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PLENARIA 2000


Jean Paul II, Le Christ renouvelle toutes les cultures
Paul Card. Poupard, Discours d’ouverture aux travaux
Bernard Ardura, Attività del Pontificio Consiglio della Cultura: 1997-1999
Peter Fleetwood, Responses to the 1997 Questionnaire
Carlo Maria Card. Martini, Il dialogo con i non credenti. Fondamenti teologico-pastorali
Franc Rodé, Le dialogue avec les non-croyants à l’aube du nouveau Millénaire
Walter Kasper, Comprensione teologica dell’uomo
Aloysius Card. Ambrozic, Dialogue with secularism
William B. Friend, The Challenge for the Pastor and the Faithful of Secularised Countries. The prerequisites for Dialogue and the Evangelisation of Cultures
Donal Murray, What Kind of Dialogue can there be in
Secularised Societies?
Christian Card. Tumi, Les défis des identités culturelles et
l’inculturation de l’humanisme chrétien
Raphael S. Ndingi Mwana ’a Nzeki, The Inculturation
of Christian Humanism at the Heart of Cultures
Anselme T. Sanon, Pour un humanisme chrétien
à l’aube du nouveau Millénaire
Józef Card. Glemp, Iniziative per un dialogo fede-cultura
nell’era post-comunista
Joseph Doré, L'humanisme chrétien et la pluralité
des conceptions de l'homme
Józef Mirosław Życiński, Cultural and Religious Transformations
in Polish Society in 1989-1999
Francis Card. Arinze, Christian Witness of the Closeness between God,
Man and Nature. The Insertion of the Salvific Message of the Gospel in the Culture of our Time
Rosendo Huesca Pacheco, El encuentro del mensaje salvífico
y las culturas de nuestro tiempo
Ivan Dias, Christian Witness of the Closeness between God, Man
and Nature. The Insertion of the Salvific Message of the Gospel in the Culture of our Time
Paul Card. Poupard, Conclusions finales de l’Assemblée plénière


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LE CHRIST RENOUVELLE TOUTES LES CULTURES

JEAN-PAUL II

Le vendredi 19 novembre 1999, le Souverain Pontife Jean-Paul II
a adressé le discours suivant aux participants de
l’Assemblée Plénière du Conseil Pontifical de la Culture

Messieurs les Cardinaux,
Chers Frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
Chers amis,

1. À l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical de la Culture, je suis heureux de vous accueillir, me réjouissant du thème choisi pour cette session, Pour un nouvel humanisme chrétien, au seuil du nouveau millénaire, thème essentiel pour l’avenir de l’humanité, car il invite à prendre conscience que la personne humaine occupe une place centrale dans les différents domaines de la société. D’autre part, la recherche anthropologique est une dimension culturelle nécessaire à toute pastorale et une condition indispensable pour une profonde évangélisation. Je remercie le Cardinal Paul Poupard pour les aimables paroles par lesquelles il s’est fait votre interprète.

2. À quelques semaines de l’ouverture du Grand Jubilé de l’An 2000, temps de grâce exceptionnel, la mission d’annoncer le Christ se fait plus pressante ; beaucoup de nos contemporains, spécialement les jeunes, éprouvent de grandes difficultés à percevoir ce qu’ils sont en vérité, submergés et désorientés par la multiplicité des conceptions de l’homme, de la vie et de la mort, du monde et de sa signification.

Trop souvent, les conceptions de l’homme véhiculées dans la société moderne sont devenues de véritables systèmes de pensée qui ont tendance à se détourner de la vérité et à exclure Dieu, croyant ainsi affirmer la primauté de l’homme, au nom de sa prétendue liberté et de son plein et libre épanouissement ; en agissant ainsi, ces idéologies privent l’homme de sa dimension constitutive de personne créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Cette mutilation profonde devient aujourd’hui une véritable menace pour l’homme, car elle conduit à penser l’homme sans aucune relation avec la transcendance. C’est une tâche essentielle pour l’Église dans son dialogue avec les cultures de conduire nos contemporains à la découverte d’une saine anthropologie, en vue de les faire parvenir à une connaissance du Christ, vrai Dieu et vrai homme. Je vous sais gré d’aider les Églises locales, par vos réflexions, à relever ce défi, " pour renouveler de l’intérieur et pour transformer à la lumière de la Révélation les visions de l’homme et de la société qui modèlent les cultures ", comme le soulignait le récent document publié par le Conseil Pontifical de la Culture Pour une pastorale de la culture (n. 25). Le Christ ressuscité est une Bonne Nouvelle pour tous les hommes, car il a " le pouvoir de rejoindre le cœur de toute culture, pour le purifier, le féconder, l’enrichir et lui donner de se déployer à la mesure sans mesure de l’amour du Christ " (ibid., n. 3). C’est ainsi qu’il convient de faire naître et de développer une anthropologie chrétienne pour notre temps qui soit le fondement d’une culture, comme l’ont fait nos devanciers (cf. Encyclique Fides et ratio, n. 59), anthropologie qui doit prendre en compte les richesses et les valeurs des cultures des hommes d’aujourd’hui, en y semant les valeurs chrétiennes. La diversité des Églises d’Orient et d’Occident ne témoigne-t-elle pas, dès les origines, d’une inculturation féconde de la philosophie, de la théologie, de la liturgie, des traditions juridiques et des créations artistiques ? De même que dans les premiers siècles de l’Église, avec Saint Justin, la philosophie est passée au Christ, car le christianisme est " la seule philosophie sûre et profitable " (Dialogue avec Tryphon, 8,1), de même il est de notre devoir de proposer aujourd’hui une philosophie et une anthropologie chrétiennes qui préparent la voie à la découverte de la grandeur et de la beauté du Christ, le Verbe de Dieu. Et il est certain que l’attrait du beau, de l’esthétique, conduira nos contemporains à l’éthique, c’est-à-dire à mener une vie belle et digne.

3. L’humanisme chrétien peut être proposé à toute culture ; il révèle l’homme à lui-même dans la conscience de sa valeur propre et il lui donne d’accéder à la source même de son existence, le Père Créateur, et de vivre son identité filiale dans le Fils Unique, " premier-né de toute créature " (Col 1,15), avec un cœur dilaté au souffle de son Esprit d’amour. " Devant la richesse du salut opéré par le Christ, les barrières qui séparaient les diverses cultures tombent " (Encyclique Fides et ratio, n. 70). La folie de la Croix, dont parle Saint Paul (cf. 1Co 1,18), est une sagesse et une puissance qui dépassent toutes les limites culturelles pouvant être enseignées à toutes les nations.

L’humanisme chrétien est en mesure d’intégrer les meilleures acquisitions des sciences et des techniques pour le plus grand bonheur de l’homme. Il en conjure en même temps les menaces contre sa dignité de personne, sujet de droits et de devoirs, et contre son existence même, si gravement mise en cause aujourd’hui, dès sa conception et jusqu’au terme naturel de son existence terrestre. Car si l’homme mène une vie pleinement humaine grâce à la culture, il n’est de culture réellement humaine que de l’homme, par l’homme et pour l’homme, c’est-à-dire tout l’homme et tous les hommes. L’humanisme le plus authentique est celui-là même que la Bible nous dévoile dans le dessein d’amour de Dieu pour l’homme, dessin devenu plus admirable encore par le Rédempteur. " En réalité, le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné " (Concile œcuménique Vatican II, Gaudium et spes, n. 22).

La pluralité des démarches anthropologiques, qui est une richesse pour l’humanité entière, peut aussi engendrer le scepticisme et l’indifférence religieuse ; c’est un défi qu’il convient de relever avec intelligence et courage. L’Église ne craint pas la légitime diversité, qui fait apparaître les riches trésors de l’âme humaine. Au contraire, elle s’appuie sur cette diversité pour inculturer le message évangélique. J’ai pu m’en rendre compte dans les différents voyages que j’ai effectués sur tous les continents.

4. À quelques semaines de l’ouverture de la Porte Sainte, symbole du Christ dont le cœur largement ouvert est prêt à accueillir tous les hommes et toutes les femmes de toutes cultures au sein de son Église, je souhaite vivement que le Conseil Pontifical de la Culture poursuive ses efforts, ses recherches et ses initiatives, notamment en soutenant les Églises locales et en favorisant la découverte du Seigneur de l’histoire par ceux qui sont immergés dans le relativisme et l’indifférence, ces visages nouveaux de l’incroyance. Ce sera une façon de donner à ces personnes l’espérance dont elles ont besoin pour édifier leur vie personnelle, pour participer à la construction de la société et pour se tourner vers le Christ, Alpha et Oméga. En particulier, je vous invite à soutenir les communautés chrétiennes, qui n’en ont pas toujours les moyens, pour qu’elles portent une attention renouvelée au monde si diversifié des jeunes et de leurs éducateurs, des scientifiques et des chercheurs, des artistes, des poètes, des écrivains, et de toutes les personnes engagées dans la vie culturelle, afin que l’Église relève les grands défis de la culture contemporaine. Cela est vrai tout autant en Occident que dans les terres de mission.

Je tiens à vous renouveler l’expression de ma reconnaissance pour le travail accompli, et, en vous confiant à l’intercession de la Vierge Marie, qui a su donner à Dieu un oui sans réserve, et aux grands docteurs de l’Église, je vous accorde volontiers, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, une particulière Bénédiction Apostolique, en gage de ma confiance et de mon estime.


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DISCOURS D’OUVERTURE AUX TRAVAUX
DE L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

Paul Cardinal POUPARD
Président du Conseil Pontifical de la Culture

Messieurs les Cardinaux,
Chers Frères dans l’Épiscopat et le Sacerdoce,
Chers Amis,

1. En ouvrant cette Assemblée Plénière du Conseil Pontifical de la Culture, la dernière du second millénaire, je tiens, avant tout et par dessus tout, à vous dire ma reconnaissance pour votre participation à cette réunion institutionnelle, fondamentale pour les orientations du Dicastère et la définition de son programme d’activités.

Plusieurs d’entre vous étaient membres de la récente Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour l’Europe. Je mesure le sacrifice que représente une nouvelle, bien que brève absence de vos diocèses ou de vos Dicastères. Compte tenu du caractère particulier de l’An 2000 qui verra la multiplication des manifestations jubilaires à Rome, la Secrétairerie d’État a souhaité qu’aucune Plénière ne se tienne à Rome en l’an 2000. Comme il était impensable de repousser cette réunion en 2001, compte tenu de l’ampleur de l’activité du Conseil qui va sans cesse croissant, il a fallu nous résoudre à anticiper cette rencontre.

Au service de l’Église universelle et de chacune des Églises locales, le Conseil Pontifical de la Culture a besoin de vous, Membres et Consulteurs du Dicastère, non seulement pour mieux appréhender les défis de l’inculturation de l’Évangile et de l’Évangélisation des cultures, mais aussi pour recueillir le fruit de votre expérience et de votre réflexion personnelles en ce domaine décisif pour le troisième millénaire.

Au cours de la décennie qui s’achève, le Conseil Pontifical de la Culture a orienté son activité autour d’un axe principal que je pourrais ainsi qualifier : comment, concrètement et sur quelles solides bases bibliques, philosophiques et théologiques, porter l’Évangile du Christ au cœur de la personne humaine, chacune et chacun dans sa culture, afin que la Bonne Nouvelle du Christ les transforme en leur donnant accès à un humanisme plénier ?

Pour ce faire, les Assemblées Plénières successives, partant de la question cruciale : comment dire Dieu à l’homme d’aujourd’hui ?, ont considéré comme la priorité de notre Conseil une réflexion articulée sur la Pastorale de la Culture intégrant des propositions concrètes à mettre à la disposition des Évêques et de tous ceux qui se proposent de prendre en compte la dimension culturelle de la pastorale, qui vise toujours ce qui est propre à la personne humaine, être culturel.

Grâce à votre précieuse et dévouée collaboration, le Conseil Pontifical de la Culture a pu présenter cette année, avec le concours très apprécié de Son Éminence le Cardinal Martini, le document pastoral mûri au cours de cinq années de réflexion et d’échange avec les Membres et les Consulteurs du Conseil. Ce document qui présente de grandes orientations et surtout des propositions concrètes d’action, a été particulièrement bien accueilli et apprécié, et non seulement dans les milieux catholiques. Présenté en six langues par notre Conseil, il est déjà traduit aussi en roumain et en slovaque, et en cours de traduction en d’autres langues. Même si – à l’instar de toutes les œuvres communes – ce sont quelques chevilles ouvrières qui effectuent l’essentiel de la rédaction, ce document d’orientation pastorale – je tiens à le souligner – est l’œuvre du Conseil Pontifical de la Culture en son entier. A ce titre, je tiens à vous remercier tous et chacun de votre collaboration. Vous avez contribué, à des titres divers mais avec la même générosité, à cette œuvre commune qui, je l’espère, sera utile à l’accomplissement de la mission de l’Église dans le domaine de la culture.

2. Le grand défi culturel à relever dans la plus grande partie du monde est sans conteste celui de l’indifférence religieuse. L’athéisme systématique et parfois même institutionnel qui a marqué la plus grande partie du XXe siècle, a disparu de la plupart des nations de la terre. L’exception notable de la République de Chine, de Cuba, du Vietnam et d’autres pays qui forment l’immense Asie nous font mesurer avec quelle légèreté journalistes, écrivains, hommes d’Église ont pu affirmer au lendemain de la chute du mur de Berlin que l’athéisme n’existait plus. Il existe et, au contraire plus que jamais, oserais-je dire, il se manifeste dans nos cultures à travers le scepticisme intellectuel, le relativisme moral et l’indifférence religieuse.

Partout dans le monde, où l’Église est libre et les citoyens jouissent d’une effective liberté de conscience, se manifeste de plus en plus une pure et simple privatisation de la religion.

Dans la culture de l’indifférence, si je puis ainsi qualifier cette inculture, les chrétiens sont admis – peut-être moins d’ailleurs que les musulmans ou les bouddhistes – à condition qu’ils ne se manifestent pas comme tels. Il suffit d’observer les chrétiens engagés dans la politique ou dans les affaires pour comprendre les immenses difficultés soulevées par leur profession de foi. Leur témoignage de générosité est apprécié, à condition de ne pas revêtir publiquement les couleurs du christianisme. Nous pouvons dire en ce sens que le développement du pluralisme a engendré une nouvelle donne culturelle qui n’admet guère que le chrétien manifeste sa propre différence religieuse. Dans ce pluralisme aplati, aucun disciple du Christ ne peut s’accommoder d’un christianisme fade, qui se cache modestement dans les plis de la culture aseptisée de l’indifférence religieuse.

3. Aussi le Conseil Pontifical de la Culture se doit-il de poursuivre sa mission pastorale, avec votre aide, pour sensibiliser toute l’Église au grand défi de ce tournant de siècle : l’indifférence religieuse.

Cette indifférence religieuse se manifeste non seulement au plan de la pensée, du croire ou ne pas croire, mais aussi au plan de l’action, ou plus exactement au plan de la passivité qui est le fruit de l’indifférentisme au plan de l’agir.

Notre défi essentiel consiste à faire passer nos contemporains de l’indifférence à l’émerveillement, non par quelque tour de prestidigitation, mais par l’annonce crédible de la Bonne Nouvelle du Christ, toujours neuve au seuil du nouveau millénaire.

