1. La belle-mère de Simon(Mc 1,
29-32) 2. Guérison d'un lépreux(Mc
1, 40-45) 3. Le paralytique (Mc
2, 1-12)
4. L'homme à la main desséchée
(Mc 3, 1-6)
5. La fille de Jaïre et l'hémorroïss
(Mc, 5, 21-46)
6. Le sourd-bègue (Mc 7, 31-37)
7. L'aveugle de Bethsaïde (Mc 8, 22-26)
8. Nombreuses guérisons (Mt 15, 29-31)
9. L'enfant du centurion (Mt 8, 5-13)
10. Les deux aveugles (Mt 9, 27-31)
11. L' aveugle muet (Mt 12, 22-23)
12. Les deux aveugles de Jéricho (Mt 20,
29-34)
13. La femme courbée(Lc 13, 10-13)
14. L'hydropique (Lc 14, 1-6)
15. Les dix lépreux(Lc 17, 11-19)
16. Malchus (Lc 22, 50-51)
17. Guérison du fils d'un fonctionnaire royal
(Jn 4,46-54)
18. Guérison d'un infirme à la piscine de
Bethesda (Jn 5, 1-9)
19. Guérison d'un aveugle-né (Jn
9, 1-7)
20. La résurrection de Lazare (Jn 11,
38-44)
**. CONCLUSION
1. La belle-mère de Simon (Mc 1, 29-32).
" Et aussitôt, sortant de la synagogue, il vint dans la
maison de Simon et d'André, avec Jacques et Jean. Or la belle-mère
de Simon était au lit avec la fièvre, et aussitôt, ils lui
parlent à son sujet. S'approchant, il la fit se lever en la prenant par
la main. Et la fièvre la quitta, et elle les servait" Ce
cycle de réflexions sur les guérisons des maladies opérées
par Jésus, débute avec l'Évangile de Saint Marc. La première
guérison est celle de la belle-mère de Simon, qui était au
lit avec la fièvre. Elle a lieu dans le cadre du foyer domestique; la
femme de Pierre, sans aucun doute, en a été très
reconnaissante. Dans le tableau de la création, sur la voûte de la
Chapelle Sixtine, c'est du contact du doigt de Dieu avec celui de l'homme que
jaillit l'expression de la vie de l'humanité entière; ici, en
Saint Marc, c'est dans l'intimité de la famille : du contact de la main
du Christ et de celle de la malade jaillissent la guérison et la santé,
l'affection et la gratitude, prélude de la Résurrection même
du Christ. C'est sans doute ainsi que Pierre en a fait le récit à
Marc : elle les servait, car, celui qui est guéri par le Christ ne peut
exprimer sa reconnaisance qu'en se mettant sur le champ à son service.
2. Guérison d'un lépreux (Mc 1,
40-45)
"Un lépreux vient à lui, le supplie et,
s'agenouillant, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Ému
de compassion, il étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le
veux, sois purifié. » Et aussitôt, la lèpre le quitta
et il fut purifié. Et le rudoyant, il le chassa aussitôt, et lui
dit : « Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au prêtre
et offre pour ta purification ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une
attestation. » Mais, lui, une fois parti, se mit à proclamer
hautement et à divulguer la nouvelle de sorte que Jésus ne pouvait
plus entrer ouvertement dans une ville, mais il se tenait dehors dans les lieux
déserts; et l'on venait à lui de toutes parts. " Vouloir,
dit-on, c'est pouvoir, mais souvent nous nous faisons illusion. En Jésus
seul, vouloir est pouvoir, en toute vérité. Au-delà de
la maladie physique, le Seigneur guérit la marginalisation sociale et
procure une nouvelle convivialité à l'homme séparé
de son peuple. Ses miracles sont chose publique, ils trouvent un écho
dans la vie sociale. C'est une opinion générale toute nouvelle
qui naît : il ne pouvait entrer ouvertement dans aucun village, sa réputation
le précédait. Il nous a guéris, nous aussi.
L'annonce au monde de notre guérison a-t-elle donné lieu à
un accord général parmi le peuple, et tous se sont-ils jetés
aux pieds du Seigneur, comme étant l'unique Sauveur ? La terre elle
aussi est saine, et pourtant livrée à la dégradation,
ainsi en sera-t-il de nous tous. Le seul qui puisse guérir la terre grâce
à son écosystème, c'est Jésus-Christ, lui seul a
le pouvoir d'empêcher que notre planète soit détruite par
les hommes qui la dévastent de ses ressources naturelles, ou par les
grandes puissances qui la polluent avec leurs résidus radioactifs. Jésus-Christ
est seul à pouvoir guérir cette nouvelle lèpre, au moyen
du grand précepte qui nous dicte de nous aimer les uns, les autres.
