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NOUVELLES 20/2010
Un témoignage qui naisse d’un sens profond d’appartenance à l’Église et d’un agir cohérent avec la foi professée, un témoignage en somme, reflet d’une identité catholique claire et forte, telle est l’exigence première qui s’impose à quiconque entend s’engager comme croyant dans la chose publique. C’est cette prérogative du " style chrétien " de faire de la politique qui ressort de la réflexion des participants à la XXIVème Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les Laïcs qui s’est tenue à Rome du 20 au 22 mai de cette année sur le thème "Témoins du Christ dans la communauté politique ". Les atteintes à la dignité et aux droits inaliénables de la personne, au mariage et à la famille, d’une part, et les nouvelles questions soulevées dans le domaine de la bioéthique, d’autre part, interpellent aujourd’hui plus que jamais les laïcs catholiques à redécouvrir leur droit-devoir de participer activement et de manière responsable à la vie politique de leurs pays respectifs, sans complexes d’infériorité et d’être effectivement présents dans les organes législatifs, oeuvrant comme gardiens et défenseurs de la dimension éthique de la démocratie et de la politique elle-même. La question avait déjà été soulevée par le Pape en personne au mois de novembre 2008, lorsque, recevant en audience les membres et consulteurs de ce dicastère, il avait réitéré avec force « la nécessité et l’urgence de la formation évangélique et de l’accompagnement pastoral d’une nouvelle génération de catholiques engagés dans la politique qui soient cohérents avec la foi qu’ils professent, qui aient de la rigueur morale, la capacité de jugement culturel, la compétence professionnelle et la passion du service pour le bien commun » (L’Osservatore Romano, [édition française] 25 novembre 2008, 5). C’est le noeud crucial de la présence des laïcs catholiques dans la vie publique et, partant, de l’évangélisation de la culture et de ses aréopages, au nombre desquels figure en place de choix l’univers de la politique. Notre foi – Benoît XVI nous le rappelle souvent – n’est pas une fuite vers l’intimité et vers l’individualisme religieux, encore moins un abandon de la réalité urgente des graves problèmes économiques, sociaux et culturels qui affligent l’humanité. Tout au contraire, « seul celui qui reconnaît Dieu connaît la réalité et peut y répondre de manière adéquate et réellement humaine […] D’où l’importance unique et irremplaçable du Christ pour nous, pour l’humanité. Si nous ne connaissons pas Dieu dans et par le Christ, toute la réalité se transforme en énigme indéchiffrable; il n’y a pas de chemin, et, s’il n’y a pas de chemin, il n’y a ni vie ni vérité. Dieu est la réalité fondamentale, il n’est pas un Dieu seulement pensé ou hypothétique, mais le Dieu à visage humain; il est le Dieu-avec-nous, le Dieu de l’amour jusqu’à la croix » (La Documentation Catholique 2381, [2007], 535).Voilà donc le moteur de notre présence en qualité de citoyens chrétiens dans le monde, la clé de l’efficacité d’une telle présence. Les défis dramatiques et souvent inconnus que l’humanité doit affronter au seuil du troisième millénaire, et qui imposent aux responsables de la chose publique de hautes exigences, justifient en plein l’appel du Pape à oeuvrer pour l’avènement d’une " nouvelle génération de catholiques engagés dans la politique ". Cette pressante invi- tation traduit la conviction profonde selon laquelle les Chrétiens sont porteurs de ressources spirituelles en mesure de faire face aux graves problèmes qui affligent le monde. En effet, l’Exhortation Christifideles laici affirme: «Des situations nouvelles, dans l’Eglise comme dans le monde, dans les réalités sociales, économiques, politiques et culturelles, exigent aujourd’hui, de façon toute particulière, l’action des fidèles laïcs. S’il a toujours été inadmissible de s’en désintéresser, présentement c’est plus répréhensible que jamais. Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire» (n. 3). Aujourd’hui malheureusement, on remarque une certaine indifférence, du scepticisme, et une désaffection généralisée à l’égard de la politique parmi les catholiques aussi. Les causes de ce préoccupant phénomène plongent les racines dans le déclin d’une politique qui cède trop souvent le pas aux dérives de la démagogie et du populisme stérile, une politique qui parle souvent d’elle-même, utilise un langage inconsistant et indéchiffrable pour beaucoup, incapable d’élaborer des programmes concrets ou tout simplement qui ne se préoccupe pas de le faire, car minée par la corruption, le carriérisme et les scandales. Les gens se sentent de moins en moins représentés par les partis politiques en lice et sentent le malaise d’utiliser leurs bulletins de vote, non pas pour la promotion du bien commun mais pour endiguer le pire avec le "moins pire ". Dans un tel contexte, il est vraiment urgent que les Chrétiens prennent plus vive conscience de leur vocation spéciale dans la communauté politique et qu’ils servent d’exemples, cultivant en eux-mêmes le sens de la responsabilité et du dévouement au bien commun (cf. Gaudium et spes, n. 75). La Christifideles laici affirme encore: « Pour une animation chrétienne de l’ordre temporel, dans le sens […] de servir la personne et la société, les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la " politique ", à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun […] Tous et chacun ont le droit et le devoir de participer à la politique; cette participation peut prendre une grande diversité et complémentarité de formes, de niveaux, de tâches et de responsabilités » (n. 42). Pour les fidèles catholiques, l’engagement politique est donc une obligation morale qui dérive du fait même d’" être chrétiens ", une tâche noble à accomplir non en vue de leur intérêt personnel et leur avantage matériel mais en se dépensant avec intégrité au service de tous. "Vous êtes le sel de la terre […] Vous êtes la lumière du monde " (Mt 5, 13.14), nous dit le Seigneur. Dans l’arène politique, il est extrêmement important qu’ils ne perdent jamais cette particularité – qui doit les guider à la connaissance approfondie du magistère et de la doctrine sociale de l’Église, à la passion pour le service du bien commun, à l’honnêteté, à la compétence – y témoignant concrètement de l’unité de vie qui trouve dans l’Évangile l’inspiration et la force pour se réaliser en plénitude. Mais, comment former la " nouvelle génération de catholiques engagés dans la politique " invoquée par le Saint-Père Benoît XVI? Comment faire redécouvrir aux fidèles laïcs la pleine signification et l’importance pour le monde de la " tendance séculaire " qui est propre à leur vocation? Comment réveiller chez les laïcs catholiques la passion pour le service du bien commun? Comment faire récupérer à la gestion de la chose publique son essence d’art noble et aux citoyens l’amour pour l’engagement politique? Comment faire comprendre aux catholiques déjà généreusement engagés dans la politique que la communauté catholique ne les laisse pas seuls, mais les soutient et est solidaire avec eux? Le Pape lui-même donne une réponse précise lorsqu’il parle de " l’urgence de la formation évangélique " et de l’" accompagnement pastoral ", aujourd’hui priorité indiscutable de la mission de l’Église. Par ailleurs, lorsqu’on parle de formation du laïcat à l’engagement dans la vie publique, il est naturel de penser à la doctrine sociale de l’Église – boussole sûre dans un domaine aussi important du témoignage chrétien – dont l’enseignement et la diffusion, comme l’écrivait le Pape Jean-Paul II dans la Sollicitudo rei socialis, font partie de la mission évangélisatrice de l’Église (cf. n. 41).Cependant, de nos jours, il faut rechercher la vraie priorité et le noyau de la formation à un niveau encore plus profond de la foi. Benoît XVI nous rappelle souvent que le problème fondamental de l’homme d’aujourd’hui est lié à la question de Dieu. Au cours de son récent voyage au Portugal, il déclarait encore: « Souvent nous nous préoccupons fébrilement des conséquences sociales, culturelles et politiques de la foi, escomptant que cette foi existe, ce qui malheureusement s’avère de jour en jour moins réaliste. On a peut-être mis une confiance excessive dans les structures et dans les programmes ecclésiaux, dans la distribution des responsabilités et des fonctions; mais qu’arrivera-t-il si le sel s’affadit? » (L’Osservatore Romano, [édition française] 18 mai 2010, 4). C’est là le noyau du problème. Et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui l’Église regarde avec beaucoup d’espérance à la nouvelle saison associative des fidèles qui a vu et voit encore naître, à côté des associations laïques de longue tradition dignes de respect, des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles dont les charismes jaillissants sont à l’origine d’itinéraires pédagogiques de formation chrétienne, extraordinairement efficaces. Ils amènent en effet beaucoup de laïcs – hommes et femmes, jeunes et adultes – à découvrir la joie de la foi, la beauté d’être chrétiens, disciples du Christ, réveillant en eux un élan missionnaire stupéfiant. Et pour témoigner du Christ dans le monde de la politique, on a besoin des hommes et des femmes de grande foi, capables de cohérence et de courage nécessaires pour être dans le monde " signe de contradiction ". Rien de surprenant donc, que le vénérable Serviteur de Dieu Jean-Paul II, à la proclamation de Saint Thomas More comme patron des gouvernants et des politiciens, écrivait: «De la vie et du martyre de saint Thomas More se dégage un message qui traverse les siècles et qui parle aux hommes de tous temps de la dignité inaliénable de la conscience […]. Quand l’homme et la femme écoutent le rappel de la vérité, la conscience oriente avec sûreté leurs actes vers le bien. C’est précisément pour son témoignage de la primauté de la vérité sur le pouvoir, rendu jusqu’à l’effusion du sang, que saint Thomas More est vénéré comme exemple permanent de cohérence morale » (Motu proprio E Sancti Thomae Mori, n. 1). Card. Stanisław Ryłko Président