Pour tirer le plus grand profit de ces deux journées et demie, je vous invite à prendre comme fil conducteur quelques éléments du Motu proprio Inde a Pontificatus par lequel le Saint-Père a réuni, en 1993, le Conseil Pontifical pour le Dialogue avec les Non-Croyants au Conseil Pontifical de la Culture, prenant ainsi en compte les bouleversements culturels survenus au lendemain de l’implosion de l’Empire soviétique.

La rencontre avec les non-croyants et les indifférents implique de fonder bibliquement, philosophiquement et théologiquement notre action pastorale. Les pays sécularisés représentent un défi de taille pour le dialogue avec les non-croyants et l’évangélisation des cultures, tandis que d’autres conditions historiques ou culturelles suscitent de nouvelles urgences : inculturer l’humanisme formé par la foi chrétienne au cœur des cultures. La disparition du système politique communiste en Europe a suscité de nombreuses mutations culturelles à prendre en compte. Il nous faut nous interroger sur les initiatives appropriées pour instaurer et développer dans ce contexte un dialogue fécond de la foi avec les cultures. Parmi les données culturelles les plus répandues et les plus significatives de ce temps, nous aurons sans nul doute à retenir la grande place prise dans la conscience de nos contemporains par le besoin de relations étroites entre Dieu, l’homme et la nature. Cette tendance n’est pas sans susciter de graves questions, mais il nous faut certainement la prendre en compte pour mieux orienter l’action pastorale de l’Église.

Afin de faciliter notre échange et de l’enrichir, j’ai demandé à quelques-uns d’entre nous, que je remercie pour leur aimable disponibilité, de préparer une brève intervention sur l’un ou l’autre des thèmes abordés. Au fur et à mesure de l’avancement de nos travaux, nous aurons aussi l’occasion de faire le point de la situation dans les grandes aires culturelles du monde, car notre démarche honorera la double dimension géographique et culturelle de toute réalité humaine aussi bien que chrétienne.

Mais, auparavant, le Père Bernard Ardura, notre dévoué et actif Secrétaire du Dicastère, va vous présenter l’activité déployée depuis la dernière Plenaria. J’en dis seulement un mot ici, en guise d’introduction.

4. Le travail habituel de notre Dicastère est toujours marqué par de nombreuses rencontres, d’Évêques en particulier, d’hommes et de femmes de culture, croyants et non-croyants, agnostiques et indifférents, artistes et journalistes, hommes de radio, de cinéma et de télévision. De plus en plus nombreuses se font les demandes, en provenance bien sûr des plus proches géographiquement, de l’Italie et de l’Europe, mais aussi du monde entier, et nous sommes peu nombreux pour y répondre, malgré notre vif désir de plus grande disponibilité. Notre souci, dans la mesure du possible, est de privilégier l’international sur le national, et le national sur le local. C’est ainsi que nous avons tenu, dans le sillage des Synodes Spéciaux des Évêques pour l’Afrique, l’Asie et l’Amérique, des Symposiums intercontinentaux à Abidjan pour l’Afrique francophone, à Nairobi pour l’Afrique anglophone, à Bangkok pour l’Asie, et tout récemment une série de trois Colloques successifs en Colombie. Beaucoup d’autres rencontres, chacune avec son style particulier, ont eu lieu, de Québec à Klingenthal, et de Bologne à Séville. Le Père Secrétaire vous en donnera un compte-rendu détaillé, ainsi que des divers Congrès organisés à Rome avec les Universités Pontificales, et l’effort accompli en direction du cinéma avec l’Ente dello Spettacolo.

A la demande du Pape Jean-Paul II, comme nous l’avions fait déjà en 1991 pour préparer le premier Synode Européen, le Conseil Pontifical de la Culture a réuni un second Symposium présynodal de culture dans la Salle du Synode des Évêques au Vatican, avec pour thème : Jésus-Christ, source d’une nouvelle culture pour l’Europe au seuil du nouveau millénaire. J’ai été frappé pour ma part de ce que tous les invités sans exception, non seulement catholiques, mais aussi luthériens et orthodoxes, ont répondu avec ferveur à notre appel et que ces journées ont témoigné, comme je l’ai dit au récent Synode Spécial des Évêques pour l’Europe, d’un potentiel important de réflexion pour l’Église dans tous les domaines de la pensée, comme aussi pour l’engagement décidé en ces quatre voies fondamentales :

1. Retrouver les fondements : philosophie et théologie, anthropologie et sciences.
2. Ressourcer la famille et l’éducation, l’école et l’université.
3. Renouveler les humanités, les arts et la communication.
4. Repenser la vie de l’homme et de la femme dans la Cité : Nations et cultures, éthique, économie et politique.

Par un petit miracle, les Actes ont pu être traduits en italien et édités dans leur intégralité par l’équipe de la Revue Il Nuovo Areopago dans un beau numéro double qui a été offert en hommage au Saint-Père et à tous les Pères Synodaux. Grâce à notre ami irlandais William Stainsby, une bonne partie des textes, traduits en anglais, ont été imprimés et remis eux aussi au Saint-Père et à plusieurs Pères Synodaux dans un beau volume enrichi d’aquarelles en couleurs de Noëlle Herrenschmidt. La traduction en russe est déjà achevée à Moscou, et d’autres éditions sont en cours en Espagne, en Pologne et au Portugal. D’autres ouvrages d’ailleurs ont été publiés à un rythme soutenu dans les deux collections du Conseil Pontifical de la Culture Culture e Dialogo chez Piemme, et Fede e Cultura, chez Città Nuova.

5. Nous le disions au terme de notre dernière Assemblée plénière : l’inculturation de la foi va de pair avec l’évangélisation des cultures. Depuis lors, de Synode en Synode d’Évêques, cette conviction s’est approfondie dans toute l’Église, au sein des Églises locales de tous les Continents, et partout aussi s’affirme la nécessité d’un discernement évangélique ouvert et exigeant, afin de ne pas absolutiser certains éléments des cultures au détriment de l’Évangile qui ne peut jamais être relativisé au profit des cultures. Le sociologue américain Peter Berger le disait avec humour : " il sera bientôt veuf celui qui veut épouser l’esprit de son temps ". Dans le dialogue à la fois confiant et exigeant qui est le nôtre avec les non-croyants comme avec les cultures, nous savons bien que la mission de l’Église ne s’épuise pas dans le dialogue, pour nécessaire qu’il soit, mais qu’il nous est toujours demandé, comme déjà le voulait l’apôtre Pierre, de " rendre compte avec douceur et respect de l’espérance qui est en nous ". Si nous voulons nous réjouir avec tous nos frères de la part de vérité qu’ils détiennent, nous voulons aussi partager avec eux la plénitude de vérité du Verbe de Dieu qui s’est révélé à nous comme la Voie, la Vérité et la Vie.

La culture moderne est anthropocentrique. Jusque dans ses pentes inhumaines, elle demeure inquiète de l’homme jusqu’à l’angoisse. Or le Christianisme n’a de raison d’être, en ses fondements, que d’apporter le salut à l’homme en Jésus-Christ, Redemptor Hominis, le Rédempteur de l’homme. Tel est le point d’ancrage pour l’inculturation du Christianisme dans la culture moderne, je le rappelais dans mon livre récent sur Le Christianisme à l’aube du IIIe millénaire (Paris, 1999), en citant le discours du pape Paul VI à la clôture du Concile Vatican II, voici 34 ans, il m’en souvient, le 7 décembre 1965 : " Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme " (p. 179).

C’est ce qui nous a conduit à choisir pour thème de cette Assemblée Plénière : Pour un nouvel humanisme chrétien à l’aube du nouveau millénaire.

Il va maintenant vous être rendu compte de la variété et de la richesse des réponses suscitées en tous les continents par l’envoi de notre questionnaire préparatoire en six langues, à cette Plénière, depuis 1997. C’est dans ce va et vient, ce dialogue permanent avec les Églises locales, que le travail de notre Dicastère trouve aussi bien son point d’appui que son stimulant. Et j’en exprime à tous ma plus vive gratitude.


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ATTIVITÀ DEL PONTIFICIO
CONSIGLIO DELLA CULTURA: 1997-1999

P. Bernard ARDURA O.Praem.
Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura

L’ultima Assemblea Plenaria del Pontificio Consiglio della Cultura, che si è svolta dal 13 al 15 marzo 1997, ha dedicato una particolare attenzione a questioni attinenti alla pastorale della cultura e ha approvato, in linea di massima, il progetto di Documento dicasteriale dedicato a questo argomento, la cui stesura era già pervenuta a buon punto.

Il Santo Padre, nel suo discorso ai partecipanti all’Assemblea Plenaria, ricevuti in udienza venerdì 14 marzo 1997, ha detto che il Vangelo non solo non minaccia né impoverisce le culture, ma dona loro anche un supplemento di gioia e di verità. Ha sottolineato, inoltre, che in un mondo senza sintesi fra fede e cultura si avverte una profonda crisi. E’, quindi, necessario che il Pontificio Consiglio della Cultura aiuti la Chiesa a operare una nuova sintesi tra la fede e la cultura per il bene di tutti. Il Papa ha ricordato anche l’importanza della creazione di centri culturali cattolici e della presenza dei cristiani nel mondo dei mezzi di comunicazione sociale e in quello scientifico, per trasmettere l’eredità culturale del Cristianesimo.

L’attuale Plenaria era prevista per il mese di marzo del 2000, sul tema l’umanesimo cristiano all’alba del nuovo millennio. Un questionario preparatorio è stato frattanto inviato ai Membri, ai Consultori e ai Corrispondenti del Consiglio, come pure ai Nunzi, ai Presidenti delle Conferenze Episcopali, ai Superiori Generali, ai Direttori di Centri Culturali Cattolici e a privati.


I - Nomine pontificie

Il 22 aprile 1997, il Santo Padre ha nominato Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura ad quinquennium il Rev. P. Bernard Ardura, O. Praem., già Sotto-Segretario, per subentrare a Mons. Franc Rodé, C.M., nominato, il 5 marzo 1997, Arcivescovo Metropolita di Ljubljana (Slovenia).

Il 9 luglio 1997, ha nominato Sotto-Segretario ad quinquennium il Rev. P. Fabio Duque Jaramillo, O.F.M., già Officiale presso questo Dicastero.

Nell’intento di favorire l’adempimento della missione di questo Pontificio Consiglio della Cultura, si sono proposti al Santo Padre nominativi di eventuali Membri e Consultori rappresentativi delle varie aree culturali. Quindi, è significativa la scelta sia delle nuove nomine sia delle conferme in aliud quinquennium. Attualmente sono 30 i Membri e 26 i Consultori.


II - Nuovi collaboratori

Sono due i nuovi Officiali che nel 1997 hanno preso servizio in questo Pontificio Consiglio: il Rev. Gergely Kovács, dell’Arcidiocesi di Alba Iulia (Romania), dottore in diritto canonico presso la Pontificia Università Lateranense, e il Rev. Pasquale Iacobone, della Diocesi di Andria (Bari), dottore in teologia e docente di arte cristiana presso la Pontificia Università Gregoriana.

Due altri Officiali hanno preso servizio nel 1998: il Rev. Melchor Sánchez de Toca y Alameda, della Diocesi di Toledo (Spagna), laureato in Filosofia all’Università Complutense di Madrid, e licenziato in Teologia Biblica presso la Pontificia Università Gregoriana; e il Rev. Herminio Vázquez Pérez, della Diocesi di Puebla de los Angeles (Messico), licenziato in Teologia Morale presso l’"Alfonsianum" di Roma.

Infine, ha preso servizio il 15 novembre 1999 il Sig. Thomas Janer, della Diocesi di Perpignan (Francia), licenziato in Storia.


III - Pubblicazioni del dicastero

a. Per una pastorale della cultura

Martedì 1° giugno 1999, dopo ben cinque anni di lavoro, il Cardinale Presidente, assieme al Cardinale Martini e al Segretario del Dicastero, ha presentato alla stampa il documento intitolato Per una pastorale della cultura, che porta significativamente la data della festa di Pentecoste.

La convinzione fondamentale di questo Pontificio Consiglio della Cultura è semplice, ma non pienamente recepita: la pastorale della cultura è una pastorale globale, non una pastorale settoriale che si aggiungerebbe alle altre, ma una dimensione fondamentale della pastorale, e un impegno ecclesiale decisivo per la Nuova Evangelizzazione.

Dopo aver presentato, nella prima parte, le linee di orientamento sul rapporto fra fede e cultura, partendo dalla Bibbia, Parola di Dio inculturata e archetipo di ogni inculturazione della fede, il documento, nella seconda parte, identifica e presenta un’analisi delle sfide e dei punti di appoggio per una pastorale della cultura, tra i campi culturali tradizionali della famiglia, dell’educazione, della filosofia e dell’arte, e nei nuovi areopaghi della scienza e dei mezzi di comunicazione sociale, tra la diversità culturale e la pluralità religiosa. La terza parte, ovviamente, offre una serie di proposte concrete, già in atto nella Chiesa, per un’adeguata pastorale della cultura: dalla pietà popolare al patrimonio culturale, dalla parrocchia ai centri di formazione teologica, dai centri culturali cattolici alla stampa, all’editoria, alla radio, alla TV, all’internet.

Questo documento pastorale vorrebbe essere, nell’immenso campo che tocca tutte le espressioni dell’umanità, un aiuto per il discernimento ed un incitamento fiducioso all’incontro e al confronto con le più diverse situazioni culturali, nuovi campi di evangelizzazione per la Chiesa del Terzo Millennio.

b. Altre pubblicazioni dicasteriali

Dal 1997 sono apparsi regolarmente i fascicoli della rivista trimestrale di questo Consiglio: Cultures et Foi / Cultures and Faith / Culturas y Fe (Volume V, VI, VII), con articoli in francese, inglese e spagnolo. Nel corso della precedente Plenaria, si era fatta presente la necessità di incrementare il numero degli abbonati, il cui contributo consente di stampare 1.300 copie della rivista, allo scopo, fra l’altro, di procedere a numerosi scambi con altre riviste. Due eventi hanno migliorato la situazione della rivista: una campagna promozionale ha portato nuovi abbonati, quindi un provvidenziale cambiamento di tipografia, tenendo conto che la maggior parte del lavoro di composizione è fatto in ufficio dal Rev. Gergely Kovács.

Attualmente, i 338 abbonati alla Rivista consentono di inviare la stessa in omaggio ai 30 Membri e ai 26 Consultori del Consiglio, a 119 Conferenze Episcopali e a 214 persone o istituzioni – sacerdoti o vescovi o seminari nei paesi di missione ad esempio – che non hanno la possibilità di pagare l’abbonamento. Inoltre, la nostra pubblicazione ci consente di ricevere in cambio ben 333 riviste internazionali. Quindi, sono spedite quattro volte all’anno 1067 copie.

Sono stati altresì pubblicati gli Atti delle tre Sedute Pubbliche delle Pontificie Accademie (1996, 1997, 1998), in tre volumi separati, nonché la seconda edizione dell’Elenco internazionale dei Centri Culturali Cattolici (1998). Nella Collana Cultura e Fede sono usciti quattro nuovi volumi. Presso diverse case editrici e in diverse lingue sono stati pubblicati gli Atti di tre convegni organizzati dal Dicastero.


