The Holy See
back up
Search
riga

 Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People

People on the Move

N° 99, December 2005

 

                                  

Congregatio 

pro Ecclesiis Orientalibus 

Conseil Pontifical pour la Pastorale 

des Migrants et des Personnes en Déplacement

 

 

LETTRE COMMUNE AUX HIERARQUES 

DES EGLISES CATHOLIQUES ORIENTALES

 

La sollicitude pastorale de l’Eglise à l’égard des migrants

 

Eminences, Excellences,

En 1952, Pie XII, d’heureuse mémoire, promulgua la Constitution Apostolique Exsul Familia, considérée comme la “magna charta” de la pastorale des migrants, dont les éléments fondamentaux ont été accueillis par le Concile Vatican II et qui se trouvent donc, en 1969, à la base de l’Instruction postconciliaire De pastorali migratorum cura, à la suite du Motu proprio Pastoralis migratorum cura de Paul VI. Trente-cinq ans plus tard, le premier mai 2004, le Serviteur de Dieu Jean ­Paul II approuvait le texte de l’Instruction Erga migrantes caritas Christi (“La charité du Christ à l’égard des migrants”, dorénavant EMCC), de ce Conseil Pontifical.

Par cette Lettre commune nous désirons attirer votre attention sur le phénomène actuel des migrations, en confirmant l’attention pastorale constante de l’Eglise à l’égard des sœurs et des frères migrants. Nous voulons en plus mettre à votre disposition un instrument qui permet de renouveler votre engagement en ce qui concerne les flux migratoires, c’est-à-dire en recevant l’Instruction Erga migrantes caritas Christi.

Afin de comprendre l’importance des migrations en ce début du troisième millénaire, il suffit de dire qu’elles concernent plus de 175 millions de personnes, environ 3% de la population mondiale. Ce sont des hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées, qui – comme vous savez par votre expérience pastorale de Pasteurs – abandonnent leur maison et franchissent les frontières nationales à la recherche de sécurité et de bien-être pour eux-mêmes et leur propre famille. Dans ce village, auquel le monde actuel ressemble toujours davantage, rendu plus petit par le progrès technologique dans le domaine des communications et des transports et touché par la mondialisation, les déséquilibres économiques, politiques et démographiques entre pays riches et pauvres, également fruit de guerres et de violences, poussent les gens à émigrer.

Pour sa part l’Eglise, ayant conscience de la nécessité de répondre aux drames de l’émigration avec une “assistance pastorale effective adaptée” (Dispositions juridiques et pastorales de EMCC art 1, § 3), s’est engagée sur la base d’une conviction profonde, c’est-à-dire qu’ “au droit des fidèles à recevoir l’aide provenant des biens spirituels de l’Eglise, en particulier la Parole de Dieu et les Sacrements (CIC can. 213, CCEO can. 16), correspond le devoir pour les pasteurs de pourvoir à cette aide, notamment auprès des migrants, en tenant compte de leurs conditions de vie spécifiques” (Dispositions juridiques et pastorales de EMCC art 1, § 1). A partir de ce principe, EMCC entend répondre de façon adéquate également aux exigences particulières des migrants catholiques des rites orientaux, aujourd’hui toujours plus nombreux (cf.EMCC52; CCEOcan28;LG 23)[1].

Il ne s’agit pas seulement d’une question pratique d’opportunité, suggérée par la mobilité, toujours plus grande des migrants catholiques des Eglises Orientales. On entend, en revanche mettre en évidence la dignité égale des fidèles dans l’Eglise, qui permet à l’unique Eglise catholique de respirer, également dans le contexte des migrations “avec deux poumons” (EMCC25)2. En outre, la présence croissante en Occident de migrants orientaux qui ne sont pas en pleine communion avec l’Eglise catholique encourage et promeut le dialogue œcuménique, à partir du respect mutuel et de l’attention aux traditions culturelles et religieuses différentes.

En effet, il faut reconnaître la “nécessité de préserver universalité et unité, qui, dans le même temps, ne peuvent être en opposition avec une pastorale spécifique, où la charge des migrants est éventuellement confiée à des Prêtres de leur langue, de la même Eglise sui iuris, ou à des Prêtres ayant des affinités avec eux du point de vue linguistique et culturel” (EMCC 38). Ainsi, il devient clair que la sollicitude pastorale à l’égard des migrants tant orientaux que de rite latin, constitue un“signe des temps”modernes authentique du fait qu’elle vise à construire la vraie catholicité, tout en conjurant le danger de la division, qui peut dégénérer en attitudes xénophobes, voire même racistes. Dans cette perspective, il faut privilégier les voies de l’accueil, dans un itinéraire authentique de communion.

Il s’agit, du reste, des contenus essentiels de l’Instruction, qui développe une lecture des migrations envisagées du point de vue de l’histoire du salut précisément comme un “signe des temps” (première partie). On accorde donc une grande importance à la pastorale de l’accueil (deuxième partie), pour traiter ensuite des agents pastoraux (troisième partie) et des structures correspondantes de pastorale missionnaire (quatrième partie). Enfin, les aspects normatifs sont rassemblés dans les Dispositions juridiques et pastorales spécifiques.

Nous vous encourageons donc à faire référence à l’Instruction EMCC, pour en tirer des suggestions et des orientations pastorales et missionnaires, fruit de l’expérience de l’Eglise universelle, dans le respect desgran des Disciplin et Traditions Orientales, au service des migrants. Nous sommes en effet convaincus que les migrations offrent à l’Eglise une opportunité historique (le kairos dont parlent les écrits néotestamentaires) pour vérifier ses caractéristiques bien connues. Celles-ci sont, outre l’unité et la catholicité déjà mentionnées, l’apostolicité et le caractère missionnaire (cf. EMCC 97, 100), exprimés dans la multiplicité et la diversité harmonieuses des peuples, des langues et des cultures, ainsi que la sainteté (cf.EMCC 97), sans oublier que l’Eglise se caractérise, avec une intense métaphore théologique, comme peuple de Dieu en chemin, dans cette dimension eschatologique dont les migrants sont précisément “le signe visible” (EMCC 17) [2].

De cette façon, votre sollicitude pastorale bien connue manifestera de façon concrète la charité chrétienne dans le domaine important des migrations, comme chemin vers la conservation et la diffusion de la foi et de l’évangélisation. Elle saura s’inspirer de la grande Tradition ecclésiale commune, enracinée dans le kérygme évangélique, pour exprimer le visage concret du témoignage, à travers la promotion humaine, en termes d’accueil, de solidarité et de communion (cf. EMCC 22, 28, 34, 38-43, 98-99), et – comme nous le disions – à travers le dialogue, avec les thèmes apparentés de l’inculturation de la foi (EMCC 34-36), du pluralisme ethnique et culturel (cf. EMCC 34, 35 et 103), ainsi que de l’“annonce explicite de l’Evangile” (EMCC 59). C’est également pour cela que nous soulignons encore une fois l’importance de la sollicitude pastorale à l’égard des diverses Eglises sui iuris (cf. EMCC 52-55). Une telle sollicitude constitue la façon la plus efficace de sauver les richesses de la diversité des traditions et des patrimoines orientaux, tant recommandé par le Concile Vatican II (cf. OE 5-6; UR 15).

C’est pourquoi nous espérons que les Conférences épiscopales procèdent au plus tôt à la formation de la Commission nationale pour les migrants, comme il est mentionné à l’article 19 des Dispositions juridiques et pastorales de l’EMCC, car un tel organe pourra être le garant et l’instrument efficace de l’application de cette Instruction.

Nous sommes certains que cette Lettre vous encouragera et vous aidera à mettre en œuvre ou à poursuivre une assistance spécifique et adaptée à nos sœurs et frères migrants, tant à ceux qui viennent chez vous qu’aux membres de vos Eglises qui partent, dans l’esprit de l’avertissement évangélique: “j’étais étranger et vous m’avez accueilli.... chaque fois que vous avez fait ceci pour un de mes frères les plus petits, vous l’avez fait pour moi” (Mt 25, 35.40). Nous vous saluons dans la communion du Christ, 

 

Ignace Moussa Cardinal Daoud I 

Préfet 

Stephen Fumio Cardinal Hamao

 Président

 

 

+ Antonio Maria Vegliò

Archevêque Tit. d’Eclano 

Secrétaire   

 

 

+ Agostino Marchetto

Archevêque Tit. d’Astigi 

Secrétaire

                                           

                                 

Du Vatican, le 8 Octobre 2005



[1]Cf. Aussi EMCC 25: “Puisque dans la mobilité humaine les fidèles des Eglises orientales catholiques d’Asie et du Moyen­-Orient,d’Europe centrale et orientale, se dirigent en grand nombre vers les pays occidentaux, le problème de leur soin pastoral se pose de manière évidente”.
[2]JEAN-PAUL II Constitution Apostolique Sacri Canoпes, AAS LXXXII (1990) 1037.

 

*******

 

Congregatio 

pro Ecclesiis Orientalibus 

Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People

  

LETTER ADDRESSED TO THE HIERARCHY 

OF THE EASTERN CATHOLIC CHURCHES

 

The pastoral concern of the Church towards migrants

 

Your Eminences and Excellencies,

In 1952, Pius XII, of joyful memory, promulgated the Apostolic Constitution, Exsul Familia, considered to be the “magna charta”of ministry related to migration. Its fundamental elements were adopted by the Second Vatican Council, and provided a foundation for the 1969 post-Conciliar Instruction, De pastorali migratorum cura, as for Paul VI’s subsequent Motu Proprio, Pastoralis migratorum cura.Thirty-five years later, on May 1, 2004, the Servant of God, John Paul II, approved the text of this Pontifical Council’s Instruction, Erga migrantes caritas Christi (“The Charity of Christ towards Migrants”, hereafter cited as EMCC).

By this present Letter, a furtherance of the afore mentioned sources, we desire to direct your attention to the actual phenomenon of migration, confirming the constant pastoral vigilance of the Church towards her migrant brothers and sisters. We also wish to propose to you a means by which to better familiarize you with the reality of human mobility, and moreover to encourage your reception of the Instruction, Erga migrantes caritas Christi. 

In order to grasp the importance of the phenomenon of migration, it is enough to recall that at the beginning of the Third Millennium more than 175 million persons are affected, more than 3% of the world’s population. As the personal experience of pastors confirms, the issue pertains to men, women, children and the elderly – all of whom leave their homes and venture beyond national frontiers in search of security and well being for themselves and for their families. Today’s world is ever more comparable to a village; one rendered increasingly smaller owing to progress in technology, in communications and in transport. It is a world village characterized by globalization, yet also by economic, political and demographic disparities between rich and poor countries, together with the consequences of war and violence. In such a world people may feel driven to emigrate.

The Church, for its part, is aware of the necessity for a response to the drama of emigration which enables an “effective and suitable pastoral assistance” (Ordinamento giuridico­-pastorale, EMCC art. 1, § 3). This constitutes a commitment based upon a profound conviction, namely the “right which the faithful have to receive help derived from the spiritual goods of the Church, especially from the Word of God and from the Sacraments (CIC can. 213, CCEO can. 16), and which requires the duty of pastors to provide such help in a manner appropriate to migrants and mindful of their particular life conditions” (Ordinamento giuridico-pastorale, EMCC, art. 1 § 1). Aproposto this principle, the EMCC seeks to respond adequately to the particular needs of Catholic migrants of Eastern Rites and who are definitely more numerous at this time (cf.EMCC52; CCEO can. 28; LG 23) [1].

One must not limit the approach to a practical question of opportunity, suggested by the constant increase in mobility of Catholic migrants belonging to the Eastern Churches. Instead, it is vital to reinforce the evidence which points to the equal dignity of the faithful within the Church; a status which permits that the one Church may breathe according to its “two lungs” (EMCC 25)[2]. The analogy is no less apt in the context of migrancy. Moreover, there is a continual presence in western contexts of Eastern migrants who are not in full communion with the Catholic Church. Their presence encourages and promotes ecumenical dialogue, assuring mutual respect and attention to different cultural and religious traditions.

Consequently, it is necessary to recognize the “necessity to safeguard universality and unity and which should not, at the same time, clash with specific pastoral praxis which, wherever possible, entrusts migrants to priests conversant in their language and belonging to the same sui iuris Church, or at least to priests disposed to their linguistic-cultural point of view” (EMCC 38). Pastoral solicitude towards migrants, whether they are of the Eastern or Latin Rites, however, demonstrates an authentic “sign of the times”, certainly of the modern times. And there remains the aim to construct a true catholicity, thereby avoiding the danger of those divisions which can lead to xenophobic attitudes, even beyond those which are manifestly racist. In view of this, the priority must be to embark upon strategies of welcome, and those proper to an authentic itinerary of communion.

As for the essential features of the Instruction, it develops a literature about migration from the aspect of the history of salvation, regarded as being a “sign of the times” (first part). This directly leads to the treatment of how a pastoral style should be based upon ‘welcome’ (second part). What follows in the third part pertains to pastoral agents, while the fourth part speaks of those structures which correspond to the missionary dimension of pastoral praxis. Finally, the normative aspects are contained in a section dedicated to juridic-pastoral content.

We encourage you, indeed, to make reference to the EMCC Instruction in order to better draw upon both the suggestions and pastoral and missionary directions which are the fruit of the universal Church’s experience in respect to the great discipline and Eastern Traditions and which are at the service of migrants. We are fully convinced that migrations offer the Church an historic opportunity (recalling kairos as referred to in New Testament scripture) to verify her pertinent characteristics. Among them are the afore mentioned unity and catholicity, together with apostolicity and missionary thrust (cf. EMCC97, 100); embodied in that multiplicity and diversity which harmonize peoples, languages and cultures. Then, too, there is sanctity(cf. EMCC97). Here, it should not be forgotten that the Church depicts herself according to a compact theological metaphor, as Pilgrim People of God. And it is in terms of this eschatological dimension that migrants are said to be precisely “the visible sign” (EMCC 17).

Accordingly, it is your solicitude for this important field of migration which manifests that Christian charity is a viable means by which to conserve and to diffuse the faith and its evangelization. This shall serve to inspire us within our great, common ecclesial Tradition, rooted as it is in the kerygma of the Gospel. And thus may we show concretely our witness on behalf of promoting what is truly human, and that in terms of welcome, of solidarity, of community (cf.EMCC22, 28, 34, 38-43, 98-99), and of dialogue consistent with the themes of the enculturation of faith (EMCC 34-36), of ethnic and cultural pluralism (cfr. EMCC 34, 35 and 103), as well as “the explicit proclamation of the Gospel” (EMCC 59). This rationale prompts us to emphasize once more the importance of the pastoral care of the diverse sui iuris Churches (EMCC 52-55). Such care constitutes the most efficacious mode to safeguard the richness of the diversity of traditions and of the Eastern patrimony, such as recommended by the Second Vatican Council (cfr. OE 5-6; UR 15).

This is why we hope that the Episcopal Conferences will proceed as quickly as possible with the formation of National Commissions on behalf of migrants, as referred to in Article 19 of the juridic-pastoral section of the EMCC. By virtue of such a commission, there would be a guarantee of an effective instrument to realize the implementation of this Instruction.

We are certain that this Letter will encourage you and help you to bring about action or to continue specific assistance adapted to our migrant brothers and sisters, those who come to you as members of your Churches and who beckon to you in the spirit of the Gospel warning: “I was a stranger and you welcomed me .... each time that you give to one of the least of these who are my brothers, you give to Me” (Mt. 25:35-40). We greet you in communion with Christ.

 

Ignace Moussa Card.Daoud I 

Prefect  

Stephen Fumio Card. Hamao 

President

 

 

 + Antonio Maria Vegliò 

Titular Archbishop of Eclane

Secretary

 

 

+ Agostino Marchetto

Titular Archbishop of Astigi  

Secretary

                                  

Vatican, 8 October 2005



[1] Cf.also EMCC 25: “Seeing that in the human mobility of the faithful of the Eastern Catholic Churches of Asia and of the Middle East, of Central and of Eastern Europe, a great number make their way towards the Western countries, the problem of their pastoral care becomes ever more evident”.
[2] JOHN PAUL II, Apostolic Constitution Sacri Canones, AASLXXXII (1990) 1037.

 

*******

 

Congregazione per

 le Chiese Orientali

 Pontificio Consiglio della Pastorale 

per i Migranti e gli Itineranti

 

LETTERA CONGIUNTA AI GERARCHI DELLE 

CHIESE CATTOLICHE ORIENTALI

 

La sollecitudine pastorale della Chiesa verso i migranti

 

Eminenze/Eccellenze Reverendissime,

Nel 1952, Pio XII, di felice memoria, promulgò la Costituzione Apostolica Exsul Familia, considerata la «magna charta» della pastorale migratoria, i cui elementi fondamentali furono recepiti dallo stesso Concilio Vaticano II e quindi alla base, nel 1969, dell’Istruzione postconciliare De pastorali migratorum cura, a seguito del Motu proprio Pastoralis migratorum cura di Paolo VI. A trentacinque anni di distanza, il primo maggio 2004, il Servo di Dio Giovanni Paolo II approvava il testo dell’Istruzione Erga migrantes caritas Christi(«La carità di Cristo verso i migranti», d’ora in poi EMCC), di questo Pontificio Consiglio.

Con la presente Lettera congiunta desideriamo richiamare la Vostra attenzione sul fenomeno attuale delle migrazioni, ribadendo la costante premura pastorale della Chiesa verso le sorelle e i fratelli migranti. Vogliamo altresì offrirVi uno strumento per rinnovare il Vostro impegno circa la mobilità umana, e cioè con ricezione dell’Istruzione Erga migrantes caritas Christi.

Per intravedere l’importanza del fenomeno migratorio, in questi inizi del terzo millennio, basti dire che esso riguarda più di 175 milioni di persone, più o meno il 3% della popolazione mondiale. Si tratta di uomini e donne, bambini e anziani, che – come sapete per esperienza personale di Pastori – lasciano la loro casa e varcano le frontiere nazionali in cerca di sicurezza e benessere per sé e per le proprie famiglie. Nel villaggio, che è sempre più oggi il mondo, reso più piccolo dal progresso tecnologico nelle comunicazioni e nei trasporti e investito dalla globalizzazione, gli squilibri economici, politici e demografici tra Paesi ricchi e poveri, frutto anche di guerra e violenza, spingono la gente a emigrare.

La Chiesa, dal canto suo, cosciente della necessità di rispondere ai drammi dell’emigrazione con una «effettiva e adatta assistenza pastorale» (Ordinamento giuridico-pastorale della EMCC art 1, § 3), vi è impegnata sulla base di una convinzione di fondo, e cioè che «al diritto che i fedeli hanno di ricevere gli aiuti provenienti dai beni spirituali della Chiesa, specialmente dalla Parola di Dio e dai Sacramenti (CIC can. 213, CCEO can. 16) corrisponde il dovere dei Pastori di provvedere tali aiuti, in modo particolare ai migranti, attese le loro particolari condizioni di vita» (Ordinamento giuridico-pastorale della EMCC art 1, § 1). A partire da questo principio, la EMCC intende rispondere in modo adeguato anche alle particolari esigenze dei migranti cattolici dei riti orientali, oggi sempre più numerosi (cfr EMCC 52; CCEO can. 28; LG 23)[1].

Non si tratta soltanto di una questione pratica di opportunità, suggerita dalla mobilità dei migranti cattolici delle Chiese Orientali, in costante aumento. Si intende, invece, evidenziare la pari dignità dei fedeli nella Chiesa, che consente all’unica Chiesa Cattolica di respirare, anche in contesto migratorio, quasi «con due polmoni» (EMCC 25).[2] Inoltre, la presenza sempre più consistente di migranti Orientali non in piena comunione con la Chiesa cattolica, in contesti occidentali, incoraggia e promuove il dialogo ecumenico, a partire dal mutuo rispetto e dall’attenzione verso tradizioni culturali e religiose differenti.

In effetti, bisogna riconoscere la «necessità di salvaguardare universalità e unità che non può contrastare, al tempo stesso, con la pastorale specifica, la quale possibilmente affida i migranti a Presbiteri della loro lingua, della stessa Chiesa sui iuris, o a Presbiteri ad essi affini dal punto di vista linguistico-culturale» (EMCC 38). La sollecitudine pastorale verso i migranti, sia orientali che di rito latino, dunque, si rivela un autentico «segno dei tempi» moderni, per il fatto che essa mira a costruire la vera cattolicità, scongiurando il pericolo della divisione, che può degenerare in atteggiamenti xenofobi, quando non addirittura razzisti. In vista di ciò, le vie da privilegiare sono quelle dell’accoglienza, in un autentico itinerario di comunione.

Questi sono, del resto, i contenuti essenziali dell’Istruzione, che sviluppa una lettura delle migrazioni viste dal punto di vista della storia della salvezza, appunto come «segno dei tempi» (prima parte). Si dà, quindi, forte rilievo alla pastorale dell’accoglienza (seconda parte), per passare poi a trattare degli operatori pastorali (terza parte) e delle relative strutture di pastorale missionaria (quarta parte). Gli aspetti normativi costituiscono, infine, un apposito Ordinamento giuridico-pastorale.

Vi incoraggiamo, pertanto, a fare riferimento all’Istruzione EMCC, per desumere da essa suggerimenti e orientamenti pastorali e missionari, frutto dell’esperienza della Chiesa universale, nel rispetto delle grandi Discipline e Tradizioni Orientali, al servizio delle persone migranti. Siamo convinti, infatti, che le migrazioni offrano alla Chiesa l’opportunità storica (il kairos di cui parlano gli scritti neotestamentari) per una verifica delle sue note caratteristiche. Esse sono, oltre la già menzionata unità e cattolicità, l’apostolicità e la missionarietà (cfr EMCC 97,100), espresse nella armoniosa molteplicità e diversità di popoli, lingue e culture, nonché la santità (cfr EMCC 97), senza dimenticare che la Chiesa si caratterizza, con una densa metafora teologica, come popolo di Dio in cammino, in quella dimensione escatologica di cui i migranti sono per l’appunto «segno visibile» (EMCC 17).

In questo modo, la Vostra nota sollecitudine pastorale, nell’importante campo delle migrazioni, renderà manifesta la carità cristiana come via alla conservazione e dilatazione della fede e dell’evangelizzazione. Essa saprà ispirarsi alla grande, comune Tradizione ecclesiale, radicata nel kerygma evangelico, per esprimere la concretezza della testimonianza, mediante la promozione umana, in termini di accoglienza, solidarietà e comunione (cfr EMCC 22, 28, 34, 38-43, 98-99) e – come dicevamo – mediante il dialogo, con i temi connessi della inculturazione della fede (EMCC 34-36), del pluralismo etnico e culturale (cfr EMCC 34, 35 e 103), nonché dell’«annuncio esplicito del Vangelo» (EMCC 59). Anche per questo, ribadiamo l’importanza della cura pastorale delle diverse Chiese sui iuris (cfr EMCC 52-55). Tale cura costituisce il modo più efficace per salvaguardare le ricchezze della diversità delle tradizioni e dei patrimoni orientali, tanto raccomandato dal Concilio Vaticano II (cfr OE 5-6; UR 15).

Auspichiamo, pertanto, che le Conferenze Episcopali procedano al più presto alla formazione della Commissione nazionale per le migrazioni, di cui all’art. 19 dell’Ordinamento giuridico-pastorale di EMCC, poiché tale organo potrà essere garanzia e strumento efficace nell’applicazione della medesima Istruzione.

Siamo certi che questa nostra Lettera Vi incoraggerà e aiuterà a predisporre o a continuare una adeguata e specifica assistenza alle sorelle e ai fratelli migranti, sia che vengano a Voi sia che siano membri delle Vostre Chiese che partono, nello spirito del monito evangelico: «ero forestiero e mi avete accolto… ogni volta che avete fatto queste cose a uno dei miei fratelli più piccoli, l’avete fatto a me» (Mt 25,35.40). Ci confermiamo, in comunione,

 

                                                               dev.mi in Cristo,

Ignace Moussa Cardinale Daoud I 

Prefetto 

Stephen Fumio Cardinale Hamao

Presidente

 

 

+ Antonio Maria Vegliò 

Arcivescovo Titolare di Eclano

Segretario

 

 

+ Agostino Marchetto

Arcivescovo Titolare di Astigi

Segretario

                                      

Dal Vaticano, 8 Ottobre 2005

 
[1]Cfr anche EMCC 25: «Poiché nella mobilità umana ora sono legioni pure i fedeli delle Chiese Cattoliche Orientali dall’Asia e dal Medio Oriente, dall’Europa centrale e orientale, che si dirigono verso i Paesi d’Occidente, si pone in modo evidente il problema anche della loro cura pastorale».
[2]Giovanni Paolo II Costituzione Apostolica Sacri Canones: AAS LXXXII (1990) 1037.