Apprendre à aimer Du 24 au 28 mars dernier, a eu lieu le Xème Forum International des Jeunes qui avait pour thème "Apprendre à aimer ": Quatre journées de travaux intenses; deux rencontres avec le Saint-Père qui a adressé un message aux délégués; deux cent cinquante participants, âgés de 20 à 30 ans, tous activement engagés dans l’Église et provenant d’environ 90 Pays et d’une trentaine de Mouvements, Associations et Communautés internationales. Voilà en chiffres, ce qu’a été cet important et passionnant évènement promu par le Conseil Pontifical pour les Laïcs: un parcours de réflexion sur l’amour humain décliné sous ses différentes formes, comme vocation, mariage, sexualité, famille, vie consacrée et sacerdoce. «"Apprendre " à aimer: ce thème est central dans la foi et dans la vie chrétienne et je me réjouis que vous ayez l’occasion de l’approfondir ensemble. Comme vous le savez, le point de départ de chaque réflexion sur l’amour est le mystère même de Dieu, car le coeur de la révélation chrétienne est le suivant: Deus caritas est. Le Christ, dans sa Passion, dans son don total, nous a révélé le visage de Dieu qui est Amour. […] J’exhorte les jeunes présents à ce Forum, afin qu’ils cherchent de tout leur coeur à découvrir leur vocation à l’amour, en tant que personnes et en tant que baptisés. Telle est la clef de toute l’existence » (Benoît XVI, Message aux participants du Xème Forum International des Jeunes). Ainsi, dans son message, le Saint- Père a voulu introduire le thème de ce Xème Forum International des Jeunes, en en indiquant en même temps les objectifs; le thème choisi pour cet évènement est en effet la " clef de toute l’existence ". ‘Amour’ est une parole essentielle dans le langage de Dieu et on la retrouve au centre de la réflexion du pape Benoît XVI. Les travaux ont commencé le mercredi 24 mars au centre des congrès "Mondo migliore" de Rocca di Papa (Rome) par une session sur le thème: "La vocation à l’amour ", introduite par le mot de bienvenue de S.Em. le card. Stanisław Ryłko, président du Conseil Pontifical pour les Laïcs. Apprendre à aimer " en redécouvrant la chasteté " et pour réaffirmer que " le mariage et la famille qui se fondent sur l’amour " ne sont pas des " réalités désuètes et sans avenir ", tel est le sens de son intervention introductive. Le Cardinal a rappelé que sur l’institution du mariage et sur la famille gravent « les effets dévastateurs de la révolution sexuelle des années 60 et 70 qui a réduit l’amour au sexe et le sexe à simple objet de plaisir et de consommation jetable; la diffusion massive des contraceptifs qui a nettement coupé le lien entre sexualité, affectivité et procréation; et l’idéologie du " genre " qui porte atteinte à la sexualité humaine, considérée plus comme le produit de conditionnements socioculturels que comme la résultante de la constitution biologique de la personne ». Et pourtant, « c’est dans l’amour que se révèle notre identité la plus profonde: qui nous sommes aujourd’hui et qui nous serons demain. C’est pour cela que la préparation des jeunes afin qu’ils soient en mesure de cheminer avec un "mûr programme intérieur d’amour " fut objet d’une spéciale sollicitude du pape Jean-Paul II». Dans le contexte actuel, « décider d’apprendre à aimer exige le courage d’aller contre-courant et la force qui est toujours nécessaire pour relever un défi ». Le cardinal a donc conclu affirmant que: «Ce Forum propose certes, des objectifs difficiles à atteindre, mais il le fait avec l’intention de communiquer à tous les jeunes comme vous l’espérance et la joie: l’amour que le Christ nous enseigne est beau et il est possible. Ça vaut le coup d’y engager toute notre vie ». Après la lecture du message du Saint-Père par S.Exc. Mgr Josef Clemens, secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs, le P. Eric Jacquinet, responsable de la Section Jeunes, a présenté en détail le déroulement des journées de travaux du Forum et les différents protagonistes. La première conférence a été confiée à S.Em. le card. Carlo Caffarra, archevêque de Bologne qui l’a intitulée: "Créés pour aimer. La vérité et la beauté de l’amour ". Au centre de son propos, la vocation de l’homme dans le projet de Dieu et les fondements de la vocation à l’amour: l’amour sponsale et trinitaire de Dieu comme source et modèle de cette voca- tion, le don du Christ comme salut et mesure de l’amour humain, le don de soi comme clé anthropologique pour comprendre la vraie liberté. Les difficultés du monde contemporain n’ont pas été négligées: « Je m’étais demandé: qu’est-ce qui mine aujourd’hui la capacité d’un jeune à adhérer à la proposition chrétienne de l’amour? J’ai répondu: le démantèlement auquel son moi a été soumis. Un démantèlement qui a déformé sa relation à l’autre, la réduisant à une relation spontanée et privée de liberté: " j’ai envie d’avoir une relation avec…" et non pas " je veux avoir une relation avec…" Et l’amour ne peut qu’être libre; Seule une personne libre est capable d’aimer. Il en découle que " la proposition chrétienne est faite à l’homme afin qu’il retourne dans la vérité de son origine première. C’est un don de grâce qui régénère, car seul l’homme en Christ, " qui ne vit plus pour soi-même ", (cf. Rm 14, 8), est capable d’aimer. À la fin: proposer l’amour, c’est proposer de se convertir au Christ et de vivre en Lui. C’est seulement ainsi que l’homme se retrouve, parce qu’il retrouve la capacité d’aimer ». Quelques témoignages des délégués ont fait suite à l’intervention du card. Caffarra. Dans l’après-midi, les travaux se sont poursuivis avec une conférence très suivie qui a suscité de nombreuses questions de la part des délégués: le psychanalyste français, Mgr Tony Anatrella, consulteur du Conseil Pontifical pour la Famille a présenté une relation suggestive sur le thème: "Vivre et grandir dans l’amour vrai: défis et difficultés pour les jeunes d’aujourd’hui - Un regard sur la réalité jeune d’aujourd’hui ". Il a approfondi les causes de la fragmentation du moi dans la société contemporaine, les risques d’une vie vécue superficiellement, comme dans une vitrine: « S’exposer et mettre sa vie personnelle sur internet dans l’espoir de susciter relations, voire l’amitié ne correspond pas à un engagement réel pour se connaître, à approfondir les rapports et rechercher Dieu […] Vouloir l’amour en s’exilant de son corps est une illusion. La Parole de Dieu qui s’est incarnée en la personne du Christ vient nous sauver de ces illusions. Grâce à la résurrection, nous découvrons le sens du corps qui révèle notre dignité ». Le partage dans les groupes linguistiques sur les arguments du jour et la célébration de l’Eucharistie présidée par le card. Ryłko, ont clôturé les travaux de la journée. Une matinée intense, dédiée au thème de " L’amour comme choix de vie ", a ouvert la journée du jeudi 25 mars. Après la célébration de la solennité de l’Annonciation, présidée par S.Em. le card. Ennio Antonelli, président du Conseil Pontifical pour la Famille, les travaux ont commencé avec Moysés Louro d’Azevedo Filho, brésilien, fondateur de la Communauté Catholique Shalom qui, dans un entretien intitulé "La vie comme vocation ", a partagé son expérience: «À travers la rencontre personnelle avec Jésus-Christ, j’ai pu faire l’expérience et accueillir l’amour infini d’un Dieu qui m’aime tellement au point de donner sa vie pour que j’aie la vie et la vie en abondance. C’était la première fois que je comprenais que le bonheur n’était pas simplement un mot, une idée mais une personne: Jésus-Christ, le Ressuscité qui est passé par la croix. C’est le Dieu vivant, qui est venu vers moi et qui, à travers les douleurs et les joies de ma vie, peut me rejoindre personnellement et m’appeler à le suivre. À sa suite, j’ai pu trouver la paix. En lui, j’ai trouvé la chemin sûr du vrai bonheur, celui qui ne finira jamais. J’ai enfin compris la plénitude et le sens de la vie et le contenu absolu dans la parole " éternité " ».Comment l’amour se traduit-il dans les choix de vie? Mariage, vie consacrée et sacerdoce sont des états de vie par lesquels l’être humain est appelé par Dieu à répondre à son amour, en aimant comme Lui. Martin Bergeron et Ginette L’Heureux, responsables canadiens de l’Équipe Notre Dame ont témoigné de la beauté et de la grandeur du mariage, sacrement de l’alliance d’amour, voie de sainteté et mission prophétique. Entre les deux interventions, les jeunes délégués ont eu la possibilité de synthétiser les idées et les problématiques qui avaient émergé dans les travaux de groupe du jour précédent et, prenant à tour de rôle la parole, ils ont présenté chacun leur réalité. Si dans le monde occidental le mariage est perçu comme une restriction, en Afrique la mentalité selon laquelle la femme s’achète et donc, est une marchandise, demeure dominante. Cependant, l’aspiration des jeunes à un idéal de vie de couple riche, constructif, fidèle reste très fort. L’engagement de ce Forum est donc de témoigner de l’idée chrétienne du mariage, la proposer et la faire découvrir aux jeunes du monde entier comme fondement de leur bonheur et d’une société solide. Avec cette certitude que, malgré toutes les difficultés, l’Amour aura toujours le dernier mot.Dans l’après-midi, les participants ont eu l’opportunité de rencontrer le Saint-Père avec les jeunes des diocèses de Rome et du Latium pour célébrer ensemble, Place Saint-Pierre, le XXVème anniversaire de la Journée Mondiale de la Jeunesse. Dans ce contexte joyeux, le pape Benoît XVI s’est entretenu avec les jeunes, répondant à leurs questions et à leurs inquiétudes et les encourageant à opérer des choix courageux en conformité avec l’Évangile. La journée du vendredi 26 mars a été particulièrement remplie, d’une part à cause des sujets abordés, et d’autre part à cause de la quantité des exposés. La vision chrétienne de la sexualité a été présentée en partant des éléments qui avaient émergé des discussions des journées précédentes sur l’amour et le mariage chrétien. Le devoir d’introduire le sujet est revenu à Attilio Danese et Giulia Paola Di Nicola de l’Université de Chieti, auteurs de nombreux essais et membres de l’Académie internationale de spiritualité conjugale de Bruxelles. Les deux professeurs l’ont fait à travers une belle conférence à deux voix intitulée "La sexualité, don de Dieu, richesse de la personne, langage de communion". «Ce qui détermine le bonheur de la sexualité, c’est avant tout la qualité de la relation interpersonnelle. On apprend à aimer quelqu’un sans penser d’abord à en tirer du plaisir, mais désirant son bien et on en tire par conséquent une joie gratuite. Au contraire, le plaisir recherché comme une fin en soi empêche la vraie union intime, puisque personne ne désire être réduit au rang de simple instrument de la passion d’autrui ». Telles sont les paroles d’introduction de cette conférence qui s’est conclue sur le sujet de la chasteté: « Peut-on intimement aimer son époux/épouse et conserver la chasteté? Le chemin de l’amour, quoique passant parfois par des voies tortueuses, tend toujours à cette hauteur qui a affaire avec Dieu. Il y a un lien entre l’amour et la pudeur qui sacralise la beauté, qui empêche de la violer et en même temps la voile comme ces objets précieux qu’on voudrait empêcher qu’ils ne soient rongés par la poussière, usés par des regards indiscrets, désacralisés par des mains possessives ». "Les dérives de la sexualité aujourd’hui". Tel a été le thème d’une table ronde à laquelle ont participé S.Exc Mgr Jean Laffitte, secrétaire du Conseil Pontifical pour la Famille ("Les effets de la révolution sexuelle ") et Lola Velarde, de l’Instituto Europeo de Política Familiar ("L’idéologie du genre "). La table ronde a donné l’occasion d’analyser les plus importantes difficultés qui empêchent de vivre en plénitude le don de la sexualité en tant qu’hommes et femmes: la dissociation entre sexualité et transmission de la vie, la libéralisation des rapports sexuels, la précocité et la promiscuité dans les rapports sexuels, le féminisme idéologique, le refus de la maternité, la banalisation et la marchandisation de la