IV - Convegni e riunioni promossi dal Dicastero

a. Gli incontri interdicasteriali sono stati tre: il 16 giugno 1997 su Le sette, contesto e sfide culturali, preparato da Don Werner Freistetter, già collaboratore per la lingua tedesca presso questo Consiglio. Il 28 maggio 1998 ha parlato il Rev. P. Fabio Duque Jaramillo, O.F.M., Sotto-Segretario, sul tema Dopo l’Assemblea Speciale del Sinodo dei Vescovi per l’America, evangelizzazione delle culture e inculturazione della fede in America Latina: speranza e sfide. Infine, il 27 maggio 1999, Don Peter Fleetwood, Officiale di questo Pontificio Consiglio, è intervenuto su Scopo e limiti del dialogo con la non credenza. Sfide e speranze.

b. I colloqui internazionali di Cadenabbia. Organizzati dal Pontificio Consiglio della Cultura in collaborazione con la Fondazione "Konrad Adenauer" e l’Istituto per la Religione e la Pace di Vienna, si sono svolti a Cadenabbia, sul lago di Como, tre colloqui internazionali: dal 9 al 13 novembre 1997, su Cultura politica, democrazia e valori cristiani in Europa Centrale ed Orientale. Situazioni, sfide e proposte; dall’8 all’11 ottobre 1998, per trattare il tema: Diritti culturali e identità culturale in Europa. Prospettive cristiane della politica culturale alle soglie del Terzo Millennio; e dal 23 al 26 settembre 1999 sul tema Educazione politica nel contesto della pluralità culturale dei Paesi dell’Europa Centrale ed Orientale. Il contributo delle istituzioni di educazione cristiana.

c. Altri convegni promossi dal Dicastero.

1. Da giovedì 27 a sabato 29 novembre 1997, si è tenuto, presso l’Istituto Patristico "Augustinianum", un convegno internazionale organizzato in collaborazione con il suddetto Istituto. Con questo incontro si è inteso identificare meglio l’attuale fenomeno del "credere – non credere", per rispondere a tale sfida con rinnovate proposte pastorali. Hanno preso parte al Convegno due Cardinali Membri di questo Consiglio: Sua Em. il Card. Józef Tomko e Sua Em. il Card. Joseph Ratzinger, che hanno presieduto due sedute; vi hanno partecipato anche professori e studenti delle Pontificie Università di Roma nonché docenti di religione e di filosofia delle scuole cattoliche.

2. In collaborazione con la "Catholic University of Eastern Africa" di Nairobi (Kenya), si è svolto il Simposio The Gospel as Good News for African Cultures, dal 16 al 18 febbraio 1998, presso la suddetta Università. All’incontro, che ha riguardato i paesi africani di lingua inglese e portoghese, sono intervenuti quattordici relatori scelti per trattare la questione dei rapporti tra la fede cristiana e la cultura africana.

3. I Centri Culturali Cattolici dell’Arcidiocesi romano-cattolica di Alba Iulia (Romania) hanno organizzato, nei giorni 6-7 marzo 1998, un congresso sul tema Coscienza nuova in Romania: rapporti Chiesa democrazia educazione, presso il Centro di Studi Jakab Antal di Sumuleu-Ciuc. Questo incontro è la prima iniziativa comune di questi Centri di recente creazione, dopo i cambiamenti avutisi in Romania nel 1989. Vi ha partecipato Don Gergely Kovács, Officiale di questo Pontificio Consiglio, leggendo un messaggio del Cardinale Presidente, Paul Poupard.

4. Dal 12 al 14 marzo 1998 ha avuto luogo, in collaborazione con l’Arcidiocesi di Siviglia, il "Servicio de Asistencia Religiosa Universitaria de Sevilla (S.A.R.U.S.)" e l’Università di Siviglia, nel "Salón de Actos de la Escuela de Ingenieros" della stessa città, il Simposio dal titolo: La cultura y la esperanza cristiana: la esperanza don del Espíritu Santo que vivifica a las culturas. Vi hanno preso parte più di 600 persone provenienti da tutta la Spagna e da altri paesi.

5. Dal 1º al 4 ottobre 1998, si è tenuto, a Bologna, l’incontro internazionale Il Mediterraneo del Terzo Millennio. Radici culturali comuni, prospettive di dialogo, nuova evangelizzazione. Una sfida per i Centri Culturali Cattolici, organizzato in collaborazione col Centro "San Domenico" di Bologna. Il Colloquio ha riunito, sotto la presidenza del Card. Poupard, 28 Rappresentanti di Centri Culturali Cattolici provenienti da 12 Paesi del Mediterraneo, dal Marocco alla Siria, dalla Libia alla Slovenia, nonché Delegati delle Conferenze Episcopali di Francia, Italia, Libano e Spagna.

6. Organizzato in collaborazione con il Centro Marulianum di Spalato (Croazia) e il Pontificio Collegio Croato di Roma, si è tenuto alla Pontificia Università Gregoriana, dal 26 al 29 novembre 1998, il convegno internazionale Marco Marulić, poeta croato e umanista cattolico. Una proposta per l’Europa del Terzo Millennio, che ha messo in rilievo l’importanza e l’attualità di Marulić.

7. A pochi mesi dalla II Assemblea Speciale del Sinodo dei Vescovi per l’Europa, il Pontificio Consiglio della Cultura ha riunito, dall’11 al 14 gennaio 1999, nell’Aula del Sinodo, sotto la presidenza del Cardinale Poupard, quarantacinque uomini e donne di cultura provenienti da trentacinque Paesi europei, cattolici ma anche ortodossi e riformati, per un Simposio Presinodale Europeo sul tema Cristo, fonte di una nuova cultura per l’Europa, alle soglie del III Millennio.

8. Dal 4 al 14 ottobre 1999 sono stati organizzati, in collaborazione con le università sedi di ogni convegno e la sezione culturale del Governo colombiano, tre Congressi internazionali dal titolo: Una cultura rinnovata, speranza per il terzo Millennio. Tre le località: Medellín, 4-6 ottobre 1999, su: Una cultura rinnovata, speranza del III Millennio, Bogotá, 7-9 ottobre 1999, su Diversità di culture, un Vangelo, e Cali, 11-14 ottobre 1999, su: Il credente di fronte alla scienza.

d. Collaborazione interdicasteriale

1. Il Pontificio Consiglio della Cultura sviluppa vari tipi di collaborazione interdicasteriale, a cominciare dalla riunione annuale di informazione e di riflessione cui ho fatto riferimento sopra, e alla quale tutti i Dicasteri della Curia Romana sono invitati a mandare un rappresentante.

Questo Dicastero lavora con la Congregazione per l’Educazione Cattolica e, particolarmente in questo periodo, in vista del Giubileo dei Docenti Universitari, anche con la collaborazione del Vicariato di Roma. Il Rev.do Don Pasquale Iacobone rappresenta il Consiglio in questa sede.

Nel contesto della preparazione del Grande Giubileo dell’Anno 2000, il Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura collabora con la Pontificia Commissione per i Beni Culturali della Chiesa, nell’ambito della Commissione Artistico-Culturale del Grande Giubileo.

Ormai da molti anni, questo Consiglio collabora con il Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso che riunisce regolarmente i Prelati Superiori di vari Dicasteri. Inoltre, è stato formato un gruppo di lavoro interdicasteriale sulle sette, in cui il Rev.do Don Peter Fleetwood rappresenta il nostro Consiglio.

2. Promossi insieme col Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali e in collaborazione con l’Ente dello Spettacolo, hanno avuto luogo due Convegni Internazionali sul Cinema: Il cinema, veicolo di spiritualità e di cultura. Riflessioni e sfide nell’attuale contesto culturale e produttivo, dal 1° al 3 dicembre 1997, e Arte, vita e rappresentazione cinematografica. Senso estetico, esigenze spirituali e istanze culturali, dal 17 al 19 novembre 1998, ambedue a Roma, presso la sede dell’Agis.

3. Dal 30 aprile al 1º maggio 1998, presso l’Università "La Sapienza" di Roma, si è tenuto il primo Congresso Europeo dei Cappellani delle Università, organizzato dalla Congregazione per l’Educazione Cattolica, dal Pontificio Consiglio per i Laici e da questo Dicastero, su La pastorale universitaria, via di nuova evangelizzazione: il ruolo delle Cappellanie Universitarie.

4. Dal 15 al 18 febbraio 1999, si è tenuto a Salamanca (Spagna), il III Congreso Internacional sobre Cultura y Medios de Comunicación Social, organizzato dai Pontifici Consigli della Cultura e delle Comunicazioni Sociali, assieme alla Facoltà delle Scienze dell’Informazione della Pontificia Università di Salamanca, con l’obiettivo principale di analizzare i rapporti della cultura, nel suo significato sia attuale sia classico, con i mezzi di comunicazione sociale, allo scopo di identificare e analizzare le trasformazioni e gli ostacoli che tali mezzi hanno prodotto in questo nostro tempo.

5. Il Convegno Internazionale su Un nuovo umanesimo per il III millennio. Contributo delle Organizzazioni Internazionali Cattoliche, organizzato insieme con il Centro Cattolico Internazionale per l’UNESCO, si è tenuto presso la Sede dell’Organizzazione a Parigi, nei giorni 3 e 4 maggio 1999, e ha preso in considerazione due assi principali, educazione-formazione e vita sociale.

6. La Giornata di studio dedicata al musicista Luca Marenzio nel quarto centenario della morte, organizzata in collaborazione con l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia e il Pontificio Istituto di Musica Sacra, ha avuto luogo il 29 maggio 1999. Si è tenuto un concerto, nella Perinsigne Basilica di San Lorenzo in Lucina di Roma, luogo ove riposano le spoglie mortali del musicista. Il Cardinale Poupard ha scoperto una lapide donata dall’Accademia a ricordo del concerto, cui hanno partecipato oltre settecento persone.

7. Un’altra Giornata di studio fu dedicata, il 7 ottobre 1999, a Maria Santissima, fonte perenne di ispirazione per la musica, in collaborazione con il Pontificio Istituto di Musica Sacra, la Pontificia Accademia Mariana Internazionale e l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Si è tenuto un concerto mariano nella Basilica di Santa Maria Maggiore, ripreso dalla televisione e dalla radio italiane, offerto dai complessi giovanili dell’Accademia di Santa Cecilia, per festeggiare il compimento dei lavori di restauro dei mosaici e degli affreschi interni.


V - Accademie Pontificie

a. Le Sedute Pubbliche e il Premio delle Pontificie Accademie

Il 3 novembre 1997, nell’Aula del Sinodo in Vaticano, si è tenuta la Seconda Seduta Pubblica delle Accademie Pontificie alla presenza del Santo Padre. La novità è consistita nella consegna, da parte di Giovanni Paolo II, del primo premio delle Pontificie Accademie, assegnato al Pontificio Istituto "Regina Mundi" per la sua attività universitaria volta alla formazione filosofica, teologica, spirituale e pastorale delle religiose di ogni parte del mondo.

Il 7 novembre 1998, nell’Aula Nuova del Sinodo dei Vescovi, in Vaticano, si è tenuta la Terza Seduta Pubblica delle Accademie Pontificie alla presenza del Santo Padre, sul tema Maria, l’icona più perfetta della libertà e della liberazione dell’umanità. Giovanni Paolo II ha assegnato il Premio delle Pontificie Accademie alla Dott.ssa Deyanira Flórez González (Costarica) per il suo lavoro in Mariologia, presentato dalla Pontificia Facoltà Teologica "Marianum". Sono stati, inoltre, premiati: il Dott. P. Johannes Schneider, O.F.M. (Austria), per la sua tesi di argomento francescano, presentata presso il Pontificio Ateneo "Antonianum", e la Dott.ssa Marielle Lamy (Francia), per la sua tesi sul culto mariano, presentata presso l’Università "Paris X Nanterre".

Il 3 novembre 1999, nell’Aula Nuova del Sinodo si è tenuta la Quarta Seduta Pubblica, su Il Martire identificato a Cristo, protomartire fedele. Una figura dell’umanesimo cristiano. Ha presieduto la Seduta il Cardinale Segretario di Stato, Angelo Sodano, il quale ha assegnato, a nome di Giovanni Paolo II, il Premio delle Pontificie Accademie alla Dott.ssa Lucrezia Spera, della Diocesi di Potenza - Muro Lucano - Marsico Nuovo, per il suo studio Ad limina Apostolorum: santuari e pellegrini a Roma tra la Tarda Antichità e l’Alto Medioevo.

b. La Riforma delle Pontificie Accademie di S. Tommaso e di Teologia

Il 28 gennaio 1999, nella memoria di San Tommaso d’Aquino, il Santo Padre ha dato un nuovo slancio alle due Pontificie Accademie che operano nel campo della teologia e della filosofia, con la Lettera Apostolica Inter Munera Academiarum, pubblicata in forma di motu proprio il 25 marzo 1999. Il Papa precisa l’impostazione e la missione della Pontificia Accademia di San Tommaso d’Aquino e della Pontificia Accademia di Teologia e approva i nuovi Statuti dei due Organismi accademici. Tale avvenimento rappresenta uno dei primi frutti dell’Enciclica Fides et Ratio, pubblicata giusto sei mesi prima.

c. Le altre Pontificie Accademie

Numerose sono le occasioni per collaborare con le Pontificie Accademie, soprattutto con la Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon, che il Santo Padre ha direttamente collegato al Pontificio Consiglio della Cultura. Questo Dicastero è intervenuto regolarmente sia per aiutare l’Accademia a ripristinare l’antica tradizione delle mostre artistiche, sia per trovare i necessari sponsor, sia per promuovere la creazione artistica. Ad esempio, questa Pontifica Accademia Artistica fornirà un suo contributo a nome della Santa Sede, a favore dell’erigendo Museo di Arte Contemporanea di Sarajevo in Bosnia Erzegovina, carico di tanto significato per l’Europa nel corso di questo XX secolo. Sono membri di questa Accademia Artistica l’Autore dell’Inno ufficiale del Grande Giubileo, Fr. Jean-Paul Lécot, Organista dei Santuari di Lourdes, e Mario Luzi incaricato dal Santo Padre di proporre le meditazioni per la Via Crucis al Colosseo, il Venerdì Santo del 1999.

Non mancano le occasioni per lavorare con la Pontificia Accademia Mariana Internazionale, che ha collaborato in varie occasioni con questo Dicastero e con le altre Pontificie Accademie.

Nella preparazione della celebrazione del Giubileo degli Scienziati, affidata a questo Pontificio Consiglio, e specialmente nella fase iniziale dell’organizzazione, sono state di grande aiuto i rispettivi responsabili della Pontificia Accademia delle Scienze, dell’Accademia delle Scienze Sociali e dell’Accademia per la Vita.


VI - Rapporti con le Conferenze Episcopali e con le Rappresentanze pontificie

a. Le Visite ad Limina

Dal mese di marzo 1997, 18 gruppi di Vescovi hanno visitato il Consiglio. Questi incontri interessanti hanno messo in risalto un processo graduale, ma intenso, di presa di coscienza dell’importanza della cultura nella pastorale.

Si devono anche segnalare varie visite di piccoli gruppi o visite individuali di Vescovi appartenenti ai territori sotto la giurisdizione della Congregazione per l’Evangelizzazione dei Popoli, convenuti a Roma per la Visita ad Limina. Queste visite dall’Africa, dall’America Latina o dall’Asia, sono state sempre utili, perché spesso i Vescovi chiedono suggerimenti per creare o perfezionare una Commissione Episcopale della Cultura, o anche per creare dei Centri Culturali Cattolici.

