at Pigotts, all the time developing as a
watercolour painter, engraver and writer. He never moved in the art world, but
Blissett lists various books about his work, translations of some of his
writings and exhibitions and catalogues which have included his paintings and
engravings.
The rest of this special issue of The Chesterton Review
includes some work by Chesterton on poetry and painting, then some articles
linking Jones and Chesterton. There are some talks and essays by Jones
himself, the most notable being, perhaps, Use and Sign, on "the
possible relationship between poetry and religion", where Jones points to
our age's inability to cope with "anachronisms" like artists and
priests! There follow some discussions of Jones' life and work, and some
personal reminiscences and comments, all of which build quite a remarkable
tribute to the man and his influence.
Many will agree with Father Bruce Harbert's assessment of
many things at the end of his contribution: "There are good reasons for
thinking of the Catholic Mass as the central rite of European civilisation. It
has been celebrated on so many days in so many places that it runs like a
backbone through our culture.... Men and women of faith owe it to
non-believers to preserve, foster and develop it, not only as a precious
artefact in its own right, but as a window on to deeper meanings, a door to
fuller integration, as it was for David Jones.... Jones furnishes us with
necessary materials and leads us with indispensable sensitivity towards a
re-education of the Catholic imagination that must be one of the tasks of the
next century".
Source: The Chesterton Review, vol. XXIII, nos. 1 &
2, February and May. 1997
A VISUAL ARTS EDUCATION PROGRAMME
The University of East Anglia (UEA) in Norwich, England,
has a Centre for Applied Research in Visual Arts Education, a link
between the University's School of Education and Professional Development
and the Sainsbury Centre for Visual Arts, situated close to the heart
of the University campus.
The Sainsbury Centre houses the Robert and Lisa Sainsbury
Collection, which includes art exhibits from Africa, Oceania, and North
American, pre-Columbian, Asiatic and European antiquities, as well as an
extensive collection of modern western art. There are also temporary
exhibitions on particular themes, cultures and artists.
The Visual Arts Education Centre promotes research and new
approaches to art by bringing together people with great expertise in
education, professional development, art and cultural studies. Training and
development programmes are offered for artists, teachers and other people
engaged in the visual arts. Research has led to the publication of books on
the arts of the Pacific, and on the place of art in education and teacher
training. There is an evolving approach to the question of artists as
researchers and educators, which has attracted funding from the Arts Council.
Teachers are helped in improving their own knowledge of art, and in devising
more effective art teaching strategies. Consequently, the gallery is
frequently visited by groups of children led by their teachers, often former
or current students at the Centre. The Centre offers higher qualifications and
runs courses for graduates and non-graduate teachers from other countries and
cultures.
Source: information booklets from the University of
East Anglia, Norwich NR4 7TJ, England.
CATHOLIC RADIO AROUND THE WORLD
Since the end of June 1997 various local radio stations in
Portuguese-speaking Africa have been broadcasting a one-hour programme
transmitted directly from Radio Renascença in Lisbon. The programme – about
Africa, the African community in Europe, music and culture – has been heard
in Cape Verde (Radio Nova), Guinea Bissau (Radio Bombolom), Angola (Radio
Ecclesia), Mozambique (Radio Encontro) and South Africa (Radio Comunidade in
Johannesburg). Mozambique's Radio Maria and Radio Pax will probably join the
scheme.
In Latin America, Ecuador is the scene for an ambitious
Gospel-by-radio project. It is a co-operative venture run by two
well-established mission organizations: the Sudan Interior Mission, founded in
1893, and HCJB World Radio, founded in 1931. Together with other missionary
broadcasting agencies, they work in over 60 countries in about 50 languages to
broadcast the Gospel. They share equipment and staff, and air each other's
programmes.
Radio Veritas Asia has been broadcasting in Urdu for 10
years, and commemorated the fact with an anniversary programme in August 1997.