 

*******

Congrégation  

pour l'Evangélisation des Peuples

 

Conseil Pontifical pour la Pastorale

des Migrants et des Personnesen Déplacement 

           

LETTRE COMMUNE ADRESSÉE AUX ORDINAIRES DIOCÉSAINS

SUR LA PASTORALE DE LA MOBILITÉ HUMAINE

 

Excellence Révérendissime,

Aujourd'hui, le phénomène de la mobilité humaine constitue le plus vaste mouvement migratoire de personnes de tous les temps. Constamment, il fut au coeur de la sollicitude du Saint Siège, sollicitude manifestée par des interventions visant à mettre en évidence d'une part la lecture chrétienne de cette réalité sociale, d'autre part la proposition de dynamiques pastorales attentives et respectueuses de la personne de l'étranger, dans la perspective missionnaire du témoignage de la Bonne Nouvelle du Christ Seigneur.

Dans ce contexte se situe l'Instruction Erga migrantes caritas Christi («La charité du Christ envers les migrants») de ce Conseil Pontifical, dont la publication a été significativement autorisée par le Serviteur de Dieu, le Pape Jean Paul II, le premier mai de l'an dernier, trente-cinq ans après le Motu proprio de Paul VI Pastoralis migratorum cura et l'Instruction relative élaborée par la Congrégation pour les Evêques De pastorali migratorum cura (1969). Aujourd'hui, l'Instruction Erga migrantes caritas Christi répond «surtout aux nouveaux besoins spirituels et pastoraux des migrants» et vise à «transformer de plus en plus l'expérience migratoire en moyen de dialogue et d'annonce du message chrétien» (EMCC 3).

Par la présente Lettre commune, nous désirons donc reconnaître et confirmer l'engagement des Eglises particulières, impliquées dans des situations souvent dramatiques, lorsqu'elles affrontent les nombreux problèmes liés à la mobilité humaine, et, en même temps, nous vous invitons à puiser dans le nouveau Document les suggestions et les orientations pastorales et missionnaires, fruit de l'expérience de l'Eglise universelle, au service des personnes touchées par ce phénomène, véritable signe des temps, dans la ligne du Concile Oecuménique Vatican II (cfr EMCC 14ss).

Aujourd'hui, selon une estimation, les migrations concernent, au minimum, 175 millions d'hommes et de femmes, enfants et personnes âgées, qui vivent en dehors de leur propre Pays d'origine comme migrants économiques ou réfugiés et demandeurs d'asile, soit 2,9% de la population mondiale.

La migration de nombreux fidèles vous préoccupe certainement, Vous, les Pasteurs de l'Eglise, même lorsque la migration est volontaire, régulière ou légale, mais plus encore lorsque les déplacements sont irréguliers, souvent réalisés avec l'aide d'organisations criminelles. L'Eglise dans son universalité, mais aussi dans sa réalité locale, est donc appelée à scruter et interpréter, à la lumière de l'Evangile, ce signe de notre temps (cfr Gaudium et Spes 4). Ce discernement doit normalement inspirer des attitudes et des actions, des programmes et des structures dans vos Eglises particulières, pour redécouvrir ou confirmer les valeurs et les initiatives que le texte de l'Instruction Erga migrantes caritas Christi décrit même dans le détail (cfr les parties II, III, IV et l'Ordre juridico‑pastoral). Il est évident, que les territoires ecclésiastiques dépendants de cette Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples devront particulièrement veiller à la dimension missionnaire, la communion entre Eglises d'origine et Eglises d'accueil, voire même au devoir ecclésial de la tutelle de la personne humaine, et de l'institut familial intéressé par l'émigration. A ce propos, il est utile de rappeler ici quelques aspects importants, autrement dit:

1) l'expérience migratoire, malgré toutes ses difficultés, est également une occasion de nouvelle évangélisation et de mission, par le fait que l'on peut y réaliser une catholicité de l'Eglise particulière et concrète, une proclamation de l'Evangile même explicite (cfr EMCC 59), qui s'adresse à tout l'homme et à tous les hommes (cfr EMCC 97), avec encore une place pour le dialogue interreligieux qui soutiendrait aussi la dimension spirituelle de tous (cfr EMCC 69)[1]. Le fait migratoire, à la lumière de l'action bien que mystérieuse de l'Esprit Saint, peut assumer, par conséquent, le sens d'action providentielle de Dieu (cfr EMCC 9).

2) la pastorale des migrants naît, ensuite, dans la vision conciliaire, d'une ecclésiologie de communion, qui s'exprime, entre autres choses, par le dialogue entre les Eglises de départ et celles d'accueil (cfr EMCC 70). Par conséquent, des commissions spécifiques ne devraient pas manquer de garantir à la coopération stabilité et développement, pour le bien de tous les intéressés (cfr EMCC, Ordre juridico‑pastoral, art. 19).

3) Finalement, en ce qui concerne les droits humains des migrants, la Doctrine sociale de l'Eglise, dont l'Instruction s'en fait amplement l'écho, affirme la place centrale de la personne humaine. En vertu de cette affirmation, l'être humain ne peut jamais être réduit à un instrument, à une force‑travail, à une marchandise d'échange ou à un quelconque autre facteur de production. D'ici vient la défense des droits des migrants homme‑femme‑et enfants (cfr EMCC 5, 27, 29 et Ordre juridico‑pastoral, art. 2). C'est pourquoi, même vos interventions pastorales doivent porter une grande attention à ces droits et aux causes des nombreuses injustices et inégalités, qui sont à l'origine des migrations et des déplacements forcés. La connaissance des racines et des causes de l'émigration constituera, en effet, le point de force pour une défense équitable du «droit à émigrer pour une meilleure réalisation des propres capacités et aspirations et des projets de chacun» (EMCC 29), mais aussi et, surtout, du «droit à ne pas émigrer, autrement dit à être dans les conditions de réaliser ses propres droits et légitimes exigences dans le Pays d'origine» (EMCC 29)[2]. Dans tous les cas, même dans l'engagement nécessaire pour la justice, la promotion humaine et la solidarité‑assistance (cfr EMCC 39, 43, 91‑95), il ne faut pas oublier ce qui est spécifique de la nouvelle évangélisation, la dimension fondamentale missionnaire et pastorale de votre ministère sacré (cfr EMCC 97), dans le domaine des migrations.

4) Ainsi, il ressort toujours plus clairement que la dimension socio‑caritative de l'apostolat dans le domaine de la mobilité humaine a besoin d'être complétée par la dimension proprement ecclésiale et missionnaire, œcuménique et interreligieuse. Ce sont surtout les migrations des non‑chrétiens qui poussent les Eglises particulières ‑ qui continuent à réaliser leur vocation missionnaire ad gentes ‑ à constater qu'aujourd'hui la mission vient aussi à nous et qu'elle se transforme quelquefois en missio ad migrantes pour toute la communauté chrétienne, devenant parfois missio migrantium (cfr EMCC 38).

C'est pourquoi, nous vous adressons cet appel afin que vous mainteniez grandement ouverte la vision de votre ministère, dans la dimension missionnaire susmentionnée, qui vous anime déjà avec vos Eglises particulière (cfr EMCC 89‑90; 100).

Là où les mouvements migratoires seront plus consistants, il sera important de veiller à ce que les migrants catholiques eux-mêmes soient les protagonistes de cette mission pastorale, et non pas seulement des réceptacles. Autrement dit, qu'ils soient eux aussi impliqués activement et d'une façon responsable dans la vie de la communauté locale (cfr EMCC 91)[3]. Progressivement et de cette manière, vous parviendrez à la communion véritable , en partant de la collaboration fraternelle entre Vous, le Clergé, et les Agents de la pastorale spécifique de la mobilité humaine, dans le but d'atteindre le Peuple de Dieu tout entier (cfr EMCC 91‑95). La catholicité en sera certainement enrichie, et les préjugés, les suspicions, les discriminations, le tribalisme, la xénophobie pour ne pas dire le racisme, laisseront la place à l'accueil et à la solidarité (cfr EMCC 37-43). A ce propos, la création d'une Commission diocésaine spécifique pourrait être nécessaire, là où elle n'existerait pas encore, avec une référence à la Commission correspondante de la Conférence Episcopale, ou du moins, à un Evêque "Promoteur" national, chargé de ce service (cfr EMCC 70).

A ceux qui parmi vous êtes à la tête d'Eglises de départ des mouvements migratoires nous rappelons l'importance de prédisposer des canaux d'information au service des futurs migrants, afin qu'ils soient informés du phénomène complexe qu'ils auront à vivre.

En outre, il sera nécessaire d'élaborer un programme de formation adéquate pour ceux qui se préparent à exercer un ministère parmi les migrants. Que les candidats au Sacerdoce et au Diaconat permanent, les Présidents des communautés chrétiennes, les Catéchistes et tous les fidèles laïcs, se sentent aidés, par Vous, à édifier leur formation et de leur apostolat sur un esprit authentiquement missionnaire, même dans le domaine de la mobilité humaine; une formation qui les rende aussi disponibles, chacun selon sa vocation spécifique, non seulement à témoigner dans le diocèse d'appartenance, mais aussi en dehors de la patrie, et si cela est nécessaire, parmi les compatriotes émigres.[4]

En dernier lieu, nous rappelons à tous ceux qui, parmi vous, ne sont pas dans l'immédiat touchés par les mouvements migratoires, parce que leurs Eglises ne sont ni des terres de départ, ni des terres d'arrivée ou de transit, l'importance d'être bien informés sur ce phénomène qui, de plus en plus, prend une configuration permanente et structurelle (cfr EMCC 1). Spontanément, la question de savoir s'il sera possible d'offrir, quel que soit le mode, un service missionnaire à nos frères et soeurs qui vivent le drame de la mobilité vient à l'esprit. Leur histoire est une annonce du mystère pascal, pour lequel, mort et résurrection tendent à la «création nouvelle» (2 Cor 5,17; Ga 6,15; Ap 21,1.5), dans laquelle, au‑delà des différences ethniques ou culturelles, ne compte que l'unité en Christ (cfr. Eph 2,19; Ga 3,28; Col 3, 11; EMCC 103).

Nous sommes certains que notre Lettre commune ne manquera pas de produire des fruits d'un engagement missionnaire renouvelé et authentique dans le champ pastoral important et spécifique de la mobilité humaine. C'est pourquoi, nous élevons notre prière vers Dieu «de qui tire son nom toute paternité au ciel et sur la terre» (Eph 3,15).

 

Crescenzio Cardinal Sepe 

Préfet

Stephen Fumio Cardinal Hamao 

Président

 

 

+ Robert Sarah 

Archevêque Emérite de Conakry

Secrétaire

 

 

+ Agostino Marchetto 

Archevêque Titulaire de Astigi 

Secrétaire

 


[1]Cfr aussi EMCC 9, 37‑38, 59‑60, 69.
[2]Cf.aussi Conseil Pontifical de la Pastorale pour les migrants et les Itinérants, Discours du Saint Père, 2: Acte du IV Congrès Mondial sur la Pastorale des Migrants et des Réfugiés (5‑10 octobre 1998, Cité du Vatican 1999, p. 9).
[3]La constitution de structures nouvelles et spécifiques, réglementées par le CIC et le CCEO, est présentée dans EMCC 24‑26; 49‑69 et dans l'Ordre juridico‑pastoral de la même Instruction.
[4] A ce sujet, des indications se trouvent déjà dans la Ratio fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (cfr AAS 62, 1970, 321‑384) et dans la Ratio fundamentalis Institutionis Diaconorum Permanentium (cfr AAS 90, 1998, 843‑879); un exposé plus détaillé se trouve dans EMCC 71‑88, ainsi que dans l'Ordre juridico‑pastoral relatif. En particulier, sont signalés les Cahiers Universitaires et la Revue People on the Move, de ce Conseil Pontifical, comme «subsides valides dans l'enseignement de la thématique migratoire»: EMCC 71. Dans le Document final du dernier Congrès mondial de la Pastorale pour les migrants et Réfugiés (Rome, 17‑22 novembre 2003) il est recommandé d'intégrer les programmes d'étude préparés pour les Agents de la pastorale de la mobilité humaine par des initiatives spécifiques, comme programmes de formation et des cours universitaires. Entre autre, l'activité à Rome du SIMI (Scalabrini International Migration Institute) est mentionnée. Il s'agit d'un Institut universitaire spécialisé, incorporé à l'Université Pontificale Urbanienne.

 

*******

Congregation 

for the 

Evangelisation of Peoples

Pontifical Council for the 

Pastoral Care of Migrants 

and Itinerant People

            

JOINT LETTER TO DIOCESAN ORDINARIES

ON THE PASTORAL CARE OF HUMAN MOBILITY

 

Dear Bishop,

The phenomenon of human mobility in our day constitutes the largest movement of people of all times. It is constantly at the centre of the Holy See’s concern, expressed in interventions to underscore both the Christian viewpoint of this social reality and the proposal of attentive and respectful pastoral care of the stranger in view of the missionary prospect of bearing witness to the Good News of Christ the Lord.

In this context is set the Instruction Erga migrantes caritas Christi («The love of Christ towards migrants») published by this Pontifical Council with the significant authorisation of the Servant of God, John Paul II, on May 1st 2004, thirty five years after the Motu proprio Pastoralis migratorum cura issued by Paul VI and the relative Instruction prepared by the Congregation for Bishops De pastorali migratorum cura (1969). The Instruction Erga migrantes caritas Christi responds «to the new spiritual and pastoral needs of migrants» and aims «to make migration more and more an instrument of dialogue and proclamation of the Christian message» (EMCC 3).

With this joint letter we wish therefore to recognise and confirm the commitment of local Churches involved in often dramatic situations, to help solve the numerous problems connected with human mobility. At the same time, we wish to encourage you to draw from this new document pastoral and missionary suggestions and guidelines that are the fruit of the experience of the universal Church at the service of people affected by this phenomenon which is manifestly a sign of our times, in line with the Second Vatican Council (cfr EMCC 14ss).

It is estimated that present day migration affects at least 175 million men, women, children and elderly people living outside their country of origin, including economic migrants, refugees or asylum seekers. The figure represents 2.9 per cent of the world’s entire population.

The migration of many of the faithful is certainly a concern for you the Church’s Bishops and shepherds, even when it is voluntary, regular and legal, but even more so when this movement is illegal, often undertaken with the aid of criminal organisations. The Church in her universality, but also in her local reality, is therefore called to probe and interpret in the light of the Gospel such a clear sign of our times (cfr Gaudiun et Spes 4). This discernment should usually inspire attitudes and actions, programmes and structures in your particular Churches aimed at rediscovering or confirming values and initiatives which the text of the Instruction Erga migrantes caritas Christi describes in detail (cfr parts II, III, IV and Juridical Pastoral Regulations). Of special interest for ecclesiastical jurisdictions dependent on this Congregation for the Evangelisation of Peoples will obviously be the missionary dimension, communion between the Church of origin and that of arrival, as well as the ecclesial task of protecting the human person and the institution of the family affected by emigration. In this regard it is helpful to take a closer look at certain aspects which seem important, namely:

1) The migration experience, despite all its difficulties, is nevertheless an opportunity for new evangelisation and mission, due to the fact that it is possible to realise the concrete catholicity of the Church, even the explicit proclamation of the Gospel (cfr EMCC 59) addressed to the whole human person and to all peoples (cfr EMCC 97), with space also for inter‑religious dialogue to support the spiritual dimension of all (cfr EMCC 69)[1].The fact of migration, in the light of the mysterious working of the Holy Spirit, can assume therefore, the sense of God's providential work (cfr EMCC 9).

2) In the vision of the Council, care for migrants is born from an ecclesiology of communion, which finds expression, among other things, in dialogue between the Church of origin and the Church of arrival (cfr EMCC 70). Special Commissions therefore will guarantee stability and development for co‑operation for the good of all concerned (cfr EMCC Juridical Pastoral Regulations Art. 19).

3) Lastly, with regard to the human rights of migrants, the Social Doctrine of the Church to which the Instruction refers amply, affirms the centrality of the human person. Hence the human being may never be reduced to a tool, labour force, trading merchandise, or any other factor of production. From this also flows the defence of the rights of men and women migrants and those of their children (cfr EMCC 5, 27, 29 and Juridical Pastoral Regulations Art. 2). This is why your pastoral interventions should give great attention to these rights and to the causes of much injustice and disparity which lies at the origin of migration and forced moving. Knowledge of the roots and causes of emigration will be in fact a strong point for proper defence of «the right to emigrate so that the individual can turn his abilities, aspirations and projects to better account» (EMCC 29), and also and above all «the right of the individual not to emigrate is affirmed, that is, the right to be able to achieve his rights and satisfy his legitimate demands in his own country» (EMCC 29)[2]. Whatever the case, besides the necessary commitment to justice, human promotion and solidarity‑assistance (cfr EMCC 39‑43, 91‑95), not to be forgotten is the specific new evangelisation, the fundamental missionary and pastoral foundation of your sacred ministry (cfr EMCC 97), in the migrant sector.

4) It is therefore ever more evident that the social/charity dimension of the apostolate in the field of human mobility needs to be completed with the strictly ecclesial and missionary, ecumenical and inter‑religious dimension. It is above all migrant movements of non Christians which make the particular Churches realise that while carrying on the missionary vocation ad gentes, today the mission comes to us, it becomes missio ad migrantes for the entire Christian community and it also becomes missio migrantium (cfr EMCC 38).

Hence our appeal to you to maintain the vision of your ministry wide open to the mentioned missionary dimension which already animates you and your particular Church (cfr EMCC 89‑90; 100).

Where consistent flows of immigrants are registered it will therefore be important to help Catholic migrants become leaders, and not only receivers, in this pastoral mission. This means they should be actively and responsibly involved in the life of the local community (cfr EMCC 91)[3].Gradually authentic communion can be built up, starting with brotherly collaboration between you Bishops, your clergy and those working for the specific pastoral care for human mobility, so as to reach the entire People of God (cfr EMCC 91‑95).This will certainly enrich Catholicity in which prejudice, suspicion, discrimination, tribalism, xenophobia, if not racism, give way to receiving and solidarity (cfr EMCC 37‑43). In this regard it may be necessary to create a special Diocesan Commission, where this does not already exist, connected with the corresponding Commission within the Bishops’ Conference, or at least a national Bishop Promoter entrusted with this service (cfr EMCC 70).

We remind you Bishops presiding over Churches from where migratory flows set out of the importance of putting channels of information at the service of future migrants so they may become acquainted with the complex phenomenon that they will experience.

Moreover it will be necessary to programme adequate formation for those who intend to minister among migrants. Candidates to the priesthood and those preparing to be permanent deacons, leaders of Christian communities, catechists and all the lay faithful should receive help from you to lay as a foundation for their formation and their apostolate a genuine missionary spirit, also with regard to human mobility, which will render them ready, each according to his or her own vocation, not only to bear witness in the diocese of origin but also in another country if necessary, especially among emigrants who are their own fellow country men and women[4].

Lastly we would like to say to those Bishops who do not feel immediately affected by migrant movements because their country is not a land of departure, arrival or transit, that it is important to be informed about this reality which is becoming more and more a permanent structural phenomenon (cfr EMCC 1). Hence the question will arise if it is not possible however in some way to offer missionary service to our brothers and sisters who are experiencing the dramatic aspect of mobility. Their plight is an announcement of the paschal mystery through which death and resurrection tend towards the «new creation» (2 Cor 5:17; Gal 6:15; Rev 21:1,5), in which, beyond all ethnic or cultural differences, what counts is unity in Christ (cfr. Eph 2:19; Gal 3:28; Col 3:11; EMCC 103).

We are certain this joint letter will bear fruits of renewed and genuine missionary commitment in the important specific field of pastoral care for human mobility. And in view of this we give thanks to God «from whom every family in heaven and on earth is named» (Eph 3:15) and we remain, in communion,

yours in Christ,

Crescenzio Cardinal Sepe 

Prefect

Stephen Fumio Cardinal Hamao

President

 

 

 + Robert Sarah

Archbishop Emeritus of Conakry 

Secretary

 

 

+Agostino Marchetto

Titular Archbishop of Astigi

Secretary



[1] Cfr also EMCC 9, 37‑38, 59‑60, 69.
[2] Cfr also Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People Holy Father's address, 2: Acts of the 4th International Congress on Pastoral Care for Migrants and Refugees (5‑10 October 1998), Vatican City 1999, p. 9.
[3] The constitution of new specific structures, regulated by the CIC and CCEO, is presented in EMCC 24‑26; 49‑69 and in the Juridical and Pastoral Regulations of the same Instruction.
[4] Indications in this regard can be found in Ratio fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (cfr AAS 62, 1970, 321‑384) and Ratio fundamentalis Institutionis Diaconorum Permanentium (cfr AAS 90, 1998, 843‑879); a more detailed picture can be found in EMCC 71‑88, and the relative Ordinamento giuridico‑pastorale. In particular see Quaderni Universitari and the magazine People on the Move, issued by this Pontifical Council, as «valid tools for teaching on the subject of migration»: EMCC 71. The final document of the last International Congress on Pastoral Care for Migrants and Refugees (Rome 17‑22 November 2003) recommends that study plans for pastoral operators in the pastoral care of human mobility should be completed with specific initiatives, like formation programmes and university courses. Among other things, reference is made to the activity in Rome of SIMI ( Scalabrini International Migration Institute), a specialised university institute incorporated into the Pontifical Urban University.

 

*******

Congregazione 

per l’Evangelizzazione dei Popoli 

Pontificio Consiglio della Pastorale 

per i Migranti e gli Itineranti

 

Lettera Congiunta agli Eccellentissimi Ordinari Diocesani sulla Pastorale della Mobilità Umana

 

Eccellenza Reverendissima,

Il fenomeno odierno della mobilità umana costituisce il più vasto movimento di persone di tutti i tempi. Esso è stato costantemente al centro delle premure della Santa Sede, che si è espressa con interventi intesi a mettere in evidenza sia la lettura cristiana di questa realtà sociale, sia la proposta di dinamiche pastorali attente e rispettose della persona dello straniero, nella prospettiva missionaria della testimonianza della Buona Novella di Cristo Signore.

In questo contesto si colloca l’Istruzione Erga migrantes caritas Christi («La carità di Cristoverso imigranti») di questo Pontificio Consiglio, la cui pubblicazione è stata significativamente autorizzata dal Servo di Dio Giovanni Paolo II il primo maggio dello scorso anno, sette lustri dopo il Motu propriodi PaoloVI Pastoralis migratorum curae la relativa Istruzione elaborata dalla Sa­cra Congregazione per i Vescovi De pastorali migratorum cura (1969). L’Istruzione Erga migrantes caritas Christi risponde ora «soprattutto ai nuovi bisogni spirituali e pastorali dei migranti» ed è intesa a «trasformare sempre più l’esperienza migratoria in veicolo di dialogo e di annuncio del messaggio cristiano» (EMCC 3).

Con la presente Lettera congiunta desideriamo, perciò, ad un tempo riconoscere e confermare l’impegno delle Chiese particolari, coinvolte in situazioni spesso drammatiche, nel fronteggiare i tanti problemi connessi con la mobilità umana, mentre La invitiamo ad attingere dal nuovo Documento suggerimenti e orientamenti pastorali e missionari, frutto dell’esperienza della Chiesa universale, al servizio delle persone coinvolte in questo fenomeno, che si rivela segno dei nostri tempi, nella linea del Concilio Ecumenico Vaticano II (cfr EMCC 14ss).

Le odierne migrazioni interessano ― si stima ― almeno 175 milioni di uomini e donne, bambini e anziani, che vivono al di fuori del proprio Paese di origine come migranti economici o come rifugiati e richiedenti asilo, un numero pari al 2,9% della popolazione mondiale.

La migrazione di tanti fedeli preoccupa certamente Voi, Pastori della Chiesa, anche quando è volontaria, regolare o legale, ma ancor più quando i movimenti sono irregolari, spesso realizzati con l’aiuto di organizzazioni criminali. La Chiesa nella sua universalità, ma anche nella sua realtà locale, è dunque chiamata a scrutare e interpretare, alla luce del Vangelo, un tale segno del nostro tempo (cfr Gaudium et Spes 4). Tale discernimento deve normalmente ispirare atteggiamenti e azioni, programmi e strutture nelle Vostre Chiese particolari, volti a riscoprire o confermare valori e iniziative che il testo dell’Istruzione Erga migrantes caritas Christi descrive anche in dettaglio (cfr le parti II, III, IV e l’Ordinamento giuridico-pastorale). Di interesse particolare per le giurisdizioni ecclesiastiche dipendenti da questa Congregazione per l’Evangelizzazione dei Popoli saranno evidentemente la dimensione missionaria, la comunione tra le Chiese d’origine e quelle di arrivo, e altresì il compito ecclesiale di tutela della persona umana, nonché dell’istituto familiare interessato dall’emigrazione. A questo proposito torna utile mettere a fuoco alcuni aspetti, che risultano di rilievo, vale a dire:

1) L’esperienza migratoria, nonostante tutte le sue difficoltà, è pure occasione di nuova evangelizzazione e di missione, per il fatto che vi si può realizzare una particolare, concreta cattolicità della Chiesa, una proclamazione del Vangelo anche esplicita (cfr EMCC 59), che si rivolge a tutto l’uomo e a tutti gli uomini (cfr EMCC 97), con spazio altresì per il dialogo interreligioso anche a sostegno della dimensione spirituale di tutti (cfr EMCC 69).[1] Il fatto migratorio, alla luce dell’azione pur misteriosa dello Spirito Santo, può assumere, perciò, il senso di azione provvidenziale di Dio (cfr EMCC 9).