Da due anni e dopo una visita al Dicastero, questo Pontificio Consiglio è pure in contatto con la Conferenza Episcopale dell’Oceano Indiano.

b. Prima Riunione europea dei Presidenti delle Commissioni Episcopali della Cultura

Alla vigilia della II Assemblea Speciale per l’Europa del Sinodo dei Vescovi, il Pontificio Consiglio della Cultura ha invitato i Vescovi dell’Europa incaricati della Pastorale della Cultura dalle loro rispettive Conferenze Episcopali, a partecipare ad un primo Colloquio che si è svolto dal 9 al 12 settembre 1999, presso il Castello di Klingenthal, nella diocesi di Strasburgo.

c. L’Anno della Cultura Cristiana in Slovacchia

L’11 novembre 1999, il Cardinale Presidente, invitato dalla Conferenza Episcopale Slovacca, è intervenuto presso la Galleria Nazionale di Bratislava con una conferenza su Cristianesimo e Cultura, in occasione dell’Anno della Cultura Cristiana in Slovacchia, indetto dalla Conferenza Episcopale Slovacca, in collaborazione con il Consiglio Ecumenico delle Chiese del Paese.

d. I rapporti con i Rappresentanti Pontifici

La maggior parte delle iniziative intraprese da questo Pontificio Consiglio sono andate in porto grazie alla collaborazione dei Nunzi Apostolici e del personale delle Nunziature. Da quest’anno, le Istruzioni ai Nunzi inviate da questo Consiglio ai Rappresentanti Pontifici di recente nomina, comportano un esplicito invito a visitare il Dicastero in occasione dei loro soggiorni nell’Urbe. Da 1997 sono state inviate 51 Istruzioni a Nunzi di 83 Paesi.

I rapporti con l’Osservatore permanente della Santa Sede presso le Nazioni Unite sono essenzialmente informativi. Il Nunzio invia regolarmente un’ampia documentazione sugli argomenti che possono interessare questo Dicastero. Con la recente creazione della Nunziatura presso le Comunità Europee, si è iniziata una valida collaborazione sia a livello informativo, sia a livello di rapporti personali.


VII - Rapporti con gli organismi governativi e non governativi nazionali o internazionali

a. Interventi del Presidente

Dal mese di marzo 1997, il Cardinale Presidente ha ricevuto 42 visite di Ambasciatori presso la Santa Sede.

Il 29 maggio 1997, presso la sede dell’Unesco a Parigi, intervento alla seduta ufficiale per celebrare il cinquantenario del Centro Cattolico Internazionale per l’Unesco.

L’8 luglio 1997, a Roma, all’incontro degli Ambasciatori dei Paesi della Comunità Europea presso la Santa Sede, intervento su Fede e culture nei mutamenti contemporanei.

Il 26 febbraio 1998, nel corso dell’incontro con gli Ecc. Sigg. Ambasciatori dei Paesi dell’America Latina, di Spagna, Portogallo e Filippine presso la Santa Sede, ha tenuto il discorso La evangelización de las culturas y la inculturación de la fe, tarea del Consejo Pontificio de la Cultura, per illustrare la struttura e i compiti del Pontificio Consiglio della Cultura.

Dal 1° al 4 dicembre 1998, il Cardinale è stato invitato dal Ministro della Cultura della Repubblica Ellenica, il Prof. Evangelos Venizelos. In questa occasione ha avuto contatti con la direzione della cultura contemporanea e la direzione dei rapporti internazionali.

Il 5 marzo 1999, in collaborazione con il Centro Culturale dell’Ambasciata di Francia presso la Santa Sede, il Pontificio Consiglio della Cultura ha organizzato una giornata di studio su L’Europa e le sue sfide all’alba del nuovo millennio. Il Presidente ha aperto la giornata con una sua conferenza.

Dall’11 al 14 marzo 1999, il Cardinale ha partecipato a Québec ad un Simposio organizzato in collaborazione con il Governo del Canada, con l’Assemblea dei Vescovi del Québec, la Facoltà di Teologia e di Scienze Religiose de l’Université Laval e l’Institut Québécois des Hautes Études Internationales, sul tema Mutamenti culturali e trascendenza all’alba del secolo XXI.

Dal 10 al 14 giugno 1999, il Cardinale, invitato in Romania per ricevere un dottorato honoris causa dell’Università di Bucarest, ha incontrato, oltre alle autorità religiose ortodosse ed universitarie, il Presidente della Repubblica, il Ministro della Cultura e il Ministro degli Esteri del Governo Romeno.

Dal 3 al 5 settembre 1999, il Cardinale si è recato a Venezia in occasione della Mostra Internazionale del Cinema, organizzata dalla Biennale di Venezia, organismo statale italiano, e nel corso di questa visita, ha presieduto una conferenza stampa di presentazione della III edizione del Festival del Cinema Spirituale Tertio Millennio, e della pubblicazione degli Atti del Convegno Arte, Vita e Rappresentazione cinematografica, svoltosi nel novembre 1998.

Il 9 novembre 1999, il Cardinale, accompagnato da Don Peter Fleetwood, ha ricevuto il Ministro della Cultura e della Guida Islamica della Repubblica islamica dell’Iran, Ata’ollah Mohajerani. Si sono delineati alcuni settori di possibile collaborazione culturale con la Santa Sede.

b. Interventi del Segretario

Dal 21 al 23 gennaio 1997 ha partecipato, a Strasburgo, alla Riunione del Comitato Direttivo della Cooperazione Culturale (CDCC) del Consiglio d’Europa.

Dal 12 al 13 febbraio ha partecipato, a Strasburgo, alla Riunione del Consiglio di Orientamento degli Itinerari Culturali del Consiglio d’Europa.

Dal 15 al 17 aprile, a Strasburgo, come Delegato alla XIV Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa, ha tenuto una relazione sul programma degli Itinerari Culturali.

Il 28 aprile, a Parigi, ha partecipato ad una Riunione speciale del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa, in preparazione al II Vertice dei Capi di Stato e di Governo del Consiglio d’Europa.

Dal 26 al 27 giugno, a Strasburgo, ha partecipato alla Riunione del Consiglio di Orientamento degli Itinerari Culturali del Consiglio d’Europa.

Dal 20 settembre al 2 ottobre, a Strasburgo, è Delegato alla XV Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

Dal 5 al 7 dicembre, a Dubrovnik (Croazia), ha partecipato al Convegno Internazionale di Studi: The Mediterranean: Cultural Identity and Prospects for Intercultural Dialogue, con la conferenza: L’identité culturelle au défi du dialogue interculturel.

Dal 21 al 23 gennaio 1998, in qualità di Delegato della Santa Sede, ha partecipato, a Strasburgo, alla 66ma Riunione del Consiglio della Cooperazione Culturale del Consiglio d’Europa.

Dal 7 al 9 aprile, come Delegato della Santa Sede, ha preso parte alla XVI Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

Dal 20 al 21 aprile, ha partecipato, a Parigi, alla Prima Riunione del Gruppo di Mediazione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa sulle nuove tecnologie.

Il 2 giugno, ha partecipato, a Parigi, alla II Riunione del Gruppo di Mediazione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa sulle nuove tecnologie.

Il 22 giugno, ha preso parte, a Bologna, alla Riunione del Gruppo di lavoro dell’Itinerario Culturale del Libro, del Consiglio d’Europa.

Dal 14 al 16 ottobre, Delegato della Santa Sede a Strasburgo alla 17ma Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

Dal 4 al 5 dicembre, ha partecipato, a Lussemburgo, alla Riunione del Consiglio di Orientamento degli Itinerari Culturali del Consiglio d’Europa.

19-21 gennaio 1999: Strasburgo, Delegato della Santa Sede alla 67a Sessione del Comitato Direttivo della Cooperazione Culturale del Consiglio d’Europa.

8-10 marzo 1999: Zagabria (Croazia), partecipa a un Convegno Internazionale sull’Europa nella sua dimensione culturale e tiene una relazione sul tema The Challenge of Education for Multiculturality in Europe.

20-21 marzo 1999: partecipa a Lourdes al Congresso della Fédération des Associations Familiales Catholiques e tiene la prolusione sul tema Pour un humanisme chrétien, à l’aube du nouveau Millénaire. Défis et mission des familles dans la culture contemporaine.

21-23 aprile 1999: Strasburgo, Delegato della Santa Sede alla XVIII Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

24-26 luglio 1999: Monastero di Durău (Romania), alla sessione conclusiva del Premier Collège de la Citoyenneté Européenne del Consiglio d’Europa tiene una relazione sul programma degli Itinerari Culturali del Consiglio d’Europa, alla presenza del Ministro Romeno della Cultura, Ion Caramitru, e del Metropolita Daniel di Moldavia.

12-14 ottobre 1999: Strasburgo, Delegato della Santa Sede alla XIX Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

22 ottobre 1999: Roma, partecipa alla Conferenza organizzata dal Consiglio d’Europa e dal Comune di Roma sul tema: Il lavoro culturale nella società dell’informazione.

c. Interventi del Sotto-Segretario

Dal 12 al 15 ottobre 1997, ha partecipato, in Germania, ad una serie di incontri, organizzati dalla Fondazione "Konrad Adenauer", con membri del governo tedesco, con Vescovi e rappresentanti di diverse religioni e dei mass media.

Dal 9 al 13 giugno 1998, ha partecipato, a Puebla de Los Angeles (Messico), al Primo Foro dei Rettori delle Università Cattoliche d’America e al Secondo Incontro Internazionale su Cultura ed evangelizzazione.

Dall’8 all’11 novembre 1999, ha fatto parte della Delegazione della Santa Sede alla XXX Sessione della Conferenza Generale dell’Unesco e ha partecipato ai lavori della Commissione IV che ha messo in risalto le difficoltà a far entrare il tema della religione nei programmi culturali dell’Organizzazione.

d. Interventi degli Officiali

Don Luca Pellegrini ha partecipato, nel 1998 e nel 1999, alla Mostra del Cinema organizzata dalla Biennale del Cinema a Venezia, facendo parte della Delegazione della Santa Sede a detta manifestazione.

Mons. Alex Rebello, con un messaggio del Cardinale Poupard, ha rappresentato questo Dicastero al Convegno World Religions for Peace and Justice, tenutosi a New Delhi (India) dal 24 al 28 febbraio 1997.

Don Peter Fleetwood ha rappresentato la Santa Sede a Parigi, dal 3 all’8 novembre 1997, alla XXIX Conferenza Generale dell’UNESCO, con un intervento nella discussione su comunicazione e informatica.

Dal 4 all’8 marzo 1998, ha partecipato al seminario tenutosi a Vienna, organizzato dal Consiglio delle Conferenze Episcopali d’Europa, sulle sette e sui nuovi movimenti religiosi.

Dal 30 marzo al 2 aprile 1998, ha guidato la Delegazione della Santa Sede alla Conferenza Intergovernativa sulle politiche culturali per lo sviluppo: Le pouvoir de la culture / The power of culture, organizzata dall’UNESCO e tenutasi a Stoccolma.

Dal 7 al 10 maggio 1999, ha partecipato ad un seminario organizzato dalla Fondazione Hawthornden su Religione e Cultura Contemporanea, che ha avuto luogo nella Casa Ecco a Cadenabbia sul Lago di Como, una discussione interreligiosa, con la presenza di cattolici, anglicani, battisti, ebrei e musulmani.

Dal 2 al 4 ottobre 1999, ha partecipato alla IV Riunione del Comitato permanente del Trialogo delle Culture (Giudaismo-Cristianesimo-Islam), un’iniziativa della Fondazione Herbert Quandt, nel Castello di Bad Homburg, in Germania.

Nel 1998, Don Pasquale Iacobone è entrato a far parte del "Comitato ad hoc" della Santa Sede per la realizzazione della campagna del Consiglio d’Europa Europa, un patrimonio comune, partecipando alle diverse riunioni dello stesso Comitato.

Nel 1999, quale delegato del Cardinale Presidente, ha partecipato ai numerosi incontri del Comitato Nazionale Italiano: Patrimonio e Memoria del Mediterraneo.

Don Gergely Kovács ha rappresentato e letto un messaggio del Cardinale Presidente al congresso Coscienza nuova in Romania: Rapporti Chiesa democrazia educazione, organizzato dai Centri Culturali Cattolici dell’Arcidiocesi romano cattolica di Alba Iulia (Romania), nei giorni 6-7 marzo 1998, presso il Centro di Studi Jakab Antal di Şumuleu-Ciuc.

Ha rappresentato il Cardinale Poupard, leggendo un suo messaggio, al Convegno tenutosi a Budapest, nei giorni 16-18 aprile 1999, su iniziativa di un gruppo di Organizzazioni Internazionali Cattoliche accreditate presso l’Unesco, sul tema: Quel travail pour quel homme au XXIe siècle ? Défis éthiques et apport des associations.

Il 24 maggio 1999, con una relazione sul Rapporto tra lo Stato e Chiesa in Italia, ha partecipato ad un colloquio organizzato dalla Fondazione "Konrad Adenauer", tenutosi nella Villa La Collina a Cadenabbia sul Lago di Como.

Don Melchor Sánchez de Toca y Alameda, dal 26 al 29 ottobre 1998, ha partecipato in Vaticano alla Sessione Plenaria della Pontificia Accademia delle Scienze, sul tema Changing Concepts of Nature at the Turn of the Millennium.

Nei giorni 22-23 ottobre 1999 ha partecipato, a Roma, alla Conferenza Internazionale organizzata dal Consiglio d’Europa e dal Comune di Roma: Nuove tecnologie dell’informazione: formazione professionale, qualificazioni e profili professionali, sul lavoro culturale nella società dell’informazione.


VIII - Biblioteca

Durante il 1997 sono stati schedati circa 300 volumi; nel 1998, 422. Nel 1999 sono stati schedati più di 100 volumi; i libri acquistati o ricevuti in omaggio oltre 250. I volumi ricevuti vengono regolarmente segnalati sulla rivista Cultures et Foi. In biblioteca hanno fatto ricerche numerosi studenti e studiosi.


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RESPONSES TO THE 1997 QUESTIONNAIRE

Peter FLEETWOOD
Pontifical Council of Culture

My purpose is to explain what happened to the more than 200 replies to the October 1997 questionnaire which was designed to help the Dicastery prepare for this Plenary Assembly, and to offer an initial evaluation of all that has been read and studied over these two years.

First of all, I should point out that the present address is the first part of the document on the responses to the questionnaire which has been prepared for you. Without this, the second section, which summarises the content of the responses, could appear very strange. The third section is simply a list of all the responses we received. That section ought to be self-explanatory. The final section is simply a chart analysing the response from the various continents.

The first thing to mention is the style of the responses. This is because approaches varied widely. The majority of respondents followed the pattern of the three questions or fields into which the questionnaire was divided. At the other end of the scale, some institutions simply explained how they function, with no clear relation to the questionnaire, and there were all sorts of documents in between. Some responses were very substantial, more like books than replies to questionnaires, but mercifully they were few in number. Most were about three or four pages long, and a few were less than a page in length. Some were disappointingly uninformative, some said things which one would regard as common knowledge, and a few were brilliant, both in analysis of the current situation and in offering new ways forward. I think it ought to be stressed that most respondents were in some sense specialists, very often highly qualified intellectuals, so they are not exactly representative of the majority of people where they live and work. However, this in no way puts into question the quality of what they wrote; it simply colours the way they view things.