Father Lawrence Saldanha started the programme when he became secretary of the
Pakistan Episcopal Commission for Social Communication. The service includes
scripture reflections and features on health, women and children.
Meanwhile, in Europe, Radio PULS in Gliwice, western
Poland, became a rescue operations base in the disastrous flood which affected
the region in the summer of 1997. Instead of organizing a collection via a
bank, the radio established food collection and distribution services and
broadcast live all day to inform people of the latest developments, including
potential danger to their areas. Taxi drivers were in frequent contact with
the radio station to give very detailed up-to-the-minute reports on the
situation in different towns and suburbs. Bishop Jan Wieczorek was involved as
an aerial reporter in a remarkably effective aid operation.
Source: Mediaforum 3/1997, published by the
Catholic Media Council, Anton Kurz-Allee 2, D–52074 Aachen.
ECUADOR
The news that the first Bible in the "quichua"
language spoken by many inhabitants of the Andes was to be born aroused great
expectations among the Indians of Ecuador. As a matter of fact, the
translation of the Sacred Scriptures in this aboriginal language enhances the
value of the ancestral culture and strengthens the faith. The translation of
the first passages dates back to 1980. At first these were used more in
catechesis. Later the translation of the entire Bible from Genesis to the
Apocalypse was undertaken and completed at the end of October 1997. The
present edition is bilingual (Quichua and Spanish) and done in such a way that
many indigenous people who are bilingual can compare the two versions. The
printing was done in Spain.
Source: Fides N. 3261, 20 March 1998, 195.
TIBET
"There is truly a cultural genocide taking place to
the detriment of the people of Tibet." That was the charge made by the
Dalai Lama referring to the Chinese government, on 9 March in New Delhi on the
occasion of the thirty-ninth annivesary of the revolt against the rule of
Beijing. "With the passing of years", he added, "the campaign
against the nation and against the religion of Tibet has been intensified; in
various areas of social life there is a climate of terror which calls to mind
the days of the Cultural Revolution. The sufferings of the people cannot be
assuaged by adopting such compulsive measures; the very unity of China is
compromised by the politics of Beijing. The state of hardship to which
religion has been reduced does not help either Tibet or the central
government".
Instead, official government sources through the President
of the Congress the state that "From 1996, about thirty-five thousand
religious have been contacted by the authorities. This initiative, called
patriotic education, was conducted particularly in so called "hot"
monasteries like those at Sera, Drepung and Ganden. The situation today is
under control and Tibet enjoys excellent health. This is so true that local
economic growth has touched the record figure of 10% which is above the
national mean of 8.8%".
According to the Tibet Information Network of London,
however, monks and nuns have been compelled to dissociate themselves from the
Dalai Lama and those who refused to swear fidelity to China have been
punished.
Source: Fides N. 3261, 20 March 1998, 196.
REPRINTING OF AN ANCIENT MANUAL IN LATIN AND JAPANESE
Sophia University of Tokyo, run by the Jesuits, has
published a copy of a Catholic manual discovered recently, that dates back to
1593 written in Latin and translated into Japanese in 1595.
The Compendia in Latin were compiled by the
vice-provincial of the Jesuits in Japan, Fr. Pedro Gomez, and the Japanese
translation was done by Pedro Ramon and collaborators of the Jesuit Japanese
College. The publication of 1,800 pages consists of three volumes: the Latin
manuscript of the Compendia, its translation in Japanese and
commentaries in English and Japanese.
In a promotional folder of the publication, the Cardinal of
Tokyo, His Eminence Peter Seiichi Shirayanagi, notes that the Compendia
represent "the zenith of cultural exchange between Europe and
Japan". Sixty-eight year old Jesuit Augustine Satoru Obara, who is in
charge of the history department of the university, has stated that the
Japanese text "is not simply a translation of the Latin version, but is
an excellent example of how to adapt a universal truth for the Japanese in a
particular culture, with original ideas."