2) La pastorale dei migranti nasce, poi, in visione conciliare, da una ecclesiologia di comunione, che si esprime, fra l’altro, attraverso il dialogo tra Chiese di partenza e di arrivo (cfr EMCC 70). Apposite Commissioni, quindi, non dovrebbero mancare di garantire stabilità e sviluppo alla cooperazione, per il bene di tutti gli interessati (cfr EMCC, Ordinamento giuridico-pastorale, Art. 19).

3) Per quanto riguarda, infine, i diritti umani dei migranti, la Dottrina sociale della Chiesa, di cui l’Istruzione si fa ampia eco, attesta la centralità della persona umana. In forza di ciò, l’essere umano non può mai essere degradato a strumento, forza-lavoro, merce di scambio o a qualsiasi altro fattore di produzione. Da qui sgorga anche la difesa dei diritti dell’uomo e della donna migrante e quelli dei loro figli (cfr EMCC 5, 27, 29 e Ordinamento giuridico-pastorale, Art. 2). Per questo i Vostri interventi pastorali devono porre anche grande attenzione a tali diritti e alle cause di tante ingiustizie e disparità, che sono all’origine delle migrazioni e dei trasferimenti coatti. La conoscenza delle radici e delle cause dell’emigrazione costituiranno, infatti, il punto di forza per una giusta difesa del « diritto a emigrare per una migliore realizzazione delle proprie capacità e aspirazioni e dei progetti di ciascuno » (EMCC 29), ma anche e, soprattutto, del « diritto a non emigrare, ad essere cioè nelle condizioni di realizzare i propri diritti ed esigenze legittime nel Paese di origine » (EMCC 29).[2] In ogni caso, pur nel necessario impegno per la giustizia, per la promozione umana e la solidarietà-assistenza (cfr EMCC 39-43, 91-95), non va dimenticato lo specifico della nuova evangelizzazione, la dimensione fondamentale missionaria e pastorale del Vostro sacro ministero (cfr EMCC 97), nel settore migratorio.

4) Emerge, così, sempre più chiaramente che la dimensione socio-caritativa dell’apostolato nell’ambito della mobilità umana necessita di essere completata da quella più propriamente ecclesiale e missionaria, ecumenica e interreligiosa. Sono soprattutto le migrazioni di non cristiani a far sì che le Chiese particolari, pur continuando a realizzare la loro vocazione missionaria ad gentes, prendano atto che ora anche la missione viene a noi e si trasforma pure in missio ad migrantes per tutta la comunità cristiana, diventando altresì missio migrantium (cfr EMCC 38).

Emerge qui, dunque, l’appello che Vi rivolgiamo a mantenere ampiamente aperta la prospettiva del Vostro ministero, nella menzionata dimensione missionaria, che già Vi anima insieme alle Vostre Chiese particolari (cfr EMCC 89-90; 100).

Là dove si registrano consistenti flussi immigratori, sarà perciò importante cercare che gli stessi migranti cattolici diventino protagonisti in tale missione pastorale, e non solo ricettori. Siano, cioè, anch’essi coinvolti in modo attivo e responsabile nella vita della comunità locale (cfr EMCC 91).[3]Gradualmente, si potrà in tal modo approfondire la vera comunione, a partire dalla fraterna collaborazione tra Voi, il Vostro Clero, e gli Operatori della pastorale specifica della mobilità umana, fino a raggiungere tutto il Popolo di Dio (cfr EMCC 91-95). Ne sarà arricchita certamente la cattolicità, dove pregiudizi, sospetti, discriminazioni, tribalismo, xenofobia, se non razzismo, cedono il passo all’accoglienza e alla solidarietà (cfr EMCC 37-43). A tale proposito, potrebbe essere necessario, là dove essa ancora non esista, la creazione di un’apposita Commissione diocesana, con legame alla corrispondente Commissione in seno alla Conferenza Episcopale, o almeno ad un Vescovo “Promotore” nazionale, incaricato di tale servizio (cfr EMCC 70).

A coloro tra di Voi che presiedono alle Chiese di partenza dei flussi migratori rammentiamo poi l’importanza di predisporre canali di informazione al servizio dei futuri migranti, così da renderli edotti del complesso fenomeno, che essi vivranno.

Inoltre, sarà necessario approntare un piano formativo adeguato per coloro che si apprestano a un ministero tra i migranti. I candidati al Presbiterato e al Diaconato permanente, nonché i Presidenti delle comunità cristiane, i Catechisti e i fedeli laici tutti, siano da Voi aiutati a porre alla base della loro formazione e del loro apostolato uno spirito autenticamente missionario, anche per quanto riguarda la mobilità umana, che li renda altresì disponibili, ciascuno secondo la vocazione propria, non solo a testimoniare nella Diocesi di appartenenza, ma anche fuori dalla patria, se necessario, soprattutto tra i connazionali emigrati.[4]

Diciamo, infine, anche a coloro tra di Voi, che non si sentono coinvolti immediatamente nei movimenti migratori, perché non in terre di partenza, di arrivo o di transito, l’importanza di essere ben informati su questo fenomeno, che sempre più va assumendo una configurazione permanente e strutturale (cfr EMCC 1). Sorgerà così la questione se in qualche modo sia possibile offrire comunque un servizio missionario ai nostri fratelli e alle nostre sorelle, che vivono l’aspetto drammatico della mobilità. La loro vicenda è annuncio del mistero pasquale, per il quale morte e resurrezione tendono alla «nuova creazione» (2Cor 5,17; Gal 6,15; Ap 21, 1-5), nella quale, al di là delle differenze etniche o culturali, conta l’unità in Cristo (cfr. Ef 2,19; Gal 3,28; Col 3,11; EMCC 103).

Siamo certi che questa nostra Lettera congiunta non mancherà di produrre frutti di rinnovato e autentico impegno missionario nell’importante campo pastorale specifico della mobilità umana. In vista di ciò, eleviamo la nostra preghiera a Dio « dal quale ogni paternità nei cieli e sulla terra prende nome » (Ef 3,15) e ci confermiamo, in comunione,

                                                               dev.mi in Cristo,

 

Crescenzio Cardinale Sepe 

Prefetto

Stephen Fumio Cardinale Hamao 

Presidente

 

 

 + Robert Sarah 

Arcivescovo Emerito di Conakr 

Segretario

 

 

+ Agostino Marchetto Arcivescovo 

Titolare di Astigi

Segretario

 

Città del Vaticano, 13 Ottobre 2005

 
[1]Cfr ancora EMCC 9, 37-38, 59-60, 69.
[2]Cfr anche Pontificio Consiglio della Pastorale per i Migranti e gli Itineranti, Discorso del Santo Padre, 2: Atti del IV Congresso Mondiale sulla Pastorale dei Migranti e dei Rifugiati (5-10 Ottobre 1998), Città del Vaticano 1999, p. 9.
[3]La costituzione di nuove specifiche strutture, regolate dal CIC e dal CCEO, è presentata in EMCC 24-26; 49-69 e nell’Ordinamento giuridico-pastorale dell’Istruzione stessa.
[4]Indicazioni al riguardo si trovano già nella Ratio fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (cfr AAS 62, 1970, 321-384) e nella Ratio fundamentalis Institutionis Diaconorum Permanentium (cfr AAS 90, 1998, 843-879); un’esposizione più dettagliata si trova in EMCC 71-88, nonché nel relativo Ordinamento giuridico-pastorale. In particolare, si segnalano i Quaderni Universitari e la Rivista People on the Move, di questo Pontificio Consiglio, come «validi sussidinell’insegnamento della tematica migratori »: EMCC 71. Nel Documento conclusivo dell’ultimo Congresso mondiale della Pastorale per i Migranti e Rifugiati (Roma 17-22 novembre 2003) si raccomanda poi di integrare i piani di studio approntati per gli Operatori della pastorale della mobilità umana mediante iniziative specifiche, come programmi formativi e corsi universitari. Tra l’altro, si menziona l’attività, in Roma, del SIMI (Scalabrini International Migration Institute), un Istituto universitario specializzato, incorporato alla Pontificia Università Urbaniana. 

 

*******

Congregación

para la 

Evangelización de los Pueblos

Pontificio Consejo de la Pastoral

 para los Emigrantes 

y los Itinerantes

 

CARTA CONJUNTA A Los ExCELENTÍSIMOS ORDINARIOS DIOCESANOS,

SOBRE LA PASTORAL DE LA MOVILIDAD HUMANA

 

Excelencia Reverendísima:

El fenómeno actual de la movilidad humana constituye el más amplio movimiento de personas de todos los tiempos. Este fenómeno ha estado constantemente al centro de las preocupaciones de la Santa Sede, que se ha expresado tanto a través de intervenciones orientadas a resaltar la lectura cristiana de esta realidad social, cuanto la propuesta de dinámicas pastorales atentas y respetuosas de la persona del extranjero, en la perspectiva misionera del testimonio de la Buena Nueva de Cristo Señor.

En este contexto se sitúa la Instrucción Erga migrantes caritas Christi («La caridad de Cristo con los emigrantes») de este Consejo Pontificio, cuya publicación ha sido significativamente autorizada por el siervo de Dios Juan Pablo II el 1 de mayo del año pasado, siete lustros después del Motu proprio de Pablo VI Pastoralis migratorum cura y la relativa Instrucción elaborada por la Sagrada Congregación de los Obispos De pastorali migratorum cura (1969). La Instrucción Erga migrantes caritas Christi responde ahora «sobre todo a las nuevas necesidades espirituales y pastorales de los emigrantes» y está orientada a «transformar cada vez más la experiencia migratoria en vehículo de diálogo y de anuncio del mensaje cristiano» (EMCC 3).

Por eso, con la presente carta conjunta deseamos, por una parte, reconocer y confirmar el empeño de las Iglesias particulares, inmersas en situaciones a menudo dramáticas, al afrontar los numerosos problemas relacionados con la movilidad humana, mientras, por otra parte, le invitamos a encontrar en el nuevo Documento sugerencias y orientaciones pastorales y misioneras, fruto de la experiencia de la Iglesia universal, al servicio de las personas implicadas en este fenómeno, que se revela signo de nuestros tiempos, en la línea del Concilio Ecuménico Vaticano II (cfr.EMCC14ss).

Las actuales migraciones interesan ‑se estima‑ al menos a 175 millones de hombres y mujeres, niños y ancianos, que viven fuera de su propio país de origen como emigrantes por causas económicas o como refugiados o solicitantes de asilo, un número igual al 2,9% de la población mundial.

Ciertamente, la emigración de tantos fieles les preocupa a Ustedes, Pastores de la Iglesia, incluso cuando es voluntaria, regular o legal, pero, más aún cuando los movimientos son irregulares, a menudo realizados con la ayuda de organizaciones criminales. La Iglesia, en su universalidad, pero también en su realidad local, está llamada, pues, a escrutar e interpretar, a la luz del Evangelio, este signo de nuestro tiempo (cfr. Gaudium et Spes4).Tal discernimiento debe, normalmente, inspirar actitudes y acciones, programas y estructuras de sus Iglesias particulares, dirigidos a redescubrir o confirmar valores e iniciativas que el texto de la Instrucción Erga migrantes caritas Christi describe incluso detalladamente (cfr. las partes II, III, IV y el Ordenamiento jurídico‑pastoral). De interés particular para las jurisdicciones eclesiásticas dependientes de esta Congregación para la Evangelización de los Pueblos serán, evidentemente, la dimensión misionera, la comunión entre las Iglesias de origen y las de llegada, y también la tarea eclesial de tutela de la persona humana, así como de la institución familiar interesada por la emigración. A este propósito es útil subrayar algunos aspectos, que son relevantes, por ejemplo:

1) La experiencia migratoria, no obstante todas sus dificultades, es también ocasión de nueva evangelización y de misión, por el hecho de que en ella se puede realizar una particular, concreta catolicidad de la Iglesia, una proclamación del Evangelio incluso explícita (cfr.EMCC59), que se dirige a todo hombre y a todos los hombres (cfr.EMCC97), con espacio también para el diálogo interreligioso incluso apoyando la dimensión espiritual de todos[1]. El hecho migratorio, a la luz de la acción, si bien misteriosa, del Espíritu Santo, puede asumir, por eso, el sentido de acción providencial de Dios (cfr.EMCC9).

2) La pastoral de los emigrantes nace, pues, desde una perspectiva conciliar, de una eclesiología de comunión, que se expresa, entre otras cosas, a través del diálogo entre Iglesias de origen y de llegada (cfr.EMCC70).Comisiones apropiadas, pues, deberían garantizar estabilidad y desarrollo a la cooperación, para el bien de todos los interesados (cfr.EMCC, Ordenamiento jurídico‑pastoral, Art.19).

3) Por último, por lo que se refiere a los derechos humanos de los emigrantes, la Doctrina social de la Iglesia, de los que la Instrucción se hace amplio eco, atesta la centralidad de la persona humana. Por esta razón, el ser humano no puede ser nunca degradado a instrumento, fuerza‑trabajo, mercancía de cambio o cualquier otro factor de producción. De aquí nace también la defensa de los derechos del hombre y de la mujer emigrantes y los de sus hijos (cfr.EMCC5, 27, 29 y Ordenamiento jurídico‑pastoral, Art.2). Por esto las intervenciones pastorales de Ustedes deben prestar mucha atención a tales derechos y a las causas de tantas injusticias y desigualdades, que se encuentran al origen de las migraciones y de los traslados forzados. El conocimiento de las raíces y de las causas de la emigración constituirán, así, el punto de fuerza para una justa defensa del«derecho a emigrar para una mejor realización de las propias capacidades y aspiraciones y de los proyectos de cada uno» (cfr. EMCC 29), pero también, y sobre todo, del«derecho a no emigrar, a encontrarse en las condiciones de realizar los propios derechos y exigencias legítimas en el país de origen» (cfr.EMCC29)[2]. De todas formas, incluso en el necesario empeño por la justicia, la promoción humana y la solidaridad‑asistencia (cfr.EMCC39‑43, 91‑95), no hay que olvidar lo específico de la nueva evangelización, la dimensión fundamental misionera y pastoral del sagrado ministerio de Ustedes (cfr. EMCC 97), en el sector de la emigración.

4) Aparece así, cada vez con más claridad que la dimensión socio‑caritativa del apostolado en el ámbito de la movilidad humana necesita que sea completada por aquella más propiamente eclesial y misionera, ecuménica e interreligiosa. Sobre todo las emigraciones de los no cristianos hacen que las Iglesias particulares, incluso continuando a realizar su vocación misionera ad gentes, se den cuenta de que ahora la misión también viene a nosotrosy se trasforma también en missio ad migrantes para toda la comunidad cristiana, convirtiéndose también en missio migrantium (cfr. EMCC 38).

Emerge aquí, pues, la llamada que les dirigimos a Ustedes para que mantengan ampliamente abierta la perspectiva de su ministerio, en la mencionada dimensión misionera, que ya les anima, junto con sus Iglesias particulares (cfr.EMCC89‑90; 100).

En los lugares en los que se registran consistentes flujos migratorios será importante procurar que los mismos emigrantes católicos se conviertan en protagonistas en tal misión pastoral, y no sólo receptores. Estén también ellos implicados de manera activa y responsable en la vida de la comunidad local (cfr. EMCC 91)[3]. De tal modo, se podrá, gradualmente, profundizar la verdadera comunión, a partir de la colaboración fraterna entre Ustedes, su propio clero y los Agentes de la pastoral específica de la movilidad humana, hasta alcanzar a todo el Pueblo de Dios (cfr.EMCC91‑95). Ciertamente, se enriquecerá así la catolicidad, donde prejuicios, sospechas, discriminaciones, tribalismo, xenofobia, si no racismo, ceden el paso a la acogida y a la solidaridad (cfr. EMCC 37‑43). A tal propósito, podría ser necesario, allí donde todavía no exista, la creación de una apropiada Comisión diocesana, con vínculos con la correspondiente Comisión de la Conferencia Episcopal, o al menos con un Obispo “Promotor” nacional, encargado de tal servicio (cfr. EMCC 70).

A quienes entre Ustedes presiden las Iglesias de origen de las corrientes migratorias, recordamos la importancia de predisponer canales de información al servicio de los futuros emigrantes, de manera que estén al corriente del fenómeno tan complejo que vivirán.

Además, será necesario preparar un plan formativo adecuado para quienes se preparan a un ministerio entre los emigrantes. Ayuden Ustedes a los candidatos al Presbiterado y al Diaconado permanente, así como a los Presidentes de las comunidades cristianas, a los Catequistas y a todos los fieles laicos a poner en la base de su formación y de su apostolado un espíritu auténticamente misionero que les haga disponibles, cada uno según su propia vocación, no sólo a ser testigo en la Diócesis a la que pertenece, sino también fuera de la patria, si fuera necesario, sobre todo entre los compatriotas emigrados[4].

Por último, les comunicamos a quienes de entre Ustedes no se sienten directamente implicados en los movimientos migratorios, porque no se encuentran en tierra de origen, de llegada o de tránsito, la importancia de estar bien informados sobre este fenómeno, que cada vez más va asumiendo una configuración permanente y estructural (cfr. EMCC 1). Surgirá así la cuestión sobre si será posible ofrecer de alguna manera un servicio misionero a nuestros hermanos y hermanas, que viven el aspecto dramático de la movilidad. Su situación es anuncio del misterio pascual, por el cual muerte y resurrección tienden a la «nueva creación» (2Cor 5, 17; Gal 6, 15; Ap 21, 1-5), en la cual, más allá de las diferencias étnicas o culturales, cuenta la unidad en Cristo (cfr. Ef 2, 19; Gal 3, 28; Col 3, 11; EMCC 103).

Estamos seguros de que esta nuestra Carta conjunta no dejará de producir frutos de renovado y auténtico compromiso misionero en el importante campo pastoral específico de la movilidad humana. En vistas de ello, elevamos nuestra oración a Dios «de quien toma nombre toda familia en el cielo y en la tierra» (Ef 3, 15) y nos confirmamos, en comunión,

                                                                  devotísimos en Cristo

 

Crescenzio Cardenal Sepe 

Prefecto

Stephen Fumio Cardenal Hamao

Presidente

 

 

+ Robert Sarah

Arz. Emérito di Conakry

Secretario

 

 

+ Agostino Marchetto

Arz. Titular de Ecija

Secretario

 

 


[1]Cfr. también EMCC 9, 37‑38, 59‑60, 69.
[2]Cfr. también Pontificio Consejo de la pastoral para los emigrantes y los itinerantes, Discurso del Santo Padre, 2: Actas del IV Congreso Mundial sobre la Pastoral de los Emigrantes y de los Refugiados (5‑10 de octubre de 1998), Ciudad del Vaticano 1999, pág. 9.
[3]La constitución de nuevas estructuras específicas, reguladas por el CIC y por el CCEO, se encuentran presentadas en EMCC 24‑26; 49‑69 y en el Ordenamiento jurídico‑pastoral de la misma Instrucción.
[4] Indicaciones al respecto se encuentran ya en la Ratio fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (cfr. AAS 62, 1970, 321‑384) y en la Ratio fundamentalis Institutionis Diaconorum Permanentium (cfr. AAS 90, 1998, 843‑879); una exposición más detallada se encuentra en EMCC 71‑78, así como en el relativo Ordenamiento jurídico‑pastoral. De manera particular, se señalan los Quaderni Universitari y la Revista People on the Move, de este Pontificio Consejo, como «válidos susbsidios en la enseñanza de la temática que se refiere a la emigración»: EMCC 71. En el Documento Conclusivo del último Congreso Mundial de la Pastoral de los Emigrantes y Refugiados (Roma, 17‑22 de noviembre de 2003) se recomienda integrar los planes de estudio preparados para los Agentes de la Pastoral de la movilidad humana mediante iniciativas específicas, como programas formativos y cursos universitarios. Entre otras cosas, se menciona la actividad, en Roma, del SIMI (Scalabrini International Migration Institute), un Instituto universitario especializado, incorporado a la Pontificia Universidad Urbaniana.

 

*******

 

Congrégation 

pour les Instituts de vie consacrée 

et les Sociétés de vie apostolique

 

Conseil Pontifical pour la Pastorale

des Migrants et des Personnes

en déplacement 

 

 

 

Lettre Conjointe AdressÉe aux Supérieures Générales et aux Supérieurs Généraux 

des Instituts de Vie Consacrée et des SociétÉs 

de Vie Apostolique

 

 

Engagement pastoral en faveur des migrants, réfugiés et autres 

personnes atteintes par les drames de la mobilité humaine

 

 

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Vers la fin des années 80, nos deux Dicastères adressèrent aux Instituts de vie consacrée et aux Sociétés de vie apostolique une invitation à renforcer et à élargir leur engagement pastoral en faveur des migrants, des réfugiés et de tous ceux qui subissent les expériences dramatiques de la mobilité humaine[1]. Depuis nous avons pu constater, avec joie, que l’attention pastorale à ces catégories de personnes occupe une place toujours plus importante dans vos priorités et programmes pastoraux. De cela nous rendons grâce à Dieu et nous vous remercions vous tous et ceux qui vous ont précédés, parce que vous avez su répondre, de manière généreuse, à ce signe des temps. 

Récemment, le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en déplacement a publié une Instruction intitulée Erga migrantes caritas Christi (La charité du Christ envers les migrants),[2]qui a été et qui est objet de réflexion et d’étude dans de nombreux pays et aussi au niveau continental. Nous souhaitons qu’elle devienne toujours plus un guide pour vos confrères et vos consœurs qui s’emploient à porter aussi l’Évangile du Christ dans le monde de la mobilité humaine. Dans ce but, nous avons décidé de vous envoyer cette lettre avec l’intention à la fois de présenter cette Instruction et d’encourager un engagement toujours plus grand de votre part sur divers aspects de la mobilité de l’Eglise. Nous avons confiance que l’Instruction Erga migrantes caritas Christi trouvera un écho dans vos Instituts qui, par leur nature, incluent une certaine « mobilité », celle même qui vous permet de vous dédier plus facilement à vos devoirs pastoraux et missionnaires dans les milieux dits de frontières.

Notre lettre est adressée non seulement aux membres des Instituts religieux mais aussi, avec les distinctions qui s’imposent, à ceux des Sociétés de vie apostolique et des Instituts séculiers.

1. La migration dans la Sainte Écriture et dans l’enseignement magistériel.

L’Instruction EMCC nous rappelle avant tout que les migrations modernes représentent un des plus vastes mouvements humains de tous les temps. Elles se sont transformées désormais en une réalité structurelle de la société contemporaine, constituant un phénomène toujours plus complexe, du point de vue économique, social, politique, culturel et religieux.

Comme on le voit dans l’excursus historique de l’Instruction, la sollicitude pastorale de l’Eglise envers un tel phénomène a été constante, mais elle s’est accentuée au cours des cinquante dernières années. Les enseignements importants du Magistère ecclésial et de la discipline canonique correspondante l’attestent. Souvenons-nous à ce sujet de la Constitution Apostolique Exsul Familia de Pie XII (1952), du Motu proprio de Paul VI Pastoralis migratorum cura (1969) et de l’Instruction de la Congrégation pour les Évêques De Pastorali migratorum cura (Nemo est) de la même année.

L’Eglise a toujours contemplé dans les migrants l’image du Christ (Mt 25, 35) et dans leurs difficultés une invitation à la foi et à l’amour chez les croyants, à commencer par les missionnaires, les aumôniers, afin de porter remède aux maux découlant des migrations et à découvrir en elles le dessein de Dieu, même quand elles sont le fruit d’injustices évidentes.

Les migrations, touchant les multiples composantes de la famille humaine, autrefois géographiquement éloignées, tendent en effet à l’édification d’une communauté toujours plus vaste et pluraliste, prolongement et extension de la rencontre de peuples et de nations qui, à la Pentecôte, par le don de l’Esprit, fut transformée en Peuple de Dieu. Les souffrances qui accompagnent les migrations sont l’expression d’un travail d’enfantement duquel naît et se renouvelle une Eglise pérégrine, et les inégalités et les déséquilibres dont elles sont la conséquence et la manifestation font apparaître la déchirure causée par le péché dans la famille humaine et elles résonnent comme un appel douloureux à la fraternité.

Ce regard conduit à rapprocher les migrations des événements bibliques qui ont marqué les étapes du pénible chemin de l’humanité vers la naissance d’un peuple sans discriminations et sans frontières: le chemin des Patriarches qui, soutenus par la Promesse, marchaient vers la Patrie future; la libération de l’esclavage, avec l’Exode, qui donne naissance au peuple de l’Alliance; l’exil qui renvoie l’homme à la relativité de tout but atteint ; le message universel des Prophètes - qui culmine en Christ - qui dénonce comme contraires à la volonté de Dieu les discriminations et les oppressions. Les migrations deviennent un véhicule du message du salut à tous les hommes et témoignent que, même dans la succession chaotique et contradictoire des événements humains, Dieu continue à tisser son dessein de salut jusqu’à ce que tout l’univers soit récapitulé en Christ (cf. Eph 1,10 ; Col 1,16-20).