3. Le paralytique (Mc 2, 1-12)
«CommeJésus était entré de nouveau à
Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à
la maison. Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de
place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. On
vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. Et comme
ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent
la terrasse au- dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé
un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. Jésus,
voyant leur foi, dit au paralytique: "Mon enfant, tes péchés
sont remis." Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes
qui pensaient dans leurs curs: "Comment celui-là parle-t-il ainsi?
Il blasphème! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu
seul?" Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi
en eux- mêmes, Jésus leur dit: "Pourquoi de telles pensées
dans vos curs? Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés
sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche ? Eh bien !
pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés
sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève- toi, prends
ton grabat et va-t'en chez toi."Il se leva et aussitôt, prenant son
grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits
et glorifiaient Dieu en disant: "Jamais, nous n'avons rien vu de pareil."»
L'Organisation Mondiale de la Santé définit la santé
comme un bien-être physique, mental et social. Le rapport entre le bien-être
physique, mental et social est indispensable. Le Christ le sait parfaitement:
entre le pardon des péchés et la guérison du paralytique
existe une connexion profonde. Les maux, les infirmités, les
souffrances affligent l'homme en la totalité de son être, mais,
davantage encore, la source de ses maux consiste en ce mal de la profondeur de
son être qui s'appelle le péché. Cette vérité
semble étrangère à la mentalité actuelle, même
si elle se manifeste de nos jours, plus fréquemment que jamais. Il
existe un lien entre le péché et le mal physique, non pas nécessairement
au sens strict de l'individu, mais au plan de l'ensemble de l'humanité.
La Rédemption que le Christ vient nous offrir consiste à ôter
complètement le mal du monde. Le sens de la Résurrection, c'est,
précisément, la capacité accordée au paralytique
de se lever de son grabat et de s'en aller vivre dans la vraie maison qu'il va édifier
dans un avenir absolu.
4. L'homme à la main desséchée
(Mc 3, 1-6)
« Jésus entra de nouveau dans une synagogue, et il y avait là
un homme qui avait la main desséchée. Et ils l'épiaient
pour voir s'il allait le guérir, le jour du sabbat, afin de l'accuser. Il
dit à l'homme qui avait la main sèche: "Lève-toi, là,
au milieu." Et il leur dit: "Est-il permis, le jour du sabbat, de
faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt
que de la tuer ?"Mais eux se taisaient. Pr omenant alors sur eux un regard
de colère, navré de l'endurcissement de leur coeur, il dit à
l'homme: "Étends la main."Il l'étendit et sa main fut
remise en état. Étant sortis, les Pharisiens tenaient aussitôt
conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre.»
Les loisirs sont très importants dans la société actuelle.
Leur importance se fonde sur la liberté qui est indispensable pour
aller à la rencontre de Dieu et des autres. L'important est que ce temps
soit un temps sacré et donc vraiment libre. Souvent, nous sommes entravés
par les conventions que la société de consommation actuelle a
introduites, pourtant restons libres de tendre la main et de nous comporter en
humains et allons à; la rencontre de Dieu et de nos frères.
C'est la signification du jour de fête: le jour où, même si
nous ne travaillons pas, nous ne perdons pas de temps, car nous est octroyée
la capacité de l'édifier dans la liberté, de nous ouvrir à
l'horizon infini de Dieu, en vue de subvenir aux nécessités de
nos frères. Il nous faut recouvrer le sens profond du caractère
sacré du temps.
