CATHOLICÆ CULTURÆ SEDES
Maroc : la Bibliothèque La
Source de Rabat
España:
la Comissió Diocesana de Centres Culturals Catòlics
Algérie
: le Centre d’Etudes Diocésain d’Alger
Summarium
MAROC : LA
BIBLIOTHÈQUE LA SOURCE DE RABAT
La Source est une bibliothèque et un centre de documentation dont la
spécificité est d’être entièrement spécialisée sur le Maroc, le monde arabe et
l’islam. C’est l’une des meilleures bibliothèques de Rabat et même du pays pour
tout ce qui concerne l’histoire ancienne et récente du Maroc. Elle couvre aussi
la littérature, les sciences humaines et sociales, économiques et juridiques,
ainsi que l’islam et le monde arabe en général, l’accent restant toutefois mis
principalement sur le Maroc, avec une ouverture sur le Maghreb élargi et le
Machreq.
Elle a été fondée en 1981 par le Père Jacques Levrat, vicaire général du diocèse
de Rabat, qui reprenait l’appellation d’un centre franciscain consacré aux
étudiants marocains et récupérait les fonds laissés par les franciscains, les
dominicains et les jésuites qui avaient constitué des bibliothèques et ne
pouvaient plus en assurer le service. Ces bibliothèques étaient plus
généralistes que ne l’est La Source d’aujourd’hui : le fonds de départ de
la Source se limita à six mille ouvrages, les autres, qui débordaient le
cadre que s’était fixé la Source, furent rassemblés à part en attendant
une affectation future. Ce fonds initial fut développé par des achats, des dons
de bibliothèques, des échanges. Il atteint aujourd’hui près de trente mille
ouvrages et abrite plus de mille collections de périodiques dont plus d’une
centaine toujours vivants, quarante pour cent des collections étant en langue
arabe.
La Source s’est installée dans l’ancien monastère des Petites Sœurs de l’Assomption
et occupe deux bâtiments. L’un est consacré entièrement à la bibliothèque :
salle de lecture pouvant accueillir une quarantaine de lecteurs, avec ses
usuels, d’une autre salle consacrée à l’accueil des lecteurs avec les fichiers
papier et des ordinateurs destinés à la consultation et, enfin les bureaux des
six bibliothécaires-documentalistes qui assurent le travail de saisie et de
documentation. Il faut y ajouter les magasins et les réserves. Le second
bâtiment abrite les parties communes et d’habitation. La Source peut
recevoir des chercheurs de passage pour une conférence ou un repas. Ces
conférences sont l’occasion de rencontres et d’échanges entre des intellectuels
marocains et des personnalités ou des chercheurs de passage et un public
soucieux de réfléchir sur les questions de la rencontre des cultures et des
religions.
Trois bénévoles assurent, avec l’assistance de six
bibliothécaires-documentalistes rémunérées, l’animation de la Source, les
contacts avec les chercheurs et la vie de la bibliothèque : achat d’ouvrages,
cotation et indexation, saisie informatique, assistance à la consultation de la
base de données, conseils aux lecteurs et aux chercheurs.
La Source est au service des marocains ou des étrangers, universitaires,
membres de la recherche scientifique ou étudiants en cours de thèse, d’une
manière générale de tous ceux qui font des recherches sur le Maroc et des sujets
connexes. La mise en place d’une base de données et d’un thesaurus facilite les
recherches dans les différents domaines de leurs spécialités. Ils ont à leur
disposition un fichier manuel par auteur et par matières pour toutes les
acquisitions antérieures à 1996 et une base de données informatique pour toutes
les acquisitions à partir de 1996. Le travail de saisie informatique récurrente
est en cours et couvre actuellement plus des quatre cinquièmes de la
bibliothèque. Des ordinateurs, au nombre d’une douzaine, permettent d’assurer ce
travail de saisie et une consultation rapide. La recherche est également
facilitée par la mise à la disposition des lecteurs, gratuitement, du réseau
internet et des grandes banques de données bibliographiques d’autres
institutions de recherche.
L’inscription des chercheurs est gratuite. La consultation des ouvrages et des
périodiques, également gratuite, se fait sur place, dans la salle de lecture.
Les ouvrages ne sortent pas de la bibliothèque, mais il est possible d’obtenir
des photocopies.
La Source est dotée d’un Conseil scientifique qui se réunit
périodiquement pour réfléchir aux grandes orientations de son insertion dans le
monde intellectuel universitaire marocain et à son développement.
La Source relève de l’archevêque de Rabat. Le diocèse assume la part la
plus importante de son financement. Mais cela est insuffisant et est complété
par des dons d’organismes caritatifs ou gouvernementaux.

