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ASSEMBLEA PLENARIA 2004


 

John Paul II, The Challenge of Non-belief and Religious Indifference

Paul Card. Poupard, Discours d’ouverture aux travaux

Bernard Ardura, Rapporto di attività del Pontificio Consiglio della Cultura: marzo 2002 – marzo 2004

Melchor Sánchez de Toca Alameda, Constructores de puentes: algunas impresiones tras la Asamblea Plenaria

Paul Card. Poupard, Conclusions finales

Summarium


 

 

 

THE CHALLENGE OF NON-BELIEF

AND RELIGIOUS INDIFFERENCE

JOHN PAUL II

 

 

On Saturday, 13 March 2002, the Holy Father, John Paul II addressed the next speech to the participants of the Plenary Assembly of the Pontifical Council for Culture

 

 

Your Eminences,

Dear Brothers in the Episcopate and

Dear Members of the Pontifical Council for Culture,

 

1. At the end of your Plenary Assembly dedicated to reflection on “The Christian faith at the dawn of the new millennium and the challenge of unbelief and religious indifference”, I welcome you with joy. I thank Cardinal Poupard for his words. The challenge you have focused on is an essential concern of the Church on all the continents.

2. Working together with the local Churches, you are drawing up a new map of unbelief and religious indifference across the world, noting an interruption in the process of the transmission of the faith and of Christian values. At the same time, we perceive the search for meaning by our contemporaries, witnessed to through cultural phenomena especially in the new religious movements with a strong presence in South America, Africa and Asia: the desire of all men and women to understand the deep meaning of their lives, to respond to the fundamental questions on the origin and the end of life and to journey towards the happiness to which they aspire. Over and above the crises of civilizations and the forms of philosophical and moral relativism, it is up to Pastors and the faithful to identify and examine the essential questions and aspirations of our contemporaries, to enter into dialogue with individuals and peoples, and to find original and inculturated ways of presenting the Gospel message and the person of Christ the Redeemer. Culture and art have a wealth of resources to draw from in order to pass on the Christian message. To convey it, however, they require knowledge so that it can be interpreted and understood.

At a time when the great Europe is rediscovering strong bonds, it is important to uphold the world of culture, arts and letters, so that it may contribute to building a society that is founded not on materialism but on moral and spiritual values.

3. The spread of ideologies in various social sectors demands a new intellectual thrust from Christians in order to propose strong reflections that will reveal to future generations the truth about man and God, and will invite them to acquire an evermore refined knowledge of the faith. It is by means of philosophical and catechetical formation that the young will be able to discern the truth. A serious rational process is a bulwark against ideologies and their cohorts. It releases the taste to go ever deeper so that philosophy and reason may be open to Christ. This has happened throughout the Church’s history, particularly in the Patristic period when suckling Christian culture was able to enter into dialogue with other cultures, especially Ancient Rome and Greece. Such a reflection will also become an invitation to move from a rational to a spiritual approach, to arrive at a personal encounter with Christ and to build up the inner being.

4. It is up to you, therefore, to discern the great cultural changes and their positive aspects, so as to help Pastors find appropriate responses to them and to open men and women to the newness of Christ’s Word. At the end of our encounter, I express my gratitude to you for your collaboration and, as I entrust you to the Virgin Mary, I impart an affectionate Apostolic Blessing to you all.

 

 

 

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DISCOURS D’OUVERTURE AUX TRAVAUX

DE L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

Paul Cardinal POUPARD

Président du Conseil Pontifical de la Culture

 

 

Éminences,

Excellences, 

Chers Amis,

 

1. « Ecce quam bonum et quam iucundum habitare fratres in unum ! » (Ps 132). C’est avec les paroles du psalmiste qui chante la beauté de la communion fraternelle, que je voudrais vous dire ma joie de vous accueillir en cette Assemblée Plénière, pour trois journées de travail qui seront, à n’en pas douter, intenses et riches. Je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation, et d’avoir rassemblé vos analyses, à partir d’expériences propres à vos milieux de vie, sur La foi chrétienne à l’aube du nouveau millénaire et le défi de la non-croyance et de l’indifférence religieuse. Votre contribution nous est précieuse pour permettre au Conseil Pontifical de la Culture de répondre avec compétence à la mission que lui a confiée le Saint-Père. Le fruit de notre travail permettra de préciser, avec l’Instrumentum laboris, le défi pour la foi chrétienne, de la non-croyance et de l’indifférence religieuse à l’aube du nouveau millénaire, pour aider toute l’Église à mieux y répondre. 

J’adresse un salut particulier aux nouveaux membres, spécialement ceux qui participent pour la première fois à notre Assemblée Plénière, et vous comprendrez que je fasse une mention spéciale du plus jeune d’entre eux, Son Excellence Monseigneur Fabio Duque Jaramillo, jusqu’au mois de janvier dernier mon collaborateur comme Sous-secrétaire du Dicastère, que j’ai eu la joie d’ordonner évêque d’Armenia, en Colombie, voici moins de deux mois.

Chers Frères et amis, 

Je tiens à vous remercier tous de votre présence. Je sais que vous avez dû faire de gros sacrifices pour être présents. Il n’est pas facile, pour ceux qui portent une lourde charge pastorale, de laisser un diocèse avec tous les engagements pastoraux de cette période du carême. Mais la nomination des nouveaux membres du Conseil Pontifical de la Culture, sollicitée avant l’été dernier, s’est fait longuement attendre, aussi la convocation à la Plenaria n’a pu être envoyée que beaucoup plus tard que je ne l’avais souhaité, presque à la veille de l’assemblée. Compte-tenu de ces délais trop courts, votre présence est d’autant plus méritoire. En vous redisant ma joie de votre nomination, je réitère mes vœux d’une collaboration intense pour ce quinquennat. Nous avons une pensée particulière pour Son Éminence le Cardinal Etsou, archevêque de Kinshasha, nouvellement nommé membre, mais qui est empêché à cause d’une grave maladie.

Je salue aussi très cordialement nos consulteurs présents. C’est avec une grande joie que nous voyons notre Assemblée Plénière fortement enrichie par une présence féminine de qualité, et par des voix en provenance des continents de l’Asie, l’Amérique et l’Afrique. Vous aussi, je le sais, vous avez fait de grands sacrifices pour être présents. Soyez-en très cordialement remerciés.

 

2. Votre présence à tous est pour mes collaborateurs et moi-même une précieuse source d’encouragement. Je la perçois comme un signe vivant de collégialité affective et effective qui, comme membres de l’épiscopat unique et indivis, en communion avec le successeur de Pierre, nous donne de partager la sollicitude de toutes les Églises (Jean-Paul II, Exhortation apostolique Pastores gregis, 8). Est-il besoin de le rappeler : le Conseil Pontifical de la Culture c’est vous, et en collaboration avec le Secrétaire et nos collaborateurs, nous avons pour mission de développer les orientations et les décisions qui nous prendrons au cours de ces journées de travail. C’est le service que nous rendons au Saint-Père, au Saint-Siège et à toute l’Église.

Pour ceux qui sont moins familiarisés avec notre travail que le Saint-Père a voulu situer au confluent de la foi avec la non-croyance et l’indifférence au cœur des cultures, j’évoque rapidement la thématique des précédentes Assemblées Plénières au cours des deux dernières décennies :

Science et non-croyance.

Ethique séculière et non-croyance.

Athéisme. Non-croyance. Indifférence religieuse à travers le monde. Tâches pastorales.

L’Église devant le défi des idéologies et des mentalités contemporaines.

Quête du bonheur et foi chrétienne.

Comment dire Dieu aux hommes d’aujourd’hui.

Pour une pastorale de la culture.

Pour un nouvel humanisme chrétien à l’aube du nouveau millénaire.

Transmettre la foi au cœur des cultures, Novo millennio ineunte.

Nombre de ces travaux ont été publiés en diverses langues, particulièrement nos propositions Pour une pastorale de la culture, en arabe, allemand, anglais, espagnol, français, croate, italien, hongrois, polonais, portugais, roumain, russe, slovène, slovaque. C’est une manière efficiente pour nous de partager le fruit de nos travaux au bénéfice de toute l’Église. Vous nous direz ce qui vous paraît le plus utile au terme de ces Journées d’échanges et de propositions.

 

3. Le thème qui a été retenu pour notre Assemblée, La foi chrétienne à l’aube du nouveau millénaire et le défi de la non-croyance et de l’indifférence religieuse, se situe dans la droite ligne de la mission confiée par le Pape Jean-Paul II au Conseil Pontifical de la Culture par sa Lettre apostolique sous forme de Motu proprio, Inde a Pontificatus : « promouvoir la rencontre du message salvifique de l’Évangile et des cultures de notre temps, souvent marquées par la non-croyance et l’indifférence religieuse » (Inde a Pontificatus, art. 1) et promouvoir, dans le même temps, « l’étude du problème de la non-croyance et de l’indifférence religieuse présentes sous des formes variées dans les divers milieux culturels, il en recherche les causes et les conséquences en ce qui touche la Foi chrétienne. » (Inde a Pontificatus, art. 2).

En réalité, vous le savez, c’était la mission du Conseil Pontifical pour le Dialogue avec les non-croyants, autrefois Secrétariat pour les non-croyants, que le Saint-Père a réuni par le Motu proprio Inde a Pontificatus, au Conseil Pontifical de la Culture, pour ne former qu’un seul dicastère en 1993.

Dans un an, nous célèbrerons les 40 ans de la fondation du Secrétariat pour les non-croyants, créé par Paul VI le 9 avril 1965, en plein Concile Vatican II. Cette création répondait à la conviction de Paul VI, exprimée dans son Encyclique Ecclesiam Suam, de la nécessité pour l’Église d’entrer en dialogue avec le monde selon trois cercles concentriques toujours plus étendus : celui du dialogue avec les frères chrétiens séparés, celui du dialogue avec les croyants des autres religions, et celui du dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté qui ne professent aucune religion. Placé sous la présidence du Cardinal Franz König, pour qui nous avons une pensée cordiale, le Secrétariat a publié, en 1968, son premier document intitulé : Le dialogue avec les non-croyants, vademecum pour la mise en œuvre de l’enseignement du Concile, explicité par Paul VI, sur le dialogue avec les non-croyants.

 

4. Nos collaborateurs vont vous présenter l’iter du travail préparatoire, depuis le premier envoi du questionnaire à travers le monde, le 8 septembre 2002. D’un mot, j’en souligne quelques aspects essentiels par rapport au travail similaire que nous avions fait voici vingt ans. Au cours de ces deux décennies écoulées, le monde a profondément changé, c’est une banalité de le répéter, mais c’est une exigence pastorale d’en prendre conscience, pour répondre aux nouveaux défis d’une manière adaptée. L’athéisme militant n’est plus au pouvoir en Europe du centre et de l’Est, et l’intelligentsia occidentale n’en fait plus profession publique. Nous n’assistons pas non plus à une poussée de la non-croyance. Bien au contraire.

La rapidité et la profondeur des mutations culturelles intervenues au cours des les dernières décennies marquées, entre autres, par la révolution culturelle de mai 68, le développement de la mondialisation, l’implosion de l’empire soviétique, les attentats du 11 septembre 2001, sont comme la toile de fond d’un grand bouleversement dans nombre de cultures au cœur de notre temps. Nous ne pouvons l’ignorer pour remplir de notre mieux notre mission : étudier le phénomène de la non-croyance et de l’indifférence religieuse, et ouvrir de nouvelles voies de dialogue avec tant et tant de personnes qui, au premier abord, n’en voient guère l’intérêt, et encore moins la nécessité.

Le Pape Jean-Paul II m’a fait l’honneur de me demander de succéder au Cardinal König à la présidence de ce dicastère, le 28 juin 1980. Depuis lors, beaucoup de choses ont changé, tant dans cet organisme que dans le monde. Mais la mission confiée au Secrétariat demeure, insérée désormais dans le nouveau Conseil Pontifical de la Culture par le Saint-Père, dans la conviction que la culture est le terrain privilégié de ce dialogue.

 

5. Le thème de notre rencontre se situe dans le droit fil de la précédente Assemblée plénière de mars 2002, sur La transmission de la foi au cœur des cultures, Tertio millennio ineunte. En effet, nous observons dans de vastes espaces où l’appartenance à l’Église est encore majoritaire, une rupture de la transmission de la foi, intimement liée à un processus d’éloignement d’une culture populaire séculairement et profondément marquée par le christianisme. En 2002, nous avons réfléchi aux moyens de mieux transmettre la foi au cœur des cultures. Nous devons maintenant prendre en considération les données qui conditionnent le processus d’éloignement, d’affaiblissement, d’obscurcissement de la foi dans le milieu culturel mouvant où vivent les chrétiens, et rechercher des propositions pastorales concrètes pour répondre aux défis de la nouvelle évangélisation. Comme le souligne notre Instrumentum laboris, nos questions sont à la fois difficiles et décisives : « Qui sont les non-croyants ? des humanistes ? des scientistes ? où sont-ils, que pensent-ils ? que devons-nous dire à leur sujet ? Quel dialogue pourrons-nous établir avec eux ? que faire pour transmettre la foi aux nouvelles générations, victimes de l’indifférence et de la non-croyance pratique ? » (Instrumentum laboris, p. 2).

