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PLENARIA 2002


Jean Paul II, Transmettre la foi au cœur des Cultures
Paul Card. Poupard, Discours d’ouverture aux travaux
Bernard Ardura, Rapporto di attività del Pontificio Consiglio della Cultura: novembre 1999 – marzo 2002
Instrumentum laboris

I - The Church's Apostolic Mission. Evangelisation and Inculturation

II - Challenges at the Heart of Cultures - Globalisation and Cultural Diversity

III - Handing on the Faith at the Heart of Cultures

Jean-Marie Laurent Mazas, Présentation du thème

I - De l’humanisme chrétien à La Pastorale de la culture.

II - La préparation de l’Assemblée Plénière

III - La transmission de la foi au cœur des cultures.

Leonardo Martínez García, Esperanzas para el hombre del Nuevo Milenio
Peter Fleetwood, An Afterthought
Paul Card. Poupard, Conclusions finales

 

 

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TRANSMETTRE LA FOI

AU CŒUR DES CULTURES

 

JEAN-PAUL II

 

Le samedi 13 mars 2002, le Souverain Pontife Jean-Paul II a adressé le discours suivant aux participants de l’Assemblée Plénière du Conseil Pontifical de la Culture

 

 

Messieurs les Cardinaux,

Chers Frères dans l’Épiscopat,

Chers amis,

 

1. Je suis heureux de vous accueillir, au terme de l’Assemblée plénière de votre dicastère au cours de laquelle vous avez voulu repartir de la lettre Novo millennio ineunte pour apporter votre contribution à la mission de l’Église dans le troisième millénaire (cf. n. 40). Votre rencontre coïncide avec le vingtième anniversaire de la création du Conseil pontifical pour la Culture. En rendant grâce pour le travail accompli par les membres et les collaborateurs du Conseil pontifical au cours des vingt années écoulées, j’adresse mes salutations à Monsieur le Cardinal Poupard, le remerciant pour ses aimables paroles qui interprètent vos sentiments à tous.

À vous tous, j’exprime ma reconnaissance pour votre généreuse collaboration au service de la mission universelle du Successeur de Pierre, et je vous encourage à poursuivre, avec un zèle renouvelé, vos relations avec les cultures, pour créer des ponts entre les hommes, pour témoigner du Christ et pour ouvrir nos frères à l’Évangile (cf. Constitution apostolique Pastor Bonus, art. 166-168) ; cela se réalise en effet par un dialogue ouvert avec toutes les personnes de bonne volonté, diverses par leur appartenance et leurs traditions, marquées par leur religion ou leur incroyance, mais toutes unies par la même humanité et appelées à partager la vie du Christ, le Rédempteur de l’homme.

2. La création du Conseil pontifical pour la Culture, visant à « donner à toute l’Église une impulsion commune dans la rencontre sans cesse renouvelée du message de l’Évangile avec la pluralité des cultures, dans la diversité des peuples auxquels il doit porter ses fruits de grâce » (Lettre au Cardinal Casaroli pour la création du Conseil pontifical pour la Culture, 20 mai 1982), s’inscrit dans la droite ligne de la réflexion et des décisions du Concile œcuménique Vatican II. En effet, les Pères avaient fortement souligné la place centrale de la culture dans la vie des hommes et son importance pour la pénétration des valeurs évangéliques, de même que pour la diffusion du message biblique dans les mœurs, les sciences et les arts. Toujours dans ce même esprit, l’union du Conseil pontifical pour le Dialogue avec les Non-Croyants et du Conseil pontifical pour la Culture en un seul Conseil, le 25 mars 1993, avait comme objectif de promouvoir « l’étude du problème de la non-croyance et de l’indifférence religieuse présentes sous des formes variées dans les divers milieux culturels [...], dans le but de fournir une aide adaptée à l’Église pour l’évangélisation des cultures et l’inculturation de l’Évangile » (Motu proprio « Inde a Pontificatus »).

La transmission du message évangélique dans le monde d’aujourd’hui est particulièrement ardue, notamment parce que nos contemporains sont immergés dans des milieux culturels souvent étrangers à toute dimension spirituelle et d’intériorité, dans des situations où dominent des aspects essentiellement matérialistes. Plus sans doute que dans toute autre période de l’histoire, il faut aussi noter une rupture dans le processus de transmission des valeurs morales et religieuses entre les générations, qui conduit à une sorte d’hétérogénéité entre l’Église et le monde contemporain. Dans cette perspective, le Conseil a un rôle particulièrement important d’observatoire, d’une part pour repérer le développement des différentes cultures et les questions anthropologiques qui s’y posent et, d’autre part, pour envisager les relations possibles entre les cultures et la foi chrétienne, de manière à proposer de nouveaux modes d’évangélisation, à partir des attentes de nos contemporains. Il importe en effet de rejoindre les hommes là où ils sont, avec les préoccupations et les interrogations qui sont les leurs, pour leur permettre de découvrir les repères moraux et spirituels nécessaires à toute existence conforme à notre vocation spécifique, et de trouver dans l’appel du Christ l’espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), en prenant appui sur l’expérience même de l’Apôtre Paul à l’Aréopage d’Athènes (cf. Ac 17, 22-34). On le voit, l’attention à la culture permet d’aller le plus loin possible dans la rencontre avec les hommes. C’est donc une médiation privilégiée de la communication et de l’évangélisation.

3. Parmi les plus fortes pierres d’achoppement actuelles, on note les difficultés rencontrées par les familles et par l’institution scolaire, qui ont la lourde tâche de transmettre aux jeunes générations les valeurs humaines, morales et spirituelles qui leur permettront d’êtres des hommes et des femmes soucieux de mener une vie personnelle digne et de s’engager dans la vie sociale. De même, la transmission du message chrétien et des valeurs qui en découlent et qui conduisent à des décisions et à des comportements cohérents constitue un défi que toutes les communautés ecclésiales sont appelées à relever, notamment dans le domaine de la catéchèse et du catéchuménat. D’autres périodes de l’histoire de l’Église, que ce soit par exemple du temps de saint Augustin ou plus récemment au cours du vingtième siècle où l’on a pu enregistrer l’apport de nombreux philosophes chrétiens, nous ont appris à enraciner notre discours et notre façon d’évangéliser sur une saine anthropologie et une saine philosophie. En effet, c’est à partir du moment où la philosophie passe au Christ que l’Évangile peut véritablement commencer à se répandre dans toutes les nations. Il est donc urgent que tous les protagonistes des systèmes éducatifs s’attachent à une étude anthropologique sérieuse, pour rendre compte de ce qu’est l’homme et de ce qui le fait vivre. Les familles ont un grand besoin d’être secondées par des éducateurs qui respectent leurs valeurs et qui les aident à proposer des réflexions sur les questions fondamentales que se posent les jeunes, même si cela semble aller à contre-courant des propositions de la société actuelle. On note que, à toutes les époques, des hommes et des femmes ont su faire resplendir la vérité avec un courage prophétique. Cette même attitude est requise encore de nos jours.

Le phénomène de la mondialisation, devenu aujourd’hui un fait culturel, constitue à la fois une difficulté et une chance. Tout en tendant à niveler les identités spécifiques des différentes communautés et à les réduire parfois à de simples souvenirs folkloriques d’antiques traditions dépouillées de leur signification et de leur valeur culturelle et religieuse originales, ce phénomène permet aussi d’abaisser les barrières entre les cultures et il offre aux personnes la possibilité de se rencontrer et de se connaître ; dans le même temps, il oblige les Dirigeants des Nations et les hommes de bonne volonté à tout mettre en œuvre pour faire en sorte que soit respecté ce qui est propre aux individus et aux cultures, pour garantir le bien des personnes et des peuples, et pour mettre en œuvre la fraternité et la solidarité. La société dans son ensemble est aussi affrontée à de redoutables interrogations sur l’homme et sur son avenir, notamment dans des domaines tels que la bioéthique, l’utilisation des ressources de la planète, les déterminations en matière économique et politique, pour que l’homme soit reconnu dans toute sa dignité et qu’il demeure en permanence un acteur de la société et le critère ultime des décisions sociales. L’Église ne cherche aucunement à se substituer à ceux qui sont chargés de conduire les affaires publiques, mais elle souhaite avoir sa place dans les débats, pour éclairer les consciences à la lumière du sens de l’homme, inscrit dans sa nature même.

4. Il revient au Conseil pontifical pour la Culture de poursuivre son action et d’apporter son concours aux évêques, aux communautés catholiques et à toutes les institutions qui le désirent, de sorte que les chrétiens aient les moyens de témoigner de leur foi et de leur espérance de façon cohérente et responsable, et que tous les hommes de bonne volonté puissent s’engager dans la construction d’une société dans laquelle soit promu l’être intégral de toute personne. L’avenir de l’homme et des cultures, l’annonce de l’Évangile et la vie de l’Église en dépendent.

Puissiez-vous contribuer à une prise de conscience renouvelée de la place de la culture pour l’avenir de l’homme et de la société, ainsi que pour l’évangélisation, afin que l’homme devienne toujours plus libre et use de cette liberté de manière responsable ! Au terme de votre rencontre, confiant votre mission à la Vierge Marie, je vous accorde bien volontiers, ainsi qu’à tous ceux qui collaborent avec vous et à ceux qui vous sont chers, une particulière Bénédiction apostolique.

 

 

 

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DISCOURS D’OUVERTURE AUX TRAVAUX

DE L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

 

Paul Cardinal POUPARD

Président du Conseil Pontifical de la Culture

 

 

Éminences,

Excellences,

Chers Amis,

 

Je suis très heureux de vous souhaiter la bienvenue au Conseil Pontifical de la Culture pour notre Assemblée Plénière. Cette Assemblée Plénière, vous le savez, coïncide avec le 20ème anniversaire de la création de notre Dicastère par le Pape Jean-Paul II, dès le début de son Pontificat, le 20 mai 1982.

Selon l’usage, notre Secrétaire, le Père Bernard Ardura va vous présenter tout à l’heure le rapport d’activité depuis la dernière Plenaria. Et le Père Laurent Mazas introduira ensuite le thème de la Plénière : « Transmettre la foi au cœur des cultures, Novo millennio ineunte. »

 

 

I. Pour ma part, à vingt ans de la création du Conseil, à laquelle j’ai été activement associé par le Saint-Père dès 1980, – je venais de succéder au Cardinal König à la Présidence du Secrétariat pour les Non-Croyants – avec le Cardinal Garrone, au titre de la Congrégation pour l’éducation catholique, le Président Carlos Chagas, au titre de l’Académie Pontificale des Sciences, et le Père Carrier, au titre du Centre de recherche de la Fédération internationale des Universités catholiques, il me paraît important de nous remémorer quelle a été l’intention du Pape Jean-Paul II en créant ce Conseil, puis en le fusionnant onze ans plus tard avec le Secrétariat pour les Non-Croyants, devenu ensuite dans la Constitution Pastor Bonus sur la Curie Romaine en 1988 le Conseil Pontifical pour le Dialogue avec les Non-Croyants.

 

1. Dans sa Lettre de fondation en la fête de l’Ascension, le 20 mai 1982, le Saint-Père déclare « opportun, je le cite, de fonder un organisme spécial permanent dans le but de promouvoir les grands objectifs que le Concile œcuménique Vatican II s’est fixés quant aux rapports entre l’Église et la culture. » Et il ajoute : « Une foi qui ne devient pas culture est une foi qui n’est pas pleinement accueillie, entièrement pensée et fidèlement vécue… Là même où des idéologies agnostiques, hostiles à la tradition chrétienne, ou même franchement athées, inspirent certains maîtres de pensée, l’urgence pour l’Église d’entrer en dialogue avec les cultures n’en est que plus grande pour permettre à l’homme d’aujourd’hui de découvrir que Dieu, bien loin d’être le rival de l’homme, lui donne de s’accomplir pleinement, à son image et ressemblance… Aussi la rencontre des cultures est-elle aujourd’hui un terrain de dialogue privilégié entre des hommes également en recherche d’un nouvel humanisme pour notre temps, par-delà les divergences qui les séparent… Aussi, en vertu de ma mission apostolique, je ressens la responsabilité qui m’incombe, au cœur de la collégialité de l’Église universelle, en liaison et en accord avec les Églises locales, d’intensifier les relations du Saint-Siège avec toutes les réalisations de la culture, en assurant aussi un rapport original dans une féconde collaboration internationale, au sein de la famille des nations…

C’est pourquoi j’ai décidé de fonder et d’instituer un Conseil pour la culture capable de donner à toute l’Église une impulsion commune dans la rencontre sans cesse renouvelée du message de salut de l’Évangile avec la pluralité des cultures, dans la diversité des peuples auxquels il doit porter ses fruits de grâce… Ce Conseil me sera directement rattaché… comme un service nouveau et original, que la réflexion et l’expérience permettront peu à peu de structurer de façon adaptée, tant il est vrai que l’Église ne se situe pas en face des cultures de leur extérieur, mais bien au-dedans d’elles-mêmes comme un ferment, en raison du lien organique et constitutif qui les réunit étroitement.

Ce Conseil poursuivra des finalités propres dans un esprit œcuménique et fraternel, en promouvant aussi le dialogue avec les religions non chrétiennes et avec les personnes ou les groupes qui ne se réclament d’aucune religion, dans la recherche conjointe d’une communication culturelle avec tous les hommes de bonne volonté. Il apportera régulièrement au Saint-Siège l’écho des grandes aspirations culturelles à travers le monde. »

Et le Saint-Père d’énumérer ensuite les « tâches pour lesquelles il est institué et qui sont, dans leurs grandes lignes :

i. Témoigner, devant l’Église et le monde, du profond intérêt que le Saint-Siège, de par sa mission propre, accorde au progrès de la culture et au fécond dialogue des cultures, comme à leur rencontre bénéfique avec l’Évangile.

ii. Participer aux préoccupations culturelles que les dicastères du Saint-Siège entretiennent dans leur travail, de manière à faciliter la coordination de leurs tâches pour l’évangélisation des cultures, et à assurer la coopération des institutions culturelles du Saint-Siège.

iii. Dialoguer avec les Conférences épiscopales afin aussi de faire bénéficier toute l’Église des recherches, initiatives, réalisations et créations qui permettent aux Églises locales une présence agissante dans leur propre milieu culturel.

iv. Collaborer avec les organisations internationales catholiques, universitaires, historiques, philosophiques, théologiques, scientifiques, artistiques, intellectuelles et promouvoir leur mutuelle coopération.

v. Suivre, selon la manière qui lui est propre et les compétences spécifiques des autres organismes de la Curie en la matière demeurant toujours sauves, l’action des organismes internationaux, à commencer par l’Unesco et le Conseil de coopération culturelle du Conseil de l’Europe, qui s’intéressent à la culture, à la philosophie des sciences, aux sciences de l’homme, et assurer la participation efficiente du Saint-Siège aux Congrès internationaux qui s’occupent de science, de la culture et d’éducation.

vi. Suivre la politique et l’action culturelle des divers gouvernements à travers le monde, légitimement soucieux de donner une dimension pleinement humaine à la promotion du bien commun des hommes dont ils ont la responsabilité.

vii. Faciliter le dialogue Église-cultures au niveau des universités et des centres de recherches, des organisations d’artistes et de spécialistes, de chercheurs et de savants et promouvoir des rencontres signifiantes à ces univers culturels.

viii. Accueillir à Rome les représentants de la culture intéressés à mieux connaître l’action de l’Église dans ce domaine et à faire bénéficier le Saint-Siège de leur riche expérience, en leur offrant à Rome un lieu de réunion et de dialogue. (AAS 74, 1983, p. 683-688).

 

2. D’année en année, au fil des rencontres, le Saint-Père n’a cessé de nous encourager à évangéliser les cultures et à inculturer l’évangile. « Il y a là, disait-il le 13 janvier 1989, un enjeu décisif pour l’action de l’Eglise, aussi bien au cœur des diverses cultures traditionnelles qu’auprès des formes complexes de la culture moderne… Inculturer l’Évangile, ce n’est pas le ramener à l’éphémère et le réduire au superficiel qui agite la mouvante actualité. C’est au contraire, avec une audace toute spirituelle, insérer la force du levain de l’Évangile et sa nouveauté plus jeune que toute modernité, au cœur même des ébranlements de notre temps, en gestation de nouveaux modes de penser, d’agir et de vivre… Les personnes qui ont reçu la nouveauté de l’Évangile se l’approprient et l’intériorisent de manière à le réexprimer dans leur vécu quotidien, selon leur génie propre. »

« Il y a encore, nous disait-il dès le 18 janvier 1983, des milieux et des mentalités, comme des pays et des régions entières à évangéliser, ce qui suppose un long et courageux processus d’inculturation afin que l’Évangile pénètre l’âme des cultures vivantes, répondant à leurs attentes les plus hautes et les faisant croître à la dimension même de la foi, de l’espérance et de la charité chrétiennes… Votre tâche est difficile, mais splendide. Ensemble vous devez contribuer à tracer les voies nouvelles du dialogue de l’Église avec le monde de ce temps. Comment parler au cœur et à l’intelligence de l’homme moderne pour lui annoncer la parole salvifique ?… Votre rôle est grand, puisque vous avez à aider l’Église à devenir créatrice de culture dans son rapport au monde moderne… Ce qui est évidemment demandé au Conseil pour la culture, c’est d’exercer son action par mode de dialogue, d’incitation, de témoignage, de recherche. Il y a là une façon particulièrement féconde pour l’Église d’être présente au monde pour lui révéler le message nouveau du Christ rédempteur. »

« Votre rôle, ajoutait-il l’année suivante, le 16 janvier 1984, est surtout de nouer des relations avec le monde de la culture, dans l’Église et en dehors des institutions ecclésiales, avec les évêques, les religieux, les laïcs engagés en ce domaine ou délégués des associations culturelles officielles ou privées, les universitaires, les chercheurs et artistes, tous ceux qui sont intéressés à approfondir les problèmes culturels de notre temps. »

Poursuivant ses recommandations, le Saint-Père ajoutait, le 15 janvier 1985 : « Vous devez aider l’Église à répondre à ces questions fondamentales pour les cultures actuelles : comment le message de l’Église est-il accessible aux cultures nouvelles, aux formes actuelles de l’intelligence et de la sensibilité ? Comment l’Église du Christ peut-elle se faire entendre par l’esprit

moderne, si fier de ses réalisations et en même temps si inquiet pour l’avenir de la famille humaine ? »

Le 13 janvier 1986, Jean-Paul II nous encourageait : « Poursuivez cette tâche complexe, mais nécessaire et urgente, stimulez à travers le monde les énergies en attente et les volontés en éveil. »

Le 17 janvier 1987, il précisait : « En vous félicitant pour les tâches accomplies, je vous demande d’envisager l’avenir avec beaucoup de lucidité et d’espérance. Permettez-moi de suggérer deux orientations principales qui devraient inspirer vos efforts, vos recherches, vos initiatives et la coopération de tous ceux avec qui vous êtes en rapport. D’une part, je vous engage de nouveau à faire mûrir dans les esprits l’urgence d’une rencontre effective de l’Évangile avec les cultures vivantes. L’écart reste immense et dramatique entre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et des zones entières de l’humanité. » Et après avoir développé ce premier point, le Saint-Père revient, selon ses propres termes, « pour y insister, sur cet objectif également central dans votre travail… : celui de l’inculturation… Car ce néologisme découvre un enjeu capital pour l’Église, surtout dans les pays de traditions non chrétiennes. En entrant en contact avec les cultures, l’Église doit accueillir tout ce qui dans les traditions des peuples est conciliable avec l’Évangile pour y apporter les richesses du Christ et pour s’enrichir elle-même de la sagesse multiforme des nations de la terre. Vous le savez : l’inculturation engage l’Église sur un chemin difficile, mais nécessaire. »

Le 15 janvier 1988, le Pape aborde un autre aspect, non moins important, de notre travail : « Dans le cadre de l’activité du Saint-Siège auprès des institutions internationales, à commencer par l’UNESCO et le Conseil de l’Europe, vous avez une contribution spécifique à apporter selon vos attributions propres, afin de rendre encore plus incisive la présence des chrétiens et de leurs organisations dans les grandes rencontres où se débattent les problèmes de l’éducation, de la science, de l’information et de la culture. »

Le 11 janvier 1992, Jean-Paul II nous disait, voici dix ans : « Dans quelques mois, le Conseil pontifical pour la Culture, l’un des plus jeunes dicastères de la Curie romaine, célébrera ses dix ans de fondation… Je souhaite que s’intensifie votre collaboration avec les Églises locales, afin de promouvoir les initiatives propres à stimuler l’évangélisation des cultures et l’inculturation de la foi ».