5. La fille de Jaïre et l'hémorroïss
(Mc, 5, 21-46)
«Lorsque Jésus eut traversé à nouveau en barque
vers l'autre rive, une foule nombreuse se rassembla autour de lui, et il se
tenait au bord de la mer. Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé
Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds et le prie avec instance: "Ma
petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les
mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive."Il partit avec lui,
et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés. Or
une femme atteinte d'un flux de sang depuis douze années, qui avait
beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé
tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis, avait
entendu parler de Jésus; venant par derrière dans la foule, elle
toucha son manteau. Car elle se disait: "Si je touche au moins ses vêtements,
je serai sauvée."Et aussitôt la source d'où; elle
perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie
de son infirmité. Et aussitôt, Jésus eut conscience de la
force qui était sortie de lui, et s'étant retourné dans la
foule, il disait: "Qui a touché mes vêtements ?"Ses
disciples lui disaient: "Tu vois la foule qui te presse de tous côtés,
et tu dis: "Qui m'a touché ?"Et il regardait autour de lui pour
voir celle qui avait fait cela. Al ors la femme, craintive et tremblante,
sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses
pieds et lui dit toute la vérité. Et il lui dit: "Ma fille,
ta foi t'a sauvée; va en paix et sois guérie de ton infirmité." Tandis
qu'il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent:
"Ta fille est morte; pourquoi déranges-tu encore le Maître ?"Mais
Jésus, qui avait surpris la parole qu'on venait de pron oncer, dit au
chef de la synagogue: "Sois sans crainte; aie seulement la foi."Et il
ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le frère
de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit
du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs. Étant
entré, il leur dit: "Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L'enfant
n'est pas morte, mais elle dort."Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant
tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de
l'enfant, ainsi que ceux qui l'accompagnaient, et il pénètre là
où était l'enfant. Et prenant la main de l'enfant, il lui dit: "Talitha
koum", ce qui se traduit: "Fillette, je te le dis, lève-toi !"Aussitôt,
la fillette se leva et elle marchait, car elle avait douze ans. Et ils furent
saisis aussitôt d'une grande stupeur. Et il leur recommanda vivement que
personne ne le sût et il dit de lui donne r à manger.» La
maladie de l'enfant et celle de l'hémorroïsse, parle déjà
de mort. La mort s'impose dans toute sa terrible réalité. Saint
Marc nous fait toucher cette plasticité, et la vérité de
ce récit nous rend présents et participants des événements
rapportés. Ceci nous aide à écouter Jésus: ce qu'il
demande de nous, c'est la foi. Car sans la foi nous sommes incapable s de
comprendre ces miracles qui nous invitent, non seulement à constater la
guérison de l'hémorroïsse et la résurrection de la
fille de Jaïre, mais aussi à nous situer devant un choix de foi pour
en arriver à notre propre guérison et à notre résurrection.
Par ailleurs, Saint Marc, en ce genre de miracles nous met en face du
bien-fondé de la résurrection du Christ, Notre Seigneur, lui-même,
non comme quelqu e chose de lointain qui domine un fait nébuleux de
l'histoire, mais comme la raison d'être de toute notre existence. Le
Christ est ressuscité, c'est pourquoi il ressuscite et guérit, et
c'est pourquoi, il nous guérira et nous ressuscitera. Ce double miracle
ne peut nous laisser simples spectateurs, car il a été accompli
pour nous impliquer dans sa dynamique et nous plonger dans la profondeur de la
foi en Jésus Christ, leRessuscité, qui est tel car il nous
ressuscite. Voilà la perspective qui nous permet de comprendre les
miracles de guérison. C'est la présence de la parole de VIE face à
la désolation de la MORT, et la victoire de la PAROLE, le Christ, sur
notre propre mutisme, la mort. C'est l'actualité de la joyeuse
nouveauté de l'annonce-clé de tout l'Évangile, nous sommes
ressuscités en Christ ressuscité.
6. Le sourd-bègue (Mc 7, 31-37)
«Jésus s'en retournant du territoire de Tyr, vint par Sidon vers
la mer de Galilée, à travers le territoire de la Décapole.
Et on lui amène un sourd, qui de plus parlait difficilement, et on le
prie de lui imposer la main. Le prenant hors de la foule, à part, il lui
mit ses doigts dans les oreilles et avec sa salive lui toucha la langue. Puis,
levant les yeux au ciel, il poussa un gémissement et lui dit: "Ephphatha"c'est-à-dire:
"Ouvre-toi !"E t ses oreilles s'ouvrirent et aussitôt le lien
de sa langue se dénoua et il parlait correctement. Et Jésus leur
recommanda de ne dire la chose à personne; mais plus il le leur
recommandait, de plus belle ils la proclamaient. Ils étaient frappés
au-delà de toute mesure et disaient: "Il a bien fait toutes choses:
il fait entendre les sourds et parler les muets."» Jésus
se conforme au langage du sourd-bègue pour se faire comprendre de lui. Il
lui touche les oreilles et la langue, car, c'est par le toucher que, celui-ci
est en mesure de comprendre la merveille que Jésus va opérer. La
communauté primitive demeura très impressionnée par ce
miracle au point de lui donner dans la suite un sens profond, en l'incorporant
au rite du Baptême, en cet instant même où le ministre
touche les oreilles du bap tisé et sa bouche, pour signifier qu'il est
capable d'entendre la Parole de Dieu et de Le louer. À travers le
sourd-bègue, l'Église, dans son commentaire liturgique, envisage
l'humanité sourde à la Parole de Dieu et incapable de prononcer sa
louange. Dieu doit donc affirmer sa force libératrice par le Baptême,
afin que l'humanité puisse de nouveau écouter les merveilles que
le Seigneur réserve à tous, afin que sa langue se délie,
pour Lui rendre témoignage.