The Compendia cover not only Christianity and
theology and Christian morals, but also cosmology and human nature, with the
first part that deals with natural sciences and in particular astronomy and
metereology. The second part is on philosophical anthropology, while the third
part is a summary of Christian dogma as had been taught by the Council of
Trent.
The Jesuit Japanese College was founded thirty years after
St. Francis Xavier, a Jesuit Spanish priest, disembarked in Japan, bringing
Christianity to the archipelago. It lasted only from 1580 to 1614, but it is
said that in that brief period there was a high degree of cultural exchanges
between Japan and the West. The College was forced to close during the
persecution of the sixteenth and seventeeth century, when this manual
disappeared.
In 1939 the Compendia in Latin were found in the
Vatican in a collection of books gifted by Queen Cristina of Sweden, while the
Japanese translation was thought to be lost. A copy of the translation was
discovered in 1996 by the Jesuit Antonio Ucerler in the archives of the
university of Oxford in England, where it had been classified as "an
example of a Chinese manuscript of the seventeenth century". Fr. Ucerler,
studying "the Christian century" in Japan for a doctoral thesis,
brought the Compendia to Sophia University last year on microfilm. The
recent edition has been printed by the Japanese Ozorasha, and put on sale at
the price of 100.000 yen (763 US dollars).
Source: ASIA News N. 2, February 1998, 13-14.
FESTIVAL DE MÚSICA SACRA DE LA ACADEMIA DE SANTA CECILIA
El Festival de Pascua de la Academia Nacional de Santa
Cecilia se concluyó la tarde del día de Pascua con un concierto excepcional
de música sacra que congregó a una muchedumbre inmensa en el marco
inigualable de la Basílica de San Pablo extramuros. El objetivo de este
Festival, inaugurado el 29 de marzo, ha sido ofrecer a un amplio público —y
en especial a los jóvenes— los tesoros de la música sacra, los cuales
pertenecen al patrimonio común de la humanidad y expresan los sentimientos más
nobles del alma y del corazón, inspirados en el misterio de la grandeza y de
la bondad de Dios.
El Consejo Pontificio de la Cultura —que ha recibido del
Santo Padre la misión de cooperar con los diversos organismos que promueven,
intensifican y difunden el vínculo existente entre la fe cristiana y las
culturas— ha patrocinado esta fiesta popular de música sacra, que
—gracias a la amplitud de miras del Presidente de la Academia de Santa
Cecilia, Bruno Cagli— se ha podido ofrecer de modo gratuito a miles de
oyentes. Al comienzo del acto —en el marco incomparable de la basílica
romana dedicada a San Pablo, el Apóstol de las naciones, inflamado por el
deseo de anunciar el mensaje de Cristo a todos los hombres de todas las
culturas— el Cardenal Paul Poupard y el Presidente de la Academia, Bruno
Cagli, destacaron el alto significado cultural y religioso del acontecimiento.
Situados bajo el arco triunfal —ornado por el mosaico de
Cristo Pantocrátor— el coro y la orquesta de la Academia, dirigidos por el
Maestro Myung-Whun Chung, hicieron vibrar la basílica, llena de público a
rebosar, y especialmente de numerosos jóvenes. Myung-Whun Chung, casi romano
por adopción, supo transmitir su carisma a la orquesta y al coro, desplegando
en su dirección el dinamismo, la sensibilidad artística y la intuición
espiritual de la música sacra que le caracterizan.
De los presentes, muchos no habían participado nunca en un
concierto de música clásica; y descubrieron —gracias a una ejecución
perfecta y a un programa escogido— una dimensión nueva de la música, que
dilata el alma y la abre al misterio divino. Éste era precisamente uno de los
objetivos principales de esta fiesta popular y de todo el Festival de Pascua,
que se enmarca en el programa de preparación al Gran Jubileo del año 2000.