En relisant ces textes, comment ne pas être frappé de la force de conviction du Saint-Père et de la continuité de ses directives, tout au long de notre première décennie d’existence !

 

3. Le 25 mars 1993, nouvelle étape pour notre dicastère, le Pape Jean-Paul II, par Lettre apostolique sous forme de Motu Proprio, réunit en un seul Conseil le Conseil Pontifical de la Culture et le Conseil Pontifical pour le Dialogue avec les Non-Croyants. Voici les deux premiers articles de ce texte du Saint-Père, qui nous régit donc toujours aujourd’hui :

Art. 1 : Le Conseil promeut la rencontre entre le message salvifique de l’Évangile et les cultures de notre temps, souvent marquées par la non-croyance et l’indifférence religieuse, afin qu’elles s’ouvrent toujours davantage à la Foi chrétienne, créatrice de culture et source inspiratrice des sciences, des lettres et des arts.

Art. 2 : Le Conseil manifeste la sollicitude pastorale de l’Église face aux graves phénomènes de rupture entre Évangile et cultures. Il promeut donc l’étude du problème de la non-croyance et de l’indifférence religieuse présentes sous des formes variées dans les divers milieux culturels, il en recherche les causes et les conséquences en ce qui touche la Foi chrétienne, dans le but de fournir une aide adaptée à l’action pastorale de l’Église pour l’évangélisation des cultures et l’inculturation de l’Évangile. (Lettre apostolique Motu proprio Inde a Pontificatus, AAS 85, 1993, p. 549-552).

Dans cette perspective et pour rendre plus efficiente la présence qualifiée du Saint-Siège dans le domaine de la culture, le Saint-Père confiait au nouveau Dicastère le renouvellement et la coordination des Académies Pontificales (cf. Ibid.).

Le 18 mars 1994, le Saint-Père développait longuement les deux tâches du nouveau Conseil Pontifical de la Culture : dialogue avec les non-croyants et inculturation de la foi. Le 14 mars 1997, il soulignait combien l’Évangile est bonne nouvelle pour toutes les cultures auxquelles il donne une dimension nouvelle, celle de l’espérance du Règne de Dieu. Et enfin, le 19 novembre 1999, le Pape nous renouvelait ses encouragements en ces termes : « Je souhaite vivement que le Conseil Pontifical de la Culture poursuive ses efforts, ses recherches et ses initiatives, notamment en soutenant les Églises locales et en favorisant la découverte du Seigneur de l’histoire par ceux qui sont immergés dans le relativisme et l’indifférence, ces visages nouveaux de l’incroyance… En particulier, je vous invite à soutenir les communautés chrétiennes, qui n’en ont pas toujours les moyens, pour qu’elles portent une attention renouvelée au monde si diversifié des jeunes et de leurs éducateurs, des scientifiques et des chercheurs, des artistes, des poètes, des écrivains, et de toutes les personnes engagées dans la vie culturelle, afin que l’Église relève les grands défis de la culture contemporaine. Cela est vrai tout autant en Occident que dans les terres de mission. Je tiens à vous renouveler l’expression de ma reconnaissance pour le travail accompli. »

 

 

II. Au cours des dernières semaines, j’ai repris la longue liste de l’ensemble des Congrès, Colloques, Rencontres, Symposiums promus par le Conseil Pontifical de la Culture ou auxquels il a collaboré à travers les divers Continents, pour répondre aux directives du Saint-Père. En se limitant à l’essentiel, l’énumération remplit dix-sept pages ! Il n’est pas question de vous en donner lecture. J’évoque simplement le premier et le dernier de la liste, qui sont bien significatifs. Le premier, tout de suite après la création du Conseil, dès le mois de juillet 1982, est un Colloque interdisciplinaire de la Faculté de théologie de Kinshasa, alors Zaïre, sur Théologie, Philosophie et Culture africaine. Le dernier est, en février 2002 à Puebla de los Angeles au Mexique, avec l’Universidad Popular Autonoma del Estado de Puebla, et le Center for Theology and Natural Sciences of Berkeley, sur Ciencia y Religión. Hacia una nueva cultura de Collaboración. Cette simple évocation se veut seulement une illustration de la diversité des appels qui nous parviennent depuis 20 ans au Conseil Pontifical de la Culture et de la manière non moins diversifiée d’y répondre pour honorer les deux autres articles du Motu Proprio du 25 mars 1993, le double héritage des deux dicastères antécédents :

Art. 3 : Pour favoriser les relations de l’Église et du Saint-Siège avec le monde de la culture, le Conseil prend des initiatives appropriées concernant le dialogue entre la Foi et les cultures, et le dialogue interculturel. Il suit les initiatives promues par les diverses Institutions de l’Église et offre sa collaboration aux Organismes correspondants des Conférences Épiscopales.

Art. 4 : Le Conseil établit aussi le dialogue avec ceux qui ne croient pas en Dieu ou ne professent aucune religion, chaque fois que ces derniers sont ouverts à une sincère collaboration. Il organise et participe à des rencontres d’études en ce domaine, par l’intermédiaire de personnes expertes. (Ibid., p. 551).

 

1. Pour ce qui concerne l’héritage de l’activité conduite par le Conseil pontifical pour le Dialogue avec les Non-Croyants, à vingt ans de sa création par le Pape Paul VI, son Successeur le Pape Jean-Paul II, qui m’en avait confié la présidence en succession du Cardinal König, nous disait, le 22 mars 1985, son « rôle important d’incitation, d’approfondissement, de suggestions, de propositions, au sein de la Curie romaine et au service des Églises locales affrontées au défi de l’athéisme et au drame de l’incroyance ».

L’Assemblée Plénière soulignait alors le passage de l’athéisme triomphaliste et militant, à un athéisme pessimiste et désenchanté, un athéisme de l’ennui, un agnosticisme croissant, une incroyance pratique sur fond d’hédonisme, séduction des biens matériels, recherche de jouissance immédiate, repli sur l’instant présent, absence d’idéal, perte de la dimension eschatologique de l’existence, influence lancinante des médias et de leur vision sécularisée de la réalité.

En même temps, se faisait jour une nouvelle quête du spirituel, une nouvelle recherche du sacré, l’éveil d’une conscience religieuse vague aux contours indécis, souvent déviée chez les jeunes, vers des paradis sensuels.

Pour répondre à ce défi d’un monde affaissé dans la non-croyance pratique, fatigué des idéologies et en quête obscure de lumière, notre Assemblée Plénière proposait une pastorale globale de l’intelligence et du cœur, pastorale de la culture. Pour que la question de la vérité redevienne intéressante et vitale, il était demandé à la pensée chrétienne de renouer le dialogue avec la philosophie, l’art et la littérature moderne, les sciences modernes de la nature et les sciences humaines, pour combler l’abîme qui sépare le christianisme de la culture moderne.

Le même abîme déjà était souligné dès 1964 dans un article de La Civiltà Cattolica du 19 décembre, consacré au Christianisme au Japon. L’auteur, le Père Annibale Fantoli, se demandait comment et pourquoi le christianisme, malgré un effort missionnaire séculaire, ne progresse pas au Japon, près d’une population qui est loin d’être insensible à la religion, comme le montrent ces chiffres étonnants : alors que le Christianisme piétine à 700.000 fidèles, les nouveaux mouvements religieux locaux ont gagné quelque 20 millions de fidèles. La réponse pour lui ne fait pas de doute : le christianisme au Japon était et demeure une greffe de l’Occident, une plante exotique dans une serre, sans beaucoup d’efforts pour s’adapter à un nouveau climat, sans contact, dans l’isolement de la vie réelle du Japon.

Pour qu’on ne se méprenne pas sur sa pensée, l’auteur ne manque pas de souligner que le Christianisme n’est pas une culture, qu’il est une religion révélée avec un noyau irréductible à toute adaptation. L’adaptation réelle qu’il demande – car le concept d’inculturation n’était pas encore utilisé dans l’Église –, c’est la capacité de pénétrer en profondeur l’âme de ce peuple, dans sa psychologie, dans ses modes de vivre, qui sont l’expression de sa culture, pour pouvoir être le levain capable de faire lever toute cette masse, et la transformer dans une culture japonaise chrétienne, l’émergence d’un mode de penser et de vivre qui soit tout à la fois chrétien et enraciné dans les traditions culturelles de ce peuple. Et d’ajouter aussitôt combien cette tâche nécessaire est difficile si l’on pense à la complexité des facteurs qui ont influencé cette culture au long des siècles. Le plus difficile, souligne-t-il, est de présenter le dogme chrétien avec ses présupposés philosophiques de manière adaptée à la pensée japonaise. Tant que les textes du catéchisme aussi bien que de philosophie et de théologie ne seront que pures traductions de textes européens et américains, sans effort de les repenser sur la base des réalités de la psychologie et de la culture japonaises, inutile de compter sur une activité missionnaire vraiment efficace, comme David empêché de marcher, tant qu’il était empêtré dans la pesante armure de Saül.

 

2. Transmettre la foi au cœur des cultures, novo millennio ineunte, c’est bien sûr la mission de toute l’Église, à laquelle le Saint-Père nous invite dans sa dernière Lettre apostolique. Significativement, cette invitation de Jean-Paul II résonne comme un appel au terme de notre Instrumentum laboris. Le Pape nous invite à « un nouvel élan apostolique », « dans l’attention à l’égard des différentes cultures dans lesquelles le message chrétien doit être introduit, de sorte que les valeurs spécifiques de chaque peuple ne soient pas reniées, mais purifiées et portées à leur plénitude. Le christianisme du troisième millénaire devra répondre toujours mieux à cette exigence d’inculturation » (n° 40).

Dans un Colloque déjà lointain – c’était en 1990 à Speyer, en Allemagne – sur les chances et les menaces pour l’Église aujourd’hui en Europe, le professeur Robert Spaeman que j’avais invité présentait ainsi le défi de la modernité. L’alternative, disait-il en substance, n’est, ni « l’auto-relativisation » qui fait de l’Église un groupe parmi d’autres, ni la tentative d’effacer les distinctions pour faire partie de l’ensemble. L’unique alternative chrétienne s’appelle mission. Elle demande chez les chrétiens la conviction qu’ils ont choisi « la meilleure part », car nul ne saurait vivre dans cette situation s’il n’est pas sûr de ses propres convictions. Et cette assurance est la condition indispensable pour attirer les autres. Pour pouvoir les attirer, il faut présenter l’objectif d’abord comme vrai, ensuite, comme bon, enfin comme beau, c’est à dire comme source de joie, comme quelque chose qui, par sa beauté intérieure, est irrésistible. Charles Péguy a une fois défini le modernisme comme l’attitude de celui « qui ne croit pas ce qu’il croit ». Dans nos académies catholiques, on parle depuis quelques années seulement des limites du magistère, tandis qu’une annonce convaincante de la foi ne peut avoir d’autre tâche que de rendre lumineuse la force de rayonnement de la vérité tout entière. Toutes les annonces de la vérité restent vides si elles ne sont pas accompagnées d’une mystérieuse force d’attraction intérieure. On se plaint aujourd’hui souvent de la disparition des liens entre la foi, l’Église et la culture. Mais, pour rétablir ce lien, il ne suffit pas d’organiser des Congrès et d’autres initiatives, il faut plutôt rendre sa force d’attraction à ce qui constitue le centre de toute culture chrétienne : le culte chrétien. Dans un monde largement déchristianisé, les chrétiens ne peuvent influencer directement la culture globale de leur temps. Il ne peuvent que développer une « subculture » chrétienne. Pour ce faire, il est nécessaire que, sans s’éloigner de la civilisation de leur temps, ils développent des traits spécifiques qui les différencient de cette civilisation, comme ce fut le cas au début du christianisme. Et Spaeman de conclure : tout ce que je viens de dire aboutit à une seule conviction. L’avenir de la foi dépend de la possibilité de la percevoir comme source de joie, inséparablement liée à une grande fierté, celle de pouvoir s’appeler « chrétien ». C’est seulement là où « être chrétien » est considéré comme un privilège, que le christianisme peut susciter le désir de partager ce privilège (Cf. Athéisme et Foi, XXV, 1990, n° 4, p. 40-57).

 

3. À dix ans de distance, le théologien Pierre Gaudette que j’avais invité en juin dernier à Puebla de los Angeles à notre Rencontre Panaméricaine sur La culture dans l’horizon de la transmission de l’Évangile, présentait ainsi les fondements théologiques dans la transmission de la Bonne Nouvelle pour inculturer l’évangile et évangéliser les cultures : d’abord une dimension christologique, toujours partir de l’annonce du Christ Jésus, mort et ressuscité, continuel point de référence et critère de discernement. Puis une dimension anthropologique, l’évangile qui n’est pas un corps étranger, mais prend racine dans la culture des hommes. Troisièmement, la dimension ecclésiologique, l’Église qui est le lieu où ce mouvement d’évangélisation et d’inculturation se réalise, tant au plan des petites communautés de foi qu’au plan universel. Et enfin la dimension pneumatique : c’est l’Esprit Saint de Jésus vivant dans l’Église qui est l’agent, l’âme de tout le processus de transmission de la foi. L’inculturation est une réalité vivante (Cf. La Cultura en el horizonte de la transmisión del Evangelio. Perspectivas para una Nueva Evangelización, Puebla, Comisión Episcopal de Cultura, 2001, p. 79-94).

Déjà en 1985, la première rencontre en Amérique latine à Sumaré, à Rio de Janeiro, sur l’Evangelización de la cultura, soulignait l’importance que le Saint-Père Jean-Paul II donne au problème de la culture, aussi bien dans ses déclarations que dans son initiative de créer le Conseil Pontifical de la Culture, pour éveiller la conscience chrétienne au fait que c’est au niveau de la culture que la mission évangélisatrice de l’Église affronte aujourd’hui les défis les plus graves.

Une culture déterminée, soulignait dans le même temps le philosophe Etienne Borne, est pour le Christianisme à la fois un partenaire et un adversaire, abruptement avoué dans le célèbre discours de saint Paul sur l’Aréopage, tel qu’il se trouve dans les Actes des Apôtres. Et par là, une modernité dont le propos se résoudrait à une adaptation à la culture moderne ne serait que modernisme. Mais une foi qui ne saurait s’exprimer dans une culture demeurerait pour elle un corps étranger.

 

 

En conclusion. Chers Amis, en vous partageant ces quelques réflexions, je n’ai eu d’autre ambition que d’introduire notre délibération. Transmettre la foi au cœur des cultures, c’est la tâche de toute l’Église. Le Saint-Père a créé le Conseil Pontifical de la Culture voici vingt ans pour l’aider à répondre à sa manière propre à ce défi global. Il l’a écrit dans sa Lettre autographe de fondation en 1982. Il l’a redit dans sa Lettre autographe de refondation en 1993. Il n’a cessé de le répéter dans toutes nos rencontres que j’ai rapidement évoquées dans cette intervention liminaire.

Je me suis efforcé de raviver notre mémoire pour faciliter notre travail. Le document que nous avons publié voici trois ans, Pour une pastorale de la culture, demeure notre référence. Comment pouvons-nous traduire ces orientations ? L’Instrumentum laboris nous rappelle d’abord les convictions fondamentales sur la mission apostolique de l’Église, évangélisation et inculturation, puis identifie quelques défis, de la mondialisation à la diversité culturelle, et enfin ouvre un large horizon sur la transmission de la foi au cœur des cultures, Novo millennio ineunte.

Vous nous direz ce qui retient davantage votre attention et qui devrait orienter notre action pour aider toute l’Église à mieux remplir sa mission d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile au cœur de toutes les cultures. Trois conditions, me semble-t-il, sont à réunir : que l’annonce soit intelligible, c’est à dire tout simplement, comprise pour ce qu’elle est ; que la Bonne Nouvelle annoncée apparaisse désirable au cœur, c’est à dire qu’elle présente quelque intérêt pour son destinataire ; et enfin qu’elle soit présentée de manière à ce que l’intelligence humaine puisse parvenir à la conviction qu’elle est vraie. Intelligible, désirable et vraie, telles sont bien les trois conditions pour transmettre la foi novo millennio ineunte.

Mais peut-être faut-il auparavant, avant d’aller ad extra, revenir ad intra, pour employer les catégories des Pères Conciliaires au Concile Vatican II. Je vous livre, en terminant, ces deux remarques. La première, de Monseigneur Fulton Sheen, l’archevêque américain vedette de télévision, que je fréquentais au temps du Concile : « Il n’y a pas plus de 100 personnes, aux État-Unis, disait-il, qui détestent l’Église catholique. Mais il y en a des millions, au contraire, qui détestent ce qu’ils imaginent bien à tort, être l’Église catholique. »

Et l’autre, du Père, futur Cardinal Henri de Lubac, dans son livre Catholicisme publié en 1936 : « Si tant d’observateurs qui ne sont pas tous sans perspicacité ni sans esprit religieux se trompent si lourdement sur l’essence du Catholicisme, n’est-ce pas un indice que les catholiques auraient à faire un effort pour mieux le comprendre eux-mêmes ? »

 

Merci et bon travail.

 

 

 

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RAPPORTO DI ATTIVITÀ DEL

PONTIFICIO CONSIGLIO DELLA CULTURA:

novembre 1999 – marzo 2002

 

P. Bernard ARDURA O.Praem.

Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura

 

 

I – NOMINE PONTIFICIE

 

Il 24 gennaio 2000, il Santo Padre ha nominato Membro del Pontificio Consiglio della Cultura ad quinquennium S.E.R. Mons. Guy-Paul Noujaim, Vescovo titolare di Cesarea di Filippo, Ausiliare di Antiochia dei Maroniti, Vicario patriarcale di Sarba (Libano).

Il 14 maggio 2001, il Santo Padre ha annoverato fra i Membri del Pontificio Consiglio della Cultura ad quinquennium gli Em.mi Cardinali: Louis-Marie Billé, Arcivescovo di Lione, deceduto martedì 12 marzo 2002, all’età di 64 anni; Ivan Dias, Arcivescovo di Bombay; Cláudio Hummes, Arcivescovo di San Paolo del Brasile; Walter Kasper, Presidente del Pontificio Consiglio per la Promozione dell’Unità dei Cristiani; Jorge María Mejía, Archivista e Bibliotecario di S.R.C.; José da Cruz Policarpo, Patriarca di Lisbona.

Il 17 gennaio 2002, il Santo Padre ha nominato Membro del Pontificio Consiglio della Cultura ad quinquennium S.E.R. Mons. Joseph Vu Duy Thong, Vescovo titolare di Tortiboli, Ausiliare di Thánh-Phô Hô Chí Minh (Viet Nam).

 

 

II – NUOVI COLLABORATORI

 

Nel mese di agosto 2000, ha preso servizio in questo Dicastero, come officiale addetto di lingua francese, il Rev. P. Jean-Marie Laurent Mazas, della Congregazione dei “Frères de Saint-Jean”.

All’inizio dell’anno 2002, ha preso servizio in questo Dicastero, come officiale addetto, incaricato dell’America Latina, il Rev. Sac. Leonardo Nicolás Martínez García, della diocesi di Medellín.

 

 

III – RAPPORTI CON LE CONFERENZE EPISCOPALI

 

A. Le Riunioni Continentali dei Membri e Consultori del Dicastero

  Per iniziativa di questo Pontificio Consiglio, i Membri africani del Dicastero si sono incontrati per una prima riunione continentale africana, il 2 marzo 2000, a Yaoundé, presso il monastero benedettino del “Mont Febe”. Quindi, il 3 marzo, insieme ai Vescovi Presidenti delle Commissioni Episcopali per l’Educazione e per la Giustizia e la Pace dell’Association des Conférences Episcopales de la Région de l’Afrique Centrale (A.C.E.R.A.C.), gli stessi Membri si sono riuniti per parlare delle fonti scritturali e patristiche della cultura cristiana della pace, dei valori culturali africani e dei campi da privilegiare per costruire tale cultura, con un’analisi di quanto la dottrina sociale della Chiesa offre in questo campo. Il 4 marzo si è svolto un convegno all’Université Catholique d’Afrique Centrale (U.C.A.C.) col contributo degli insegnanti e studenti di tale Istituto.

