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Le Président aux Lecteurs
Chers amis,
Parmi les articles que vous lirez dans ce numéro des Nouvelles figure la
rencontre internationale “De Sydney 2008 à Madrid 2011”, organisée par
le Conseil Pontifical pour les Laïcs au mois d’avril pour lancer l’itinéraire
de préparation à la prochaine Journée mondiale de la jeunesse et dont la
caractéristique fut un esprit de profonde gratitude.
Gratitude, dans une commune action de grâces à Dieu pour le don de la
XXIIIème JMJ célébrée à Sydney: événement mémorable, Pentecôte
renouvelée, merveilleuse “épiphanie” d’une église jeune et débordante de
la joie de la foi. à Sydney, les jeunes nous ont de nouveau surpris par
la “quantité” et la qualité de leur participation. Ils ont été de
nouveau pour nous un motif d’étonnement pour le très beau témoignage qu’ils
ont su donner de leur foi. La JMJ 2008 a été un don précieux, non
seulement pour l’église en Australie et en Océanie, mais pour l’église
universelle. Les nombreux messages qui, plus d’un an après, continuent
de nous parvenir d’un peu partout en sont la preuve.
Gratitude, dans les remerciements filiaux adressés au Saint-Père Benoît
XVI, pour sa présence et pour la parole qu’il a voulu offrir aux jeunes
qui étaient à Sydney. La JMJ de Sydney a laissé dans son cœur des traces
si profondes que, dans le discours qu’il a adressé à la Curie romaine à
l’occasion des échanges de vœux de Noël 2008, il l’a présentée comme une
sorte de clef de lecture de l’année tout entière. Expliquant que pour
comprendre le “secret” du succès de cet événement – «une grande fête de
foi», «un partage de la joie d’être chrétien» –, il faut tenir compte
d’un «long cheminement extérieur et intérieur […] Les journées
solennelles ne sont que le sommet d’un long chemin grâce auquel nous
allons à la rencontre les uns des autres et sur lequel nous allons
ensemble à la rencontre du Christ».
Gratitude, enfin, à l’égard de l’église de Sydney et de toute l’église
qui vit en Australie, pour l’accueil exquis réservé aux jeunes du monde
venus en ce lieu pour se rassembler autour du Successeur de Pierre.
Ouvrant l’itinéraire spirituel qui conduira les jeunes du monde entier à
Madrid en 2011, cette rencontre a marqué une autre étape importante dans
l’histoire des JMJ. Par ailleurs, le passage de la Croix des JMJ et de
l’Icône de la Vierge Salus populi romani des mains des jeunes
Australiens aux mains des jeunes Espagnols, le jour du dimanche des
Rameaux, a été encore une fois le signe émouvant et éloquent que le
chemin de foi des jeunes à travers les continents ne s’arrête pas, mais
continue d’aller de l’avant. La prochaine destination, indiquée aux
jeunes par le Pape, sera à l’enseigne du thème: «Enracinés et fondés en
Christ, affermis dans la foi» (Col 2, 7). Accueillir la JMJ est une
grande tâche, car les attentes de toute l’église sont toujours grandes:
celles des Pasteurs et spécialement des jeunes… à nos amis espagnols,
nous disons donc: courage! N’ayez pas peur! Nous sommes avec vous! Vous
pouvez compter sur notre aide! Car nous savons que c’est précisément
dans les JMJ que se joue la grande cause de l’église: l’évangélisation
des nouvelles générations – certainement une priorité de la mission de
l’église de tous les temps.
À cette rencontre ont pris part des
délégués d’environ soixante-dix pays des cinq continents et des
représentants de trente-quatre mouvements ecclésiaux et associations de
jeunes. Une participation significative du lien organique et profond qui
rattache les Journées mondiales de la jeunesse à la pastorale ordinaire
des jeunes dans les églises particulières réparties dans le monde.
Les JMJ sont, en effet, devenues de véritables “catalyseurs” de
l’engagement pastoral de l’église en faveur des jeunes générations.
Elles remplissent une fonction d’orientation, d’inspiration et
d’encouragement, qui est précieuse. Au cours des ans, elles se sont
révélées être un observatoire extraordinaire du monde des jeunes à
l’échelle planétaire, qui permet de discerner les tendances émergentes
parmi les jeunes qui, difficilement, trouvent place dans les médias.
Grâce aux Journées mondiales de la jeunesse, une nouvelle génération de
jeunes est née; des jeunes capables d’aller à contre-courant par rapport
à la culture dominante. Ce sont les jeunes à la recherche du vrai sens
de la vie, les jeunes du “oui” au Christ et à son église.
Statistiquement, une minorité. Mais une “minorité créative” (Arnold
Toynbee), une de ces minorités qui sont déterminantes pour le futur de
l’humanité.
Le serviteur de Dieu Jean-Paul II, «initiateur génial des Journées
mondiales de la jeunesse» (Benoît XVI), les a qualifiées de
«laboratoires de la foi jeune». Mais, au cours des années, les JMJ sont
également devenues des “laboratoires de la pastorale des jeunes”. De
fait, c’est à elles que l’on doit non seulement la naissance d’une
“nouvelle génération de jeunes”, mais aussi la naissance d’une “nouvelle
génération d’agents de la pastorale des jeunes”. Des personnes capables
de répondre aux vrais problèmes des jeunes de notre temps et à la
nostalgie la plus aiguë de leur cœur, car capables d’accueillir cette
“provocation” des JMJ évoquée par Benoît XVI à Cologne en 2005; parlant
alors aux évêques allemands, il disait: «La foi [des jeunes] et leur
joie dans la foi doivent continuer à être pour nous une provocation à
vaincre la pusillanimité et la lassitude et nous pousser, à notre tour,
avec l’expérience de la foi qui nous est donnée, avec l’expérience du
ministère pastoral […] à leur indiquer la route, de sorte que
l’enthousiasme trouve aussi un ordre juste». Le mot “provocation” dit
bien la nature du défi pastoral que représentent les JMJ pour l’église.
Il nous rappelle que la pastorale des jeunes générations n’est pas un
appendice de l’action pastorale ordinaire de l’église, mais qu’elle en
est le centre, le cœur. C’est une tâche très exigeante, car les jeunes
ont des attentes très exigeantes vis-à-vis des adultes, chez qui ils
veulent trouver des témoins authentiques et cohérents, en plus que des
maîtres. La pastorale des jeunes ne doit connaître ni routine ni
médiocrité. Elle réclame une conversion constante du cœur et une
recherche permanente de voies toujours nouvelles pour annoncer le
Christ. Elle requiert aussi une vraie “passion pastorale” pour les
jeunes. Dans le contexte culturel, caractérisé par une “urgence
éducative” sur laquelle Benoît XVI ne cesse d’attirer notre attention,
c’est une tâche ardue. Mais c’est aussi un défi que ceux qui veulent
gagner les jeunes à l’évangile doivent savoir relever.
Card. Stanisław Ryłko
Président
La XXIVème Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les
Laïcs
Plusieurs
interventions du Saint-Père Benoît XVI ont situé le thème de
l’engagement des fidèles laïcs dans la vie publique parmi les urgences
actuelles de l’agenda ecclésial.
Aux fortes
exhortations exprimées à l’inauguration des travaux de la Vème
Conférence de l’épiscopat latino-américain d’Aparecida en mai 2007, où
Benoît XVI a déclaré qu’il «faudra combler l’absence notable, dans le
cadre politique, de la communication et de l’université, de voix et
d’initiatives de responsables catholiques à la forte personnalité et au
dévouement généreux, qui soient cohérents avec leurs convictions
éthiques et religieuses», ont fait suite les paroles prononcées en
Sardaigne, durant la visite pastorale du Pape à Cagliari, en septembre
2008. A cette occasion, le Saint-Père a demandé aux fidèles
d’évangéliser, parmi les divers milieux de vie, le monde de la politique
«qui nécessite une nouvelle génération de laïcs chrétiens engagés».
Le Pape est ensuite
revenu sur ce sujet dans son discours aux participants à l’Assemblée
plénière du Conseil Pontifical pour les Laïcs, le 15 novembre 2008,
confiant au dicastère la tâche de «la formation (…) et de
l’accompagnement pastoral d’une nouvelle génération de catholiques
engagés dans la politique qui soient cohérents avec la foi qu’ils
professent, qui aient de la rigueur morale, la capacité de jugement
culturel, la compétence professionnelle et la passion du service pour le
bien commun».
Le Conseil
Pontifical pour les Laïcs entend répondre concrètement au Saint-Père et,
par conséquent, consacrera sa prochaine Assemblée plénière, prévue à
Rome du 20 au 22 mai 2010, à ce milieu si particulier et délicat de la
mission des fidèles laïcs.
La préparation de
ce rendez-vous a déjà commencé, grâce à diverses rencontres et
consultations. Parmi les moments les plus significatifs, une réunion –
dont nous traitons ci-contre – s’est déroulée au siège du dicastère avec
des responsables et des représentants de mouvements et de communautés
nouvelles.