ESPAÑA: LA COMISSIÓ DIOCESANA
DE CENTRES CULTURALS CATÒLICS
La Comissió Diocesana de Centres Culturals Catòlics, de la
Arquidiócesis de Barcelona, reúne diversas instituciones: 20 centros culturales
y 67 centros parroquiales. Haciendo un poco de historia, es necesario recordar
un primer grupo de trabajo, constituido en 1997 gracias al impulso de la
arquidiócesis, bajo la responsabilidad de la Delegación del Apostolado de los
Laicos. Este grupo inició una serie de reuniones consultivas, en las parroquias
y visitas a diversas instituciones de la ciudad de Barcelona.
En 1999, esta comisión recibió un nuevo impulso de Mons.
Carrera, obispo auxiliar, con el fin de continuar el trabajo emprendido,
siguiendo dos líneas de acción: 1) continuar las visitas diocesanas con el fin
de reunir el mayor número de datos y poder redactar un informe cuantitativo y 2)
a partir del censo obtenido hasta el momento, emprender algunas acciones
dirigidas a todos los centros con el fin de darse a conocer. A partir de finales
de 1999 y durante todo el año sucesivo, se realizaron más de 80 visitas a las
diversas zonas de la arquidiócesis. Con ellas se ha logrado una recuperación de
las tradiciones navideñas, especialmente de las representaciones teatrales que
recuerdan el nacimiento de Jesús, los regalos en la fiesta de los reyes magos,
junto con Cáritas y el Centro Cristiano Universitario.
En junio 2001 se presentó un informe al Consejo Episcopal
que contenía un memorando del trabajo realizado y un análisis estadístico de los
dos grupos de instituciones, los centros culturales y los parroquiales.
Los centros culturales, si
bien confesionales, son independientes de la parroquia. Los otros, como su
nombre indica, son instituciones en las que la parroquia tiene una
responsabilidad administrativa y organizativa más directa.
El informe presentaba un cuadro resumen de los diferentes
aspectos de los centros: estatutarios, legales, jurídicos, económicos y
culturales. En el mismo se exponían también las diferentes problemáticas y las
circunstancias de las visitas. Finalmente, el informe contenía una estimación
sobre las actividades y equipamientos seguido de una análisis general y de
conclusiones y proyectos de futuro.
En enero de 2002, el Arzobispado de Barcelona constituyó
oficialmente la “Comisión Diocesana de Centros Culturales Católicos”, formada
por un director, un capellán, un secretario, un miembro en representación del
Secretariado de las Fundaciones y Asociaciones, y 7 miembros en representación
de las diferentes demarcaciones pastorales. La finalidad de la Comisión es
coordinar, promover y ayudar a todas las instituciones culturales de la
Arquidiócesis.
Durante este último año, se ha ido tomando contacto con la
realidad cotidiana de los centros culturales: las acciones ya comentadas,
reuniones con los capellanes, encuentro con los presidentes y directores
generales, consultas sobre temas formales, reuniones sobre problemas
inmobiliarios, de mantenimiento y de reformas, a los que la Comisión es invitada
con el fin de establecer los procedimientos y el método con el arzobispado. La
Comisión, además:
·
publica un folleto informativo de
periodicidad trimestral que ayuda a mantener el contacto entre los centros.
·
informa sobre cuestiones de legalidad
estatuaria.
·
organiza conferencias sobre temas diversos:
seguros, impuestos, leyes,...
·
ha comenzado a establecer lazos con los
responsables del Forum 2004
·
anima la dimensión cristiana de los centros.
Cataluña posee un tejido social muy rico, especialmente en
lo que se llama el “sector terciario”, un sector formado por asociaciones,
fundaciones e instituciones dedicadas a la educación y la cultura. Solo los
centros culturales prestan servicio habitual a unas 30.000 personas.
Los proyectos que tiene la Comisión son muy numerosos, sin
olvidar que, como afirma el documento constitutivo de enero de 2002, la
finalidad de la comisión es ayudar, coordinar y promover los centros, respetando
la independencia de cada uno de ellos.
En los países mediterráneos hay ya una larga tradición en
la realización de esta tarea –piénsese en concreto, en Milán–. Su experiencia
puede ser una ayuda concreta muy eficaz.
A través de la cultura, –representada por el teatro, la
música, el canto, la danza, los encuentros, las relaciones sociales, las
diversas ofertas en el terreno religioso, las reuniones literarias, las
exposiciones de arte–, se ofrece a un amplio espectro de personas una formación
intelectual y humana y se les ofrece también un espacio de vida en común, a
semejanza de la familia cristiana, para vivir en paz y respecto al prójimo.
Este espacio tiene un nombre: un centro cultural católico.
Josep
Gili Diego, Secretario de la
Comissió Diocesana de Centres Culturals Catòlics, Barcelona. (Traducción con
adaptaciones de la ponencia presentada en
el Encuentro de Centros
Culturales Católicos de Barcelona, 7-11 mayo 2003).