–  Per la prima volta nella sua storia, questo Pontificio Consiglio, dal 4 al 7 giugno 2001, ha tenuto a Puebla de los Ángeles, in Messico, una riunione dei suoi Membri e Consultori del continente americano, alla quale hanno partecipato, a partire dalla seconda giornata, i Vescovi Presidenti delle Commissioni per la Cultura delle Conferenze Episcopali di tutti i Paesi d’America. Tema dell’incontro: La cultura en el horizonte de la transmisión del Evangelio. Perspectivas para una nueva evangelización.

 

B. Le Visite del Cardinale Presidente

–  Dal 10 al 16 maggio, invitato dalla Conferenza Ucraina dei Vescovi greco-cattolici e dei Vescovi di rito latino, il Cardinal Poupard ha fatto un intervento, a Kiev, sulla Pastorale della cultura nei paesi dell’ex Unione Sovietica. Quindi, a Leopoli, ha aperto il convegno nazionale sul Cristianesimo, fondamento della civiltà europea. Il 13 maggio, nella stessa città, ha tenuto una conferenza sul Significato e valore dell’Università Cattolica nella pastorale della cultura della Chiesa. Il 15 maggio, di nuovo a Kiev, ha incontrato il Ministro della Cultura della Repubblica Ucraina ed ha pronunciato, all’Accademia “Mohilana”, la conferenza: Dall’esperienza religiosa alla fede nel Dio di Gesù Cristo.

–  Dal 21 al 28 giugno, viaggio di Sua Eminenza in Irlanda. Durante il suo soggiorno sull’Isola, il Card. Poupard ha avuto incontri con rappresentanti del mondo della politica e della cultura, ha partecipato a convegni e colloqui, ha tenuto discorsi e ha visitato siti di grande importanza storica ed archeologica.

 

C. Le Visite ad Limina

–  Il 29 gennaio 2001, in occasione della visita ad limina apostolorum, un gruppo di Vescovi della Conferenza Episcopale Ungherese ha visitato il Pontificio Consiglio della Cultura. A nome della Conferenza, Mons. Gyula Márfi, Arcivescovo di Veszprém, ha esposto brevemente la situazione dell’evangelizzazione della cultura e dell’inculturazione della fede in Ungheria. Alla fine del 1999, la Conferenza ha riorganizzato le proprie commissioni ed ha creato il nuovo comitato della Cultura e della comunicazione sociale.

–  I Vescovi della Jugoslavia, venuti il 13 febbraio, hanno sottolineato quanto siano consapevoli dell’importanza dell’elemento culturale (religione–nazionalità). Il rapporto con la Chiesa ortodossa serba non è senza problemi e il dialogo ecumenico con loro funziona proprio a livello della cultura.

–  Il 28 febbraio il Pontificio Consiglio della Cultura ha accolto i Vescovi del Panama. La loro situazione culturale è ricca e ben diversificata. Apprezzano il ruolo del dialogo cultura-fede nell’evangelizzazione di Panama. Il Presidente della Conferenza ha promesso di aggiornare l’elenco dei Centri culturali cattolici del Paese.

–  Continuando le visite ad limina, il 5 aprile è stata la volta dei Vescovi del Paraguay. I Vescovi hanno chiesto una parola di orientamento e chiarezza sull’espressione “cultura popolare”. Hanno osservato che nella loro Conferenza Episcopale manca una specifica commissione per la Cultura, che fino ad oggi è stata curata dalla Commissione per l’Educazione.

–  Il 24 aprile, sono stati i Vescovi della Slovenia a visitare il Dicastero, guidati dall’Arcivescovo di Ljubljana, Mons. Franc Rodé, già Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura. La Slovenia è un Paese con un’identità culturale propria, impregnata di cattolicesimo, anteriore alla costituzione dello Stato. La Conferenza Episcopale dedica molta attenzione alla rete delle scuole cattoliche del Paese.

–  La Repubblica Orientale d’Uruguay è la più piccola del continente americano. Vi predominano, come ideologie, il liberalismo e la massoneria, due volti dello spirito del secolo scorso. A differenza di quasi tutti i Paesi latinoamericani, non sono rimaste etnie indigene autoctone. Le sette stanno guadagnando terreno; c’è urgenza di evangelizzare e non solo di conservare.

–  I Vescovi di Haiti sono venuti il 15 settembre. Il Presidente della Conferenza episcopale, Mons. Hubert Constant, ha accennato alla preoccupazione per l’inculturazione del Vangelo, di fronte ai problemi causati da una religiosità popolare principalmente rivolta verso il vudù. La disoccupazione e la povertà non permettono una vera evoluzione delle mentalità, e spesso si accompagnano ad una spiacevole regressione.

–  Il 18 gennaio 2002, il Dicastero ha accolto nove Vescovi del Vietnam. In questa regione dell’Asia i cattolici rappresentano una minoranza. I vescovi del Vietnam hanno già lanciato una pastorale della cultura, fondata sulla promozione dei valori della famiglia cristiana, prima cellula di trasmissione della cultura e della fede. In tale contesto, i vescovi sottolineano l’importanza del catechismo e della pietà popolare.

–  Il 17 febbraio, è venuto il primo gruppo dei Vescovi d’Argentina, l’11 marzo il secondo. I Vescovi hanno presentato le loro riflessioni sul fenomeno della scristianizzazione, che sta penetrando in Argentina, insistendo sui fenomeni della New Age, della postmodernità e del sincretismo. Per fronteggiare la contestazione generalizzata della verità, i Vescovi hanno insistito sul fenomeno della globalizzazione, del pluralismo, del relativismo e dell’agnosticismo conseguente.

 

 

IV RAPPORTI CON I NUNZI APOSTOLICI

 

Dal novembre 1999 al marzo 2002 sono 48 le Istruzioni inviate ai nuovi Rappresentanti Pontifici, corrispondenti a 97 Paesi.

I rapporti con i Nunzi apostolici sono di grande importanza per questo Dicastero, soprattutto quando si tratta di attuare progetti concreti e organizzare convegni che richiedono l’assistenza di una persona informata sulle condizioni concrete del Paese e necessitano dell’aiuto dei servizi offerti a livello diplomatico. Vari Nunzi provvedono a tener il Dicastero al corrente delle variazioni delle politiche culturali dei Governi. Inoltre, il Dicastero collabora regolarmente con l’Osservatore presso il Consiglio d’Europa e viene sistematicamente informato sugli affari culturali trattati a New York dalle Nazioni Unite.

 

 

V – VISITA DI UNA DELEGAZIONE DELLA CHIESA ORTODOSSA GRECA

 

Dopo vari incontri con Rappresentanti delle Chiese Ortodosse, avvenuti in occasione di convegni organizzati, nel 2001, da questo Pontificio Consiglio della Cultura – come, ad esempio, la visita del Cardinale Presidente al Patriarca Teoctist di Romania nel corso dell’incontro svoltosi a Bucarest sulla dimensione culturale dell’Europa, o l’incontro avvenuto in Libano presso l’università ortodossa Balaman in occasione del convegno dei Centri Culturali Cattolici del Mediterraneo e del Vicino Oriente – il Dicastero ha ricevuto, il 9 marzo 2002, la visita di una Delegazione ufficiale della Chiesa ortodossa di Grecia, guidata da S.E. il Metropolita dell’Attica Pantaleimon, Membro del Comitato sinodale per le relazioni interortodosse ed intercristiane e composta da altri cinque illustri membri.

Il colloquio ha aperto strade, fino a pochi anni fa impensabili, di collaborazione a livello culturale. Il Cardinale Presidente ha presentato l’attività del Dicastero attraverso le nostre diversificate pubblicazioni ed ha ricordato i motivi che hanno portato il Santo Padre alla fondazione del Pontificio Consiglio della Cultura. Un accenno significativo è stato fatto anche ai precedenti contatti che si erano fruttuosamente stabiliti con la Chiesa ortodossa di Grecia e con alcuni ambienti culturali ellenici.

Il Metropolita Pantaleimon ha preso la parola, manifestando la propria soddisfazione per tale incontro, considerandolo come il primo passo verso futuri ambiti di cooperazione culturale tra le due Chiese. Il Vescovo Ioannis non ha tenuto nascoste le difficoltà che hanno caratterizzato la preparazione di questa visita (create, però, da una “piccola parte del Sinodo”), ma ha soprattutto sottolineato come l’attuale situazione politica, sociale e culturale dell’Europa abbia reso necessari i contatti tra le Chiese con lo scopo di levare, nell’ambito europeo, una sola voce cristiana capace di farsi ascoltare, soprattutto nell’attuale fase di preparazione della futura Costituzione.

Il Vescovo Athanasios, Direttore dell’Ufficio della Chiesa di Grecia presso l’Unione Europea a Bruxelles, ha dettagliatamente esposto le ragioni, condivise anche da parte del Pontificio Consiglio, delle preoccupazioni sollevate in questo momento delicato e decisivo della storia europea. Il Presidente della Convenzione Europea, Giscard d’Estaing, nel suo discorso di apertura dei lavori, ha fatto riferimento ai tre fattori fondamentali che hanno costituito l’Europa: la filosofia, l’arte e la libertà, senza fare alcun accenno al cristianesimo. E questo è fonte di gravi preoccupazioni da parte di tutte le Chiese cristiane. Pertanto, il Vescovo Athanasios ha esplicitamente e ripetutamente chiesto al Dicastero di condividere ambiti e mezzi di lavoro, aprendo possibilità quasi immediate di comune intesa e cooperazione.

Nell’ambito specificamente storico e culturale, su esplicito invito dell’Archimandrita Ignatios, una delle prossime tappe sarà quella di costituire un gruppo di lavoro comune per progettare e realizzare un’iniziativa analoga a quella, già felicemente sperimentata, degli itinerari culturali. Si tratta di un progetto, fortemente perseguito dalla Chiesa ortodossa, dedicato ai «Viaggi di San Paolo da Atene a Roma», riguardo al quale il Pontificio Consiglio della Cultura ha confermato la sua piena e totale disponibilità.

 

 

VI CONVEGNI E RIUNIONI PROMOSSI DAL DICASTERO

 

a. Gli incontri interdicasteriali annuali

–  L’8 giugno 2000, Don Melchor Sánchez de Toca y Alameda ha parlato della Chiesa davanti alle sfide della cultura scientifica attuale e delle nuove prospettive per il dialogo tra scienza e fede e per l’evangelizzazione della cultura scientifica. Tra i punti trattati: la terza cultura, la scienza come ricerca della verità e l’evangelizzazione della cultura scientifica. Nella sua conclusione, il Relatore ha sottolineato l’urgenza di una solida formazione filosofica, fondamentale per l’incontro e il dialogo tra scienziati e teologi.

–  Il 10 maggio 2001, su L’identità culturale nell’era della globalizzazione: tentazione nostalgica o sfida per la Chiesa?, ha parlato Mons. Gergely Kovács. Una delle preoccupazioni della Chiesa circa la globalizzazione è il fatto che essa è divenuta un fenomeno culturale e i cambiamenti sono troppo veloci perché la cultura sia in grado di rispondere. Presentando alcune delle principali iniziative del Pontificio Consiglio della Cultura, ha concluso dando voce alla ferma convinzione che per la Chiesa, parlare oggi, nell’era della globalizzazione, d’identità culturale è una vera sfida.

 

b. I colloqui internazionali del Dicastero

1. Giornata di riflessione sul tema Letteratura e Cattolicesimo nel ‘900: la poetica della fede nel secolo della morte di Dio, Città del Vaticano, 1° febbraio 2000. L’incontro, organizzato insieme alla Fondazione “Amici di Liberal”, ha avuto luogo a Palazzo San Calisto, presso la sede di questo Dicastero. Questa importante giornata di riflessione e di studio ha costituito, come ha sottolineato il Card. Poupard: “una prima verifica, a secolo concluso, sulla letteratura del Novecento e sui suoi rapporti con il cattolicesimo”.

2. A Roma, presso la Sala Accademica del Pontificio Istituto di Musica Sacra ha avuto luogo, il 30 e 31 marzo 2000, il Convegno di Studi Le Voci della Passione, un incontro dedicato alla Passione di Gesù, promosso da questo Consiglio e dal suddetto Istituto di Musica Sacra, in collaborazione con l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia, l’Associazione Amici di Santa Cecilia, l’Accademia Filarmonica Romana e il Teatro dell’Opera. La prima giornata è stata presieduta dal Card. Paul Poupard e da Mons. Valentino Miserachs, con Roman Vlad e Matteo D’Amico moderatori. La seconda giornata è stata presieduta da Bruno Cagli e da Francesco Ernani con il P. Bernard Ardura e Giovanni Carli Ballola in qualità di moderatori.

3. Colloquio internazionale Quale umanesimo per il Terzo Millennio? Promosso da questo Consiglio e organizzato dall’Istituto Superiore per lo studio della non credenza, della religione e delle culture presso la Pontificia Università Urbaniana, i giorni 6 e 7 aprile 2000, questo Colloquio è stato suggerito da interrogativi di grande attualità: quali sono i valori, le idee e le proposte che rimangono come punti di riferimento per comprendere l’humanum nel nuovo millennio? E’ possibile ancora animare e corroborare la cultura cristiana di fronte alle nuove sfide della non credenza?

L’incontro si è articolato in tre sessioni: 1. Scienza e filosofia di fronte all’uomo; 2. Poesia e comunicazione; 3. Sapienza e contemplazione. Per il Dicastero vi hanno partecipato il Card. Poupard con la prolusione Quale umanesimo per il Terzo Millennio?, e P. Ardura.

4. Giubileo degli Scienziati, Città del Vaticano, 23-25 maggio 2000. Questo Dicastero ha invitato e riunito a Roma quei cristiani che operano nel campo delle scienze, per la celebrazione del loro Giubileo in due momenti.

Il primo, di riflessione, dal 23 al 24 maggio 2000, con una Conferenza internazionale sui nuovi modi di far scienza e vivere la relazione tra scienza e fede alla luce dell’enciclica Fides et ratio. Tra gli argomenti trattati: filosofia, teologia, scienze naturali, scienze sociali, scienze dell’uomo e della vita, nella comune ricerca della verità.

Il secondo, il 25 maggio, ha costituito la giornata giubilare vera e propria, con richiesta di perdono, professione di fede e celebrazione dell’Eucaristia. Il Santo Padre è giunto a concludere l’importante evento e nel suo discorso ha sottolineato, tra l’altro, la grande responsabilità degli scienziati, chiamati ad operare al servizio del bene di tutti, attenti alla dignità di ogni essere umano e al rispetto del creato.

5. Convegno internazionale Abbayes et Monastères aux racines de l’Europe. Identité et créativité: un dynamisme pour le IIIe millénaire Conques (Francia), 2-4 giugno 2000. Questo Convegno si colloca nell’ambito dell’iniziativa lanciata dal Consiglio d’Europa riguardo al patrimonio culturale, iniziativa alla quale la Santa Sede ha aderito, con un suo Comitato, formulando progetti sui luoghi dello spirito come sorgenti di comunità, crescita e creatività.

Organizzato con la Diocesi di Rodez e Vabres, con la Comunità dei Premostratensi, con le Autorità locali e il Centre Européen d’Art et de Civilisation Médiévale di Conques, tale Convegno è stato soprattutto un incontro fra diverse competenze e ambiti di studio, per meglio comprendere il valore del patrimonio culturale, realtà viva capace di sostenere l’impegno pastorale della nuova evangelizzazione dell’Europa.

6. Giubileo delle Università: Incontro Mondiale dei Docenti Universitari, Roma, 3-10 settembre 2000. Questo Pontificio Consiglio, nella persona di un suo rappresentante, Don Pasquale Iacobone, ha partecipato alla preparazione del Giubileo dei Docenti Universitari, insieme con il Comitato Centrale del Grande Giubileo dell’Anno 2000, la Congregazione per l’Educazione Cattolica, il Vicariato di Roma e il Ministero dell’Università e della Ricerca Scientifica e Tecnologica. L’incontro ha avuto come tema L’Università per un nuovo umanesimo.

Sabato 9 settembre, nell’Aula Paolo VI in Vaticano, il Santo Padre ha incontrato la comunità universitaria e il Card. Poupard ha rivolto a Giovanni Paolo II l’indirizzo di saluto.

7. Convegno internazionale di studi Giovanni Paolo II e il cinema: un itinerario di fede e cultura, arte e comunicazione. Il Pontificio Consiglio della Cultura, insieme al Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali e alla Filmoteca Vaticana, ha organizzato per il quarto anno consecutivo a Roma, il 13 e 14 dicembre 2000, un Incontro internazionale di Studi, in collaborazione con la Rivista del Cinematografo dell’Ente dello Spettacolo e la Facoltà di Scienze della Comunicazione Sociale dell’Università Pontificia Salesiana. L’incontro si è tenuto nella sede dell’Ateneo Salesiano, quale preludio al Giubileo del Mondo dello Spettacolo che si è celebrato dal 15 al 17 dicembre 2000.

Le due giornate di studio sono state ospitate nella sede della Pontificia Università Salesiana, grazie alla generosa collaborazione offerta dalla Facoltà di Scienze della Comunicazione Sociale e dal suo Decano, Don Franco Lever. I lavori sono stati aperti mercoledì 13 dicembre dal Cardinale Paul Poupard che ha presieduto una Tavola rotonda a porte chiuse, moderata da Andrea Piersanti, Presidente dell’Ente dello Spettacolo.

8. Il Pontificio Consiglio della Cultura, insieme all’Accademia Nazionale di Santa Cecilia ed in collaborazione con il Pontificio Istituto di Musica Sacra e il Teatro dell’Opera di Roma, ha organizzato, nei giorni 25-27 gennaio 2001, presso l’Aula Nuova del Sinodo in Vaticano, un Congresso Internazionale di Musica Sacra sul tema: Tradizione e innovazione della musica sacra nelle Chiese cristiane. Hanno partecipato esponenti del mondo della musica e della cultura provenienti dalle più diverse aree geografiche e culturali, così da avere un quadro il più possibile esaustivo sulle diversità e le radici comuni.

Sono stati affrontati alcuni temi di grande interesse, che vertono sulla musica sacra, sul suo patrimonio culturale e spirituale, ma anche e soprattutto sulla sua diffusione, sull’attuale uso liturgico ed extraliturgico, con i vari problemi legati all’ascolto e all’insegnamento, e questo in riferimento alle diverse culture, alle tradizioni colte e popolari, alla pratica della committenza, alla composizione, alla prassi esecutiva, ai rapporti con le realtà ecclesiali e con le istituzioni musicali e culturali.

9. Giornata di Studi su Letteratura e Cattolicesimo nel Novecento: la poetica della fede nel secolo della morte di Dio. Promossa da questo Pontificio Consiglio e dall’Assessorato alla Cultura del Comune di Roma, il 28 marzo 2001 si è svolta, alla Casa delle Letterature di Roma, la seconda edizione della giornata di riflessione organizzata per parlare di letteratura e fede attraverso significativi autori del ‘900 e per vedere come arte e religione si sono intrecciate in un secolo considerato come il più lontano da Dio.

Anche in quest’edizione, nei limiti del possibile, sono stati scelti i relatori non solo e non tanto tra critici letterari, quanto invece direttamente tra gli scrittori ed i poeti, proprio per sottolineare l’intenzione di non voler tenere una lezione scientifica, asettica, ma di partire dal “cuore”, dalla letteratura così come si incarna concretamente nella vita degli artisti.

10. Il Pontificio Consiglio della Cultura, in collaborazione con la Commissione per l’Educazione (sezione Università) dell’Assemblea dei Patriarchi e Vescovi Cattolici del Libano (A.P.E.C.L.), ha organizzato un Colloquio per Direttori di Centri Culturali Cattolici dei Paesi del Bacino del Mediterraneo e del Medio Oriente, che ha avuto luogo a Fatqa, in Libano, nella “Casa della Madonna del Monte” (in arabo: Dar Saydet al-Jabal), dal 2 al 7 aprile 2001. I partecipanti erano 41 e rappresentavano 17 Paesi.