Fidèles laïcs engagement dans la vie publique:
exigences et défis actuels
Appelés
à s’intéresser aussi aux différents domaines de la vie publique, les
mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles, à la lumière de leur
richesse charismatique, éducative et missionnaire et des expériences
d’engagement politique qu’elles ont déjà su promouvoir et animer,
peuvent apporter une importante contribution à la réflexion que le
Conseil Pontifical pour les Laïcs a souhaité entreprendre sur le sujet.
Forts de cette conviction, les responsables du dicastère ont invité des
responsables et des représentants de diverses réalités ecclésiales
internationales à une rencontre, organisée le 16 mai 2009, à laquelle
sont intervenus des conférenciers et des témoins particulièrement
impliqués dans le monde de la politique.
La conférence
fondamentale, qui a ensuite donné lieu à un vaste débat parmi les
personnes présentes, a été demandée à S. Exc. Mgr Rino Fisichella,
président de l’Académie Pontificale pour la Vie, principalement invité
pour le service qu’il accomplit comme recteur de l’aumônerie de la
Chambre des Députés. «Exigences et défis actuels pour les fidèles laïcs
quant à l’engagement politique»: tel fut le thème qu’il a développé.
à une époque où «nous constatons une désaffection à l’égard de
la responsabilité publique», il faut réaffirmer, a dit Mgr Fisichella,
que «l’engagement en politique est pour le croyant une action réellement
“pastorale”; c’est-à-dire qu’elle appartient au tissu même de la foi qui
se fait témoin responsable pour la construction de la société».
En conséquence, la
première exigence est de «comprendre le moment que nous sommes en train
de vivre». Il existe aujourd’hui de tels changements qu’ils déterminent
«la façon de penser et de concevoir l’existence personnelle pour les
prochains siècles». Le Prélat a averti qu’en cette phase, «on peut se
mettre à la fenêtre pour observer les changements ou bien s’impliquer
dans un engagement direct pour chercher à les comprendre, en tentant de
les orienter vers un objectif positif». Une autre exigence déterminante
est de mettre au centre de l’action culturelle et politique le binôme
dignité de la personne et bien commun. «Penser que la qualité de la vie
s’améliore uniquement parce que certains services de bien-être
progressent est illusoire et décevant si, par ailleurs, la conception
même de la vie est laissée au libre arbitre personnel». Par conséquent,
il est nécessaire que «face à certaines lois déjà approuvées par
différents parlements ou en voie de résolution, soit émis un jugement
dépourvu d’ambiguïté, qui fasse ressortir la question éthique comme
élément fondamental pour vérifier si l’on est en train de respecter la
dignité de la personne et le bien commun. Cette façon de faire de la
politique est gagnant – a affirmé Mgr Fisichella – et est capable de
dissiper les soupçons et le voile d’indifférence, jeté en particulier
sur les jeunes générations, qui ne parviennent pas à être passionnées
par l’engagement politique».
à une époque
où les soi-disant “droits individuels” risquent – et, hélas, cela arrive
– de dicter une loi, un défi réel que le politique est appelé à relever
est de «remettre au goût du jour le concept de loi naturelle comme
principe de référence». Cette loi permet d’affirmer que «les droits
auxquels nous faisons appel ne sont pas une invention due au génie des
hommes d’une époque historique lointaine, mais la redécouverte
permanente que chaque génération fait d’un contenu qui lui est offert
comme un don pur». Une réalité qui, dans le monde biblique, est appelée
“loi de Dieu”, et où ce concept est enrichi par une «originalité propre»
par rapport à ce qu’entendait le monde gréco-romain: «la justice ne
consiste pas seulement à respecter une norme – a expliqué Mgr Fisichella
– fût-ce-t-elle la plus parfaite que l’on puisse formuler, et elle ne se
conclut pas non plus dans la garantie de l’égalité entre tous les
citoyens. La justice qui se conjugue au droit doit être capable de faire
ressortir le véritable besoin de chaque personne, afin qu’elle puisse
trouver sa place et jouer son rôle respectif au sein de la communauté».
Ainsi, «la recherche de la dignité de la personne demeure dans la vision
biblique comme le vrai fondement du droit et la justice n’atteint
pleinement son objectif que lorsqu’elle a réalisé ce devoir». Le défi
consiste donc à reconnaître honnêtement qu’«en des époques diverses et
dans des régions différentes surgit une idée fondamentale et partagée:
il existe un contenu éthique que l’homme reconnaît de lui-même,
immédiatement, presque de façon intuitive, comme une norme à laquelle
s’en tenir pour pouvoir vivre en conformité avec ce qu’il est et qui
trouve sa vérification dans cet immense espace diversifié qu’est la
nature».
En conclusion, Mgr
Fisichella a souligné que des principes comme ceux d’“autonomie” et de
“laïcité” de l’Etat sont l’«expression de l’originalité du christianisme
et de son précieux héritage pour les diverses démocraties», une conquête
qui, désormais, «porte la présence indélébile du christianisme». C’est
la conscience du citoyen, et plus particulièrement du parlementaire, qui
devra prendre des décisions, en étant conscient que ces décisions seront
déterminantes pour sa vie, comme pour celle de générations entières.
«Toutefois, la conscience n’est jamais neutre. Elle oblige à choisir sur
la base de principes qui, bien qu’inscrits au plus intime de la
personne, exigent d’être explicités, motivés et mûris. C’est la raison
pour laquelle – conclut le Prélat – nous sommes tous appelés à soutenir
l’engagement de ceux qui dédient leur vie au service de la politique. Ce
n’est pas de la rhétorique que de penser que ceux qui possèdent des
responsabilités en politique ont l’obligation de posséder des références
qualifiées vers lesquelles se tourner pour juger leur action. La Parole
de Dieu unie au magistère vivant de l’église
sont, pour le catholique, un phare qui permet d’accéder à une
compréhension plus profonde de sa vocation et de son action politique».
Afin d’écouter
également le témoignage de ceux qui sont engagés en politique et qui
cherchent à vivre cet engagement de façon cohérente avec la foi qu’ils
professent, ont été invités à cette rencontre l’ancien vice-président du
Parlement européen, M. Mario Mauro, et un député italien, M. Savino
Pezzotta. Leurs réflexions et témoignages ont mis en lumière la
nécessité de combattre les idéologies qui menacent aujourd’hui encore la
politique, comme celle du relativisme éthique que l’on peut vaincre par
une recherche sincère de la vérité, de la nature des choses; et la
nécessité de vivre à l’intérieur de la communauté des hommes afin que
soient combattues la peur et l’indifférence envers la politique,
difficultés fortement ressenties de nos jours, entraînant la souffrance
et la solitude chez ceux qui, en revanche, s’engagent. En particulier,
M. Pezzotta a posé quelques questions qui ont ensuite été reprises au
cours du débat provoqué par la conférence et les témoignages: quelle
unité peut se créer entre les croyants dans le pluralisme des
propositions des partis? Quels éléments d’unité les catholiques
peuvent-ils avancer? Et, enfin, qui forme la nouvelle classe politique?
Durant le débat
sont apparues diverses problématiques intéressantes, dont la plus
fréquente a été, sans nul doute, la nécessité d’une nouvelle formation
impliquant une collaboration entre les diverses “institutions”
formatives (famille, école, communauté chrétienne …), l’attention aux
besoins de tous
les hommes et la capacité de les déchiffrer, la mise en valeur de la
Doctrine sociale de l’église,
l’approfondissement des concepts d’institution et d’autorité à une
époque où ceux-ci perdent de leur crédibilité. La corruption, la
pratique de l’injustice et une conception erronée de la politique,
considérée exclusivement comme une activité permettant des gains
importants, sont des plaies qui doivent être pansées, par exemple dans
les pays africains, mais pas seulement.
En outre, il a été
question de l’urgence d’éliminer la distance qui s’est créée entre la
communauté chrétienne et le laïc qui veut s’engager dans le domaine
public. La politique s’apprend en faisant de la politique, elle
s’apprend sur le terrain, au milieu des hommes. Voilà pourquoi il est
important de lancer les jeunes des différents mouvements et communautés
nouvelles dans l’engagement concret, même s’il faut tenir compte de la
“vocation” à l’engagement public du jeune individuellement, discerner
qui est vraiment appelé sur cette voie. Être sur le terrain signifie
aussi être parmi ceux qui souffrent, parmi les pauvres, car ce n’est
qu’à la suite d’expériences de ce genre que l’on peut être en mesure de
faire des propositions en leur faveur.
A une époque où il
n’existe plus de vision commune de la loi naturelle et des droits de
l’homme, il est nécessaire de réévaluer le dialogue loyal avec ceux qui
pensent différemment de nous, en quête d’une nouvelle plate-forme
commune pour le bien des individus et de la collectivité.