A psychologist once told me that he never tells his patients all the negative elements in his assessment of them, because they remember the negative things more easily than the positive ones, and work themselves into a terrible state. I mention that because some of the responses we have received and read are starkly honest about situations judged to be very difficult. This can be taken many ways. I am convinced that what they say should be taken as a challenge to responding boldly – boldness is, in fact, a concept which surfaced very often in the material I read. There is just no point in pretending that everything in the garden is rosy, or in being frozen into inactivity by things which are problematic, and presented as such. For example, a sister involved with lay people in the United States spoke of a certain frustration with the language of Church documents. She made it very clear that the group who expressed frustration want to evangelise their culture, but find it hard to understand the way these documents are written. In such cases, I am always reminded of the scholastic maxim quidquid recipitur ad modum recipientis recipitur. In other words, what I get out of listening to Sister’s reflection is a challenge to the whole Church to communicate more effectively, not a rejection of what the documents are trying to say. It is interesting that the same point was made many times.

There are some healthy warnings in some responses. I shall mention just two. The first is about the distinction between institutionalised religion and spirituality; this is something very common in western societies, and it is pushed by the ideologues of New Age thought. The Bishops’ Conference in my own country had a whole study week on this distinction, led by a professor of education who teaches religion teachers, but is highly respected in New Age circles. The man in question is often consulted by the bishops, precisely because he is an expert in culture, but I wonder why he is trusted so much. The second warning came from Father Cottier, and concerns ecology. Issues concerning the future of creation and the correct relationship with the environment surely merit the attention of theologians, and they obviously strike a chord with many Christians, particularly young people. But it is quite correctly pointed out here that ecological consciousness does not come unaccompanied. One strange twist is the spread of what Father Cottier calls a kind of "vitalism", which honours life as such, while refusing to recognise the special place of man in creation; on a banal level, it means that animals have more rights than people in some cases, and one response even pointed out that it is safer in some countries to be a fox than a foetus these days. There are several other very subtle warnings scattered throughout the responses, and I think they are very valuable.

An idea which may cause Bishops’ Conferences to groan because of their economic circumstances is that of patronage of the arts. Many respondents stressed the enormous value of patronage, which ought to be viewed as an investment for the future of the Church. There was some sound advice in a few responses, particularly the idea that it is useful to develop good relationships with industrial and charitable foundations, as well as the relevant offices in UNESCO and other organisations. These are all more than willing to fund or support projects, but are often in need of guidance. One of several original ideas was that of encouraging or sponsoring something which would raise awareness of the saints just as epic poetry made the heroes of old famous and remembered. An idea like this could be put into practice at all levels, from schools and parishes to university literature faculties and Catholic cultural centres. The idea of music, painting and literature competitions was something mentioned in several responses, many of which gave examples of local ones.

Much was said in the responses about the style with which the Church can best approach her task. The word "dialogue" is applied an amazing number of times to relationships within the Church, but the most eloquent one is from a priest working in a Muslim country, in a cultural centre which is visited almost exclusively by Muslims. For him everything depends on God’s covenant relationship with humanity, and the relations within the Trinity. This means to him that dialogue is fundamental to divinity, and God’s absoluteness, offered to us as a model, is never exclusive or competitive, but always inclusive and creative. He sees this as a model for relationships between communities and within communities, but I think it probably gives a good theological basis for evaluating what many responses said about the role of women in the Church, even if some see that as a predominantly western issue. Many of the things put forward as good approaches for the Church to use are the fruit of reflection on what is already happening. There is great praise for Catholic educational institutions and parishes, as well as those movements which successfully draw young people closer to Christ and bring many older people back to a Church they now experience as more hospitable and welcoming. It is worth noting that the Church needs to "cultivate", not to invent, a credible style of life. It would be churlish not to recognise that many responses acknowledge that many people are doing great things in the name of the Lord Jesus Christ.

A striking thing was how many of the responses to the 1997 questionnaire spoke of the Church’s relationship to the poor. This may well be an example of something which is already being addressed adequately in some parts of the world more than in others. It is certainly a feature of many surveys in northern Europe that the group which is least touched by the Catholic Church these days is the one referred to as "the urban poor", so mention of the poor as a high priority reflects a very strong concern that the same care for them be exercised everywhere, and it surely must not be taken to imply that the situation is uniform throughout the world. It probably also highlights an awareness of questions relating to international methods of tackling poverty, which are very much in the spotlight as the Jubilee year approaches.

A great deal was also said on dialogue with non-believers. The most frequently made point was the idea that it is essential to begin from commonly held values. It is clear from contributions from various parts of the world that many political and civic institutions really do appreciate it when the Church takes an active part in debate and in deciding public policy. Here again, it was stressed that the Church demonstrates great self-confidence and responsibility by being involved in issues which really exercise people. Many of the values which are prominent in contemporary culture coincide with Christian concerns, like solidarity, working for the common good and issues concerning human rights. Many of the people who could be referred to as non-believers today have never really heard the Word of God, so, as several responses suggested, there are often no longer any controversial questions. These people are not against Christ or his Church, but simply do not know them. So the power of witness is something which was emphasised in many responses. There is an openness to being convinced, and in the Jubilee celebration of the Incarnation there is a renewed invitation for the Church to show in all sorts of ways how much she shares the gaudium et spes, luctus et angor of every man and woman. Several responses pointed to the clear need for sanctity at every level of the Church.

One difficult but fascinating area is that of understanding culture itself. Some of the responses expressed gratitude and admiration for Pope John Paul II’s inspiration in constantly urging Christians to conduct a lively dialogue with culture, his insistence that this is especially fertile ground for pastoral initiatives and for dialogue with those who do not believe in Christ. However, many responses recognise different sorts of difficulties, sometimes with quite creative responses. One acute analysis suggests that one culture may contain many universes, and this would demand a differentiated approach for a genuine evangelisation of culture or for an effective inculturation of the Gospel. The Church may need to expand the already rich variety of ways in which she is present in the world, to reflect the fact that every culture is complex, and closeness to the people will require recognition and then penetration of its various subcultures. Not only that, but with the speed and complexity of cultural change, effective evangelisers have to update their cultural map quite frequently. This is particularly important because of the false image people are often given of religion in general and of the Catholic Church in particular. A few responses appealed for sensitivity to cultural variations within a region. For example, the Conference of Major Religious Superiors in Aotearoa New Zealand sent three replies, precisely because the three major cultural groups (Pakeha or white Europeans, Maori and Pacific Islanders) wanted their voices to be heard separately.

As one would expect, much was said in different responses about young people. So many responses put so much faith – or really hope – in the generations to whom the future belongs, with some very helpful and sensitive suggestions about approaching their cultural zone. Even if a critical distance between some young people and the institutional Church can be noted in the summary of the responses, a great deal is unsaid, both there and in the responses themselves, about very large numbers of young people trying their best to live the Gospel, and expressing very high hopes in their Church. Perhaps one of the most important of all the remarks made in all the responses is Archbishop Doré’s call to take note of what he calls "the genius of children", whose keen awareness of the hollowness of materialism can call people to a deeper quality of life.

This questionnaire has produced a rich vein of information, which gives a hopeful picture of the future of the Church. If it reflects the real life of Catholics around the world, an amazing amount of energy and thought and prayer is going into living the Christian life. One of the positive elements is the realism of many who responded and their refusal to hide from difficulties; there are many examples of individuals and organisations within the Church who are not afraid of the hindrances that sometimes come their way, but carry on courageously and often quietly. One of them advised against being satisfied with a negative analysis of the world, because the truth beyond is much more hopeful. My last duty is to thank those who responded, some of whom have not yet had an official reply to their efforts, and to say a special word of thanks to those of my colleagues here who have helped me cope with a mountain of paper, especially as we had four months less than we had hoped to work on it.

A breakdown of responses by region of origin

 

Africa

America

Asia

Europe

Oceania

Rome

Vatican

International

members

1

1

1

3

   

2

 

consultors

 

2

2

5

 

1

2

1

nuncios

     

4

1

   

1

bishops & conferences

3

4

4

7

1

     

religious

5

10

2

10

3

15

   

secular institutes

1

9

2

17

     

4

universities

 

10

2

18

 

6

   

seminaries

2

   

1

       

others

4

13

2

14

     

8

totals

16

49

15

79

5

22

4

14

Total: 204

 

A breakdown of responses by original language

English

50

French

45

Spanish

42

Italian

29

German

16

Portuguese

16

Polish

4

Croatian

1

Slovak

1

Total: 204


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IL DIALOGO CON I NON CREDENTI.
FONDAMENTI TEOLOGICO-PASTORALI

Carlo Maria Cardinal MARTINI
Arcivescovo di Milano, Italia

Mi limiterò ad alcuni cenni sul contesto in cui si pone l’odierno dialogo e su alcune piste di possibile confronto.

1. Il contesto epocale. Al di là delle interpretazioni possibili della crisi delle ideologie, della fine della modernità e del profilarsi del tempo postmoderno, ciò che oggi in Occidente rende culturalmente più poveri è la mancanza di un orizzonte comune rispetto a cui porre l’ethos, non soltanto come prassi e costume, ma anche come radicamento e dimora, come ultimo fondamento del vivere, dell’agire e del morire umani. Questo senso di abbandono e di addio, questa fragilità e debolezza è terreno di cultura per ogni scetticismo o relativismo, ma può anche essere un luogo in cui credenti e non credenti si confrontano. Non però combattendosi muovendo da facili certezze o impugnando la clava della verità, con cui punire o giudicare l’altro, ma cercando di comprendere e interpretare questo spaesamento. Infatti un po’ tutti, sia gli orfani dell’ideologia come i credenti pensosi sul comune destino, si trovano, anche se per motivi diversi, interpellati e in parte spiazzati da quanto in questa crisi epocale andiamo vivendo. In questo senso, il "pensiero debole" o le varie forme di nichilismo – prima che atteggiamenti mentali – riflettono condizioni esistenziali di smarrimento, naufragio e caduta, in cui credenti e non credenti si trovano accomunati nello sforzo di interpretare il proprio tempo.

2. La riscoperta dell’Altro. Questo senso di smarrimento, di disagio, di bisogno di patria, questo dolore dell’abbandono, può essere evaso, nascosto, fuggito: si può tentare di essere non pensanti, e dunque negligenti di fronte alla condizione del naufragio. Ma nel momento in cui si pensa e si è coscienti, la lama di questo dolore non può non interrogarci tutti, oggi, a proposito delle diverse manifestazioni di questa inquietudine. Fede e ragione più consce delle proprie tentazioni epocali. Meno ideologiche, non più rigidamente chiuse in se stesse, sono proprio per questo più aperte alla ricerca, e perciò accomunate nell’esperienza del pensiero dell’Altro. La categoria che tutti ci provoca non è l’identità, ma l’alterità, in quanto essa ci raggiunge nel bisogno d’altri, nell’urgenza della com-passione e nell’inquietante oscurità dell’ultimo orizzonte verso cui muovere il cammino.

E’ forse per questo che il Dio crocefisso appare a molti dei nostri contemporanei più eloquente che l’Altissimo onnipotente, che sembra loro lontano dal dolore umano. Nell’Abbandonato della Croce si lascia riconoscere il volto dei tanti "abbandonati" della storia di questo Novecento, dalle vittime delle guerre mondiali e dell’Olocausto, a quelle della miseria e dei genocidi che continuano a perpetrarsi fino ai nostri giorni. E il grido di questo abbandono provoca un bisogno di trascendenza, di uscita da sé verso l’Altro, verso gli altri.

3. La sfida dell’etica. È qui che si presenta con nuova rilevanza, come termine di comune interrogazione per tutti, la sfida dell’etica. Non si tratta infatti solo di un esistere davanti all’Altro e con l’Altro, ma anche di un esistere per gli altri: che non possono essere colti soltanto come produzione del nostro pensiero, o condizione del nostro operare, o limite o sfida della nostra libertà e delle nostre scelte, ma si offrono anche e soprattutto come esigitività radicale, come fondamento dell’esistere responsabile. E l’altro invocato da E. Lévinas come crisi della metafisica a favore di un suo superamento nell’etica. E ancora più radicalmente l’altro della caritas evangelica, del comandamento "simile" al primo, partecipativo e realizzativo di esso, che è il comandamento dell’amore. Gli altri sfidano fede e ragione a superare la falsa separatezza di teoria e prassi. La dimensione morale investe oggi la riflessione in maniera forte, come domanda di esistere e di pensare l’esistere non solo in sé, ma per gli altri. Se è molto difficile immaginare un’etica senza l’Altro ultimo e sovrano (la cosiddetta "etica di chi non crede"), non può esistere un’etica senza gli altri senza l’altro penultimo verso cui muovere nell’esodo da sé al di là del proprio tornaconto.

Ed è proprio nel volto di questo altro prossimo e concreto che può affacciarsi la traccia dell’Altro misterioso e sovrano.

4. Due lotte, due fedi. Nel raccogliere la sfida dell’alterità, credenti e non credenti si scoprono più vicini di quanto si potrebbe supporre: il credente, nella sua lotta interiore per aprirsi al Dio dell’avvento, si riconosce in certo modo come un ateo che ogni giorno si sforza di cominciare a credere, e il non credente pensante si riconosce come il credente che ogni giorno vive la lotta di cominciare a non credere. Non si tratta quindi qui dell’ateo banale, negligente e in fuga da se stesso, ma di chi vive le tensioni profonde che agitano una coscienza retta, in ricerca di coerenza globale; si tratta di chi, avendo cercato e non avendo ancora trovato, patisce l’infinito dolore dell’assenza di Dio. Questo tipo di ateo può considerarsi in qualche modo l’altra parte di chi crede. E’ quella parte – evidenziata dal noto apologo rabbinico – che oppone alla fede la voce interiore "ma se poi non fosse vero?" e che oppone alla non fede la voce "ma forse è vero!".

Questo riconoscere nell’altro, nel diverso, non un pericolo, ma un dono, un incontro, è una forma esigente di eticità sulla quale si possono sintonizzare anche credenti e non credenti. Si tratta di amare l’altro come è, per quello che è, cercando in lui la verità di noi stessi e offrendogli umilmente, ma al tempo stesso fiduciosamente, la verità di noi stessi. E non ne viene forse da tutto questo un no condiviso, il no alla negligenza della fede, il no ad una fede indolente, statica ed abitudinaria, fatta di intolleranza comoda che si difende condannando perché non sa vivere la sofferenza dell’amore? E non ne viene il sì ad una fede interrogante, tentata anche dal dubbio, ma capace ogni giorno di cominciare a consegnarsi perdutamente all’altro, a vivere l’esodo senza ritorno verso il Silenzio di Dio, dischiuso e celato nella Sua Parola?

5. Pensanti, non pensanti. Da quanto detto fin qui appare che, dal punto di vista della metodologia dell’incontro, la differenza da marcare non sarà tanto quella tra credenti e non credenti, ma tra pensanti e non pensanti, tra uomini e donne che hanno il coraggio di vivere la sofferenza, di continuare a cercare per credere, sperare e amare, e uomini e donne che hanno rinunciato alla lotta, che sembrano essersi accontentati dell’orizzonte penultimo e non sanno più accendersi di desiderio e di nostalgia al pensiero dell’ultimo orizzonte e dell’ultima patria. La sfida pastorale che ne deriva è allora quella di ascoltare le domande vere del pensiero davanti al mistero dell’esistenza, ponendosi insieme, credenti e non credenti pensosi, a capire ciascuno le ragioni dell’altro. Per chi crede ciò potrà significare una purificazione delle motivazioni dell’atto di fede e al tempo stesso una nuova possibilità di proporle a chi non crede con la fedeltà del testimone e il rispetto del compagno di strada, che si riconosce nell’altro e scopre l’altro in sé.