Si l’indifférence religieuse est fort répandue, le besoin du spirituel se fait de nouveau ressentir. J’ai dit « spirituel », je n’ai pas dit « religieux ». Ce n’est pas un retour du religieux, comme on l’a dit et répété bien à tort. C’est la résurgence d’un besoin spirituel. La science et la technologie n’ont pas éteint la soif d’absolu au cœur de l’homme. Un auteur agnostique a bien défini cette situation nouvelle que nous devons prendre en compte : « Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d’un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l’économie du lien social. La sortie de la religion, c’est le passage dans un monde où les religions continuent d’exister, mais à l’intérieur d’une forme politique et d’un ordre collectif qu’elles ne déterminent plus » (Marcel Gauchet, La religion dans la démocratie, Gallimard 1998, p. 13-14).

 

6. Vingt ans après l’enquête du Secrétariat pour les non-croyants de 1985, les profondes mutations de la culture, à la charnière des deux millénaires, ont profondément changé la donne, nous l’avons dit. L’émergence de conflits ethnico-religieux dont la résonance planétaire favorisée par les médias plonge dans l’angoisse des pans entiers de la société, les tensions internationales qui fissurent les édifices politiques et économiques, sont quelques exemples d’évènements qui interagissent sur les comportements et les choix de vie d’hommes et de femmes souvent déboussolés. Le questionnaire sur la non-croyance a pris en compte le fait notable de l’indifférence religieuse sans cesse croissante, et les nouvelles religions alternatives. Des Conférences épiscopales aux Facultés de théologie et Universités catholiques, des Centres culturels catholiques, et d’autres instances intéressées, quelque 300 réponses nous sont parvenues. Elles constituent la base de notre Instrumentum laboris.

Qu’est-ce qui se dégage de cette enquête ? Une situation bigarrée et très nuancée selon les régions, mais avec une idée-force qui s’affirme un peu partout : aujourd’hui, l’athéisme militant et systématique, qui était encore très virulent, il m’en souvient, au temps du Concile Vatican II et encore quand l’enquête de 1985 a été faite, est aujourd’hui en régression. L’attitude agressive envers l’Église, sans pour autant disparaître totalement, a laissé place, parfois, à la dérision et au ressentiment en certains médias et, souvent, à une attitude diffuse de relativisme et d’athéisme pratique, qui portent à vivre comme si Dieu n’existait pas, un athéisme pratique qui conduit à l’indifférence. C’est l’apparition de ce que j’appellerais, après l’homo faber, l’homo sapiens, l’homo religiosus, l’homo indifferens, même chez les croyants, en proie à la sécularisation. La recherche individuelle et égoïste du bien-être et la pression d’une culture sans ancrage spirituel éclipsent le sens de ce qui est réellement bon pour l’homme, et blessent son aspiration vers le transcendant en le limitant à une vague recherche du spirituel en fonction des besoins, à travers une nouvelle religiosité sans référence à un Dieu personnel, sans adhésion à un corps de doctrine, et sans la dimension communautaire de la vie de foi irriguée par la célébration des mystères.

Mais ces contestations ne doivent surtout pas être généralisées. D’autres observations ressortent de l’enquête, et nous avons cherché à les synthétiser dans l’Instrumentum laboris (p. 9) :

« La non-croyance n’est pas en augmentation dans le monde ; il s’agit d’un phénomène qui se retrouve avant tout dans le monde occidental. Le modèle culturel qu’il suscite, se diffuse dans le monde entier à travers la mondialisation, influe plus ou moins profondément sur toutes les cultures, et produit un impact sur la religiosité. Mais, en règle générale, la non-croyance ne peut être considérée comme un phénomène asiatique, latino-américain ou africain, ni du monde musulman. »

Si l’athéisme militant est généralement en régression, sauf dans les pays où il est encore au pouvoir avec un système politique officiellement athée, nous voyons apparaître une attitude culturelle diffuse résolument hostile vis-à-vis des religions, spécialement du Christianisme, et plus particulièrement du catho­licisme. Les moyens de communication sociale, lorsqu’ils sont complices de ce mouvement, en sont un moyen de diffusion terriblement efficace et difficile à contrebalancer. Certains milieux de mouvance maçonnique exercent, en de nombreux domaines, une influence sur les débats de sociétés et les grandes orientations législatives qui ne sont pas sans poser de graves interrogations à l’Église, comme le retour d’un laïcisme militant en certains pays.

L’athéisme et la non-croyance, qui se présentaient hier comme des phénomènes plutôt masculins, urbains et propres aux personnes d’un niveau culturel relativement élevé, ont aujourd’hui changé de visage. En effet, notamment avec le fait du travail des femmes hors du foyer, la non-croyance augmente et atteint, chez elles, des niveaux presque identiques à ceux des hommes. Cette constatation est particulièrement grave pour une pastorale où séculairement la transmission de la foi avait pour vecteurs privilégiés les mamans au foyer et les mamans catéchistes.

En de nombreux pays, les statistiques révèlent une forte baisse du nombre de personnes qui fréquentent régulièrement l’église. Cela ne signifie pas pour autant que la non-croyance augmente, mais manifeste une transformation profonde de la manière de croire qui entraîne un affaissement de la pratique religieuse : croire sans appartenir. Il s’agit d’un phénomène de « déconfessi­onnalisation » de l’homo religiosus qui refuse tout type de structure institutionnelle. Mais il s’agit là encore de quelque chose de confus : beaucoup de personnes qui disent n’appartenir à aucune religion et n’en confesser aucune, se considèrent dans le même temps comme religieuses. J’ajoute à cette observation le phénomène croissant de « l’exode silencieux » de nombreux catholiques vers les sectes et les nouveaux mouvements religieux, spécialement en Amérique latine et en Afrique subsaharienne.

En définitive, si nous ne pouvons parler de mondialisation de la non-croyance, nous observons dans le même temps une mondialisation du refus ou, plus simplement, de l’abandon des croyances traditionnelles, tant en ce qui concerne la pratique religieuse, que l’adhésion aux contenus doctrinaux et moraux. L’analyse de ce phénomène n’est pas simple en raison des phénomènes de mode qui donnent le sentiment d’une situation kaléidoscopique où tout et son contraire peut advenir : d’un côté, ceux qui croient sans appartenir, et de l’autre, ceux qui appartiennent sans pour autant croire à tout le contenu de la foi et qui, surtout, ne veulent pas endosser la dimension éthique de la croyance.

 

7. À côté de ces données, certainement préoccupantes, émerge un autre phénomène, global lui aussi, mais particulièrement significatif dans le monde occidental où l’éclipse de Dieu n’est pas un fait nouveau : la croissance d’une nouvelle quête souvent appelée « le retour du sacré » et qui est, en réalité, plus spirituelle que religieuse. Il ne s’agit pas d’un retour aux pratiques religieuses traditionnelles, mais bien plutôt d’une recherche de nouvelles manières de vivre et d’exprimer la dimension religieuse inhérente au paganisme. La caractéristique essentielle de ce « réveil spirituel » est le refus d’une quelconque dépendance au profit d’une démarche toute individuelle, autonome et guidée par la propre subjectivité. Par rapport à d’autres époques, ce retour du religieux offre deux caractéristiques : d’une part, la négation du transcendant, et d’autre part, la dépersonnalisation de la divinité. Ce qui explique en Occident le succès du modèle asiatique moniste de transcendance, perçu comme un ensemble organique où l’humain et le divin s’identifient et se fondent ensemble.

Si nous avons développé l’analyse de cette nouvelle religiosité et des religions alternatives dans la seconde partie de notre document de travail, c’est parce qu’elles jouent un rôle important dans la culture de notre temps. Vous le savez, le Conseil Pontifical de la Culture a publié, avec le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux une réflexion chrétienne sur le New Age, Jésus-Christ, le porteur d’eau vive. À en juger par les nombreuses éditions et les demandes qui nous sont faites, ce rapport provisoire répond à un véritable besoin et mérite un approfondissement que nous nous proposons de faire avec les Dicastères intéressés.

En réalité, les nouvelles formes de non-croyance et la diffusion de cette « nouvelle religiosité » sont intimement liées. La non-croyance et la mal-croyance vont souvent de pair. Dans leurs racines les plus profondes, elles manifestent à la fois le symptôme et la réponse – erronée – d’une crise des valeurs et de la culture dominante. Le désir d’autonomie, incapable de supprimer la soif de plénitude et d’éternité que Dieu a gravé dans le cœur de l’homme, cherche des palliatifs dans les gigantesques supermarchés où toutes sortes de gourous proposent à la consommation des recettes de bonheur illusoire. Il est cependant possible de trouver dans cette soif de spiritualité un point d’ancrage pour la prédication de l’Évangile. C’est ce que nous avions appelé, au cours de l’Assemblée plénière de 1991 : « l’évangélisation du désir », dans cette Plenaria consacrée à : « la quête du bonheur et la foi chrétienne ».

 

8. C’est bien le cœur de notre travail : comment transmettre l’Évangile des Béatitudes, l’Évangile du bonheur à l’homme indifférent ? comment faire renaître en lui cette soif de Dieu qui demeure au plus profond de son âme, et ce, dans un langage qu’il puisse comprendre ? comment réveiller son attention, pour qu’il trouve quelque intérêt à notre proposition ? En définitive, il s’agit de répondre à l’attente du Saint-Père exprimée dans le Motu proprio Inde a Pontificatus : « fournir une aide adaptée à l’action pastorale de l’Église pour l’évangélisation des cultures et l’inculturation de l’Évangile » (Inde a Pontificatus, art. 2).

Notre souci est bien sûr d’aboutir à des propositions concrètes pour aider l’Église à répondre aux défis de la non-croyance et de l’indifférence religieuse. Une esquisse de réponses est présentée dans la troisième partie de l’Instrument de travail. Mais vous l’avez observé : les quelques réponses proposées sont bien petites devant l’immensité, l’ampleur des questions qui vous sont posées dans l’Instrumentum laboris, et auxquelles notre Assemblée va maintenant s’efforcer de répondre. Il ne s’agit pas pour nous d’analyser sans fin les situations de crise et leurs causes, mais d’offrir des réponses pastorales concrètes. D’ailleurs, nous le constatons, l’analyse de la crise, lorsqu’elle devient une obsession, devient un élément de la crise elle-même et contribue au succès des idées dépressives. Tel n’est pas le service que nous devons rendre à l’Église. Les pasteurs attendent de nous des orientations concrètes pour répondre à telle mère de famille préoccupée par la perte de la foi de son enfant, à l’aumônier d’hôpital confronté à des situations de grande désespérance, au professeur chrétien confronté à des enfants totalement ignorants de la foi parce que n’ayant rien reçu de leurs parents, aux prêtres comme impuissants et désarmés face à l’hémorragie des fidèles et la diminution des demandes des sacrements de la foi. C’est bien évident : dans un champ aussi vaste, nous ne trouverons pas de recettes-miracles – la foi est toujours une grâce, une rencontre mystérieuse entre Dieu et la liberté de l’homme. Et nous n’avons ici ni l’intention ni les moyens de nous substituer aux pasteurs responsables, mais le seul désir de les aider en nous appuyant sur vos expériences pastorales pour donner peut-être un plus grand écho à certaines d’entre elles, et ouvrir de nouvelles voies.

Une telle réflexion, si nous suivons les différents domaines proposés dans la troisième partie de l’Instrumentum, devrait porter sur deux axes principaux : le premier porte sur les manières d’accueillir les anxiétés et les attentes des hommes et des femmes de notre temps, ce que nous avons appelé « les points d’ancrage pour la transmission de l’Évangile » ; le second, porte sur les moyens les plus adaptés pour témoigner de l’Évangile aux non-croyants, ou aux mal-croyants de notre temps : comment faire pour susciter leur intérêt, leur donner de s’interroger, et permettre à l’Église de transmettre son message de foi et d’amour dans les sociétés sécularisées d’aujourd’hui. Je suis sûr que, à la lumière de l’expérience multiforme de cette assemblée, nous trouverons ensemble des éléments de réponse, éventuellement à proposer ensuite sous forme d’un petit document comme celui Pour une pastorale de la culture qui continue à rendre service, les évêques d’Amérique latine m’en faisaient la confidence tout récemment encore.