En sintonía con este año de preparación dedicado al Espíritu Santo, el
Presidente Bruno Cagli incluyó en el programa el Veni, Sancte Spiritus
de la Berliner Messe de Arvo Pärt. Con obras de Haydn, Händel,
Mozart, Frank, Verdi y Rossini, el entusiasmo iba creciendo hasta llegar al Aleluya
del Mesías de Händel. En la basílica en fiesta, el gran mosaico del
ábside y la iluminación del alto techo dejaban entrever algo de la gloria de
la resurrección.
Con el Maestro Myung-Whun Chung, Andrea Bocelli, el coro y
la orquesta de la Academia de Santa Cecilia, esta tarde pascual se concluyó
con una nota de intensa alegría y de comunión profunda. Sin duda, la música
sacra, ejecutada con arte y fervor en un día tan señalado, sirvió para
abrir las almas al misterio de Dios, invitándolas a cruzar los límites de la
mera palabra para alabar de corazón a Cristo resucitado.
Desde este Festival de Pascua hasta el Simposio de estudios
sobre la música sacra que está previsto para el año 2001, la Academia
ofrecerá a muchos, de formas variadas, el testimonio de un patrimonio siempre
vivo, destinado a crecer en el curso del nuevo milenio. Esta propuesta
cultural se inserta plenamente en la vocación bimilenaria de Roma, caput
et mater, y no dejará de suscitar en otras ciudades un impulso cultural
semejante. De este modo, el Gran Jubileo del año 2000 abrirá las puertas del
tercer milenio actualizando el vínculo indisoluble entre la fe cristiana y la
cultura, que constituye la identidad específica de Europa.
Cf. Bernard Ardura, "Quando la musica apre l'anima al
mistero di Cristo Risorto": L'Osservatore Romano, 24-4-1998.
EL 81% DE LOS ITALIANOS CREE EN LA DIVINIDAD DE CRISTO
El diario italiano Avvenire ha publicado una
interesante encuesta sobre la religiosidad de los italianos, con un comentario
del Prof. Franco Garelli, sociólogo de la Universidad de Turín. Hace cuatro
años la Universidad Católica de Milán realizó un importante estudio sobre
la religiosidad en Italia (Vincenzo Cesareo, La religiosità in Italia,
Mondadori 1995); este nuevo estudio de Avvenire —basado en 3600
entrevistas personales— valora los cambios que se han producido desde
entonces. En los umbrales del año 2000, la gran mayoría de los italianos
sigue manifestando una gran inclinación religiosa, que se expresa por lo
general en moldes católicos. Respecto a las grandes cuestiones, estos últimos
datos confirman las tendencias de fondo del estudio de hace cuatro años,
aunque con algunas novedades interesantes.
En primer lugar se confirma que el fenómeno del ateísmo y
del agnosticismo son en Italia bastante limitados (un 6,5 % de la población).
Tampoco son muchos (un 3,9 %) los que conciben a Dios como una fuerza o ser
superior, desligado de toda confesión religiosa. En cambio, la gran mayoría
parece creer en el Dios cristiano (es decir, en el Dios "que ama y que se
preocupa por todos los hombres"); aunque la intensidad de la creencia varía.
El 49,4 % expresa esta fe sin ningún asomo de duda, el 25,9 % con alguna
duda, mientras que el 10,9 % manifiesta una fe intermitente, declarando que
cree en algunos momentos y en otros no. En síntesis, la fe en el Dios
cristiano parece persistir, pero se amplía el porcentaje de los que dudan
sobre esta creencia que constituye el quicio de la vida religiosa. Son pocos
los que no creen en Dios (3,8 %) o los que piensan que es imposible saber si
Dios existe o no (6,1 %); pero, al mismo tiempo, se reduce el porcentaje de
los que están seguros de la existencia de Dios, mientras que aumentan los
casos de fe dudosa o intermitente.