2. Personnes consacrées et défis de la mobilité humaine

Dans ce contexte, l’Instruction Erga migrantes caritas Christi veut être «une réponse ecclésiale aux nouveaux besoins des migrants, pour les conduire, à leur tour, à transformer l’expérience migratoire en une occasion non seulement de développer leur vie chrétienne mais aussi de nouvelle évangélisation et de mission» (cf Présentation). Le document accorde une attention particulière à la «législation contenue dans le CIC et le CCEO afin de répondre d’une façon plus adéquate aux exigences particulières des fidèles migrants d’origine orientale, de plus en plus nombreux» (ib.). «Les migrations actuelles nous mettent face à un défi – atteste l’Instruction– certes difficile de par leurs liens avec le domaine économique, social, politique, sanitaire, culturel, et de sécurité. Il s’agit d’un défi que tous les chrétiens doivent relever, indépendamment de la bonne volonté et du charisme personnel de certains» (EMCC 3).

C’est certainement un défi pour tous les fidèles mais spécialement pour les personnes consacrées qui ont toujours joué un rôle de premier plan dans la pastorale des migrants, soit par le charisme de Congrégations tournées vers ce secteur spécifique, soit par l’apport personnel de consacrés ou de communautés appartenant à divers Instituts de vie religieuse et Sociétés de vie apostolique. L’Eglise a compté et continue de compter avec confiance sur leur apport pour une telle pastorale spécifique.

L’Instruction Erga migrantes caritas Christi met en évidence l’importance du rôle des consacrés, faisant sienne l’affirmation de l’Exhortation Apostolique Evangelii Nuntiandi  (n. 69): «[les consacrés] sont par leur vie signes de totale disponibilité pour Dieu, pour l’Eglise, pour les frères. En cela, ils ont une importance spéciale dans le cadre du témoignage qui est […] primordial dans l’évangélisation. Ce témoignage silencieux de pauvreté et de dépouillement, de pureté et de transparence, d’abandon dans l’obéissance, peut devenir, en même temps qu’un appel adressé au monde et à l’Eglise elle-même, une éloquente prédication capable de toucher même les non chrétiens de bonne volonté, sensibles à certaines valeurs».

Le monde de la migration présente une grande variété de situations. Certains groupes de migrants conservent et développent les richesses humaines et chrétiennes de leur patrimoine d’origine, devenant facteur de progrès et d’enrichissement pour la société civile et ecclésiale dans laquelle ils aboutissent. D’autres vivent les difficultés de la migration sous des aspects plus douloureux et discriminatoires. Parfois, même ceux qui sont parvenus à une position économique satisfaisante restent dans une pauvreté de jouissance des droits, de reconnaissance, de capacité de communication, et surtout dans une pauvreté de foi et de religiosité, plus pénible même que la pauvreté économique.

C’est pourquoi cette Instruction invite fortement tous les Instituts religieux, les Sociétés de vie apostolique et les Instituts séculiers à continuer généreusement de repousser, dans un vrai esprit missionnaire, les frontières de leur engagement dans le monde de la mobilité humaine.

Conscients que le Royaume de Dieu s’exprime à travers des réalités humaines et se construit à partir d’elles et en elles, les consacrés sont appelés à recueillir les valeurs qui caractérisent la vie des migrants et qui représentent leur contribution à la solidarité de tous les peuples et à la fraternité universelle: les aspirations à la dignité, à la participation, à la justice.

Les personnes consacrées ont à investir un patrimoine spirituel très riche dans cette action pastorale-missionnaire.

La pauvreté avant-tout: bien des migrants vivent dans des situations de pauvreté, d’insécurité et d’exploitation; beaucoup sont pris par la course à l’argent, même au détriment de la solidarité avec leurs frères et sœurs. La pauvreté évangélique, en rendant les consacrés conscients de leur appartenance au Royaume dans lequel toute capacité vient de Dieu (2Co 3,5), les rend sensibles au cri des pauvres, les conduit à la dénonciation évangélique d’une culture esclave de l’argent et du pouvoir, et les rend témoins d’une libération de la soif avide du gain.

La chasteté consacrée, grâce à laquelle ils dirigent vers Dieu et vers leurs frères toutes les forces d’amour dont ils sont capables: transformés à la ressemblance du Christ, ils offrent aux frères un signe de la résurrection future. La chasteté consacrée les rend aussi totalement disponibles au service des migrants, surtout des plus abandonnés et dépréciés dans leur désir de fraternité et de communication, devenant signe pour ceux, si nombreux, qui vivent selon l’idéal chrétien d’un amour chaste et fidèle, même dans des conditions d’isolement et de séparation de leur propre conjoint.

La profession d’obéissance, par laquelle les personnes consacrées font l’offrande complète à Dieu de leur propre vouloir pour s’unir de façon plus solide et plus sûre à sa volonté de salut et, en esprit de foi, sous la conduite des Supérieurs, se mettent au service de leurs frères migrants: autorité et liberté individuelle se mettent ainsi au service de la mission, dans un esprit de dialogue confiant et de coresponsabilité légitime.

3. Pour une formation à la pastorale des migrants.

En vue de comprendre les valeurs inhérentes à la migration et de les diriger vers la construction du Royaume de Dieu, les consacré(e)s sont appelés à mettre à la base de leur formation et de leur apostolat un esprit authentiquement missionnaire qui les rende pleinement disponibles pour être témoins soit hors de leur patrie soit parmi les migrants de leur pays.

Pour un tel engagement, la formation spécifique de la personne consacrée qui se prépare à un ministère parmi les migrants revêt une grande importance. Appelée à leur service, elle vit dans un esprit de pleine disponibilité et d’adaptation à leurs exigences légitimes, cultivant une mentalité d’ouverture à l’universel au milieu de ceux, de provenances très diverses, qu’elle rejoint. Il est donc important que les personnes consacrées complètent leur formation de base par une préparation pastorale spécifique, fondée sur la connaissance et sur l’expérience, expérience pratique incluse, de la réalité humaine, sociale et religieuse des migrations, vécue pendant un certain temps, même avant l’envoi missionnaire, en prenant peu à peu un contact direct avec les problèmes et la réalité vivante des migrants. De même, vivre auparavant dans une ambiance communautaire plurinationale sera une aide. On peut y acquérir de précieuses connaissances linguistiques et culturelles, qui sont nécessaires pour accomplir cet apostolat spécifique et, aussi, un tel milieu communautaire peut stimuler à la compréhension et au respect des différences.

4. Vers un engagement stable et plus large

En remerciant tous les Instituts qui ont contribué généreusement à la pastorale de la mobilité humaine en mettant des frères et des sœurs au service des diverses catégories de migrants, nous souhaitons que cet engagement devienne toujours plus stable et plus large. Le chemin de ces consacré(e)s est d’être signe vivant d’une vocation prophétique et d'élan continuel vers l’espérance qui, renvoyant à un avenir au delà du monde présent, invite à sa transformation et à son dépassement.

Les identités culturelles et religieuses des migrants se transforment en rappel de la fraternité de Pentecôte, où les différences sont harmonisées par l’Esprit et où la charité devient authentique par l’acceptation de l’autre. Les migrations peuvent préfigurer le mystère pascal, pour lequel mort et résurrection tendent à la création de l’humanité nouvelle, où il n’y a plus d’étrangers (cf. Gal 3, 28 ; Col 3, 11). La présence même des migrants est en effet symbole d’un peuple nouveau, pour lequel toute terre étrangère est une patrie et toute patrie une terre étrangère (cf. Lettre à Diognète V.5). 

Une considération particulière doit être accordée à la présence dans des territoires traditionnellement catholiques de personnes consacrées non autochtones qui peuvent s’occuper de la pastorale des migrants envers les immigrés qui ont la même nationalité qu’elles, et qui peuvent être aussi leurs médiateurs/médiatrices culturels.

De toute façon, la mobilité actuelle des groupes nationaux peut être une forme d’actualisation de la mission propre de nombreuses Congrégations religieuses. Les immigrés, en effet, sont des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, des familles qui dans leur situation spécifique de besoin – aussi parce qu’éloignés de leur propre contexte social et culturel – réveillent dans la vie religieuse la nécessité d’une attention à la mission authentiquement et intégralement chrétienne.

Pour aider à la réflexion, en vue d’un engagement concret, nous indiquons ici (cf. annexe), par sujet, quelques points de l’Instruction Erga migrantes caritas Christi qui peuvent présenter un intérêt spécial pour vous. 

5. L’urgence de l’engagement

Cette lettre conjointe se propose de souligner l’actualité du problème des migrants dans son large éventail de catégories (y sont donc compris les réfugiés, les déplacés, les exilés et aussi les étudiants étrangers: cf EMCC 4-10). Nos Dicastères invitent les Supérieurs généraux et les Supérieures générales à se faire l’écho de telles urgences, en informant, de la manière la plus appropriée, les membres de leurs Instituts, en les exhortant à s’engager dans le respect des dons de chacun et, naturellement, selon le charisme de l’Institut, dans le ministère pastoral des migrants, en portant attention aux divers secteurs de la mobilité humaine.

Au phénomène en général doit correspondre une pastorale spécifique de l’Eglise qui s’harmonise avec les structures territoriales et paroissiales. Il s’agit d’une pastorale spécifique qui mérite l’attention et aussi l’appui des consacré(e)s, en communion avec les pasteurs de l’Eglise.

Les messages du Pape Jean-Paul II pour la Journée annuelle – devenue mondiale – du Migrant et du Réfugié, célébrée pour la 91ème fois cette année, sont pour nous un stimulant et un guide. Cette continuité dans le temps, presque un siècle de célébration, souligne l’importance du phénomène et de ses diverses facettes, y compris l’engagement ecclésial très actuel dans le domaine œcuménique, inter-religieux et interculturel (cf. EMCC 34-36; 56-69). 

Cette lettre est aussi adressée aux monastères de vie strictement contemplative, en leur demandant la charité suréminente de la prière, de l’esprit de sacrifice et de l’offrande pour toute l’Eglise engagée dans la nouvelle évangélisation, dont une expression est le ministère de l’annonce du salut à ceux qui sont en déplacement.

Redécouvrant ses racines dans l’Evangile de Jésus Christ et le renouvellement fidèle à l’adhésion au Concile œcuménique Vatican II, tous les consacrés retrouveront l’engagement dérivant de l’option préférentielle – ni exclusive ni excluante – en faveur des pauvres, qu’on peut certainement identifier sous les traits des si nombreux migrants et réfugiés, souffrants et abandonnés.

Certainement le monde en voie de développement, qui a vu les consacrés radicalement engagés dans l’évangélisation et dans la promotion humaine, se retrouve aujourd’hui, pour de multiples raisons, dans les périphéries des grandes cités même en Occident, dans les centres d’accueil pour les expatriés et pour les réfugiés, parmi les migrants, les déplacés. Souvenons-nous aussi de la Parole du Seigneur: «Chaque fois que vous l’avez fait à un seul des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40).

Implorant l’abondance des bénédictions célestes sur vous, sur toutes vos sœurs et tous vos frères, nous vous redisons notre profonde communion dans le Seigneur.

 

+ Franc Rodé

Archevêque Emérite de Ljubljana 

Préfet

 

Stephen Fumio Cardinal Hamao

Président

 

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti, C.P.

Archevêque Emérite de Camerino-S. Severino

Secrétaire

 

 

 

+ Agostino Marchetto

 Archevêque titulaire de Astigi

Secrétaire

 

Du Vatican, le 13 Mai 2005


Textes et citations utiles sur le thème

« Religieux et pastorale des personnes en déplacement »

(extraits de Erga migrantes caritas Christi - EMCC- et des dispositions juridiques et pastorales correspondantes: OGP)

  • Importance du ministère des Religieux et des Religieuses dans la pastorale des migrants (EMCC 80). 
  • Grande valeur de l’apostolat spécifique des Religieuses (ib.).
  • Appel aux Congrégations religieuses qui n’ont pas pour fin spécifique l’assistance aux migrants de prendre part à ce service pastoral (ib. 81).
  • Les Instituts religieux sont invités à destiner quelques Religieux et Religieuses au service des migrants (ib. 82).
  • Importance du témoignage des vœux religieux comme «appel adressé au monde et à l’Eglise elle-même» (ib.).
  • Rappel du témoignage silencieux de pauvreté, chasteté et obéissance des Religieux (ib.).
  • Appel adressé surtout aux Congrégations religieuses à finalité missionnaire à considérer la dimension missionnaire de l’assistance pastorale aux migrants (ib. 83).
  • Invitation faite aux Congrégations de réserver certains Religieux à l’engagement dans le secteur des migrants (ib. 84).
  • Recommandation aux Supérieur(e)s majeur(e)s d’Instituts religieux de souligner dans les communications à leurs confrères ou à leurs consœurs, ou à l’occasion des Chapitres généraux et provinciaux, ou au cours de sessions de formation permanente, l’urgence des problèmes des migrants et des réfugiés, avec une particulière attention aux documents de l’Eglise à ce sujet (ib.).
  • Dans le service aux migrants il est nécessaire aussi que «la vie religieuse soit protégée et valorisée dans ses intuitions et dans ses formes particulières», caractérisées par le charisme de la «charité parfaite (…) en observant et en adhérant aux normes propres» de chaque Congrégation (ib. 85).
  • Invitation faite aux Autorités ecclésiastiques de favoriser l’activité des religieux avec le but spécifique de l’assistance religieuse des migrants (OGP, 12 § 1).
  • L’aide offerte par les Instituts féminins en faveur des migrants doit aussi être appréciée (ib. 12 § 2).
  • Nécessité d’une convention écrite de l’Evêque diocésain ou éparchial avec le Supérieur de l’Institut, précisant la manière de procéder si plusieurs diocèses ou éparchies sont concernés (ib. 13 § 1).
  • Même pour un seul religieux, obligation de l’accord du Supérieur et convention écrite (ib. 13 § 2).
  • Les œuvres et initiatives en faveur des migrants sont soumises à l’autorité et à la direction de l’Évêque diocésain ou éparchial (ib. 14).

N.B. «Tout ce qui concerne les Religieux est à appliquer, toute distinction faite, aux Sociétés de vie apostolique ainsi qu’aux Instituts séculiers» (OGP, Art. 15).

 
[1]«A tutti i Religiosi e le Religiose nel mondo» du 25 mars 1987 (People on the Move 48 [1987] 163-166; Instruction conjointe «Invito all’impegno pastorale per i Migranti e i Rifugiati» (Informationes SCRIS, Décembre 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi(= EMCC), AAS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; site internet www.vatican.va/curie romaine/ conseils pontificaux/migrants/index.htm.

 

*******

Congregation 

for Institutes of Consecrated Life

and Societies of Apostolic Life 

Pontifical Council for the 

Pastoral Care of Migrants 

and Itinerant People

 

 

JOINT LETTER TO THE SUPERIORS GENERAL

OF INSTITUTES OF CONSECRATED LIFE AND 

SOCIETIES OF APOSTOLIC LIFE

Pastoral commitment to migrants, refugees and other persons
involved in the crisis of human mobility

 

Dear Brothers and Sisters in Christ,

Towards the end of the 1980s, our two Dicasteries presented an invitation to Institutes of Consecrated Life and Societies of Apostolic Life to strengthen and enlarge their pastoral commitment in favor of migrants, refugees and those involved in the dramatic experience of human mobility.[1] Since then, we have joyfully observed that the pastoral care of these groups of persons occupies an increasingly more important place in your programs and pastoral priorities. For this we thank God and all of you, including those who preceded you, because you knew how to respond in a generous manner to this sign of the times.

The Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People recently published an Instruction entitled Erga migrantes caritas Christi (The Love of Christ towards Migrants) [2], which was and is the object of reflection and study in many countries as well as on the continental levels. We hope that it may increasingly become a guide for your consecrated brothers and sisters who also strive to bring the Gospel of Christ also to the world of human mobility. For this reason, we decided to send the present Letter to you with the intention of presenting this Instruction and encouraging an ever greater commitment on your part to the various aspects of mobility of the Church. In fact, we are confident that Erga migrantes caritas Christi will resonate in your Institutes that, by their very nature, include a certain “mobility”, which permits you to dedicate yourselves more easily to the pastoral and missionary duties in those circles which can be said to be at the margins.

While respecting due distinctions, our Letter is addressed not only to members of Religious Institutes but also to Societies of Apostolic Life and Secular Institutes.

1. Migration as it appears in Sacred Scripture and in the Teaching of the Magisterium

EMCC reminds us first of all that modern migration constitutes one of the vastest movements of persons in all of history and has now become a structural reality of contemporary society, constituting an ever more complex phenomenon from the economic, social, political, cultural and religious points of view.

As is evident from the historical excursus contained in the afore mentioned Instruction, the pastoral concern of the Church towards this phenomenon was constant, but it has been greatly accentuated in the past fifty years. Important teachings of the Magisterium and the relative canonical discipline attest to this fact. We recall, for instance, the Apostolic Constitution Exsul Familia of Pius XII (1952), the Motu proprio of Paul VI entitled Pastoralis migratorum cura (1969) and the pertinent Instruction of the Sacred Congregation of Bishops, De pastorali migratorum cura (Nemo est) of the same year.

The Church has always seen in migrants the image of Christ (Mt 25:35) and in their plight has recognized an invitation to the faith and love of believers, starting with missionaries and chaplains, to heal the ill effects of migration and at the same time to discover the plan that God brings about in all migratory experiences, even in those caused by injustice.

By its very nature, migration, in bringing together the multiple components of the human family which at one time was geographically distant, effects the construction of an ever larger and more pluralistic community, thus prolonging and extending that coming together of people and nations which, through the Gift of the Holy Spirit at Pentecost, was transformed into the People of God. The sufferings that accompany migration are expressions of the travail from which the Pilgrim Church is born and renewed. These sufferings, a consequence and manifestation of the inequalities and imbalances, are the sign of the rupture introduced into the human family by sin and a painful call to fraternity.

This vision leads to linking migration to those Biblical events that articulate the stages of the tiresome journey of humanity towards the formation of a people without discrimination and boundaries: the journey of the Patriarchs who, sustained by the Promise, lurched towards a future homeland; the liberation from the slavery that, with the Exodus, gives origin to the people of the Covenant; the Exile that places man above the relativity of every goal attained; the universal message of the Prophets — at whose peak is Christ, Who denounces discrimination and oppression as contrary to the Will of God. Migration becomes the vehicle of the message of salvation to all men and women and testifies that, even in the subsequent chaos and contradiction of human happenings, God continues to weave His plan of salvation, even to the entire unification of the universe in Christ (cf. Ef 1:10; Col 1:16-20).

2. Consecrated Persons and the Challenge of Human Mobility

In this context the Instruction Erga migrantes caritas Christi seeks to be “an ecclesial response to the new pastoral needs of migrants, to lead them in time to transform the migration experience to be an occasion not only for growth in the Christian life but also for a new evangelization and mission” (cf. Presentation). The document gives special attention to the “legislation contained in the Code of Canon Law and the Code of Canons of the Eastern Churches, in order to respond in a more adequate way to the special needs of those faithful who have emigrated from the East, who are today increasingly more numerous” (ib.). “The challenge confronting us in today’s migrations” — the Instruction attests — “is not an easy one because many different spheres are involved: economics, sociology, politics, health, culture and security. All Christians must respond to this challenge; it is not just a matter of good will or the personal charisma of a few”. (EMCC 3).

Certainly it is a challenge for all the faithful, but especially for consecrated persons who in the pastoral care of migrants have always had a preeminent role, both because of the charism of the Congregations directed towards some specific sector, and for the personal contribution of individual consecrated persons or individual communities belonging to various Institutes of Religious Life and Societies of Apostolic Life. The Church has and continues to trust greatly in their contribution to this specific pastoral care.

The Instruction Erga migrantes caritas Christi demonstrates the importance of the role of consecrated persons, making its own the affirmation contained in the Apostolic Exhortation Evangelii Nuntiandi (69): “By their lives they (consecrated persons) are a sign of total availability to God, the Church and the brethren. As such they have a special importance in the context of the witness which, as we have said, is of prime importance in evangelization. At the same time as being a challenge to the world and to the Church herself, this silent witness of poverty and abnegation, of purity and sincerity, of self-sacrifice in obedience, can become an eloquent witness capable of touching also non-Christians who have good will and are sensitive to certain values”.

What is more, the world of migration presents a great variety of situations. Some groups of migrants preserve and develop the human and Christian riches of their patrimony of origin, becoming instruments of progress and enrichment for the civil and ecclesial societies to which they come. Others live the events of migration in their saddest and most discriminatory aspects. Sometimes, even those who have achieved a satisfactory economic position remain in poverty concerning the enjoyment of rights, recognition, capacity of communication and, above all, regarding faith and religiosity, which are more unpleasant than the same economic poverty itself.

Therefore, this Instruction addresses a warm invitation to all Religious Institutes, Societies of Apostolic Life and Secular Institutes to continue and to expand generously the borders of their own commitment in the world of human mobility, in a true and proper missionary dimension.

Aware that the Kingdom of God expresses itself towards the human reality and builds up itself from and in that reality, consecrated persons are called to welcome the values that characterize the life of migrants and which constitute their own contribution to the solidarity of all peoples and to the universal brotherhood: the aspirations to dignity, participation and justice.

Consecrated persons have a very rich spiritual patrimony to invest in this pastoral care-missionary endeavor.

First of all, poverty. Many migrants live in situations of poverty, insecurity and exploitation; many are overcome by the race for money, even to the detriment of the solidarity with their brothers and sisters. Evangelical poverty, while rendering consecrated persons conscious of their belonging to the Kingdom in which every competence comes from God (2 Cor 3:5) makes them sensitive to the cry of the poor, induces them to the evangelical denunciation of a culture that serves money and power, and renders them witnesses of liberation from the avid thirst of hoarding material goods.

Thanks to consecrated chastity, all the forces of love of within their capability are earmarked for God and their brothers and sisters. Transformed into the likeness of Christ, they offer a sign of the future resurrection to their brothers and sisters. Consecrated chastity, then, makes them entirely available to the service of migrants, above all to the most abandoned and humiliated in their yearning for fraternity and communication, becoming a sign for them — and they are many — who live the Christian ideal of a chaste and faithful love, even in the conditions of isolation and separation from their own spouse.

The profession of obedience, with which consecrated persons offer their own will completely to God, in order to unite themselves in a more solid and secure manner to the salvific will and, in a spirit of faith, under the guidance of their Superiors, places themselves at the service of their migrant brothers and sisters: authority and individual liberty are thus placed at the service of the mission, in a spirit of trusting dialogue and legitimate co-responsibility. 

3. For a formation for the pastoral care of migrants

In order to understand the values inherent in migration and to channel them for the building up of the Reign of God, consecrated persons are called to place at the basis of their formation and apostolate an authentically missionary spirit, which renders them wholly available to be witnesses both outside of their homelands and among the migrants of their own country.

In the face of such a compelling duty, the specific formation of a consecrated person who prepares for a ministry among immigrants has great importance. Called to their service, the consecrated person lives in a spirit of full availability and adaptation to the legitimate needs of those who come from the most varied circumstances, cultivating an open mind to all whom they encounter. It is important therefore that consecrated persons complete the basic formation with a specific pastoral preparation, founded on the knowledge and even practical experience of the human, social and religious realities of migration, experienced for a certain time even before going to undertake the missionary assignment, making direct contact a step at a time with the problems and the lived reality of migrants. It can likewise be beneficial for consecrated persons, before starting the work with migrants, to live in a pluralistic communal atmosphere, where they can acquire precious linguistic and cultural knowledge that will result in the development of this specific apostolate, because such a communal setting can stimulate understanding and respect for differences. 

4. Towards a stable and broader commitment

While thanking all the Institutes which contributed generously to the pastoral care of human mobility with brothers and sisters at the service of the different categories of migrants, we hope that this commitment may become ever more stabile and extensive. The journey of these consecrated persons is destined to be a living sign of the prophetic vocation and continuous impulse to that hope which, pointing to a future world other than this present one, urges transformation and triumph.

The cultural and religious identities of migrants become an efficacious recalling to the fraternity born at Pentecost, where the differences are harmonized by the Holy Spirit and charity makes itself authentic in the acceptance of the other. The endeavor of consecrated persons is the proclamation of the Paschal Mystery for which death and resurrection tend towards the creation of a new humanity, where there will be strangers no longer (cf. Gal 3:28; Col 3:11). The same presence of migrants is in fact a symbol of a new people, for which every foreign country is the homeland and every homeland is a foreign country (cf. Letter to Diognetus, V.5).

Also meriting special consideration is the presence in territories traditionally Catholic of non-indigenous consecrated persons, who could occupy themselves with the pastoral care of those migrants from their own countries, even serving as cultural mediators for them.

In every way, the modern mobility of national groups can be a form of actualization of the proper mission of many Religious Congregations. In fact, immigrants are men, women, adolescents, children and families who in their specific needy situation — because they are far from their own social and cultural context — reawaken in Religious Life the necessity of paying attention to the authentically and wholly Christian mission.