7. L'aveugle de Bethsaïde (Mc 8, 22-26)
«Ils arrivent à Bethsaïde et on lui amène un
aveugle, en le priant de le toucher. Prenant l'aveugle par la main, il le fit
sortir hors du village. Après lui avoir mis de la salive sur les yeux et
lui avoir imposé les mains, il lui demandait: "Aperçois-tu
quelque chose ?"Et l'autre, qui commençait à voir, de répondre:
"J'aperçois les gens, c'est comme si c'était des arbres que
je les vois marcher."Après cela, il mit de no uveau ses mains sur
les yeux de l'aveugle, et celui-ci vit clair et fut rétabli, et il voyait
tout nettement, de loin. Alors Jésus le renvoya dans sa maison,
en disant: N'entre pas au village.»
Voici un autre miracle de guérison, où le Christ Notre
Seigneur agit de manière tangible envers celui qu'il entend guérir.
La progression représente sans doute la progression dans la foi; plus
cette dernière grandit, plus le miracle atteint sa complète réalisation.
Et, quant à la sensibilité, elle évoque la religiosité
populaire, celle qui nous fait voir des signes, qui nous fait toucher, entendre
et palper. C' est toute la personne qui est interpellée par la foi, et
c'est toute la personne qui est engagée. Nous ne croyons pas seulement
avec notre intelligence, mais avec toute notre personnalité
physique, psychique, mentale et sociale. Dieu, l'invisible, s'est rendu visible
en Jésus Christ, et cette visibilité nous touche aussi dans les
miracles que le Christ accomplit pour donner la santé et que Marc
raconte avec tant de brio.
8. Nombreuses guérisons (Mt 15, 29-31)
"Étant parti de là, Jésus vint au bord de la
mer de Galilée. Il gravit la montagne, et là il s'assit. Et des
foules nombreuses s'approchèrent de lui, ayant avec elles des boiteux,
des estropiés, des aveugles, des muets et bien d'autres encore, qu'ils déposèrent
à ses pieds; et il les guérit. Et les foules de s'émerveiller
en voyant ces muets qui parlaient, ces estropiés qui redevenaient
valides, ces boiteux qui marchaient et ces aveugles qui recouvraient la vue; et
ils rendirent gloire au Dieu d'Israël."
Il s'agit d'une révélation de Jésus Christ comme
Messie aux peuples païens. C'est le sens de l'expression : "gravir la
montagne". Dans le langage biblique, c'est sur la montagne que s'opère
la révélation et se perçoit la présence de Dieu.
L'_uvre du Messie est de nous libérer du péché et de ses
conséquences, dont les maladies. C'est la raison pour laquelle, l'ère
messianique s'inaugure par des guérisons de toutes sortes et culmine
dans la résurrection. Non pas que la maladie soit due, chez telle ou
telle personne, à un péché déterminé bien
précis qu'elle aurait commis, mais, en général, les
maladies sont en lien avec l'état de péché où se
trouve l'humanité, depuis le péché du premier homme. Désormais
nous avons été libérés en Christ. Si toutefois,
subsistent encore les maladies, elles ont une autre connotation. Ce sont des
forces positives susceptibles de s'unir à la Croix du Christ pour
apporter la Résurrection. La Résurrection du Christ nous invite au
combat pour faire disparaître complétement les maladies et
parvenir ainsi au salut que nous offre le Christ.
9. L'enfant du centurion (Mt 8, 5-13)
"Comme Jésus était entré dans Capharnaüm,
un centurion s'approcha de lui en le suppliant: Seigneur, dit-il, mon enfant gît
dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. Il lui dit: Je
vais aller le guérir. - Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite
pas que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot et mon enfant sea guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à
l'un: Va! et il va, et à un autre: Viens, et il vient, et à mon
serviteur: Fais ceci, et il le fait.
Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux
qui le suivaient: En vérité, je vous le dis, chez personne je
n'ai trouvé une telle foi en Israël. Eh bien! je vous dis que
beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec
Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux, tandis queles fisl du Royaume
seront jetés dans les ténèbres extérieures: là,
seront les pleurs et les grincements de dents."