sexualité, sans oublier le subjectivisme qui est à la racine de la vision du genre, le changement idéologique des rapports entre les sexes et les conséquences graves de l’idéologie du genre, la négation de la différence sexuelle, la promotion de la culture homosexuelle. "Vivre la sexualité selon le dessein de Dieu". Voilà en substance ce que les différents témoignages qui ont suivi indiquent comme solution à ces nombreuses difficultés: Sr Mariana Martin o.p., religieuse argentine de la congrégation des Soeurs de l’Agneau a raconté son cheminement, de la maîtrise en ingénierie chimique à la mission dans différents Pays du monde; Chiara Amirante, fondatrice italienne de la Communauté Nuovi Orizzonti, a axé son témoignage sur l’engagement dans une communauté, elle qui est engagée dans l’évangélisation, l’accueil, la formation et l’accompagnement, grâce aux nombreux centres de services présents en Italie et à l’étranger; père José Luis Complice Lire, prêtre chilien, auteur de nombreux livres, a raconté pour sa part, le sens du célibat sacerdotal. Enfin, à la table ronde intitulée: "Nouveauté de vie chrétienne dans l’expérience conjugale: un amour fécond! " ont participé, François-Xavier et Solange Ngarambe de la Communauté de l’Emmanuel du Rwanda, Giovanni Paolo Ramonda de la Communauté Papa Giovanni XXIII, et quelques jeunes époux choisis parmi les délégués. Cette réflexion a mis en évidence les joies et les difficultés de la vie quotidienne à la lumière de la nouveauté de vie chrétienne dans l’expérience conjugale. Ils ont raconté, à partir de leurs expériences personnelles, la fécondité de l’amour, la transmission de la vie, le don des enfants, la découverte de la paternité et de la maternité, le témoignage d’une famille chrétienne, la mission d’éduquer les enfants de Dieu et enfin, l’ouverture de la famille et l’accueil des pauvres. Le samedi 27 mars, se sont achevés les travaux du Forum avec la dernière conférence intitulée: "Se préparer au mariage chrétien". Reprenant un extrait du message que le Saint-Père a bien voulu adresser aux jeunes délégués du Forum et dans lequel il affirme que « la relation entre l’homme et la femme reflète l’amour divin de manière tout à fait particulière; c’est pourquoi le lien conjugal revêt une immense dignité »., le chemin de préparation au mariage chrétien a été approfondi à travers les interventions de Kari et Stephen Colella, engagés dans la pastorale de l’archidiocèse de Boston (États- Unis), du Père Leopoldo Vives Soto, de l’Espagne, de Alex et Maud Lauriot-Prévost, co-fondateurs avec le père Daniel-Ange de la communauté Jeunesse Lumière. Trois interventions très incisives, qui ont mis en relief l’importance d’un parcours sérieux et complet de préparation au mariage, capable d’aider les jeunes à considérer tous les aspects de leur vie future en commun et à grandir ensemble comme famille et dans la foi, s’enrichissant réciproquement et s’aidant mutuellement à surmonter les inévitables difficultés et les incompréhensions. S.Exc. Mgr Josef Clemens a ensuite célébré la Sainte Messe. Rapprochant le texte de la lecture d’Ézéchiel (Ez 37, 21-28) proposée par la liturgie du jour et la peinture de Michel-Ange de la Chapelle Sixtine représentant le prophète, dans son homélie, Mgr Clemens a mis en lumière une véritable " école de l’amour de Dieu " dont les éléments sont « symbolisés par Michel- Ange à travers les couleurs du vêtement d’Ezéchiel. Si l’abondance du rouge symbolise l’amour vrai et profond, le bleu clair nous rappelle la méditation, c’est-à-dire la nécessité d’une relation personnelle avec Dieu dans la prière tandis que le violet indique la pénitence, c’est-à-dire le besoin du pardon réciproque! » Dans l’aprèsmidi, les responsables des groupes linguistiques ont présenté en assemblée une synthèse de leurs travaux: Ce qui a beaucoup frappé les délégués c’est cette image d’une Église vivante, jeune, universelle, qui s’interroge sur les problèmes des hommes et qui trouve dans la Parole de Dieu, dans la prière, dans la célébration de l’Eucharistie les réponses à ses angoisses. Dans la diversité des cultures et des charismes, les jeunes ont découvert qu’ils sont unis dans l’Esprit Saint et dans la foi. Les intéressants témoignages proposés ont eu beaucoup de succès auprès des jeunes. En effet, ce fut une bonne idée de présenter toutes les vocations, montrant ainsi comment, dans le dessein de Dieu, elles représentent les différentes voies d’une vocation unique à l’amour. Il est revenu au cardinal Ryłko l’honneur de faire une synthèse de ces jours de travail fécond, avec " gratitude énorme et sens profond de responsabilité, afin qu’aucune graine ne se perde." Il a avant tout parlé des grandes et fondamentales découvertes faites par les jeunes au cours du Forum: la première et la plus importante est que " Dieu nous aime personnellement ". La deuxième découverte concerne l’amour vrai, difficile et engageant parce qu’il se fonde sur le don. Les jeunes ont également découvert la beauté du mariage, c’est-à-dire de l’amour entre l’homme et la femme que le Christ consacre en un Sacrement. Ensuite, l’amour de celui qui décide de servir l’Église dans le sacerdoce ou de celui qui choisit la virginité pour le Royaume de Dieu. Enfin la beauté d’être chrétiens. Le cardinal Ryłko a ensuite tiré de l’expérience du Forum quelques conseils utiles qu’il a proposés aux jeunes délégués afin qu’ils puissent maintenir vive la flamme de cette expérience: faire confiance au Christ et lui confier sa vie; éduquer sa propre liberté, comprise comme capacité à s’engager totalement, pour toute la vie; se remettre en jeu chaque jour à travers le sacrement de la réconciliation. Le dernier et peut-être le plus important conseil: s’engager, chacun dans sa communauté, à construire un réseau de protection pour soi et pour les autres. «C’est maintenant que commence le vrai travail du Forum, en ce moment où vous vous apprêtez à rentrer à la maison. Je suis sûr que ce Forum a changé chacun de vous: Jésus, à travers sa Parole, a changé quelque chose en vous: il vous appartient maintenant, de cultiver cette graine et de la partager avec les autres ». Dimanche 28 mars. Finalement, les délégués ont vécu à Rome, Place Saint-Pierre, la XXVème Journée Mondiale de la Jeunesse "Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? " (Mc 10, 17), avec Benoît XVI, le regard déjà tourné vers Madrid 2011. Cependant, avant la rencontre tant attendue avec le Saint-Père, il a y eu un temps de musique et de fête, une grande et colorée " kermesse " internationale par laquelle les jeunes ont voulu remercier le Conseil Pontifical pour les Laïcs de les avoir invités à vivre cette expérience extraordinaire. Maintenant, pour tous, reste le défi de la mission que le Saint-Père confie aux jeunes dans son Message au Forum: «Ces journées de formation, à travers la rencontre, la participation à des conférences et la prière commune, doivent être également un encouragement pour tous les jeunes délégués à devenir des témoins, parmi les jeunes de leur âge, de ce qu’ils ont vu et écouté. Il s’agit d’une véritable responsabilité, pour laquelle l’Église compte sur eux. Ils ont un rôle important à jouer dans l’évangélisation des jeunes de leurs pays, afin que ceux-ci répondent avec joie et fidélité au commandement du Christ: ‘Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés’ (Jn 15, 12) ». Les textes des conférences et des interventions, en différentes langues, peuvent être consultés sur le site internet www.laici.org.
Témoins du Christ dans
la communauté politique La XXIVème Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les Laïcs s’est déroulée du 20 au 22 mai 2010, au Centre des Congrès Villa Aurelia de Rome sur le thème: "Témoins du Christ dans la communauté politique ". Dans son allocution introductive où il a présenté une vue d’ensemble des défis et des sujets de brûlante actualité concernant l’engagement des chrétiens dans l’arène politique, S.Em. le cardinal Stanisław Ryłko président du Conseil Pontifical pour les Laïcs a mis en évidence l’actualité de ce thème et l’urgence de l’affronter. Le cardinal s’est en effet attardé sur la nécessité de réaffirmer les limites de la politique contre le risque de son absolutisation; sur l’urgence de sauvegarder et de défendre les principes éthiques pour la tutelle de tout homme; sur la redécouverte de la charité dans la politique pour construire la vraie " civilisation de l’amour ". Ensuite la conférence du prof. Lorenzo Ornaghi, politologue et recteur de l’Université Catholique du Sacré Coeur, intitulée: " Politique et démocratie aujourd’hui: status quaestionis", a focalisé l’attention sur les rapports entre démocratie, État et politique et sur la richesse du patrimoine de la doctrine sociale de l’Église en opposition à la politique idéologique. Le recteur de l’Université Catholique a conclu son intervention avec un appel à devenir des interprètes de cet élan créateur si cher au Pape Benoît XVI, qui naît du rapport entre culture et politique et qui devient source de nouveautés s’il est imprégné d’esprit authentiquement chrétien. Il a aussi formé le voeu que les jeunes agissent dans l’arène politique avec réalisme et passion, se laissant inspirer par les valeurs chrétiennes professées, pratiquées et génératrices du bien commun. Dans l’après-midi du jeudi, le cardinal Camillo Ruini et l’archevêque Mgr Rino Fisichella ont apporté leur éminente contribution aux travaux. Dans son intervention "Église et communauté politique: quelques repères importants ", le cardinal Ruini a énoncé les principes fondamentaux du Magistère en la matière, en particulier ceux qui sont traités dans la Constitution Gaudium et spes et dans la Déclaration Dignitatis humanae, soulignant surtout l’actualité et les contenus fondamentaux ayant trait au rapport communauté politique-Église et à la liberté religieuse. Il a illustré les principes de l’encyclique Centesimus annus de Jean- Paul II, favorables à la démocratie authentique et les principes de la Deus caritas est de Benoît XVI qui soulignent comment Église et État sont deux réalités distinctes, mais en relation réciproque quant au service commun qu’elles doivent rendre à la réalisation de la justice et de la charité pour les hommes. L’archevêque Mgr Fisichella, déjà hôte du dicastère en d’autres occasions, dans son intervention intitulée " La responsabilité des fidèles laïcs dans la politique " a affronté les questions les plus importantes qui interpellent aujourd’hui les catholiques dans le monde de la politique: le défi représenté par le manque de recherche de la vérité, la seule en mesure de conjuguer le bien personnel et le bien de la communauté; la responsabilité de la formation des jeunes gouvernants, responsabilité qui fait partie de l’urgence éducative pour laquelle Benoît XVI nous interpelle constamment; la primauté des problèmes législatifs nationaux et internationaux sur les questions bioéthiques. Dans ses considérations, il a esquissé les caractéristiques du catholique-type en politique, c’est-à-dire quelqu’un qui, avec humilité, doit reconnaître son engagement comme une authentique vocation, doit