Pour conclure ce
débat, le président du dicastère, le cardinal Ryłko, a mis en évidence
que le Conseil Pontifical pour les Laïcs est bien conscient de la
délicatesse du domaine à affronter. Une tâche peu aisée à laquelle il
sera nécessaire de consacrer temps, écoute et confrontation.
Changements d’officiaux
au Conseil Pontifical pour les Laïcs
Depuis avril
dernier, Mme Ana Cristina Villa Betancourt est arrivée dans notre
dicastère pour s’occuper de la Section Femme, succédant à ce poste à Mme
María Rocío Figueroa Alvear dont nous voulons mentionner le brillant
engagement professionnel dans l’organisation du Congrès organisé pour
les vingt ans de Mulieris dignitatem: “Femme et homme: l’humanum
dans son entièreté”, qui s’est tenu en février 2008.
Originaire de
Medellín (Colombie), Mme Villa est membre de la Fraternité Mariale de la
Réconciliation. Nous lui souhaitons la bienvenue et nous lui présentons
nos meilleurs vœux pour un travail fructueux au service du dicastère et
du Saint-Siège.
Nous souhaitons
cordialement aussi la bienvenue à M. Stefano De Pasquale Ceratti, marié
et père d’une petite fille de sept mois et qui, depuis septembre
dernier, est venu agrandir les rangs de notre secrétariat.
De Sydney 2008 à Madrid 2011
La rencontre internationale
des responsables de la pastorale de la jeunesse
«Chers
amis, le [prochain] dimanche des Rameaux, nous célébrerons, au niveau
diocésain, la XXIVème Journée Mondiale de la Jeunesse. Tandis
que nous nous préparons à ce rendez-vous annuel, c’est avec beaucoup de
gratitude envers le Seigneur que je repense à la rencontre qui s’est
tenue à Sydney au mois de juillet dernier: rencontre inoubliable durant
laquelle le Saint-Esprit a renouvelé la vie de très nombreux jeunes
venus du monde entier. La joie de la fête et l’enthousiasme spirituel
expérimentés durant ces jours ont été un signe éloquent de la présence
de l’Esprit du Christ. à
présent, nous sommes en chemin vers le rassemblement international prévu
à Madrid en 2011, qui aura pour thème les mots de l’apôtre Paul:
“Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi” (cf. Col 2,7). En
vue d’un tel rendez-vous mondial des jeunes, nous voulons faire ensemble
un parcours de formation, en réfléchissant en 2009 sur l’affirmation de
saint Paul: “Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant” (1 Tim
4, 10) et en 2010 sur la demande du jeune homme riche à Jésus: “Bon
maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?” (Mc
10, 17)».
Par ces mots, le
pape Benoît XVI résumait, au début de son message pour la XXIVème
Journée mondiale de la jeunesse, le chemin pastoral proposé aux jeunes
du monde entier pour les prochaines années: de Sydney à Madrid, du
souffle vivifiant de l’Esprit à la solidité de la foi dans le Christ, à
travers l’espérance et la rencontre personnelle avec Jésus.
Et c’est en suivant cet itinéraire que les responsables de la pastorale
de la jeunesse du monde entier se sont rencontrés à Rome du 3 au 5 avril
2009, à l’invitation du Conseil Pontifical pour les Laïcs, pour le
Congrès “De Sydney 2008 à Madrid 2011”. Il s’agissait de la première
rencontre internationale en vue de l’événement de Madrid, un important
moment de vérification et de réflexion, avec la présence au complet des
Comités organisateurs d’Espagne et d’Australie, à côté des délégués de
quelque soixante-dix pays et de trente-cinq communautés, associations et
mouvements de jeunesse catholiques, pour un total de cent cinquante
participants.
Les travaux ont
commencé le vendredi 3 avril par le discours d’introduction du cardinal
Stanisław Ryłko, Président du Conseil Pontifical pour les Laïcs. «Les
Journées mondiales de la jeunesse – a fait remarquer le cardinal – sont
devenues des catalyseurs providentiels de l’engagement pastoral de l’église en faveur des jeunes générations; elles remplissent une
précieuse fonction d’orientation, d’inspiration et d’encouragement…
Grâce aux JMJ, une nouvelle génération de jeunes est née; des jeunes
capables d’aller à contre-courant par rapport à la culture postmoderne
dominante». «Au cours des années – a-t-il poursuivi – les JMJ sont
également devenues des “laboratoires de pastorale des jeunes”. C’est, en
effet, aux JMJ que l’on doit aussi la naissance d’une nouvelle
génération d’agents de la pastorale de la jeunesse, capables de répondre
aux vrais problèmes des jeunes de notre temps». «Le mot “provocation” –
a-t-il dit en conclusion – rend très bien la nature du défi pastoral que
représentent les JMJ pour l’église.
Il nous rappelle que la pastorale des jeunes générations n’est pas un
appendice de l’action pastorale ordinaire de l’église,
mais son centre, son cœur».
A ensuite suivi
l’analyse des principaux fruits pastoraux de la JMJ 2008 au niveau
local, confiée au cardinal George Pell, qui a souligné en particulier
l’augmentation des vocations: «En Nouvelle-Zélande – a dit l’archevêque
de Sydney – le nombre des séminaristes du séminaire national a
pratiquement doublé. En Australie aussi, on enregis-tre une
augmentation, une tendance que nous avions remarqué aussi durant la
préparation de la JMJ. C’est un signe clair qu’un bon travail a été
accompli, non seulement sous l’aspect logistique, mais aussi et surtout
spirituel, en impliquant les paroisses, les diocèses, les mouvements et
associations, en passant par les écoles et les familles». Toutefois, le
cardinal a mis en garde contre les enthousiasmes faciles: «La JMJ n’est
pas une magie. La préparation doit être sérieuse et au service de
l’évangélisation». Il s’est ensuite attardé sur une importante
transformation: «L’Australie regarde aujourd’hui l’église
d’un œil différent; beaucoup de gens s’en sont rapprochés, pas seulement
des jeunes, et leur foi s’est renforcée. Les non-catholiques aussi nous
regardent d’un autre œil et ceci pour nous est important».
Ensuite, Mgr
Anthony Fisher, évêque auxiliaire de Sydney, a exposé les premières
données d’une recherche commanditée par le Comité organisateur local sur
l’impact de la JMJ 2008 sur les participants australiens. Voici les
principaux résultats:
– Sept personnes
sur dix considèrent l’expérience vécue comme une des meilleures de leur
vie (les moments les plus appréciés ont été la Veillée, le Chemin de
Croix et la Messe finale);
– Pour les jeunes,
il a été très important de découvrir l’église
universelle et de partager leur foi avec des jeunes de leur âge, qu’ils
désirent maintenant vivre et approfondir avec plus de sérieux;
– Beaucoup de
jeunes ont décidé d’être “plus attentionnés” envers le prochain et de
s’engager dans différents types de service; certains ont découvert leur
vocation au sacerdoce;
– La JMJ a aussi
entraîné un important renouveau aux niveaux paroissial et diocésain.
Enfin, grâce à une
vivante série d’images et de données, Danny Casey, directeur exécutif du
Comité australien, a présenté aux délégués un bilan de l’organisation de
l’événement de Sydney.
Les travaux se sont
poursuivis dans l’après-midi du vendredi à partir de quatre expériences
de pastorale nationale de la jeunesse, présentées par Sr. Eileen McCaan,
déléguée des Etats-Unis, par le P. Salvator Niciteretse, du Burundi,
par Jessica Joy Candelario, représentante des jeunes de la Fédération
des conférences épiscopales asiatiques, et par le P. Nicolò Anselmi,
directeur du service de pastorale de la jeunesse de la Conférence
épiscopale italienne. Des expériences représentatives de situations
extrêmement diverses, mais qui ont en commun la vision de la JMJ comme
moteur propulseur de la pastorale ordinaire.
Pour terminer, le
Père Eric Jacquinet, responsable de la Section Jeunes du Conseil
Pontifical pour les Laïcs, a conclu la journée par une réflexion sur la
JMJ et la pastorale des jeunes de l’église:
intuition prophétique de Jean-Paul II, la Journée mondiale de la
jeunesse est bien plus qu’un événement; elle est en réalité une
expérience personnelle et communautaire dont l’objectif est de remet-tre
la personne de Jésus au centre de la foi et de la vie des jeunes. Tout
le programme pastoral de la JMJ est, en effet, orienté à la rencontre
avec le Christ dans l’église:
les jeunes sont appelés à aller ensemble à sa rencontre, en se mettant
en pèlerinage sur les voies du monde et en faisant ensemble l’expérience
de la joie de la foi – en revivant, en un certain sens, l’expérience des
disciples d’Emmaüs.