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LE DIALOGUE AVEC LES NON-CROYANTS
A L’AUBE DU NOUVEAU MILLÉNAIRE

Mgr Franc RODÉ
Archevêque du Ljubljana, Slovénie

" La chute du communisme met en question tout l’itinéraire culturel, social et politique de l’humanisme européen, marqué par l’athéisme, non seulement sous sa forme marxiste, mais aussi sous celle du libéralisme occidental, et montre dans les faits qu’on ne peut séparer la cause de Dieu de celle de l’homme ". C’est ainsi que s’exprimait le Cardinal Rouco Varela lors du récent Synode des évêques européens (Rapport avant le débat général, I, 1).

Cet humanisme immanentiste, selon l’expression de l’archevêque de Madrid, qui est à la base tant du libéralisme philosophique que du marxisme, a conduit l’Europe à une situation grave. Dans ce contexte se sont largement développés le nihilisme en philosophie, le relativisme devant la vérité, le scepticisme devant les principes moraux, l’hédonisme cynique dans les comportements quotidiens.

En effet, le déclin de Dieu dans la conscience moderne a conduit à une surévaluation de la subjectivité, vue comme source et fondement de la vérité. La liberté est conçue comme l’affranchissement de toute loi extérieure. Aussi, les centres modernes du pouvoir politique, économique et médiatique se considèrent-ils facilement libres de toute valeur et de toute norme qui ne soit pas au service de leur influence et de leurs intérêts. Dans notre siècle, le national-socialisme et le communisme ont été les expressions les plus radicales de ce type de pouvoir. Mais les démocraties actuelles ne sont pas à l’abri de la violation des droits de l’homme et des normes qui les protègent.

La question se pose de savoir sur quoi construire la vie s’il n’y a aucune vérité qui vaille, aucune valeur absolue, aucune motivation à l’agir ? Et comment dialoguer en l’absence de tout point commun ? Lors de la dernière Assemblée des évêques de France à Lourdes, un jeune prêtre définissait ainsi la situation actuelle : " Dans le passé nous nous trouvions devant les questions posées par la non-croyance, actuellement nous nous trouvons devant les non-questions de l’indifférence ".

Depuis l’avènement de la modernité le dialogue se basait sur la question de la vérité : dialogue entre la vérité de la foi et la vérité de la raison, dialogue œcuménique entre la vérité catholique et la vérité des Églises protestantes, sur la base de l’Écriture Sainte. À la base de ce dialogue était toujours la reconnaissance d’une vérité objective qui ne peut être monopolisée par aucun des interlocuteurs, car elle les transcende tous. Aussi il était admis qu’il est possible de recevoir quelque chose de l’autre et, d’abord, de l’écouter. En reconnaissant surtout que toute vérité est toujours perçue d’une manière imparfaite, et donc susceptible d’être mieux comprise.

Dans ce contexte, on aimait à se référer à la pensée de saint Thomas sur l’expression toujours imparfaite de la vérité, affirmant que derrière toute formulation il y a une vérité plus riche que les mots ne peuvent contenir. " Actus credentis non terminatur ad enuntiabile sed ad rem " (Somme théol. II, q. I, art. 2, ad 2). L’acte du croyant ne vise pas l’énoncé, mais la chose, le mystère jamais parfaitement exprimé. Un approfondissement est toujours possible au moyen du dialogue.

Selon saint Thomas même l’erreur peut apporter sa contribution à la saisie de la vérité, car il y a toujours une parcelle de vérité dans l’erreur. " Impossibile est aliquam cognitionem esse totaliter falsam, absque admixtione alicuius veritatis " (Somme théol. II-II, q. 172, art. 6). Il est impossible qu’une connaissance soit totalement fausse, sans être mélangée d’une certaine vérité. C’est ce qui rend possible le dialogue avec des systèmes de pensée très divergents.

Autre est la situation lorsque les divergences portent sur le concept même de vérité. C’est ce qui arrive avec la pensée moderne qui érige le principe d’immanence en absolu. Selon ce principe, l’autonomie absolue du sujet est la source unique de la vérité. En fait, c’est la négation de la vérité objective. Comment dialoguer alors que les interlocuteurs ne se font plus la même idée de la vérité et ne s’accordent pas sur les fondements mêmes de la raison ?

Faut-il, alors, renoncer au dialogue, laissant le non-croyant dans son indifférence et son nihilisme ? Jean-Paul Il ne le pense pas qui nous encourage à " garder assez de confiance en l’homme, dans sa capacité d’être raisonnable, dans son sens du bien et de la justice, dans sa possibilité d’amour fraternel et d’espérance, pour miser sur le recours au dialogue " (Message pour la Journée de la Paix, 1983).

Mais il faut reconnaître également que le seul dialogue intellectuel, dans ces conditions de non-questions de l’indifférence, ne suffit pas. Pour la masse des non-croyants indifférents à la vérité, d’autres voies doivent être tentées.

Dialogue au moyen de l’art chrétien comme expression du mystère porteur d’un message de salut qui traverse les siècles et parle un langage toujours actuel et accessible, surtout dans notre civilisation de l’image.

Dialogue par le spectacle d’une action liturgique, empreinte de beauté et de recueillement. C’est une excellente présentation de la foi en acte, comme témoigne Paul Claudel dans le récit de sa conversion : " Le grand livre qui m’était ouvert et où je fis mes classes, c’était l’Église. Louée soit à jamais cette grande Mère majestueuse aux genoux de qui j’ai tout appris. Je passais tous mes dimanches à Notre-Dame… et voilà que le drame sacré se déployait devant moi avec une magnificence qui surpassait toutes mes imaginations. C’était la plus profonde et la plus grandiose poésie, les gestes les plus augustes qui aient jamais été confiés à des êtres humains. Je ne pouvais me rassasier du spectacle de la messe et chaque mouvement du prêtre s’inscrivait profondément dans mon esprit et dans mon cœur… Tout cela m’écrasait de respect, de joie, de reconnaissance, de repentir et d’adoration ! "

Dialogue par la charité effective qui sait " découvrir par-delà toutes les frontières des visages de frères, des visages d’amis ", comme disait Jean XXIII.

Dialogue par la joie qui est l’atmosphère normale de l’Église. Dans ce monde de tristesse et d’ennui, l’Église est " source de joie, de toute joie qui est destinée à ce monde ", comme dit Bernanos. Jamais le christianisme n’aurait franchi les frontières de la Palestine, s’il n’était pas, dans son essence, une promesse de joie offerte à l’humanité. L’est-elle toujours dans nos pays de vieille chrétienté ?

Dialogue par l’espérance avec le non-croyant en proie à la lassitude, ou bien pris dans un mouvement de révolte et de colère contre l’existence, marquée par la finitude. Enfermé dans le " bagne matérialiste " (Claudel), il aspire néanmoins à l’infini. C’est Dieu qui est l’infini de l’homme, son seul gage d’éternité. Par la foi, il a accès à Dieu, qui lui donne " un avenir et une espérance " (Jer 29,11). Avec l’avenir, il lui rend aussi le présent. Car à la lumière de la foi les événements les plus humbles de la vie acquièrent un sens et ce temps éphémère porte déjà une saveur d’éternité, avec la promesse d’un accomplissement sans nom.


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COMPRENSIONE TEOLOGICA DELL’UOMO

Mons. Walter KASPER
Segretario del Pontificio Consiglio
per la Promozione dell’Unità dei Cristiani

1. Prospettive di antropologia biblica

"Che cos’è l’uomo?" si chiede il Salmista (Sal 8,5; 144,3), e da Socrate in poi se lo chiedono i pensatori greci che hanno gettato le basi della nostra cultura occidentale. Si può dire, a giusto titolo, che nel quesito "Che cos’è l’uomo?" emerge ciò che caratterizza la nostra civiltà occidentale. La cultura occidentale, più di ogni altra cultura, pone l’uomo al centro del proprio pensiero.

Nella Bibbia troviamo, in concreto, che nel suddetto Salmo 8, la domanda sorge a proposito della grandezza e dello splendore del creato. Ovunque, in terra come nel firmamento, il Salmista ravvisa qualche cosa della maestà e della gloria di Dio. Lo colpisce in modo particolare la contemplazione della volta del cielo. L’uomo si rende conto di essere infimo nei confronti dell’universo, come un verme, minuscolo come una cavalletta (Is 40,22). Eppure – ed è questa la novità dell’esperienza sia biblica che greca della verità – egli non è una nullità, non un semplice granello di sabbia né un soffio subito svanito. Al contrario, proprio al cospetto della grandezza dell’universo risalta la grandezza, il miracolo e il mistero della sua esistenza. Egli sa di essere il coronamento delle opere di Dio.

Questo ci ricorda quanto dice Sofocle nell’Antigone: "Esistono molte cose prodigiose, ma nulla è più prodigioso dell’uomo". Tuttavia, la differenza tra la Bibbia e la filosofia greca è ugualmente nettissima. Nella Bibbia, l’uomo conosce la propria grandezza per mezzo della Rivelazione. Egli prende coscienza della propria dignità nella certezza che Dio si ricorda e si prende cura di lui. Così, il Salmista può dire: L’uomo ha il suo posto subito dopo gli esseri celesti che attorniano il trono di Dio; è creato a immagine e somiglianza di Dio e per questo motivo egli è "della natura di Elohim" (Gn 1, 26-28). Lo splendore e la sovranità di Dio si ritrovano in tutto ciò che ha figura d’uomo.

Per la Bibbia, la somiglianza con Dio è il fondamento della dignità unica di ogni singolo essere umano. Secondo la Bibbia, essa non risiede già nell’uomo stesso, non nel suo retto comportamento o nella sua natura spirituale e la sua libertà. La profonda giustificazione della dignità di ogni uomo è nella relazione con Dio e nel dono di Dio all’uomo. Per questo motivo, secondo la Bibbia, non è esatto il detto di Protagora, secondo cui l’uomo è la misura di ogni cosa. La misura dell’uomo è più grande dell’uomo; Dio è la misura dell’uomo. Pertanto, Dio solo è anche la suprema realizzazione dell’uomo, il suo eschaton.

Dio ha chiamato ogni singolo essere umano con il suo nome fin dal seno materno, e non lo dimentica; egli si prende cura in particolare degli umili e dei poveri, dei bisognosi e di coloro di cui nessuno si occupa.

Nell’antichità, discorsi del genere erano rivoluzionari, poiché solo il re era ad immagine di Dio; solo lui era uomo in senso pieno. Nella Bibbia, questa antica mitologia e ideologia regale è per così dire "democratizzata"; viene applicata agli esseri umani in generale e singolarmente ad ognuno di essi, indipendentemente dall’appartenenza religiosa, etnica e culturale, e indipendentemente anche dal sesso. Anzi, la Genesi sottolinea chiaramente, "maschio e femmina li creò" (1,27), e mette in evidenza l’uguaglianza di nascita dell’uomo e della donna. Si supera così l’antica filosofia che affermava la differenza tra greci e barbari, tra uomini liberi e schiavi.

Per quanto la Bibbia metta in risalto la dignità e il valore di ogni essere umano, essa considera però sempre il singolo individuo nei suoi rapporti sociali. Adamo, e cioè l’uomo considerato sia come singolo individuo che collettivamente come genere umano. Nella concezione biblica, la solidarietà di tutti e il genere umano, appunto come personalità collettiva, hanno carattere costitutivo. Alla relazione di ogni uomo con Dio corrisponde così la relazione con l’altro e con tutti gli altri nella famiglia, nella nazione e infine con tutta l’umanità. Per la Bibbia, come anche – in altro modo – per la filosofia antica, l’essere umano è uno zoon politikon, un essere comunitario, per cui personalità e solidarietà sono due facce di una stessa medaglia.

In ultima analisi, tramite il proprio corpo, l’uomo è legato non solo alla stirpe ma all’intero cosmo. Egli è plasmato con polvere del suolo (2,7). Pertanto, i concetti antropologici non hanno mai un significato soltanto spirituale, bensì sempre fisico-spirituale. Partendo dal fisico, essi conferiscono a quest’ultimo un significato psichico, spirituale e anche personale. Così, ruach è soffio e respiro e significa allo stesso tempo lo spirito dell’uomo; le viscere sono anche la sede della vita interiore: leb significa cuore e anche sentimento, indole, intelletto, volontà dell’uomo nel suo intimo. Pertanto, l’antropologia biblica – diversamente da quella platonica che, a questo proposito, ha successivamente fin troppo influito sulla tradizione cristiana – non è affatto improntata a dualità, bensì a unitarietà. Un teologo della statura dell’Aquinate ha potuto nuovamente mettere in risalto l’unità corpo-anima.

Perciò, Genesi e Salmista non tralasciano l’occasione di trarre dall’immediatezza della presenza di Dio in ogni uomo concrete conclusioni per il suo posto e il suo compito nel mondo. "Gli hai dato potere sulle opere delle tue mani, tutto hai posto sotto i suoi piedi" (Sal 8,7). Dio ha trasmesso all’uomo la propria sovranità sulla terra. Anche questo significa demitizzazione del mondo, che non è dunque più il mitico cosmo, dove – secondo un’espressione di Talete – tutto è pieno di dei. Il mondo è affidato all’uomo e alla sua responsabilità; è il suo spazio vitale, che egli può e deve ordinare. Questo è stato giustamente definito un compito culturale.

Tuttavia, in senso biblico ciò non significa potere illimitato di disporre della terra, né diritto di sfruttarla oltre misura fino alla distruzione del nostro pianeta. Il Salmo parla al contrario di profondo rispetto per la dignità del creato che rispecchia la maestà divina. L’uomo svolge il proprio compito non con arbitrio autoritario, ma come responsabile di un incarico. Ogni ibrida gigantomachia è quindi da respingere perché contraria al Signore, come nel caso della costruzione della torre di Babele (Gn 11). La sottomissione del mondo non deve dunque condurre alla sua dominazione attraverso il mito della tecnica, dove il tecnicamente fattibile è attuato in nome della sua fattibilità, e dove l’uomo è sottoposto a costrizioni tecniche ed economiche. In tal modo, ciò che costituisce la dignità dell’uomo si trasformerebbe nel suo contrario.

L’uomo stesso è innanzi tutto sottratto dall’essere a disposizione dell’uomo. Proprio perché ogni uomo, in quanto immagine di Dio, possiede una dignità unica e inviolabile, gli è vietato spargere sangue umano o attentare alla vita dell’uomo (Gn 9,6). Sono quindi sotto la speciale protezione di Dio e affidati alla bontà e alla carità del prossimo, in particolare i deboli e i più umili, le vedove e gli orfani e anche gli stranieri. L’essere umano non deve mai essere un semplice mezzo per raggiungere un fine; egli stesso è un fine – come ha detto molto più tardi il filosofo Kant.