Dans le monde qui est le nôtre, nous nous comportons en fonction
de ce que nous voyons. Lorsqu'il s'agit de la santé nous recourons au médicament
et au médecin, et nous fiant aux résultats probants de tel ou
tel médicament nous espérons, ou non, recouvrer la santé.
Ici, il s'agit de toute autre chose. Il s'agit de se livrer dans une confiance
absolue. Jésus-Christ est le Seigneur de la vie et procède avec
elle comme un militaire avec ses subordonnés, il la fait venir ou s'en
aller. C'est dire que Jésus Christ est Dieu. Car, Dieu seul est le Maître
de la vie. Le centurion crut et son fils fut guéri. Le centurion entre
dans le Royaume de Dieu. Il faut la foi pour entrer dans le Royaume.
10. Les deux aveugles (Mt 9, 27-31)
"Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le
suivirent, qui criaient et disaient : Aie pitié de nous, Fils de David
! Étant arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent
de lui et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puis faire cela ? -
Oui, Seigneur , lui disent-ils. Alors il leur toucha les yeux en disant :
Qu'il vous advienne selon votre foi. Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus
alors les rudoya : Prenez garde ! dit-il. Que personne ne le sache ! Mais,
eux, étant sortis, répandirent sa renommée dans toute
cette contrée. " En appelant par leurs cris, à Jésus
, Fils de David, ces aveugles confessent qu'il est bien le Messie. En
contradiction avec ses ennemis qui ne veulent pas l'accepter. En vérité,
les aveugles voient avant d'être guéris. Et ce que les aveugles
voient, c'est clair, c'est que les temps messianiques sont arrivés.
Maintenant, seulement, en voici les conséquences : les aveugles croient
dans le Messie et les aveugles sont guéris de leur cécité.
Et paradoxalement les ennemis du Christ qui ont des yeux sains ne voient pas ;
par contre les aveugles, eux, voient. S'impose alors une demande : Voyons-nous
le Christ en la culture de notre temps ? ou bien sommes-nous aveugles, c'est-à-dire
dépourvus de foi. Avec la foi, tout change, la culture actuelle sera
transparente (laissera transparaître le) au Christ et nous le rencontrons
partout comme Sauveur.
11. L' aveugle muet (Mt 12, 22-23)
"Alors on présenta à Jésus un démoniaque
aveugle et muet; et il le guérit, si bien que le muet pouvait parler et
voir. Frappées de stupeur, toutes les foules disaient: Celui-là
n'est-il pas le Fils de David ? "
Le monde des ténèbres nous enserre dans le silence.
Celui qui voit, parle. Il rend témoignage. Jésus fait voir et
parler, car ses merveilles ne peuvent rester muettes, elles doivent éclater
en louanges "témoins". Qui a vu Jésus à la
lumière du monde de la foi a l'obligation de s'en faire le témoin
dans le monde actuel. Tant de voix couardes camouflées de honte font
que le croyant n'ose pas rendre témoignage. La parole ne suffit pas,
c'est notre vie dans sa totalité qui doit être une parole de fidélité
qui témoigne de ce que nous sommes réellement. C'est alors que
la culture actuelle, par notre attitude et nos comportements de foi, laisse
transparaître le Christ.
12. Les deux aveugles de Jéricho (Mt
20, 29-34)
"Comme ils sortaient de Jéricho, une foule nombreuse
le suivit. Et voici que deux aveugles étaient assis au bord du chemin;
quand ils apprirent que Jésus passait, ils s'écrièrent:
Seigneur ! aie pitié de nous, fils de David! La foule les rabroua pour
leur imposer silence; mais ils redoublèrent leurs cris: Seigneur, aie
pitié de nous, fils de David! Jésus, s'arrê tant, les
appela et dit: Que voulez-vous que je fasse pour vous? Ils lui disent:
Seigneur, que nos yeux s'ouvrent! Pris de pitié, Jésus leur
toucha les yeux et aussitôt ils recouvrèrent la vue. Et ils se
mirent à sa suite. " En la demande de ces deux aveugles
est résumé tout le mystère de Dieu en Jésus : "Fils
de David", le Messie. "Aie pitié !" Éprouve nos
propres infirmités et nos souffrances. Les aveugles adressent leur
supplication à Dieu qui s'est fait "Dieu avec nous" en Jésus.
La foule les en empêche : si souvent, dans la culture actuelle, recourir à
Dieu apparaît comme illusoire, bon pour les faibles, digne de reproche,
quoi qu'il en soit, une perte de temps. Ils reconnaissent en Jésus le
Messie, l'unique à pouvoir apporter une solution à leur cécité.