La adhesión a la fe cristiana se ve ampliamente
confirmada, pues el 91,4 % se considera perteneciente a la religión católica;
sólo el 2,1 % declara creer en otras religiones. La Iglesia Católica en su
conjunto merece además un juicio positivo para el 49,3 %, y un juicio
incierto para el 25,9 %. Sólo para un 18,2 % merece un juicio crítico, y
para un 6,5 % un juicio negativo. Sin embargo, cuando se indaga sobre los
motivos de esta religiosidad se obtienen datos muy matizados. El estudio
revela que sólo el 21,7 % cree por convicción personal y de modo activo; un
32,9 % cree también por convicción personal, pero reconoce que no siempre de
modo activo; y la mayoría relativa del 33,2 % cree sólo por tradición o por
educación. Un porcentaje mucho menor representan los que creen porque
comparten sólo algunas ideas de la religión en que creen (5,2 %) o los que
creen por otros motivos (0,4 %). Los que no adhieren a ninguna religión suman
el 6,5 %.
Por lo que se refiere a la práctica religiosa, la
frecuencia con que los italianos participan en la Santa Misa sigue siendo
netamente superior a la media de los demás países europeos; el 24,5 % de los
entrevistados va una o más veces por semana; el 8,8 % va unas dos o tres
veces al mes; el 6,5 % asiste una vez al mes; el 22,3 % va una o dos veces al
año; el 18,0 % varias veces al año. Sólo el 19,8 % no va nunca a Misa.
Es de notar además que el 12 % de los italianos —es decir, 5 millones
de personas, la mitad de los que asisten a Misa cada semana— pertenecen a
alguno de los diversos movimientos de espiritualidad, de apostolado o de
voluntariado católico.
De mucho interés son los datos que emergen sobre el
contenido de las creencias. El 81,4 % cree que Jesucristo es el Hijo de Dios;
y el 75,5 % cree que las Escrituras contienen la palabra revelada de Dios. En
cambio, otras creencias fundamentales del cristianismo suscitan una adhesión
menor. Sólo el 64,7 % cree en la existencia del alma humana inmortal; y en la
vida eterna después de la muerte, el 68,1 %. Sólo el 50 % cree en la
resurrección al final de los tiempos.
Por tanto, la encuesta confirma un dato recurrente en el
panorama de las creencias religiosas de la población. La adhesión se da por
lo general a las creencias fundamentales, mientras que se encuentra mayor
dificultad con los dogmas religiosos de las realidades últimas. Cuanto más
específico sea el contenido de la fe, tanto menos propensión hay en el
individuo a identificarse con él. Así se ve en las preguntas explícitas de
la encuesta sobre el más allá. Sólo el 40 % de los italianos considera que
hay otra vida después de la muerte; pero, al mismo tiempo, sólo un 12 %
niega que exista el más allá. Sin embargo, la mayoría relativa (un 45 %)
no sabe —o considera que no se puede saber— qué es lo que nos espera al
final de la vida. Por tanto, la fe en el destino último del hombre está
envuelto por una nebulosa de indeterminación.
Pero la encuesta revela otras novedades singulares en las
convicciones religiosas de los italianos. Se da un cierto crédito a creencias
que no pertenecen a la tradición católica. El 19 % de la población cree en
la reencarnación (es decir, el hecho de que después de la muerte uno se
reencarne en otro hombre, mujer o ser viviente). Éste es un dato que se
esperaba, que ya ha aparecido en diversas encuestas locales, y que revela cómo
una minoría consistente de los italianos —entre los cuales se cuentan
algunos "católicos"— siente atracción por una idea religiosa que
aparece hoy en día como "cercana" por la fascinación que ejercen
las culturas orientales. Pero el dato quizás más sorprendente es que el 32,5
% declara creer mucho, o bastante, en la predestinación (es decir, en que la
salvación o la condenación estén determinadas desde el nacimiento). Por
tanto, no pocos italianos que se profesan "católicos" están
dispuestos a aceptar creencias incompatibles con el depositum fidei,
poniendo de manifiesto o un escaso conocimiento de la propia identidad
confesional o una propensión a integrar contenidos religiosos de naturaleza
heterogénea. Lo cual se ve confirmado por los datos de otras creencias
parciales: el 34,6 % cree —al menos en parte— en el influjo de los astros
en la vida de la persona; idéntico porcentaje cree en el mal de ojo; y un
11,6 % cree —también en parte— en los magos.