Queste affermazioni bibliche echeggiano in maniera ideale: sembrano quasi distaccate e avulse dalla realtà. Non si può certo dire che la Bibbia non conosca l’umano, tutto l’umano e anche l’inumano nel mondo. La Bibbia sa cosa sono le angherie quotidiane nei rapporti con il mondo, la malattia, la sofferenza e la morte, l’oppressione e le violazioni della dignità umana sotto molteplici forme; conosce anche la lotta tra le generazioni e molte altre cose.

Già nel terzo capitolo della Genesi si parla di questa multiforme alienazione dell’uomo, alienazione da Dio, gli uni dagli altri e dal mondo. Poiché l’uomo si è distaccato dalle radici e dal fine della sua esistenza, poiché ha oltrepassato la misura e i limiti che Dio ha fissato alla sua creatività e ha voluto diventare come Dio (Gn 3,5), egli si è degradato e rinchiuso in sé stesso. Detto in linguaggio biblico: il cuore dell’uomo si è indurito.

L’apostolo Paolo descrive questa contraddizione e alienazione da se stesso in maniera sorprendente (Rm 7). Egli conosce i gemiti della creazione sottomessa alla caducità, che vorrebbe essere liberata dalla schiavitù e dallo smarrimento: percepisce pure i sospiri nel cuore dell’uomo, anche dei cristiani; conosce le doglie del parto in cui si dibatte l’intera creazione (Rm 8, 19-22).

Ciò che la Bibbia chiama dignità originale dell’uomo, è per essa allo stesso tempo una speranza escatologica. Speranza che si realizzerà soltanto in colui che la Bibbia attende come Figlio dell’uomo. Attende da lui che destituisca le potenze ostili a Dio e all’uomo (Dn 7). Secondo la testimonianza della Bibbia, egli si è manifestato in Gesù Cristo. Così, per Paolo, Adamo è la figura di colui che doveva venire (Rm 5, 14).

L’orientamento escatologico e cristologico della testimonianza resa all’uomo dalla Bibbia ci fa capire perché il Nuovo Testamento può ripetutamente citare il Salmo 8, riferendolo ogni volta a Gesù Cristo (in particolare Eb 2,6-8 1; cfr. anche Mt 21,l6; 1Cor 15,27; Ef 1,22). Egli è il nuovo Adamo (Rm 5,14; 1Cor 15,45), il capo della nuova umanità (Ef 1,22; 4,15 e.a.). Egli è la misura dell’uomo e allo stesso tempo il suo compimento. In lui, Uomo-Dio, si attua il riferimento dell’uomo, e allo stesso tempo della sua dignità a Dio, in modo unico e insuperabile.

Il Concilio Vaticano II ha messo nuova luce su questa dottrina biblica dell’uomo. Nella Costituzione pastorale Gaudium et Spes, contro l’umanesimo moderno ostile alla religione e al cristianesimo, dice: "Chiunque segue Cristo, l’uomo perfetto, diventa anch’egli più uomo" (GS 41). Poiché in Gesù Cristo – osserva ancora il Concilio – trova vera luce il mistero dell’uomo, in lui Dio non soltanto si è definitivamente rivelato, ma ha anche rivelato l’uomo a se stesso. Per Cristo e in Cristo riceve luce l’enigma del dolore e della morte che al di fuori del suo Vangelo ci opprime (GS 22). In Gesù Cristo troviamo così "la chiave, il centro e il fine di tutta la storia umana" (GS 10, cfr. 45).


2. Grandezza e miseria dell’antropologia moderna

La testimonianza biblica della grandezza e della dignità dell’uomo ha avuto una vasta eco e uno sviluppo multiforme nella storia del cristianesimo. E’ teoricamente vero per quanto riguarda lo sviluppo filosofico e teologico di un umanesimo cristiano. Il concetto di persona – per citare un solo esempio – ha la sua origine non già nell’antica filosofia, bensì nella teologia cristiana. Si è sviluppato durante i dibattiti teologici trinitari e cristologici dei secoli IV e V, e soltanto successivamente è stato assunto nell’antropologia.

Vorrei dare una sola testimonianza in proposito: per Tommaso d’Aquino l’uomo è il vertex, il punto culminante, il perno e il cardine del movimento di tutte le cose che emanano da Dio e a Dio ritornano per mezzo della libertà dell’uomo, o che falliscono lo scopo nel peccato in seguito agli errori dell’uomo. Si potrebbero altresì menzionare vari contributi pratici all’edificazione di una società degna dell’uomo. Anche se per un lungo periodo l’atteggiamento della Chiesa è stato critico nei confronti della versione moderna dei diritti dell’uomo, in particolare del diritto alla libertà religiosa, oggi si scopre che elementi della tradizione cristiana hanno avuto effetti duraturi sulla formulazione di tali diritti. Entrare nei particolari ci porterebbe però troppo lontano.

Purtroppo, accanto all’incontestabile contributo del cristianesimo ad un umanesimo cristiano, ci sono anche i suoi mancamenti. Ne siamo consci oggi, al termine del secondo millennio e sulla soglia del terzo, il che ci porta a riconoscere le nostre colpe, poiché, sotto molti aspetti, siamo rimasti lontani dai parametri fissati dall’Antico e dal Nuovo Testamento. Abbiamo dunque noi stessi, cristiani, contribuito all’avvento di una mentalità anticristiana nei tempi moderni, che ha portato ad un umanesimo senza Dio. Il Concilio Vaticano II ha avuto l’onestà di riconoscere una tale responsabilità (GS 19).

In questo senso, particolarmente tragiche e gravide di conseguenze sono state la divisione della Chiesa e le guerre di religione in seguito alla Riforma del secolo XVI. Per quanto riguarda la religione, la fede cristiana non era più garante della coesione e della pace; al contrario, era diventata il pomo della discordia che, durante i sanguinosi scontri della guerra dei Trent’anni, condusse l’Europa sull’orlo della rovina. Che altro si poteva fare, se non salvaguardare la pace e il rispetto dei fondamentali diritti dell’uomo prescindendo dalla professione di fede religiosa? In nome della sopravvivenza della società, si dovette dichiarare la fede religiosa affare privato e instaurare un ordine pacifico puramente razionale dal quale la fede cristiana era esclusa – "etsi Deus non daretur".

Fu questa una delle radici della secolarizzazione moderna e del moderno umanesimo senza Dio. Ed è anche un motivo per cui la sollecitudine ecumenica per l’unità dei cristiani è indissolubilmente legata al compito di una nuova evangelizzazione, di una nuova penetrazione della fede e della cultura, e dell’unità del genere umano nella pace, la libertà e la giustizia.

Occorre però astenersi da ogni affrettata e globale condanna degli sviluppi che si sono verificati nei tempi moderni. La storia culturale e intellettuale moderna rappresenta un processo estremamente complicato e complesso, la cui portata, da Cartesio e da Kant in poi, va ricercata nella consapevolezza e nell’esperienza della soggettività e della libertà dell’individuo. Un atteggiamento di difesa, esclusivistico, restauratore e antimoderno, risulterebbe non solo irrealistico e insostenibile a lungo termine, ma priverebbe inoltre la Chiesa dei vantaggi che può portare con sé un dibattito critico, ma anche costruttivo, con il pensiero moderno.

Quale insegnamento può trarre la Chiesa da codesto tipo di confronto per nulla acritico, anzi aperto ai problemi, lo dimostra anche il Concilio Vaticano II. Esso ha ripetutamente esortato a riconoscere i "segni dei tempi" e ad interpretarli alla luce del Vangelo. Lo ha fatto innanzi tutto nella Costituzione pastorale Gaudium et Spes, la quale, di fronte agli sconvolgimenti attuali, pone al centro la domanda; "Cos’è l’uomo?", e aggiunge; "Qual è il significato del dolore, del male, della morte" (GS 10).

Tutto è riferito all’uomo – in questo è molto moderna – come a suo centro e a suo vertice (GS 12), indica la dignità della coscienza come "il nucleo più segreto e il sacrario dell’uomo" (GS 16) e parla dell’alta vocazione della libertà (GS 17).

A tale proposito, il documento più importante è la Dichiarazione sulla libertà religiosa, aspramente controversa durante il Concilio. In quella Dichiarazione, il Concilio ha espressamente riconosciuto che "nell’età contemporanea gli esseri umani divengono sempre più consapevoli della propria dignità" (DH 1). E’ stato a lungo omesso di riconoscere che nella storia moderna della libertà, in particolare nella rivendicazione della libertà religiosa, per molto tempo criticata anche dai Pontefici, sono intervenuti in maniera occulta anche motivi cristiani. Riassumendone oggi la paternità è per noi un arricchimento. Così, il riconoscimento, da parte dell’attuale pontificato, della libertà religiosa quale diritto fondamentale dell’uomo, ha senz’altro dato vita ad una vera e propria "politica dei diritti dell’uomo".

Sarebbe ingenuo non accorgersi di ciò che Henri de Lubac ha chiamato il "Dramma dell’umanesimo senza Dio" moderno. Parla addirittura di bancarotta dell’ateismo. La spaventosa esperienza storica dei sistemi atei del nostro secolo, e il loro fallimento finale gli danno senz’altro ragione. In effetti, il nostro secolo ha continuamente proclamato con enfasi la dignità dell’uomo e dei suoi diritti, eppure non c’è secolo forse in cui tale dignità sia stata calpestata come in quello che sta per finire. Ogni antropologia e teologia del secolo XX deve tenere conto del fatto che in questo periodo una catastrofe umana come quella di Auschwitz è divenuta un’orrenda realtà.

Nella misura in cui l’epoca moderna ha abbandonato o addirittura combattuto la teonomia biblica dell’uomo, sostituita dall’autonomia umana assurta a valore assoluto, e in cui l’essere umano si è eretto a idolo, a superuomo e dominatore, l’uomo ha smarrito ogni misura, e nella dismisura è diventato disumano. E’ diventato violento nei confronti della natura e dei suoi simili. Alla ricerca della verità che tutti unisce ed è obbligatoria per tutti, si è sostituita la volontà del potere (F. Nietzsche).

Nietzsche era tanto lungimirante da prevedere anche le conseguenze della morte di Dio da lui enfaticamente conclamata. Scrive in Die fröhliche Wissenschaft (La scienza gioiosa): "Dov’è andato Dio? Ve lo dirò io! L’abbiamo ucciso – voi e io! Tutti noi siamo i suoi assassini! Ma come abbiamo fatto? Chi ci ha dato la spugna per cancellare l’intero orizzonte? Cosa abbiamo fatto dopo avere separato questa terra dal suo sole? Dove si muove ora? Dove ci muoviamo noi? Allontanandoci da ogni sole? Stiamo cadendo continuamente? Cadendo indietro, dilato, in avanti, da tutti i lati? Esiste ancora un sopra e un sotto? Non erriamo forse in un nulla infinito? Investiti dal vuoto dello spazio? Non fa più freddo di prima? Non si fa sempre più notte? Dobbiamo forse accendere i lumi in mattinata? Non ci giunge già il rumore che fanno i becchini mentre seppelliscono Dio? Non sentiamo l’odore della putrefazione divina? – anche gli dei putriscono". Il nichilismo di Nietzsche è così il punto finale dell’umanesimo senza Dio.

La perdita della verità più grande, al disopra dell’uomo, e che gli fissa i suoi limiti, evidenzia i suoi effetti nell’attuale pensiero tardo moderno e anche postmoderno, il quale, in molti punti, riconosce apertamente la propria origine nietzschiana. Oramai, non ci sono più le grandi esposizioni, i grandi schemi filosofici (J. P. Loytard). Il pensiero è diventato scettico e nichilista; si autodefinisce "pensiero debole". Rimangono solo le molte storie personali: tutto si riduce ad un non sintetizzabile pluralismo di stili, di massime, di forme di pensiero e forme di vita. Al posto della verità subentrano il mito e una visione del mondo e una prassi chiaramente estetiche, in cui l’uomo "sfila" e mette in scena se stesso. Non si deve necessariamente ridurre tutto alla formula "anything goes" (qualsiasi cosa è buona). Tuttavia, si può facilmente pensare ad una individualizzazione quasi illimitata delle biografie, fino al qualunquismo.

Dopo che il nostro secolo ha smarrito il modello stabilito da Dio in Gesù Cristo, è subentrata la ricerca dell’uomo nuovo. Con l’incredibile profusione di innovazioni scientifiche e tecniche, questo secolo è diventato addirittura un laboratorio di sperimentazione dell’uomo. L’imperativo dell’autodeterminazione è legato alla scienza moderna dell’uomo. Tecniche psicologiche e sociali hanno cercato di programmare l’uomo e di inserirlo in dolcezza nella società. L’ideatore delle catene di montaggio, Henry Ford, proclamava nel 1923: "Noi non produciamo soltanto automobili, ma in primo luogo uomini". Oggi, diversi biotecnici ritengono di essere più vicini al piano originale di costruzione dell’uomo e quindi di avere nelle loro mani la chiave del genere umano. I guru della cultura cyber-pop hanno realizzato il sogno del perfezionamento dell’uomo ingrandendone o sostituendone gli organi carenti mediante microcalcolatrici.

Ovviamente, nel frattempo anche il lato negativo del progresso tecnico-scientifico è chiaramente emerso. L’ottimismo suscitato dal progresso nella prima metà del secolo, ha lasciato il posto ad un pessimismo derivante non per ultimo dalle catastrofi che si sono verificate in seguito. Nei campi di lavoro coatto, di rieducazione e di concentramento del nazionalsocialismo, dello stalinismo e del maoismo, la visione di un nuovo ordine mondiale si è trasformata in un incubo. Ritorna intanto la paura della crisi globale, della crisi ecologica e quella dell’alimentazione della popolazione mondiale, e altre ancora.

Ma l’ansiosa attesa per l’uomo nuovo rimane. In un certo senso è diventata "spirituale". L’ideologia New Age reca l’impronta della promessa dell’uomo nuovo, al pari di altre correnti esoteriche e settarie. A dire il vero, queste ultime hanno riscoperto la dimensione religiosa. Tuttavia, di fronte a questo tipo dì ritorno al sacrale, la prudenza è d’obbligo. Non si tratta della trascendenza di Dio, ma non di rado della scoperta della trascendenza dell’uomo stesso e di una religiosità nella quale è facile smascherare nostalgie umane. Abbiamo a che fare con trascendenze dell’Io prive di trascendenza (E. Bloch), con un ateismo a forma di religione (J. B. Metz).

Tuttavia, la mania di onnipotenza dell’uomo è sconfitta. E’ di nuovo evidente che l’esistenza umana è improntata in maniera costitutiva al contingente. La casualità dell’esistenza, il dolore e la morte non si lasciano eliminare. Utopie miranti alla soppressione di tutte le alienazioni, all’abolizione di tutte le ingiustizie e all’instaurazione di un regime di libertà, possono aspirarvi soltanto sacrificando le sofferenze passate sull’altare dell’avvenire e cancellando anche il ricordo di ingiuste sofferenze. Ma non sarebbe questa una nuova ingiustizia nei confronti delle vittime?

Così, dopo il fallimento delle grandi ideologie e utopie, il nostro secolo si conclude con un immenso disincanto, un profondo scetticismo, addirittura con un celato nichilismo. Le grandi parole e i grandi valori si sono ormai persi: mancano progetti entusiasmanti e di largo respiro. La speranza è diventata merce rara.