Il ne s’agit pas tant d’inventer quelque chose de nouveau que de trouver les voies les plus efficaces de la nouvelle évangélisation à laquelle Jean-Paul II nous appelle, nouvelle dans son expression, dans ses méthodes, dans son ardeur. Cette nouvelle évangélisation ne peut délaisser les non-croyants ou les mal-croyants qui se trouvent parmi ceux qui, d’une certaine manière, se considèrent catholiques. Et elle nous demande surtout d’aller à la rencontre de ceux qui se déclarent indifférents : comment les toucher au plus profond d’eux-mêmes par delà cette carapace qui les emprisonne.

 

9. Permettez-moi de terminer cette brève introduction par un appel. La réflexion sur la nouvelle évangélisation, ces dernières années, s’est beaucoup orientée sur les nouvelles méthodes et la nouvelle expression de l’annonce de l’Évangile. C’était le désir de Jean XXIII, et il l’a exprimé en ces termes à l’ouverture du Concile Vatican II : « autre est le dépôt lui-même de la foi, les vérités contenues dans notre doctrine, et autre est la manière avec laquelle celles-ci sont énoncées. »

Mais si nous nous sommes beaucoup occupés des nouvelles méthodes et de la nouvelle manière d’exprimer la foi, nous avons consacré moins de temps à réfléchir sur la « nouvelle ardeur » qui doit accompagner cette évangélisation. C’est le message que le Secrétaire du CELAM, Monseigneur Andrés Stanovnik, a voulu me partager à l’occasion de notre récente rencontre, à Bogota. Au cours des discussions de ces trois prochains jours, nous avons toujours présent à l’esprit ce nécessaire renouvellement de l’ardeur missionnaire dans l’évangélisation au cœur des cultures marquées par la non-croyance et l’indifférence religieuse.

« Diamoci, dunque da fare. » Ce mot est de Saint François d’Assise, grand évangélisateur s’il en est. C’est ainsi qu’il exhortait ses frères : « Diamoci da fare, che finora, poco o niente abbiamo fatto ». Travaillons donc pour offrir à nos frères une réponse aux défis pastoraux qui sont, pour l’Église une grave préoccupation en ce début du troisième millénaire. Le Seigneur nous a envoyés annoncer l’Évangile à tous les hommes [pánta ta ktísei] et à toutes les cultures [pánta ton ethne], et il a promis d’être avec nous, en nous accompagnant de sa grâce et de son amour tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

En vous redisant ma gratitude pour votre présence et votre active collaboration, je nous souhaite à tous un bon travail.

 

 

 

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RAPPORTO DI ATTIVITÀ DEL

PONTIFICIO CONSIGLIO DELLA CULTURA:

marzo 2002 – marzo 2004

P. Bernard ARDURA O.Praem.

Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura

 

 

I – NOMINE PONTIFICIE

L’8 aprile 2003, il Santo Padre ha nominato Membri ad quinquennium di questo Dicastero gli Eminentissimi Signori Cardinali Julius Riyadi Darmaatmadja, Arcivescovo di Jakarta (Indonesia) e Juan Sandoval Íñiguez, Arcivescovo di Guadalajara (Messico).

Il 10 novembre 2003, il Santo Padre ha nominato Membri ad quinquennium di questo Dicastero gli Eminentissimi Signori Cardinali Francesco Marchisano, Presidente della Fabbrica di San Pietro (Città del Vaticano), e Rodolfo Quezada Toruño, Arcivescovo di Guatemala (Guatemala).

Il 15 novembre 2003, il Santo Padre ha nominato Vescovo di Armenia in Colombia il Rev.do Padre Fabio Duque Jaramillo, ofm, già Sotto-Segretario del Pontificio Consiglio della Cultura.

Il 30 dicembre 2003, il Santo Padre ha nominato Membri ad quinquennium di questo Dicastero gli Eminentissimi Signori Cardinali: Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi, Arcivescovo di Kinshasa (Repubbli­ca Democratica del Congo), Dionigi Tettamanzi, Arcivescovo di Milano (Italia), Polycarp Pengo, Arcivescovo di Dar-es-Salaam (Tanzania), Francis Eugene George, Arcivescovo di Chicago (Stati Uniti d’America), Francisco Javier Errázuriz Ossa, Arcivescovo di Santiago de Chile (Cile), Lubomyr Husar, Arcivescovo Maggiore di Lviv degli Ucraini (Ucraina); e gli Eccellentissimi Monsignori: Michael Louis Fitzgerald, Arcivescovo titolare di Nepte, Presidente del Pontificio Consiglio per il Dialogo Inter-religioso, Mark Benedict Coleridge, Vescovo titolare di Teveste, Ausiliare di Melbourne (Australia) e Fabio Duque Jaramillo, Vescovo di Armenia (Colombia). L’Ecc.mo Monsignor Mauro Piacenza, Presidente della Pontificia Commissione per i Beni Culturali della Chiesa, è membro di diritto, a norma del Motu proprio Inde a Pontificatus.

Lo stesso giorno, Sua Santità ha nominato Consultori del Pontificio Consiglio della Cultura il Rev. Mons. Peter D. Fleetwood, Segretario Generale aggiunto del Consiglio delle Conferenze Episcopali d’Europa; il Prof. Pedro Morandé, della Pontificia Università Cattolica di Santiago del Cile (Cile); il Prof. Nurukyor Claude Somda, Ouagadougou (Burkina Faso); il Dott. Alfredo Augusto García Quesada (Perù); il Sig. Léon Zeches, Direttore del quotidiano cattolico Luxemburger Wort (Lussemburgo); la Sig.na Manuelita Nuñez, Incaricata della Cultura presso la Conferenza Episcopale di Panama (Panama); la Sig.ra María Eugenia Díaz de Pfennich, Presidente internazionale della Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques – UMOFC (Messico); la Sig.ra Agnès Adjaho Avognon, Cotonou (Benin) e la Sig.na Annie Lam Shun-Wai, Presidente dell’Associazione della Stampa Cattolica dell’Asia Orientale (Hong Kong).

Il Santo Padre ha confermato Membri in aliud quinquennium gli Eminentissimi Signori Cardinali Aloysius Matthew Ambrozic, Christoph Schönborn, Józef Glemp, Franzis Arinze, Antonio María Rouco Varela; e gli Eccellentissimi Monsignori: Rosendo Huesca Pacheco, Raphael S. Ndingi Mwana’a Nzeki, Józef Mirosław Życiński, Joseph Doré, Anselme Titianma Sanon, William Benedict Friend, Donal Brendan Murray e Adrianus Herman Van Luyn.

Sua Santità ha altresì confermato Consultori in aliud quinquennium: S.E.R. Mons. Theotonius Gomes; i Reverendi Mons. Carlos Manuel de Céspedes García-Menocal, Mons. Bruno Forte e Mons. Werner Freistetter; il Rev. Pierre Gaudette, il Rev. Jean Mbarga, il Rev. P. John Mansford Prior, svd, il Rev. P. Ivan Marko Rupnik, SJ; gli Illustrissimi Prof. Gaspare Mura e Yoshio oyanagi, e il Sig. Krzysztof Zanussi.

Il 27 gennaio 2004 il Santo Padre ha confermato Consultore del Dicastero in aliud quinquennium il Rev. George Palackapilly, sdb.

 

Il 3 dicembre 2002, è stato nominato dal Santo Padre Capo Ufficio di questo Dicastero il Rev. Melchor Sánchez de Toca Alameda, dell’Arcidiocesi di Toledo.

 

 

II – NUOVI COLLABORATORI

Il 7 gennaio 2003, ha preso servizio presso questo Consiglio il nuovo addetto per tutto quanto concerne il mondo latino-americano, Don Javier Magdaleno Cueva, dell’Arcidiocesi di Guadalajara (Messico).

Il Dott. Richard Rouse, originario della Gran Bretagna, licenziato in diritto canonico, ha iniziato a lavorare presso questo Consiglio il 28 gennaio.

Il 9 giugno, Don Antonio Bui Kim Phong, della Diocesi di Quy Nhon (Viet Nam), dottorando in storia ecclesiastica, ha preso servizio presso il Consiglio.

Don Franco Perazzolo, della Diocesi di Chioggia, è stato assunto il 14 luglio.

 

 

III – RAPPORTI CON LE CONFERENZE EPISCOPALI

A. Le Riunioni Continentali dei membri e Consultori del Dicastero

  Riunione Panasiatica: Proclamare Cristo alle culture dell’Asia, Nagasaki, Giappone, 15-17 ottobre 2002.

Membri e Consultori del Pontificio Consiglio della Cultura, residenti in Asia, si sono riuniti insieme al Nunzio Apostolico in Giappone, S. E. Mons. Ambrose B. De Paoli, e ai Vescovi incaricati della pastorale della cultura, provenienti dal Giappone, Bangladesh, Corea, India, Indonesia, Malaysia, Taiwan, Thailandia e Vietnam. L’incontro si è svolto, significativamente, presso la sede della Nagasaki Junshin Catholic University, affidata ai religiosi del Cuore Immacolato di Maria di Nagasaki, che fu completamente distrutta nel 1945 in seguito all’esplosione della bomba atomica e perse in poche ore 214 persone tra studenti e insegnanti (vedi: Culture e Fede, 4/2002, p. 323-326).

 

  Incontro continentale del Pontificio Consiglio della Cultura: Fede, non credenza e nuovo dialogo nel cuore delle culture in Europa, Graz, Austria, 21-24 maggio 2003.

Graz, capitale culturale d’Europa per l’anno 2003, è stata sede, dal 21 al 24 maggio, di un incontro a livello continentale, presieduto dal Cardinale Poupard. Membri e Consultori europei del Pontificio Consiglio della Cultura si sono riuniti qui insieme ai Vescovi Presidenti delle Commissioni Episcopali per la Cultura dei vari paesi d’Europa.

Grazie alla generosa ospitalità di S.E.R. Mons. Egon Kapellari, Vescovo di Graz-Seckau, circa sessanta Vescovi, di cui cinque Cardinali, provenienti da oltre trenta paesi, hanno scambiato i loro punti di vista, le loro esperienze e iniziative pastorali sui quattro grandi temi che costituiscono delle sfide decisive per l’evangelizzazione e il futuro della Chiesa in Europa (vedi: Culture e Fede, 2/2003, p. 113-118).

 

  Sessione di formazione organizzata dal Pontificio Consiglio della Cultura per i Prefetti degli Studi dei Seminari Maggiori d’Africa, Accra, Ghana, 24-27 marzo 2003.

Questa sessione di formazione si è avvalsa della collaborazione dei Membri e Consultori Africani del Pontificio Consiglio della Cultura e ha avuto come tema centrale: Handing on the Faith at the Heart of Africa’s Cultures. Pastoral Approaches to Culture in the Formation of Priests. Vi hanno preso parte anche il Presidente del Simposio delle Conferenze Epicopali d’Africa e di Madagascar, e l’Arcivescovo di Kumasi (Ghana). A questa sessione di aggiornamento per i Prefetti degli Studi dei Seminari Maggiori d’Africa erano presenti ben 22 Stati africani. Dello staff di Roma erano presenti il Rev.mo P. Bernard Ardura, Segretario, e il Dott. Richard Rouse, Officiale.

Diverse e di fondamentale importanza per la vita della Chiesa in Africa le tematiche affrontate in quest’incontro, soprattutto l’evangelizzazione e l’inculturazione come sfide pastorali. Malgrado le tante difficoltà del contesto africano – in particolare la difficoltà nella trasmissione della cultura – il sentimento generale dei partecipanti è stato di speranza, gioia e fiducia (vedi: Culture e Fede, 2/2003, p. 105-109).

 

B. Collaborazione con la CEI

  IV Forum del Progetto Culturale della CEI: Il futuro dell’uomo. Un progetto di vita buona: corpo, affetti, lavoro, Roma, 30 novembre - 1° dicembre 2001.

Il IV Forum del Progetto Culturale della Conferenza Episcopale Italiana si è svolto presso Villa Aurelia. Il tema conduttore era: Il futuro dell’uomo. Un progetto di vita buona: corpo, affetti, lavoro. I lavori sono stati aperti dalla prolusione del Cardinale Camillo Ruini, Presidente della CEI, e dalle relazioni del Prof. Robert Spaemann e del Prof. Alberto Oliverio. Moderava il dibattito il Prof. Andrea Riccardi, insieme ai Responsabili del Servizio Nazionale per il Progetto Culturale.