L'unique solution à la cécité du "pluralisme"
mal compris, c'est le Christ. Lui seul est la seule issue. La solution ne vient
pas d'une dignité "supérieure", mais d'une
compromission; d'une compromission jusqu'à l'extrême : le Christ
plonge dans les ténèbres de la mort pour donner la lumière
de sa résurrection.
13. La femme courbée (Lc 13, 10-13)
"Or Jésus enseignait dans une synagogue le jour du
sabbat. Et voici qu'il y avait là une femme ayant depuis dix-huit ans un
esprit qui la rendait infirme; elle était toute courbée et ne
pouvait absolument pas se redresser. La voyant, Jésus l'interpella et
lui dit: Femme, te voilà délivrée de ton infirmité;
puis il lui imposa les mains. Et, à l'instant même, elle se
redressa, et elle glorifiait Dieu ." Il s'agit d'un miracle en
lien étroit avec la querelle sur l'observance du sabat. Nous nous arrêterons
au miracle lui-même. Voyons d'abord l'attitude de la femme : "il y
avait là", elle se trouvait là; il n'est pas dit qu'elle
demandait quelque chose, ni qu'elle était venue à la synagogue
pour être guérie; tout simplement elle se trouvait là. ?tre
en présence du Seigneur suffit pour obtenir la guérison. L'action
de Jésus est résumée en ces quatre verbes : il voit, il
appelle, il dit, il agit. Jésus perçoit le problème;
il le fait sien; il appelle cette femme. En fait, il met en acte sa parole
toute puissante : "il dit et tout s'accomplit". Il lui impose les
mains en signe de pouvoir sur la vie et la mort, sur la maladie et la
souffrance.
14. L'hydropique (Lc 14, 1-6)
"Et il advint, comme Jésus était venu un
sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient
à l'observer. Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui. Prenant
la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens: Est-il
permis, le sabbat, de guérir ou non ? Et eux se tinrent cois. Prenant
alors le malade, il le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: Lequel
d'entre vous, si son fils ou son b_uf vient à tomber dans un puits, ne
l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? Et ils ne purent rien répondre
à cela."
Selon une conception pharisaïque, le salut ne peut arriver
que par la rigoureuse observance de la loi de Mosè, telle qu'elle est
interprétée par les scribes et les pharisiens. En vertu de
cette prescription, le sabbat étant un jour de repos, on ne devait ni
travailler, ni guérir, ceci étant considéré comme un
travail, donc défendu. Jésus nous enseigne par ce miracle
l'erreur commise. Le Royaume nouveau ne consiste pas en une observance
irrationnelle des lois anciennes, mais dans la guérison et le pardon. Où
sont l'aide et l'amour, là, est le Royaume de Dieu. Non que les lois ne
soient bonnes, mais elles doivent toujours s'adapter de la manière
optimum au service de Dieu et d'autrui.
15. Les dix lépreux (Lc 17, 11-19)
"Et il advint, comme Jésus faisait route vers Jérusalem,
qu'il passa aux confins de la Samarie et de la Galilée. ? son entrée
dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre et s'arrêtèrent
à distance; ils élevèrent la voix et dirent: Jésus,
Maître, aie pitié de nous. ? cette vue, il leur dit : Allez vous
montrer aux prêtres. Et il advint, comme ils y allaient, qu'ils furent
purifiés. L'un d'entre eux, voyant qu'il avait été purifié,
revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix et tomba sur la face
aux pieds de Jésus, en le remerciant. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit: Est-ce que les dix n'ont pas été
purifiés? Les neuf autres, où sont-ils? Il ne s'est trouvé,
pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ! Et il lui
dit: Relève-toi, va; ta foi t'a sauvé. " Le
point de départ de ce miracle est la supplication des lépreux.
Ils crient et se tiennent à distance de la foule, car défense
leur est faite de s'approcher. Ils sont sûrs que le Maître va les
guérir. Ils ont foi en lui. Marginalisés par le peuple d'Israël,
ils ne savent à qui recourir, aussi, remplis d'espérance, il
s'adressent au nouveau Maître, en qui ils ont une confiance absolue.
Cependant, arrive ce qui est malheureusement trop fréquent, la réponse
de l'ingratitude. Tous sont guéris, mais après la guérison
on oublie le passé, on est bien portant désormais, alors on ne
pense plus au Maître, à l'exception d'un seul, celui qui est hors
du peuple d'Israël, puisque Samaritain. Le Christ le fait remarquer, et
est prêt à nous le faire remarquer, nous qui, dans la nécessité
nous adressons au Seigneur, mais une fois la grâce obtenue, ne nous
soucions plus de Lui.