To help in the reflection, in view of a concrete commitment, here (see the Attachment) we indicate some points from the Instruction Erga migrantes caritas Christi, which can hold a special interest for you. 

5. The urgency of the commitment

This joint Letter seeks to emphasize the present nature of the problem of migrants in all its immense range of categories (including refugees, fugitives, the dispersed and likewise foreign students, cf. EMCC 4-10). Therefore, our Dicasteries invite the Superiors General to use the most fitting means to help the members of their Institutes to become aware of this urgency, exhorting them to commit themselves to respect the gifts of each person and naturally the charism of the Institute in the pastoral care of migrants, with a view towards the various sectors of human mobility.

In general, the care of migrants must correspond to that specific pastoral care of the Church, which employs both territorial and parochial structures. It is matter of specific pastoral care that merits the attention and the contribution of consecrated persons, in communion with the Pastors of the Church.

The Messages of Pope John Paul II for the annual World Day of Migrants and Refugees, which this year commemorates ninety-one years, are a stimulus and guide for us. The continuity of this celebration, which has occurred for almost a century, stresses the importance of the phenomenon and to its various facets, embracing likewise the very present ecclesial commitment in the ecumenical, interreligious and intercultural fields (cf. EMCC 34-36; 56-69).

This Letter also is destined for the strictly contemplative Monasteries of Religious Life, asking from them the preeminent charity of prayer and the spirit of sacrifice and self-offering for the Universal Church that is committed to the new evangelization, which is an expression of the ministry of salvation to those who are in movement.

Rediscovering their own roots in the Gospel of Jesus Christ and in the faithful renewal in conformity to the Second Vatican Ecumenical Council, all consecrated persons will find again the commitment that, even if not exclusively and in an exclusive manner, comes from a preferential option for the poor, whose faces can certainly be identified with those of the very many migrants and refugees, the suffering and the abandoned.

Surely the world is in the process of development, which has seen consecrated persons radically committed to evangelization and human promotion, for many who find themselves now on the outskirts of the great cities of the West, in the reception centers for exiles and refugees, among the migrants, the dispersed and fugitives. We also recall here the Word of the Lord: “Every time you did this to the one of the least of My brethren, you did it to Me” (Mt 25:40).

Imploring the abundance of heavenly blessings on you and all of your consecrated brothers and sisters, we confirm ourselves in communion with you,

Devotedly in the Lord,

 

+ Franc Rodé

Archbishop Emeritus of Ljubljana

Prefect

Stephen Fumio Card. Hamao

President

 

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti, C.P.Archbishop Emeritus of Camerino-San Severino

Secretary  

 

 

+ Agostino Marchetto

Titular Archbishop of Astigi

Secretary

 

Vatican City, 13 May 2005


Useful Texts and Citations on the Theme 

"Religious and pastoral care of migrants"

(Passages from Erga migrantes caritas Christi [EMCC] and from the pertinent Juridical Pastoral Regulations [JPR])

 

  • Importance of the ministry of Religious men and women in the pastoral care of migrants (EMCC 80).
  • Great significance of the specific apostolate of Religious (ib.).
  • Appeal to Religious Congregations, which have not had as a specific end the assistance of migrants, to take up this service of pastoral care towards migrants (ib. 81).
  • Religious Institutes are invited to destine some men or women Religious to service in favor of migrants (ib. 82).
  • Importance of the witness of Religious Vows as “a challenge to the world and to the Church herself” (ib.).
  • Recall to the “silent witness of poverty and abnegation, of purity and sincerity, of self-sacrifice in obedience” of Religious (ib.).
  • Appeal above all to the Religious Congregations with a specific missionary commitment to consider the missionary dimension of the pastoral care of migrants (ib.).
  • Invitation to Religious Congregations to earmark some Religious to commit themselves to the migration sector (ib. 84).
  • Recommendation to Major Superiors of Religious Institutes to underscore, in communications to their brothers or sisters, or on the occasion of General or Provincial Chapters or in the courses of formation the urgency of the problem of migrants and refugees, with special attention paid to the relevant documents of the Church (ib.).
  • Also in the service of migrants it is necessary that “the religious life as such must be safeguarded and appreciated in its inspiration and in its particular forms”, characterized by the charism of “perfect charity (. . .) in observance of and adhesion to their own constitutional norms” (ib. 85).
  • Invitation to Ecclesiastical Authorities to favor the work of Religious directed towards the religious assistance to migrants (JPR, 12 § 1).
  • The contribution of Institutes of women to the apostolate among migrants must be appreciated (ib. 12 § 2).
  • The necessity of a written agreement between the Diocesan Bishop or Eparch and the Superior of the Institute, with indications of how to proceed in the event that other Dioceses or Eparchies are interested (ib. 13 § 1).
  • The obligation for the consent of the Superior, and the pertinent written agreement, even for an individual religious (ib. 13 § 2).
  • All the works and initiatives in favor of immigrants are subject to the authority and direction of the Diocesan Bishop or Eparch (ib. 14).

 

N.B.   “Everything laid down in this chapter about Religious is applicable, respecting due distinctions, to Societies of Apostolic Life and to Secular Institutes” (JPR, 15).



[1]“Joint Letter to All Men and Women Religious in the World” of 25 March 1987 (People on the Move 48 [1987] 163-166); Combined Instruction “An Invitation to Pastoral Commitment for Migrants and Refugees” (Informationes SCRIS, December 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi(=EMCC), AAS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; Internet Website www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/migrants/index.htm.

*******

 

Congregazione 

per gli Istituti di Vita Consacrata

 e le Società di Vita Apostolica 

Pontificio Consiglio della Pastorale

per i Migranti e gli Itineranti

 

LETTERA CONGIUNTA ALLE SUPERIORE E AI SUPERIORI GENERALI DEGLI ISTITUTI DI VITA CONSACRATA, 

DELLE SOCIETÀ DI VITA APOSTOLICA

E DEGLI ISTITUTI SECOLARI

 

Impegno pastorale nei confronti di migranti, rifugiati

e altre persone coinvolte nei drammi della mobilità umana

 

Cari fratelli e sorelle in Cristo,

verso la fine degli anni ‘80, i nostri due Dicasteri rivolsero agli Istituti di vita consacrata e alle Società di vita apostolica un invito a rafforzare ed allargare il loro impegno pastorale in favore di migranti e rifugiati e di quanti sono coinvolti in drammatiche esperienze di mobilità umana.[1] Da allora, abbiamo potuto constatare, con gioia, che la cura pastorale di queste categorie di persone occupa un posto sempre più importante nei vostri programmi e priorità pastorali. Per questo rendiamo grazie a Dio e ringraziamo tutti voi, insieme a tutti coloro che vi hanno preceduto, perché avete saputo rispondere, in maniera generosa, a questo segno dei tempi.

Di recente, il Pontificio Consiglio della Pastorale per i Migranti e gli Itineranti ha pubblicato una Istruzione dal titolo Erga migrantes caritas Christi (La carità di Cristo verso i migranti),[2] che è stata ed è oggetto di riflessione e studio in molti Paesi ed anche a livello continentale. Ci auguriamo che essa diventi sempre più una guida per i vostri confratelli e consorelle che si adoperano per portare il Vangelo di Cristo anche nel mondo della mobilità umana. A tal fine, abbiamo deciso di inviarvi la presente Lettera con l’intento di presentare insieme questa Istruzione ed incoraggiare un sempre maggiore impegno da parte vostra sui vari aspetti di mobilità della Chiesa. Abbiamo fiducia infatti che l’Erga migrantes caritas Christi troverà risonanza nei vostri Istituti che, per loro natura, includono una certa “mobilità”, quella stessa che vi permette di dedicarvi più facilmente a compiti pastorali e missionari in ambiti che si possono definire di frontiera.

Questa nostra Lettera è indirizzata non solo ai membri degli Istituti religiosi ma, fatte le dovute distinzioni, anche a quelli delle Società di vita apostolica e degli Istituti secolari.

1. La migrazione come appare dalla Sacra Scrittura e nell’insegnamento magisteriale

La EMCC ci ricorda anzitutto che le migrazioni odierne costituiscono uno dei più vasti movimenti di persone di tutti i tempi e si sono trasformate, ormai, in una realtà strutturale della società contemporanea, costituendo un fenomeno sempre più complesso, dal punto di vista economico, sociale, politico, culturale e religioso.

Come si evince dall’excursus storico contenuto nella suddetta Istruzione, la sollecitudine pastorale della Chiesa verso tale fenomeno è stata costante, ma si è maggiormente accentuata negli ultimi cinquant’anni. Lo attestano importanti insegnamenti del Magistero ecclesiale e la relativa disciplina canonica. Ricordiamo, in proposito, la Costituzione Apostolica Exsul Familia di Pio XII (1952), il Motu proprio di Paolo VI Pastoralis migratorum cura (1969) e la relativa Istruzione della Sacra Congregazione dei Vescovi De pastorali migratorum cura (Nemo est) dello stesso anno.

Anche nei migranti la Chiesa ha sempre visto l’immagine di Cristo (Mt 25, 35) e nelle loro vicende un invito alla fede e all’amore dei credenti, a cominciare dai missionari/cappellani, al fine di risanare i mali prodotti dalle migrazioni e altresì di scoprire il disegno che Dio attua in tutte le vicende migratorie, pure in quelle causate dall’ingiustizia.

Le migrazioni, avvicinando le molteplici componenti della famiglia umana un tempo geograficamente lontane, tendono, per sé, alla costruzione di una comunità sempre più vasta e pluralistica, prolungamento ed estensione di quell’incontro di popoli e di nazioni che, per il dono dello Spirito di Pentecoste, fu trasformato in Popolo di Dio. Le sofferenze che accompagnano le migrazioni sono espressione del travaglio da cui nasce e si rinnova la Chiesa pellegrina, e le disuguaglianze e gli squilibri, dei quali esse risultano essere conseguenza e manifestazione, sono segno della lacerazione introdotta nella famiglia umana dal peccato e dolorosa invocazione alla fraternità.

Questa visione porta ad accostare le migrazioni a quegli eventi biblici che scandiscono le tappe del faticoso cammino dell’umanità verso la formazione di un popolo senza discriminazioni e senza frontiere: il cammino dei Patriarchi che, sostenuti dalla promessa, tendono verso una patria futura; la liberazione dalla schiavitù che, con l’esodo, dà origine al popolo dell’alleanza; l’esilio che pone l’uomo di fronte alla relatività di ogni mèta raggiunta; il messaggio universale dei Profeti – al cui acme sta il Cristo, che denuncia, come contrarie alla volontà di Dio, le discriminazioni e le oppressioni. Le migrazioni diventano veicolo del messaggio della salvezza a tutti gli uomini e testimoniano che, anche nel caotico succedersi e contraddirsi degli avvenimenti umani, Dio continua a tessere il suo disegno di salvezza, fino alla completa unificazione dell’universo in Cristo (cfr. Ef 1,10; Col 1,16-20). 

2. Persone consacrate e sfida della mobilità umana

In tale contesto l’Istruzione Erga migrantes caritas Christi vuole essere «una risposta ecclesiale ai nuovi bisogni pastorali dei migranti, per condurli, a loro volta, a trasformare l’esperienza migratoria in occasione non solo di crescita nella vita cristiana ma anche di nuova evangelizzazione e di missione» (cfr Presentazione). Il documento presta una particolare attenzione alla «legislazione contenuta nel CIC e nel CCEO, per rispondere in modo più adeguato pure alle particolari esigenze di quei fedeli emigrati orientali, oggi sempre più numerosi» (ib.). «Le migrazioni contemporanee – attesta l’Istruzione – ci pongono di fronte a una sfida certo non facile per il loro legame con la sfera economica, sociale, politica, sanitaria, culturale e di sicurezza. Si tratta di una sfida che tutti i cristiani devono raccogliere oltre la loro buona volontà o il carisma personale di alcuni» (EMCC 3).

 Certo, è una sfida per tutti i fedeli, ma specialmente per le persone consacrate che nella pastorale dei migranti hanno avuto sempre un ruolo di primo piano, sia per il carisma di Congregazioni volto a tale specifico settore, sia per l’apporto personale di singoli consacrati o di singole comunità appartenenti a vari Istituti di vita religiosa e Società di vita apostolica. La Chiesa ha fatto e continua a fare grande affidamento sul loro contributo a tale pastorale specifica.

L’Istruzione Erga migrantes caritas Christi mette in evidenza l’importanza del ruolo dei consacrati, facendo propria l’affermazione dell’Esortazione Apostolica Evangelii Nuntiandi (n. 69): «[i consacrati] con la loro vita sono il segno della totale disponibilità verso Dio, verso la Chiesa, verso i fratelli. In questo essi rivestono un’importanza speciale nel contesto di una testimonianza che […] è primordiale nella evangelizzazione. Questa silenziosa testimonianza di povertà e di distacco, di purezza e di trasparenza, di abbandono nell’ubbidienza, può diventare, oltre che una provocazione al mondo e alla Chiesa stessa, anche una predicazione eloquente, capace di impressionare anche i non cristiani di buona volontà, sensibili a certi valori».

Il mondo della migrazione presenta peraltro una grande varietà di situazioni. Alcuni gruppi di migranti conservano e sviluppano le ricchezze umane e cristiane del loro patrimonio di origine, divenendo fattore di progresso e di arricchimento per la società civile ed ecclesiale in cui approdano. Altri vivono le vicende della migrazione negli aspetti più dolorosi e discriminatori. A volte, anche quelli che hanno raggiunto una posizione economica soddisfacente permangono in una povertà di godimento di diritti, di riconoscimento, di capacità di comunicazione, e soprattutto in una povertà di fede e religiosità, più penosa della stessa povertà economica.

Pertanto, questa Istruzione rivolge un caldo invito, a tutti gli Istituti religiosi, alle Società di vita apostolica e agli Istituti secolari perché continuino ad allargare generosamente i confini del proprio impegno nel mondo della mobilità umana, in una vera e propria dimensione missionaria.

Consapevoli che il Regno di Dio si esprime attraverso realtà umane e si costruisce da esse e in esse, i consacrati sono chiamati a cogliere i valori che caratterizzano la vita dei migranti e costituiscono il loro proprio contributo alla solidarietà di tutti i popoli e alla fratellanza universale: le aspirazioni alla dignità, alla partecipazione, alla giustizia.

Le persone consacrate hanno un ricchissimo patrimonio spirituale da investire in questa azione pastorale-missionaria.

La povertà, anzitutto. Molti migranti vivono in situazioni di povertà, d’insicurezza e di sfruttamento; molti sono presi dalla corsa al denaro, anche a scapito della solidarietà con i loro fratelli e sorelle. La povertà evangelica, mentre rende i consacrati consci dell’appartenenza al Regno in cui ogni capacità è da Dio (2 Cor 3,5) li fa sensibili al grido dei poveri, li induce alla denuncia evangelica di una cultura serva del denaro e del potere, e li rende testimoni di liberazione dalla sete avida di guadagno.

La castità consacrata, grazie alla quale essi indirizzano a Dio e ai fratelli tutte le forze di amore di cui sono capaci. Trasformati a somiglianza di Cristo, offrono ai fratelli un segno della futura resurrezione. La castità consacrata, poi, li rende totalmente disponibili al servizio dei migranti, soprattutto dei più abbandonati e mortificati nel loro anelito di fratellanza e di comunicazione, diventando segno per coloro – e sono tanti – che vivono l’ideale cristiano di un amore casto e fedele, anche nelle condizioni di isolamento e di separazione dal proprio coniuge.

La professione di obbedienza, con cui le persone consacrate offrono il proprio volere completamente a Dio, per unirsi in maniera più salda e sicura alla sua volontà salvifica e, in spirito di fede, sotto la guida dei Superiori, si pongono a servizio dei fratelli migranti: autorità e libertà individuale si mettono così al servizio della missione, in uno spirito di fiducioso dialogo e di legittima corresponsabilità. 

3. Per una formazione alla pastorale dei migranti

Al fine di comprendere i valori inerenti alla migrazione e indirizzarli alla costruzione del Regno di Dio, i consacrati/e sono chiamati a porre alla base della loro formazione e del loro apostolato uno spirito autenticamente missionario, che li renda pienamente disponibili a essere testimoni sia fuori dalla loro patria sia tra i migranti del proprio Paese.

Di fronte a un compito così impegnativo riveste grande importanza la formazione specifica della persona consacrata che si appresta a un ministero fra gli immigrati. Chiamato al loro servizio, vive uno spirito di piena disponibilità e adattamento alle loro legittime esigenze, coltivando una mentalità aperta all’universale in mezzo a chi giunge dalle più svariate provenienze. È importante perciò che le persone consacrate completino la formazione di base con una preparazione pastorale specifica, fondata sulla conoscenza e sull’esperienza, anche pratica, della realtà umana, sociale e religiosa delle migrazioni, vissuta per un certo tempo, anche prima della destinazione missionaria, prendendo poco a poco contatto diretto con i problemi e la realtà viva dei migranti. Potrà aiutare altresì vivere in precedenza in un ambiente comunitario plurinazionale, ove si possono acquisire preziose conoscenze linguistiche e culturali, che risultano necessarie allo svolgimento di questo apostolato specifico, anche perché tale ambiente comunitario può stimolare alla comprensione e al rispetto delle differenze. 

4. Verso un impegno stabile e più esteso 

Ringraziando tutti gli Istituti che hanno contribuito generosamente alla pastorale della mobilità umana con fratelli e sorelle al servizio alle diverse categorie di migranti, ci auguriamo che questo impegno diventi sempre più stabile e esteso. Il cammino di questi consacrati/e è destinato a farsi segno vivo della vocazione profetica e impulso continuo a quella speranza che, additando un futuro oltre questo nostro mondo, ne sollecita la trasformazione e il superamento.

Le identità culturali e religiose dei migranti diventano un efficace richiamo alla fraternità pentecostale, dove le differenze sono armonizzate dallo Spirito e la carità si fa autentica nell’accettazione dell’altro. La loro vicenda è annuncio del mistero pasquale per il quale morte e resurrezione tendono alla creazione dell’umanità nuova, dove non vi sono più stranieri (cfr Gal 3,28; Col 3,11). La stessa presenza dei migranti è infatti simbolo di un popolo nuovo, per il quale ogni terra straniera è patria ed ogni patria è terra straniera (cfr Lettera a Diogneto, V.5).

Particolare considerazione merita anche la presenza in territori tradizionalmente cattolici di persone consacrate non autoctone, che potrebbero occuparsi della pastorale migratoria verso i loro connazionali immigrati, anche come mediatori/mediatrici culturali.

Ad ogni modo, l’odierna mobilità di gruppi nazionali può essere una forma di attualizzazione della missione propria di molte Congregazioni religiose. Gli immigrati infatti, sono uomini, donne, giovani, bambini, famiglie, che nella loro specifica situazione di bisogno – anche perché lontani dal proprio contesto sociale e culturale –, risvegliano nella vita religiosa la necessità di una attenzione alla missione autenticamente e integralmente cristiana.

Per aiutare nella riflessione, in vista di un impegno concreto, qui indichiamo (cfr allegato), per argomento, alcuni punti dell’Istruzione Erga migrantes caritas Christi, che possono rivestire uno speciale interesse per voi. 

5. L’urgenza dell’impegno

Questa Lettera congiunta si propone di sottolineare l’attualità del problema dei migranti in tutta la sua vasta gamma di categorie (sono compresi dunque anche i rifugiati, i profughi, gli sfollati e altresì gli studenti esteri: cfr EMCC 4-10). I nostri Dicasteri invitano perciò i Superiori/e Generali a farsi eco di tale urgenza, facendone edotti, nei modi ritenuti più opportuni, i membri dei loro Istituti, esortandoli ad impegnarsi nel rispetto dei doni di ciascuno e naturalmente del carisma dell’Istituto, nella cura pastorale dei migranti, con uno sguardo anche ai vari settori della mobilità umana.

In effetti, al fenomeno in generale, deve corrispondere quella pastorale specifica della Chiesa, che si coniuga con le strutture territoriali e parrocchiali. Si tratta di una pastorale specifica che merita l’attenzione e l’appoggio anche dei consacrati/e, in comunione con i Pastori della Chiesa.

Sono per noi stimolo e guida i messaggi del Papa Giovanni Paolo II per la Giornata annuale – divenuta mondiale – del Migrante e del Rifugiato, giunta quest’anno alla sua 91ma celebrazione. Tale continuità nel tempo, fino a giungere a quasi un secolo di celebrazione, dà rilievo all’importanza del fenomeno e alle sue varie sfaccettature, comprendendo altresì l’attualissimo impegno ecclesiale in campo ecumenico, interreligioso ed interculturale (cfr EMCC 34-36; 56-69).

Questa Lettera vuol raggiungere anche i monasteri di vita strettamente contemplativa, chiedendo ad essi la carità sovraeminente della preghiera, dello spirito di sacrificio e dell’offerta per tutta la Chiesa impegnata nella nuova evangelizzazione, di cui il ministero dell’annuncio della salvezza a coloro che sono in mobilità è una espressione.

Riscoprendo le proprie radici, nel Vangelo di Gesù Cristo e nel rinnovamento fedele in adesione al Concilio Ecumenico Vaticano II, tutti i consacrati ritroveranno l’impegno derivante dall’opzione preferenziale – anche se non esclusiva ed escludente – a favore dei poveri, i cui volti si possono identificare certo con quelli di moltissimi migranti e rifugiati, sofferenti e abbandonati.

Sicuramente il mondo in via di sviluppo, che ha visto i consacrati radicalmente impegnati nell’evangelizzazione e nella promozione umana, per molti versi si ritrova ora nelle periferie delle grandi città anche dell’Occidente, nei centri di raccolta degli esuli e dei rifugiati, fra i migranti e gli sfollati e i profughi. Allora ricordiamo anche qui la Parola del Signore: «Ogni volta che avete fatto queste cose a uno solo di questi miei fratelli più piccoli, l’avete fatto a me» (Mt 25,40).

Implorando l’abbondanza di celesti benedizioni su di voi e sulle vostre consorelle e confratelli tutti, ci confermiamo, in comunione,

                                                             dev.mi nel Signore

 

+ Franc Rodé

Arciv.Emerito di Ljubljana

Prefetto

 

Stephen Fumio Cardinal Hamao

Presidente

 

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti, C.P.

Arciv. Emerito di Camerino-San Severino

Segretario

 

 

+ Agostino Marchetto

 Arciv. titolare di Astigi

Segretario

 

Città del Vaticano, 13 Maggio 2005


Testi e citazioni utili sul tema

"Religiosi e pastorale migratoria"

(tratti dalla Erga migrantes caritas Christi - EMCC - 

e dal relativo Ordinamento giuridico-pastorale: OGP)

  • Importanza del ministero dei Religiosi e delle Religiose nella pastorale dei migranti (EMCC 80).
  • Grande significato dell’apostolato specifico delle Religiose (ib.).
  • Appello alle Congregazioni religiose, che non hanno come fine specifico l’assistenza ai migranti, di prendersi cura di questo servizio pastorale (ib. 81).
  • Gli Istituti religiosi sono invitati a destinare alcuni religiosi o religiose al servizio in favore dei migranti (ib. 82).
  • Importanza della testimonianza dei voti religiosi come "provocazione al mondo e alla Chiesa stessa" (ib.).
  • Richiamo alla "silenziosa testimonianza di povertà, castità e ubbidienza dei Religiosi" (ib. 83).
  • Appello soprattutto alle Congregazioni religiose con specifico impegno missionario a considerare la dimensione missionaria dell’assistenza pastorale ai migranti (ib.).
  • Invito alle Congregazioni religiose a destinare alcuni Religiosi all’impegno nel settore migratorio (ib. 84).
  • Raccomandazione ai Superiori religiosi maggiori a sottolineare, nelle comunicazioni ai confratelli e alle consorelle, o in occasione dei Capitoli generali e provinciali, o nei corsi di formazione, l’urgenza del problema dei migranti e dei rifugiati, con una particolare attenzione ai documenti della Chiesa in merito (ib.).
  • Anche nel servizio ai migranti è necessario che "la vita religiosa sia tutelata e valorizzata nella sua ispirazione e nelle sue forme particolari", caratterizzate dal carisma della "perfetta carità (…) nell’osservanza e nella adesione alle norme costitutive" delle singole Congregazioni (ib. 85).
  • Invito alle Autorità ecclesiastiche a favorire l’opera dei religiosi con una finalità specifica di assistenza religiosa dei migranti (OGP, 12 § 1).
  • Deve essere apprezzato anche l’apporto degli Istituti femminili all’apostolato tra i migranti (ib. 12 § 2).
  • Necessità di una convenzione scritta del Vescovo diocesano/eparchiale con il Superiore dell’Istituto, con indicazione del modo di procedere nel caso che più diocesi o eparchie ne fossero interessate (ib. 13 § 1).
  • Obbligo del consenso del Superiore, e relativa convenzione scritta, anche per un singolo religioso (ib. 13 § 2).
  • Tutte le opere e iniziative in favore degli immigrati sono soggette all’autorità e alla direzione del Vescovo diocesano/eparchiale (ib. 14).