Al Forum hanno partecipato più di un centinaio di invitati, in maggior parte docenti universitari, provenienti sia dalle università statali che da quelle ecclesiastiche. Ciascuno rappresentava un indirizzo di ricerca ed un campo di specializzazione, così che si è potuto osservare un panorama quanto mai differenziato: erano, infatti, presenti teologi e fisici, biologi e filosofi, pedagogisti e giornalisti, esperti in comunicazione e vescovi, tutti ugualmente interessati a delineare l’orizzonte culturale attuale della società italiana e, in questo specifico contesto, il futuro dell’uomo con le sue problematiche, le sue sfide, i possibili progetti di “vita buona”.

Il Pontificio Consiglio della Cultura era rappresentato da Don Pasquale Iacobone, Officiale del Dicastero, che ha seguito tutte le fasi del Forum, intervenendo anche nel dibattito seguito alle relazioni (vedi: Culture e Fede, 1/2002, p. 49-50).

 

  I giovani e la cultura nell’era della comunicazione, Roma, 7-9 novembre 2002.

Durante il Convegno nazionale Parabole mediatiche. Fare cultura nel tempo della comunicazione, organizzato dalla Commissione Episcopale per la Cultura e le Comunicazioni Sociali della C.E.I., e svoltosi a Roma dal 7 al 9 novembre 2002, è stata presentata dal Dott. Giuseppe De Rita e dalla Dott.ssa Elisa Manna una interessantissima ricerca del CENSIS su “I giovani e la cultura nell’era della comunicazione”, condotta nei mesi precedenti su un campione di 1000 giovani italiani dai 18 ai 30 anni, e promossa dalla Conferenza Episcopale Italiana. I risultati di questa preziosa indagine sono raccolti nel Rapporto finale, di 143 pagine di testo e tabelle.

Volendo approfondire la tematica sviluppata dalla ricerca, ed in particolare quegli aspetti che rientrano anche nell’inchiesta sulle forme attuali di non credenza condotta dal Pontificio Consiglio della Cultura, a partire dalle risposte al Questionario pubblicato su questa Rivista (4/2002), Sua Eminenza il Cardinal Poupard ha invitato la stessa Dott.ssa Elisa Manna, responsabile dell’équipe che ha condotto la ricerca, ad illustrare a tutti gli Officiali del Consiglio, e ad alcuni graditi ospiti, i risultati dell’indagine. L’incontro è stato quanto mai proficuo e utile (vedi: Culture e Fede, 1/2003, p. 55-59).

 

C. Le Visite ad Limina

Sono state ricevute dal Consiglio le seguenti Conferenze Episcopali in visita “ad limina Apostolorum”, nel corso del 2002: Antille, 11 maggio; Argentina, 12 febbraio, 11 marzo e 11 settembre; Bolivia, 10 aprile; Brasile, 27 agosto e 11 novembre; Cile, 17 ottobre; Ecuador, 17 maggio; Perù, 20 giugno; Venezuela, 13 giugno; Viet Nam, 18 gennaio.

Nel 2003: Romania, 25 febbraio; Scozia, 5 marzo; Burkina Faso – Niger, 12 giugno; India, 28 maggio e 18 giugno; Egitto, 29 agosto; Filippine, 29 settembre; Inghilterra e Galles, 14 ottobre.

 

D. Visita in Colombia del Cardinale Presidente

Il Cardinale Paul Poupard, Presidente del Pontificio Consiglio della Cultura, insieme con altri Officiali del Dicastero, ha avuto una settimana di lavoro in Colombia, dal 25 gennaio al 1° febbraio 2004, in occasione dell’ordinazione episcopale di Fra Fabio Duque Jaramillo, finora Sottosegretario di questo Dicastero, eletto come IV vescovo della diocesi di Armenia in Colombia.

Il 26 gennaio, a Medellín, il Cardinale ha avuto un incontro con il Diálogos de la Catedral, il quale ha lo scopo e il compito di dialogare con i rappresentanti del mondo della cultura. Il giorno seguente, ha inaugurato l’Anno Accademico nella Pontificia Universidad Bolivariana. Il 28 gennaio ha avuto un’intensa giornata di lavoro nella sede della Conferenza Episcopale della Colombia, incontrando i Rettori delle Università più importanti di Colombia. Ha anche avuto un colloquio con i membri del Comitato Permanente della Conferenza Episcopale del Paese. Il 29 gennaio il Cardinal Paul Poupard ha incontrato il Segretario Generale del CELAM, i Segretari Aggiunti ed Esecutivi di diversi Dipartimenti e Sezioni del medesimo. Nella serata del 29 di gennaio, il Cardinale ha inaugurato l’Anno Accademico nell’Universidad San Buenaventura. Infine, ha concluso la settimana l’ordinazione episcopale che ha avuto luogo il 31 gennaio nella Cattedrale di Armenia (vedi: Culture e Fede, 1/2004, p. 74-75).

 

 

IV – IL VENTESIMO ANNIVERSARIO DELLA CREAZIONE DEL PONTIFICIO CONSIGLIO DELLA CULTURA, 1982-2002

Il 20 maggio 1982, Giovanni Paolo II, con Lettera Autografa al Cardinale Segretario di Stato, Agostino Casaroli, dava vita al Pontificio Consiglio per la Cultura (in seguito della Cultura), al quale, il 25 marzo 1993, con Motu Proprio Inde a Pontificatus, univa il Pontificio Consiglio per il Dialogo con i non credenti, istituito da Paolo VI, come Segretariato per i non credenti, nell’aprile del 1965.

Per celebrare tale importante anniversario, il 14 maggio 2002, è stata organizzata una Giornata di Studio, nell’Aula Nuova del Sinodo, presieduta da S. Em. Card. Paul Poupard, Presidente, con la partecipazione degli Em.mi Cardinali Giovanni Battista Re, Prefetto della Congregazione per i Vescovi, Francis Arinze, Presidente del Pontificio Consiglio per il Dialogo Inter-religioso, e José da Cruz Policarpo, Patriarca di Lisbona. Vi hanno partecipato anche Ambasciatori accreditati presso la Santa Sede, Membri e Consultori del Consiglio, rappresentanti delle Accademie Pontificie e dei Dicasteri della Santa Sede, nonché studiosi e ospiti vari.

Nel dicembre del 2002 è uscito il volume contenente gli Atti di questo importante incontro commemorativo che ha sostituito il tradizionale incontro interdicateriale organizzato dal Dicastero ogni anno, prima delle vacanze estive.

 

 

V – CONVEGNI E RIUNIONI PROMOSSI DAL DICASTERO

A. Gli Incontri Interdicasteriali annuali

  Incontro interdicasteriale 2003. Il 3 giugno 2003 il Pontificio Consiglio della Cultura ha organizzato il consueto Incontro Interdicasteriale, che ha avuto come tema “I Centri Culturali Cattolici. Alle frontiere del dialogo”. Ha tenuto la relazione Mons. Pasquale Iacobone, Officiale del Dicastero, che in seguito ha risposto alle diverse domande di approfondimento fatte dai numerosi presenti, rappresentanti di quasi tutti i Dicasteri ed Uffici della Santa Sede.

Il tema è stato suggerito da due motivi: il decimo anniversario del primo incontro internazionale dei Centri Culturali Cattolici, tenutosi a Chantilly nel 1993, in cui per la prima volta a livello internazionale sono state prese in considerazione l’identità e la finalità di un Centro Culturale Cattolico. Il secondo motivo, la pubblicazione del Vademecum dei Centri Culturali Cattolici, curato congiuntamente dallo stesso Pontificio Consiglio della Cultura e dal Servizio Nazionale per il Progetto Culturale della Conferenza Episcopale Italiana (vedi: Culture e Fede, 3/2003, p. 227-229).

 

B. I Colloqui Internazionali del Dicastero

  Letteratura e Cattolicesimo nel Novecento: la poetica della fede nel secolo della morte di Dio, Giornata di studio, Roma, 7 maggio 2002.

Questa giornata di riflessione, promossa dal Pontificio Consiglio della Cultura, dalla Casa delle Letterature e dal Centro Culturale “Saint-Louis de France” è giunta, nel 2002, alla sua terza edizione. L’incontro, aperto da S. Em. il Card. Poupard, ha avuto luogo, la mattina, presso la Casa delle Letterature; il pomeriggio, invece, a San Luigi dei Francesi. Esponenti del mondo cattolico e laico hanno parlato di letteratura prendendo come punto di osservazione la fede cattolica: il rapporto con Dio è, infatti, alla base dell’opera di diversi autori del XX secolo appena trascorso.

 

  Letteratura e Cattolicesimo nell’Europa del 900: Un ponte tra Oriente ed Occidente, Giornata di Studio, Roma, 15 maggio 2003.

Il 15 maggio 2003, a Roma, presso la sala Igea dell’Istituto dell’Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani, si è svolta la IV Edizione della Giornata di studio e riflessione dedicata a “Cattolicesimo e Letteratura nell’Europa del ’900. Un ponte tra Oriente ed Occidente”. Questa giornata ha avuto come organizzatori, oltre al Pontificio Consiglio della Cultura, promotore dell’iniziativa, l’Istituto dell’Enciclopedia Italiana e il Centro Studi e Ricerche “Ezio Aletti” (vedi: Culture e Fede, 2/2003, p. 151-152).

 

  Il contributo dei Centri Culturali Cattolici delle due sponde del Mediterraneo alla convivenza tra le culture, Barcellona, Spagna, 7-11 maggio 2003.

Si è svolto a Barcellona, dal 7 all’11 maggio 2003, un incontro di Centri Culturali Cattolici del Mediterraneo, su “Il contributo dei Centri Culturali Cattolici delle due sponde del Mediterraneo alla convivenza tra le culture”. L’incontro segue la scia di precedenti colloqui dell’area mediterranea, come quello di Barcellona nel 1996, di Bologna nel 1998 e di Fatqa (Libano) nel 2001.

Sia per il numero di paesi rappresentati, che per il numero di centri che vi hanno partecipato, l’incontro di Barcellona significa consolidamento delle iniziative volte alla conoscenza reciproca e allo scambio di esperienze di lavoro dei Centri dell’area mediterranea. Erano presenti, infatti, 44 persone provenienti da 16 paesi dell’area mediterranea e rappresentanti di circa 30 Centri diversi di Portogallo, Spagna, Francia, Italia, Slovenia, Croazia, Bosnia ed Erzegovina, Montenegro, Grecia, Turchia, Libano, Giordania-Terra Santa, Egitto, Algeria, Tunisia, Marocco. Il gruppo più numeroso, naturalmente, è stato quello della Spagna, con ben 8 centri, la maggior parte dei quali di Barcellona e della Catalogna, ma anche di Bilbao e di Cordova. Il programma si è visto anche arricchito con alcune importantissime visite culturali e turistiche (vedi: Culture e Fede, 2/2003, p. 109-112).

 

  Incontro dei Centri Culturali Cattolici del “Cono Sur”, Valparaíso, Cile, 17-19 settembre 2003.

Il Card. Poupard ha presieduto i lavori di questo incontro di responsabili dei Centri Culturali Cattolici del “Cono Sur” sul tema: Los Centros Culturales Católicos, un detonante de esperanza cristiana en la sociedad del Cono Sur, tenutosi presso la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso. La riunione è stata organizzata da questo Consiglio al fine di favorire lo sviluppo di detti Centri in quella regione latinoamericana. Hanno preso parte all’incontro l’Arcivescovo di Santiago del Cile, l’Arcivescovo di San Paolo del Brasile, i Presidenti delle Commissioni Episcopali per la Cultura di Argentina, Brasile, Cile e Paraguay, nonché i responsabili di oltre 30 Centri Culturali Cattolici della regione (vedi: Culture e Fede, 4/2003, p. 295-297).

 

  Presentazione del Vademecum dei Centri Culturali Cattolici, Città del Vaticano, 14 novembre 2003.

E’ stato presentato, il 14 novembre 2003, nella Sala Stampa della Santa Sede, il Vademecum dei Centri Culturali Cattolici, composto di quattro volumetti (Perché? Cos’è? Cosa fare? Dove?), riuniti in una copertina-contenitore, e pubblicato dalle Edizioni San Paolo.

Il Vademecum, progettato e realizzato congiuntamente dal Pontificio Consiglio della Cultura e dal Servizio Nazionale per il Progetto Culturale della Conferenza Episcopale Italiana, è stato presentato da S. Em. Rev.ma il Cardinal Paul Poupard, Presidente del Pontificio Consiglio della Cultura, da S. E. Rev.ma Mons. Giuseppe Betori, Segretario Generale della Conferenza Episcopale Italiana, da Mons. Pasquale Iacobone, Officiale del Pontificio Consiglio della Cultura e dal Dott. Vittorio Sozzi, del Servizio Nazionale per il Progetto Culturale della C.E.I. (vedi: Culture e Fede, 4/2003, p. 318-320).

 

  Incontro internazionale su Chiesa e cinema in dialogo, Oslo, Norvegia, 7-10 novembre 2002.