¿Qué valor se puede atribuir a estas creencias? Por un
lado que persisten algunas creencias fundamentales; por otra parte se difunden
en la población creencias que no pertenecen al catolicismo y que indican su
debilitamiento de conjunto. Se sigue creyendo en algunas verdades de fondo,
pero las que comprometen más, relativas a las realidades últimas, obtienen
una adhesión menor. Se tiende por tanto a una fe selectiva o "por
asonancia", dando una adhesión de principio a un contenido religioso sin
una profundización ulterior. La misma "asonancia" puede explicar la
adhesión a creencias que no pertenecen la tradición religiosa propia. El
pluralismo religioso diluye lo específico del credo, y parte de la población
prefiere acomodar convicciones religiosas de diversa matriz, en una especie de
"bricolage" que refleja el amplio margen de fluctuación de las
propuestas culturales y religiosas presentes en la sociedad. Además, la mayor
parte de los italianos —a pesar de definirse católicos por amplia mayoría—
no considera ya que la propia religión sea la depositaria exclusiva de la
verdad. Sólo 1/4 está convencido de que la religión verdadera sea una sola,
mientras que otro cuarto reconoce algo de verdad en todas las religiones, y un
40 % no se siente capaz de responder a la pregunta.
Por tanto, el credo religioso persiste en parte y en parte
aparece debilitado y ecléctico. Ello no impide que la mayor parte de los
italianos atribuya relevancia a la fe religiosa y manifieste varias huellas de
experiencia religiosa en la propia vida. Es éste otro dato sorprendente, más
acentuado en la presente encuesta que en la que realizó la Universidad Católica
hace cuatro años. Un porcentaje de italianos que oscila entre el 50 % y el 70
% ha advertido alguna vez la presencia vigilante y protectora de Dios en la
propia vida, ha interpretado ciertos acontecimientos como advertencias o
mensajes de Dios, o ha tenido la sensación de que su oración ha sido
escuchada. El 35 % admite además haber recibido un gracia en el curso de su
existencia.
En suma, Dios aparece mucho más cercano a la vida de las
personas de lo que pueda comúnmente pensarse. Este compromiso religioso no se
refiere sólo a los "fieles", es decir, a los que viven la
religiosidad de un modo más activo y decidido; sino también a una parte de
los italianos que se caracterizan por una práctica religiosa discontinua o
intermitente. Persiste en el imaginario colectivo la idea de un Dios atento y
cercano a la vida de las personas, un Dios con el cual poder comunicar y
relacionarse en los momentos difíciles y decisivos, un ser que acompaña al
hombre en sus vicisitudes.
Entra también en este marco el puesto que los italianos
asignan a la religión en la propia vida. El 40 % considera la religión
fundamental o importante en la propia existencia, mientras que el 35 % la
considera "bastante importante". Se trata de una consideración
relevante, aunque pueda ser más ideal que práctica. En todo caso, estamos
ante una inclinación religiosa muy difundida, que constituye sin duda la
herencia de una tradición y de un sentir común.
Cf. Avvenire, 3-4-1998, p. 2.