être homme de spiritualité et de prière, crédible et qui mène une vie cohérente qui en fait un témoin de la foi. À la fin, il a aussi souligné l’importance de l’insertion du catholique qui se consacre à la politique dans la communauté chrétienne dans laquelle il trouve le sens ultime de son identité et le soutien nécessaire à sa mission. La journée du vendredi s’est ouverte par une intéressante table ronde, au cours de laquelle Josep Miró I Ardèvol, président du portail web catholique "E-cristians " et activement engagé en politique, Savino Pezzotta, député du Parlement italien et Roberto Formigoni, gouverneur de la région Lombardie ont partagé chacun leur témoignage. Le premier a centré l’attention sur la nécessité que l’action du catholique en politique soit la manifestation de la charité chrétienne et qu’elle s’inspire de la doctrine sociale de l’Église, cohérente avec la foi, et mettant au service du bien commun la compétence professionnelle, la rigueur morale et la capacité culturelle. Il a souligné, en outre, la nécessité d’un projet culturel et formatif international de référence, finalisé à la préparation des nouveaux leaders. Selon l’expérience de Savino Pezzotta, le catholique doit mettre au centre de son témoignage non pas l’appartenance au parti, mais à l’Église, à la communauté ecclésiale, adhérant aux principes de la doctrine sociale comme application permanente de l’Évangile dans l’histoire, vivant la foi comme une affaire publique, avec sincérité, opérant concrètement pour le bien commun selon la charité évangélique, spécialement dans le domaine social, s’inspirant du Magistère, toujours prêt à payer de sa personne le prix de son témoignage, à céder son poste, à laisser la place aux jeunes et à s’engager pour leur formation. Roberto Formigoni quant à lui a rappelé que le fait chrétien comporte une dimension politique intrinsèque, confirmée par deux mille ans d’engagement social et de construction du bien commun. Il a insisté sur le fait que la communauté chrétienne doit engendrer des vocations à la politique et éduquer ses enfants à l’engagement public, pour qu’à travers leur foi innovatrice et créatrice, ceux-ci soient en mesure de défendre tout ce qui a été construit au cours d’une longue tradition et continuent à offrir leur service pour chaque homme, aujourd’hui principalement à travers la mise en pratique du principe de subsidiarité, et le remplacement de la centralité des apparats étatiques par la centralité de la personne, de la famille et des classes sociales moyennes. Le point culminant de la matinée a été bien sur l’audience que le Saint-Père a accordée aux participants à la Plénière comme vous le lirez ci-après. Les travaux de l’après-midi ont repris avec la conférence du prof. Andrea Riccardi, sur "Que nous enseignent aujourd’hui les grandes figures de chrétiens dans l’histoire de la politique? " Grâce à une captivante reconstruction, le professeur a remonté le cours de l’histoire de l’Église du siècle dernier, siècle du martyre qui a connu de grandes figures d’hommes catholiques engagés dans la société et dans la vie publique: L’abbé Luigi Sturzo, Eduardo Frei, Alcide De Gasperi, Robert Schuman, Léopold Sédar Senghor, Julius Nyerere, Dag Hammarskjöld, Lech Wał sa. Il nous a guidés dans un voyage à travers la mémoire et en différents endroits du monde, soulignant comment, à la base de l’abondante floraison de témoins du Christ dans la vie sociale et politique, se trouve un "mouvement " enraciné au niveau populaire, créatif, fondé sur la force des gens et du peuple qui représente la communauté de provenance et d’appartenance. La journée du samedi 22 mai nous a réunis sous le signe du regard vers l’avenir des catholiques en politique et s’est ouverte avec le prof. Guzmán Carriquiry, qui a illustré les "Critères et les modalités pour la formation des fidèles laïcs à l’engagement politique ". Le sous-secrétaire du dicastère a invité ses auditeurs à se rendre compte, à la lumière des paroles du Saint-Père, de ce que signifie concrètement l’urgence de former une nouvelle génération de catholiques engagés en politique. Il s’agit – affirme le professeur – de donner naissance, à travers les eaux baptismales, à des chrétiens qui redécouvrent la dignité, la beauté, la gratitude, la joie et la responsabilité de leur vocation, en devenant protagonistes de la vie publique et de la société. Selon les paroles du prof. Carriquiry, ceux-ci sont appelés à répondre à leur vocation en vivant dans la communion de l’Église, en faisant l’expérience réelle de la foi vécue, et en rendant témoignage, à travers la construction de la communauté humaine et du bien commun, de la " révolution de l’amour " dans l’esprit de la véritable charité chrétienne. Rappelant l’importance fondamentale de la doctrine sociale, il a indiqué comme parcours formatif privilégié l’appartenance aux communautés catholiques vivantes, telles que les associations et les mouvements ecclésiaux, qui offrent une identité chrétienne, un aliment spirituel et un soutien dans les difficultés.Après la synthèse conclusive des travaux sur cette première partie de l’Assemblée, offerte par le cardinal Stanisław Ryłko, Mgr Josef Clemens, Secrétaire du dicastère, a tracé les propositions de programme du Conseil Pontifical pour les Laïcs pour l’avenir à travers un bilan de tout ce qui a été fait sur les différents fronts au cours de ces derniers mois, comme illustré dans l’article à suivre. L’actualité du thème proposé pour cette Assemblée a suscité le vif intérêt des membres et consulteurs qui ont participé avec passion, contribuant de manière précieuse, lors des amples temps de discussion, pendant les moments de pause et de partage, à enrichir le débat et l’échange d’idées, grâce à leurs témoignages de chrétiens engagés dans la vie de l’Église et de chrétiens provenant de Pays et cultures représentatifs du monde entier. Le point culminant de l’Assemblée plénière a été sans aucun doute l’audience accordée par le Saint-Père aux participants le vendredi matin, 21 mai, dans la Salle du Consistoire du Palais Apostolique. Le cardinal Ryłko, au nom de toute l’Assemblée, a exprimé au Pape affection et dévotion filiale, assurant proximité et prière au Successeur de Pierre et rappelant combien hautement inspiratrices pour cette Assemblée plénière ont été les paroles que sa Sainteté avait adressées aux membres et consulteurs du dicastère en 2008, lorsqu’il leur avait confié "…la nécessité et l’urgence de la formation évangélique et de l’accompagnement pastoral d’une nouvelle génération de catholiques engagés dans la politique qui soient cohérents avec la foi qu’ils professent, qui aient de la rigueur morale, la capacité de jugement culturel, la compétence professionnelle et la passion du service pour le bien commun". Le Saint-Père a rappelé l’importance, en cette Année sacerdotale, du Conseil Pontifical pour les Laïcs, en tant que communauté de croyants baptisés " où, aux côtés des pasteurs, travaille une majorité de fidèles laïcs, provenant du monde entier et de situations et d’expériences les plus diverses ", qui " offre une image significative de la communauté organique qu’est l’Église, où le sacerdoce commun, propre aux fidèles baptisés, et le sacerdoce ordonné, plongent leurs racines dans l’unique sacerdoce du Christ, selon des modalités essentiellement différentes, mais ordonnées l’une à l’autre." Il a souligné la gratitude pour la mission de tous les prêtres: « Jour après jour, ils accompagnent le chemin des christifideles laici, en proclamant la Parole de Dieu, en apportant son pardon et la réconciliation avec Lui, en rappelant à la prière et en offrant comme nourriture le Corps et le Sang du Seigneur. C’est de ce mystère de communion que les fidèles laïcs tirent l’énergie profonde pour être des témoins du Christ dans toute la réalité concrète de leur vie, dans toutes leurs activités et les milieux où ils vivent ». Puis, concentrant son discours sur le thème principal de la Plénière, il a rappelé que, quoique la formation d’une classe politique au sens technique du terme ne relève pas de la compétence de l’Église, selon le n. 76 de la Constitution Pastorale Gaudium et spes, c’est la mission spécifique de l’Église de « porter un jugement moral, même en des matières qui touchent le domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent, en utilisant tous les moyens, et ceux-là seulement, qui sont conformes à l’Évangile et en harmonie avec le bien de tous, selon la diversité des temps et des situations ». Pour cela, « il revient aux fidèles laïcs de montrer concrètement dans la vie personnelle et familiale, dans la vie sociale, culturelle et politique, que la foi permet de lire de manière nouvelle et approfondie la réalité et la transformer; que l’espérance chrétienne élargit l’horizon limité de l’homme et le projette vers l’élévation véritable de son être, vers Dieu; que la charité dans la vérité est la force la plus efficace en mesure de changer le monde; que l’Évangile est une garantie de liberté et un message de libération; que les principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église – tels que la dignité de la personne humaine, la subsidiarité et la solidarité – sont d’une grande actualité et d’une grande valeur pour la promotion de nouvelles voies de développement au service de tout l’homme et de tous les hommes. Il revient alors aux fidèles laïcs de participer activement à la vie politique, de manière toujours cohérente avec les enseignements de l’Église, en partageant les raisons bien fondées et les grands idéaux dans la dialectique démocratique et dans la recherche d’un large consensus avec tous ceux qui ont à coeur la défense de la vie et de la liberté, la protection de la vérité et du bien de la famille, la solidarité avec les plus indigents et la recherche nécessaire du bien commun ». Le Saint-Père, rappelant combien la politique constitue un important domaine de l’exercice de la charité, s’est dit convaincu du fait qu’ « il y a besoin d’hommes politiques authentiquement chrétiens, mais plus encore de fidèles laïcs qui soient témoins du Christ et de l’Évangile dans la communauté civile et politique. Cette exigence doit être bien présente dans les parcours éducatifs des communautés ecclésiales et exige de nouvelles formes d’accompagnement et de soutien de la part des pasteurs. L’appartenance des chrétiens aux associations de fidèles, aux mouvements ecclésiaux et aux nouvelles communautés, peut être une bonne école pour ces disciples et témoins, soutenus par la richesse charismatique, communautaire, éducative et missionnaire propre à ces institutions ». Il a conclu en affirmant que « la contribution des chrétiens est décisive uniquement si l’intelligence de la foi devient intelligence de la réalité, clé de jugement et de transformation. Une véritable " révolution de l’amour " est nécessaire ». Et il a terminé en soutenant que pour cette raison, il est urgent de former les nouvelles générations à l’engagement social et politique, et en rappelant que, dans cet ordre, beaucoup de fruits apostoliques avaient mûri depuis les Journées mondiales de la jeunesse.