N.B.   “Quanto stabilito circa i Religiosi è da applicarsi, fatte le dovute distinzioni, alle Società di vita apostolica e agli Istituti secolari” (OGP, Art. 15).

 
[1]“A tutti i Religiosi e le Religiose nel mondo” del 25 marzo [1987] (People on the Move 48 (1987) 163-166); Istruzione congiunta “Invito all’impegno pastorale per i Migranti e i Rifugiati” (Informationes SCRIS, Dicembre 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi(=EMCC), AAS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; sito internet www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/migrants/index.htm.

 

*******

Kongregacja ds. Instytutów Życia      

Konsekrowanego i Stowarzyszeń       

Życia Apostolskiego

Papieska Rada  

ds. Duszpasterstwa

Migrantów i Podróżujących

                                                                       

List wspólny do Przełożonych Generalnych

Instytutów Życia Konsekrowanego i Stowarzyszeń

Życia Apostolskiego

 

Zaangażowanie duszpasterskie na rzecz migrantów, uchodźców i innych osób

przeżywających dramat migracji

 

Drodzy w Chrystusie Bracia i Siostry !

W roku 1987 nasze Dykasteria zwróciły się do Instytutów Życia Konsekrowanego i Stowarzyszeń Życia Apostolskiego z zachętą, aby poszerzyli zakres swoich działań duszpasterskich na rzecz migrantów i uchodźców oraz wszystkich osób dotkniętych dramatycznym doświadczeniem migracji[1]. Od tego czasu stwierdzamy z radością, że stale wzrasta Wasze zaangażowanie i troska o powyższe kategorie osób, stawiając je na uprzywilejowanym miejscu w Waszych programach i priorytetach duszpasterskich. Wyrażamy naszą wdzięczność Bogu, a także dziękujemy Wam i wszystkim Waszym poprzednikom za to, że odpowiedzieliście szczodrze na ten znak czasu.

W ostatnim czasie Papieska Rada ds. Duszpasterstwa Migrantów i Podróżujących opublikowała Instrukcję Erga migrantes caritas Christi (Miłość Chrystusa względem migrantów),[2]która była i nadal jest przedmiotem studium i refleksji w wielu krajach, na różnych kontynentach. Jest naszym pragnieniem, by ta Instrukcja stała się dokumentem przewodnim dla tych Waszych Braci i Sióstr, którzy niosą Ewangelię Chrystusową także „ludziom w drodze”. 

Postanowiliśmy więc wystosować ten List w celu wspólnego przedstawienia niniejszej Instrukcji, a także zachęcić Was do pełniejszego zaangażowania w służbie „ludziom w drodze”. Mamy nadzieję, że Erga migrantes caritas Christi znajdzie odpowiednie przyjęcie w Waszych Instytutach, które ze swej natury ukierunkowane są na pewną „mobilność”. Ufamy także, że Instrukcja pozwoli Wam pełniej oddać się pracy duszpasterskiej i misyjnej na tych polach działalności, o których można powiedzieć, że znajdują się jakoby na granicach państw.

Nasz List jest adresowany nie tylko do członków Instytutów Zakonnych, ale także do Stowarzyszeń Życia Apostolskiego i Instytutów Świeckich, uwzględniając istniejące między nimi różnice.

1. Migracja w Piśmie Świętym i nauczaniu Kościoła

EMCC przypomina przede wszystkim, że dzisiejsze migracje stanowią w historii ludzkości jeden z największych fenomenów przemieszczania się ludzi. Ponadto przekształciły się one w pewną rzeczywistość strukturalną współczesnego społeczeństwa, stając się jednocześnie coraz bardziej złożonym problemem z punktu widzenia ekonomicznego, społecznego, politycznego, kulturalnego i religijnego. 

Kościół z nieustanną troską podchodził do tego fenomenu, a w ostatnich pięćdziesięciu latach znacznie j ą wzmocnił, jak można zauważyć zwracając uwagę na excursus historyczny zawarty we wspomnianej Instrukcji. Wskazują na to również istotne dokumenty Magisterium Kościoła i związana z tym dyscyplina kanoniczna; należy tu wspomnieć m.in. Konstytucję Apostolską Exsul Familia Piusa XII (1952) oraz Motu Proprio Pawła VI Pastoralis migratorum cura (1969) i związaną z nim Instrukcję Kongregacji ds. Biskupów De pastorali migratorum cura (nemo est) z tegoż samego roku. 

Kościół zawsze widział w migrantach oblicze Chrystusa (Mt. 25, 35) a w kolejach ich losu odczytywał wezwanie skierowane do wszystkich wierzących, poczynając od misjonarzy-kapelanów, aby wiarą i miłością odpowiadali na zło zrodzone z migracji i odkrywali ukryte w nich plany Boże, mimo iż często są one wynikiem niesprawiedliwości.

Migracje znacznie przybliżyły niegdyś geograficznie oddalone od siebie społeczeństwa, i nadal zmierzają do budowania wspólnoty pluralistycznej i bogatszej, jako przedłużenie i rozszerzenie owego spotkania ludów i narodów, które w dniu Pięćdziesiątnicy, darem Ducha Świętego, zostały przetworzone w Lud Boży. Ból i udręki, które towarzyszą migracjom, są obrazem cierpień, z których rodzi się i odnawia Kościół pielgrzymujący, zaś niesprawiedliwość i nierówność, które stoją u źródeł migracji, są znakiem rozdarcia wprowadzonego do rodziny ludzkiej przez grzech, a także bolesnym wołaniem o braterstwo.

Taka wizja pozwala przyrównać migracje do niektórych wydarzeń biblijnych, które wytyczają poszczególne etapy trudnej wędrówki ludzkości ku tworzeniu świata bez dyskryminacji i bez granic, poczynając od Patriarchów, którzy podtrzymywani Bożą obietnicą zdążali do nowej ojczyzny; poprzez wyjście narodu izraelskiego z Egiptu, które dało początek ludowi przymierza, następnie przez wygnanie, które podobnie jak kiedyś Izraelitów i dziś stawia człowieka wobec relatywności każdego osiągniętego celu, aż po powszechne orędzie Proroków, którego punktem kulminacyjnym jest Chrystus potępiający dyskryminacje i ucisk jako przeciwne woli Bożej. Migracje stają się nośnikiem Orędzia Zbawienia dla wszystkich ludzi i świadczą, że Bóg kontynuuje realizację swojego planu zbawienia nawet w chaotycznym i sprzecznym następowaniu po sobie wydarzeń ludzkich, aż do całkowitego zjednoczenia wszystkiego w Chrystusie (por. Ef. 1,10; Kol. 1,16/20). 

2. Osoby konsekrowane a wyzwania migracji

W tym kontekście Instrukcja Erga migrantes caritas Christi chce być «odpowiedzią Kościoła na nowe potrzeby duszpasterskie migrantów, aby i oni mogli przeżywać doświadczenia migracyjne jako okoliczności wzrostu w życiu chrześcijańskim, a także wykorzystać je do nowej ewangelizacji i misji» (por. Prezentacja). Dokument zwraca szczególną uwagę na «ustawodawstwo zawarte w Kodeksie Prawa Kanonicznego i w Kodeksie Kanonów Kościoła Wschodniego, aby jak najlepiej odpowiedzieć na szczególne wymagania wiernych obrządków wschodnich, których liczba w dzisiejszych czasach nieustannie wzrasta» (tamże). «Migracje współczesne - stwierdza Instrukcja - ze względu na ich ogromny wpływ na sferę ekonomiczną, społeczną, polityczną, zdrowotną i kulturalną życia oraz bezpieczeństwo, stawiają nas wobec niełatwego wyzwania. Chodzi bowiem o wyzwanie, na które wszyscy chrześcijanie muszą odpowiedzieć bez względu na ich dobrą wolę czy też charyzmat osobisty niektórych» (EMCC 3).

Jest to wyzwanie skierowane do wszystkich wiernych, ale w sposób szczególny dotyczy ono osób konsekrowanych, które w duszpasterstwie migrantów odgrywały zawsze pierwszoplanową rolę, czy to przez charyzmat Zgromadzenia skierowanego do tak specyficznego sektora, czy przez odniesienie osobiste poszczególnych osób konsekrowanych lub pojedyńczych wspólnot danych Instytutów Życia Konsekrowanego i Stowarzyszeń Życia Apostolskiego. Kościół zawierzył im i nadal bardzo liczy na ich zaangażowanie i wkład w to specyficzne duszpasterstwo.

Instrukcja Erga migrantes caritas Christi, czyniąc własnym stwierdzenie Adhortacji Apostolskiej Evangelii Nuntiandi, podkreśla rolę osób konsekrowanych w duszpasterstwie migrantów. W nr. 69 Adhortacji czytamy: «[osoby zakonne] poprzez swój sposób życia są znakiem całkowitego oddania się na służbę Bogu, Kościołowi i braciom. Z tego powodu osoby zakonne mają szczególne znaczenie, gdy chodzi o to świadczenie, [...] które stanowi jeden z pierwszych elementów ewangelizacji. To milczące świadczenie o ubóstwie i oderwaniu od rzeczy tego świata, o czystości i niewinności życia, o woli przystającej na posłuszeństwo, stanowi wyzwanie wobec świata, a nawet wobec samego Kościoła, a ponadto może stać się pewną otwartą forma przepowiadania, która zdolna jest poruszyć także niechrześcijan, ludzi dobrej woli, przywiązujących wagę do wartości duchowych».

Świat migracji cechuje ponadto wielkie zróżnicowanie. Niektóre grupy migrantów zachowują i rozwijają bogactwa ludzkiego i chrześcijańskiego dziedzictwa ich przodków, stając się czynnikiem postępu i ubogacenia społeczeństwa cywilnego i kościelnego kraju, w którym się osiedlili. Inni przeżywają doświadczenia migracji w aspekcie bardziej bolesnym i dyskryminacyjnym. Zdarza się, że nawet ci, którzy osiągną zadowalającą pozycję ekonomiczną nie mogą w pełni korzystać z przysługujących im praw czy uznania, są pozbawieni możliwości komunikowania się, a nade wszystko natrafiają na trudności w przeżywaniu wiary i religijności, które są o wiele bardziej bolesne niż bieda ekonomiczna.

Dlatego też Instrukcja Erga migrantes caritas Christi zwraca się z gorącym apelem do wszystkich Instytutów Życia Konsekrowanego, Stowarzyszeń Życia Apostolskiego i Instytutów Świeckich, aby wspaniałomyślnie pogłębiły swoje zaangażowanie w świecie migracji, na miarę prawdziwie misyjną.

Świadomi, iż Królestwo Boże wyraża się poprzez rzeczywistość ludzką i że buduje się przez nią i w niej, osoby konsekrowane są powołane do odkrywania wartości, które cechują życie migrantów i stanowią ich wkład w solidarność i powszechne braterstwo wszystkich ludów: dążenie do godności, do współudziału, do sprawiedliwości.

Osoby konsekrowane posiadają bardzo bogate dziedzictwo duchowe do zainwestowania w tę akcję duszpastersko-misyjną.

Ubóstwo przede wszystkim. Wielu migrantów żyje w stanie biedy, niepewności i nieustannego wyzysku; wielu goni za pieniądzem nawet ze szkodą dla solidarności z ich braćmi i siostrami. Ubóstwo ewangeliczne czyni osoby konsekrowane świadomymi przynależności do Królestwa, w którym wszelkie zdolności pochodzą od Boga (2 Kor. 3,5); sprawia, że są one wyczulone na krzyk ubogich; prowadzi je do ewangelicznej denuncjacji kultury pieniądza i władzy oraz uzdalnia je do dawania świadectwa jak wyzwalać się z zachłannego pragnienia zysku.

Czystość konsekrowana. Dzięki niej odnoszą do Boga i kierują do braci całą swoją miłość, do której są zdolni. Przemienieni na podobieństwo Chrystusa ofiarują braciom znak przyszłego zmartwychwstania. Czystość konsekrowana usprawnia ich do całkowitego oddania się na służbę migrantom, przede wszystkim tym najbardziej opuszczonym i upokorzonym w ich gorącym pragnieniu braterstwa i połączenia. Są także znakiem dla tych – a jest ich wielu – którzy żyją ideałami chrześcijańskimi miłości czystej i wiernej, nawet w warunkach oddalenia i rozłąki z własnym współmałżonkiem.

Ślub posłuszeństwa, przez który osoby konsekrowane ofiarują całkowicie Bogu swoją wolę, aby jeszcze pełniej i solidniej zjednoczyć się z Jego zbawczą wolą: w duchu wiary, pod kierunkiem przełożonych, oddają się na służbę braciom migrantom. W ten sposób powaga i wolność indywidualna zostają zaangażowane w misji na rzecz migrantów w duchu ufnego dialogu i słusznej współodpowiedzialności. 

3. Formacja do duszpasterstwa migrantów

Osoby konsekrowane powinny położyć u podstaw ich formacji i kierować się w ich apostolstwie duchem misyjnym, co pozwoli im lepiej zrozumieć wartości ściśle związane z migracjami a następnie wykorzystać je do budowania Królestwa Bożego. Dzięki temu mogą też stać się autentycznymi świadkami wiary pomiędzy migrantami zarówno w ich własnym kraju, jak i poza nim.

Wobec tak angażującego zadania, wielkiego znaczenia nabiera specyficzna formacja osoby konsekrowanej podejmującej posługę wśród imigrantów. Powołana do tej służby, osoba zakonna żyje duchem całkowitego oddania i otwarcia się na ich słuszne wymagania, niezależnie od tego, z jakiego środowiska czy kultury pochodzą. Jest zatem ważne, aby osoby konsekrowane uzupełniły swoją formację podstawową dodatkowym, specyficznym przygotowaniem duszpasterskim opartym na poznaniu i praktycznym doświadczeniu ludzkiej, społecznej i religijnej rzeczywistości migracji. W tym celu, byłoby wskazane, aby osoby te jeszcze przed rozpoczęciem swojej posługi misyjnej mogły przebywać przez pewien okres czasu wśród migrantów i w bezpośrednim kontakcie z nimi zapoznać się z problemami i ich realną rzeczywistością. Pomocą może być także pobyt we wspólnocie międzynarodowej, w której można zdobyć cenną znajomość języka i różnorodności kultur, tak bardzo konieczną w tym specyficznym apostolstwie. Międzynarodowe środowisko wspólnotowe pobudza także do wzajemnego zrozumienia i respektowania różnic. 

4. W kierunku pełniejszego i stałego zaangażowania

Dziękujemy wszystkim Instytutom, które wspaniałomyślnie zaangażowały się w duszpasterstwo migracyjne kierując swoich członków do posługi wśród różnych kategorii migrantów. Ufamy też, że to zobowiązanie stanie się pełniejsze i jeszcze bardziej konsekwentne. Droga służby tych osób będzie dla świata autentycznym znakiem powołania prorockiego i mocnym impulsem do tej nadziei, która wskazuje na życie wieczne, a tym samym pobudza do zmiany i przezwyciężenia siebie.

Tożsamość kulturalna i religijna migrantów jest skutecznym wezwaniem do braterstwa z dnia Pięćdziesiątnicy, gdzie różnice zharmonizowane przez Ducha Świętego i miłość stały się autentyczną pomocą w przyjęciu drugiego. Koleje losu migrantów są zapowiedzią tajemnicy paschalnej, gdzie przez śmierć i zmartwychwstanie zmierza się do stworzenia nowej ludzkości, w której nikt nie jest już obcy (por. Gal. 3,28; Kol. 3,11). Obecność migrantów jest symbolem nowego ludu, dla którego każda ziemia obca jest ojczyzną i każda ojczyzna ziemią obcą (por. List do Diogneta, V.5).

Na szczególną uwagę zasługuje także obecność na terytoriach tradycyjnie katolickich, osób konsekrowanych pochodzących z innych krajów, które mogłyby zająć się duszpasterstwem swoich współziomków imigrantów, jako mediatorzy kulturalni. 

Dzisiejsze ruchy migracyjne grup narodowych mogą być dla wielu Zgromadzeń zakonnych okazją do odkrycia nowych form realizacji ich posłannictwa. Migranci to mężczyźni, kobiety, młodzież, dzieci i całe rodziny, które poprzez ich specyficzną sytuację i potrzeby - jako że przebywają z dala od własnego środowiska społecznego i kulturalnego - wzbudzają w osobach zakonnych konieczność zwrócenia uwagi na ich misję autentycznie i całkowicie chrześcijańską.

Mając na uwadze konkretne zaangażowanie osób konsekrowanych, pragniemy wskazać na pewne tematy zawarte w Instrukcji Erga migrantes caritas Christi, które mogą być szczególnie interesujące (por. Załącznik n. 1). 

5. Nagląca potrzeba zaangażowania na rzecz migrantów

W naszym wspólnym Liście pragniemy podkreślić aktualność problemu migracyjnego, biorąc pod uwagę szeroki zakres osób, które są nim dotknięte (oprócz migrantów są to także uciekinierzy, uchodźcy, wygnańcy, jak również studenci zagraniczni: por. EMCC 4-10). Nasze Dykasteria zapraszają więc Przełożonych i Przełożone Generalne do odpowiedzi na tę naglącą potrzebę czasów. Niech poinformują o tym członków i członkinie swoich Instytutów w sposób, w jaki będą uważali za najbardziej odpowiedni, oraz zachęcą ich do zaangażowania się w duszpasterstwo migrantów z uwzględnieniem wszystkich sektorów migracji, respektując jednocześnie dary jakie Bóg złożył w każdym z nich i biorąc pod uwagę charyzmat Instytutu.

Fenomen migracji i związana z tym problematyka wymaga od Kościoła specjalnego duszpasterstwa, w zależności od struktur terytorialnych i parafialnych. Jest to duszpasterstwo do tego stopnia specyficzne, że zasługuje na uwagę i poparcie również osób konsekrowanych, w łączności z Pasterzami Kościoła.

Mogą służyć tutaj pomocą i wskazaniami Orędzia Papieża Jana Pawła II na doroczny Światowy Dzień Migranta i Uchodźcy, który w tym roku był obchodzony już po raz 91. Ta kontynuacja w czasie, aż do osiągnięcia prawie jednego stulecia obchodów, podkreśla ważność tego fenomenu i jego złożoność, a także wypływające z niego bardzo aktualne zobowiązania kościelne na polu ekumenicznym, międzyreligijnym i interkulturowym (por. EMCC 34/36; 56/69).

Chcielibyśmy, by nasz List trafił także do Zakonów kontemplacyjnych, które prosimy o szczególną modlitwę, o ducha pokuty i ofiary za cały Kościół zaangażowany w nową ewangelizację, także przez posługę głoszenia orędzia Zbawienia wśród migrantów.

Odkrywanie własnych korzeni w Ewangelii Jezusa Chrystusa i odnowa zgodna z duchem Soboru Watykańskiego II, pomaga osobom konsekrowanym zwracać szczególną uwagę na zobowiązania wypływające z uprzywilejowanej opcji – mimo iż nie będzie ona pierwszorzędna czy wyjątkowa - na rzecz ubogich, których twarze z łatwością można rozpoznać właśnie w licznych cierpiących i odrzuconych migrantach i uchodźcach.

Właśnie ten świat ubogi i na drodze rozwoju, któremu osoby konsekrowane służą w sposób radykalny czy to poprzez ewangelizację czy walcząc o promocję ludzką i społeczną, dziś na różny sposób został zepchnięty na peryferie wielkich miast (nawet na Zachodzie) do ośrodków, w których znajdują schronienie uchodźcy i wygnańcy, migranci i uciekinierzy. W tym kontekście aktualne są słowa Chrystusa: «Wszystko, co uczyniliście jednemu z tych braci moich najmniejszych, mnieście uczynili» (Mt. 25,40).

Wypraszając obfitość błogosławieństwa Bożego dla Was i dla wszystkich Waszych Braci i Sióstr, serdecznie pozdrawiamy

                                                      oddani w Chrystusie Panu

 

+ Franc Rodé, C.M.

Abp em Lublany

Prefekt

 

Stephen Fumio Kardynał Hamao

Przewodniczący

 

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti, C.P.

Abp em Camerino-San Severino Marche

Sekretarz

 

 

+ Agostino Marchetto

Abp tyt. Astigi

Sekretarz

 

        

Watykan, 13 Maja 2005

 

Teksty i cytaty dotyczące tematu 

“Osoby zakonne a duszpasterstwo migracyjne”

wyjęte z Instrukcji Erga migrantes caritas Christi (EMCC) i z odpowiednich «Przepisów prawno-duszpasterskich» [Ordinamento giuridico-pastorale (OGP)]

 

  • Ważność posługi Zakonników i Zakonnic w duszpasterstwie migrantów (EMCC 80).
  • Wielkie znaczenie specyficznego apostolatu Zakonnic (tamże).
  • Apel do Zgromadzeń zakonnych, aby podjęły służbę duszpasterską wśród migrantów, mimo iż nie jest to celem specyficznym ich posługi (tamże 81).
  • Zachęta skierowana do Instytutów zakonnych, aby przeznaczyły niektórych zakonników czy zakonnice do pracy dla dobra migrantów (tamże 82 i 84).
  • Ważność świadectwa ślubów zakonnych jako “wyzwanie wobec świata i Kościoła” (tamże).
  • Odwołanie się do “milczącego świadectwa ubóstwa, czystości i posłuszeństwa zakonnego” (tamże 83).
  • Apel do Zgromadzeń zakonnych o specyficznym charakterze misyjnym, aby rozważyły misyjny wymiar duszpasterskiej posługi wśród migrantów (tamże).
  • Zachęta skierowana do Wyższych Przełożonych Zakonnych, aby na kursach formacyjnych i w listach okólnych do współbraci i współsióstr, czy to z okazji kapituł generalnych czy prowincjalnych, podkreślali naglącą potrzebę pracy wśród migrantów i uchodźców oraz związane z tym problemy, zwracając szczególną uwagę na dokumenty Kościoła, które poruszają te kwestie (tamże).
  • “Życie zakonne powinno być chronione i dowartościowane w jego charakterze duchowym oraz jego swoistych formach”, które znajdują swój wyraz w charyzmacie “doskonałej miłości (...) w przyjęciu i przestrzeganiu przepisów Konstytucji” poszczególnych Zgromadzeń, również w posłudze wśród migrantów (tamże 85). 
  • Prośba do Władz kościelnych, aby sprzyjały tym dziełom zakonnym, które jako cel specyficzny mają pomoc religijną migrantom (OGP, 12 § 1).
  • Należy docenić także wkład Zgromadzeń żeńskich w apostolstwo między migrantami (tamże 12 § 2).
  • Konieczność pisemnej umowy pomiędzy Biskupem diecezjalnym/eparchialnym a Przełożonym Instytutu, ze wskazaniem sposobów postępowania w wypadku, gdy więcej diecezji czy eparchii byłoby zainteresowanych (tamże 13 § 1).
  • Konieczność zgody ze strony Przełożonego i odnośna pisemna umowa, nawet dla pojedynczej osoby zakonnej (tamże 13 § 2)
  • Wszystkie dzieła i inicjatywy na rzecz migrantów podlegają władzy i kierownictwu Biskupa diecezjalnego/eparchialnego (tamże 14).

N.B.“To co zostało ustalone względem osób zakonnych odnosi się także do Stowarzyszeń Życia Apostolskiego i Instytutów Świeckich, czyniąc konieczne rozróżnienia” (OGP, Art. 15).



[1]“A tutti i Religiosi e le Religiose nel mondo” z dnia 25 marca 1987 (People on the Move 48 (1987) 163-166); Istruzione congiunta “Invito all’impegno pastorale per i Migranti e i Rifugiati” (Infornationes SCRIS, Dicembre 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi (=EMCC), AAS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; sito internet www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/migrants/index.htm .  

 

*******

 

Congregação para os 

Institutos de Vida Consagrada 

e as Sociedades de Vida Apostólica 

Pontifício Conselho da Pastoral

para os Migrantes 

e os Itinerantes

 

Carta conjunta às Superioras e aos superiores gerais dos institutos de vida consagrada, das sociedades de vida apostólica 

e dos institutos seculares

 

Empenho pastoral nos confrontos dos migrantes, refugiados 

e outras pessoas envolvidas nos dramas da mobilidade humana

 

caros irmãos e irmãs em Cristo,  

No Final dos anos 80, os nossos dicastérios enviaram aos institutos de vida consagrada e às Sociedades de vida apostólica um convite para reforçar e aumentar o seu empenho pastoral em favor dos migrantes e refugiados e de quantos estão envolvidos em dramáticas experiências de mobilidade humana.[1]De então, podemos constatar, com satisfação, que o cuidado pastoral destas categorias de pessoas ocupa um lugar cada vez mais importante nos vossos programas e prioridades pastorais. Por isto rendemos graças a Deus e agradecemos todos vós, junto a todos aqueles que vos precederam, porque souberam responder, de maneira generosa, a este sinal dos tempos.