La journée du
samedi 4 avril a ouvert l’itinéraire de préparation vers la JMJ de
Madrid (2011). «Espagne évangélisée, Espagne évangélisatrice, tel est le
chemin. Ne négligez jamais cette mission qui a rendu noble votre pays
par le passé et qui constitue l’intrépide défi pour le futur» (Jean-Paul
II, Madrid, 4 mai 2003): cette phrase, prononcée par Jean-Paul II au
cours de son dernier voyage en Espagne, a été au centre de la réflexion
du cardinal Antonio María Rouco Varela, qui a parlé aux cent cinquante
délégués de la signification de la JMJ pour l’église espagnole. Contrairement à l’Australie, a expliqué
l’archevêque de Madrid, l’Espagne est un pays où l’évangile a résonné depuis ses origines et qui connaît une
grande vitalité de la foi, étant un lieu de naissance de nombreux et
importants chemins vocationnels; et pourtant, elle a besoin, elle aussi,
comme toute l’Europe, de rénover ses racines chrétiennes. Nous devons à
nouveau annoncer l’évangile,
a conclu le cardinal, faire nôtre le devoir de la nouvelle
évangélisation en apportant le Christ là où il n’est plus connu et c’est
là un des principaux défis de la prochaine JMJ.
Mgr César Augusto
Franco Martínez, évêque auxiliaire de Madrid et Président du Comité
d’organisation, a ensuite retracé les éléments centraux du chemin de
préparation vers la XXVIème JMJ, en utilisant comme fil
conducteur le magistère du pape Benoît XVI. La première indication à
garder présente à l’esprit, c’est que la Journée mondiale est le fruit
d’un long cheminement extérieur et intérieur: voilà pourquoi, «un
élément fondamental de la préparation doit être celui de la célébration
de la foi, en introduisant les jeunes dans le mystère de la liturgie et
des mystères chrétiens» et la catéchèse doit être considérée comme un
«élément spécifique de formation» pour aider les jeunes à trouver la
vérité en Jésus-Christ. En second lieu, cette préparation doit
«enraciner toujours plus profondément chez les jeunes chrétiens la
conviction que c’est en eux que se trouve la force dynamique du futur
qui, en termes pauliniens, est l’espérance qui ne trompe pas… comme
artisans de la vie de l’église
et de la JMJ en particulier, ils feront rayonner chez leurs amis et chez
les jeunes de leur âge la vérité qu’ils portent en eux». Mais, a averti
Mgr Franco, «il faut souligner qu’il s’agit de la dynamique de Dieu qui,
à partir de nous, cherche à s’étendre au monde entier». Enfin, la JMJ
doit faire vivre aux jeunes la joie de la foi, en montrant ce qu’est
vraiment la “fête”: «Il s’agit de vivre l’église
comme une communion de relations dans le Christ… Voilà pourquoi il est
important que nous sachions tout animer à partir de cette expérience de
vie que le Christ crée entre ses membres, à laquelle adhèrent
spécialement les jeunes après l’avoir découverte». Les jeunes doivent
donc être accompagnés pour découvrir l’amour de Dieu, présent dans l’église,
et introduits à l’engagement de l’amour pour le prochain, notamment en
termes concrets de communion ecclésiale, de service et de solidarité.
Ensuite, don Javier
Igea López-Fando, délégué de la Conférence épiscopale espagnole, a
illustré la situation de la pastorale de la jeunesse en Espagne, sans
voiler les problèmes, mais tout en ayant les yeux fixés sur les
perspectives et les opportunités créées par la Journée mondiale de la
jeunesse, aidé en cela par les témoignages de deux jeunes qui ont
raconté leur cheminement pour être toujours plus “enracinés et fondés en
Christ, affermis dans la foi”.
Dans l’après-midi
du samedi, le Comité espagnol a présenté les premiers projets pour
l’accueil de la JMJ à Madrid, auxquels il est déjà en train de
travailler afin que ce puisse être «la meilleure JMJ possible». Les
délégués ont ensuite pu poser aux membres du Comité un certain nombre de
questions et leur présenter des suggestions, considérations pastorales
et pratiques, notamment à partir de l’expérience de Sydney, lors d’un
débat animé qui a touché de nombreux points, mais surtout celui de la
participation des jeunes provenant d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Asie
ou de pays désavantagés, pour faire en sorte que tous les jeunes du
monde aient les mêmes opportunités de vivre la JMJ.
Les travaux se sont
poursuivis avec le Message du Pape Benoît XVI aux jeunes à l’occasion de
la XXIVème Journée mondiale de la jeunesse, présenté par Mgr
Josef Clemens, Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs.
Rappelant les thèmes des JMJ 2009, 2010 et 2011, indiqués dans ce
Message, Mgr Clemens a relevé que le parcours de formation que le
Saint-Père propose aux jeunes chrétiens pour se préparer à l’événement
de Madrid «tourne en quelque sorte autour des trois vertus théologales:
espérance, charité et foi. Comme l’écrivait le poète français Charles
Péguy, si ces trois vertus sont comme trois sœurs, c’est la plus petite,
l’espérance, qui tire les deux autres par la main. C’est sans aucun
doute la raison pour laquelle notre chemin commence par l’espérance», un
thème très cher au Pape Benoît XVI, auquel les jeunes sont
particulièrement sensibles. Ce sont eux, en effet, les premières
victimes de la «crise de l’espérance» si répandue dans la société
contemporaine. «La mission de l’église
– a souligné Mgr Clemens – est donc de rendre aux jeunes ce qui est
vital pour eux: la capacité d’aller de l’avant, de s’engager, de se
former pour préparer leur avenir et l’avenir du monde», en devenant à
leur tour des «témoins de l’espérance».
En fin
d’après-midi, c’est au cardinal Ryłko, qu’est revenue la tâche de
clôturer les travaux du congrès, en mettant l’accent sur le rôle des
responsables nationaux de la pastorale des jeunes: «Ce que nous avons
vécu ici, ces jours-ci, a été inspiré par le Cénacle de la Pentecôte, à
savoir l’expérience d’une église
vraiment jeune, qui explose de son ardeur missionnaire jusqu’aux
extrémités de la terre, une église
à l’écoute de l’Esprit Saint… Que dit l’Esprit Saint en ce moment de
l’histoire à l’église? Il
l’appelle à la mission de toujours, à évangéliser, et à évangéliser les
jeunes générations. C’est une priorité pour vous, qui vous trouvez au
cœur même de l’œuvre évangélisatrice de l’église».
Rappelant ensuite les intuitions du Pape Jean-Paul II qui ont donné vie
aux JMJ et sa confiance dans les jeunes à une époque qui les considérait
avec méfiance, le cardinal a évoqué la remise de la Croix aux jeunes, il
y a vingt-cinq ans, le dimanche de Pâques: «Ce fut un geste prophétique…
aujourd’hui l’histoire de la Croix des JMJ est constellée de vrais
miracles de grâce et de conversion… grâce à cette Croix, la JMJ est un
événement permanent dans l’église,
car partout où va la Croix des JMJ a lieu une Journée mondiale».
Avec ces paroles en
tête, le dimanche 5 avril au matin les délégués ont participé à la messe
présidée par Benoît XVI, place Saint-Pierre, pour la célébration de la
XXIVème Journée mondiale de la jeunesse et le traditionnel
passage de la Croix des JMJ des jeunes australiens aux jeunes espagnols:
un moment significatif et émouvant qui a marqué matériellement le
“passage de témoin” entre les jeunes de Sydney et ceux de Madrid, en
plaçant une fois encore comme référence du chemin des Journées mondiales
la réalité nue de la Croix, l’espérance suscitée par le Christ
ressuscité.
Il est possible de
trouver les textes des principales interventions de ce congrès à
l’adresse internet suivante: http://www.laici.org/index. php?p=homegiovani.
Les activités du Centre International des Jeunes “San Lorenzo”
Le
Centre International des Jeunes “San Lorenzo” a poursuivi sa mission
d’accueil s’adressant à des groupes de jeunes pèlerins en visite à Rome,
ainsi qu’à de nombreux étudiants étrangers inscrits dans les universités
de la ville, qui trouvent ici des relations d’amitié et une formation
spirituelle. La messe internationale du vendredi soir demeure le moment
fort de chaque semaine, avec la présence d’un cardinal ou d’un évêque de
la Curie romaine ou d’un pays étranger.
Le 22 avril –
vingt-cinquième anniversaire de la Croix des JMJ – le Pape Benoît XVI a
remis cette même Croix aux jeunes du Centre, en leur demandant de la
porter en tout lieu de la terre comme signe de l’amour du Christ. En
réponse à cette invitation, une délégation du Centre est allée dans les
Abruzzes, vers la période de la Pentecôte, pour porter la Croix des JMJ
sur les lieux détruits par le tremblement de terre du mois d’avril
dernier. Après une célébration à la Maison des étudiants de l’Aquila,
lieu symbole de la souffrance de la ville, la Croix a été accueillie
dans huit villages de tentes, où elle a été reçue par les personnes
présentes dans un climat d’intense prière et de vénération.
La Croix des JMJ
apparaît donc toujours plus comme un instrument privilégié pour faire
toucher du doigt aux jeunes l’amour du Christ et l’espérance donnée par
Dieu. Le Centre, comme “sanctuaire de la Croix des JMJ”, n’épargne
aucune énergie pour proposer cette grâce. Une nouvelle vidéo de
présentation de la Croix sera bientôt prête.