Les futurs programmes du Conseil Pontifical pour les Laïcs La XXIVème Assemblée plénière a été l’occasion, comme nous l’avons déjà mentionné dans le compte rendu des pages précédentes, de présenter aux membres et consulteurs les programmes et les initiatives les plus importants qui attendent le Conseil Pontifical pour les Laïcs pendant les prochains mois. Au nombre de ceux-ci, figure en bonne place le Congrès des Laïcs catholiques d’Asie. Cette rencontre s’inscrit dans la série d’initiatives promues par le dicastère tant au niveau régional que continental, pour soutenir l’action apostolique du laïcat mondial. Il s’agit d’une opportunité qui permet aux forces les plus vives de l’Église de se rencontrer et de se coordonner sous le signe de l’unité avec le Siège de Pierre. Le congrès pour l’Asie se déroulera à Séoul, en Corée du Sud, du 31 août au 5 septembre 2010, et aura pour thème "Annoncer Jésus-Christ en Asie aujourd’hui ". L’évènement est organisé en étroite collaboration avec la Commission épiscopale pour le laïcat de la Conférence épiscopale coréenne et le Conseil national des laïcs de ce Pays. À ce jour, environ deux cents délégués des conférences épiscopales et des associations, mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles opérant en Asie et provenant d’une vingtaine de Pays se sont déjà inscrits. Le programme des activités est le fruit des innombrables suggestions que nous avons reçues de plusieurs experts et des différents secteurs de l’Église qui est en Asie: nous toucherons les points névralgiques de la situation de l’évangélisation dans ce continent où presque partout les chrétiens sont une petite minorité dans un contexte social où, pour différentes raisons, la liberté religieuse est très limitée sinon inexistante. Naturellement les préparatifs pour la prochaine JMJ de Madrid s’intensifient. À la fin de l’année dernière, le Comité de Madrid a ouvert au public le site web officiel des JMJ, aujourd’hui consultable en plusieurs langues. En outre, les lieux des principaux événements tels que l’accueil du Pape et le Chemin de Croix ont déjà été choisis. Beaucoup de diocèses espagnols se sont engagés à accueillir les pèlerins quelques jours avant les JMJ. En janvier 2011 aura lieu à Madrid la deuxième rencontre préparatoire, à laquelle seront invités les responsables de la pastorale des jeunes des conférences épiscopales et des mouvements internationaux. Récemment, la Section Femme s’est mobilisée afin que certaines organisations féminines en contact avec notre dicastère puissent offrir leur soutien à la Délégation permanente du Saint-Siège près les Nations Unies à l’occasion des travaux de la 54ème session de la Commission sur la condition de la femme, "Pékin +15", qui s’est tenue à New York au mois de mars de cette année. Par ailleurs, à l’occasion des quinze ans de la Conférence des Nations Unies de Pékin sur la femme, il a été opportunément suggéré au dicastère de réexaminer la Lettre aux femmes que Jean-Paul II rédigea en 1995 en vue de cet évènement. Nous avons donc élaboré un questionnaire consultatif que nous avons soumis à toutes les femmes membres et consulteurs de notre dicastère et à d’autres femmes engagées en première ligne sur la question de la femme. Nous les avons invitées à relire la Lettre aux femmes de Jean-Paul II et à nous proposer leurs réflexions. Enfin, dans le sillage du thème abordé au cours de notre Assemblée plénière, le Conseil Pontifical pour les Laïcs est en train de projeter la convocation d’une session d’étude pour réfléchir sur les rapports femmehomme en politique. En ce qui concerne la Section "Église et sport ", avec le dernier Séminaire qui s’est tenu en novembre 2009, s’est achevée une première phase des travaux dans ce domaine et nous espérons que les résultats de ces réflexions pourront bientôt aboutir à un document de synthèse du Magistère sur les questions concernant le sport. Ce document serait une sorte de "vademecum" pour le travail d’évangélisation et de formation chrétienne des milieux sportifs, comme le souhaitent de nombreux opérateurs pastoraux directement impliqués dans le secteur. Même si, par définition, le Conseil Pontifical pour les Laïcs s’occupe des fidèles laïcs, ce n’est pas pour autant que nous sommes restés indifférents à la belle et prophétique initiative du Saint- Père qui a proclamé une Année sacerdotale qui s’est à peine conclue à la fin de ce premier semestre 2010. En effet, non seulement la figure du prêtre est fondamentale dans la vie des associations et des mouvements, mais aussi le rôle fondamental que les laïcs assument dans la vocation, la formation et la vie de leurs prêtres émerge de plus en plus clairement, en particulier dans le cadre des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles, comme le Pape lui-même a relevé dans la lettre de proclamation de l’Année sacerdotale. Le Conseil Pontifical pour les Laïcs a engagé une large consultation d’évêques, responsables d’associations et de mouvements, assistants et prêtres qui y sont engagés, en vue de l’élaboration d’un document d’orientation capable d’aider à comprendre et à valoriser toutes les nouveautés positives qui ont fleuri dans ce contexte de la nouvelle saison associative des fidèles laïcs. Pour ce qui est du choix du thème de la prochaine Assemblée plénière qui devrait se réunir dans deux ans, la discussion qui a vu le jour pendant les travaux de sa XXIVème édition a amplement démontré que le thème de l’engagement des chrétiens dans la vie publique mérite encore une longue et profonde réflexion. Par conséquent, nous resterons dans le domaine, focalisant probablement l’attention sur certains problèmes spécifiques.
Notre au revoir au comptable Giovanni Runco Après 42 ans de bons et loyaux services au Saint-Siège, tous prêtés au sein du Conseil Pontifical pour les Laïcs dont il a été l’un des premiers employés, le comptable Giavanni Runco s’est retiré de notre dicastère à la fin du mois d’avril dernier. Son application, sa fiabilité et son efficace et généreuse disponibilité à accomplir les tâches les plus variées en ont fait un précieux collaborateur pour les supérieurs; son humanité et sa sympathie, un inoubliable compagnon de voyage pour les collègues. Merci, Giovanni! Puisse le Seigneur te récompenser pour tout ce que tu as donné de toi à notre Conseil, te comblant de bénédictions en cette nouvelle étape de ta vie!
La Croix des JMJ visite les détenus Deux groupes de volontaires du Centre International des Jeunes San Lorenzo ont porté la Croix des JMJ aux détenus de la prison romaine de Rebibbia, grâce à la collaboration de soeur Rita, de la communauté des Soeurs Canossiennes et membre de l’Aumônerie de l’institut pénitentiaire. Les deux premières visites se sont déroulées pendant le Carême, dans le secteur IV de la prison réservé aux condamnés pour crimes de mafia. Trois jeunes du Centre San Lorenzo ont reçu du directeur de la prison une permission spéciale pour organiser deux rencontres avec une vingtaine de détenus en l’espace d’une semaine. Lors de la première rencontre, les jeunes du Centre ont pu faire connaissance avec les détenus, présenter la vidéo "La puissance de la Croix " et porter leur témoignage personnel sur la place qu’occupe la Croix de Jésus dans leur vie. La deuxième visite s’est concentrée sur une intense célébration autour de la Croix. Ann, une jeune américaine qui étudie à Rome, commente ainsi cette expérience: « je ne pensais pas qu’aller en prison avec deux autres jeunes, ne portant rien d’autre qu’une croix grandeur nature, m’aurait fait sentir aussi sûre de moi et, en même temps, aussi humble devant la foi des gens que nous avons rencontrés. Je me suis rendue compte d’avoir été simplement porteuse de la grâce et du message que le Seigneur voulait communiquer à ces personnes. La Croix n’est pas seulement source de consolation et d’espérance mais aussi invitation de Dieu à ses enfants afin qu’ils reviennent dans sa Maison ». Profondément ému par la visite de la Croix des JMJ, le directeur de la prison, après l’avoir portée lui-même sur ses épaules, a demandé d’organiser une autre célébration pour tous les autres détenus, en présence de dix jeunes et deux prêtres du Centre San Lorenzo. Cette célébration a eu lieu le 29 mai 2010. Se rappelant que Jean-Paul II s’était personnellement rendu à Rebibbia pour pardonner à son agresseur, les jeunes du Centre San Lorenzo ont décidé de centrer la nouvelle célébration sur la réconciliation, afin que les détenus puissent toucher du doigt, à travers la Croix, la grande miséricorde de Dieu et ainsi renaître à l’espérance. La cérémonie a commencé par la projection du DVD sur la Croix qui a de nouveau eu un grand impact sur les détenus présents, profondément frappés par la force des témoignages des jeunes sur leur rencontre avec le Christ et par la vérité des paroles du Christ en Croix. Il a été donc naturel de leur proposer ensuite de venir eux aussi vénérer le symbole de la Passion du Christ. Ils ont été invités à écrire leurs intentions de prière, leurs préoccupations, leurs souffrances, et à les déposer aux pieds de la Croix. Les deux prêtres présents ont fait une belle introduction au sacrement de la réconciliation, occasion par excellence de recevoir personnellement la miséricorde du Père. Ensuite, il a y eu un flux constant de détenus qui allaient se confesser, d’aucuns pour la première fois depuis qu’ils avaient reçu le sacrement encore enfants. Voici le témoignage de Bernard Marusic, vice-directeur du Centre San Lorenzo: « Pour moi, cela a été la manifestation la plus forte de combien est vraiment illimitée la miséricorde de Dieu. Quels que soient les crimes qu’ont commis ces détenus, quel que soit le mal que chacun de nous peut commettre, rien n’entame la patience de notre Père de tendresse, qui ne désire qu’une seule chose: que nous revenions à Lui. Voir ces gens s’en rendre compte et les voir faire un pas vers Son amour, a été vraiment émouvant ». Le directeur d’une autre prison romaine a déjà requis la visite de la Croix des JMJ pour l’automne prochain. Les grâces portées par ce signe ne sont pas finies!
Reconnaissances juridiques et approbations statutaires Le Conseil Pontifical pour les Laïcs: • par décret du 25 mars 2010, a approuvé les modifications apportées aux statuts du Movimiento Teresiano Apostólico. • par décret du 4 avril 2010, a reconnu la Comunità Gesù Risorto du Renouveau Charismatique Catholique comme association internationale de fidèles, en approuvant ses statuts "ad experimentum". La Communauté se propose « la formation et la constitution de communautés de louange et d’évangélisation qui, animées par l’Esprit Saint, vivent et annoncent la présence du Christ ressuscité dans le monde. Pour cela, elles se disposent continuellement à accueillir la Pentecôte et à en revivre les différents aspects: l’attente de l’Esprit Saint dans le cénacle avec Marie, l’effusion de l’Esprit Saint, l’annonce du salut, la vie de la première communauté chrétienne » (Statut, art. 2.2). • par décret du 12 mai 2010, a reconnu la Famille de l’Espérance comme association internationale de fidèles, en approuvant les statuts "ad experimentum". L’association naît au Brésil, dans l’archidiocèse de Aparecida, sur initiative de Frère Hans Stapel (OFM), mû par le profond désir de consacrer toute sa vie au service des plus nécessiteux. Le but premier de la Famille de l’Espérance est « la sanctification de ses membres à travers la pratique de l’amour réciproque, la Parole de Dieu vécue, l’Eucharistie et les autres sacrements, l’adhésion joyeuse à Jésus Abandonné et l’imitation de la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, s’efforçant de rendre concrètes, en services et en oeuvres, les réponses de l’Évangile aux problèmes et aux souffrances de l’humanité » (Statut, art. 5). Les membres poursuivent ces objectifs à travers la création et la gestion de refuges, de maisons pour mères seules et pour sans-abris, de logements pour enfants de la rue et, en particulier, de centres et maisons d’accueil pour jeunes drogués et alcoolisés qui prennent le nom de "Fazendas d’Esperança". À travers les fazendas, la Famille de l’Espérance n’entend pas seulement offrir un service d’utilité publique mais désire avant tout rendre possible la rencontre avec le Christ à travers l’accueil, la prise en charge et la libération de la dépendance de l’alcool et des drogues. • Par décret du 3 juin 2010, a reconnu l’Hogar de la Madre comme association internationale de fidèles, en approuvant les statuts "ad experimentum". L’Hogar de la Madre tend à la sanctification de ses membres et se propose comme missions spécifiques la défense de l’Eucharistie; la défense de l’honneur de la Très sainte Vierge Marie, en particulier du privilège de sa virginité; la conquête de la jeunesse pour Jésus-Christ. Pour atteindre ces objectifs, les membres de l’association promeuvent le culte et l’adoration de l’Eucharistie, la vie mariale dans l’Église et se consacrent à l’apostolat parmi les jeunes à travers des campings, pèlerinages, retraites et exercices spirituels.Actuellement, le dicastère est en train de procéder à l’examen des demandes de reconnaissance canonique présentées par les associations laïques suivantes: Mouvement Apostolique de Schönstatt, Movimiento de la Palabra de Dios, Legio Mariae, Communauté du Chemin Neuf, Comunità Nuovi Orizzonti, Movimiento Athletae Christi, Movimento Apostolico, Jesus Youth, Movimiento de Retiros Parroquiales Juan XXIII, Movimento Laicale Orionino.