Ecco le proposte presentate al termine del Convegno: creare un Consiglio regionale della cultura; creare una rivista elettronica regionale; studiare e usufruire del patrimonio culturale di ogni regione; rispondere all’appello delle Chiese del Maghreb e di quelle del Vicino Oriente; riflettere sul posto che occupano le donne nella società e nella Chiesa; studiare le questioni poste dall’emigrazione e dall’immigrazione.

11. Questo Dicastero, in collaborazione con la Fondazione Konrad Adenauer, ha riunito a Bucarest, in Romania, nei giorni 15-16 maggio 2001, una trentina di personalità del mondo della cultura e della politica, sotto la presidenza del Card. Poupard e alla presenza di un rappresentante del Patriarca della Chiesa Ortodossa Romena, in un Colloquio Internazionale su Europa: verso l’unione politica ed economica, nella pluralità delle culture.

I grandi temi al centro dei lavori: varietà delle culture ed unità politica, problema delle minoranze negli ordinamenti politici. E’ stata affrontata la questione del rapporto fra gli Stati politici e le nazioni nel loro significato culturale, in Europa di fronte alla sfida dell’economia e alla conseguente necessità di un dialogo culturale. Il P. Ardura fungeva da moderatore e ha presentato la sintesi finale dei lavori. Gli Atti dell’incontro sono stati pubblicati.

12. Il Consiglio ha organizzato un Colloquio Internazionale dedicato ai Centri Culturali Cattolici dell’Europa Centrale ed Orientale, dal 17 al 20 maggio 2001, nella città di Miercurea Ciuc, in Romania. Ospiti del Centro Jakab Antal e dell’Arcivescovo di Alba Iulia, 37 partecipanti, rappresentanti ben 20 Paesi, hanno dedicato i loro lavori al tema: I Centri Culturali Cattolici, un servizio cristiano per l’identità culturale e per il dialogo tra le culture.

Le molteplici forme d’attività dei Centri, riuniti in questa occasione in Romania, sono una grande ricchezza per la Chiesa e per la società. Nella conflittualità dei linguaggi e delle culture, dei costumi e dei valori, i Centri Culturali Cattolici sono dei luoghi in cui l’incontro pacifico dell’altro è possibile e proficuo, perché apre il cuore e la mente all’altro e offre la possibilità di scoprire il volto dell’amore di Dio. Gli Atti del Colloquio sono stati di recente pubblicati da questo Dicastero, a cura di Mons. Kovács.

13. Dal 24 al 28 settembre 2001 hanno avuto luogo, a Cartagena in Colombia, una Mostra e un Congresso su El cine, imágenes para la cultura de la paz y el diálogo entre los pueblos del Tercer Milenio, organizzati da questo Pontificio Consiglio in collaborazione con il Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali, il Governo colombiano, l’Ente dello Spettacolo e l’Universidad de San Buenaventura di Cartagena.

Il P. Sotto-Segretario ha rappresentato il Consiglio a queste due manifestazioni, nate dalla constatazione che un cinema rispettoso della persona diventa una via privilegiata verso il dialogo tra i popoli di diversa cultura in cerca di pace nel continente americano.

14. Organizzato dall’Universidad Católica San Antonio de Murcia e da questo Pontificio Consiglio della Cultura, si è tenuto, a Murcia in Spagna, il 23 e 24 novembre 2001, il Congresso Internazionale Hacia una nueva cultura cristiana, aperto dal Card. Poupard che, sabato 24 novembre, ha tenuto anche una relazione su Una nueva cultura cristiana de la verdad y el amor para el III milenio, mentre il P. Duque Jaramillo ha letto le conclusioni.

Dinanzi alla crisi della verità e della ragione nella cultura contemporanea, questo congresso ha proposto: una nuova sintesi tra fede e cultura, un ritorno alle fonti, alle radici cristiane; una nuova cultura della verità e dell’amore, un nuovo modello di umanesimo.

15. La quinta edizione del Festival Tertio Millennio, organizzato dalla Rivista del Cinematografo dell’Ente dello Spettacolo, si è aperta con un Convegno Internazionale di Studi su Uomini o macchine? Il valore della vita e il potere della tecnologia nella cultura, nella comunicazione sociale e nel cinema del Terzo Millennio, organizzato insieme dal Pontificio Consiglio della Cultura e dal Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali presso la Pontificia Università S. Tommaso D’Aquino di Roma. L’incontro si è svolto il 3 e il 4 dicembre 2001 ed è stato presieduto, rispettivamente nelle due giornate, dal Cardinale Paul Poupard e dall’Arcivescovo John P. Foley, Presidente del Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali.

 

c. Concessione del Patrocinio del Pontificio Consiglio della Cultura

Questo Pontificio Consiglio ha patrocinato diverse iniziative e manifestazioni culturali e artistiche. Ricordiamo qui:

1. Il Festival Tertio Millennio.

2. Il Festival di Pasqua 2000 e i concerti a carattere sacro programmati dall’Accademia Nazionale di Santa Cecilia in Roma.

3. L’allestimento, da parte del Teatro dell’Opera di Roma, de Le Jongleur de Notre-Dame di Jules Massenet.

4. La presentazione degli Atti del Convegno Internazionale Marko Marulić. Poeta croato e umanista cattolico. Una proposta per il terzo millennio, presso il Pontificio Collegio Croato di Roma, l’11 aprile 2000.

5. La giornata di studio del 13 aprile 2000 su Cultura, educazione e formazione, presso il Centro “Saint-Louis de France” di Roma.

6. La mostra dell’Associazione “Carità Politica”, dal 7 al 30 giugno 2000, sul tema Terzo Millennio – Figure del Futuro, 50 quadri da 50 Paesi, allestita in una sala di questo Pontificio Consiglio.

7. Il concerto d’organo del 16 giugno, nella Basilica di Santa Maria degli Angeli e dei Martiri in Roma, in occasione della cerimonia di ammissione degli Accademici dell’anno 2000 alla Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon.

8. Il Premio “Robert Bresson”, assegnato dalla Rivista del Cinematografo al regista siciliano Giuseppe Tornatore durante la 57ª Mostra del Cinema di Venezia.

9. La presentazione del libro La poetica della fede nel ‘900, presso la “Casa delle Letterature” di Roma, il 5 ottobre 2000.

10. La giornata di studio del 26 ottobre dedicata a Jacques Maritain, presso il Centro “Saint-Louis de France”.

11. La Cantata per la Notte di Natale di Nicola Porpora, eseguita a Roma nella Basilica dei Santi XII Apostoli, il 12 dicembre 2000.

12. La prima Biennale del Libro Religioso, svoltasi al Centro Culturale “Saint-Louis de France” di Roma dal 15 al 18 novembre 2001.

13. La quinta edizione del Festival Internazionale del Cinema Spirituale, Tertio Millennio, tenutasi a Roma dal 3 al 16 dicembre 2001.

14. Il VI Encuentro de Centros de Cultura promosso, dal 29 gennaio al 1° febbraio 2002, dalla UPAEP e dal CTNS (Centro per la Teologia e le Scienze naturali) di Berkeley negli Stati Uniti.

 

d. Il Dicastero, inoltre, è stato sede di vari e importanti incontri:

1. Il 18 gennaio, per la firma dell’accordo tra l’Associazione “Carità Politica” e la Regione Calabria;

2. Il 13 febbraio, conferenza del Card. Poupard, su Concilio e Chiesa oggi, ai responsabili della formazione permanente della diocesi di Quimper e Léon (Francia);

3. Il 18 aprile, conferenza di Sua Eminenza, su fede e cultura, ai membri di consigli pastorali della diocesi di Nanterre (Francia);

4. Il 24 aprile, inaugurazione della mostra dell’artista israeliana Ruth Dorrit Yacoby;

5. Il 25 maggio, presentazione del primo volume degli Annali della Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon;

6. Il 19 settembre, incontro dei Rettori, Direttori e Presidenti delle Università Francescane e dei Centri di Ricerca dell’Ordine dei Frati Minori;

7. Il 27 novembre, Consegna delle Insegne di Commendatore con Placca dell’Ordine di San Silvestro Papa al Signor Bruno Neveu;

8. Il 18 dicembre, presentazione del volume Così pregano i poeti (Ed. San Paolo) nel corso della Seduta Accademica dei Virtuosi al Pantheon.

 

 

VII – ACCADEMIE PONTIFICIE

 

A. Le Sedute Pubbliche e il Premio delle Pontificie Accademie

–  Quinta Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie su Per una rinnovata epifania della Bellezza: gli Artisti protagonisti dell’umanesimo cristiano, Città del Vaticano, 7 novembre 2000. La preparazione e lo stesso svolgimento della seduta sono stati affidati alla Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon, fondata nel 1542.

A conclusione della Seduta, per mandato del Santo Padre Giovanni Paolo II – che non è potuto intervenire a causa dei numerosi impegni pastorali assunti in questo periodo dell’Anno Santo –, il Cardinale Poupard ha consegnato il Premio delle Pontificie Accademie, all’Associazione Amici della Musica “Fedele Fenaroli” di Lanciano, soprattutto per l’opera che svolge a favore dei giovani, provenienti da diversi Paesi, a cui viene offerta l’opportunità di frequentare i corsi di musica e di partecipare a significativi eventi musicali. Ha, inoltre, assegnato la Medaglia del Pontificato al Signor Tobias Kammerer, proveniente dalla Germania, autore di artistiche vetrate, fra cui un particolare “tondo” con la raffigurazione dell’Annunciazione.

–  Sesta Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie su Dimensioni culturali della globalizzazione: una sfida all’umanesimo cristiano, Città del Vaticano, 8 novembre 2001. Il Consiglio di Coordinamento fra Accademie Pontificie aveva affidato alla Pontificia Accademia di San Tommaso d’Aquino e alla Pontificia Accademia di Teologia il compito di preparare due Relazioni per illustrare la tematica della Seduta, quella delle dimensioni culturali della globalizzazione, considerata come una sfida all’umanesimo cristiano.

Il Santo Padre ha consegnato, per la quinta volta, il Premio da lui istituito alla Dott.ssa Pia Francesca de Solenni, statunitense, per la tesi dottorale discussa presso l’Università della Santa Croce e pubblicata nella collana «Apollinare Studi», dal titolo A Hermeneutic of Aquinas’s Mens through a Sexually Differentiated Epistemology. Towards an Understanding of Woman as Imago Dei.

Il Santo Padre ha, poi, offerto una Medaglia del Pontificato a P. Johannes Nebel, austriaco, della Famiglia Spirituale «Das Werk», per la sua tesi dottorale presentata presso il Pontificio Istituto Liturgico Sant’Anselmo di Roma, dal titolo: Die Entwicklung des römischen Messritus im ersten Jahrtausend anhand der Ordines Romani. Eine synoptische Darstellung.

 

B. Nomine nelle Pontificie Accademie

Il 12 febbraio 2001, il Santo Padre ha nominato in aliud quinquennium Presidente della Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon, il Dott. Vitaliano Tiberia.

Il 1° aprile 2001, il Santo Padre ha nominato Magister della Pontificia Accademia Cultorum Martyrum, il Prof. Fabrizio Bisconti.

Il 17 febbraio 2002, il Santo Padre ha nominato ad quinquennium Presidente della Pontificia Accademia Mariana Internazionale, il Reverendo Prof. Vincenzo Battaglia, O.F.M.

Il 17 febbraio 2002, il Santo Padre ha nominato in aliud quinquennium Segretario della Pontificia Accademia Mariana Internazionale, il Reverendo Prof. Stefano Cecchin, O.F.M.

 

C. Pubblicazioni delle Pontificie Accademie

Le Pontificie Accademie hanno una lunga tradizione editoriale e, anche se questa non è la sede adatta per proporre un elenco delle pubblicazioni edite dalle Pontificie Accademie in questi ultimi anni, riteniamo doveroso segnalare la produzione in mariologia della PAMI, che pubblica non soltanto gli Atti dei Convegni Mariano-Mariologici, ma anche molte opere di carattere teologico attinenti a problematiche attuali.

Ripristinando un’antica tradizione, la Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon pubblica i suoi Annali, una parte significativa dei registri del suo Archivio antico, come pure libri ai quali collaborano gli Accademici, ad esempio il recentissimo: Così pregano i Poeti.

La Pontificia Accademia di Teologia, in occasione del suo recentissimo I Forum teologico, ha presentato il primo fascicolo della sua nuova rivista: PATH.

La Pontificia Accademia di San Tommaso d’Aquino ha ripreso a pubblicare in una nuova serie, la nota rivista: Doctor communis.

 

 

VIII – RAPPORTI CON GLI ORGANISMI GOVERNATIVI E NON GOVERNATIVI NAZIONALI O INTERNAZIONALI

 

A. Interventi del Presidente

Il 26 gennaio 2000, per il ciclo di incontri con gli Ambasciatori accreditati presso la Santa Sede, organizzati dall’Associazione “Carità Politica”, comunicazione sul tema Modernità, Postmodernità e prospettive etiche.

Il 12 febbraio, all’Università Cattolica del “Sacro Cuore” di Roma, saluto di Sua Eminenza all’assemblea dei teologi per il Giubileo dei Docenti Universitari.

Il 9 marzo, nell’Aula Magna dell’Università “La Sapienza” di Roma, intervento di Sua Eminenza al “Foyer des Artistes” per la cerimonia di conferimento del Premio Internazionale (XXVIII edizione).

Il 24 marzo, presso l’Unesco a Parigi, discorso d’apertura al congresso internazionale Raison philosophique et christianisme à l’aube du troisième millénaire.

Il 6 e il 7 aprile, alla Pontificia Università Urbaniana, prolusione al Colloquio internazionale Quale umanesimo per il terzo millennio?.

L’11 aprile, al Pontificio Collegio Croato di S. Girolamo in Roma, indirizzo di saluto di Sua Eminenza alla presentazione degli Atti del Convegno Marco Marulić. Poeta croato e umanista cattolico. Una proposta per l’Europa del terzo millennio.

Il 6 maggio, alla Pontificia Università Gregoriana, indirizzo di saluto al convegno Europa ed Islam. Bilanci e prospettive all’alba del terzo millennio.

Il 9 maggio, a Roma, nella sede dell’Istituto Italo-Latinoamericano, presentazione del testo dell’Apocalisse, pubblicato da Art’è (Società Internazionale di Arte e Cultura di Bologna), con introduzione e traduzione di Bruno Forte e illustrazioni di Ugo Nespolo.

Il 23 maggio, discorso d’apertura del congresso scientifico nel quadro del Giubileo degli Scienziati svoltosi dal 23 al 25 maggio 2000.

Il 2 giugno, discorso inaugurale al colloquio internazionale Abbayes et monastères aux racines de l’Europe, tenutosi a Conques (Francia) presso il “Centre Européen d’Art et de Civilisation Médiévale”.

Il 6 settembre, indirizzo di saluto di Sua Eminenza al Convegno Physics for the XXI Century, all’Università degli Studi “Tor Vergata” di Roma.

Il 15 settembre, all’Università Cattolica di Lublino (Polonia), prolusione al Congresso su Sacré et culture. Les racines chrétiennes du futur.

Il 22 settembre, all’Accademia d’Ungheria in Roma, saluto di Sua Eminenza all’inaugurazione della mostra “Ecce Homo”. L’immagine di Cristo nell’arte ungherese dei secoli XIX–XX.

Il 5 ottobre, alla “Casa delle Letterature” di Roma, indirizzo di saluto alla presentazione del volume La poetica della fede nel ‘900.

Il 9 ottobre, presso il Pontificio Ateneo “Regina Apostolorum”, per il seminario su L’évêque serviteur de Jésus-Christ et témoin de l’Evangile, conferenza: Le chemin spirituel de l’évêque.

L’11 ottobre, presso la Fondazione “Singer-Polignac” di Parigi, intervento al Colloquio su La rencontre du bouddhisme et de l’Occident depuis Henri de Lubac. Bilan et perspectives.

Il 14 ottobre, al Palazzo del Lussemburgo di Parigi, intervento al colloquio Nations et Saint-Siège au XXe siècle.

Il 23 ottobre, a San Pietroburgo (Federazione Russa), conferenza: Un nouvel humanisme pour le troisième millénaire, presso l’Università di Discipline Classiche e Scienze Sociali dei Sindacati. Il 24, all’Università Statale di San Pietroburgo, la conferenza L’éducation demain.

Il 26 ottobre, al Centro Culturale “Saint-Louis de France” di Roma, intervento di Sua Eminenza alla giornata di studio dedicata a Jacques Maritain.

Il 28 ottobre, a Faenza (Ravenna), inaugurazione della mostra su La misericordia di Cristo. Breve saluto al corpo docente dell’Istituto Statale d’Arte per la Ceramica.

Il 30 ottobre, all’Hotel Columbus di Roma, al pranzo di lavoro del “Club dei Quattro (Quadriga)”, riflessione di Sua Eminenza sull’Europa: Une boussole éthique pour cheminer vers une Europe élargie.

Il 1º novembre, nella chiesa di Saint-Gervais a Parigi, la conferenza Evangéliser par la beauté, per il XXV anniversario della fondazione delle “Fraternités Monastiques de Jérusalem”.

Il 9 novembre, alla Pontificia Accademia delle Scienze, consegna del Premio “Gruber” per la Cosmologia.

Il 13 novembre, presso la suddetta Accademia, la conferenza Christ and Science.

Il 16 novembre, alla Pontificia Università Gregoriana, intervento di Sua Eminenza all’apertura del convegno internazionale su Blondel entre “L’Action” et la Trilogie.

Il 20 novembre, conferenza all’Università Cattolica di Lisbona per la presentazione dell’edizione portoghese degli Atti del II Simposio Presinodale (Vaticano 1999) su Cristo, sorgente di una nuova cultura per l’Europa, nonché del libro Dio e la libertà.

Dall’8 al 10 dicembre, viaggio di Sua Eminenza in Turchia. Durante il soggiorno in questo Paese, il Card. Poupard partecipa al Forum e alle cerimonie in onore del Beato Giovanni XXIII.

Il 18 gennaio 2001, nella sede del Pontificio Consiglio della Cultura, ha presieduto l’incontro per la firma dell’accordo tra l’Associazione “Carità Poltica” e la Regione Calabria.

Il 27 gennaio, nella Basilica di Santa Maria in Trastevere, solenne celebrazione della Messa in suffragio di Giuseppe Verdi nel giorno del centenario della morte.

Il 10 febbraio, intervento al corso di aggiornamento culturale per i presidenti e i responsabili dei Centri Culturali Cattolici dell’Arcidiocesi di Milano.

Il 10 marzo, ad Anagni, conferenza al Forum interdisciplinare del Pontificio Collegio Leoniano su Globalizzazione, culture e cultura.

Il 16 marzo, a Taranto, e il 17, a Martina Franca, conferenza sul tema Il cristianesimo all’alba del III millennio.

Il 19 aprile, a Nizza, conferenza al Centro Universitario Mediterraneo, “Association du Cercle Brea”, su Art sacré et Christianisme.

Il 20 aprile, a Moissac (Francia), conferenza su Art et foi à l’aube du troisième millénaire.

Il 24 aprile, presso la sede di questo Dicastero, intervento all’inaugurazione della mostra dell’artista israeliana Ruth Dorrit Yacoby: Gates of Tears, Rain of Roses.

Il 25 maggio, presso questo Pontificio Consiglio, indirizzo di saluto per la presentazione del primo volume degli Annali della Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon.

Il 28 maggio, presso l’Università San Pablo-CEU di Madrid, saluto di Sua Eminenza: La universidad, creadora y transmisora de una nueva cultura al alba del III Milenio. Lo stesso giorno, alla Fundación Universitaria Española di Madrid, conferenza su La Iglesia ante los desafíos culturales de la postmodernidad e, il giorno successivo, presso la Facoltà di Teologia “San Dámaso” di Madrid, saluto: Evangelizar la cultura al alba del siglo XXI.

Dal 21 al 28 giugno, viaggio di Sua Eminenza in Irlanda. Durante il suo soggiorno sull’Isola, il Card. Poupard ha avuto incontri con rappresentanti del mondo della politica e della cultura, ha partecipato a convegni e colloqui, ha tenuto discorsi e ha visitato siti di grande importanza storica ed archeologica.

Il 14 settembre, al Palazzo della Cancelleria in Roma, saluto per l’inaugurazione della mostra Germinabit. L’espressione religiosa in lingua catalana nel XX secolo.

Dal 21 al 23 settembre, a Brescia, Colloquio Internazionale di Studio su I viaggi apostolici di Paolo VI. Conclusioni di Sua Eminenza.