Le début de la
nouvelle année d’activité a également vu une nouvelle équipe dirigeante
pour le Centre: son nouveau directeur est le P. Eric Jacquinet,
responsable de la Section Jeunes du Conseil Pontifical pour les Laïcs,
tandis qu’arriveront bientôt pour l’animation Bernard Marusic, de
l’Australie, et Jill-Ann Martin, de Belgique, membres de la communauté
de l’Emmanuel. Nous remercions Leen den Blauwn et Roselyne Lauwick, qui
ont achevé leur mission, pour tout le travail accompli ces dernières
années. En revanche, le P. Benoît de Baenst poursuit son service
d’aumônier. Cette équipe a pour mission de mobiliser de nouveaux
volontaires, membres de mouvements et communautés ou étudiants à Rome.
En ou-tre, elle fera une nouvelle proposition pour les volontaires qui
s’engageront dans l’accueil des personnes: un parcours de formation
spirituelle, communautaire et missionnaire, structuré en une série de
soirées et de week-ends de novembre à avril. De fait, le Centre est un
important lieu de découverte de la foi et de l’église
catholique pour de nombreux étudiants étrangers qui se trouvent à Rome
dans le cadre du projet Erasmus. Il revient au Centre de les inviter et
de leur proposer une formation comme volontaires missionnaires.
Comme les années
précédentes, l’Emmanuel School of Mission sera, elle aussi,
engagée dans la vie du Centre, en particulier pour l’animation musicale
de la messe internationale du vendredi et pour les missions
d’évangélisation avec la Croix des JMJ.
Le Xème Forum
International
des Jeunes
Comme
tous les trois ans, du 24 au 28 mars 2010 (en concomitance avec le
dimanche des Rameaux), le Conseil Pontifical pour les Laïcs rassemblera
dans un Forum international environ trois cents jeunes, délégués par les
Conférences épiscopales et par les principaux
mouvements et associations internationaux.
Après les thèmes
des deux derniers Forums, “Témoigner du Christ dans le monde de
l’université” (2004) et “Témoigner du Christ dans le monde du travail”
(2007), le prochain Forum portera sur le thème: “Apprendre à aimer”.
à travers des conférences,
tables rondes, témoignages et groupes de travail, nous chercherons à
comprendre comment les jeunes peuvent répondre à la vocation chrétienne
à l’amour dans le contexte actuel, caractérisé par la crise du mariage
et de la famille, par le déficit éducatif et par le relativisme moral.
Nous nous attarderons sur la beauté de l’amour de Dieu, sur la vision
chrétienne de la sexualité, sur les fiançailles avec préparation au
mariage chrétien et sur le sacrement du mariage. Ensuite, étant donné
qu’il existe diverses façons de témoigner de l’amour du Christ,
plusieurs témoignages seront présentés sur les diverses vocations dans
l’église: vie religieuse,
sacerdoce, engagement social et politique.
En plus de la
réflexion sur ce thème, le Forum permettra aux participants provenant du
monde entier de vivre concrètement la dimension ecclésiale, en leur
proposant une expérience spirituelle de prière, de célébration des
sacrements et de pèlerinage à Rome sur les traces des saints. De la
sorte, au retour, les jeunes pourront témoigner avec conviction face aux
jeunes de leur âge de toute la beauté de la vocation à l’amour.
L’associationnisme sportif dans monde catholique
Séminaire d‘études
Quand
le Serviteur de Dieu Jean-Paul II institua la Section “église
et sport” au
sein du Conseil Pontifical pour les Laïcs, une des principales tâches
qu’il lui confia fut de promouvoir une culture du sport ouverte au
développement intégral de la personne dans le domaine de l’éducation
catholique des jeunes. C’est précisément dans les écoles catholiques,
dans les oratoires (patronages), dans les centres paroissiaux et dans
les associations et mouvements de jeunesse que se croisent souvent les
routes fondamentales pour la croissance globale des jeunes: celles du
sport, de l’éducation et de la foi. De leur croisement peut naître
l’occasion d’une pastorale très riche et féconde que les laïcs
pourraient développer pour le bien de tant de garçons et filles.
Après avoir
consacré le premier séminaire, qui s’est tenu en 2005, à une analyse du
phénomène sportif dans la société contemporaine en termes généraux, puis
le séminaire de 2007 à une enquête sur le rôle de l’aumônier en milieu
sportif, notre intérêt se tournera cette fois sur les laïcs engagés dans
le sport et surtout dans le sport des jeunes, le sport amateur.
En organisant le
séminaire “Sport, éducation, foi: pour une nouvelle saison du mouvement
sportif catholique” – qui se tiendra les 6 et 7 novembre 2009 à la
“Villa Aurelia” à Rome –, la Section “église
et sport” s’occupera précisément de l’associationnisme sportif dans la
monde catholique. Ce nouveau séminaire examinera et évaluera les
opportunités que l’associationnisme sportif catholique peut offrir à la
mission éducative et à l’évangélisation.
Récemment,
rencontrant le clergé de Rome, Benoît XVI a abordé en quelque sorte
cette thématique, en affirmant qu’une «aumônerie paroissiale» – et nous
croyons que nous pouvons inclure dans ce terme tous les centres sportifs
gérés par l’église –
devrait constituer un lieu où un jeune «trouve non seulement des
activités pour son temps libre, mais trouve surtout une formation
humaine intégrale qui complète sa personnalité» (26 février 2009). Par
conséquent, nous étudierons comment et de quelle façon – à quelle
condition – le sport, vécu par de nombreux jeunes dans les différents
milieux ecclésiaux, peut être une voie de formation humaine intégrale
d’adolescents et de jeunes.
Prendront part à
cette initiative des responsables pastoraux des conférences épiscopales,
des représentants d’associations catholiques au niveau national et
international et des personnalités disposant d’une vaste compétence et
expérience dans le monde sportif professionnel et des jeunes.
La réflexion de la
matinée de la première journée se concentrera sur les facteurs et les
éléments nécessaires pour que ces activités sportives puissent devenir
des “lieux éducatifs”. Puis, la table ronde de l’après-midi – avec la
participation d’athlètes et d’entraîneurs professionnels – permettra une
vaste réflexion sur ce que signifie être et former de vrais champions,
c’est-à-dire former un comportement vertueux qui devienne un style de
vie sur et en dehors du terrain de jeu, non plus mesuré uniquement en
termes de célébrité ou de victoire.
La seconde journée
sera, en revanche, consacrée aux opportunités concrètes que les
associations sportives offrent pour témoigner du Christ, tant dans
l’œuvre directe d’évangélisation que dans l’exercice de la charité
chrétienne ou dans le dialogue œcuménique et interculturel.
Reconnaisances juridiques et approbations statutaires
Le Conseil
Pontifical pour les Laïcs:
Par un décret du 8
décembre 2008 a reconnu la Milicia de Santa María (branche
féminine) comme association internationale de fidèles, en approuvant ses
statuts “ad experimentum”. La Milicia de Santa María se propose
la sanctification de ses membres, la perfection de la charité et
l’évangélisation du monde, en particulier des jeunes. L’association
répond à cet idéal de sainteté par l’offrande à Marie Immaculée, Mère de
Dieu et Médiatrice de toutes les grâces.
Par un décret du 21
janvier 2009 a reconnu l’Association Internationale Renouveau
Charismatique Serviteurs du Christ Vivant, en approuvant ses statuts
“ad experimentum”. Le charisme spécifique de cette association,
conformément à l’expérience et à la spiritualité du Renouveau
Charismatique Catholique, est de prier et de proclamer la nouvelle
évangélisation dans tout milieu social pour animer l’ordre temporel
grâce à l’esprit chrétien. La vie de l’association tourne autour de la
dévotion, de l’amour et de l’expérience personnelle de l’Esprit Saint.
Par un décret du 21
janvier 2009 a approuvé les modifications apportées aux statuts de
l’association L’Heure de Présence au Cœur de Jésus.
Par un décret du 22
janvier 2009 a concédé l’approbation définitive des statuts de la
Federación Mundial de las Obras Eucarísticas de la Iglesia.
Par un décret du 6
février 2009 a approuvé les nouveaux statuts de la Fédération
Internationale des Mouvements de Jeunesse Catholique d’Action
Paroissiale.
Par un décret du 25
mars 2009 a approuvé les nouveaux statuts de l’International Young
Catholic Students.
Par un décret du 2 avril 2009
a reconnu l’Organismo Internazionale di Servizio del Sistema delle
Cellule Parrocchiali di Evangelizzazione, en approuvant ses statuts
“ad experimentum”.
L’Organismo
réunit et coordonne les Cellule Parrocchiali di Evangelizzazione,
petits groupes de fidèles laïcs liés par des rapport familiaux, de
travail ou d’amitié, qui se réunissent chaque semaine afin d’approfondir
leur foi et d’évangéliser leur milieu de vie. L’idée qui inspire
l’ensemble du Système est de fournir des occasions de conversion
personnelle et communautaire au sein des paroisses, de façon à faire
d’elles des communautés ardentes de foi.