Recentemente o Pontifício Conselho da Pastoral para os Migrantes e os itinerantes publicou uma Instrução com o título Erga migrantes caritas Christi (A caridade de Cristo para com os migrantes),[2]que foi e é objeto de reflexão e estudo em muitos países, inclusive a nível continental. Fazemos votos que essa se torne cada vez mais um guia para os vossos co-irmãos e co-irmãs que se ocupam para levar o Evangelho de Cristo também no mundo da mobilidade humana. A tal fim, decidimos de enviar-vos a presente Carta com o intento de apresentar junto esta Instrução e encorajar um maior empenho de vossa parte sobre vários aspectos de mobilidade da Igreja. De fato, temos confiança que a Erga migrantes caritas Christi encontrará ressonância nos vossos Institutos que, por sua natureza, incluem uma certa “mobilidade”, aquela mesma que vos permite de dedicar-se mais facilmente a tarefas pastorais e missionárias em âmbitos que se podem definir de fronteira.

Esta nossa Carta é endereçada não só aos membros dos Institutos religiosos, mas, feitas às devidas distinções, também para aqueles das Sociedades de vida apostólica e secular.

1. A migração como aparece da sagrada Escritura e no ensinamento magisterial 

A EMCC nos recorda antes de tudo que as migrações hodiernas constituem um dos maiores movimentos de pessoas de todos os tempos e já se transformou numa realidade estrutural da sociedade contemporânea, constituindo um fenômeno cada vez mais complexo, do ponto de vista econômico, social, político, cultural e religioso.

Como se deduz do excursus histórico contido na supracitada Instrução, a solicitude pastoral da Igreja rumo a tal fenômeno foi constante, porém com maior acentuação nos últimos cinqüenta anos. O atestam importantes ensinamentos do Magistério eclesial e a relativa disciplina canônica. Recordamos, a propósito, a constituição apostólica Exsul Familia de Pio XII (1952), o Motu próprio de Paulo VI Pastoralis migratorum cura (1969) e a relativa Instrução da Sagrada Congregação dos Bispos De pastorali migratorum cura (Nemo est) do mesmo ano.

Também nos migrantes a Igreja sempre viu a imagem de Cristo (Mt 25,35) e nas suas vicissitudes um convite à fé e ao amor dos fiéis, a começar pelos missionários/capelães, a fim de curar os males produzidos pelas migrações e outrossim de descobrir o plano que Deus atua em todos os abalos migratórios, também naqueles causados pela injustiça.

As migrações, aproximando as múltiplas componentes da família humana um tempo geograficamente distantes, tendem, por si, à construção de uma comunidade cada vez mais vasta e pluralística, prolongamento e extensão daquele encontro dos povos e das nações que, pelo dom do Espírito de Pentecostes, foi transformado em Povo de Deus. Os sofrimentos que acompanham as migrações são expressões da tribulação da qual nasce e se renova a Igreja peregrina, e as desigualdades e os desequilíbrios, dos quais esses resultam ser conseqüências e manifestações, são sinais da laceração introduzida na família humana pelo pecado e dolorosa invocação à fraternidade.

Esta visão leva a aproximar as migrações àqueles eventos que marcam as etapas do fatigoso caminho da humanidade para a formação de um povo sem discriminações e sem fronteiras: o caminho dos Patriarcas que, sustentados pela promessa, tendem rumo a uma pátria futura; a libertação da escravidão que, com o êxodo, dá origem ao povo da aliança; o exílio que põe o homem diante da realidade da meta alcançada, a mensagem universal dos Profetas - em cujo ápice está o Cristo -, que denuncia, como contrárias à vontade de Deus, as discriminações e as opressões. As migrações se tornam veículo da mensagem da salvação a todos os homens e testemunham que, também no caótico suceder-se e contradizer-se dos acontecimentos humanos, Deus continua a tecer o seu plano de salvação, até a completa unificação do universo em Cristo (cfr. Ef 1,10; Col 1,16-20).  

2. Pessoas consagradas e desafio da mobilidade humana 

Em tal contexto a Instrução Erga migrantes caritas Christi quer ser «uma resposta eclesial às novas necessidades pastorais dos migrantes, a fim de conduzi-los, por sua vez, a transformar a experiência migratória em ocasião não só de crescimento na vida cristã, mas também de nova evangelização e de missão» (cfr. apresentação). O documento dá uma particular atenção à «legislação contida no CIC e no CCEO, para responder em modo mais adequado também às particulares exigências daqueles fiéis emigrantes orientais, hoje cada vez mais numerosos» (ib). «As migrações contemporâneas – afirma a Instrução – nos colocam diante de um desafio certamente não fácil pelo seu vínculo com a esfera econômica, social, política, sanitária, cultural e de segurança. Trata-se de um desafio que todos os cristãos devem aceitar além da sua boa vontade ou o carisma pessoal de alguns» (EMCC 3).

Certamente, é um desafio para todos os fiéis, mas especialmente para as pessoas consagradas que na pastoral dos migrantes tiveram sempre um papel de primeiro plano, seja pelo carisma de Congregações voltado a este específico setor, seja pela contribuição pessoal de consagrados em particular ou de particular comunidade pertencentes a vários Institutos de vida religiosa e Sociedade de vida apostólica. A Igreja teve e continua ter grande confiança sobre a sua contribuição a esta pastoral especifica. 

A Instrução Erga migrantes caritas Christi coloca em evidência a importância do papel dos consagrados, fazendo própria a afirmação da Exortação Apostólica Evangelii Nuntiandi (n. 69) «com a sua vida [os consagrados] são sinal da total disponibilidade para Deus, para a Igreja e para os irmãos. E em tudo isto, portanto, têm os religiosos uma importância especial no quadro de testemunho que ... é primordial na evangelização. Este seu testemunho de pobreza e de despojamento, de pureza e de transparência, de entrega na obediência, pode tornar-se, ao mesmo tempo que uma interpelação para o mundo e para a própria Igreja, também uma pregação eloqüente, capaz de tocar o coração mesmo dos não-cristãos de boa vontade, sensíveis a certos valores».  

O mundo da migração apresenta, todavia, uma grande variedade de situações. Alguns grupos de migrantes conservam e desenvolvem as riquezas humanas e cristãs do seu patrimônio de origem, tornando-se fator de progresso e de enriquecimento para a sociedade civil e eclesial na qual fixam residência. Outros vivem os contratempos da migração nos aspectos mais dolorosos e discriminatórios. Às vezes, também aqueles que alcançaram uma posição econômica satisfatória permanecem na pobreza de gozar de direitos, de reconhecimentos, de capacidade de comunicação, e, sobretudo, na pobreza de fé e religiosidade, mais dolorosa da própria pobreza econômica.

Portanto, esta Instrução dirige um caloroso convite, a todos os Institutos religiosos, às Sociedades de vida apostólica e aos Institutos seculares para que continuem a aumentar generosamente os confins do próprio empenho no mundo da mobilidade humana, numa verdadeira e própria dimensão missionária.

Cientes que o Reino de Deus se exprime através da realidade humana e se constrói desse e nesse, os consagrados são chamados a acolher os valores que caracterizam a vida dos migrantes e constituem a sua própria contribuição à solidariedade de todos os povos e à fraternidade universal: as aspirações à dignidade, à participação, à justiça.

As pessoas consagradas têm um riquíssimo patrimônio espiritual para investir nesta ação pastoral-missionária.

A pobreza, antes de tudo. Muitos migrantes vivem em situações de pobreza, de insegurança e de exploração; muitos são pegos pela corrida ao dinheiro, também a perda da solidariedade com os seus irmãos e irmãs. A pobreza evangélica, enquanto torna os consagrados conscientes da pertença ao Reino na qual toda capacidade é de Deus (2 Cor 3,5), os faz sensíveis ao grito dos pobres, os induz à denúncia evangélica de uma cultura escrava do dinheiro e do poder, e os torna testemunhas de libertação da sede ávida de ganhar.

A castidade consagrada, graças à qual eles dirigem a Deus e aos irmãos todas as forças de amor do qual são capazes. Transformados a semelhança de Cristo, oferecem aos irmãos um sinal da futura ressurreição. A castidade consagrada, pois, os tornam totalmente disponíveis ao serviço dos migrantes, sobretudo dos mais abandonados e mortificados no seu desejo de fraternidade e de comunicação, tornando-se sinal para aqueles - e são tantos - que vivem o ideal cristão de um amor casto e fiel, também nas condições de isolamento e de separação do próprio cônjuge.

A profissão de obediência, com a qual as pessoas consagradas oferecem a própria vontade completamente a Deus, para unir-se em maneira mais sólida e segura à sua vontade salvífica e, em espírito de fé, sob a guia dos Superiores, se colocam a serviço dos irmãos migrantes: autoridade e liberdade individual se colocam assim a serviço da missão, num espírito de confiante diálogo e de legitima co-responsabilidade. 

3. Para uma formação à pastoral dos migrantes

A fim de compreender os valores inerentes à migração e dirigir-lhes à construção do Reino de Deus, os consagrados/as são chamados a colocar à base da sua formação e do seu apostolado um espírito autenticamente missionário, que os tornem plenamente disponíveis para serem testemunhas seja fora da sua pátria seja entre os migrantes do próprio país.

Diante de um dever assim empenhativo è de grande importância a formação específica da pessoa consagrada que se prepara para um ministério entre os imigrantes. Chamado a serviço deles, vive um espírito de plena disponibilidade e adaptação às suas legitimas exigências, cultivando uma mentalidade aberta à universalidade no meio de quem chega das mais variadas proveniências. Por isso, é importante que as pessoas consagradas completem a formação de base com uma preparação pastoral específica, fundada sobre o conhecimento e também sobre a experiência prática, da realidade humana, social e religiosa das migrações, vivida por um certo tempo, antes da destinação missionária, tomando pouco a pouco contacto direto com os problemas e a realidade viva dos migrantes. Poderá ajudar, outrossim, viver em precedência num ambiente comunitário plurinacional, onde se possam adquirir preciosos conhecimentos lingüísticos e culturais, que são necessários ao desenvolvimento deste apostolado específico, também porque tal ambiente comunitário pode estimular à compreensão e ao respeito das diferenças.

4. Rumo a um empenho estável e mais extenso      

Agradecendo todos os Institutos que contribuíram generosamente para a pastoral da mobilidade humana com irmãos e irmãs a serviço das diversas categorias de migrantes, desejamos que este empenho se torne mais estável e extenso. O caminho destes consagrados/as é destinado a fazer-se sinal vivo da vocação profética e impulso contínuo àquela esperança que, indicando um futuro além deste nosso mundo, o solicita à transformação e à superação.

As identidades culturais e religiosas dos migrantes tornam-se um eficaz chamado à fraternidade pentecostal, onde as diferenças são harmonizadas pelo Espírito e a caridade se faz autêntica na aceitação do outro. O seu acontecimento é anúncio do mistério pascal para o qual morte e ressurreição tendem à criação da humanidade nova, onde não existem mais estrangeiros (cfr Gal 3,28; Col 3,11). De fato, a grande presença dos migrantes é símbolo de um povo novo, para o qual toda terra estrangeira é pátria e toda pátria é terra estrangeira (cfr Carta a Diogneto, V. 5).

Particular consideração merece também a presença em territórios tradicionalmente católicos de pessoas consagradas não autóctones, que poderiam ocupar-se da pastoral migratória para com os seus co-nacionais imigrantes, e também como mediadores/as culturais. 

De todo modo, a hodierna mobilidade de grupos nacionais pode ser uma forma de atualização da missão de muitas Congregações religiosas. De fato, os imigrantes são homens, mulheres, crianças, famílias, que na sua específica situação de necessidade – também porque estão longe do próprio contexto social e cultural –, despertam na vida religiosa a necessidade de uma atenção à missão autenticamente e integramente cristã.

Para ajudar na reflexão, em vista de um empenho concreto, aqui indicamos (cfr anexo), por argumento, alguns pontos da Instrução Erga migrantes caritas Christi, que podem ser de especial interesse para vós. 

5. A urgência do empenho

Esta Carta conjunta se propõe de sublinhar a atualidade do problema dos migrantes em toda a sua vasta gama de categorias (estão incluídos também os refugiados, os prófugos, os deslocados internos e outrossim os estudantes estrangeiros: cfr EMCC 4-10). por isso, os nossos dicastérios convidam os Superiores/as Gerais a fazer-se eco de tal urgência, informando, nos modos mais oportunos, os membros dos seus institutos, exortando-os a empenhar-se, no respeito dos dons de cada um e naturalmente do próprio carisma, na cura pastoral dos migrantes, com atenção também aos vários setores da mobilidade humana. 

Em efeito, ao fenômeno, em geral, deve corresponder aquela pastoral específica da Igreja, que se conjuga com as estruturas territoriais e paroquiais. Trata-se de uma pastoral específica que merece a atenção e apoio também dos consagrados/as, em comunhão com os Pastores da Igreja.

São para nós estímulo e guia as mensagens do Papa João Paulo II para a Jornada anual – transformada em mundial – do Migrante e do Refugiado, chegando este ano à sua 91a celebração. Tal continuidade no tempo, até a de alcançar quase um século de celebrações, releva a importância do fenômeno e as suas várias facetas, compreendendo, além disso, o atualíssimo empenho eclesial no campo ecumênico, inter-religioso e inter-cultural (cfr EMCC 34-36; 56-69).

Esta Carta quer atingir também os mosteiros de vida estritamente contemplativa, pedindo-lhes a caridade eminente da oração, do espírito de sacrifício e da oferenda para toda a Igreja empenhada na nova evangelização, da qual o ministério do anúncio da salvação àqueles que estão em mobilidade é uma expressão.

Descobrindo as próprias raízes no Evangelho de Jesus Cristo e na renovação fiel em adesão ao Concílio Ecumênico Vaticano II, todos os consagrados re-encontrarão o empenho derivante da opção preferencial - também se não exclusiva e excludente - a favor dos pobres, cujos rostos podem identificar-se certamente com aqueles de muitíssimos migrantes e refugiados, sofredores e abandonados. 

Certamente o mundo em via de desenvolvimento, que viu os/as consagrados/as radicalmente empenhados na evangelização e na promoção humana, por muitos aspectos se encontram agora também nas periferias das grandes cidades do Ocidente, nos centros de acolhida dos exilados e dos refugiados, entre os migrantes e os deslocados internos e os prófugos. Então recordamos também aqui a Palavra do Senhor: «Todas as vezes que fizestes isso a um destes mais pequenos, que são meus irmãos, foi a mim que o fizestes» (Mt 25,40).

Implorando a abundância das bênçãos celestes sobre vós e sobre as vossas co-irmãs e os co-irmãos, subscrevemo-nos em comunhão,

Fraternalmente,

 

+ Franc Rodé

Arcebispo Em. de Ljubljan

Prefeito

Stephen F. Cardeal Hamao

Presidente

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti, C.P.

Arcebispo Em. de Camerino-San Severino

Secretário

 

 

+ Agostino Marchetto

Arcebispo Tit. de Astigi

Secretário

 

Cidade do Vaticano, 13 de Maio de 2005


Textos e citações úteis sobre o tema

“Religiosos e pastoral migratória”

(extraídos da Erga migrantes caritas Christiemcc –

 e da relativa Ordenação jurídico-pastoral: ogp)

 

  • Importância do ministério dos Religiosos e das Religiosas na pastoral dos migrantes (emcc 80).
  • Grande significado do apostolado específico das Religiosas (ib.).
  • Apelo às Congregações religiosas, que não têm como fim específico a assistência aos migrantes, de assumir parte da cura deste serviço pastoral (ib. 81).
  • Os Institutos religiosos estão convidados a destinar alguns religiosos ou religiosas ao serviço em favor dos migrantes (ib. 82).
  • Importância do testemunho dos votos religiosos como “provocação ao mundo e à própria Igreja” (ib.).
  • “Chamado à silenciosa testemunha de pobreza, castidade e obediência dos Religiosos” (ib. 83).
  • Apelo, sobretudo, às Congregações religiosas com específico empenho missionário de considerar a dimensão missionária de assistência pastoral aos migrantes (ib.).
  • Convite às Congregações religiosas a destinar alguns Religiosos para o empenho no setor migratório (ib. 84).
  • Recomendações aos Superiores religiosos maiores de sublinhar, nas comunicações aos co-irmãos e às co-irmãs, ou em ocasião de capítulos gerais e provinciais, ou nos cursos de formação, a urgência do problema dos migrantes e dos refugiados, com uma particular atenção aos documentos da Igreja em mérito (ib.).
  • Também no serviço aos migrantes é necessário que “a vida religiosa seja defendida e valorizada na sua inspiração e nas suas formas particulares”, caracterizada do Carisma da “perfeita caridade (…) na observância e na adesão às normas constitucionais” de cada Congregação (ib. 85).
  • Convite às Autoridades eclesiásticas de favorecer a obra dos religiosos com uma finalidade específica de assistência religiosa dos migrantes (ogp, 12 § 1).
  • Deve ser apreciada também a contribuição dos Institutos femininos para o apostolado entre os migrantes (ib. 12 § 2).
  • Necessidade de um contrato escrito do Bispo diocesano/eparquial com o Superior do instituto, com indicação do modo de proceder no caso que mais dioceses ou eparquias estivessem interessadas (ib. 13 § 1).
  • Obrigatório o consenso do Superior, e relativo contrato escrito, também para um religioso em particular (ib. 13 § 2).
  • Todas as obras e iniciativas em favor dos migrantes estão sujeitas à autoridade e à direção do Bispo diocesano/eparquial (ib. 14).

N.B. “Tudo o que foi estabelecido sobre os religiosos, feitas as devidas distinções, também se aplica às sociedades de vida apostólica e aos Institutos seculares” (OGP, Art. 15).



[1]“A todos os Religiosos e as Religiosas no mundo” de 25 de março de 1987 (People on the Move 48 [1987] 163-166); Instrução conjunta “Convite ao empenho pastoral para os Migrantes e os Refugiados” (Informationes SCRIS, dezembro 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi(=EMCC), AAS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; site internet www.vatican.va/roman_curia_pontifical_councils_migrants/index.htm .

*******

 

Congregación 

para los Institutos de vida Consagrada 

y las Sociedades de vida apostólica

Pontificio Consejo para la Pastoral 

de os Migrantes 

e Itinerantes

 

CARTA CONJUNTA A LAS SUPERIORAS Y SUPERIORES GENERALES DE LOS INSTITUTOS DE VIDA CONSAGRADA Y DE LAS SOCIEDADES DE VIDA APOSTÓLICA

Compromiso pastoral hacia los emigrantes, refugiados 

y otras personas implicadas en los dramas de la movilidad humana.

 

Queridos hermanos y hermanas en Cristo:

Hacia el final de los años ‘80, nuestros dos Dicasterios dirigieron a los Institutos de Vida Consagrada y las Sociedades de Vida Apostólica una invitación a reforzar y prolongar su empeño pastoral en favor de emigrantes y refugiados y de todos aquellos implicados en experiencias dramáticas de movilidad humana.[1] Desde entonces, hemos podido constatar, con alegría, que el cuidado pastoral de estas categorías de personas ocupa un lugar importante en vuestros programas y prioridades pastorales. Por ello damos gracias a Dios y a todos vosotros, así como a quienes os han precedido, porque habéis sabido responder con generosidad a este signo de los tiempos.

El Pontificio Consejo para la Pastoral de los Emigrantes e Itinerantes ha publicado recientemente una Instrucción con el título Erga migrantes caritas Christi (La caridad de Cristo hacia los emigrantes),[2] que ha sido y sigue siendo objeto de reflexión y estudio en muchos Países e incluso a nivel continental. Confiamos que esta Instrucción sea cada vez más una guía para vuestros hermanos y hermanas que trabajan en llevar el Evangelio de Cristo también al mundo de la movilidad humana. Con tal fin, hemos decidido enviaros la presente Carta con la intención de presentar juntos esta Instrucción y animaros, al mismo tiempo, a un mayor empeño de vuestra parte en los varios aspectos de movilidad en la Iglesia. Confiamos en efecto que la Erga migrantes caritas Christi encuentre eco en vuestros Institutos que, por su naturaleza, contienen una cierta “movilidad”, la misma que os permite dedicaros más fácilmente a tareas pastorales y misioneras en ámbitos que se pueden definir de frontera.

Esta Carta va dirigida no sólo a los miembros de los Institutos Religiosos sino también, hechas las debidas distinciones, a los miembros de las Sociedades de Vida Apostólica y de los Institutos Seculares. 

1. La migración en la Sagrada Escritura y en la enseñanza del Magisterio.

La EMCC nos recuerda sobre todo que las actuales migraciones constituyen el movimiento humano más vasto de todos los tiempos y se han transformado en una realidad estructural de la sociedad contemporánea, constituyendo un fenómeno cada vez más complejo, desde el punto de vista económico, social, político, cultural y religioso.

Como resulta del excursus histórico contenido en dicha Instrucción, la solicitud pastoral de la Iglesia hacia tal fenómeno ha sido constante, pero se ha acentuado mayormente en los últimos cincuenta años. Lo confirman importantes enseñanzas del Magisterio eclesial y la relativa disciplina canónica. Recordemos, al respecto, la Constitución Apostólica Exsul Familia  de Pío XII (1952), el Motu proprio de Pablo VI Pastoralis migratorum cura (1969) y la relativa Instrucción de la Congregación de Obispos De pastorali migratorum cura (Nemo est) del mismo año.

La Iglesia ha visto siempre en los emigrantes la imagen de Cristo (Mt 25,35) y en sus vicisitudes, una interpelación a la fe y al amor de los creyentes, comenzando por los misioneros/capellanes, llamados a sanar los males que surgen de las migraciones y descubrir el designio que Dios realiza a través suyo, incluso si nacen de injusticias evidentes.

Las migraciones, al acercar entre sí los múltiples elementos que componen la familia humana, tienden a la construcción de una comunidad más amplia y variada, casi como una prolongación y extensión de ese encuentro de pueblos y de razas que, gracias al don del Espíritu en Pentecostés, se transformó en Pueblo de Dios. Los sufrimientos que acompañan las migraciones son la expresión de las tribulaciones por las que nace y se renueva la Iglesia peregrina, y las desigualdades y los desequilibrios, de los que ellas son consecuencia y manifestación, muestran la laceración introducida en la familia humana por el pecado y constituyen por tanto un doloroso llamamiento a la fraternidad.

Esta visión lleva a relacionar las migraciones con los eventos bíblicos que marcan las etapas del arduo camino de la humanidad hacia el nacimiento de un pueblo sin discriminaciones y sin fronteras: el camino de los Patriarcas que, sostenidos por la promesa, anhelaban la patria futura; la liberación de la esclavitud que con el éxodo da origen al pueblo de la alianza; el exilio que sitúa al hombre ante la relatividad de toda meta alcanzada; el mensaje universal de los Profetas – en cuyo periodo álgido está Cristo, que denuncia, como contrarias al designio de Dios, las discriminaciones y las opresiones. Las migraciones son como punto de partida para anunciar la salvación para todos los hombres, dando testimonio de que incluso en la sucesión caótica y contradictoria de los acontecimientos humanos, Dios sigue tejiendo su plan de salvación, hasta la completa recapitulación del universo en Cristo (cf. Ef 1,10; Col 1,16-20). 

2. Personas consagradas y retos de la movilidad humana.     

En este contexto la Instrucción Erga migrantes caritas Christi quiere ser “una respuesta eclesial a las nuevas necesidades pastorales de los emigrantes, a fin de transformar siempre más la experiencia migratoria, no sólo en ocasión de crecimiento en la vida cristiana, sino también de nueva evangelización y de misión” (cf. Presentación). El documento presta particular atención a la “legislación contenida en el CIC y también en el CCEO, a fin de responder en modo más adecuado a las exigencias particulares de los fieles emigrados orientales, cada vez más numerosos” (ibíd.). “Las migraciones contemporáneas nos sitúan, pues, ante un desafío nada fácil, por su relación con las esferas económica, social, política, sanitaria, cultural y de seguridad. Se trata de un desafío al que todos los cristianos deben responder, más allá de la buena voluntad y el carisma personal de algunos” (EMCC 3).

Cierto, es un desafío para todos los fieles, pero especialmente para las personas consagradas que en la pastoral migratoria han tenido siempre un papel de primer plano, bien por el carisma de Congregaciones dirigido a tal sector específico, bien por la colaboración personal de consagrados o de comunidades de distintos Institutos de vida religiosa y Sociedades de vida apostólica. La Iglesia ha confiado y sigue confiando en su aportación para esta pastoral específica.

La Instrucción Erga migrantes caritas Christi destaca de forma particular el papel de los consagrados, haciendo propia la afirmación de la Exhortación Apostólica Evangelii Nuntiandi (n. 69): “(los consagrados) son por su vida signo de total disponibilidad para con Dios, la Iglesia, los hermanos. Por esto, asumen una importancia especial en el marco del testimonio que [...] es primordial en la evangelización. Este testimonio silencioso de pobreza y de desprendimiento, de pureza y de transparencia, de abandono en la obediencia puede ser a la vez que una interpelación al mundo y a la Iglesia misma, una predicación elocuente, capaz de tocar incluso a los no cristianos de buena voluntad, sensibles a ciertos valores”.