Au cours du premier semestre 2010, le Conseil Pontifical pour les Laïcs a reçu des évêques d’Europe et d’Afrique. Les rencontres ont mis en évidence la disparité entre la situation du Vieux Continent et celle de certains Pays en voie de développement. En Grande-Bretagne les fidèles laïcs se montrent disponibles à soutenir la pastorale selon les indications des évêques, cependant la fréquentation de la Messe du dimanche reste globalement faible. La formation se fait surtout dans les paroisses tandis que les écoles diocésaines offrent des cours pour les laïcs les plus engagés; le modèle de référence pour la catéchèse est le rituel d’initiation chrétienne des adultes. Mais le plus souvent, les fidèles ne sont pas conscients de la nécessité d’approfondir leur formation; les familles chrétiennes en particulier rencontrent des difficultés dans la transmission de la foi aux nouvelles générations. L’associationisme traditionnel est en déclin, pendant que mouvements et communautés nouvelles rencontrent de nombreuses difficultés. Une place de choix est réservée à la pastorale des jeunes: des retraites et des pèlerinages leur sont proposés. Les Journées mondiales de la jeunesse sont aussi appréciées; à l’occasion de la Journée mondiale de Rome, est né le mouvement local Youth2000. La présence des catholiques dans la politique est conditionnée par la difficulté de concilier l’appartenance à l’Église avec les positions assumées par les partis de référence. L’Église en Belgique, un des pays les plus sécularisés d’Europe, traverse une période de grave difficulté. Dans le pays, il existe une tradition associationiste bien ancrée qui jouit encore d’une importance significative aux yeux de la société, cependant beaucoup d’associations d’origine catholique se sont éloignées de l’Église. Par exemple la branche masculine des Scouts a renoncé au lien avec l’Église; de même, certaines ramifications de l’Action Catholique telles que la JOC et la JEC (Jeunesse ouvrière et Jeunesse étudiante), ou encore le CJC (Conseil de la Jeunesse Catholique, né sur initiative des évêques), ont perdu leur inspiration originaire et se montrent critiques à l’égard du Magistère tant du point de vue moral que doctrinal. La pénurie et l’âge avancé du clergé ont conduit les diocèses à impliquer les laïcs dans la pastorale; les animateurs pastoraux en sont les exemples les plus saillants. Ceux-ci s’occupent de secteurs spécifiques (liturgie, activités sociales, catéchèse) qui ne coïncident pas avec les paroisses mais couvrent souvent des zones bien plus grandes. Ceci leur confère un rôle unificateur qui tend à empiéter sur l’autonomie des curés. Malheureusement, dans beaucoup de cas, l’action des laïcs s’inspire d’un christianisme très vague, entendu comme tradition de valeurs humanitaires et sociales plutôt génériques, tandis que l’adhésion aux contenus de la foi et le sens d’appartenance à l’Église catholique est faible. La participation des fidèles à la vie publique n’est pas non plus sans ambiguïtés: beaucoup de partis et syndicats en Belgique sont liés à un associationisme catholique qui a renoncé à tout lien réel avec l’Église; des politiciens catholiques ont soutenu la légalisation en faveur de la drogue, de l’euthanasie et des mariages homosexuels et ils ont fait entendre leur voix contre les enseignements de l’Église et contre le Saint-Père. La Roumanie incarne bien les développements de l’Église catholique en Europe de l’Est. L’attitude des laïcs – une consistante minorité (8,5%) dans un Pays orthodoxe – trahit la longue période de dictature communiste que le pays a traversée; on leur reproche passivité et manque de formation adéquate, surtout devant les changements rapides de la société. Toutefois, les catholiques sont attachés à la tradition et fidèles à la hiérarchie. De nombreuses associations, mouvements et communautés nouvelles y sont présents et actifs. La situation des Églises africaines, bien que très délicate, est beaucoup plus ouverte à l’espérance. Dans l’Église ougandaise les laïcs sont impliqués à tous les niveaux comme catéchistes, responsables de communauté de base, ministres extraordinaires de l’Eucharistie et de la Parole. En général, la formation se fait dans la paroisse, même si les diocèses font l’effort d’offrir des occasions d’approfondissement doctrinal; cependant les carences abondent. Des efforts sont fournis pour traduire la Bible dans les langues locales. La pastorale des jeunes est développée. Pour eux, des retraites, des pèlerinages, des cycles de rencontres sont organisés. La présence de l’Église est également assurée dans les écoles et dans les zones rurales. La situation des jeunes est marquée par la pauvreté, le chômage et l’analphabétisme. On ne néglige pas la prévention du SIDA mais la maladie, malgré les succès, est encore très répandue. Les sectes représente une autre menace importante pour la jeunesse en particulier. L’Action Catholique est bien représentée en Ouganda, tout comme la Legio Mariae et le Renouveau Charismatique. D’autres mouvements et communautés nouvelles sont aussi activement présents. La longue guerre civile qui a dévasté la Sierra Leone entre 1991 et 2001 a laissé de profondes blessures dans ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde. En effet, la Sierra Leone ne dispose que d’une agriculture de subsistance, sans industries et avec des infrastructures très précaires. L’analphabétisme touche une grande partie de la population qui ne parle que les langues et dialectes locaux selon les différentes ethnies. Les données statistiques sont incertaines: l’islam serait entre 45 et 60%, le christianisme (de différentes confessions) entre 10 et 30%, le restant de la population appartiendrait aux religions animistes traditionnelles. Jusque récemment, les musulmans pouvaient demander le baptême sans souffrir l’opposition de la famille ou de la société, mais la situation est en train de précipiter assez rapidement à cause des "missionnaires fondamentalistes " venus d’Arabie Saoudite. Les écoles restent l’instrument le plus efficace d’évangélisation et le lieu par excellence où sont mises les bases de la formation chrétienne. Mais de plus en plus, le gouvernement crée des problèmes pour les structures catholiques tandis qu’il favorise la création d’écoles islamiques; Mais d’autre part, c’est le même gouvernement qui paye les salaires de tous les enseignants (y compris ceux des écoles catholiques). Dans les paroisses et dans les diocèses, le plus gros effort est concentré sur la pastorale des jeunes et sur la pastorale du mariage. La polygamie et le divorce sont en effet reconnus par l’État. Souvent, les baptisés contractent d’abord le mariage traditionnel et seulement après une longue cohabitation, décident de célébrer le sacrement. La polygamie nie à beaucoup l’accès au baptême. Le Libéria a aussi été affligé par deux guerres civiles (1989-1996 et 1999-2003), qui lui ont laissé de lourdes séquelles. La majorité de la population est chrétienne, surtout protestante; les musulmans sont à peu près 15%, et les autres sont animistes. La situation du Libéria présente de grandes similitudes avec celle de la Sierra Leone, avec cette différence que l’islam y est moins répandu. La Gambie est un petit Pays qui s’étend le long des rives du fleuve homonyme comme une enclave du Sénégal. 90% de la population est musulmane. Les chrétiens représentent environ 7% de la population dont 2,4% de catholiques. L’Église jouit d’une bonne renommée grâce à ses initiatives dans le domaine sanitaire et éducatif. Comme en Sierra Leone et au Libéria, la méthode pastorale privilégiée est le Lumko, mis au point par l’institut sud-africain du même nom et caractérisé par un parcours d’évangélisation en sept étapes proposé aux communautés ecclésiales de base. Au Burkina Faso, le problème principal est la formation vu que le nombre de chrétiens est en constante augmentation et que le nombre des catéchumènes est très élevé. Cette nécessité se heurte pourtant à une réalité sociale plutôt dégradée: analphabétisme, misère à la limite de la subsistance, problèmes de communication, situation intolérable de l’enfance en général considérée comme une main-d’oeuvre à bas prix. La précarité de la formation expose les fidèles à l’influence de la mentalité occidentale, hédoniste et individualiste, au retour aux superstitions, à la polygamie ou aux situations matrimoniales irrégulières, à l’apostasie en faveur des sectes ou de l’islam, beaucoup plus tolérants du point de vue moral. Le plan pastoral "Église-famille de Dieu " proposé par les évêques se veut une réponse au besoin de formation et se réalise à travers la création de Communautés chrétiennes de base dans chaque paroisse. Les responsables des communautés sont des laïcs qui travaillent en communion avec les curés. Au Niger, pays musulman considéré la nation la plus pauvre du monde, les catholiques représentent 0,2% de la population. Ces chrétiens sont pour la plupart des immigrés. L’analphabétisme touche 90% de la population. Les divorces et les séparations sont en nette croissance. On assiste aussi au glissement de l’islam vers le fondamentalisme intolérant tandis que la rébellion des populations Touareg continue. Les catholiques désirent créer un climat d’amitié avec les musulmans et développer l’assistance aux indigents.