ALGÉRIE : LE CENTRE
D’ÉTUDES DIOCÉSAIN D’ALGER
Depuis l’accession de l’Algérie à l’Indépendance
en 1962, retrouvant l’intuition des premiers évêques d’Alger, l’Église, insérée
dans un pays majoritairement musulman, s’est donné pour mission le service de
l’ensemble des populations du pays, sans distinction de religion. C’est
progressivement qu’elle a pris conscience de la spécificité de ce service à
travers l’affinement de la rencontre de l’autre différent par sa foi et sa
culture, étant assurée de trouver au cœur de cette rencontre la présence
agissante du Seigneur des Univers dont l’Esprit agit en tous, pour le bien de
tous.
C’est dans cette perspective que le Centre d’Études Diocésain a été ouvert en
octobre 1971. Il résulte de la fusion entre diverses institutions qui
collaboraient déjà depuis quelques années, en particulier le Centre d’Études
Maghrébines (Sœurs Blanches) et le Grand Séminaire de Kouba, devenu Centre de
Pastorale sous la direction du P. Teissier. Une bibliothèque a également été
constituée, ajoutant aux fonds de ces deux Centres les bibliothèques des
Dominicains et des Pères Blancs de Ben Cheneb. Le Cardinal Duval a confié à ce
Centre une mission particulière : animer et assurer, au nom du diocèse, le
témoignage du respect de l’Église pour les cultures de l’Algérie et pour la
tradition religieuse qui les anime. D’abord institution uniquement diocésaine,
le Centre a, au cours de son histoire, développé un certain rayonnement sur
l’ensemble de l’Algérie et même au-delà.
Lieu de dialogue, il est conçu pour la rencontre entre Algériens et Étrangers,
Musulmans, Chrétiens ou autres. Les uns et les autres sont invités à entrer dans
un mouvement de connaissance et de compréhension mutuelle et, ainsi, s’estimer
et s’accueillir sans préjugés d’aucune sorte. Les événements et la réflexion
aidant, la vocation du Centre au dialogue l’a conduit à s’ouvrir à la
collaboration de plus en plus effective avec des Algériens dans la plupart des
services. Ainsi, aujourd’hui, celles et ceux qui en assurent l’animation et la
marche prennent-ils conscience de l’actualité de cette vision et s’efforcent-ils
d’entrer dans cette orientation fondamentale.
Cet esprit est mis en oeuvre à travers la qualité des relations que chacun est
appelé à promouvoir et à tisser dans le sens de l’échange et de l’amitié. Voilà
qui privilégie la clarté et la vérité, à l’exclusion de toute idée de
prosélytisme d’où qu’il provienne.
Voilà aussi qui donne sa véritable signification au rôle que le Centre est
appelé à remplir dans l’Église et, pour sa modeste part, dans la vie culturelle
de l’Algérie : joindre sa petite pierre à tout l’effort mené par les Algériens
pour connaître et enrichir leur patrimoine culturel et s’ouvrir sur un
aujourd’hui à construire sans exclusive. Cet effort se réalise à travers un
ensemble de tâches diverses :
1. Au service de tous :
·
Deux bibliothèques de niveau universitaire, ouvertes, l’une aux
chercheurs de toutes origines, Algériens et Étrangers ; l’autre aux étudiants de
divers instituts universitaires préparant licences et magistères.
·
Une Revue de Presse destinée à fournir une documentation
mensuelle éclectique, en priorité sur l’Algérie, mais aussi sur les autres pays
de la région.
·
Des conférences et rencontres-débats traitant de questions
algériennes diversifiées, avec interventions de spécialistes algériens ou
étrangers.
2. Au service des non arabophones : cours de langues arabe et algériennes,
parfois suivis par des Algériens.
3. Au service des chrétiens : une formation
permanente touchant trois domaines :
·
Approfondissement de la foi chrétienne vécue dans le contexte
spécifique d’un pays musulman.
·
Réflexion sur les fondements théologiques du pluralisme religieux
et de la rencontre interreligieuse, valeurs fondamentales dans un monde et un
pays soumis à diverses formes d’intégrismes.
·
Étude respectueuse de l’islam, religion de l’autre, avec le désir
de grandir dans l’attention à cet autre et à ses attentes, et dans la
purification de l’imaginaire que chacun porte en soi.
Le Centre étant un organisme de l’Église catholique d’Algérie, ce sont plutôt
des membres de cette Église qui en assument directement la responsabilité.
L’authenticité de leur vocation au dialogue se manifeste dans une collaboration
de plus en plus étroite avec des partenaires algériens eux aussi motivés pour la
rencontre interculturelle, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette
collaboration devrait donner dynamisme à l’équipe et l’ouvrir sur un avenir de
fraternité et de paix pour tous.
Sr. Lucie Provost, Directrice du
Centre d’Études et de Recherche diocésain, 5, Chemin des Glycines, 16000
Alger, Algérie, Tél. :
+213-21-230.310, Fax : +213-21-239.485.
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