Questo Consiglio, con la collaborazione del canonico luterano norvegese Karl Gervin e con l’appoggio del “Filmens Hus” di Oslo, ha organizzato, dal 7 al 10 novembre, un Incontro internazionale nella capitale della Norvegia su La Chiesa e il cinema in dialogo. Vescovi cattolici e luterani, sacerdoti e pastori, religiose e teologi si sono incontrati con personalità del cinema nordico, con produttori e attori, cineasti, critici cinematografici e giornalisti, in un autentico spirito di amicizia e stima reciproca. Tra i temi affrontati: cinema e Bibbia, la solitudine e la tentazione al suicidio, la riconciliazione, la società e il suo impatto sulla coppia e sulla famiglia, la violenza come elemento narrativo e la violenza commerciale. Per il Dicastero erano presenti all’Incontro S. Em. Card. Paul Poupard e il R. P. Mazas (vedi: Culture e Fede, 4/2002, p. 327-329).

 

  Convegno Internazionale di Studi sul Cinema: Ripartire dal primo. I dieci comandamenti          nella cultura cinematografica del terzo millennio, Roma, 2-3 dicembre 2002.

Promosso da questo Dicastero e dal Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali, nell’ambito della VI Edizione del Festival Internazionale del Cinema Spirituale Tertio Millennio, organizzato dalla “Rivista del Cinematografo” dell’Ente dello Spettacolo in collaborazione con la Facoltà di Comunicazione Sociale Istituzionale della Pontificia Università della Santa Croce in Roma, il Convegno, svoltosi dal 2 al 3 dicembre 2002, ha avuto come titolo Ripartire dal primo. I dieci comandamenti nella cultura cinematografica del terzo millennio. S. Em. Card. Poupard ha presieduto i lavori di martedì 3 dicembre e ha tenuto il discorso di chiusura.

 

  Festival Internazionale del Cinema Spirituale «Tertio Millennio»: Cristo nel Cinema – Un canone cinematografico, Roma, 4-10 dicembre 2003.

Dal 4 al 10 dicembre 2003 è si svolta la VII edizione del Festival Internazionale del Cinema Spirituale Tertio Millennio. Il festival è stato preceduto da un Convegno Internazionale di Studi sul tema “Cristo nel cinema – Un canone cinematografico”. Il Convegno, organizzato dal Pontificio Consiglio della Cultura, dal Pontificio Consiglio delle Comunicazioni Sociali e dalla Filmoteca Vaticana, in collaborazione con la “Rivista del Cinematografo” dell’Ente dello Spettacolo e la Pontificia Università Urbaniana, si è tenuto nell’Aula Magna della Pontificia Università Urbaniana il giorno 2 dicembre. I due eventi erano stati presentati ai giornalisti e al pubblico durante una conferenza stampa, tenutasi presso il Pontificio Consiglio della Cultura il 28 novembre 2003 (vedi: Culture e Fede, 1/2004, p. 42-44).

 

  Primo incontro sul Teatro Religioso, Roma, 3 maggio 2003.

Il Pontificio Consiglio della Cultura, con le sue iniziative volte a promuovere un nuovo umanesimo cristiano per il terzo millennio, ha sinora preso in considerazione alcuni settori importanti della realtà culturale ed artistica: la letteratura, il cinema, la musica sacra ecc. Volendo interessarsi anche di un altro significativo settore, quello del teatro religioso, certamente non valorizzato nelle sue straordinarie potenzialità, ha organizzato un primo incontro tra Istituzioni, Università e Gruppi teatrali interessati alla tematica, soprattutto per suscitare una maggiore attenzione nei confronti del teatro religioso.

L’incontro si è svolto presso la sede del Pontificio Consiglio della Cultura, nella mattinata del 3 maggio 2003. Ha presieduto l’incontro Sua Eminenza il Cardinal Paul Poupard, Presidente del Dicastero. Erano presenti il Rev.mo P. Bernard Ardura, Segretario, che ha moderato l’incontro, e Mons. Pasquale Iacobone che ha curato la preparazione della riunione (vedi: Culture e Fede, 2/2003, p. 149-151).

 

  Convegno Internazionale, Il contributo del cristianesimo nella costruzione della società del terzo millennio, Milano, Italia, 9 maggio 2002.

Promosso da questo Consiglio e da Communio (Rivista Internazionale di Teologia e Cultura) per i suoi trent’anni di vita, in collaborazione con l’Arcidiocesi di Milano, il Servizio Nazionale per il Progetto Culturale della Conferenza Episcopale Italiana, L’Università Cattolica di Milano e l’Associazione Culturale “Hans Urs von Balthasar” e l’Associazione “Sant’Anselmo”, questo Incontro è stato presieduto da S. Em. Card. Poupard che ha introdotto ai lavori svoltisi in tre sessioni: 1) teologia; 2) politica, economia, istituzioni; 3) arte e città. Infine, una Tavola Rotonda con interventi di redattori di Communio di diversi paesi del mondo.

 

  Presentazione del Progetto STOQ, Roma, 6, 12 e 14 maggio 2003.

Per promuovere il dialogo tra fede e scienza, questo Dicastero, insieme a tre Università Pontificie Romane e con il sostegno economico di alcune istituzioni e fondazioni come la Templeton Foundation, ha dato vita al progetto STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest), che verrà realizzato nelle Pontificie Università Gregoriana e Lateranense e nel Pontifico Ateneo Regina Apostolorum. Saranno, in tal modo, incoraggiate le relazioni della Chiesa e delle comunità ecclesiali con il mondo della scienza. S.Em. il Card. Poupard ha presentato questo importante progetto il 6 maggio nella sede della Pontificia Accademia delle Scienze; il 12, alla Pontificia Università Lateranense e il 14 alla Pontificia Università Gregoriana.

 

  Giornata di Studi su Silvestro II a mille anni dalla morte, Roma, 12 maggio 2003.

Questo Consiglio, insieme all’Ufficio Scuola Cattolica, all’ISPEF e all’Ufficio per l’Insegnamento della Religione Cattolica, ha organizzato un incontro per commemorare la figura di Silvestro II, al secolo Gerbert d’Aurillac, uomo di scienza e pontefice dal 999 al 1003. S. Em. il Card. Poupard ha tenuto la prolusione su questo personaggio importante per la cultura europea e per la Chiesa del Medio Evo. Nel corso di questa Giornata di Studi, tenutasi presso la Pontificia Università Lateranense, ha avuto luogo anche la Presentazione del progetto STOQ.

 

  Santa Caterina d’Alessandria dal Sinai alla Puglia, Convegno Internazionale, Bari, Italia, 27-29 giugno 2002.

Il Convegno, promosso dal Dipartimento di Beni Culturali e Scienze del linguaggio dell’Università degli Studi di Bari, in collaborazione col Pontificio Consiglio della Cultura e con alcune Istituzioni culturali pugliesi, ha voluto rileggere la splendida e, per certi versi, misteriosa figura della Santa martire alessandrina per coglierne l’esemplarità ed evidenziare l’importanza che essa ha avuto per tutto il Medioevo ed il Rinascimento.

L’interdisciplinarità ha caratterizzato i lavori del Convegno, svoltosi tra Bari, Lecce e Galatina. Esso, infatti, ha voluto analizzare ed approfondire i tanti aspetti culturali, religiosi ed artistici in cui Santa Caterina ha avuto un ruolo di assoluto primato (vedi: Culture e Fede, 3/2002, p. 226-227).

 

  Seminario su L’Europe et le fait religieux: sources, patrimoine, valeurs, Roma, 25-26 ottobre 2002.

Al Centro Culturale “Saint-Louis de France” di Roma si sono incontrate personalità del mondo della cultura: filosofi, teologi, sociologi, storici e giuristi, per una riflessione sulle origini dell’Europa e, quindi, sul ruolo del fattore religioso; sui diritti dell’uomo e sulle diverse appartenenze religiose e culturali del Continente. L’Incontro, aperto da S.Em. Card. Poupard, è stato organizzato dal suddetto Centro in collaborazione con questo Dicastero.

 

  L’Occidente, l’Islam e la Russia nel pensiero di Vladimir Solov’ev, Lugano, Svizzera, 7 febbraio 2004.

Sabato 7 febbraio 2004, nella sede della Facoltà di Teologia di Lugano, in Svizzera, il Pontificio Consiglio della Cultura e la stessa Facoltà hanno organizzato una giornata di studio dedicata alla personalità di Vladimir Solov’ev, nel 150° anniversario della nascita. Vi ha partecipato un folto pubblico, comprendente, oltre a personalità del mondo della cultura, numerosi studenti dell’Università di Lugano nonché sacerdoti, seminaristi e religiose (vedi: Culture e Fede, 1/2004, p. 45-49).

 

 

VI – ACCADEMIE PONTIFICIE

A. Le Sedute Pubbliche e il Premio delle Pontificie Accademie

  Settima Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie: Maria, «aurora luminosa e guida sicura» della nuova evangelizzazione, Città del Vaticano, 29 ottobre 2002.

Il 29 ottobre 2002, nella Sala Clementina in Vaticano, ha avuto luogo la Settima Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie. Il compito di preparare le due relazioni è stato affidato, nel 2002, alla Pontificia Accademia dell’Immacolata e alla Pontificia Accademia Mariana Internazionale.

La solenne tornata è stata aperta dal discorso di S.Em. il Card. Poupard e le due relazioni sul tema Maria, «aurora luminosa e guida sicura» della nuova evangelizzazione, sono state tenute rispettivamente da S. E. Mons. Angelo Comastri, Arcivescovo Prelato di Loreto e 1º Vicepresidente dell’Accademia dell’Immacolata, e dal R.P. Stefano M. De Fiores, S.M.M., Consigliere dell’Accademia Mariana. Mons. Comastri ha parlato di Maria, modello di libertà vera in un’epoca di libertà ingannevole; Padre de Fiores di Maria, paradigma antropologico per il terzo millennio.

Nel suo discorso, il Santo Padre, arrivato verso le ore 11.00, ha riaffermato, tra l’altro, che Maria è «la stella che illumina e guida» il cammino della Chiesa verso Cristo. Quindi, ha consegnato, per la sesta volta, il Premio delle Pontificie Accademie, andato, nel 2002, alla Dott.ssa Rosa Calì per la tesi dottorale dal titolo I testi anti-mariologici nell’esegesi dei Padri da Nicea a Calcedonia. Giovanni Paolo II ha offerto, poi, una medaglia del Pontificato al R.P. Stanisław Bogusz Matula, polacco, e alla Rev.da Suor Philomena D’Souza, indiana, per i loro pregevoli studi.

La Schola Romana Ensemble, diretta dal Maestro Stefano Sabene, ha eseguito, nel corso della cerimonia, brani di Palestrina, Arcadelt, Orlando di Lasso e Francisco Soto de Langa (vedi: Culture e Fede, 4/2002, p. 351-352).

 

  Ottava Seduta Pubblica delle Pontificie Accademie: I Martiri e le loro memorie monumentali, pietre vive nella costruzione dell’Europa, Città del Vaticano, 6 novembre 2003.

Per questa Ottava Seduta Pubblica, il Consiglio di Coordinamento fra Accademie Pontificie ha affidato alla Pontificia Accademia Romana di Archeologia e alla Pontificia Accademia «Cultorum Martyrum» il compito di preparare due Relazioni per illustrare la tematica della Seduta. Il Prof. Danilo Mazzoleni è intervenuto sul tema: I Martiri dei primi secoli nell’epigrafia paleocristiana come testimonianza per la nascita dell’Europa, e la Dott.ssa Lucrezia Spera su: I sepolcri dei Martiri come fondamenta dell’Europa cristiana.

Per la settima volta viene assegnato il Premio delle Pontificie Accademie, creato il 23 novembre 1996 da Giovanni Paolo II, per premiare ed incoraggiare giovani candidati o istituzioni culturali, per un rilevante contributo recato allo sviluppo delle scienze religiose o dell’arte ispirata alla fede, nella promozione dell’umanesimo cristiano. Il Santo Padre ha assegnato il Premio del 2003 alla Dottoressa Giuseppina Cipriano per il suo studio dal titolo I Mausolei dell’Esodo e della Pace nella necropoli di El-Bagawat. Riflessioni sulle origini del Cristianesimo in Egitto. Il Pontefice, inoltre, ha voluto offrire, quale segno di apprezzamento e di incoraggiamento, una medaglia del Pontificato alla Dottoressa Sara Tamarri, per l’opera dal titolo L’iconografia del leone dal Tardoantico al Medioevo (vedi: Culture e Fede, 4/2003, p. 321-324).

 

B. Le Nomine al servizio delle Pontificie Accademie

Nel mese di Aprile 2003, il Santo Padre ha nominato Presidente della Pontificia Accademia Romana di Archeologia la Prof.ssa Letizia Pani Ermini.