Contacts avec les associations et les mouvements Au cours du premier semestre de cette année, S.Em. le cardinal Stanisław Ryłko, président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, a reçu les responsables et représentants des mouvements, associations et communautés nouvelles suivants: Association Communauté Shalom de Riva del Garda; Chemin Neocatéchuménal du Cameroun; Coordination Internationale de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (CIJOC); Renouveau Charismatique; Union Internationale des Guides et Scouts d’Europe-Fédération du Scoutisme Européen (UIGSE-FSE); Institution Thérésienne; Comunità Nuovi Orizzonti; Communauté de Vie Chrétienne (CVX); Association " Franciscanos de María"; Fédération Nationale de l’Action Catholique des Enfants (ACE); Communauté Missionnaire de Villaregia; Institute for World Evangelisation-ICPE Mission; Organisme international de service des Cellules Paroissiales d’Évangélisation (CPE); Mouvement de Vie Chrétienne (MVC); Union Mondiale des Enseignants Catholiques (UMEC); Fraternité Catholique des Communautés Charismatiques d’Alliance (CFCCCF). • Le 26 janvier le cardinal Ryłko est intervenu au Ve Colloque de Rome, organisé par la Communauté de l’Emmanuel sur le thème " Prêtres et Laïcs dans la mission ", prononçant une conférence intitulée " Le nouveau style de collaboration entre prêtres et laïcs dans les mouvements ecclésiaux et dans les communautés nouvelles: quel avantage pour l’Église? ". • Le 30 mars, il a présidé la Veillée de prière en mémoire des nouveaux martyrs organisée par la Communauté de Sant’Egidio en la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere à Rome. • Le 14 avril, il est intervenu à la rencontre de commémoration du deuxième anniversaire de la mort de Chiara Lubich, fondatrice de l’OEuvre de Marie (Focolari), organisée par l’Ambassade d’Italie près le Saint-Siège. Le secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs, S. Exc. Mgr Josef Clemens, a reçu les responsables de la Conférence Internationale Catholique du Scoutisme (ICCS), de la Jeunesse Étudiante Catholique Internationale (JECI) et de la Fédération Internationale des Hommes Catholiques (FIHC-Unum Omnes). • Le 4 février, S.Exc. Mgr Josef Clemens a participé à la concélébration eucharistique en la basilique Saint-Jean-de Latran à l’occasion du 42e anniversaire de fondation de la Communauté de Sant’Egidio. • Le 16 avril, il est intervenu à la cérémonie de remise des clés des locaux destinés au nouveau bureau de la Fraternité Catholique des Communautés Charismatiques d’Alliance (CFCCCF), sis à l’Immeuble St Calixte. Le sous-secrétaire du dicastère, le Prof. Guzmán Carriquiry, a reçu les responsables et représentants de la Fraternité Catholique des Communautés Charismatiques d’Alliance (CFCCCF), de la Communauté Canção Nova, du Mouvement Apostolique de Schönstatt, de la Communauté Palabra Viva, de la Coordination Internationale de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (CIJOC), de la Communauté de Sant’Egidio, du Mouvement Apostolique, de la Société de Saint Vincent de Paul, de Fondacio. Chrétiens pour le Monde, du Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE). • Le 4 février, le prof. Carriquiry a participé à la Messe célébrée en la basilique Saint-Jean-de Latran à l’occasion du 42e anniversaire de fondation de la Communauté de Sant’Egidio. • Le 22 février, il a participé, à Rome, à la Messe anniversaire du décès de Mgr Luigi Giussani, célébrée en la basilique Sainte Sabine. • Le 19 mai, il a participé à une table ronde organisée à Rome, au Centre international de Communion et Libération, sur le bicentenaire de l’indépendance des Pays de l’Amérique Latine. • Le 30 mai, il a tenu à Rome une conférence pour les modérateurs de plusieurs communautés charismatiques d’Europe, membres de la Fraternité Catholique des Communautés Charismatiques d’Alliance (CFCCCF), sur le thème "Communion entre les états de vie dans les communautés ". • Le 5 juin, il a participé à Rome à un Séminaire pour les assistants ecclésiastiques de la Jeunesse Étudiante Catholique Internationale (JECI), tenant une conférence sur les changements en cours dans les milieux estudiantins et sur leur évangélisation. • Le 9 juin, à l’occasion des célébrations conclusives de l’Année sacerdotale, il a participé à la rencontre " Prêtres aujourd’hui ", organisée par l’OEuvre de Marie (Mouvement des Focolari), le Mouvement Apostolique de Schönstatt et l’International Catholic Charismatic Renewal Services (ICCRS) dans la salle Paul VI de la Cité du Vatican. Le chef de bureau du dicastère, Mgr Miguel Delgado Galindo, a reçu les responsables et représentants de la Youth Arise International, de l’Union Catholique Internationale de la Presse (UCIP), de l’École Internationale d’Évangélisation " San Andrés " et de l’association Holy Trinity Apostolate. Le Rév. P. Eric Jacquinet, responsable de la Section Jeunes, a reçu les responsables et représentants de la Communauté Catholique Shalom, des écoles d’évangélisation de la Communauté de l’Emmanuel de Paray-le- Monial (France) et de Altötting (Allemagne), des écoles d’évangélisation de Jeunesse Lumière, du Centre Volontaires de la Souffrance (CVS). • Le 23 avril, le Rév. P. Jacquinet a participé, à Sassone di Ciampino (Rome), au Congrès "GiovanINsieme " du Centre Volontaires de la Souffrance (CVS), tenant une conférence sur le thème "Apprendre à aimer ". Mme Ana Cristina Villa Betancourt, responsable de la Section Femme, a reçu la présidente de l’Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques (UMOFC). M. Stefano De Pasquale Ceratti a reçu la visite du secrétaire général de la Jeunesse Étudiante Catholique Internationale (JECI).
Au cours du premier semestre 2010, le président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, S.Em. le cardinal Stanisław Ryłko, a reçu S.Em. le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical " Justice et Paix "; S.Exc. Mgr Braulio Rodríguez Plaza, archevêque de Toledo (Espagne); S.Exc. Mgr Wiktor Skworc, évêque de Tarnów (Pologne); S.Exc. Mgr Philip Wilson, président de la Conférence épiscopale australienne; S.Exc. Mgr Anthony Fisher, évêque de Parramatta (Australie); S.Exc. Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes (France); S.Exc. Mgr Walmor Oliveira d’Azevedo, archevêque de Belo Horizonte (Brésil); S.Exc. Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse (France); les délégations de la Conférence des Supérieurs Majeurs (CMSM) et de la Conférence des Supérieures Majeures (LCWR) des États-Unis; Père Fernando Domingues, Recteur du Collège Pontifical Urbain "De Propaganda Fide "; les responsables de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (France); M. Alfredo Dagnino Guerra, président de l’Asociación Católica de Propagandistas (Espagne); Mme Marguerite A. Peeters, directrice de l’Institute for Intercultural Dialogue Dynamics de Bruxelles (Belgique); Mme Veronica Williams, fondatrice du mouvement Mothers Prayers of the Solace Community. • Le 26 janvier, le cardinal Ryłko a participé à une réunion convoquée par la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine (CAL). Cette réunion avait pour objet la réflexion sur la situation actuelle de l’Amérique Latine, réflexion finalisée au choix du thème de la Réunion plénière de la Commission prévue en 2011. • Dans le cadre des célébrations du IVe Centenaire de la mort du père Matteo Ricci, le 16 février dernier, le cardinal Ryłko est intervenu à la présentation du film documentaire Matteo Ricci. Un jésuite au royaume du Dragon. Au cours de cette cérémonie qui a eu lieu au siège de l’UNESCO à Paris, le cardinal a parlé du religieux et du dialogue entre foi et culture. • Dans le cadre des préparatifs du Congrès des Laïcs Catholiques d’Asie qui se tiendra à Séoul (Corée) du 31 août au 5 septembre, le cardinal Ryłko a séjourné dans la capitale coréenne du 18 au 24 février pour une série de contacts, tous finalisés à la mise au point du programme des travaux de cet important rendez- vous. • Il a présidé et introduit la dernière session du Congrès international " Science, raison et foi: le génie du père Matteo Ricci ", qui s’est déroulé à Macerata (Italie) du 4 au 6 mars. • Le 13 mars, il a présidé la célébration eucharistique de l’Open Day annuel du Collège Pontifical Urbain "De Propagande Fide ": une journée de rencontre et de dialogue entre les séminaristes du Collège et des groupes de jeunes, appartenant aux mouvements ecclésiaux présents à Rome. • Le 20 mars, il est intervenu à la deuxième édition du cycle de conférences sur les laïcs dans l’Église, organisé par le Forum International d’Action Catholique (FIAC) en collaboration avec l’Institut Laikos de l’Université Pontificale Grégorienne, tenant une leçon sur la collaboration entre prêtres et laïcs dans les réalités associatives de fidèles. • Il est intervenu au Congrès mondial " Jean- Paul II, le Grand ", organisé à Murcia (Espagne) du 14 au 18 avril par l’Université Catholique " San Antonio ", prononçant une conférence intitulée: "Jean-Paul II, le Pape appelé pour introduire l’Église au troisième millénaire". • En vue des JMJ 2011 qui auront lieu à Madrid, il est intervenu à l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale espagnole qui s’est tenue du 19 au 23 avril, présentant un exposé sur " Les Journées mondiales de la jeunesse, un don qui engage toute l’Église ". • Le 18 juin, il a présidé la célébration eucharistique de clôture des activités du Centre international des jeunes San Lorenzo pour l’année 2009-2010. Le secrétaire du dicastère, S.Exc. Mgr Josef Clemens a reçu la visite de S.Exc. Mgr Czeslaw Kozon, évêque de Copenhague (Danemark), de S.Exc. Mgr Franz-Josef Hermann Bode, évêque d’Osnabrück (Allemagne), de S.Exc. Mgr Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising (Allemagne) et membre du dicastère, de S.Exc. Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essones (France) et consulteur du dicastère, de S.Exc. Mgr Héctor San Miguel Cabrejos Vidarte, archevêque de Trujillo, Pérou et président de la Conférence épiscopale péruvienne, de S.Exc. Mgr Karl- Heinz Wiesemann, évêque de Spire (Allemagne), de S.Exc. Mgr Léo Cornélius, archevêque de Bhopal (Inde). Il a en outre rencontré le Rév. père Heinrich Walter, Supérieur général des Pères de Schönstatt, le Rév. père Álvaro Corcuera Martínez du Río, Supérieur général de la congrégation des Légionnaires du Christ, Monsieur Maram Stern, vice-secrétaire du World Jewish Congress, Frère Alois Löser, prieur de la Communauté de Taizé. Il a également reçu M. Manfred Lütz, membre du dicastère; la présidence de l’Union des syndicats catholiques de la Bavière (Bayerischer Gewerkschaftsbund); S.Exc. Mgr Klaus Wyrwoll du diocèse de Hildesheim (Allemagne) accompagné d’un groupe de personnes venues à Rome pour participer à un séminaire oecuménique; un groupe de professeurs et étudiants de la Faculté de Droit canonique de l’Université Westfälische Wilhelms-Universität de Münster (Allemagne); des responsables des Arbeitsgemeinschaft katholischer Studentenverbände e.V. (AGV) (Associations estudiantines catholiques); le prof. Félix Unger, président de l’Académie européenne des Sciences et des Beaux Arts (European Academy of Sciences and Arts), dont le siège se trouve à Salzbourg (Autriche); un groupe d’assistants spirituels des Centres sportifs catholiques (DJK) d’Allemagne; l’hon. Marie- Luise Dött MdB, présidente de l’Union des Entrepreneurs catholiques (Bund Katholischer Unternehmer e.V.), accompagnée d’un groupe de membres de l’association; M. Tony Do, coordinateur du Movement of the Vietnamese Laity in Diaspora; M. Benjamin Harnwell, président du Dignitatis Humanae Institute; M. Guillermo Cartasso, président honoraire de la Fundación Latina de Cultura; M. François Vayne, directeur de la revue Pôle Éditions du sanctuaire de Lourdes (France); M. Fearghas Ó Béara, l’attaché de presse du président du Parlement européen; un groupe d’étudiants de l’Université de Siegen (Allemagne) accompagnés par le Rév. Karl-Hans Köhle, responsable de la Pastorale universitaire.