Ottobre 2001, X Assemblea Generale Ordinaria del Sinodo dei Vescovi, partecipazione del Card. Poupard e suo intervento, il 2 ottobre 2001, dal titolo Une pastorale de la culture pour la nouvelle évangélisation.

Il 15 novembre, al Centro Culturale “Saint-Louis de France” di Roma, inaugurazione della Prima Biennale del Libro Religioso.

Il 22 novembre, presso l’Università Cattolica “San Antonio” di Murcia (Spagna), al Congresso Internazionale su Evangelización y Cultura, lezione inaugurale su Inteligencia y afecto. Notas para una “paideia” cristiana. Il 24, la conferenza: Una nueva cultura cristiana de la verdad y del amor para el III Milenio.

Il 29 novembre, alla Pontificia Facoltà Teologica Marianum di Roma, presentazione del volume della Pontificia Accademia Mariana Internazionale: La Madre del Signore. Memoria, presenza, speranza, pubblicato dalla medesima Accademia.

L’11 dicembre, presso lo Studio Francescano Interfamiliare Campano-Lucano per gli Studi di Filosofia e Teologia di Nola (Napoli), conferenza su Globalizzazione e cultura cristiana: una sfida per il Terzo Millennio.

Il 18 dicembre, presso la sede di questo Dicastero della Cultura, nel corso della Seduta Accademica della Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Lettere dei Virtuosi al Pantheon, indirizzo di saluto alla presentazione del volume Così pregano i poeti, curato da Giuliano Ladolfi e pubblicato dalle Edizioni San Paolo.

Il 19 dicembre, a Roma, per il ciclo “I Mercoledì di Carità Politica”, comunicazione di Sua Eminenza su La cultura cristiana della Pace.

A questi interventi, occorre aggiungere le visite di Ministri e Ambasciatori al Cardinale Presidente. Da novembre 1999 a febbraio 2002, il Cardinale ha ricevuto 43 Ambasciatori presso la Santa Sede e 7 Ministri: il Vice-Ministro della Cultura di Cuba (13.06.2000), il Ministro degli Esteri dell’Indonesia (16.12.1999), il Ministro della Cultura e dell’Orientamento Islamico dell’Iran (9.11.1999), il Vice-Ministro degli Affari Cinematografici e Audiovisivi e Direttore degli Affari internazionali della Fondazione cinematografica «Farabi» dell’Iran (5.12.2001), il Ministro della Scienza, dell’Educazione, della Tecnologia e della Cultura della Mongolia (7.2.2002), il Ministro per l’Informazione e le Arti di Singapore (5.6.2001) e il Ministro della Cultura dell’Ungheria (30.11.1999).

 

B. Interventi del Segretario

Dal 19 al 21 gennaio 2000, il Rev.mo P. Bernard Ardura, O. Praem., Segretario, è stato delegato della Santa Sede alla 68ª Sessione del Comitato Direttivo della Cooperazione Culturale del Consiglio d’Europa.

Il 1º febbraio, moderatore alla Giornata di riflessione su Letteratura e cattolicesimo nel ‘900: la poetica della fede nel secolo della “morte di Dio”.

Dall’11 al 13 febbraio partecipa, a Santiago de Compostela, al IV Congresso Europeo delle Guide Turistiche e tiene la conferenza El desafío de la visita turística guiada en los lugares religiosos de Europa.

Il 26 febbraio, conferenza a Treviso su La politica culturale della Santa Sede per gli studenti del master in gestione delle politiche culturali, organizzato dal Centro Internazionale “Jacques Maritain” e dall’UNESCO.

Dal 29 febbraio al 4 marzo, a Yaoundé (Camerun), moderatore alla Riunione dei Membri africani del Pontificio Consiglio della Cultura e al Convegno Pour une culture chrétienne de la paix.

Il 9 e 10 marzo, delegato della Santa Sede a Strasburgo alla XX Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

Dal 30 al 31 marzo partecipa all’Assemblea Plenaria della Pontificia Commissione per i Beni Culturali della Chiesa e presenta una relazione su I beni culturali della Chiesa e la nuova evangelizzazione.

Il 31 marzo, moderatore al Convegno Le voci della Passione, promosso dal Pontificio Consiglio della Cultura.

Il 6 e 7 aprile, presso la Pontificia Università Urbaniana, partecipa al Convegno Quale umanesimo per il III millennio?, promosso dal Pontificio Consiglio della Cultura.

L’11 aprile, presso il Pontificio Collegio Croato di San Girolamo in Roma, interviene alla presentazione degli Atti del convegno Marko Marulić, poeta croato e umanista cattolico. Una proposta per l’Europa del terzo millennio.

Il 16 maggio, a České Budĕjovice (Repubblica Ceca), inaugura una mostra del patrimonio culturale dell’abbazia premostratense di Želiv.

Dal 1º al 3 giugno, nell’abbazia di Conques (Francia), moderatore al convegno internazionale organizzato da questo Dicastero su Abbayes et monastères aux racines de l’Europe.

Il 10 giugno, al Campo Teutonico in Vaticano, partecipa all’Assemblea Generale della Pontificia Accademia “Cultorum Martyrum” e interviene con una relazione su I testimoni della fede del XX secolo.

Il 13 luglio, a Lussemburgo, partecipa al Consiglio dell’Institut Européen des Itinéraires Culturels.

Dal 19 al 21 settembre, delegato della Santa Sede a Strasburgo alla XXI Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

Dal 28 al 30 settembre, a Montbrison (Saint-Etienne, Francia), partecipa ad un convegno storico con una relazione dal titolo Escourregudo en Anglo-Terro, du Père Xavier de Fourvière ou l’Angleterre vue par un Provençal en 1896.

Il 7 ottobre, nell’abbazia di Frigolet (Aix-en-Provence), partecipa ad una giornata di studio del “Centre d’Etudes d’Histoire Religieuse Méridionale”, con una relazione su Les Prémontrés de la primitive Observance à l’Abbaye de Frigolet (1858–1902). Entre tradition et innovation.

Il 18 novembre, a Ciudad Rodrigo (Spagna), partecipa ad un convegno storico diocesano con una relazione su Los Premonstratenses en España y en la Diócesis de Ciudad Rodrigo.

Il 21 novembre, a Roma, partecipa alla conferenza stampa sul convegno Giovanni Paolo II e il cinema.

Il 27 novembre, a Roma, alla conferenza stampa per la presentazione del concorso “Dipingi una chiesa per il 2000”, intervento su L’arte, cammino verso la fede.

Il 9 dicembre, a Parigi, partecipa ad un convegno, organizzato dall’Associazione “Aiuto alla Chiesa che soffre”, sui Testimoni della fede del XX secolo, e tiene la relazione Les martyrs de Jean-Paul II.

Il 18 dicembre, a Lussemburgo, partecipa al Consiglio dell’Institut Européen des Itinéraires Culturels.

Dal 19 al 20 dicembre, a Strasburgo, partecipa alla Riunione del Consiglio di Orientamento degli Itinerari Culturali del Consiglio d’Europa.

Il 3 febbraio 2001, ha partecipato, a Lussemburgo, alla Riunione del Consiglio dell’Institut Européen des Itinéraires Culturels.

Dal 20 al 22 febbraio, ha partecipato, come Delegato della Santa Sede, alla XXII Riunione del Comitato della Cultura del Consiglio d’Europa.

Il 15 marzo, a Rimini, partecipa all’Assemblea Federale della FUCI, con una conferenza dal titolo: Annuncerò il tuo nome ai miei fratelli.

Dal 17 al 19 maggio, presiede l’Incontro Internazionale dei Centri Culturali Cattolici, organizzato da questo Dicastero a Miercurea Ciuc in Romania.

Dal 4 al 7 giugno, a Puebla (Messico), moderatore al Primo Incontro dei Membri e Consultori Americani del Consiglio della Cultura e dei Vescovi Presidenti delle Commissioni per la Cultura del Continente Americano.

Il 19 giugno, al Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso, partecipa all’incontro interdicasteriale dei Segretari sulle sette e nuovi movimenti religiosi.

Il 25 ottobre partecipa, a Roma, all’incontro del Gruppo “Storici Religiosi”.

Dal 5 al 9 novembre partecipa, a Roma, all’Assemblea Plenaria del Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso.

Dal 19 al 20 novembre, al Consiglio d’Europa di Strasburgo, rappresenta la Santa Sede alla Conferenza conclusiva del programma relativo alle nuove tecnologie della comunicazione e dell’informazione.

Dal 29 novembre al 2 dicembre prende parte, a Troina, in provincia di Enna, al Convegno Internazionale su Ruggero I, Gran Conte di Sicilia.

Il 4 dicembre, presso la Pontificia Università S. Tommaso d’Aquino di Roma, introduzione ai lavori della II Giornata del Convegno Internazionale di Studi nell’ambito della V edizione del Festival Tertio Millennio.

Nei giorni 10 e 11 dicembre è a Lussemburgo, dove partecipa alla riunione del Consiglio dell’Institut Européen des Itinéraires Culturels; quindi al Consiglio d’Europa di Strasburgo per la riunione del Consiglio di Orientamento degli Itinerari Culturali.

 

C. Interventi del Sotto-Segretario

Il R.P. Fabio Duque Jaramillo, OFM, Sotto-Segretario, dal 30 al 31 marzo 2000, ha preso parte, a Roma, al Convegno di studi Le voci della Passione, nel corso del quale ha fatto la conferenza su La Passione, cammino verso la pienezza. Liturgia, luce nella notte oscura.

Il 1º aprile, a Roma, presso la Pontificia Università S. Tommaso d’Aquino, ha presentato il libro di Fra Aníbal E. Fosbery, La Cultura Católica (Buenos Aires 1999).

Dal 31 luglio al 4 agosto ha partecipato, a Cali (Colombia), ad un Incontro internazionale della Commissione per il Dialogo con le Culture e il Dialogo interreligioso dell’Ordine dei Frati Minori.

Dal 21 al 25 agosto, a Puebla de los Angeles (Messico), ha partecipato al IV Encuentro entre la Fe y la Cultura, organizzato dalla “Universidad Popular Autónoma del Estado de Puebla” (UPAEP).

Dal 12 al 23 ottobre, in Argentina, ha tenuto tre conferenze, rispettivamente: a Buenos Aires, su evangelizzazione e inculturazione; a Mar del Plata, sull’università come luogo di inculturazione della fede; infine, a Rosario, sull’educazione e l’evangelizzazione della cultura.

Dal 28 ottobre al 4 novembre ha preso parte, a Damasco, ad un incontro sul dialogo ecumenico, organizzato dal Servizio per il Dialogo dell’Ordine dei Frati Minori.

Dal 19 al 22 settembre 2001, ha preso parte all’Incontro dei Rettori e Direttori delle Università e Centri di Ricerca dell’Ordine dei Frati Minori. La prima parte di detto Incontro ha avuto luogo presso questo Pontificio Consiglio; la seconda nell’isola di Formica vicino a Trapani. Qui, ha fatto un intervento su L’inculturazione del Vangelo nella spiritualità francescana.

Dal 24 al 29 settembre, a Cartagena (Colombia), ha rappresentato il Consiglio alla I Mostra e Convegno sul cinema per la pace.

Dal 23 al 24 novembre ha partecipato al Congresso Internazionale Hacia una nueva cultura cristiana, svoltosi presso l’Università Cattolica “San Antonio” di Murcia (Spagna), al termine del quale ha letto le conclusioni.

Dal 22 al 27 dicembre, a Barcellona, ha partecipato ad un incontro sull’evangelizzazione delle culture con i Membri della F.A.S.T.A. (Fraternidad de Agrupaciones de Santo Tomás de Aquino), tenendo la conferenza La misión de la Iglesia en la evangelización de las culturas.

Dal 30 al 31 dicembre, incontro a Madrid con la F.A.S.T.A. di questa città, dove ha dato una conferenza su El misterio de la Navidad en la inculturación del Evangelio.

 

D. Interventi degli Officiali

Mons. Alex Rebello, il 23 settembre 2000, al collegio “San Paolo” di Roma, ha tenuto una relazione su La formazione spirituale dei sacerdoti, nell’ambito del seminario organizzato dalla Congregazione per l’Evange­lizzazione dei Popoli.

Ha rappresentato questo Consiglio, sabato 31 marzo 2001, alla riunione interdicasteriale tenutasi, presso il Pontificio Consiglio della Giustizia e della Pace, per discutere possibili temi da proporre al Santo Padre per la Giornata Mondiale della Pace 2002.

Il 1º giugno ha partecipato alla riunione interdicasteriale, svoltasi presso il Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso, per discutere la bozza del documento A Christian Spirituality of Interreligious Dialogue.

Il 24 e 25 ottobre ha partecipato al convegno internazionale su Matteo Ricci: per un dialogo tra Cina e Occidente, svoltosi presso la Pontificia Università Gregoriana di Roma.

Il 7 dicembre ha partecipato all’incontro su Dialogue on Globalization: Challenges and Opportunities for Countries of the Asia Group, che ha avuto luogo presso l’Istituto Patristico Agostiniano di Roma.

Mons. Gergely Kovács ha rappresentato la Santa Sede alla Riunione preparatoria del Colloquio dei Ministri europei responsabili degli affari culturali, svoltasi a Lipsia dal 23 al 24 marzo 2000.

Il 24 giugno, ha presenziato all’inaugurazione del Centro Deus Providebit di Târgu Mureş in Romania, leggendo un messaggio del Cardinale Poupard.

Ha fatto parte della Delegazione della Santa Sede al Colloquio dei Ministri europei responsabili degli affari culturali, tenutosi a Francoforte dal 16 al 17 ottobre 2000.

Nei giorni 29 e 30 marzo 2001, ha preso parte al convegno di studi Annunciare il Vangelo nella cultura dei media, svoltosi presso la Pontificia Università Lateranense.

Il 10 maggio ha tenuto la relazione all’incontro interdicasteriale su L’identità culturale nell’era della globalizzazione: tentazione nostalgica o sfida per la Chiesa?

Il 15 e 16 maggio, a Bucarest, ha partecipato al colloquio Europa. Verso l’unione politica ed economica, nella pluralità delle culture.

Dal 17 al 20 maggio, presso il centro “Jakab Antal” di Şumuleu Ciuc, in Romania, ha partecipato al colloquio I centri culturali cattolici: un servizio cristiano per l’identità e per il dialogo culturale, e ha fatto un intervento concernente l’elenco internazionale dei centri culturali cattolici.

Dal 19 al 23 novembre, nell’Aula Nuova del Sinodo, in Vaticano, ha preso parte al Simposio Internazionale Ius Ecclesiae – Vehiculum caritatis, per il decennale dell’entrata in vigore del Codex Canonum Ecclesiarum Orientalium.

Dal 12 al 14 dicembre, al Centro Studi e Ricerche dell’Istituto Internazionale “Jacques Maritain” di Preganziol in provincia di Treviso, ha partecipato al Convegno Internazionale Quali regole per la globalizzazione? Diritto, diritti e ordine mondiale.

Mons. Herminio Vázquez Pérez, dal 6 al 7 aprile 2000, ha partecipato al Colloquio internazionale Quale umanesimo per il Terzo Millennio?, presso la Pontificia Università Urbaniana.

Dal 24 al 26 agosto, ha preso parte al IV Congresso dei Centri di cultura su América: entre el proyecto y la incertidumbre, svoltosi alla “Universidad Popular Autónoma del Estado de Puebla” in Messico.

Dal 4 al 7 giugno 2001, ha partecipato, a Puebla (Messico), al I Incontro Continentale dei Membri e Consultori Americani del Pontificio Consiglio della Cultura.

Don Luca Pellegrini ha rappresentato questo Pontificio Consiglio alla 57ª Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia (30 agosto – 10 settembre 2000).

Don Peter Fleetwood, dal 24 al 25 settembre 2000, ha partecipato a Bad Homburg von der Höhe (Francoforte) alla Riunione del Comitato Permanente del “Trialogo delle Culture”.

Il 7 novembre è stato nominato dalla Presidenza della Conferenza Episcopale Italiana consigliere spirituale del Gruppo di Ricerca Interdisciplinare sulle Sette (G.R.I.S.) per un periodo di tre anni.

Il 2 dicembre, su richiesta della Conferenza Episcopale dell’Inghilterra e del Galles, ha preso parte al seminario invernale del gruppo INFORM della “London School of Economics”, sul tema New Religious Movements and Law Enforcement (I nuovi movimenti religiosi e l’applicazione della legge).

Infine, continua a lavorare con il Gruppo interdicasteriale che si occupa delle sette e dei nuovi movimenti religiosi.

Dal 2 all’8 aprile 2001, ha partecipato, come organizzatore, e ha presieduto le sessioni plenarie del Colloquio sui Centri Culturali Cattolici del Bacino del Mediterraneo e del Medio Oriente, tenutosi alla Casa di Accoglienza “Dar Saydet al-Jabal” di Fatqa in Libano.

Dal 19 al 22 aprile ha partecipato alla Conferenza Internazionale The Spiritual Supermarket. Religious Pluralism and Globalization in the 21st Century. The Expanding European Union and Beyond, svoltasi alla “London School of Economics” ed organizzata da INFORM (Londra) e CESNUR (Torino).

Dal 21 al 28 giugno ha accompagnato S. Em. il Card. Paul Poupard nel suo viaggio in Irlanda.

Dal 22 al 25 novembre, a Udine, ha rappresentato la Santa Sede alla riunione dell’“Unione Latina” su L’insegnamento del latino in Europa.

Inoltre, ha continuato a prendere parte ai lavori del Gruppo Interdicasteriale sulle Sette e sui Nuovi Movimenti Religiosi, portando a termine la stesura di un testo pastorale sul New Age.

Ha proseguito la sua attività come assistente spirituale del G.R.I.S., organismo legato alla Conferenza Episcopale Italiana e dedito allo studio dei nuovi movimenti religiosi e dei nuovi fenomeni di religiosità.

Don Pasquale Iacobone, come rappresentante del Dicastero, ha partecipato alla preparazione del Giubileo dei Docenti Universitari e ai suoi momenti conclusivi.

Dal 1º al 4 giugno 2000 ha preso parte al Convegno internazionale su Abbayes et monastères aux racines de l’Europe, svoltosi a Conques, tenendo una relazione sul tema Luoghi dello Spirito, luoghi di cultura: un paradigma da interpretare e riproporre all’uomo del terzo millennio.

Come delegato del Cardinale Presidente, ha partecipato alle numerose riunioni del Comitato Nazionale Italiano “Patrimonio e memoria nella cultura mediterranea”.

Il 20 e 21 ottobre, a Reggio nell’Emilia, ha tenuto due conferenze: la prima su Iconografia della Trinità; la seconda su Nascita di una architettura cristiana fra liturgia e simbolismo.

Il 29 giugno 2001, presso la Facoltà di Lettere dell’Università di Bari, ha tenuto una conferenza ai dottorandi in storia dell’arte su Nascita di una architettura cristiana fra liturgia e simbolismo.

Dal 14 al 16 settembre ha partecipato, a Recoaro Terme, al convegno sulla globalizzazione organizzato dall’Istituto “Rezzara” di Vicenza.

Dal 30 novembre al 1º dicembre ha partecipato, a Roma, al Forum del Progetto Culturale della Conferenza Episcopale Italiana su Il futuro dell’uomo.

Don Melchor Sánchez de Toca y Alameda, dal 10 all’11 maggio 2000, ha partecipato al Colloquio su Scienza e Religione, organizzato dall’“Université Interdisciplinaire de Paris” presso l’UNESCO.

Il 10 maggio, a Parigi, ha tenuto una conferenza su L’anno internazionale per il dialogo fra le civilizzazioni, davanti ai rappresentanti delle Organizzazioni Internazionali Cattoliche presso l’UNESCO, nella sede del Centro Cattolico Internazionale per l’UNESCO.

Il 9 giugno, all’Incontro interdicasteriale organizzato da questo Consiglio, ha proposto ai partecipanti il tema La Chiesa davanti alle sfide della cultura scientifica attuale.

Il 4 ottobre, a Monterrey (Messico), al Convegno organizzato dalla “Unión Social de Empresarios” de México-Monterrey, ha dato una conferenza su Modernidad, post-modernidad y valores cristianos.