L’11 luglio 2003, il Santo Padre ha nominato Prelato Segretario ad quinquennium della Pontificia Accademia di Teologia Mons. Piero Coda.

Il 29 marzo 2004, il Santo Padre ha nominato Presidente in aliud quinquennium della Pontificia Accademia di Teologia Mons. Marcello Bordoni.

 

 

VII – RAPPORTI CON GLI ORGANISMI GOVERNATIVI E NON GOVERNATIVI NAZIONALI O INTERNAZIONALI

  Simposio Internazionale La Sapienza come fonte dell’unità europea: Religione, Arti, Scienze, Roma, 14-16 novembre 2002.

Questo Simposio Internazionale, organizzato presso la Camera dei Deputati, dal Centro di Alti Studi e Documentazione Sofia: idea russa, idea d’Europa, si è rivelato essere un vertice europeo di ampio respiro che ha preso in considerazione i grandi campi della cultura europea esaminati alla luce della Sapienza, facendo tesoro delle tradizioni culturali e religiose dell’Occidente e dell’Oriente, grazie alla partecipazione di un rappresentante del Patriarcato di Mosca e di vari esponenti della cultura dell’Europa Orientale.

E’ particolarmente significativo il fatto che il programma del Centro Sofia si inserisca nel Protocollo di cooperazione culturale e scientifica firmato dall’Italia e dalla Federazione Russa. Esso rappresenta un notevole contributo all’impegno di far riscoprire all’Europa la sua anima. L’Europa è prima di tutto un’idea, un pensiero, una civiltà che supera ampiamente i limiti geografici di questa penisola dell’Asia in cui viviamo, un’idea dell’uomo – la persona – attinta alla fede nella Santissima Trinità (vedi: Culture e Fede, 4/2002, p. 347-350).

 

  Il Patrimonio Intangibile, Terza Tavola Rotonda dei Ministri della Cultura, Unesco, 16-17 settembre 2002.

Fra Fabio Duque Jaramillo, OFM, Sottosegretario del Consiglio ha partecipato col Padre Giuseppe Gandolfo, OP, Direttore del Centro di Documentazione per il Dialogo Cristiano-islamico di Istanbul, alla Terza Tavola Rotonda dei Ministri della Cultura degli Stati Membri dell’Unesco con la partecipazione di 108 Stati, 2 Membri associati all’Unesco (Macao e Antille Neerlandesi), 2 Osservatori (Santa Sede e Palestina), 9 Organizzazioni Intergovernative e Non-Governative.

L’incontro su Il Patrimonio immateriale: una espressione della diversità culturale, è stato incentrato sulla salvaguardia di tale patrimonio e sulla sua importanza per uno sviluppo duraturo. Oggi si pone con forza il problema della protezione, conservazione e promozione di questo patrimonio immateriale (vedi: Culture e Fede, 1/2003, p. 52-54).

 

  50° Anniversario della Missione Permanente della Santa Sede presso l’Unesco, Parigi, 10 dicembre 2002.

Il 10 dicembre 2002, nella sede dell’Unesco, a Parigi, per i cinquant’anni di presenza della Santa Sede in tale Organizzazione, S. Em. Card. Poupard, ha tenuto la conferenza Cinquante ans de présence du Saint-Siège à l’Unesco: histoire et perspectives. Nel ripercorrere la preistoria e la storia di tale rappresentanza, il Cardinal Poupard, relatore da parte della Santa Sede a questo importante Colloquio, ha ricordato il ruolo di primo piano avuto da grandi figure come Jacques Maritain, Mons. Roncalli (il futuro Papa Giovanni XXIII fu il primo Osservatore Permanente) e Paolo VI, senza dimenticare la storica visita di Giovanni Paolo II, che costituisce il punto più alto nei rapporti tra Santa Sede e Unesco.

 

  III Forum Oriente-Occidente, Ljubljana, Slovenia, 31 maggio 2003.

La città di Lubiana ha accolto il III Forum Oriente-Occidente, organizzato da tre associazioni culturali: l’Istituto Internazionale Jacques Maritain (sezione Friuli-Venezia Giulia, con sede a Trieste), il Kud-Logos di Lubiana e il Forum Studi e ricerche per la cultura di Gorizia. Il Pontificio Consiglio della Cultura è stato rappresentato dal Rev. Melchor Sánchez de Toca Alameda.

Il tema del III Forum era: The Beginning of Things. Different Understandings of Genesis. Difficilmente si potrebbe trovare un tema più interessante ed adatto ad un’indagine da tante prospettive diverse.

Il bilancio generale della giornata è stato molto positivo, sia per i contenuti delle relazioni e i successivi dibattiti, che hanno permesso una larga apertura di orizzonti, sia per l’eccellente clima d’amicizia che si è istaurato tra i partecipanti. I seminari nell’ambito del Forum Oriente-Occidente dimostrano che, dove c’è vera volontà di cooperazione e intesa, la lingua non è un ostacolo per il dialogo e conferma che la cultura costituisce un terreno di dialogo privilegiato tra credenti e non credenti (vedi: Culture e Fede, 3/2003, p. 229-231).

 

  Convegno dell’Ordinariato militare, Vienna, Austria, 15-16 ottobre 2003.

L’Istituto per la Religione e la Pace presso l’Ordinariato Militare d’Austria (Institut für Religion und Frieden) ha organizzato, il 15 e 16 ottobre 2003, nel centro “Jakob Kern”-Haus di Vienna, un incontro sul tema: Sicurezza e pace, quale sfida europea: il contributo dei soldati cattolici alla luce della “Pacem in Terris”, con la partecipazione di numerosi ufficiali, sottufficiali e personalità d’Austria, nonché di ufficiali e chierici, rappresentanti degli ordinariati militari d’Ucraina, Slovenia, Croazia, Ungheria, Lituania e Repubblica Ceca. Il Pontificio Consiglio della Cultura è stato rappresentato da Mons. Gergely Kovács (vedi: Culture e Fede, 4/2003, p. 317-318).

 

  Mostra di icone moderne: Immagini del «Kairos», Città del Vaticano, 15 ottobre – 9 novembre 2003.

Il Pontificio Consiglio della Cultura e l’Ambasciata d’Austria presso la Santa Sede hanno organizzato, in occasione del 25° anno di Pontificato del Santo Padre, la mostra di icone moderne “Immagini del Kairos” dell’artista austriaco 83enne Anton Wollenek.

Le 32 opere esposte presso la sede del Pontificio Consiglio della Cultura, dal 15 ottobre al 9 novembre 2003, fanno parte delle circa 60 icone create dall’artista. Le icone sono intagliate nel legno, in bassorilievo, e successivamente dorate e dipinte (vedi: Culture e Fede, 4/2003, p. 313).

 

 

VIII – COOPERAZIONE INTERDICASTERIALE

  Il Documento Interdicasteriale sul New Age.

Il 3 febbraio 2003, nella Sala Stampa della Santa Sede, è stato presentato il documento il documento interdicasteriale Gesù Cristo, portatore dell’acqua viva. Una riflessione cristiana sul «New Age», preparato da questo Dicastero e dal Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso. Disponibile in italiano, francese, inglese, spagnolo, catalano, portoghese, ungherese e croato, questo documento è un rapporto provvisorio, frutto della riflessione comune del Gruppo di Studio sui Nuovi Movimenti Religiosi, composto da rappresentanti di quattro Dicasteri della Santa Sede. La pubblicazione sottolinea la necessità di conoscere il New Age per poter ben discernere l’essenza di tale movimento da ciò che è veramente cristiano e si rivolge soprattutto agli operatori pastorali. Il volume è arricchito da una preziosa Appendice che comprende un glossario, la segnalazione di documenti del Magistero e di studi cristiani, infine una bibliografia generale (vedi: Culture e Fede, 1/2003, p. 5-9).

 

 

IX – BIBLIOTECA

Durante il 2002 sono stati schedati 225 volumi. Oltre 500 i libri ricevuti: volumi donati dal Cardinale Presidente, libri acquistati o inviati da editori o da privati per recensione.

Nel 2003 sono stati inseriti nel catalogo oltre 150 titoli. Diverse centinaia i libri ricevuti e regolarmente segnalati sulla rivista Culture e fede. Tra le opere donate alla biblioteca dal Cardinale Presidente spiccano pregevoli edizioni d’arte che illustrano grandi opere classiche.

La biblioteca offre strumenti di consultazione a quanti lavorano in questo Consiglio, ma è aperta anche a ricercatori – chierici e laici – interessati soprattutto alle questioni legate al dialogo tra la fede e le culture odierne.

 

 

X – PUBBLICAZIONI DEL DICASTERO

  Accademia Nazionale di Santa Cecilia – Pontificio Consiglio della Cultura – Pontificio Istituto di Musica Sacra, La musica sacra nelle chiese cristiane. Atti del Convegno Internazionale di Studi, Roma, 25-27 gennaio 2001. Bologna, Alfa Studio, 264 p.

  Pontificium Consilium de Cultura – Konrad-Adenauer-Stiftung, L’Europe. Vers l’union politique et économique dans la pluralité des cultures. Actes du Colloque, Bucarest, 15-16 mai 2001. Città del Vaticano, 111 p.

  Pontificium Consilium de Cultura – “Jakab Antal” Tanul­mányi Ház, I Centri Culturali Cattolici: un servizio cristiano per l’identità culturale e per il dialogo tra le culture. Atti del Colloquio, Şumuleu Ciuc (Romania), 17-20 maggio 2001. Città del Vaticano, 159 p.

  Pontificium Consilium de Cultura, Centri Culturali Cattolici. Terza Edizione dell’Elenco Internazionale dei Centri Culturali Cattolici. Città del Vaticano, Libreria Editrice Vaticana, 134 p.

  Pontificium Consilium de Cultura, Il Pontificio Consiglio della Cultura nel XX anniversario della creazione. Atti della Giornata di Studio, 14 maggio 2002. Città del Vaticano, 125 p.

  Pontificio Consiglio della Cultura – Consiglio di Coordina­mento fra Accademie Pontificie, Dimensioni culturali della globalizza­zione: una sfida all’umanesimo cristiano. Atti della Sesta Seduta Pubblica, Vaticano, 8 novembre 2001. Libreria Editrice Vaticana, 76 p.

  Pontificio Consiglio della Cultura – Consiglio di Coordina­mento fra Accademie Pontificie, Maria, “aurora luminosa e guida sicura” della nuova evangelizzazione. Atti della Settima Seduta Pubblica, Vaticano, 29 ottobre 2002. Libreria Editrice Vaticana, 84 p.

  Fede e Cultura. Antologia di testi del Magistero Pontificio da Leone XIII a Giovanni Paolo II, a cura del Pontificio Consiglio della Cultura, pubblicato dalla Libreria Editrice Vaticana, 2003, 1574 p.

 

La rivista “Culture e fede”

Nel 2002 la rivista trimestrale di questo Dicastero è giunta al Volume X. Il numero 2 è stato interamente dedicato all’Assemblea Plenaria, con i vari discorsi, il rapporto di attività, l’Instrumentum laboris e le conclusioni. I rimanenti numeri presentano, come al solito, documenti, studi e notizie, nonché diverse pagine destinate alla segnalazione dei libri che il Consiglio riceve dalle Conferenze Episcopali, da Centri Culturali, Università, autori e studiosi di numerosi paesi del mondo.

Nel 2003 sono apparsi regolarmente i quattro numeri della pubblicazione trimestrale, giunta ormai all’XI volume.

In totale sono 1.018 le copie inviate, con 242 abbonati, 346 cambi con altre riviste e 430 omaggi ai membri, ai consultori, alle conferenze episcopali e agli autori di articoli e notizie, ecc.

 

 

 

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CONSTRUCTORES DE PUENTES

Algunas impresiones tras la Plenaria

Melchor SÁNCHEZ DE TOCA ALAMEDA

Subsecretario de Consejo Pontificio de la Cultura

 

 

Si tuviéramos que describir con una imagen la situación que han afrontado los participantes en la Asamblea Plenaria del Consejo de la Cultura, celebrada en Roma del 11 al 13 de marzo 2004, podríamos usar la misma ciudad de Roma. A un lado del Tíber, San Pedro y el Vaticano, corazón de la Iglesia, monumento de fe y cultura. Al otro, la ciudad moderna, frenética, indiferente a cuanto acontece en la otra orilla, si no es para quejarse de los problemas de tráfico que ocasiona de vez en cuando. ¿Cómo unir las dos orillas? ¿Cómo comunicar la ciudadela cristiana y la ciudad secular que parece ignorar a Dios? ¿Cómo evitar encerrarse en un Ghetto, aun cuando sea espléndido como San Pedro? Hacen falta puentes. Un puente que una las dos orillas, sí, pero que al mismo tiempo permita, como el Ponte Sant’Angelo, pasear, entretenerse, contemplar las estatuas y admirar el cupolone de San Pedro.