16. Malchus (Lc 22, 50-51) "...Et
l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille
droite. Mais Jésus prit la parole et dit: Restez-en là. Et lui
touchant l'oreille, il le guérit. " Il s'agit de
l'arrestation de Jésus. Simon Pierre tire son épée et
taille l'oreille droit de Malchus, le serviteur du grand prêtre. Saint
Jean nous donne davantage de détails (Jn 18, 10-11). Ce
qui attire l'attention sur ce miracle c'est son originalité. Jésus
ne demande pas la foi. D'autant plus que le bénéficiaire de ce
miracle ne la possède pas, bien au contraire, il va arrêter Jésus
comme on arrête un malfaiteur. C'est un miracle de miséricorde
absolue, comme celui qui consiste à pardonner à ses ennemis qui
sont en train de l'arrêter. Pourtant, Jésus n'hésite pas et
guérit la victime de Simon Pierre.
17. Guérison du fils d'un fonctionnaire royal (
Jn 4, 46-54) "Il retourna à Cana de Galilée,
où il avait changé l'eau en vin. Et il y avait un fonctionnaire
royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Apprenant que
Jésus était arrivé de Judée en Galilée, il
s'en vint le trouver et il le priait de descendre guérir, son fils, car
il allait mourir. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez des signes et
des prodiges, vous ne croirez pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : «
Seigneur, descends, avant que ne meure mon petit enfant. » Jésus lui
dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut à la parole que Jésus
lui avait dite et il se mit en route. Déjà, il descendait, quand
ses serviteurs, venant à sa rencontre, lui dirent que son fils était
vivant. Il s'informa auprès d'eux de l'heure à laquelle il s'était
trouvé mieux. Ils lui dirent : « C'est hier, à la septième
heure, que la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut
que c'était l'heure où Jésus lui avait dit : « Ton
fils vit », et il crut, lui avec sa maison tout entière. Ce nouveau
signe, le second, Jésus le fit à son retour de Judée en
Galilée."
"L'homme crut à la parole que lui avait dite Jésus".
En ce miracle de guérison, la chose la plus surprenante, c'est la foi du
fonctionnaire du roi. Il croit à la parole du Seigneur, et cette parole
manifeste toute sa puissance en rendant la vie. Notre Seigneur reprend tous ceux
qui ne croient pas sans avoir d'abord vu ; le fonctionnaire n'a pas eu besoin de
preuve, il a tout simplement écouté la "parole" et sa
foi toute pure, a donné naissance au miracle de Jésus. Il nous
invite à croire fortement en la "parole". Jésus est la
Parole du Père, croire en Lui c'est obtenir la vie. En rapprochant ce
miracle de la vie actuelle nous comprenons combien il faut fonder notre vie
concrète sur une foi profonde, en un monde où souvent n'existent
pas de signes visibles.
18. Guérison d'un infirme à la piscine de
Bethesda (Jn 5, 1-9)
"Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus
monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près
de la Probatique, une piscine qui s'appelle en hébreu Bethesda et qui a
cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d'infirmes, aveugles,
boiteux, imotents, qui attendaient le bouillonnement de l'eau. Car l'ange du
Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l'eau ; le premier
alors à y entrer, après que l'eau avait été agitée,
se trouvait guéri, quel que fût son mal. Il y avait là un
homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu
et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps déjà,
lui dit : « Veux-tu guérir ?» L'infirme lui répondit : «
Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l'eau vient à
être agitée ; et le temps que j'y aille, un autre descend avant
moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et
marche.» Et aussitôt l'homme fut guéri ; il prit son grabat et
il marchait." Pour plusieurs experts, les 38 ans d'attente de guérison
du paralytique représentent les 38 années d'errance du peuple
d'Israël dans le désert avant d'arriver à la Terre Promise.
Ces années pourraient aussi figurer les années de désert de
notre monde contemporain qui tout en s'éloignant du Christ finit par le
retrouver pour guérir de sa paralysie, et reprendre sa route vers Dieu.
Aujourd'hui, notre monde est assujetti à la sécularisation, mais
on peut toujours rencontrer le Christ et se relever et marcher; à
condition d'en avoir la volonté. Le Christ nous en offre toujours la
possibilité, à nous de savoir l'accueillir et d'y répondre.