Dal 6 al 10 ottobre, a Puebla (Messico), ha partecipato ad un incontro di lavoro con l’“Universidad Popular Autónoma del Estado de México”, per preparare il VI Encuentro Fe y Cultura dedicato al dialogo tra scienza e fede.

Dal 28 al 29 maggio 2001, ha partecipato ai Colloqui di Madrid: il 28, presso la Universidad San Pablo-CEU, su La universidad, creadora y transmisora de una nueva cultura al alba del III Milenio; sempre il 28, alla Fundación Universitaria Española, su La Iglesia ante los desafíos culturales de la postmodernidad, e il 29, alla Facultad de Teología “San Dámaso”, su Evangelizar la cultura al alba del siglo XXI.

Il 26 settembre, ha partecipato all’incontro dei Rettori delle Università Francescane con l’Associazione Italiana di Fisica, tenutosi a Milano, nella sede del Centro Culturale Angelicum, nell’ambito del Convegno dei Rettori delle Università dell’Ordine Serafico.

Dal 23 al 25 novembre, ha preso parte al Convegno Internazionale tenutosi a Murcia, in Spagna, dal titolo Hacia una nueva cultura cristiana.

Il 31 dicembre, ha tenuto a Madrid una conferenza di presentazione del Pontificio Consiglio della Cultura ai Membri dell’Istituto Secolare “Crociati di Santa Maria”.

Dal 29 gennaio al 1° febbraio 2002, ha partecipato al VI Encuentro de Centros de Cultura, con una relazione dal titolo: Retos y desafíos de la ciencia actual a la religión. L’incontro è stato organizzato dalla UPAEP e dal CTNS (Centro per la Teologia e le Scienze naturali) di Berkeley negli Stati Uniti, con il patrocinio del Pontificio Consiglio della Cultura. Nei giorni precedenti il convegno, ha visitato il CTNS per conoscere programmi e attività del Centro in vista della creazione di altri simili organismi.

Il Padre Jean-Marie Laurent Mazas, F.S.J., ha rappresentato la Santa Sede:

Il 14 gennaio 2001, a Parigi, alla Riunione preparatoria del Consiglio d’Europa in vista di una serie di colloqui sull’identità europea.

Dal 27 al 30 gennaio, all’Unesco (Parigi), al Colloquio Internazionale su Diritti dell’uomo e libertà religiosa: prassi in Europa Occidentale, organizzato dalla Association Internationale pour la Défense de la Liberté Religieuse (AIDLR).

Dal 17 al 18 aprile, al Consiglio d’Europa, a Strasburgo, alla prima parte del Colloquio sull’identità europea: La notion d’identité. In qualità di Presidente della seduta ha tenuto la conferenza inaugurale.

Il 18 maggio, a Parigi, alla riunione del Consiglio d’Europa in preparazione alla seconda parte del Colloquio sull’identità europea.

Dal 20 al 21 settembre, presso il Consiglio d’Europa, a Strasburgo, alla seconda parte del Colloquio sull’identità europea: Des identités culturelles à une identité politique européenne.

Il 23 ottobre, a Parigi, alla riunione preparatoria del Consiglio d’Europa per la terza parte del Colloquio sull’identità europea.

Il 2 febbraio 2002, a Trieste, alla prima sessione del Forum Orient-Occident organizzata dall’Istituto internazionale Jacques Maritain, dall’Associazione Kud-Logos di Lubiana in Slovenia e dal Forum Studi e Ricerche per la Cultura, di Gorizia. Questa sessione era dedicata al tema: La riflessione cristiana in dialogo con la post-modernità.

 

 

IX – COOPERAZIONE INTERDICASTERIALE

 

Il Pontificio Consiglio della Cultura ha collaborato tramite il Rev.mo Segretario, specialmente in vista della preparazione del Grande Giubileo dell’Anno 2000, con la Pontificia Commissione per i Beni Culturali della Chiesa il cui Ecc.mo Presidente, Mons. Francesco Marchisano, era Presidente della Commissione artistico-culturale del Grande Giubileo.

Una cooperazione si è attuata con la Congregazione per l’Educazione Cattolica e il Vicariato di Roma per il Giubileo dei Docenti universitari.

Ormai da anni, il Pontificio Consiglio della Cultura coopera con il Pontificio Consiglio delle Coomunicazioni Sociali e l’Ente dello Spettacolo, alla realizzazione del Festival del Cinema spirituale e al Convegno di studi ad esso collegato.

Regolarmente si riuniscono i Segretari della Congregazione per l’Evangelizzazione dei Popoli, dei Pontifici Consigli per il Dialogo Interreligioso, per la Promozione dell’Unità dei Cristiani e della Cultura, per studiare in modo speciale le religioni alternative, le sette e i nuovi movimenti religiosi. Da anni è in corso la redazione di un documento sul New Age. Dal 1998, Don Peter Fleetwood fa parte del gruppo interdicasteriale che ha accolto un progetto da lui suggerito. Il testo è stato sottoposto al giudizio della Congregazione della Dottrina della Fede nel mese di luglio 2001. Ora, si aspetta un’ultima fase di modifiche, e il gruppo interdicasteriale sta già pensando alla traduzione del documento dall’originale inglese in francese e spagnolo.

 

 

X – BIBLIOTECA

 

Durante il 2000 e il 2001 sono stati schedati più di 400 volumi. Circa 400 i libri acquistati o ricevuti in omaggio, che entreranno nel catalogo contenente ormai 5744 titoli. A questo numero vanno aggiunti i 3942 volumi della biblioteca del già Pontificio Consiglio per il Dialogo con i Non Credenti, che costituiscono un fondo chiuso, ereditato e custodito da questo Dicastero. La biblioteca ha accolto anche quest’anno diversi ricercatori, mettendo a loro disposizione soprattutto quelle opere contenenti i numerosi interventi di Giovanni Paolo II su fede e cultura oggi.

 

 

XI – PUBBLICAZIONI DEL DICASTERO

 

1. Conseil Pontifical de la Culture – Association des Confé­rences Épiscopales de la Région de l’Afrique Centrale (A.C.E.R.A.C.), Pour une culture chrétienne de la paix. Actes du Colloque de Yaoundé (Cameroun), 3-4 mars 2000, Città del Vaticano, 125 p.

2. Pontificio Consiglio della Cultura – Consiglio di Coordina­mento fra Accademie Pontificie, Per una rinnovata epifania della bellezza: gli artisti protagonisti dell’umanesimo cristiano. Atti della Quinta Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie (Vaticano, 7 novembre 2000), Città del Vaticano, 72 p.

3. AA.VV., La Cultura en el Horizonte de la Transmisión del Evangelio. Perspectivas para una Nueva Evangelización. Actas del Primer Encuentro Continental Americano de Miembros y Consultores del Consejo Pontificio de la Cultura de las Conferencias Episcopales de América (Puebla, 4-7 de Junio de 2001). Ciudad del Vaticano – Puebla, 260 p.

4. Pontificium Consilium de Cultura – Jakab Antal Tanulmányi Ház, I centri culturali cattolici: un servizio cristiano per l’identità culturale e per il dialogo tra le culture, Atti del Colloquio di Şumuleu Ciuc (Romania), 17-20 maggio 2001, Roma 2002, 159 p.

5. Pontificium Consilium de Cultura – Konrad-Adenauer-Stiftung, L’Europe. Vers l’union politique et économique dans la pluralité des cultures, Actes du Colloque de Bucarest (Roumanie), 15-16 mai 2001, Rome 2002, 112 p.

6. Pontificium Consilium de Cultura, Centres Culturels Catholiques, Catholic Cultural Centres, Centros Culturales Católicos, Centros Culturais Católicos, Katholische Kulturzentren, Centri Culturali Cattolici, Cité du Vatican 20023, 122 p.

7. Pontificio Consiglio della Cultura – Consiglio di Coordina­mento fra Accademie Pontificie, Dimensioni culturali della globalizzazione: una sfida all’umanesimo cristiano. Atti della Sesta Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie (Vaticano, 8 novembre 2001). Città del Vaticano, 75 p.

 

La rivista Culture e fede – Cultures et foi – Cultures and faith – Culturas y fe

 

Nel corso del 2000 e del 2001, sono apparsi regolarmente i quattro numeri della rivista trimestrale di questo Dicastero. La novità è l’introduzione di una parte di contributi in lingua italiana. Perciò, a partire dall’anno 2000, le lingue della rivista sono quattro: francese, inglese, spagnolo e italiano.

Tra abbonamenti, omaggi e cambi con altre pubblicazioni, sono 1.008 le copie regolarmente spedite sui cinque continenti. La tiratura abituale è di 1.400 copie, che consente di fare omaggio della rivista alle numerose persone che vengono a visitare il Dicastero.

Si è potuto mantenere un prezzo di abbonamento molto contenuto – per l’Europa 26€ e fuori Europa 30$USA – perché, ormai da anni, Mons. Kovács svolge sia il lavoro di redazione sia quello di edizione, il che consente di ridurre notevolmente i costi di stampa della Rivista.

 

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Instrumentum Laboris

 

II - Challenges at the Heart of Cultures - Globalisation and Cultural Diversity

III - Handing on the Faith at the Heart of Cultures

 

 

I.

The Church’s Apostolic Mission.

Evangelisation and Inculturation

 

1.  The commission the Church receives from her Risen Lord is forever fresh: “Go, therefore, make disciples of all the nations; baptise them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit, and teach them to observe all the commands I gave you” (Mt 28, 19-20). Her mission is rooted in that of Jesus Christ Himself, sent by the Father to save us and to gather together in the Church all those who had been scattered by sin. The apostolic mission of the Church is based on the one given to the Apostles, that of proclaiming the Good News of the Gospel, so that we might believe that Jesus is the Son of God and receive the gift of life: “And eternal life is this: to know you, the only true God, and Jesus Christ whom you have sent” (Jn 17, 3). In and through the Son, God calls us in the Holy Spirit to become his adopted children and to inherit his blessed life.

The Good News touches everyone in his or her own culture, that “vital space within which the human person comes face to face with the Gospel. Just as a culture is the result of the life and activity of a human group, so the persons belonging to that group are shaped to a large extent by the culture in which they live. As persons and societies change, so too does the culture change with them. As a culture is transformed, so too are persons and societies transformed by it. From this perspective, it becomes clearer why evangelisation and inculturation are naturally and intimately related to each other”. The process of inculturation “must involve the entire People of God, since the life of the Church as a whole must show forth the faith which is being proclaimed and appropriated”. To ensure this, certain areas need particular attention: “theological reflection, liturgy, the formation of priests and religious, catechesis and spirituality”[1].

 

2. Handing on the faith at the heart of cultures is an integral part of the Church’s apostolic mission. It is directed to humankind, to every person and to the whole person, to make each one a child of the Father and a witness of the Gospel, in the unity of the body of the Church. It is a complex process: it takes place in time, and is directed towards persons who come from a particular background; it implies the transmission of content – what has been revealed – and an invitation to life, where grace encounters each person’s freedom.

This process began in the earliest apostolic period, as is clear in the Acts of the Apostles and the Letters of the New Testament. Throughout these 2000 years, the Church has made use of the path of Christian formation in different ways. The Fathers of the Church and mediaeval theologians are examples of this. Were they not all, in their own ways, great exponents of the evangelisation of cultures and the inculturation of the Gospel? Saint Thomas Aquinas was not only the author of the Summa Theologica. He was, first and foremost, a preacher who sought to respond to the challenges of his time, as his Quaestiones Disputatae and Summa Contra Gentiles show. For him, theological reflection was not an end in itself or pure speculation; it was meant to facilitate a better reading of Scripture. Reason enlightened by faith helps in the contemplation of the mystery of God, in discerning right action according to virtue and grace, and in living the sacraments as means of salvation.

The inculturation of the Gospel and the evangelisation of cultures are part of a living process, which is carried out in the particular communities through which cultures receive, assimilate and give expression to the Gospel. It is an internal process and, as such, it cannot be rushed or forced. It needs care right from the start, in the same way as an attentive gardener sows good grain, feeds it with living and life-giving water, and supports its growth with a firm cane. The Church has to look out for the signs of the times and discover new fields for her apostolate in new cultural situations.

 

3. The Church in our day faces urgent questions and challenges created by the profound and rapid developments various societies are experiencing at the dawn of the third Millennium. This is an invitation to tread new paths of evangelisation. Something typical of our age is the appearance of a new phenomenon, whose breadth and consequences affect a large portion of humanity: globalisation, which is propelling the human race towards a global civilisation. At the same time, a lack of respect for the identities of cultural minorities arouses strong protests that are quite often extremely violent. Furthermore, the tragic events of 11 September 2001 have really split human history into pre- and post-11 September, that dark day.

The theme of the Pontifical Council for Culture’s Plenary Assembly is Handing on the Faith at the Heart of Cultures, Novo Millennio Ineunte. It is meant as a response to the Apostolic Letter John Paul II addressed to the clergy and the faithful at the end of the Great Jubilee of the Year 2000. It is part of the Church’s broader reflection on the phenomenon of globalisation and what it implies for different cultures. It also responds to the intention expressed by Pope John Paul II in the letter he wrote on 20 May 1982 to found the Pontifical Council for Culture: “I have decided to found and institute a Council for Culture, capable of giving the whole Church a common impulse in the continuously renewed encounter between the salvific message of the Gospel and the multiplicity of cultures, in the diversity of peoples to which it must bring its fruits of grace”[2].

The Second Vatican Council dedicated an entire section of the Pastoral Constitution Gaudium et Spes to emphasising “the fundamental importance of culture for the full development of man, the manifold links between the message of salvation and culture, the reciprocal enrichment of the Church and the different cultures as they have shared history with different civilisations, as well as the necessity for believers to understand in depth the way of thinking and feeling of the other men of their time, as these are expressed in their respective cultures”[3].

One after the other, the continental assemblies of the Synod of Bishops, whose fruits have been gathered in the Holy Father’s post-synodal Apostolic Exhortations, have maturely reflected on the best ways to go in the evangelisation of cultures. They have laid particular stress on the distinction between the content of faith, the ways in which it is handed on and the response of different Christian communities, which are enriched by the contribution of the enormous variety of cultures throughout the world. The Holy Father invited us to enter the New Millennium with quicker steps “as we travel the highways of the world”[4]. He has taken to heart the concerns of the bishops of the five continents and invites the Church to follow up their rich reflections and suggestions: “Was this not the point of the continental Assemblies of the Synod of Bishops which prepared for the Jubilee, and which forged important directives for the present-day proclamation of the Gospel in so many different settings and cultures? This rich legacy of reflection must not be allowed to disappear, but must be implemented in practical ways”[5].

 

4. “The new evangelisation calls for a clearly conceived, serious and well-organised effort to evangelise culture”[6]. “From the time the Gospel was first preached, the Church has known the process of encounter and engagement with cultures”[7]. Already, for the Incarnation of the Word in flesh like ours, “from the rich panoply of age-old cultures born of human genius, God chose for himself a People whose original culture he penetrated, purified and made fertile”[8]. Sacred Scripture, born of divine inspiration expressed by human genius, is itself a work of the inculturation of faith in the God of Abraham, the God of Jesus Christ.

Faith bears within itself the need for the evangelisation of cultures, since it cannot be confined to the private sphere. Christian faith is a conviction that influences people’s ways of behaving, and by this very fact it is by nature something social. For it is handed on and celebrated. It inspires communities that are run according to a proper system of authority and live by an order of values embodied equally well in family life, economic activity, culture and national and international political activity.

Throughout the centuries, faith in Christ and the spiritual life of Christians have made a profound impression on the various expressions of culture. Because Christ spoke to people – to every person and to the whole person – the Church wants to continue to take this way of the human person, a way which passes through the different areas of culture[9].

 

5. The central role of the human person is the basis of the new evangelisation. There is “a fundamental dimension capable of strengthening or shaking to their foundations the systems into which mankind as a whole is organised, and of liberating human existence, individually and collectively, from the threats which hang over it. This fundamental dimension is man, in his totality”[10]. The Gospel message is not only something addressed to the human person, but also a great messianic message about the human person. It is a revelation to the human person of the whole truth about him- or herself and his or her calling in Christ.

The advent of a new humanism is the condition for establishing a world of justice and peace. The Church always and everywhere proclaims the greatness of each human person, created in the image of God and invited along with all other men and women to develop a civilisation of the human person, and for the human person. This new civilisation of love will be for the human person, seen from every angle, and inspired by a new humanism that respects the freedom of persons and the fragility of peoples and all their component parts. To help people live in harmony, the Church puts forward an ethic based on human nature, an ethic of the truth about human nature.

The Church continually looks out for “the joys and hopes, the griefs and the anxieties of the men of this age”, for “the human person deserves to be preserved; human society deserves to be renewed”[11]. The transformation of living conditions linked to scientific and technological progress invites us to focus on some of the challenges typical of the cultural changes of our time, in order to improve the way we hand on the faith at the heart of cultures, Novo Millennio Ineunte.

 

 

 

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I - The Church's Apostolic Mission. Evangelisation and Inculturation

III - Handing on the Faith at the Heart of Cultures

 

 

II

Challenges at the Heart of Cultures.

Globalisation and Cultural Diversity

 

 

I. Globalisation

 

6. John Paul II created the Pontifical Council for Culture convinced that “the Church’s dialogue with the cultures of our time” was “a vital area, one in which the destiny of the world at the end of this twentieth century is at stake”[12]. Duc in altum! This dialogue is pursued in the certainty that the Lord of history is guiding the ship of the Church. However, as she watches for the signs of the times, the Church sees a great wave building up in front of her, one which gradually breaks over a great portion of humanity and brings in its wake a certain number of disvalues that endanger human persons and communities. It is the tidal wave of globalisation, born of an enormous development of communications media, transportation, telecommunications, a whole technology that tends to wipe out the constraints of time and space and brings people closer to make the world one village, the global village.

While globalisation in itself is not evil, it has some negative effects that are particularly evident in certain poor regions of the world. Scientific development, huge technological progress and the world of telecommunications and cyber-media are a blessing for some and totally beyond the reach of others. They have brought severe disruption to the very foundations of society. It seems that the domain of information technology and the exchange of ideas respect no limits: the constraints of time and space, state frontiers and even, where it exists, censorship.

 

7. Furthermore, globalisation is the vehicle that has enabled the market economy to conquer most of the planet. It has a strong ally in the “financiarisation” so loudly criticised by certain extremist movements. Economies and social systems are increasingly interdependent, and while the growth of some “engines” of the world economy has good effects in poor countries, a stock market crisis in just one country can have disastrous consequences on the weakest economies.

The aim of the “financiarisation” of the economy seems to be to maximise global financial profits for a circle of affluent people that is becoming smaller and yet increasingly powerful. Most of the time it brings with it growing inequalities and contributes to the marginalisation of those discarded by the world economy, either at a global level or within countries. Besides being extremely vulnerable, as increasing financial instability shows – and is this not the most iniquitous price the poor have to pay? – it tends to dictate its laws to politicians by the seductive and attractive lure of the power of money. In the end, globalisation that leads to the exclusion of the weakest is a contradiction in terms: exclusion is the very negation of globalisation.

The conditions in which men and women live at the beginning of the Third Millennium have been profoundly transformed and illustrate what the second Vatican Council was keen to define as “a new age in human history”[13]. The huge movement of globalisation brings with it a certain number of disvalues that are particularly influential on people’s lives. It contributes to the spread of new philosophical and ethical ideas based on new factors in work, life and community organisation.

However, globalisation promises things that only willing and resolute action on the part of states and international organisations can bring about, by correcting the divisive effects of market mechanisms left to themselves. In many places voices can be heard joining the Church’s call for the development of a “culture of solidarity” and a humanisation of the world of economy and finance. The Church feels the need for a more thorough objective knowledge of these new phenomena, and insists on the priority of ethics and the primacy of persons, for all the countries and populations of the world to be able to benefit from this process of world unification: “Now that commerce and communications are no longer bound by borders, it is the universal common good which demands that control mechanisms should accompany the inherent logic of the market. This is essential in order to avoid reducing all social relations to economic factors, and in order to protect those caught in new forms of exclusion or marginalisation”[14].

 

8. The effects of globalisation are not restricted to the economic sphere. They are evident in very different domains. “Values” or “disvalues” are conveyed by the distribution of films of a more or less moral nature. They are produced in one country according to the dominant criterion of profitability and their success is guaranteed by the low cost of distribution to television screens the world over. These broadcasts have a profound effect on young people, offering them models of behaviour that are often the opposite of Gospel values.