Esta imagen, sugerida por Mons. Jacobone, del Consejo Pontificio de la Cultura, puede sintetizar las dos intensas jornadas de trabajo de la Plenaria, dedicadas al estudio del ateísmo y la indiferencia religiosa, que se abrió con la trágica noticia del salvaje atentado de Madrid. También podríamos decir, con palabras del Cardenal Sandoval, de Guadalajara, que la cultura contemporánea de la indiferencia es como el hijo pródigo de nuestro tiempo, que abandona la casa del Padre, –la cultura impregnada de cristianismo– y alejándose, derrocha la herencia recibida de la casa paterna. Sólo que, a diferencia de la parábola lucana, esta vez no siente necesidad de regresar a casa, aun cuando tiene el estómago vacío de ideales.

Esta es la llamada del Papa, al término de los trabajos de la plenaria, a un nuevo salto de calidad en el diálogo con la cultura. El Cardenal Poupard, tras haber presentado el mapa de la no creencia a comienzos del III Milenio, invitó a los participantes a ponerse a trabajar para ofrecer a la Iglesia ayudas concretas para hacer frente a este desafío. Una reunión, por tanto, no para hacer análisis, sino para ofrecer respuestas, sabiendo que «no hay recetas milagrosas; pero los católicos esperan de nosotros propuestas concretas, más que análisis estadísticos sobre la situación de la fe en el mundo». Como suele suceder, recordaba el Cardenal, «hablar obsesivamente de la crisis de fe, al final se convierte en un factor que alimenta la misma crisis».

Los trabajos de la Asamblea han confirmado el cuadro diseñado por la encuesta sobre la no creencia, elaborada por el Consejo Pontificio de la Cultura como preparación para la Plenaria. La panorámica global de la no creencia muestra la diversidad de situaciones en cada continente. Mientras en Europa asistimos a una «apostasía tranquila», a un retorno del paganismo, el problema de Asia no es la falta de religión, sino más bien su exceso, y la deriva fundamentalista que lo acompaña. En América la preocupación principal es la fuga de católicos hacia las sectas, que de hecho constituye para muchos un primer paso hacia el abandono de cualquier creencia religiosa. Los desafíos para la Iglesia varían según la región. En Asia, el gran desafío es la inculturación. ¿Por qué, se preguntaba el Card. Darmaatmadja, di Yakarta, a pesar de que Cristo nació en Asia, y a pesar de la inmensa labor realizada por los cristianos en la educación y en la sanidad, Cristo y la Iglesia católica siguen siendo considerados extraños? En Europa, en cambio, es el regreso del paganismo lo que preocupa, esta especie de rechazo del Padre –de nuevo la parábola del hijo pródigo–, que deja a los europeos en una situación de homelessness, sin abrigo. Guardini, un autor citado en las discusiones, llamaba a esto la falta de honradez intelectual de Europa: mientras vive de los principios que el cristianismo ha inculcado en su cultura y en su ordenamiento social, rechaza el origen de éstos y reniega del cristianismo. El neopaganismo europeo de hoy, no es ya el paganismo ingenuo de la antigüedad, expresión del sentimiento religioso natural, como recordaba Mons. Rodé, Prefecto de la Congregación para los Religiosos. Nos enfrentamos, en realidad, a dos tipos diversos de paganismo. Por una parte, el paganismo vulgar, burdo, de quien abandona la fe católica a favor de un nihilismo romo que se profesa anticristiano. Y por otra, el neo-paganismo culto, una ética de lo finito, que se considera no anti, sino post-cristiana. En este caso, identificar el interlocutor es vital, pues la respuesta varía en función del destinatario del mensaje.

El problema principal de esta apostasía tranquila, silenciosa (Ecclesia in Europa), es que Dios no interesa. La noche del mundo, escribía Heidegger, –citado en la Plenaria–, no es cuando sobreviene la ausencia de la pregunta por Dios, sino cuando esta ausencia ya no duele. Por ello, para hablar de Dios es necesario, en primer lugar, despertar la pregunta, antes de ofrecer cualquier respuesta, que correrían el riesgo de caer en el vacío. Y es aquí donde reside la mayor dificultad: hacer brotar las preguntas serias de la vida, en una cultura de lo inmediato que exalta la superficialidad y los resultados a corto término. Sólo en los momentos en los que uno se enfrenta al límite, a la muerte o al dolor, se abre una brecha que invita a plantearse el problema de Dios. Pero, –observaba Mons. Bruno Forte–, la presentación racional del misterio de Dios no puede construirse sólo a partir de la experiencia del límite y de la destrucción, porque si no, cada vez que el progreso del hombre logre superar estos límites, hará retroceder a Dios cada vez más, hasta hacerlo insignificante. Esto vale especialmente para una apologética renovada, que tiene que dar razón de la esperanza de los cristianos (1Pe 3,15), hablando de Dios, no desde los límites de la vida, desde la periferia de la ciudad de los hombres, sino desde el corazón de la vida del hombre y de su centro.

Sólo la santidad de los cristianos, el testimonio de una fe viva, enraizada en una experiencia profunda y viva de Cristo, puede hacer creíble la propuesta cristiana. Después de todo, la vida de los santos ha sido siempre la mejor apologética del cristianismo: «¡mirad cómo se aman!». Este impulso de santidad tiene que ir acompañado de una profunda dimensión contemplativa que se extienda a todas las dimensiones de la vida. No pocos destacaron que en la formación sacerdotal se concede más espacio al management que a una dimensión contemplativa; lo que no quiere decir, obviamente, un pietismo infantil que cierra los ojos ante el mundo. La vía del amor, de la que habló el Card. Dias, de Bombay, evocando la vida de Madre Teresa de Calcuta y la de tantos testigos de la caridad, es una de las formas de evangelización más elocuentes de nuestro tiempo.

 

Junto a la vía del amor, la via pulchritudinis ha sido objeto de discusión en los debates. Se presenta cada vez más como un instrumento imprescindible para suscitar preguntas en quienes no creen, comenzando con la belleza de una vida cristiana vivida en plenitud. La belleza interior es fundamental para la espiritualidad asiática, como recordó Annie Lam, periodista de Hong-Kong. Mons. Piacenza, Presidente de la Comisión para los Bienes Culturales de la Iglesia, recordó que el arte cristiano ha sido siempre reflejo, no sólo de la belleza de Dios, sino sobre todo de su santidad. Por ello es urgente formar a los responsables de la evangelización a una percepción integral de la belleza. En esta línea, los bienes culturales de la Iglesia pueden prestar un servicio extraordinario en el anuncio a los no creyentes. Pero no basta conservar, ni siquiera saber usar bien el patrimonio artístico que ya tenemos, si no se crea algo nuevo. Las próximas generaciones ¿qué tesoros de arte de nuestro tiempo podrán contemplar? Si un día se valorará nuestra época por la herencia que leguemos a los siglos futuros, temo que el juicio no sea especialmente benigno con nuestro tiempo.

 

El recurso a la estética como lenguaje con el que anunciar el Evangelio, no puede emplearse a costa de la razón, como una vía alternativa ante el fracaso de ésta. Sería un flaco servicio a la humanidad condescender con el irracionalismo que acompaña la exaltación de la razón instrumental y tecnológica, y que halla su reflejo en la espiritualidad típica de la Nueva Era. El esfuerzo hay que orientarlo más bien hacia una visión integral, en la que la emotividad, la razón, la acción –la estética, la lógica y la ética– sean vías convergentes, no excluyentes para llegar a Dios. Y esto vale especialmente para quienes se sienten atraídos por la oferta espiritual cálida y acogedora de las sectas y los nuevos movimientos religiosos. Una necesidad ésta que se siente de modo especial en el mundo anglosajón y que invita a todos a cuidar las relaciones personales dentro de la Iglesia. Igualmente, se ha insistido en la búsqueda de una epistemología nueva en las ciencias humanas y en la teología, que hasta ahora han seguido de cerca el modelo racional de las ciencias empíricas, y que no logra, sin embargo, captar en toda su riqueza la profundidad del misterio del hombre o de Dios.

 

Hablando de increencia y de indiferencia religiosa, es inevitable hablar de evangelización de la cultura, de la presencia de la Iglesia en la vida pública, o del modo de llegar al homo urbanus, como señaló el Card. Policarpo de Lisboa. La Iglesia tiene que estar presente en los grandes debates sociales a través de la voz de los fieles y de los pastores. Un marciano que viniese a realizar un estudio de nuestras sociedades modernas, analizando las manifestaciones de la vida pública, difícilmente llegaría a la conclusión de que todavía hay un 70% de bautizados en Europa.

Pero cuando se habla de increencia, es necesario llegar siempre al diálogo personal con los no creyentes. Como escribe el Instrumentum laboris, más que increencia lo que hay es no creyentes, cada uno con su historia personal a cuestas. Consiguientemente, antes que hablar de iniciativas para hacer frente a la indiferencia religiosa, hay que prestar atención a cada no creyente. Volviendo a la metáfora del puente, «sobre el puente de la amistad, pasa Cristo». Todos los presentes han subrayado en diversos momentos la importancia de este aspecto, y Mons. Bruno Forte habló de una «espiritualidad del diálogo», donde las categorías de escucha y de la paciencia son especialmente importantes. Todas las iniciativas que llevemos a cabo para proponer la fe en nuestra sociedad, al final quedarán infecundas si falta el contacto último, basado en una relación de confianza y de amistad, entre quien siente arder dentro de sí el fuego de Cristo y el amigo, respetado y amado, que aún no lo conoce.

En este campo no se puede olvidar la acción del Espíritu Santo, que se manifiesta poderosamente como quiere y cuando quiere. Pero hay algunas actividades y obras, avaladas por la experiencia secular de la Iglesia, que se han revelado eficaces para acercar a Cristo a los lejanos, para despertar la pregunta por Dios en los indiferentes, en una palabra, para la conversión del hombre a Dios. El Cardenal Rouco, de Madrid, presentó la experiencia de las Jornadas Mundiales de la Juventud, una efusión del Espíritu en las que millares de jóvenes se han convertido a Cristo, atraídos por el testimonio de fe de otros jóvenes, por la persona del Papa, por el clima alegre de oración y de fiesta. También hay otras experiencias, como los Ejercicios Espirituales de san Ignacio, los Cursillos de Cristiandad, el anuncio del Kerygma en un catecumenado para adultos, el contacto con comunidades vivas donde se ora y se invoca a Dios, tantas situaciones donde el Espíritu Santo golpea el corazón endurecido y lo ilumina con su gracia. Por eso es siempre válida la iniciativa de los grupos «Increencia y oración», cuyos miembros se comprometen a rezar por la conversión de los no creyentes. Para cumplir así el deseo de Jesús: «que todos los hombres te conozcan a Ti, Padre, y al que tu has enviado, Jesucristo».

 

 

 

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CONCLUSIONS FINALES

DE L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

Paul Cardinal POUPARD

Président du Conseil Pontifical de la Culture

 

Éminences,

Excellences, 

Chers Amis,

 

1. Au terme des travaux de notre Assemblée Plénière sur La foi chrétienne à l’aube du nouveau millénaire et le défi de la non-croyance et de l’indifférence religieuse, les grandes orientations sont claires :

La non-croyance n’est pas en augmentation dans le monde. Ce phénomène se trouve avant tout dans le monde occidental. Le modèle culturel qu’il suscite, se diffuse à travers la mondialisation et influe plus ou moins profondément sur toutes les cultures. Mais la non-croyance ne peut être considérée comme un phénomène asiatique, latino-américain ou africain, ni du monde musulman.

L’athéisme militant recule et n’exerce plus une grande influence sur la vie publique, sauf dans les régimes où un système politique athée est encore en vigueur.

Par contre, l’indifférence religieuse est en croissance, ainsi que l’athéisme pratique. Agnostiques et croyants non-pratiquants forment une partie importante de la société, et vivent de fait comme si Dieu n’existait pas, sans référence aux valeurs et aux instances religieuses. Nous avons là comme une émergence de l’homo indifferens. « Peut-être que Dieu n’existe pas, mais cela n’a pas d’importance, et de toutes les manières, nous n’en ressentons pas le manque ».

L’athéisme et la non-croyance, qui se présentaient comme des phénomènes plutôt masculin, citadin, et surtout chez les personnes d’un niveau culturel au-dessus de la moyenne, ont changé de visage et le phénomène semble lié davantage à un style de vie. Ainsi, chez les femmes qui travaillent hors du foyer, la non-croyance augmente.