19. Guérison d'un aveugle-né (Jn
9, 1-7) " En passant, il vit un homme aveugle de naissance. Ses
disciples lui demandèrent : « Rabbi, qui a péché, lui
ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? » Jésus répondit
: « Ni lui ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que
soient manifestées en lui les _uvres de Dieu. Tant qu'il fait jour, il
nous faut travailler aux _uvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient,
où nul ne peut travailler. Tant que je suis dans le monde, je suis la
lumière du monde. » Ayant dit cela, il cracha à terre, fit de
la boue avec sa salive, enduisit avec cette boue le yeux de l'aveugle et lui dit
: « Va te laver à la piscine de Siloë » ce qui veut dire :
Envoyé. L'aveugle s'en alla donc, il se lava et revint en voyant clair.
Les voisins et ceux qui étaient habitués à le voir
auparavant, car c'était un mendiant, dirent alors : « N'est-ce pas
celui qui se tenait assis à mendier ?» Les uns disaient : «
C'est lui. » D'autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. »
Lui disait : « C'est moi. »" Ce miracle révèle
clairement Jésus comme la lumière du monde. Voir est synonyme de
croire, mais c'est aussi l'aboutissement d'un jugement : les hommes se partagent
entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Le Christ est au c_ur même.
Ceux qui croient voir, ne voient pas, alors que les aveugles voient. Sans le
Christ, qui croit voir avance à tâtons, et avec le Christ, qui
se croit aveugle trouve en Lui la lumière et voit. En ce miracle,
l'aveugle de naissance représente tous les hommes. Nous sommes tous
aveugles de naissance et si nous voyons c'est grâce au Christ qui nous
illumine. C'est là le sens du Baptême, sacrement par lequel le
Christ nous donne la lumière et nous libère du péché
originel. Les ténèbres sont les horizons du siècle, où
vit notre monde qui croit y trouver sa juste orientation et la lumière.
La seule lumière où toute chose prend sa vraie dimension est la
lumière du Christ. C'est en Lui, que toute la culture de notre temps
trouve sa véritable orientation.
20. La résurrection de Lazare (Jn 11,
38-44) " Alors Jésus, frémissant à nouveau en
lui-même, se rend au tombeau. C'était une grotte, avec une pierre
placée par-dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre! »
Marthe, la s_ur du mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà :
c'est le quatrième jour. » Jésus lui dit : « Ne t'ai-je
pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » On enleva donc la
pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je
te rends grâces de m'avoir écouté. Je savais que tu m'écoutes
toujours ; mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé,
afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Cela dit, il s'écria
d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Le mort sortit, les
pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était
enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et
laissez-le aller. » " Les amis de Jésus ne meurent
pas. Celui qui croit en Lui ne meurt pas, il paraît mourir mais il ne
meurt pas en définitive il ne fait que s'endormir. C'est le sens de ce
miracle qui est en tête des miracles accomplis par le Christ. Miracles, à
partir d'un élément matériel, et qui débouchent
tous sur la vie. Ce qu'Il EST, Jésus l'opère : Il est la Résurrection
et la Vie, comme Il l'est en Lazare. Celui qui ne croit pas, n'accepte pas la résurrection,
et tente de la détruire : les ennemis du Christ après le miracle,
cherchent un moyen pour le tuer. Indubitablement, la résurrection dépend,
dans le bien comme dans le mal, de la foi accordée aux _uvres. Pour celui
qui a la foi, la résurrection sera la vie, sinon ce sera la mort éternelle,
Nous sommes tous, de nouveau, sous le jugement de Dieu, mais cette fois il
s'agit d'un jugement définitif, le jugement de la foi en la résurrection.C'est
là, le sens de l'Église apostolique ; sa mission est de témoigner
que la mort a été vaincue par la résurrection dans le
Seigneur et avant même la mort du Christ, la résurrection de Lazare
en est le témoin.
CONCLUSION
Avec ce miracle, nous terminons la présentation de la série de
miracles accomplis par le Seigneur dans le domaine de la santé. Nous
avons choisi les plus significatifs en accord avec les évangélistes
synoptiques et suivant le récit de l'Évangile de Jean. Cet essai
se veut une minime collaboration du
Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé
à l'évangélisation du monde de la santé via
INTERNET. Quelques commentaires pratiques, parfois rapides, et ceci en considération
de l'usager de ce système informatique. Peut-être, seront-ils sans
intérêt, mais tout commentaire, à propos de l'un ou l'autre,
sera bien accepté et pourra être adressé à la
direction électronique du Dicastère :
opersanit@hlthwork. va
Merci.
+Javier Lozano Barragán Président
du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé
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