Internet also gives access to information in every branch of knowledge, but also – with no external check – to immoral sites that flaunt degrading behaviour contrary to the dignity of the human person.

Technological progress as a whole has a profound effect on human relationships: today it is possible to be in contact with people anywhere in the world, provided one has the right equipment. The development of videoconferences suggests possibilities for the Church that have not yet been thoroughly investigated. In fact, technological change is such that the culture it is creating still seems like something elusive and constantly shifting. Where does the handing on of faith fit into this?

 

9. The Church sees the destructive progress of disvalues that accompany globalisation as a challenge for handing on the faith. The challenges of globalisation include: “neglect” of the common good; a new culture whose values are borrowed from the logic of the financial market; the destruction of models for living – the family, education, the search for truth, the struggle for holiness, a sense of beauty, generosity and unselfishness etc., all things that were patiently introduced in cultures by long centuries of Christianity enriched by grace; the breakdown in the handing on of norms of social life, something difficult for parents, schools and parishes alike; the loss of a moral consensus in traditional societies; a consolidation of personal autonomy through the exaltation of freedom and individualism. What response can the Church give, and what means are at her disposal?

The monstrous development of biological research and its applications in biotechnology are signs of a tragic loss of the sense of natural law and respect for the human person. A real inhuman anti-culture is being flaunted in the guise of technical prowess of a kind that would reduce the human person to the status of a pure object.

The poorest countries are ravaged by the effects of globalisation: human values conveyed by cultural traditions handed on for generations are destroyed, there is a destabilisation of consciences and whole generations are culturally uprooted by being caught in a spiral of poverty and destitution.

In rich countries, traditional cultures are under threat from exaggerated consumerism and widespread hedonism. The “culture” of entertainment – vanitas – gets the upper hand of “veritas”. The weakness of political power obsessed with consensus at all costs leads to the anarchy of “anything goes”, to the detriment of the common good. An unbridled desire for consumer goods, with no respect for others, turns people in on themselves and creates extremism, the source of lethal violence.

 

II. Cultural Diversity

 

10. In listing the challenges of the evangelisation of peoples, the Pontifical Council for Culture’s document Towards a Pastoral Approach to Culture stresses one of the crucial problems of our world: the rights of nations – one of which is their right to exist – and the corresponding obligations towards other nations.

The Church proclaims the unity of humankind and its unity in the plan of salvation. She defends the identity of peoples in their legitimate diversity, at the same time inviting them to benefit from the contribution of the cultures of other peoples, insofar as they are open to the universal.

The identity of a people comes from an extraordinary complexity of elements, the fruits of its culture. It is rooted in the human person’s creative abilities and adaptability to his or her natural surroundings. It takes shape in specific conditions of historical and geographical development, and the multiplicity and complexity of these conditions are the very things that allow societies to give concrete expression to their human heritage through a whole range of cultural identities.

The human person is the only cultural being, and is at once child and creator of his or her own culture. Child, because culture is the memory of the past and his or her history. Creator, since the culture of a people, far from being something static, involves a process of becoming whose source is the human person: the diversity of cultures comes from the fact that each human person is unique.

A culture is a sign of a people’s identity and guarantees its particular character. At the same time, however, it aspires to universality through its best features, by the very fact that it is firmly rooted in human nature. A culture is not human unless it is open to other cultures and to what is universal[15]. The rights of cultural identities are based on the requirements of particularity; the requirements of universality are the basis for the duties they imply regarding other cultures and humankind as a whole.

Just as each human being has a right to the recognition and respect of his identity, so every cultural minority has a right to the recognition of its identity. It is a natural right, which increases the minority’s standing in the eyes of society as a whole and facilitates its integration with peoples generally. On the other hand, failure to respect this right is a source of humiliation for a group of people. It gives rise to strong reactions that are very often extremely violent.

 

11. The events of 11 September 2001 are a tragic illustration of criminal fanaticism and a blasphemous hijacking of religious feeling. Religion in no way excludes other basic characteristics of a people’s identity, but it is no less essential than they are, and its contribution is totally peaceful. Human persons act in the world where they live by transforming matter. Through work, they produce things that are beautiful or useful, in accordance with the canons of art or technology. They relate to each other by means of a language, in ways defined by custom and law, and by the moral standards they have. Endowed with intelligence and in love with wisdom, they continually broaden the field of their knowledge. Lastly, they are open to transcendence and can relate to it in a way they express in religious practices and rites of communion and reconciliation.

Religion is an essential element of culture, although it cannot be reduced to it, particularly where revealed religions are concerned. In fact, the vision of the origins and destiny of the human person, and God’s plan for his creature and for the whole of humankind, have a profound influence on other areas of a person’s life, and mark out his or her identity. Observing the world, history and sacred art will reveal the civilising role religions have, to the extent that those who take inspiration from them respect the dignity of the human person, of every person and of the whole person.

 

III. The Inhuman Developments of Biological Science

 

12. The way in which people today live out their human condition is a sign of a particular temptation, which John Paul II describes with conviction as a “meta-temptation”: “It surpasses all that has, throughout history, come under the heading of human temptation, and at the same time it brings to light what one might call the very foundation of all temptation. Contemporary man is subject to the temptation of rejecting God in the name of his own humanity”[16].

This meta-temptation has effects in various areas of human life, above all in biological science. It cannot be denied that, as this new Millennium begins, the pragmatism typical of our culture, combined with the development of information technology, demands a high level of knowledge. Men and women pin their hopes more than ever on science and its practical repercussions. This trait in our civilisation is, no doubt, the outcome of a prodigious development of the capacities entrusted to the human person, who has been created by God, in the image of God the creator. But when a human person forgets that he or she is a creature and sets out to become the absolute master of good and evil, there is a great danger of putting the very foundation of our civilisation in jeopardy. Let us acknowledge it without beating about the bush: developments in the sciences and a certain absolutised scientific culture are a real challenge at the beginning of this Millennium. What is at stake is the future of the human person, when he or she is viewed merely as an object, with no thought for the inalienable dignity of every person, from the first moment of conception to the last moment of life, whose natural course is interrupted when death is freely accepted.

 

IV. Sects[17]

13. The phenomenon of a vague need for spirituality is a sign of the times at the dawn of the new Millennium, one that presents a real challenge for handing on the faith at the heart of cultures. This openness to the spiritual side of life does not, in itself, imply openness to Christian spirituality as a personal lived experience of God, the Creator and Redeemer. In their search for spirituality, contemporary men and women feel the need to rebuild a set of affective and social relationships that the individualism of society tends to destroy; the number of divorces is proof of this.

Sects bolster these frustrated aspirations when people looking for meaning, above all those life has hurt, no longer find in Christian communities the transcendent dimension of faith, or the living witness of charity that welcomes others, especially those suffering from loneliness: “These groups succeed quite clearly because they respond to frustrated aspirations. Many of our contemporaries can communicate easily in such groups and experience a feeling of belonging; they find affection, brotherhood, even apparent protection and security. This feeling stems mostly from the simple answers and apparently clear but, in reality, illusory solutions – like the ‘Gospel of success’ – which sects appear to offer to the most complex questions, and a pragmatic theology which exalts the self society has treated so badly”[18]. And so sects are growing in almost every country in the world, and their success is due to indoctrination made possible by people’s ignorance and credulity; and many of these people have been baptised and schooled in the catechism. Healings, the development of affective relationships and more or less illusory promises of financial success are typical elements of the seductive appeal of these religious groups.

In similar fashion, gnostic sects offer salvation through knowledge and recruit many of their members from privileged backgrounds – lawyers and magistrates, politicians, journalists and so on – with the aim of setting up a godless society, where freedom of conscience and religious beliefs is relegated to the strictly personal and private sphere. Here, freedom of religion would be guaranteed by tolerance, the key term in our secularised societies.

Sects abound wherever secularism gains ground, and where the social fabric patiently built up by traditional cultures breaks down and leaves people to themselves, helplessly lost without the compass that would allow them to give direction to their lives according to profoundly human values.

 

V. Internet

 

14. “The most startling innovation in communications technology is, without doubt, the Internet. Like any other new technology, the Internet involves risks which have become tragically clear in cases where it has been used for evil purposes, and this calls for constant vigilance and reliable information”. Handing on the faith at the heart of cultures must not ignore this new forum around which a whole new culture is taking shape. The many ways in which this gigantic spider’s web has developed have unknown consequences. The document Towards a Pastoral Approach to Culture recognises the positive benefits of this new window on the world, but takes a negative view of the “loss of the intrinsic value of items of information, an undifferentiated uniformity in messages which are reduced to pure information, a lack of responsible feedback, and a certain discouragement of interpersonal relationships”[19]. Those who evangelise know that relationships established through a technological medium can never replace personal contacts, and that evangelisation depends on the witness of the one who is sent to bring the Good News. Pope John Paul II emphasises this: “In a culture which feeds on the ephemeral there can easily be a risk of believing that it is facts that matter, rather than values. The Internet offers extensive knowledge, but it does not teach values”[20]. The Church, as an expert in humanity, reminds us that a society cannot be built on a network of virtual relationships – the Internet – but on the human person and on that person’s transcendent dignity, and that society has the duty of handing on to people a set of values that will help them to flourish according to the highest potential of human nature.

Pastors are called to promote the evangelisation of this new world of “cyberspace” and to reap its fruits. For there is no doubt that the Internet’s immense potential could be enormously helpful in handing on the faith. “A great deal is at stake. How can we not be present and use information networks, whose screens are at the heart of people’s homes, to implant the values of the Gospel there?”[21]. Young people, in particular, take the initiative in various ways to bring the Good News of the Gospel even here, to this “new frontier for the mission of the Church”[22].

 

VI. The Expansion of Islam

 

15. One of the many challenges the Church faces in handing on the faith at the heart of cultures, novo millennio ineunte, which cannot be passed over in silence, is Islam, whose current expansion is experienced as a challenge – one that is at once social, cultural and religious. In fact, “the countries where Islam dominates are in a cultural world of their own, although there are differences between the Arab countries and the other countries of Africa and Asia. Islam is not just a religion in the classic sense of the word: it is also essentially a society with its own legislation and traditions, and the whole forms a vast community, or umma, with its own culture and plan for civilisation…. True collaboration with Muslims on the level of culture in real reciprocity may foster fruitful relationships in Islamic countries and with Muslim communities established in traditionally Christian countries”[23].

 

 

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I - The Church's Apostolic Mission. Evangelisation and Inculturation

II - Challenges at the Heart of Cultures - Globalisation and Cultural Diversity

 

 

III

Handing on the Faith at the Heart of Cultures

 

 

16. In his Apostolic Exhortation Evangelii Nuntiandi, Paul VI was keen to stress that “the split between the Gospel and culture is without a doubt the drama of our time[24]. In the light of the challenges of contemporary society and the giddy developments of globalisation and all it implies for culture, the Church is invited to find new ways for the men and women of today to receive the message of the Gospel and live by it. In the wake of the Second Vatican Council, and with the impetus given by the Continental Assemblies of the Synod of Bishops, she is moving resolutely forward along the path of inculturating the Gospel and evangelising cultures, in the strong conviction expressed by John Paul II in his Apostolic Exhortation Ecclesia in America: the gift of the Spirit and the love of Christ “are meant for each and every people and culture, in order to bring them all into unity after the example of the perfect unity existing in the Triune God. For this to happen, it is necessary to inculturate preaching in such a way that the Gospel is proclaimed in the language and culture of its hearers”[25].

This is why it is so important to take account of culture in the work of evangelisation. The Good News is proclaimed to people and its goal is metanoia, baptism and living by faith. Faith takes shape within a culture, so much so that it is addressed to the human person in the fullness of his or her humanity. The Holy Father said as much in his letter founding the Pontifical Council for Culture: “man lives a fully human life thanks to culture”, and reiterated what he had said so emphatically during his visit to UNESCO: “Yes, the future of man depends on culture”[26].

So it is the Church’s duty to enter into dialogue with all cultures, in order to bring them the leaven of the Gospel in fidelity to tradition and the Magisterium, and to let grace purify them, enrich them and make them fruitful. John Paul II gave a magnificent definition of this process at the beginning of his pontificate: “the missionary attitude always begins with a feeling of deep esteem for what is in man, for what man has himself worked out in the depths of his spirit concerning the most profound and important problems. It is a question of respecting everything that has been brought about in him by the Spirit, which blows where it wills. The mission is never destruction, but instead is a taking up and fresh building, even if in practice there has not always been full correspondence with this high ideal. And we know well that the conversion that is begun by the mission is a work of grace, in which man must fully find himself again”[27].

“Authentic inculturation of the Christian faith is grounded in the mystery of the Incarnation…. Just as the Word made flesh entered history and dwelt among us, his Gospel enters deeply into the life and culture of those who hear, listen and believe. Inculturation, the ‘incarnation’ of the Gospel in the various cultures, affects the very way in which the Gospel is preached, understood and lived. The Church teaches the unchanging truth of God, addressed to the history and culture of a particular people. Therefore, in each culture the Christian faith will be lived in a unique way”[28].

How can the Pontifical Council for Culture genuinely take account of all the world’s cultures – within the limits of its means and its competence – and thus avoid the suspicion that it is too “Western”?

 

17. In his first encyclical, Redemptor Hominis, Pope John Paul II shed light on the human side of the mystery of redemption when he said: “The Church’s fundamental function in every age and particularly in ours is to direct man’s gaze, to point the awareness and experience of the whole of humanity towards the mystery of God, to help all men to be familiar with the profundity of the Redemption taking place in Christ Jesus. At the same time man’s deepest sphere is involved – we mean the sphere of human hearts, consciences and events”[29].

Evangelisation begins when we meet the living Christ, and it ends in blessed contemplation of the icon of the risen Lord.

How can we help our contemporaries, at the heart of cultures that seem so distant, to be open to meeting Christ?

The Gospel of John offers us the enlightening episode of the meeting with the Samaritan woman: Jesus centres the dialogue on the image of a spring of water “welling up to eternal life”[30]. He refers to cultural traditions precisely in order to move beyond opposition, before touching her sinner’s heart in a way that opens her to an encounter that sets her free and makes her a witness of the Lord’s goodness.

In a world that is “allergic” to what morality teaches, how can bishops be helped to touch people damaged by sin and awaken their desire to be saved?

 

18. Handing on the faith means proclaiming the living Christ as the only Saviour of all and the Lord of history. It is through the Church that the Son of God made man is present to men and women, whom He invites to meet Him in the faith they receive and live in the heart of the Church. The encounter with Him, who rose from the dead, happens through the invisible action of the Holy Spirit. The Spirit of truth guides the hearts of the faithful to contemplate the basic truths of Christian faith: the mysteries of truth, the Incarnation of the Word, the redemption of humankind and the other wonders of God. They are helped by the work of theologians who are encouraged by the Church “in their delicate work of developing an inculturated theology, especially in the area of Christology…. The test of true inculturation is whether

whether people become more committed to their Christian faith because they perceive it more clearly with the eyes of their own culture”[31].

What is typical of our era is a culture that gives pride of place to activity and a search for efficiency, accentuated by the phenomenon of the globalisation of the economy and of the communications media. Faced with this challenge, the Church is called upon to find forms of Christian spirituality that will help people to “be before doing”. This means developing spaces for contemplation, liturgical life and teaching – real centres of light, love and fellowship. All pastoral programmes should be planned with a view to holiness: “The time has come to re-propose wholeheartedly to everyone this high standard of ordinary Christian living: the whole life of the Christian community and of Christian families must lead in this direction”[32].

Without a doubt, the first way of handing on the faith is formation for prayer and liturgical life lived in a way that is faithful to the Church’s tradition. So local churches are invited to develop a spirituality that suits the abilities and circumstances of each Christian. That requires perspicacity and discernment of cultures.

What cultural conditions are advantageous for the development of Christian spirituality and a culture of holiness?

How should one establish proper Cenacles of prayer, fellowship and teaching of the faith to help in the development of an inculturated Christian Spirituality?

How can churches best “ensure that the liturgy becomes an ever greater source of nourishment for their peoples through a wise and effective use of elements drawn from the local cultures” without overlooking “the specific needs of the poor, migrants, refugees, youth and women”[33]?

 

19. Some tragic situations show that humanity is more than ever in danger of being “dehumanised”. Powerful structures of sin, international terrorism, the senseless development of techniques of genetic manipulation, the threat of ecological disaster and the collapse of values borne by traditional cultures show the urgent need for evangelisation and the call to conversion. The Gospel begins with the preaching of John the Baptist: “Repent!” The call to conversion is an important element in Christian formation. It is not simply about ideas or another way of thinking; it is about revising the way we live in the light of the criteria of the Gospel. Conversion has a social dimension, since it leads to brotherly love and solidarity; it encourages us to bear witness, and in some cases this can take the form of martyrdom.

The loss of a sense of sin, intellectual and moral relativism and the refusal to accept a mediator for reconciliation with God are all obstacles that take different forms in people’s cultures. The culture of pleasure and leisure stifles people’s sense of penitence and works of reparation. Deep divisions between the faith and life of Christians in our day invite us to reflect on the ways and means of calling people to conversion that are part and parcel of Christian formation.

What elements of culture could help bishops reinterpret the call to conversion to Christ and his Gospel, in a way that Christ’s invitation to “repent and believe in the Gospel” might get through to Christians in all parts of the world?

 

20. The radically new character of the life Christ gives is a gift of God and requires proper knowledge of the truths of the faith. The importance of Christian formation and of a thorough knowledge of the faith is evident in every area of life. The Church herself, in order to be an evangeliser, “needs to listen unceasingly to what she must believe, to her reasons for hoping, to the new commandment of love”[34].

For the vast majority of Christians, “formation for faith has remained at the elementary stage, and sects easily profit from this ignorance”[35]. It would be wrong for catechesis, on the pretext of adaptation to the socio-cultural context of a country or a region, to be reduced to the business of handing on cultural values, or for the force of the truth to be allowed to evaporate behind the smokescreen of tolerance. Pedagogy is a means for handing on content, not a criterion for deciding what ought to be handed on. Using sociological and psychological schemas as criteria of discernment may well be one of the causes for the breakdown in handing on the faith in many countries.

Ill-conceived inculturation creates a split in theological teaching, preventing it from discerning the universality of some of the concepts that are used by reducing them to their alleged “Western-ness”. By drawing on the philosophia perennis for his theological method, Saint Thomas took “meta-cultural” elements from a culture quite different from that of mediaeval Western Europe. But he discerned them in the light of what had been received and handed on by the Apostles, and in the light of what the Fathers of the Church had to offer. Later on, a decadent form of Scholasticism detached speculative reflection from a real theology of life, which is inculturated according to the historical situation and existential conditions of the faithful.

How is it possible to ensure the teaching of theology and the catechesis of the truths of faith and the values they engender, making the best use of the resources characteristic of local churches?

What suggestions can be made for the Cathechism of the Catholic Church to be inculturated for the great regions of the world?

The three encyclicals – Veritatis Splendor, Evangelium Vitae, Fides et Ratio – are a trilogy for the kind of formation that takes account of elements of today’s culture: how should they be given the place they deserve in the formation of Gospel missionaries in different cultural contexts, so as to benefit from contacts with philosophical and religious traditions?[36]

 

21. Strong witnessing goes together with handing on the faith. The one who preaches the Gospel covers the ground of evangelisation in docility to the Spirit: “Techniques of evangelisation are good, but even the most advanced ones could not replace the gentle action of the Spirit. Even the most thorough preparation of the evangeliser has no effect without the Holy Spirit. Without the Holy Spirit the most convincing dialectic has no power over the human heart”[37].

Catechists, theologians, deacons, priests and bishops cannot be effective agents of the handing on of faith unless their teaching is backed up by the witness of a life transformed by the powerful breath of the Spirit. This witness becomes convincing when it is given in a community of brothers and sisters united in the communion of sincere mutual love. The post-synodal apostolic exhortation Ecclesia in Oceania declared: “The Synod Fathers saw further inculturation of the Christian faith as the way leading to the fullness of ecclesial communio[38].

If the world is to believe, it is urgent to develop a culture of communion between local churches, and to invite Christians on every continent to accept the Holy Father’s requests for forgiveness in order to forget the ill feeling of the past and move forward – Duc in altum!novo millennio ineunte.