Partout se fait sentir une baisse du nombre de personnes qui fréquentent régulièrement l’Église. Cette constatation ne signifie pas pour autant une augmentation de la non-croyance, mais indique plutôt une transformation de la pratique religieuse et de la croyance : croire sans appartenir. C’est un phénomène de « déconfessionnalisation » de l’homo religiosus, qui refuse toute forme de structure institutionnelle.

Partout, une nouvelle recherche plus spirituelle que religieuse est en croissance, sans être cependant un retour à la foi traditionnelle. La science et la technologie moderne n’ont pas supprimé le sens religieux, et ne réussissent pas à le combler.

Il n’existe pas de mondialisation de la non-croyance, mais une désaffection des religions traditionnelles, soit pour la pratique religieuse, soit pour l’adhésion aux contenus doctrinaux et moraux.

En même temps, la crise de la foi chez les jeunes se trouve contrebalancée par le témoignage d’autres jeunes dont la force évangélisatrice a été comme libérée par l’initiative féconde du Pape Jean-Paul II. Les Journées Mondiales de la Jeunesse en rafraîchissant et rajeunissant l’Église, lui ont donné un nouveau visage rayonnant dans une culture sécularisée. Comme il a été dit : « Il faut apprendre aux jeunes à nager à contre-courrant ». En notre culture anthropocentrique génératrice d’un affaiblissement culturel de la foi, seule une affirmation claire et publique du message évangélique, vécu sans compromis dans les communautés chrétiennes et assumé avec joie, présente une réponse pertinente aux appels souvent non formulés, mais toujours latents dans les profondeurs des consciences. Un témoignage venu du Vietnam nous interpelle : Seulement quand notre foi est forte, nous pouvons la partager avec les autres.

 

2. Nous avons été réunis dans la joie de la communion fraternelle et le désir partagé de répondre, à travers des voies nouvelles ou renouvelées, aux défis de notre temps. Il s’agit d’aider toute l’Église, par des propositions concrètes, à porter la bonne nouvelle au cœur des cultures du vaste monde, à l’aube du nouveau millénaire. La célébration de la liturgie des Heures, le pain eucharistique rompu à la même table, et le partage des préoccupations pastorales nous ont invité à tourner nos cœurs vers le Christ, le Rédempteur de l’homme, et à lui demander, dans une ferveur renouvelée, de hâter le temps de sa venue. C’est dans cette commune espérance que nous allons, dans quelques instants, manifester notre communion au Saint-Père, et lui redire notre fidèle dévouement dans la mission confiée au Conseil Pontifical de la Culture.

 

3. Il me revient maintenant de clôturer ces trois jours de réflexion. Il ne s’agit pas pour moi de synthétiser la concision des analyses et le bouillonnement d’idées jaillies dans la mosaïque des cultures des cinq continents. Nous avons fait ressortir des constantes sur lesquelles se greffent des variations. Je ne reviendrai pas sur celles-ci.

 

Je retiens cependant sept propositions présentées dans nos débats :

Importance de témoigner de la joie d’être une personne aimée de Dieu.

Nécessité réaffirmée de l’apologétique : rendre compte avec douceur et respect de l’espérance qui nous anime.

Rejoindre l’homo urbanus par une présence publique dans les débats de société.

Mettre l’Évangile en contact avec les forces qui modèlent la culture.

De l’école à l’université, apprendre à penser.

Devant la médiatisation sécularisante, le scepticisme dissolvant, le libéralisme intolérant, le pluralisme aplatissant, réagir contre l’acceptation tacite de la culture dominante par une nouvelle et joyeuse proposition de culture chrétienne.

Aux non-croyants indifférents à la question de Dieu, mais croyants aux valeurs humaines, montrer par la vie des croyants et des communautés de foi, qu’être, c’est être religieux, et que l’homme trouve sa plénitude d’humanité en suivant le message de l’Évangile du Christ, Fils de Dieu et de la Vierge Marie, le Crucifié ressuscité, source infiniment jaillissante de beauté, de vérité, et d’amour.

 

4. Je voudrais reprendre la vision de l’Apôtre Jean dans le Prologue de son Évangile : « La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie » (Jn 1, 5). C’est notre conviction : la lumière de l’Évangile du Christ ne peut être emprisonnée, et les ténèbres qui peuvent parfois poindre aux horizons d’une culture laïciste et sécularisée n’ont pas en elles la force de saisir cette lumière. 

C’est là l’œuvre de l’évangélisation : donner à tous les hommes de contempler la splendeur du visage du Christ. Or, et c’est là le grand défi qui nous préoccupe, un nombre important d’hommes et de femmes de notre temps ne perçoivent pas cette lumière. Les raisons en sont multiples, complexes, et il nous appartient de les discerner pour y remédier. Nous avons ainsi souligné une diversité de typologies de non-croyants : ceux qui le sont par indifférence, ceux qui refusent explicitement la religion, et le christianisme en particulier, mais aussi ceux qui sont en recherche de la lumière et qui n’arrivent pas à croire malgré la conscience d’un appel intérieur à la transcendance. Dans ce monde de l’incroyance, l’influence d’une certaine « élite » plus ou moins organisée où se retrouvent non-croyants, agnostiques et anti-chrétiens, n’est pas à négliger et appelle une réponse pastorale adaptée à chaque situation. 

Les raisons du manque de perception, et parfois du refus de la lumière sont multiples, jamais simples, et cependant rarement originales. Le contexte culturel avec les changements de la modernité, la post-modernité et le phénomène complexe de la mondialisation, pèse d’un poids énorme sur des personnes fragilisées par une culture autocentrée sur le sujet et ses besoins. L’éclatement de la société produit un phénomène d’atomisation que contrebalance une individualisation à l’extrême. Le lien social qui, autrefois, reposait sur la religion, en beaucoup de sociétés qui s’éloignent de leur culture traditionnelle, perd de sa solidité et de ce fait l’homme se retrouve désemparé sur des terrains aussi mouvants que les sables de la baie du Mont-Saint-Michel.

 

5. Nous l’avons dit et souligné : l’annonce de l’Évangile emprunte la triple voie de la vérité, du bien et du beau, qui sont autant de lieux où des séries de facteurs peuvent produire un profond obscurcissement des esprits et les rendre incapables de percevoir le rayonnement de la Lumière. Le relativisme philosophique et moral qui engendre le pragmatisme et l’hédonisme cynique obscurcissent et déforment le regard de l’homme contemporain et le placent dans une éclipse dont il n’est pas toujours conscient. La perception même de la beauté devient parfois un art difficile qui requiert une formation appropriée, aussi bien des clercs que des laïcs.

Pour permettre à la lumière de chasser les ténèbres, il importe de rétablir l’intelligence dans son orientation foncière vers la vérité pour lui donner de ne pas se contenter du seul horizon intramondain qui, s’il peut satisfaire la curiosité naturelle, ne peut combler la soif de vérité et le désir de contemplation inscrit au plus intime de l’intelligence de l’homme. La rationalité close enferme l’homme et la société qu’elle prétend libérer dans une atmosphère étouffante. Nous reconnaissons les immenses bienfaits de la science, et nous encourageons les scientifiques à poursuivre leurs recherches pour le bien de l’homme et jamais contre lui. Nous sommes conscients de l’effort nécessaire en Église pour aider les savants dans un dialogue confiant, à placer leur recherche sous le signe de la Sagesse, c’est à dire à reconnaître la nécessité de se laisser guider par une éthique capable de distinguer, avec la loi naturelle, ce qui est son bien et ce qui ne l’est pas.

 

6. Il s’agit dans le même temps d’ouvrir les cœurs dans leur recherche du bien pour les aider à discerner ce qui est susceptible d’ennoblir la vie des hommes, ce qui peut être source irradiante de bonheur, pour soi et pour l’autre. Nous l’avons souligné : dans le contexte de la mondialisation, nous assistons à une crise du collectif plus qu’à une crise de l’individuel, et dans le même temps, c’est là un paradoxe, ce sont les rites « sociaux » de l’Église qui font toujours l’objet d’une forte demande dans les sociétés sécularisées, tandis que la pratique des sacrements de la vie quotidienne connaît une chute préoccupante. C’est dire l’importance que revêt aujourd’hui la voie traditionnelle mystagogique de l’initiation chrétienne, qui accompagne la transmission de la foi de sa célébration liturgique sacramentelle. La voie de l’amour est la voie de l’Évangile, c’est la voie de la sainteté où le témoignage d’une vie irradiée par la splendeur de la grâce donne de saisir combien il est beau d’être chrétien. Nous le savons, cette voie de l’amour a emprunté le chemin du Calvaire, et l’humble acceptation de la souffrance comme voie de la Rédemption est à l’opposé des mirages de la culture médiatique. La première initiation à cette voie se fait à l’intérieur de la famille. Au cœur du défi de la non-croyance, la pastorale de la famille est une priorité. Avec elle, le témoignage d’une Église-famille de Dieu, pour reprendre l’expression du Synode des Évêques pour l’Afrique, est d’une importance capitale.

 

7. Il s’agit enfin, et nous avons eu tant d’occasions de le dire, de réveiller le sens de la beauté, de sa capacité à refléter au cœur de la société la splendeur de la vérité, vérité sur l’homme et vérité sur Dieu. Pour illustrer vos propos, je voudrais vous citer un agnostique qui m’écrivait le mois dernier : « Bien qu’ayant cessé de croire en Dieu, je n’ai jamais tourné le dos à l’Église. La raison de cet attachement se trouve dans l’Art Sacré, et peut-être tout simplement dans l’Art. Tant de splendeurs qui manifestent une Vérité, dont je crois que l’Église doit demeurer porteuse, m’empêchent de succomber aux ensorcellements du matérialisme et d’écouter les chants sinistres des sirènes de la mode ». Cette confession rejoint celle de St Augustin : « Nous ne pouvons qu’aimer le beau ». Le langage de la beauté ouvre les cœurs à la vérité, et dans sa forme la plus parfaite, il dépasse les spécificités des cultures et les cloisonnements de l’histoire.

 

8. L’Église a reçu du Seigneur la lumière de l’Évangile, pour la transmettre aux hommes et aux femmes de toutes les cultures. Depuis deux millénaires, elle ne cesse de construire des ponts pour donner aux habitants de la cité terrestre de rencontrer le Christ vivant dans ses membres. Le dialogue personnel dans lequel je découvre l’autre dans ce qu’il est et ce qu’il porte en lui, dans la dignité de sa quête singulière, et le renouveau de l’apologétique qui prend en compte les interrogations de nos contemporains, sont les rampes de ces ponts qui permettent d’accueillir nos frères, de les écouter et de susciter un vrai questionnement, notamment pour réveiller les indifférents. La vérité de l’Évangile est inépuisable, et elle suffit à combler toutes les attentes des hommes et des femmes au travers des millénaires. Encore faut-il donner d’atteindre les intelligences et de toucher les cœurs qui en sont éloignés.

 

9. La lumière de l’Évangile nous est donnée pour transfigurer nos vies de chrétiens et de pasteurs de l’Église. La sainteté de vie est le meilleur vecteur de la lumière. C’est dire l’urgence d’un profond renouveau dans l’Église avec la recherche d’une véritable culture de la sainteté à l’intérieur de nos Églises particulières. C’est une question d’authenticité du témoignage : le saint sait qu’il n’est pas source de la lumière. Il l’aime de toute son âme et, avec une patience évangélique, il en témoigne comme un pauvre, à travers une vie conforme à ce qu’il annonce. Le scandale de la division et son rapport avec le défi de la non-croyance et du scepticisme par rapport à l’Évangile des Béatitudes, nous incitent à nous engager résolument dans le dialogue œcuménique. Le désir de l’unité est le fruit d’une charité vécue, qui est elle-même une voie d’irradiation de la vérité.

Sur ce chemin de Sainteté, la prière est la respiration du chrétien. Nous nous devons de prendre les non-croyants dans notre prière quotidienne, d’invoquer la grâce de Dieu pour qu’elle nous donne de témoigner d’une manière crédible de la beauté de l’Évangile, et que ce témoignage touche le cœur des non-croyants et des indifférents, par la grâce de l’Esprit-Saint.

 

Notre Assemblée plénière s’est tenue sous le regard de la Trinité de Roublev : le dialogue sans parole des trois Personnes divines, où l’un tout entier est présent à l’autre dans un tourbillon d’amour tendre, accueillant et unifiant. L’icône est baignée de la lumière divine, dont l’artiste s’est laissé irradier au Thabor de la contemplation. Peut-être la lecture et la méditation de cette œuvre incomparable nous livrent-elles le secret de notre Plenaria : c’est le mystère de l’Église-épouse qui tire sa joie de la contemplation de son bien-aimé pour la partager à ses enfants et leur donner d’irradier les cultures sous le regard tendre et miséricordieux de la Très Sainte Trinité.

 

Summarium


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