Par un décret du 20
juin 2009 a approuvé les modifications apportées aux statuts de la
Communauté de l’Emmanuel.
Par un décret du 29
juin 2009 a reconnu l’Union Catholique Internationale de Service
Social – Madeleine Delbrêl comme association internationale de
fidèles, en approuvant ses statuts “ad experimentum”. Elle constitue la
réactivation de l’association homonyme de fidèles qui œuvra dans la
première moitié du Vingtième siècle, visant à favoriser et à diffuser le
sens chrétien du service social en l’éclairant par le Magistère de l’église.
Repartie en 2006, l’UCISS veut actualiser les buts de l’association
originelle à la lumière de l’évolution socioculturelle des professions
sociales et des nouvelles exigences et questions éthiques
contemporaines.
Par un décret du 29
juin 2009 a approuvé les nouveaux statuts de la Conferencia
Internacional Católica del Guidismo.
Actuellement, le
dicastère est en train de procéder à l’examen des demandes de
reconnaissance canonique présentées par les associations laïques
suivantes: Mouvement Apostolique de Schönstatt, Movimiento de la
Palabra de Dios, Legio Mariae, Communauté du Chemin Neuf, Comunità Gesù
Risorto, Misioneros de la Esperanza, Famiglia della Speranza, Comunità
Nuovi Orizzonti, Hogar de la Madre, Movimiento Athletae Christi,
Comunidades Cristianas Comprometidas EAS, Movimento Apostolico, Jesus
Youth.
Visites ad limina
Au cours du premier
semestre de 2009, le dicastère a reçu les évêques de rite latin de la
Fédération Russe, un groupe d’évêques nigérians, les trois groupes de la
Conférence épiscopale argentine, les évêques du Pérou, du Venezuela et
du Vietnam.
Les évêques de
Russie nous ont informé des progrès accomplis par le petit troupeau
catholique dispersé dans cet immense ancien pays soviétique. Ils nous
ont signalé le renforcement des rapports avec l’église
orthodoxe, non seulement au niveau des autorités ecclésiastiques, mais
aussi parmi les fidèles. Une grande partie de la population se ressent
de la longue période d’athéisme d’état
et se rapproche lentement de la foi; les jeunes qui regardent avec
intérêt vers l’église
catholique ne manquent pas. Les mouvements ecclésiaux et les communautés
nouvelles apportent eux aussi une importante contribution à l’œcuménisme
et à l’évangélisation.
Le colloque avec
les évêques nigérians a fait ressortir les principaux problèmes qui
affligent le pays: les relations avec l’islam, toujours plus agressif,
la conception païenne du mariage, le tribalisme, la diffusion des
sectes, la permanence de superstitions ancestrales, la formation
inappropriée, les difficultés des jeunes, la sécularisation, la
pauvreté. Toutefois, face à des défis si exigeants, les motifs concrets
d’espérance ne manquent pas. Il nous a été confirmé que les laïcs au
Nigeria jouent un rôle fondamental: il y a de très nombreux catéchistes
et responsables de petites communautés, l’associationnisme est très
répandu, aussi bien traditionnel qu’à travers les mouvements et
communautés nouvelles, en particulier le Renouveau Charismatique
Catholique. L’église nigériane, avec toute l’église qui est en Afrique, poursuit le modèle pastoral d’église
“famille de familles”.
Les évêques
d’Argentine, du Venezuela et du Pérou sont en train de mettre en œuvre
une pastorale pour les fidèles laïcs selon les lignes directrices de la
Vème Conférence du CELAM (Aparecida), comme nous l’avions
indiqué dans le précédent numéro des Nouvelles. Depuis quelques
années les fidèles du Venezuela subissent de graves restrictions de la
liberté religieuse et font l’objet d’attaques injustes de la part du
gouvernement actuel. Les laïcs et leurs pasteurs affrontent
courageusement les adversités du moment, sans se laisser entrainer dans
des polémiques stériles ou dans des conflits contreproductifs; ils
demeurent fermes dans leur fidélité au Seigneur, au profit de tout le
pays et du gouvernement lui-même.
Au Vietnam, les
chrétiens sont plus de six millions (6,8% de la population). La pratique
religieuse est élevée, entre quatre-vingts et quatre-vingt-dix pour
cent. Partout les fidèles manifestent un intérêt particulier pour la
Parole de Dieu et pour l’étude du catéchisme et sont désireux de
contribuer à l’édification et au développement de l’église
et du pays. Le gouvernement communiste affiche une politique
contradictoire, caractérisée par de prudentes ouvertures et
d’injustifiables abus de pouvoir. De fait, la liberté religieuse
n’existe toujours pas, l’église
est contrôlée et ses activités limitées. L’ingérence de l’état
perdure au niveau de la nomination des évêques et des ordinations des
prêtres; évêques, prêtres et religieux sont constamment sous contrôle.
Le gouvernement dresse obstacles et problèmes pour ceux qui veulent
devenir catholiques. Les lieux de culte font défaut, les églises qui ont
été restituées sont délabrées et il est très difficile d’obtenir un
permis de construire de nouvelles églises et d’ouvrir des paroisses.
L’interdiction d’enseigner la religion dans les écoles est toujours en
vigueur. L’état surveille toutes les activités caritatives, sociales,
éducatives et culturelles de l’église
et impose aux familles le contrôle des naissances. Malgré les
restrictions, l’église est
très active. Les fidèles se regroupent pour la plupart au sein
d’organisations d’apostolat laïc. Le souci pour la formation est très
ressenti, en particulier dans les milieux urbains où la propagande athée
de l’état s’unit
à la diffusion de modèles sécularisés occidentaux. L’activité
d’évangélisation et d’assistance que l’église
vietnamienne offre aux minorités ethniques, négligées par le
gouvernement et par les institutions internationales, est très
importante.
Contacts avec
les associations et les mouvements
Du
mois de janvier au mois de juin 2009, S. Em. le cardinal
Stanisław Ryłko, président du Conseil Pontifical pour les Laïcs a
reçu des responsables et représentants des mouvements, associations et
communautés nouvelles suivants: Institut Catholique pour l’évangélisation
(ICPE Mission); Renouveau dans l’Esprit Saint, Communauté du Chemin
Neuf; International Catholic Charismatic Renewal Services (ICCRS);
Fédération Internationale des Mouvements Catholiques d’Action
Paroissiale (FIMCAP); Communauté de Sant’Egidio; Communauté de Vie
Chrétienne; Mouvement International d’Apostolat des Milieux Sociaux
Indépendants (MIAMSI); Coordination Internationale de la Jeunesse
Ouvrière Chrétienne (CIJOC); Associazione Comunità Shalom de Riva del
Garda; Communion et Libération; Union Mondiale des Organisations
Féminines Catholiques (UMOFC); Communauté de l’Emmanuel; Comunità
Missionaria di Villaregia; Movimiento de Vida Cristiana (MVC);
Jeunesse Lumière.
• Le 10 janvier, le
cardinal Ryłko, avec le secrétaire du dicastère Mgr Josef Clemens, est
intervenu à la rencontre que, à l’occasion du 40ème
anniversaire de l’arrivée du Chemin Néocatéchuménal dans le
diocèse de Rome, Benoît XVI a eue dans la basilique Saint-Pierre avec
les initiateurs Kiko Argüello et Carmen Hernández, avec les communautés
néocatéchuménales romaines et avec les catéchistes itinérants du monde
entier et les familles en mission.
• Le 30 janvier, le
cardinal Ryłko a présidé, dans l’église San Pasquale Baylon de Rome, la
célébration eucharistique annuelle d’action de grâces de l’International
Catholic Charismatic Renewal Services (ICCRS).
• Le 28 février, il
a inauguré par un discours le cours universitaire “Vocation et mission
des laïcs dans l’église et
dans la société” organisé, sous le patronage du Conseil Pontifical pour
les Laïcs, par le Forum International d’Action Catholique (FIAC)
et par l’Institut Laikos de l’Université Pontificale Grégorienne,
en collaboration avec la Communauté de Vie Chrétienne (CVX).
L’objectif de ce cours est de présenter la réflexion élaborée et les
expériences mûries par le laïcat catholique vingt ans après
l’exhortation apostolique Christifideles laici.
• Le 17 avril, il a
célébré la Messe au centre romain d’apostolat des personnes consacrées
et des collaboratrices du Mouvement Apostolique “Regnum
Christi”.
• Le 25 avril, il a
célébré à Rimini la Messe pour les participants aux exercices spirituels
annuels de la Fraternité de Communion et Libération.
• Le 2 mai, il a
présidé une des concélébrations eucharistiques programmées pour les
participants à la 32ème Convocation nationale des groupes et
des communautés du Renouveau dans l’Esprit Saint, qui a eu lieu à
Rimini.