Tensions between families, tribes, regions and nations, not to mention those at the level of parishes, dioceses or even bishops, are a counter-sign that seriously damages the handing on of faith at the heart of cultures. How can local churches be helped to develop a true culture of communion?

 

22. Handing on the faith at the heart of cultures requires evangelisers. In the first place, this means bishops, who have the task of promoting and co-ordinating evangelising activities. The bishop is the one who sends: “they will never have a preacher unless one is sent” (Rom 10, 15). He knows his people and their needs, and directs the work of priests, religious and lay people, with respect for the gifts and charisms of each of them. Various councils assist him in this task, including a pastoral council, which needs people who are attentive to the challenges of cultural change.

Because it is eager to develop the dialogue between faith and cultures, the Pontifical Council for Culture invites bishops to develop Catholic cultural centres, which “offer to the Church the possibility of presence and action in the field of cultural change. They constitute in effect public forums which allow the Church to make widely known, in creative dialogue, Christian convictions about man, woman, family, work, economy, society, politics, international life, the environment. Thus they are places of listening, respect and tolerance”[39].

In what way should Catholic cultural centres develop in future?

How should they be networked, and according to what criteria?

What can bishops expect of Catholic cultural centres and from the initiatives of the Pontifical Council for Culture in their regard?

 

22. Handing on the faith at the heart of cultures requires trained lay people: “since the inculturation of the Gospel involves the whole People of God, the role of the laity is of paramount importance. It is they above all who are called to transform society, in collaboration with the Bishops, clergy and religious, by infusing the ‘mind of Christ’ into the mentality, customs, laws and structures of the secular world in which they live. A wider inculturation of the Gospel… will depend greatly on the appropriate formation which the local Churches succeed in giving to the laity”[40].

The “culture of doing” has involved entire swathes of lay people in activities, and these days there is no lack of admirable examples of dedication in social solidarity projects. But Christian life cannot be limited to solidarity, necessary though that is. The single commandment to love has two sides, which the Church always holds together: love of the Father and love of one’s neighbour.

The formation lay people need applies not only to catechists, but also to the family, the primary cell in evangelisation. It helps women in the extremely important role they have in handing on the faith to their children. It extends to grandparents, whose presence at the heart of the family takes on particular importance in cultures that set great store by the work women do outside their families, to the detriment of their primordial task of educating their children.

The Holy Father pays special attention to young people. They are the future of the Church. Those great occasions – the World Youth Days – show that desire for God and for strong teaching in conformity with the Gospel, received in a climate of prayer and brotherhood, is a real opportunity for handing on the faith. However, these great gatherings need to be followed up in the local churches. In that way intense moments that are such a powerful experience for young people could spark off a real change in their lives and a time of growth for the Church.

Consecrated men and women are a marvellous sign in all cultures of a life devoted to and transformed by the Gospel. The Synod of Bishops has accentuated the importance of a formation that is human, but also spiritual and liturgical, apostolic and missionary, biblical and theological. Monastic life offers its own precious witness, and allows those who are in the world to come and draw new energy from the source of prayer and contemplation, so that they can “put out into the deep”.

What is the best way for these “spiritual lungs” to be integrated into diocesan pastoral programmes for handing on the faith?

 

24. Handing on the faith makes it imperative to pay special attention to the formation of candidates for the priesthood, and to “in-service” training for deacons, priests and bishops. Is it not the case that seminaries offer an excellent opportunity for discerning the cultural elements in Christian formation? “Today more than ever there is need to form future priests in the true cultural values of their country”[41]. In fact, priests are called to discern the deepest aspirations of God’s people in order to respond better to them. For that, formation calls for a thorough understanding of human nature, an ability to observe its context critically and to discern the values and disvalues of the dominant culture, in order to establish a constructive dialogue with the world of today[42].

How can we guarantee that seminaries will provide a discernment of cultures done by staff who are faithful to the Gospel, eager to hand on the deposit of faith in its entirety and able to dovetail it with the positive values of the various cultures?

How can pastors be trained to make use of the new technology that is available to them in handing on the faith?

In a culture where the developments of scientific research and the advent of public behaviour contrary to Christian morality call for a clear response from pastors, and not only from specialised groups of intellectuals, how best can we form competent clergy who will have a courteous and respectful answer ready for people who ask them the reason for the hope that we all have (Cf. 1 Pet 3, 15f.)?

 

25. A traditional and ideal place for handing on the faith is the parish, which offers Christian formation in various forms. It is clearly the natural habitat of Christians, the place where they experience the Church at first hand. Without doubt, social changes and the alarming decrease in vocations to the priesthood in some parts of the world have created severe upheaval in dioceses, and the first places affected are parishes. Parishes are first and foremost Eucharistic communities, the place for Christian initiation, education and celebration of the life of faith. At the heart of the parish is the promotion of sacramental life. Here, through grace, the word that is proclaimed becomes life, a life that is encouraged when it is steeped in true popular piety. Popular piety calls for careful attention, and pastors should keep a watchful eye on it: when it fades away, people’s minds are taken over by the barrenness of indifference. In parishes, various movements and associations can make a healthy contribution to handing on the faith at the heart of cultures and in reaching individuals in specific ways that are appropriate to them.

Handing on the faith is also carried out in educational institutions, above all in Catholic schools. The world of education is a sphere that is particularly suited to promoting the inculturation of the Gospel, and to offering guidance to young people in a way that will help them to meet Christ and to be aware of the disvalues cultures can bring – and of their incompatibility with an authentically Christian life. Catholic teaching has a distinctive pedagogical programme, whose content keeps coming back to Christ and to the teaching of the Church in the areas of faith and morals. The firmly Catholic orientation of the Church’s schools, colleges, universities and institutes of higher learning allows them to train authentically Christian leaders in the various sectors of human life: art and literature, science and philosophical wisdom, economy and politics and the world of business.

The world of education is the forge where a new Christian humanism is fashioned. How is it to be used to the best advantage? What are the most efficient ways of promoting it?

What recommendations should we give to those in charge of such institutions?

In the various institutions in the world of education, how should children, young people and students be prepared for the challenges of drugs, HIV/AIDS, genetic experiments and the spin-offs of scientific research?

 

 
Building God’s Kingdom

 

26. Proclaiming the faith at the heart of cultures goes hand in hand with the promotion of justice and peace, especially in countries where social inequalities and injustice are particularly blatant: in some countries, there are “social sins which cry to heaven”[43]. However, situations that are characteristic of some poor regions of the vast world can be found even at the heart of rich countries, especially in cities where opulence and destitution live side by side. The events of 11 September have made people vividly aware of the worldwide repercussions of certain actions and the reality of the interconnectedness of persons. Technological developments make it possible for good or evil to crystallise around a “cause”; in the case of serious terrorist attacks, they allow people, with a terrifying degree of hatred and fanaticism, to cause an immense amount of damage with immeasurable repercussions all over the world.

The Church’s social teaching provides a convincing response to economic globalisation. It is up to local churches to find the ways and means of training Christians in this ethical approach based on justice and responsibility, which can “create an authentic global culture of solidarity”[44]. Christian humanism is put forward as an effective response to the challenges of globalisation. “Globalisation, a priori, is neither good nor bad. It will be what people make of it”[45].

The Church knows how important Christian formation in the spirit of the beatitudes is for the promotion of a world of justice and peace, and that the ultimate basis for human rights is the dignity of the human person. Everywhere she asserts her preferential love for the poor, because she is convinced that injustice is born of violence and that “development” is “the new name for peace”[46].

At the same time, how can one be deaf to the accusation that traditionally Christian countries are among those most involved in the arms race and in birth control programmes, sinful structures absolutely contrary to Christ’s Gospel?

What cultural changes are allowing so many traditionally Christian countries to sink into “silent apostasy”?

How have these countries moved from a situation where faith had a clear role in their culture to one where it seems foreign and something private?

Why does the Church seem to be a cultural minority in traditionally Christian countries, where Christians are still in the majority?

What initiatives need to be taken to move from a negative assessment of the situation to one of positive action?

Handing on the faith at the heart of cultures, the essential mission of the Church, can be made much easier or be seriously hindered by society’s institutions. Hence the importance of training Christians for public administration; the search for rights and corresponding duties; administering the common heritage for the long-term good of humankind, with respect for the environment; the formation of ethical committees concerned with searching for the truth about the human person and his or her dignity rather than working on the sole criterion of consensus; working within international organisations to make sure they recognise natural law and to strive for a fairer distribution of goods, while respecting the cultural identity of peoples.

 

Handing on the Good News

 

27. The Church has followed Christ, the ideal communicator of the truth about God and the human person, through the ages in using traditional forms of communication. The first is language. The evangeliser obviously has to use a language that will enable his audience to understand him. Part of the explanation for the profound breakdown in handing on the faith in secularised societies is an “outmoded” language; yesterday’s words are no longer understood by today’s people.

The phenomenon of language is enlightening with regard to the damage done by ill-conceived methods of inculturation. The models of language used in some societies are not necessarily good for handing on the truths of faith.

This was blessed Pope John XXIII’s concern as he opened the second Vatican Council: “The substance of the ancient doctrine of the deposit of faith is one thing, and the way in which it is presented is another. And it is the latter that must be taken into great consideration with patience if necessary, everything being measured in the forms and proportions of a magisterium which is predominantly pastoral in character”[47].

In what way can pastors be helped in handing on the faith at the heart of cultures, in other words in finding a place for the leaven of the Gospel in societies and ways of thinking that differ greatly from those that first received Revelation or from the context in which the texts of the Magisterium were written?

What are the ways to penetrate the way each people thinks, so that the Good News revealed by Christ and handed on by the Church can reach deep into its soul, from the nations that for thousands of years have been imbued with Buddhism, Confucianism, Hinduism or African traditional religions to the new culture of Latin America, the great mega-cities and new generations in traditionally Christian places, for whom the way the Church speaks often sounds like a foreign language?

Song, music, plays, proverbs and storytelling are traditional ways of communicating. Are they not also channels of wisdom and the spirit of a people?

Given that these are particularly fruitful opportunities for inculturation, how can pastors best be helped to make the most of them in handing on the faith, especially where the structures of traditional life are still strong?

 

28. The special assemblies of the Synod of Bishops have all stressed the paramount importance of the media world. It is a matter of great urgency in every country in the world. The media are not just a means of communication, but a whole world that needs evangelising if it, in turn, is to evangelise or, at the very least, to humanise. This is a world for the human person. Even when it is not authorised to operate explicitly in the area of faith, it does have authority to put across proper values, to help the human person grow in his or her humanity. The Church, an expert in humanity, invites the media to communicate what is good, true and beautiful. The overwhelming development of media pornography and violence is the consequence of the loss of a sense of what the human person is. It comes from the pursuit of success at all costs, which is measured in terms of audience levels and money, and a guaranteed source for both of these seems to be “the three forms of concupiscence”.

Local churches need to be present in the media world. If they are to do this, they must master media language and use media techniques effectively.

What action should be taken to ensure that culture and spirituality are not marginalised in media culture?

What help do local churches need to make better use of the media in handing on the faith?

How should Christians – especially children – be trained to use the media without being tainted by the disvalues that are all too often present in that world?

What sort of help do priests need, in the context of their solitary lives, to hold on to their inner freedom in the face of temptations that come from the media?

 

29.The breathtaking development of communications technology increases opportunities for contact between different parts of the world, with obvious effects in very different spheres. “And what should we say about the cultural globalisation produced by the power of the media? Everywhere the media impose new scales of values which are often arbitrary and basically materialistic, in the face of which it is difficult to maintain a lively commitment to the values of the Gospel”[48]. The document Towards a Pastoral Approach to Culture identifies the world of social communications and information technology as “the first Areopagus of the modern age”[49]. A change in language and in the way of understanding events is typical of this new culture, and in this context the Church is convinced of the urgency of responding creatively as she sets out on the road along this new frontier of her mission.

The Church is an educator for all peoples. How should she act in a global culture in which communications media appear to be creating a new culture?

How should these media be used to develop an “ethic of truth about human nature” and to overcome the temptations and the “vanitas” of an “image culture”?

 

30. As the 20th anniversary of its foundation approaches, the Pontifical Council for Culture appeals to its members who, at the heart of cultures in the various regions of the world, are living proof of “the boldness of a prophet and evangelical prudence; the vision of a master and the sure sense of direction of a guide; the spiritual strength of a witness and the serenity, patience and kindness of a father”[50]. Like them, the Council is striving to respond to the Holy Father’s appeal, novo millennio ineunte, while keeping proudly to the intuition behind the foundation of this Dicastery, as it was expressed in the letter of foundation: “it is urgent that our contemporaries, and Catholics in particular, question themselves seriously about the conditions which are at the basis of the development of peoples…. That is why I have decided to found and institute a Council for Culture, capable of giving the whole Church a common impulse in the continuously renewed encounter between the salvific message of the Gospel and the multiplicity of cultures, in the diversity of peoples to which it must bring its fruits of grace”[51].

Handing on the faith at the heart of cultures, novo millennio ineunte, with the inspiration of the Holy Spirit, who “is the prime agent of the inculturation of the Christian faith”[52], means carrying on with the mission given to the apostles: “you will be my witnesses… to the ends of the earth” (Acts 1, 8). This is in accordance with Christ’s mandate, which was taken up by the Holy Father in the bold words of his Apostolic Letter Novo Millennio Ineunte:

“Even in countries evangelised many centuries ago, the reality of a ‘Christian society’ which, amid all the frailties which have always marked human life, measured itself explicitly on Gospel values, is now gone. Today we must courageously face a situation which is becoming increasingly diversified and demanding, in the context of ‘globalisation’ and of the consequent new and uncertain mingling of peoples and cultures. Over the years, I have often repeated the summons to the new evangelisation. I do so again now, especially in order to insist that we must rekindle in ourselves the impetus of the beginnings and allow ourselves to be filled with the ardour of the apostolic preaching which followed Pentecost. We must revive in ourselves the burning conviction of Paul, who cried out: ‘Woe to me if I do not preach the Gospel’ (1 Cor 9, 16)

“This passion will not fail to stir in the Church a new sense of mission, which cannot be left to a group of ‘specialists’ but must involve the responsibility of all the members of the People of God. Those who have come into genuine contact with Christ cannot keep him for themselves, they must proclaim him. A new apostolic outreach is needed, which will be lived as the everyday commitment of Christian communities and groups. This should be done however with the respect due to the different paths of different people and with sensitivity to the diversity of cultures in which the Christian message must be planted, in such a way that the particular values of each people will not be rejected but purified and brought to their fullness.

“In the Third Millennium, Christianity will have to respond ever more effectively to this need for inculturation. Christianity, while remaining completely true to itself, with unswerving fidelity to the proclamation of the Gospel and the tradition of the Church, will also reflect the different faces of the cultures and peoples in which it is received and takes root. In this Jubilee Year, we have rejoiced in a special way in the beauty of the Church’s varied face. This is perhaps only a beginning, a barely sketched image of the future which the Spir


[1] John Paul II, Post-Synodal Apostolic Exhortation Ecclesia in Asia, 6 November 1999, No. 21.

[2] John Paul II, Letter founding the Pontifical Council for Culture, 20 May 1982; AAS 74, 1982, pp. 683-688.

[3] Ibid. Cf. Second Vatican Ecumenical Council, Pastoral Constitution Gaudium et Spes, Nos. 53-62.

[4] John Paul II, Apostolic Letter Novo Millennio Ineunte, 6 January 2001, No. 58.

[5] Ibid., No. 29.

[6] John Paul II, Post-Synodal Apostolic Exhortation Ecclesia in America, 22 January 1999, No. 70.

[7] John Paul II, Encyclical Letter Fides et Ratio, 14 September 1998, No. 70.

[8] Pontifical Council for Culture, Towards a Pastoral Approach to Culture, 23 May 1999, No. 3.

[9] Cf. John Paul II, Encyclical Letter Redemptor Hominis, 4 March 1979, No. 14: “This man is the way for the Church – a way that, in a sense, is the basis of all the other ways that the Church must walk – because man – every man without exception – has been redeemed by Christ, and because with man – with each man without any exception whatever – Christ is in a way united, even when man is unaware of it: ‘Christ, who died and was raised up for all, provides man’ – each man and every man – ‘with the light and the strength to measure up to his supreme calling’.

[10] John Paul II, Letter founding the Pontifical Council for Culture, op.cit.

[11] Second Vatican Ecumenical Council, Pastoral Constitution Gaudium et Spes, Nos. 1 and 3.

[12] John Paul II, Letter founding the Pontifical Council for Culture, op. cit.

[13] Gaudium et Spes, No. 54. Quoted in Towards a Pastoral Approach to Culture, No. 7.

[14] John Paul II, Address at the Plenary Assembly of the Pontifical Academy of Social Sciences, 27 April 2001, No. 2.

[15] Cf. Towards a Pastoral Approach to Culture, No. 10: “While the rights of a nation express ‘particular’ requirements, it is no less important to emphasise universal requirements, with the duties they imply for each nation regarding other nations and humankind as a whole. The primary duty is undoubtedly to live in a spirit of peace, respect and solidarity with others…. While nationalism implies contempt or even hatred for other nations or cultures, patriotism is an appropriate particular – but not exclusive – love of and service to one’s country and people, as remote from cosmopolitanism as it is from cultural nationalism. Each culture aspires to the universal through the best it has to offer”.

[16] John Paul II, Address to the Bishops of France, No. 3, in Documentation Catholique, 15 June 1980, No. 1788, p. 590.

[17] The use of the term “sect” has become problematic and is now generally avoided in discussion with members of new religious or pseudo-religious groups. Here it is used simply as a “shorthand” and is not meant at all polemically.

[18] Towards a Pastoral Approach to Culture, No. 24.

[19] Ibid., No. 9.

[20] John Paul II, Message for the 36th World Day of Communications, 24 January 2002, No. 4.

[21] Towards a Pastoral Approach to Culture, No. 9.

[22] John Paul II, Post-Synodal Apostolic Exhortation Christifideles Laici, 30 December 1988, No. 44.

[23] Towards a Pastoral Approach to Culture, No. 22.

[24] Paul VI, Apostolic Exhortation Evangelii Nuntiandi, 8 December 1975, No. 20.

[25] Ecclesia in America, No. 70.

[26] John Paul II, Letter founding the Pontifical Council for Culture, op. cit.

[27] Redemptor Hominis, No. 12.

[28] John Paul II, Post-Synodal Apostolic Exhortation Ecclesia in Oceania, 22 November 2001, No. 16.

[29] Redemptor Hominis, No. 10.

[30] Jn 4, 14.

[31] Ecclesia in Asia, No. 22.

[32] Novo Millennio Ineunte, No. 31.

[33] Ecclesia in Asia, No. 22.

[34] Evangelii Nuntiandi, No. 15.

[35] John Paul II, Address to the Bishops of Cameroon, 13 August 1985, No. 4. La Documentation Catholique 82 (1985), p. 917.

[36] Cf. Ecclesia in Asia, No. 22

[37] John Paul II, Post-Synodal Apostolic Exhortation Ecclesia in Africa, 14 September 1995, No. 77.

[38] Ecclesia in Oceania, No. 16.

[39] Ecclesia in Africa, No. 103.

[40] Ecclesia in Asia, No. 22.

[41] Ecclesia in Africa, No. 95.

[42] Cf. Ecclesia in America, 40.

[43] Ecclesia in America, No. 56.

[44] Ibid., No. 55.

[45] John Paul II, Address at the Plenary Assembly of the Pontifical Academy of Social Sciences, 27 April 2001, No. 2.

[46] Paul VI, Encyclical Populorum Progressio, 26 March 1967, No. 76 (section title).

[47] Opening Speech to the second Vatican Ecumenical Council, 11 October 1962.

[48] Ecclesia in America, No. 20.

[49] Pontifical Council for Culture, Towards a Pastoral Approach to Culture, No. 9, quoting John Paul II, Encyclical Redemptoris Missio, 7 December 1990, No. 37.

[50] John Paul II, Conclusion of the address at the opening of the 3rd conference of Latin American bishops, in Documentation Catholique, 18 February 1979, No. 1758, p. 172.

[51] John Paul II, Letter founding the Pontifical Council for Culture, op. cit.

[52] Ecclesia in Asia, No. 21: “The Challenge of Inculturation”.

 

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