• Le 8 février, S.Exc. Mgr Clemens a participé, au Vatican, à la session d’ouverture de la XIXème Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la Famille. • Le 12 février, il a participé aux travaux d’ouverture du IIème Forum des ONG d’inspiration catholique qui s’est déroulé à Rome. • Le 15 février, il a rencontré les délégués des associations et des mouvements chrétiens slovaques à l’occasion de leur pèlerinage à la tombe de St Cyrille à Rome, guidés par Mme Katarina Hulmanova, présidente du Forum des Institutions chrétiennes (FKI) et membre du dicastère. • Le 18 février, il est intervenu à la conférence de presse de présentation de la quatrième édition de la "Clericus Cup 2010 " au Vatican. • Le 14 mars, il a participé à la visite du Saint- Père à l’Église évangélique luthérienne de Rome. • Les 18 et 19 mars, il a visité l’association "La Dieci" à Bassano del Grappa (Italie). • Le 9 avril, il a tenu une leçon à Rome sur le thème de l’apostolat des laïcs à un groupe de membres des Lions Club de Brême et de Dillingen (Allemagne). • À l’occasion du cinquième anniversaire de pontificat de Benoît XVI, S.Exc. Mgr Clemens est intervenu lors des célébrations organisées du 17 au 19 avril par la Commune de Marktl am Inn (Allemagne), village natal du Saint-Père, où il a tenu une conférence sur le thème "Guider, confirmer, unir. Cinq ans de pontificat du pape Benoît XVI"; il a par ailleurs présidé la célébration eucharistique solennelle dans la paroisse de St Oswald et a assisté au concert des Regensburger Domspatzen (Choeur de la Cathédrale de Ratisbone) en compagnie de Mgr Georg Ratzinger. • Le 22 avril, il a présidé la célébration eucharistique au Centre International des jeunes San Lorenzo, à l’occasion du 26ème anniversaire de la remise de la Croix des JMJ par le pape Jean-Paul II aux jeunes. • Le 30 avril, il a participé à la visite effectuée par le Saint-Père au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en vue de la bénédiction des locaux fraîchement restaurés de ce dicastère. • Le 9 mai, il a présidé la célébration eucharistique en la chapelle du cimetière allemand au Vatican, pour les participants à un pèlerinage à Rome de l’Europäische Akademie der Wissenschaften und Künste Salzburg (Académie Européenne des Sciences et des Beaux Arts de Salzbourg). • Du 13 au 16 mai, il a participé à une table ronde avec des entrepreneurs, organisée dans le cadre de la 2ème Rencontre oecuménique allemande (Ökumenischer Kirchentag) à Munich, et il y a tenu une méditation biblique pour jeunes en l’Église des Olympiades (Olympiakirche). • Le 25 mai, il a participé à concélébration eucharistique en l’Église S. Stefano Rotondo à Rome, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de cardinalat de S.Em. le cardinal Friedrich Wetter, archevêque émérite de Munich et Freising (Allemagne). • Le 26 mai, il est intervenu à l’ouverture des travaux de l’Assemblée plénière du Conseil Pontifical de la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement. • Le 29 mai, il a tenu une conférence sur le thème " La Mulieris dignitatem à l’époque postmoderne ", à l’occasion de l’après-midi d’étude organisé à Rome par l’Institut "Mulieris dignitatem" de la Faculté pontificale de Théologie Saint Bonaventure-Seraphicum. • Le 6 juin à Shanghai (Chine), il a conféré le sacrement de la Confirmation à trente-deux jeunes de la communauté allemande locale. • À l’occasion de la clôture de l’Année sacerdotale, le 9 juin S.Exc. Mgr Clemens a parlé de l’apostolat laïc à un groupe de prêtres autrichiens et allemands convenus à Rome. Le 10 juin en outre, il a discuté des problèmes liés à l’accompagnement spirituel des associations laïques avec un groupe de prêtres des Foyers de Charité. Le sous-secrétaire du dicastère, le Prof. Guzmán Carriquiry, a reçu la visite de S.Exc. Mgr Ramón Du Hoyo López, évêque de Jaén (Espagne), de S.Exc. Mgr Mariano José Semblé Sandoval, évêque de Ciudad Guayana (Vénézuéla) et responsable de la Section Jeunes du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), de Mme Marguerite A. Peeters, des représentants du Centro Internazionale Studi don Luigi Sturzo, d’un groupe de responsables de la Catholic Association of Latin Leaders (CALL), de Anna Halpine, fondatrice de la World Youth Alliance, de Benjamin Harnwell, directeur de Dignitatis Humanae Institute, d’un groupe de dirigeants de la Fondation de service politique. • Le 23 janvier, le prof. Carriquiry a participé à l’assemblée nationale du Movimento laicale guanelliano à Rome, où il a tenu une conférence sur la vocation et mission des fidèles laïcs à la lumière du charisme de l’abbé Guanella. • Le 6 février, il a tenu une conférence à la Faculté de Théologie de la Catalogne à Barcelone, sur l’engagement politique à la lumière de la Doctrine sociale de l’Église. • Le Jeudi 11 mars, il est intervenu au Congrès théologique international intitulé " Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ", organisé à Rome au cours de l’Année sacerdotale, tenant une conférence sur le thème " Prêtres et laïcs: le juste rapport ". • Le 17 mars, il a tenu une conférence à l’Institut International Saint Telmo de Séville (Espagne), sur le thème: "Caritas in Veritate, entreprises et entrepreneurs aujourd’hui ". Le 18 mars, toujours à Séville, il est intervenu à la journée d’étude organisée par le Fundación Antares Foro sur le thème " La Doctrine sociale de l’Église et la crise économique ". • Le 13 avril, à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance de différents Pays latino-américains, il a été invité par la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine à tenir une conférence sur ce sujet au corps diplomatique des Pays latino-américains accrédités près le Saint-Siège. • Dans le cadre du Congrès mondial " Jean- Paul II, le Grand ", organisé à Murcia (Espagne) du 14 au 18 avril par l’Université Catholique San Antonio, le prof. Carriquiry est intervenu le samedi 17 avril, tenant une conférence intitulée " Jean-Paul II et les jeunes ". • Le 27 avril, il a participé à Rome à la réunion des membres et consulteurs du Comité Pontifical pour les Congrès Eucharistiques. • Le 27 juin, il a participé à Rome à la IIème Rencontre des Centres latino-américains de doctrine sociale chrétienne à travers une conférence sur "L’importance de l’intégration continentale et la vocation de l’Église catholique en la matière ". Le 23 avril, Mgr Miguel Delgado Galindo, chef de bureau du Conseil Pontifical pour les Laïcs a reçu la visite d’un groupe d’étudiants de la Faculté de Droit canonique de l’Institut Catholique de Paris auxquels il a tenu une conférence sur l’exercice de la vigilance de la part de l’autorité ecclésiastique à l’égard des associations de fidèles. Le Rév. P. Eric Jacquinet, responsable de la Section Jeunes a reçu la visite du Rév. Pablo Lima, directeur du Département national de pastorale des jeunes de la Conférence épiscopale portugaise; du Rév. Eric Poinsot, directeur du Service national pour l’évangélisation des jeunes de la Conférence épiscopale française; du Rév. Jean-François Duhar, curé de Lourdes (France); d’Antonia Pillosio, journaliste de Rai Educational; il a rencontré Frère Alois Löser, prieur de la Communauté de Taizé et le prof. Jorge Milan, professeur à la Faculté de communication de l’Université Pontificale de la Sainte Croix; il a en outre rencontré les responsables et représentants de Missionari Identes et du mouvement Gioventù Idente, du mouvement Gioventù Nuova et de Youth2000. Le Rév. Jacquinet a aussi reçu les séminaristes du Grand Séminaire de Strasbourg accompagnés de leur recteur, des pèlerins, enfants de choeur et jeunes de différentes paroisses françaises accompagnés de leurs curés. Le Rév. P. Kevin Lixey (LC), responsable de la Section "Église et sport ", a reçu la visite de Jack Del Rio, entraîneur de l’équipe professionnelle de football américain " Jacksonville Jaguars ". • Le 20 mars, il est intervenu à la première journée du Forum " Sport et paix " organisé par le Conseil International du Sport Militaire (CISM), à Aoste à l’occasion de la première édition des jeux militaires d’hiver, participant à une table ronde sur le thème " Propositions concrètes pour introduire les programmes sportifs dans les zones de conflit ". • Dans le cadre du VIème Marathon pour la paix – " John Paul II Games 2010 ", organisé en Terre Sainte du 23 au 26 avril, le Rév. P. Lixey a participé à une étape du marathon couvrant les douze kilomètres qui séparent Jérusalem de Bethléem. • Le 29 mai, il a participé à la cérémonie de remise des prix aux vainqueurs de la "Clericus Cup 2010 " qui s’est tenue à l’Oratoire Pontifical Saint-Pierre à Rome. • Le 2 juin, il a participé à l’" International Sports Forum", organisé par le Konrad Adenauer Stiftung à Bruxelles sur le thème: "La réponse de l’Europe à la menace du doping: responsabilité sociale du sport et de la politique ", tenant une conférence intitulée " L’éthique dans le sport comme modèle social ". • Le 22 avril le Rév. Mgr Antonio Grappone a représenté le dicastère à la cérémonie organisée à Rome par la Libera Università Maria Santissima Assunta (LUMSA) à l’occasion de la remise des diplômes aux étudiants du cours "Experts en politique ". Mme Ana Cristina Villa Betancourt, responsable de la Section Femme a reçu la visite de quelques jeunes du groupe "Vite Nuove ", groupe qui s’est constitué au sein de l’Institut Pontifical Jean-Paul II pour les Études sur le Mariage et la Famille de l’Université Pontificale du Latran avec pour objectif d’approfondir les études sur la femme. • Le 16 janvier, ella a participé à une table ronde, organisée à Villafranca-Lunigiana (diocèse de Massa Carrara) par l’association Scienza e Vita Pontremoli-Lunigiana, sur le thème "Le développement de chaque personne et de l’humanité entière à la lumière de l’encyclique Caritas in veritate". M. Stefano De Pasquale Ceratti a reçu la visite de S.Exc. Mgr Edward Hiiboro Kussala, évêque de Tombura-Yambio (Soudan); il a rencontré un groupe de représentants du Movement of the Vietnamese Laity en Diaspora. • Le 25 mars, il a participé au nom du dicastère à la réunion interdicastérielle, convoquée par le Conseil Pontifical " Justice et Paix " pour la préparation de la 44ème Journée mondiale de la paix. Au nombre des rendez-vous de S.Exc. Mgr Clemens du premier semestre de cette année, il faut aussi signaler les visites faites au Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs par S.Exc. Monsieur Antonio Zanardi Landi, ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège, rencontré le 4 février; par S.Exc. Dr. Hans-Henning Horstmann, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne près le Saint-Siège, rencontré de nouveau à l’occasion de la cérémonie d’adieu du 23 juin. Le 23 février, il a célébré la Messe en la basilique Saint-Pierre pour un groupe de politiciens du Tyrol guidés par S.Exc. Dr. Christian Berlakovits, ambassadeur d’Autriche en Italie.
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