3. La sfida antropologica

La situazione in cui ci troviamo oggi, alla fine dei tempi moderni e alla vigilia del nuovo secolo e del nuovo millennio, costituisce una sfida importante per la Chiesa. Siamo di fronte ad una sfida antropologica. Oggi, per la Chiesa, non si tratta in fondo dell’uno o dell’altro dogma, per quanto si debba rimanere fedeli alla tradizione della nostra fede. Ma non serve restaurare il secondo o il terzo piano dell’edificio quando le fondamenta sono diventate pericolanti. Dobbiamo iniziare dalla base e in modo radicale, nel miglior significato della parola radicale, e cioè dalla radix, dalla radice. In questa situazione, l’uomo è la via della Chiesa (Giovanni Paolo Il, Redemptor hominis, 1979).

"Dobbiamo recepire le gioie e le speranze, le tristezze e le angosce degli uomini d’oggi" (GS 1) e cercare di interpretare la nostalgia di Dio che, nonostante tutto, è nell’uomo. Inversamente, partendo dal Dio di Gesù Cristo, possiamo far risaltare in modo nuovo la grandezza e la miseria dell’uomo (B. Pascal). Dobbiamo imparare a comprendere la questione dell’uomo come questione di Dio, e inversamente, la questione di Dio come questione dell’uomo. Dobbiamo parlare di Dio in modo che sia un discorso sull’uomo e che gli uomini ne siano colpiti nel loro cuore. Infine dobbiamo rendere una testimonianza nuova all’Uomo-Dio, Gesù Cristo, quale unico e ineguagliabile soddisfazione della nostalgia umana di Dio. In questo, alcuni fra i maggiori teologi del nostro secolo ci hanno indicato alcune vie da seguire e si sono rivelati mistagoghi. Sarà sufficiente in proposito menzionare Karl Rahner e Hans Urs von Balthasar.

Sviluppare un’antropologia cristiana completa sullo sfondo della problematica esposta esulerebbe dal quadro di una conferenza. Per concludere, posso brevemente fornire alcune indicazioni frammentarie.

Traggo una prima indicazione dall’Enciclica Fides et Ratio (1998). Solo una lettura superficiale può dare l’impressione che quell’Enciclica tratti di filosofia: in realtà, l’argomento è la dignità dell’uomo, consistente nella sua capacità di cogliere la verità e nel suo riferimento ad una verità anticipata e più grande di lui, così come nell’Enciclica Veritatis splendor (1993) l’argomento era il riferimento al bene quale splendore della verità. In entrambi i casi, si trattava di indicare la misura in cui, nella limitazione stessa dell’uomo, gli sono conferite grandezza e dignità. In entrambi i casi, si coglie il dato moderno nell’uomo, ma allo stesso tempo si rompe il suo rinchiudersi su sé stesso, indicandogli il destino trascendentale del proprio essere.

La seconda indicazione risulta dalle terribili esperienze e calamità del nostro secolo. Esse hanno non solo svelato la nostra finitudine e contingenza, oltre all’impossibilità di eliminare il dolore e la morte, ma ci hanno anche confrontati con l’esperienza del male. Dopo Auschwitz, dopo l’arcipelago del gulag e molti altri luoghi dell’orrore, la questione di Dio deve essere posta anche, e in maniera del tutto nuova, come una questione di teodicea. Abbiamo visto che tutte le ideologie e utopie tese a migliorare il mondo con la forza e a portare una soluzione finale, finiscono per mettere in moto il male radicale: chi cerca di stabilire il cielo in terra, finisce per instaurarvi l’inferno.

Sono esperienze che sollevano la questione di una trascendenza che sfugge alla nostra discrezione, che non siamo in grado di pianificare né di "creare" noi stessi, che è qualcosa di più di una proiezione umana e che, in fondo, rimane per noi un mistero inafferrabile e irrisolvibile anche con tecniche psicologiche o ascetiche. Quali esseri finiti possiamo e dobbiamo porre la questione dell’infinito, ma non siamo in grado di dare mai una risposta, se non vogliamo erigerci ad idoli o fare di Dio un idolo. Per evitare di cadere nella disperazione o in un puro cinismo, non ci resta che svolgere una riflessione nuova sul bisogno di redenzione dell’uomo e mantenere viva la speranza nella salvezza.

Per concludere, un terzo ed ultimo punto di vista. Riprendiamo ancora una volta uno dei più importanti dibattiti teologici del nostro secolo, la disputa sulla cosiddetta nouvelle théologie, in particolare lo schema di Henri de Lubac. Quest’ultimo, al seguito di san Tommaso d’Aquino, ha messo in evidenza che l’attesa dell’uomo è così grande, così vasta, così alta e così profonda che solo Dio può definitivamente soddisfarla. In termini teologici, si tratta di desiderium naturale in visionem beatificam, che non può certo essere appagato in maniera naturale ma unicamente sovrannaturale. Poiché l’uomo che volesse innalzarsi fino a Dio, attenterebbe a Dio: soltanto quando Dio viene incontro all’uomo, e nella sua benevolenza si apre liberamente a lui, quest’ultimo può rientrare in sé stesso e pervenire al suo definitivo compimento.

Quindi, sotto questo aspetto, ordine della salvezza e della redenzione e sistema dogmatico non sono un’aggiunta né una sovrastruttura all’ordine naturale delle cose e alla natura dell’uomo, bensì la sua suprema e definitiva realizzazione, che non può però venire dal basso. Di conseguenza, la Chiesa non deve apparire all’uomo come un sistema sovrapposto, ma come lo spazio dove gli uomini, liberati e riconciliati, possono sentirsi sollevati – dove dovrebbero, occorre in molti casi onestamente aggiungere, sentirsi sollevati.

La sfida antropologica diventa pertanto una sfida per un rinnovato annuncio del Vangelo, che si riveli come mistagogia e diventi una sfida per una rinnovata prassi della carità al servizio dell’uomo. Poiché più il tempo passa e più gli uomini, nell’attuale critica situazione, vogliono non solo sentire buone parole dalla Chiesa, ma vedere anche buone opere che corrispondano alle buone parole.

Vorrei quindi concludere con una frase di Papa Paolo VI, tratta dalla Esortazione apostolica Evangelii nuntiandi (1995), sempre di attualità, e che Papa Giovanni Paolo Il ha fatto espressamente propria: "L’uomo contemporaneo crede più ai testimoni che ai maestri, più all’esperienza che alla dottrina, più alla vita e ai fatti che alle teorie. La testimonianza della vita cristiana è la prima e insostituibile forma della missione" (Redemptoris missio, 42). Se vogliamo testimoniare al mondo l’uomo nuovo Gesù Cristo, non potremmo fare meglio che vivere la nostra vita quotidiana da uomini nuovi.


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DIALOGUE WITH SECULARISM

Aloysius Cardinal AMBROZIC
Archbishop of Toronto, Canada

I wish to speak of two kinds of dialogue, the first being more important in the last analysis than the second: internal and external. Internal: that within our own hearts and minds, and that within the circles of believers; external: our conversations and discussions with secularists of various kinds and degrees of intensity.


A) Internal Dialogue

1) Secularist Influence on Believers

Some examples:

a) Demise of the sense of sin; more and more we tend to measure ourselves against our own expectations of ourselves, not God’s. It is in this demise that we must look for the "trouble" the Sacrament of Reconciliation is in.

b) Pelagian catechetics: often our moral striving is spoken of with little or no reference to God’s grace.

c) Absence of ecumenical pain: we have become very tolerant, too exclusively tolerant in fact. We live side by side with other Christians or non-Christians, we get along quite well, we collaborate often, in one enterprise or another. But are we driven by Jesus’ "That they may all be one" or, at least to a degree by the secularist "Plague on both your houses" in regard to religion?

d) Television has become the chief educator of our children. It is thoroughly, almost quintessentially, secular, indeed secularistic. I am not certain that there is a "quick fix" available. Yes, we ought to offer religious, programming on TV, radio, etc., but we may not be able to exorcize the secularist virus thereby. There is an interesting remark made by Owen Chadwick (The Secularization of the European Mind in the 19th Century, Cambridge, 1975, p. 40) about TV’s elder sibling, viz., the press; "It strengthened Whigs everywhere, even when it was Tory, because its genius lay in change, and not in preservation".

2) Our largely unacknowledged complicity with secularism

a) Two books, Michael J. Buckley, S.J., At the Origins of Modern Atheism (Yale Univ. Press, 1987) and James Turner, Without God, Without Creed: The Origins of Unbelief in America (John Hopkins Univ. Press, 1985), make basically the same assertion, Buckley’s in regard to European Catholic theology, Turner’s in regard to North American Protestant theology. The assertion: theologians must accept a large share of guilt for today’s atheism. The reason: they were so afraid of atheism that they accepted any "proof" of God’s existence and any conceptualization of God provided by whatever current philosophical trend happened to dominate. Thus they accepted the notion of God held by Descartes, then Newton, then Malebranche. Then came Denis Diderot, who did away with the need of God in his thought. God, the Father of Jesus Christ, the God of Israel and the Church, played little or no role in theological thinking. When philosophy decided to do without God theologians had nothing to offer.

b) The ungodly rush to "christianize" prevalent trends, revealing both a kind of inferiority complex on the part of Christians and an inability or unwillingness to examine thoroughly these trends. One can think of such examples as the journal Esprit, which attempted to "baptize" Communism in the 30’s, or of some Catholics’, particularly clerics’, enthusiasm for the Sandinista movement in Nicaragua.

c) There is always the temptation to legitimize our mission by being socially useful in a manner approved of and appreciated by the secularist. We are tempted to subject Jesus’ claims and demands to the criteria of Kant’s "man come of age" and to trim our sails to his expectations and ideals. Such rather humiliating acts of currying favour will do nothing to make the Gospel acceptable or even respectable. It may well have the opposite effect: if we feel obliged to prove our usefulness on secularist terms we shall convey the impression of having little trust in the convincingness of what we are really about.

d) Defense of our "turf" – our society, our Christian world – leads to an occasional failure to tell the entire story in the public square: call to repentance and conversion thus becomes a private matter. We have been fighting a rearguard action for three centuries now. In this struggle we have invoked various values to support our side, such as common decency, patriotism, common sense, fairness, public order, self-discipline, etc. There is nothing the matter with that, except that now these values are either being taken away from us or corroded. While we must uphold all human values and promote them, they must be seen by us and presented to others as part and parcel of a Gospel whose heart is the death and resurrection of Jesus, and whose first demand is conversion.

e) Quebec and Catholic Holland, almost "ideal" Catholic societies, have become religious wastelands. Schools, media, Universities, Labor unions – all were in Catholic hands, and there was real freedom.

There must have been a secularist virus in their make-up.

3) Benefits of Enlightenment, the source of secularism (Peter Gay’s interpretation)

a) There was, in the 18th century at least, a Catholic enlightenment, an attempt on the part of "progressive" clergy to raise the material, cultural and religious level of the people: a campaign against superstition, a return to the Bible, teaching people how to farm, raise bees, etc. Owen Chadwick (The Popes and European Revolution, Oxford, Clarendon Press 1981) speaks of it as a religious reform. Suppression of the Jesuits and their ratio studiorum made possible the entry of various new disciplines into the University curricula- according to Chadwick.

In our own world certain things are inevitable: science does not operate with miracles, nor ought it to do so; politicians do not invoke divine authority in favour of their programmes. Our world is more and more man-made.

I am happy to live in this world; I enjoy its freedom; when I am sick I want the latest medicine. In many respects I can afford more than Count Esterhazy, the richest man in the Habsburg dominions during the 18th century, who had his own orchestra; even he could not summon it within a minute if he could not sleep at night.

I must ask whether all these benefits would be available if man had not become the most deserving object of man’s study, which he is to be according to Kant.

b) The more I think of Vatican II, the more I am convinced that it was, either mainly or at least significantly, an attempt to reconcile the Gospel and the Enlightenment, particularly in the Gaudium et spes. How well has it succeeded? I cannot help but think that the modern world has raised the ante since the Council: abortion, euthanasia, homosexuality are signs of this.

We believers still have a momentous job ahead of us, that of truly suffusing the values of the Enlightenment with the Gospel: self-affirmation and humility, obedience and freedom, etc. We may be able to do it on the intellectual level.


B) External Dialogue

1) I cannot claim to be unduly optimistic about this kind of dialogue, viz., our discussions with secularists. Most of them are not interested in discussing what they see as a relic of the past, viz., our faith. Oh yes, they will discuss history of religions, but not faith. Proud of their tolerance, they will tolerate us, possibly even respect us (but not our faith) on condition that we accept their priorities, agendas and sacred cows. Solzhenytsin’s Harvard address and its aftermath in intellectual and media circles of North America are not encouraging. Having dared question some aspects of American democracy and culture, he has been written off.

They try, not intentionally but really, to push us, as did the Anglicans in regard to the recusants, into an intellectual, cultural and possibly social ghetto, not by persecuting but by ignoring us. And we might be tempted to tend our home-fires, waiting, more or less passively, for a brighter future.

2) Vatican II has provided us with a strong antidote against the retreat into a cultural ghetto. It has made it imperative to accept and rejoice in the advances of the human spirit. Yet I think that, for all our involvement in this world, we shall have to wait for the moment when the Enlightenment concentration on the human being alone implodes – as we had to wait for the implosion of Communism.

3) Our point of contact with secularism: the human being and his enhancement. Concerns which echo in public are of a more negative nature: abortion, euthanasia, manipulation of all kinds.

But when we discuss the human being we cannot, we must not, allow ourselves to argue within the narrow intellectual and cultural confines of the secular humanist. Somehow or other we must let it be known that full humanity for us is that of the risen Lord. This conviction of ours must shine through our conversations and debates. I am, by the way, very uneasy when the meaning of the resurrection alone is spoken of. If there is no fact there is no meaning. If we "adapt" our argumentation to mere humanist ethics we shall have nothing to offer when our apparently merely humanist concerns are responded to.


C) Some Concrete Suggestions

a) We ought to become more aware that simple Christian decency will no longer do, a decency which depends, not entirely but strongly, on the support and acceptance of the environment; our environment no longer supports it, sorry to say.

A more sustained and conscious striving for holiness is noticeable, among lay people in particular. Various lay models of holiness are being proposed and developed. More and more lay people are making retreats, saying the Liturgy of the Hours, etc.

b) We must deepen and re-express our awareness of dependence on God. While we are less and less inclined to try influencing the weather by praying, and our prayers for health tend to he generic – because of our consciousness of the autonomy of creation, we must somehow revive our awareness of God’s grace, of His providence, of His creative and sustaining action.

c) Catechesis of the Good Shepherd developed by Sofia Cavaletti for children before the "age of reason".

d) Christian community: Mk 10:20-31. We cannot stand alone. Experience of the young attending the World Youth Days: they meet other young people who believe and strive like them.

e) Family, of course. The importance of the nuclear family (father, mother, children): it has time and energy to pay attention to each individual, so that he does not disappear in the anonymity of the tribe; it provides support – the individual is not alone.

The problem: how do we strengthen and deepen the notion of the permanent bond?

f) Can we regain the broad cultural agenda in our world? For the last three centuries "the other side" has been the driving force. We have played the game of "catch-up ball", letting the humanists determine the agenda. Traipsing along, we have been contributing to our own demise.

Gustave Bardy, Menschen werden Christen (Herder, 1988), translation and commentary by Josef Blank (original in French 1949).


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