• Le 19 juin, il
est intervenu à la Salle de Presse de Radio Vatican à la présentation du
livre “Essere comunità per fare missione” sur l’histoire, la
spiritualité et les activités de la Comunità Missionaria di
Villaregia.
• Le 21 juin, il
est intervenu aux célébrations du 30ème anniversaire de la
fondation de l’Associazione Comunità Shalom de Riva del Garda
(Trente), en prononçant une conférence sur “Institution et charisme dans
l’église: co-essentialité”
et en présidant la Messe de clôture de l’événement.
Le secrétaire du
dicastère, S. Exc. Mgr Josef Clemens, a reçu des
responsables et des représentants de l’Action Catholique des Milieux
Indépendants, de l’Union Internationale des Guides et Scouts
d’Europe – Fédération du Scoutisme Européen (UIGSE-FSE), des
Cursillos de Cristiandad, des Foyers de Charité, de la
Conférence Internationale du Scoutisme (ICCS), du Forum
International d’Action Catholique, du Mouvement Apostolique
“Regnum Christi”, des Scouts et Guides de France, d’Unum
Omnes.
• Le 28 janvier,
Mgr Clemens a tenu à l’Ecole théologique diocésaine de Fabriano-Matelica
une conférence sur le thème “Mouvements ecclésiaux et communautés
nouvelles dans la mission de l’église:
lieu théologique, perspectives pastorales et missionnaires”.
• Le 29 janvier, il
a prononcé la même conférence devant le presbyterium réuni autour de S.
Exc. Mgr Giancarlo Vecerrica, évêque de ce diocèse.
M. Guzmán
Carriquiry,
sous-secrétaire du dicastère, a reçu la visite de représentants et de
responsables du Movimento Laicale Guanelliano, de la
Comunidade Católica Palavra Viva, de Jesus Youth Movement, d’Italia
Solidale, d’Escuelas de la Cruz, du Mouvement Apostolique
et de la Coordination Internationale de la Jeunesse Ouvrière
Chrétienne (CIJOC).
• En tant que
représentant du dicastère, M. Carriquiry a participé, le 14 mars, à la
Messe en la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, en souvenir de Chiara
Lubich, pour le premier anniversaire de sa disparition.
• Le 28 mars, à
Rome, il a tenu une conférence sur la nouvelle saison associative des
fidèles laïcs au cours de formation sur les vingt ans de l’exhortation
apostolique Christifideles laici, promu par le Forum
International d’Action Catholique (FIAC) et par l’Institut “Laikos”
de l’Université Pontificale Grégorienne, en collaboration avec la
Communauté de Vie Chrétienne.
• Les 23 et 24
avril, il a donné plusieurs leçons au Séminaire de recherche sur
certains aspects canoniques et pastoraux relatifs aux mouvements
ecclésiaux et aux communautés nouvelles, à la Faculté Théologique de
Lugano, en Suisse.
• Le 30 mai, il a
participé à Ariccia (Rome), avec Mme Ana Cristina Villa, au 33ème
Congrès national intitulé “L’annonce qui devient action” du Movimento
di spiritualità “Vivere in”, prononçant une conférence sur la
promotion du laïcat.
• Le 5 juin, il a
rencontré à Rome, au Centre international de Communion et Libération,
les responsables de ce Centre, le vice-pré- sident de la Commission
pontificale pour l’Amérique latine et plusieurs représentants
diplomatiques de ce continent.
Mgr Miguel
Delgado Galindo,
Chef de bureau du dicastère, a reçu la visite de responsables et de
représentants de l’association américaine Priests for Life, des
Foyers de Charité et de l’Union Catholique Internationale de
la Presse (UCIP).
Le Rév. P. Eric
Jacquinet, responsable de la Section Jeunes du Conseil Pontifical
pour les Laïcs, a rencontré, dans le cadre de ses activités, des
représentants du Mouvement des Focolari, de l’Union
Internationale des Guides et Scouts d’Europe – Fédération du Scoutisme
Européen, de la Communauté de l’Arche de Rennes, du Forum
International d’Action Catholique, de la Communauté de l’Emmanuel,
de la Communauté du Verbe de Vie, du groupe Annonce, du
Mouvement Eucharistique des Jeunes français, de l’AGESCI, des
Scouts et Guides de France, du Scoutisme Catholique Portugais,
des Ecoles d’évangélisation de Paray-le-Monial (France) et d’Altötting
(Allemagne) animées par la Communauté de l’Emmanuel, de
l’association Pèlerins danseurs de Namur (Belgique), de la
Communauté Chemin Neuf.
Mme Ana Cristina
Villa Betancourt
a rencontré des représentants de l’Union Mondiale des Organisations
Féminines Catholiques (UMOFC).
Autres rendez-vous
Le
président du dicastère, S. Em. le cardinal Stanisław Ryłko, a
reçu, au cours des six premiers mois de l’année, S. Exc. Mgr Edward
Philip Wilson, président de la Conférence épiscopale australienne; S.
Exc. Mgr Julian Charles Porteous, évêque auxiliaire de Sydney
(Australie); S. Exc. Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes
(France); S. Exc. Mgr Henryk Marian Tomasik, évêque auxiliaire de
Siedlce (Pologne); S. Em. le card. Antonio María Rouco Varela,
archevêque de Madrid (Espagne); S. Exc. Mgr Dominique Rey, évêque de
Fréjus-Toulon (France), accompagné de maires et de représentants
politiques du diocèse; Mgr Livio Melina, Recteur de l’Institut
Pontifical Jean-Paul II pour les
études sur le Mariage et la Famille, de Rome. Il a également reçu
la visite de responsables de la Conférence des Religieux Canadiens; du
Comité exécutif de l’Union des Conférences Européennes des Supérieurs et
des Supérieures Majeurs. (UCESM); de M. Fernando Martín Herráez, nouveau
président de la Conférence Mondiale des Instituts Séculiers (CMIS); de
Mme Encarnación del Pozo, nouvelle ministre générale de l’Ordre
Franciscain Séculier (OFS); de responsables du Forum Européen des
Comités Nationaux des Laïcs; de l’association World Vision
International; de l’école
de Culture Catholique de Bassano del Grappa (Italie).
• Il a en outre
présidé et guidé une session des travaux du Congrès théologico-pastoral
qui s’est déroulé dans le contexte de la VIème Rencontre
mondiale des familles organisée à Mexico par le Conseil Pontifical pour
la Famille, les 14-18 janvier sur le thème “La famille formatrice des
valeurs humaines et chrétiennes”.
• Il a participé à
l’Assemblée plénière de la Commission Pontificale pour l’Amérique
Latine, qui s’est déroulée au Vatican, les 17-20 février sur le thème
“La situation actuelle de la formation des prêtres dans les séminaires
d’Amérique Latine”.
• Le 13 mars, il a
présidé la célébration eucharistique d’action de grâces pour le 26ème
anniversaire du Centre International des Jeunes “San Lorenzo”.
• Le 24 avril, il a
ouvert les travaux de la journée d’études organisée par la Chaire Karol
Wojtyła de l’Institut Pontifical Jean-Paul II pour les Etudes sur le
Mariage et la Famille sur le thème “L’amour et sa règle: la spiritualité
conjugale selon Karol Wojtyła”.
• Dans le cadre des
rencontres organisées à Lamezia Terme (Catanzaro, Italie) pour les
célébrations de l’Année Paulinienne, à l’invitation de S. Exc. Mgr
Luciano Cantafora, le 8 mai le card. Ryłko a tenuto une conférence sur
“Le prêtre et les mouvements” au clergé diocésain et présidé une
concélébration eucharistique solennelle pour les associations et les
mouvements de ce diocèse.
• Le 30 mai, au
cours d’une rencontre avec les prêtres de l’archidiocèse de Varsovie
(Pologne), il a prononcé une conférence sur “La formation des fidèles
laïcs, grand défi de no-tre temps”.
Le secrétaire,
S. Exc. Mgr Josef Clemens, a reçu la présidence du CELAM; S.
Exc. Mgr Egon Kapellari, évêque de Graz-Seckau (Autriche), accompagné du
Rév. P. Karl Schauer et de M. Helmut Pertl, respectivement recteur du
sanctuaire di Mariazell et maire de la ville; S. Exc. Mgr Ivan Prendja,
archevêque de Zadar (Croatie); S. Exc. Mgr Jean-Christophe Lagleize du
diocèse de Valence (France); S. Exc. Mgr Karl-Heinz Wiesemann, évêque de
Spire (Allemagne); S. Exc. Mgr Walter Mixa avec les doyens du diocèse
d’Augsbourg (Allemagne); S. Exc. Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun
(France); S. Exc. Mgr Paul Khoarai, évêque du diocèse de Leribe
(Lesotho); S. Exc. Mgr Manfred Scheuer, évêque du diocèse d’Innsbruck
(Autriche); S. Exc. Mgr Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising
(Allemagne); Frère Alois Löser, Prieur de Taizé; M. Manfred Lütz, Mme
Christiana Habsbourg-Lothringen et M. Edio Costantini, membres du
Conseil Pontifical pour les Laïcs; le Comité exécutif de The Hong
Kong Central Council of Catholic Laity; les responsables du Centre
Sportif Italien; Lord Daniel Brennan, président de
l’Union Catholique de Grande-Bretagne.