EL VATICANO PRESENTA A LA AGENCIA ZENIT
Mons. John P. Foley, Presidente del Consejo Pontificio para
las Comunicaciones Sociales, ha presentado a la agencia Zenit con el siguiente
mensaje:
"El Consejo Pontificio para las Comunicaciones
Sociales se complace en cooperar con la agencia "ZENIT", en una
iniciativa que es gran parte de la razón de ser de la RIIAL (Red Informática
de la Iglesia en América Latina). Los pastores del pueblo de Dios vinculados
a la misma han expresado con insistencia el deseo, totalmente asumido por
nuestro Consejo Pontificio, de disponer de textos y documentos pontificios en
su integridad e inmediatamente después de su publicación en la Ciudad del
Vaticano.
"De este modo, nace un servicio que desea cubrir una
necesidad vivamente sentida en el mundo de lengua española. Esperamos que con
este esfuerzo se logre facilitar los documentos con puntualidad y
eficiencia".
+ John P. Foley
ZENIT, 31-3-1998. Pág. web: "www.zenit.org";
e-mail: "kronos@pronet.it".
NACE EN PERÚ UN CENTRO DE ESTUDIOS PARA LA PERSONA
La Universidad San Pablo ha inaugurado en Arequipa un
importante Centro de Estudios para la Persona y la Cultura. Según ha señalado
la dirección de la Universidad, el Centro tiene el objetivo de promover el
espacio de reflexión y de diálogo que es necesario para profundizar
integralmente en la realidad del ser humano, analizar los retos que presenta
la cultura actual e impulsar todas aquellas manifestaciones culturales que se
funden en una auténtica comprensión de la persona, promoviéndola en todos
los sentidos.
Durante la inauguración, el rector Stanley Simons Camino,
Presidente de la Comisión Organizadora de la Universidad San Pablo, señaló
que "el Centro de Estudios busca y pretende complementar substantivamente
la visión totalizadora de una cultura integral para el hombre integral",
resaltando que se busca "desde un punto de vista académico, dar un carácter
permanente general y orgánico de la enseñanza, en lo posible en las
disciplinas que la implican, y comprender el espectro de las facultades
espirituales e intelectuales del hombre". Asimismo, miembros cercanos a
la dirección de este Centro de Estudios manifestaron que la Universidad San
Pablo, "respondiendo a los retos de la cultura actual, ha decidido acoger
las preocupaciones y los desafíos que se presentan al hombre contemporáneo,
ofreciendo una formación integral a sus alumnos, preparándolos para ser
forjadores de una cultura justa, fraterna y reconciliada".
Entre las actividades que se ha anunciado desarrollará
este centro, está el establecer diálogo con las personas e instituciones
comprometidas en la promoción de la persona humana y en la difusión de la
cultura. Se indicó además la generación de ámbitos necesarios de
investigación y reflexión para profundizar en la identidad de la persona
humana a la luz de Jesucristo, y promover de este modo una cultura que
favorezca su plena realización.
El discurso de orden estuvo a cargo de Franca Zadra Alarco,
Directora del Centro de Estudios, quien manifestó en su intervención que
"la Universidad tiene una responsabilidad ineludible ante los retos de la
cultura actual. Ella brinda un espacio particularmente valioso de reflexión,
investigación y diálogo en el cual se propicia el análisis de la situación
presente y sus transformaciones, a la luz de los fundamentos esenciales, para
así orientar la acción hacia una verdadera eficacia... Parte importante de
la tarea de toda Universidad se halla en acoger las preocupaciones y desafíos
que se presentan al hombre contemporáneo, buscando responderles desde una
constante profundización en el misterio de la persona humana, promoviendo su
dignidad y derechos en todas las áreas y expresiones de la cultura".
Los asistentes al solemne acto de inauguración
manifestaron las profundas expectativas académicas, humanas y culturales que
el Centro de Estudios para la Persona y la Cultura está generando en Arequipa
y, en general, en el sur del Perú, resaltando asimismo la necesidad de un
centro de estudios de este tipo que centre las expresiones culturales en la
persona humana desde una perspectiva amplia, objetiva y de inspiración
cristiana.
Agencia ZENIT, 6-4-1998.
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