• Le 10 février,
Mgr Clemens a présidé la célébration eucharistique en la basilique
Saint-Pierre-au-Vatican pour les membres du Bureau de la Pastorale des
Gens du Cirque de la Conférence épiscopale allemande.
• Le 19 février, il
est intervenu à la conférence de presse de présentation de la
troisième édition de la “Clericus Cup” au Comité Olympique National
Italien (CONI) de Rome.
• Le 24 mars, il a
participé, à Radio Vatican, à la conférence de presse de présentation de
l’événement sportif-culturel-religieux “Courir sur les traces de
saint Paul, de Jérusalem à Rome, 23 avril-27 mai”.
• Du 18 au 23
avril, il a présidé à Jérusalem-Bethléem le 6ème
marathon/pèlerinage en Terre Sainte, organisé par la Fondation Jean-Paul
II pour le Sport en collaboration avec la Section “église
et sport” du Conseil Pontifical pour les Laïcs et diverses associations
sportives, première étape de l’événement “Courir sur les traces de
saint Paul”.
• Le 22 mai, il a
prononcé le discours de bienvenue au Congrès “Sport, religion et
relations internationales. La contribution des catholiques”,
organisé à Rome, dans la Salle des Congrès des Musées du Vatican, par le
Centre Sportif Italien (CSI). Le Rév. P. Kevin Lixey a également
participé à ce Congrès.
• Le 26 mai, il a
tiré les conclusions du Séminaire d’études
sur la pastorale du sport à la lumière des écrits de saint Paul “Vince
in bono malum”, qui s’est tenu au Collège Pontifical Urbain “De
propaganda fide”. Le Rév. P. Lixey a également participé à ce Congrès.
Le sous-secrétaire,
M. Guzmán Carriquiry, a reçu le Comité exécutif de The Hong
Kong Central Council of Catholic Laity et des représentants des
Sociétés Bibliques Unies.
• Le 13 mars, à
Lecce (Italie), à l’occasion de la “Semaine de la foi” organisée par cet
archidiocèse, il a prononcé une conférence sur “Vocation et mission des
fidèles laïcs, aujourd’hui”.
• Le 4 juin, à
Rome, il a prononcé une conférence au cycle de rencontres organisé par
l’Institut de recherche “Mulieris dignitatem”, de la Faculté Théologique
Pontificale “Saint-Bonaventure”, sur le thème “Le travail à la lumière
de la Doctrine sociale de l’église”.
• Le 11 juin, il a
tenu une conférence au Collège Pontifical “Mater Ecclesiae” de Rome à un
groupe de jeunes formateurs du Mouvement Apostolique “Regnum
Christi”.
Le Rév. P. Eric
Jacquinet a rencontré des responsables du service pastoral des
jeunes de la Conférence des évêques de France et de la Conférence
épiscopale italienne, du Comité national suisse des JMJ, les
responsables du Centre “Jean-Paul II” de Lorette, avec S. Exc. Mgr
Giovanni Tonucci, délégué pontifical du sanctuaire de Lorette, et des
responsables des diocèses de Rome, de Paris, de Rennes, d’évreux
et de Montpellier (France).
Il a également
rencontré S. Exc. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne (France) avec un
groupe de prêtres de son diocèse; le Rév. P. Xavier d’Arodes, conseiller
ecclésiastique de l’Ambassade de France près le Saint-Siège; les
dirigeants de Radio Espérance (France).
• Du 30 mai au 2
juin, le Rév. P. Jacquinet a conduit la délégation du Centre
International des Jeunes “San Lorenzo” au pèlerinage de la Croix de la
JMJ dans les Abruzzes, dans les régions frappées par le tremblement de
terre de la province de L’Aquila.
• Il a participé du
7 au 9 juin au Congrès scientifique organisé à Kielce (Pologne) sur
“Jean-Paul II et les jeunes”.
• Il a participé à
Paris, le 13 juin, à la rencontre des responsables de la pastorale des
jeunes des diocèses de France, en préparation à la JMJ de Madrid 2011.
Le Rév. P. Kevin
Lixey, Responsable de la Section “église
et sport”, a rencontré M. Edio Costantini, membre du Conseil Pontifical
pour les Laïcs et président de la Fondation Jean-Paul II pour le
Sport; le Gén. Br. Gianni Gola, président du Conseil
International du Sport Militaire (CISM) avec le Commandant de la
Garde Suisse Daniel Anrig; plusieurs représentants du groupe “I
pellegrini di Verona”; les responsables des Polisportive Giovanili
Salesiane; M. Pius Segmüller de la Fédération Internationale des
Associations de Football (FIFA).
• Du 16 au 19
avril, le Rév. P. Lixey a participé au Congrès de la Fédération
Internationale Catholique d’Education Physique et Sportive (FICEP)
qui s’est tenu à Prague (République Tchèque), avec une intervention sur
la signification de l’année paulinienne, le sport et ses implications
dans le domaine éducatif.
• Du 23 avril au 27
mai, il a participé à plusieurs étapes (en Grèce, à Malte et, en Italie,
à Pozzuoli et à Rome) du marathon-relais Courir sur les traces de
saint Paul, organisé par la Fondation Jean-Paul II pour le Sport.
Mme Ana Cristina
Villa Betancourt, a rencontré le Rév. P. Philip Chavez, fondateur et
directeur de l’“Amator Institute”; Margherite A. Peeters, directrice de
l’Institut pour les Dynamiques de Dialogue Interculturel de Bruxelles;
le Rév. P. Zdzislaw Josef Kijas et Mme Laura Tortorella, respectivement
directeur scientifique et directrice didactique de l’Institut “Mulieris
Dignitatem” pour les études sur l’unidualité homme-femme.
• Mme Villa a en
outre participé, le 1er juin, au cours “Women in the Well”,
organisé à Rome par le Lay Centre Foyer Unitas, en prononçant une
conférence intitulée “Women in the Church Today”.
• Le Rév.
Antonio Grappone a représenté le dicastère au Symposium “La
Pénitencerie Apostolique et le sacrement de la Pénitence. Parcours
historico-juridico-théologiques et perspectives pastorales”, qui s’est
tenu à Rome au Palais de la Chancellerie, les 13 et 14 janvier.
• Il a participé au
XXIXème Congrès de l’Institut Vittorio Bachelet, organisé par
l’Action Catholique Italienne sur le thème: “Crise de la
politique et bien commun. à
la recherche d’une éthique publique renouvelée”, qui s’est déroulé à
Rome les 13 et 14 février.
S. Em. le
cardinal Stanisław Ryłko a reçu la visite du président du Sénat
du Canada, M. Noël Kinsella, accompagné de deux sénateurs et de
l’ambassadrice du Canada près le Saint-Siège, Mme Anne Leahy; de S. Exc.
M. Larry Yu-yuan Wang, ambassadeur de Chine près le Saint-Siège; de Mme
Julieta Vals Noyes, chargé d’affaires a.i., et de M. Rafael Patrick
Foley de l’Ambassade des états-Unis
d’Amérique près le Saint-Siège.
S. Exc. Mgr
Josef Clemens
a rencontré le Ministre Président de la Bavière, M. Horst Seehofer, S.
Exc. M. Hans-Henning Horstmann, ambassadeur de la République Fédérale
d’Allemagne près le Saint-Siège, S. Exc. M. Francis Campbell,
ambassadeur de Grande-Bretagne près le Saint-Siège, S. Exc. Mme Hanna
Suchocka, Ambassadrice de Pologne près le Saint-Siège.
Le sous-secrétaire du
dicastère a fêté ses quarante ans de mariage
Le
26 juin 2009, le sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs,
M. Guzmán Carriquiry, et son épouse Mme Lídice, ont fêté le quarantième
anniversaire de leur mariage durant une célébration eucharistique
présidée par S. Em. le cardinal Angelo Comastri à l’autel de la chaire
de la basilique Saint-Pierre, véritable action de grâces pour les années
passées ensemble, dont beaucoup – trente-sept – vécues par M. Carriquiry
au service du Saint-Siège. à
la célébration ont participé sept cardinaux, quinze évêques et plus de
cinquante prêtres, ainsi qu’un groupe nombreux de collègues de la Curie
romaine, des représentants du Corps diplomatique, des responsables
d’associations, de mouvements ecclésiaux et de communautés nouvelles,
sans compter les amis italiens et latino-américains. Une réception a
suivi dans les jardins du Vatican, à laquelle était également présent le
Secrétaire d’état, S. Em.
le cardinal Tarcisio Bertone. Les responsables et les officiaux du
dicastère ont exprimé aux conjoints leur joie pour cette étape si
significative de leur vie.
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