El mundo de la migración presenta sin embargo una gran variedad de situaciones. Algunos grupos de emigrantes conservan y desarrollan las riquezas humanas y cristianas de su patrimonio de origen, convirtiéndose en factor de progreso y de enriquecimiento para la sociedad civil y eclesial en la que se asientan. Otros viven las vicisitudes de la emigración en los aspectos más dolorosos y discriminatorios. A veces, incluso aquellos que han logrado una posición económica satisfactoria permanecen en la pobreza al no gozar de derechos, de reconocimiento, de capacidad de comunicación, y sobre todo en una pobreza de fe y religiosidad, más penosa que la misma pobreza económica.

Por consiguiente, esta Instrucción dirige una cálida invitación a todos los Institutos religiosos, a las Sociedades de vida apostólica y a los Institutos seculares para que extiendan con generosidad los límites de su compromiso en el mundo de la movilidad humana, mediante una auténtica dimensión misionera.

Conscientes que el Reino de Dios se expresa mediante realidades humanas y se construye por ellas y en ellas, los consagrados están llamados a aprovechar los valores que caracterizan la vida de los emigrantes y constituyen su contribución a la solidaridad de todos los pueblos y a la fraternidad universal: las aspiraciones a la dignidad, a la participación, a la justicia.

Las personas consagradas tienen un patrimonio espiritual riquísimo para invertir en esta acción pastoral-misionera.

La pobreza, sobre todo. Muchos emigrantes viven en situaciones de pobreza, de inseguridad y de explotación; muchos son víctimas de la carrera al dinero, incluso en perjuicio de la solidaridad con sus hermanos y hermanas. La pobreza evangélica, mientras hace conscientes a los consagrados de la pertenencia al Reino en donde toda capacidad viene de Dios (2 Cor 3,5) les hace sensibles al grito de los pobres, les induce a la denuncia evangélica de una cultura esclava del dinero y del poder, y les hace testimonios de liberación de la sed ávida de ganancias.

La castidad consagrada, gracias a la cual los consagrados dirigen a Dios y a los hermanos toda la capacidad de amor del que son capaces transformados a semejanza de Cristo, ofrece a los hermanos un signo de la futura resurrección. La castidad consagrada les hace totalmente disponibles al servicio de los emigrantes, especialmente de los más abandonados y mortificados en su anhelo de fraternidad y de comunicación, siendo signo para aquellos – y son tantos–que viven el ideal cristiano de un amor casto y fiel, incluso en condiciones de aislamiento y de separación de su cónyuge.

La profesión de obediencia, con la cual las personas consagradas ofrecen el propio querer a Dios, para unirse de manera más firme y segura a su voluntad salvadora y, en espíritu de fe, bajo la guía de los Superiores, se entregan al servicio de los hermanos emigrantes: autoridad y libertad individual se ponen así al servicio de la misión, con espíritu de diálogo confiado y legítima corresponsabilidad.

3.  Para una formación a la pastoral de los emigrantes

A fin de comprender los valores inherentes a la migración y encaminarlos a la construcción del Reino de Dios, los consagrados/as están llamados a poner en la base de su formación y de su apostolado un espíritu auténticamente misionero, que les disponga plenamente para ser testimonios tanto fuera de su patria como entre los emigrantes del propio país.

Ante una tarea tan comprometedora reviste gran importancia la formación específica de la persona consagrada que se dispone a un ministerio entre los inmigrantes. Llamada a su servicio, vive un espíritu de disponibilidad total y adaptación a sus legítimas exigencias, cultivando una mentalidad abierta a lo universal entre quienes llegan de las más variadas proveniencias. Es importante que las personas consagradas completen la formación de base con una preparación pastoral específica, basada en el conocimiento y en la experiencia, incluso práctica, de la realidad humana, social y religiosa de las migraciones, vivida por un cierto tiempo, incluso antes del envío misionero, tomando poco a poco contacto directo con los problemas y la realidad viva de los emigrantes. Podrá ayudar también vivir en precedencia en un ambiente comunitario plurinacional, donde se pueden adquirir preciosos conocimientos lingüísticos y culturales necesarios para el desarrollo de este apostolado específico, también porque tal ambiente comunitario puede estimular a la comprensión y al respeto de las diferencias. 

4.  Hacia un compromiso estable y más amplio

Al agradecer a todos los Institutos que han contribuido generosamente a la pastoral de la movilidad humana con hermanos y hermanas al servicio de las diversas categorías de emigrantes, deseamos que este empeño sea cada vez más estable y extenso. El camino de estos consagrados/as ha de ser signo vivo de la vocación profética e impulso continuo hacia esa esperanza que, al indicar un futuro más allá del mundo presente, insiste en su transformación y superación.

La identidad cultural y religiosa de los emigrantes se vuelve llamamiento a la fraternidad de Pentecostés, donde las diferencias se ven armonizadas por el Espíritu y la caridad se hace auténtica en la aceptación del otro. Sus vicisitudes son anuncio del misterio pascual, por el que la muerte y resurrección tienden a la creación de la humanidad nueva, en la que ya no hay extranjeros (cf. Gal 3,28; Col 3,11). La misma presencia de los emigrantes es, en efecto, símbolo de un pueblo nuevo, para el cual toda tierra extraña es patria y toda patria es tierra extraña (cf. Carta a Diogneto, V.5).

Consideración particular merece también la presencia en territorios tradicionalmente católicos de personas consagradas no autóctonas, que podrían ocuparse de la pastoral migratoria con sus compatriotas inmigrantes, también como mediadores/as culturales.

De todos modos, la actual movilidad de grupos nacionales puede ser una forma de actualización de la misión propia de muchas Congregaciones religiosas. Los inmigrantes, en efecto, son hombres, mujeres, jóvenes, niños, familias, que en su situación concreta de necesidad – lejos de su propio contexto social y cultural – avivan en la vida religiosa la necesidad de una atención a la misión auténtica e integralmente cristiana.

Para ayudar en la reflexión, con vistas a un compromiso concreto, indicamos aquí (cf. anexo), por temas, algunos puntos de la Instrucción Erga migrantes caritas Christi, que os pueden resultar interesantes. 

5. La urgencia del compromiso

Esta Carta conjunta entiende subrayar la actualidad del problema de los emigrantes en su amplia gama de categorías (están comprendidos también los refugiados, los prófugos, los desplazados y también los estudiantes extranjeros: cf. EMCC 4-10). Nuestros Dicasterios invitan por ello a los Superiores/as Generales a hacerse eco de tal urgencia, dándola a conocer, del modo que se estime más oportuno, a los miembros de su Instituto, exhortándoles a comprometerse en el respeto de los dones de cada uno y naturalmente del carisma del Instituto, en el cuidado pastoral de los emigrantes, con una mirada también a los distintos sectores de la movilidad humana.

En efecto, al fenómeno en general, debe corresponder esa pastoral específica de la Iglesia, que se conjuga con las estructuras territoriales y parroquiales. Se trata de una pastoral específica que merece la atención y el apoyo de los consagrados/as, en comunión con los Pastores de la Iglesia.

Son para nosotros estímulo y guía los mensajes del Papa Juan Pablo II para la Jornada anual – convertida en mundial – del Emigrante y del Refugiado, que este año cumple su 91ma celebración. Tal continuidad en el tiempo, hasta llegar a casi un siglo de celebración, realza la importancia del fenómeno y de sus distintos perfiles, comprendiendo además el actual compromiso eclesial en campo ecuménico, interreligioso e intercultural (cf. EMCC 34-36; 56-69).

Esta Carta quiere llegar también a los monasterios de vida íntegramente contemplativa, pidiéndoles la caridad excelsa de la oración, del espíritu de sacrificio y de entrega por toda la Iglesia comprometida en la nueva evangelización, de cuyo ministerio es expresión el anuncio de la salvación a quienes se encuentran en movilidad.

Redescubriendo las propias raíces, en el Evangelio de Jesucristo y en la renovación fiel al Concilio Ecuménico Vaticano II, todos los consagrados encontrarán el compromiso que deriva de la opción preferencial – aunque no exclusiva ni excluyente – a favor de los pobres, en cuyos rostros se pueden identificar ciertamente los de muchos emigrantes y refugiados, enfermos y abandonados.

Ciertamente el mundo en vías de desarrollo, que ha visto a los consagrados comprometidos radicalmente en la evangelización y en la promoción humana, se encuentra hoy, por muchas razones, en las periferias de las grandes ciudades también de Occidente, en los centros de acogida de los exiliados y refugiados, entre los emigrantes, los desplazados, los prófugos. Recordamos también aquí la Palabra del Señor “Cuanto hicisteis a uno de estos hermanos míos más pequeños, a mí me lo hicisteis” (Mt 25,40).

Implorando la abundancia de dones celestiales para vosotros y para todos vuestros hermanos y hermanas, nos confirmamos

   con afecto en el Señor.

 

+ Franc Rodé

Arz. Emérito de Ljubljana

Prefecto

Stephen Fumio Cardenal Hamao

Presidente

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti, C.P.

Arz. Emérito de Camerino-San Severino

Secretario

 

 

+ Agostino Marchetto

Arz. titular de Ecija

Secretario

 

Ciudad del Vaticano, 13 de Mayo de 2005


Textos y citas útiles sobre el tema 

“Religiosos y pastoral migratoria”

(sacados de la Erga migrantes caritas Christi – EMCC – y del correspondiente Ordenamiento Jurídico-pastoral: OJP)

  • Importancia del ministerio de los Religiosos y Religiosas en la pastoral de los emigrantes (EMCC 80).
  • Gran valor del apostolado específico de las Religiosas (ibíd.).
  • Llamamiento a las Congregaciones Religiosas, que no tienen como fin específico la asistencia a los emigrantes, a cuidar este servicio pastoral (ibíd., 81).
  • Los Institutos Religiosos están invitados a destinar algunos religiosos o religiosas al servicio en favor de los emigrantes (ibíd., 82).
  • Importancia del testimonio de los votos religiosos como “interpelación al mundo y a la Iglesia misma” (ibíd.).
  • Llamada al “testimonio silencioso de pobreza, castidad y obediencia de los Religiosos” (ibíd.).
  • Llamamiento, sobre todo a las Congregaciones religiosas que tienen un compromiso específico misionero, a considerar la dimensión misionera de la asistencia pastoral a los emigrantes (ibíd., 83).
  • Invitación a las Congregaciones Religiosas a destinar algunos Religiosos a trabajar en el sector migratorio (ibíd., 84).
  • Recomendación a los Superiores Religiosos Mayores a subrayar, en las comunicaciones a los hermanos y hermanas, o en ocasión de los Capítulos generales y provinciales, o en los cursos de formación, la urgencia del problema de los inmigrantes y refugiados, con una particular atención a los documentos de la Iglesia en mérito (ibíd.).
  • Es necesario también que en el servicio a los emigrantes “la vida religiosa sea tutelada y valorizada en su inspiración y en sus formas particulares”, caracterizadas por el carisma de “perfecta caridad (...) dentro de la observancia y la adhesión a sus propias normas constitucionales” (ibíd., 85).
  • Invitación a que las Autoridades eclesiásticas favorezcan la obra de los Religiosos con una finalidad específica de asistencia religiosa a los emigrantes (OJP, 12 § 1).
  • Debe ser apreciada también la ayuda ofrecida por los Institutos femeninos al apostolado entre los inmigrantes (ibíd., 12 § 2).
  • Necesidad de un acuerdo escrito del Obispo diocesano/ eparquía con el Superior del Instituto, con indicaciones sobre el modo de proceder en el caso de que otras diócesis o eparquías estuviesen interesadas (ibíd., 13 § 1).
  • Necesidad del consenso del Superior, y acuerdo correspondiente, incluso para un único religioso (ibíd., 13 § 2).
  • Todas las obras e iniciativas que se emprendan en su favor dependen de la autoridad y la dirección del obispo diocesano o de la eparquía (ibíd., 14).

 

N.B. “Todo lo que se ha establecido en este Capítulo, con relación a los religiosos, se ha de aplicar, hechas las debidas distinciones, a las Sociedades de Vida Apostólica y a los Institutos Seculares” (OJP, Art. 15).



[1]“A todos los Religiosos y Religiosas del mundo” del 25 Marzo 1987 (People on the Move 48 [1987] 163-166); Instrucción conjunta “Llamada al compromiso pastoral hacia los Emigrantes y los Refugiados” (Informaciones SCRIS, Diciembre 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi (=EMCC), ASS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; sitio internetwww.vatican.va/curia/pontificios_consejos/emigrantes/index.htm.

 

*******

Kongregation für die Institute

des geweihten Lebens und die Gesellschaften des apostolischen Lebens

Päpstlicher Rat der Seelsorge 

für Flüchtlinge und 

Menschen unterwegs

    

GEMEINSAMES Schreiben an die Generaloberinnen und Generalobern der Institute des geweihten Lebens und der Gesellschaften des apostolischen Lebens

 

Der pastorale Dienst für Menschen unterwegs, Flüchtlinge und andere

vom Drama der menschlichen Mobilität betroffenen Personen

 

Liebe Schwestern und Brüder in Christus.

Gegen Ende der 80-er Jahre haben unsere beiden Dikasterien eine Einladung an die Institute des geweihten Lebens und die Gesellschaften des apostolischen Lebens gerichtet, ihre pastoralen Anstrengungen zugunsten der Flüchtlinge, der Menschen unterwegs und anderer vom Drama der menschlichen Mobilität betroffenet Personen zu verstärken und auszuweiten[1]. Seither konnten wir mit Freude feststellen, daß die pastorale Sorge um diese Personengruppe einen immer wichtigeren Stellenwert in Ihren Programmen und pastoralen Prioritäten einnimmt. Dafür danken wir Gott und danken Ihnen und allen Ihren Vorgängern, weil Sie es verstanden haben, hochherzig auf dieses Zeichen der Zeit zu antworten.

Neuerdings hat der Päpstliche Rat der Seelsorge für Flüchtlinge und Menschen unterwegs eine Instruktion mit dem Titel Erga migrantes caritas Christi (die Liebe Christi zu den Menschen unterwegs)[2]veröffentlicht, die in vielen Ländern und Kontinenten beachtet wurde und wird. Wir wünschen uns, daß sie immer mehr eine geistliche Orientierung für Ihre Mitbrüder und Mitschwestern werde, die sich dafür einsetzen, daß das Evangelium Christi auch in die Bereiche der menschlichen Mobilität hineingetragen werde. Zu diesem Zweck haben wir uns entschlossen, vorliegendes Schreiben an Sie zu richten und diese Instruktion vorzustellen, um Sie zu einem wachsenden Einsatz Ihrerseits in den verschiedenen Bereichen der Mobilität der Kirche zu ermutigen. Wir vertrauen tatsächlich darauf, daß Erga migrantes caritas Christi ein positives Echo finden wird in Ihren Instituten, die ihrem Wesen nach ja selbst eine gewisse "Mobilität" beinhalten, eben jene, die es Ihnen ermöglicht, sich leichter der pastoralen und missionarischen Aufgaben jener Bereiche anzunehmen, die als Frontbereiche bezeichnet werden können.

Vorliegendes Schreiben wendet sich nicht nur an die Mitglieder der Religiöseninstitute, sondern – mit den gebotenen Unterscheidungen – auch an die Gesellschaften des apostolischen Lebens und die Säkularinstitute.

 

1. Die Migration in der Heiligen Schrift und im Lehramt der Kirche

Die EMCC erinnert vor allem daran, daß die heutige Migration eine der größten Menschenbewegungen aller Zeiten darstellt und bereits zu einer Struktur der modernen Gesellschaft geworden ist, die wirtschaftlich, sozial, politisch, kulturell und religiös betrachtet ein immer komplizierteres Phänomen darstellt.

Wie aus dem geschichtlichen Exkurs der genannten Instruktion zu ersehen ist, war die pastorale Sorge der Kirche stets auf dieses Phänomen ausgerichtet, doch hat sie sich in den vergangenen fünfzig Jahren erheblich verstärkt. Dies beweisen die wichtigen Lehräußerungen der Kirche und die diesbezüglichen rechtlichen Festlegungen. Zu erinnern ist hier an die Apostolische Konstitution Exsul Familia von Pius XII (1952), das Motu proprio von Paul VI. Pastoralis migratorum cura (1969) und die diesbezügliche Instruktion der Heiligen Kongregation für die Bischöfe De pastorali migratorum cura (Nemo est) aus dem gleichen Jahr.

Die Kirche hat auch in den Migranten immer das Bild Christi gesehen (Mt 25,35) und in deren Schicksalen einen Appell an den Glauben und an die Liebe der Gläubigen vernommen, angefangen von den Missionaren/Kaplänen, die das Ziel verfolgen, die durch die Migration verursachten Wunden zu heilen und den Plan zu erkennen, den Gott in allen Formen der Migration verwirklicht, selbst in denen, die durch Unrecht erzwungen sind.

 Die Migrationen führen die unterschiedlichsten und früher geographisch weit entfernten Komponenten der Menschheitsfamilie zusammen und zielen aus sich heraus darauf ab, eine immer weiträumigere und pluralistischere Gesellschaft zu schaffen, eine Verlängerung und Ausweitung jener Begegnung der Völker und Nationen, die durch das Geschenk des Pfingstgeistes zu einem Gottesvolk geworden sind. Die Leiden, welche die Migration begleiten, sind Ausdruck der Mühsal, aus der die wandernde Kirche entsteht und sich erneuert, wobei die Ungleichheiten und Ungleichgewichte, die gleichzeitig Ursache und Ausdruck dafür sind, ein Zeichen für die Wunden, die durch die Sünde der Menschheit zugefügt wurden, und gleichzeitig eine schmerzliche Bitte um Geschwisterlichkeit darstellen.

Diese Betrachtungsweise führt dazu, die Migrationen mit jenen biblischen Ereignissen in Verbindung zu bringen, welche die mühsamen Wegstrecken der Menschheit bis zur Bildung eines Volkes ohne Diskriminierung und ohne Grenzen kennzeichnen: den Weg der Patriarchen, die im Vertrauen auf die Verheißung eine neue Heimat suchen; die Befreiung aus der Knechtschaft, die durch den Exodus das Volk des Bundes entstehen läßt; das Exil, das den Menschen mit der Relativität jedes erreichten Zieles konfrontiert; die universale Botschaft der Propheten – an deren Gipfel Christus steht, der Diskriminierung und Unterdrückung als dem Willen Gottes entgegengesetzt brandmarkt. Die Migrationen werden zu einem Träger der Heilsbotschaft für alle Menschen und bezeugen, daß Gott auch im chaotischen und widersprüchlichen Durcheinander menschlicher Ereignisse weiterhin seinen Heilsplan verfolgt, bis zur endgültigen Vereinigung des Universums in Christus (vgl. Ef 1,10; Kol 1.16-20).

 

2. Die geweihten Personen und die Herausforderung der menschlichen Mobilität

In diesem Zusammenhang will die Instruktion Erga migrantes caritas Christi eine "Antwort der Kirche auf die neuen pastoralen Erfordernisse der Migranten sein, um diese dazu zu führen, ihrerseits die Erfahrung der Migration in eine Gelegenheit nicht nur zum Wachsen im christlichen Leben, sondern auch zu einer Neuevangelisierung und Missionierung umzuwandeln (vgl. Einführung). Das Dokument schenkt der "Gesetzgebung im CIC und im CCEO besondere Aufmerksamkeit, um auf angemessenere Weise auch auf die besonderen Bedürfnisse der Emigranten aus dem Osten einzugehen, die heute immer zahlreicher werden" (ebd.). "Die heutigen Migrationen – so bestätigt die Instruktion – stellen uns vor eine Herausforderung, die durch ihre Verflechtung mit den wirtschaftlichen, sozialen, politischen und kulturellen Belangen, wie auch und mit jenen der Sicherheit, gewiß nicht einfach sind. Es handelt sich um eine Herausforderung, der sich alle Christen stellen müssen, unabhängig vom guten Willen oder dem persönlichen Charisma einiger weniger" (EMCC 3).

Sicherlich ist dies eine Herausforderung für alle Christen, besonders jedoch für die Personen des geweihten Lebens, die in der Pastoral der Menschen unterwegs immer eine besondere Rolle gespielt haben, sei es durch das Charisma der Kongregationen, das auf diesen besonderen Bereich ausgerichtet ist, sei es durch den Beitrag der einzelnen Ordenspersonen oder einzelner Gemeinschaften verschiedener Kongregationen und Institute des apostolischen Lebens. Die Kirche hat auf deren Beitrag in dieser spezifischen Aufgabe der Seelsorge vertraut und wird es weiterhin tun.

Die Instruktion Erga migrantes caritas Christi stellt die Bedeutung der Rolle der Geweihten heraus und macht sich die Aussage des Apostolischen Schreibens Evangelii Nuntiandi (nr. 69) zu eigen: "[die Geweihten] sind durch ihr Leben das Zeichen der völligen Verfügbarkeit für Gott, für die Kirche, für die Brüder. Im Zusammenhang mit einem Zeugnis, das …in der Evangelisierung vorrangig ist, kommt ihnen hier eine besondere Bedeutung zu. Dieses stille Zeugnis der Armut und der Bedürfnislosigkeit, der Reinheit und der Transparenz, der Hingabe im Gehorsam, kann außer einer Herausforderung an die Welt und an die Kirche selbst auch eine starke Verkündigung sein, die fähig ist, selbst jene Nichtchristen guten Willens, die für bestimmte Werte empfindsam sind, zu beeindrucken."

Die Welt der Menschen unterwegs umfaßt zudem eine große Variationsbreite, was deren unterschiedliche Situationen anbelangt. Einige der Migrantengruppen bewahren und entfalten den menschlichen und christlichen Reichtum ihres Ursprungs und werden zu einem Element des Fortschritts und der Bereicherung für die zivile und kirchliche Gesellschaft, zu der sie stoßen. Andere durchleben das Schicksal der Migration in ihren leidvollsten und diskriminierenden Aspekten. Zuweilen leben auch jene, die sich einen befriedigenden wirtschaftlichen Status errungen haben, ohne den vollen Genuß ihrer Rechte, ihrer Anerkennung, ihrer Kommunikationsfähigkeit, und vor allem in einer Armut des Glaubens und der Religiosität, die schmerzvoller ist als die wirtschaftliche Armut.

Darum richtet diese Instruktion einen herzhaften Aufruf an alle Ordensinstitute, an die Gesellschaften des apostolischen Lebens und an die Säkularinstitute, daß sie weiterhin großmütig die Grenzen ihres Bemühens um die Welt der menschlichen Mobilität öffnen, und dies in einer echt missionarischen Dimension.

Im Bewußtsein, daß das Reich Gottes sich in menschlichen Gegebenheiten äußert und durch diese und in diesen entsteht, sind die Geweihten gerufen, jene Werte aufzugreifen, die das Leben der Migranten prägen und deren eigenen Beitrag zur Solidarität aller Völker und zur universalen Geschwisterlichkeit bilden: die Hoffung auf Würde, auf Mitverantwortung, auf Gerechtigkeit.

Die gottgeweihten Personen verfügen über einen reichen geistlichen Schatz, der in diese pastorale und missionarische Aufgabe investiert werden kann.

Ganz besonders die Armut. Viele Migranten leben in Situationen der Armut, der Unsicherheit und der Ausbeutung; viele jagen nach Geld, selbst auf Kosten der Solidarität mit ihren Brüdern und Schwestern. Indem die evangelische Armut die Ordensleute sensibel macht für ihre Zugehörigkeit zum Reich Gottes, in dem eine jede Fähigkeit von Gott kommt (2 Kor 3,5), macht sie sie auch hellhörig für den Schrei der Armen, führt sie zu einem evangelischen Protest gegenüber einer Kultur, die Sklavin des Geldes und der Macht ist, und macht sie zu Zeugen der Befreiung von Geiz und Gewinnsucht.

Die geweihte Keuschheit, dank derer die Ordensleute alle Kräfte ihrer Liebe auf Gott und ihre Brüder und Schwestern hinordnen. Nach dem Bild Christ umgestaltet sind sie für ihre Brüder und Schwestern ein Zeichen der künftigen Auferstehung. Die geweihte Keuschheit macht sie dann auch völlig verfügbar für den Dienst an den Migranten, vor allem den am meisten verlassenen und in ihrer Suche nach Geschwisterlichkeit und Austausch enttäuschten, und werden zu einem Zeichen für jene – und es sind viele – die das christliche Ideal einer keuschen und treuen Liebe leben, auch unter den Bedingungen der Isolation und der Trennung vom eigenen Ehegatten.

Das Gelübde des Gehorsams, durch welches die geweihten Personen ihren eigenen Willen völlig Gott hingeben, um sich dauerhaft und sicher mit seinem Heilswillen zu verbinden und sich gläubig unter der Leitung ihrer Obern in den Dienst ihrer Brüder unterwegs zu stellen: Autorität und individuelle Freiheit stellen sich so in den Dienst der Mission, in einem Geist vertrauensvollen Dialogs und berechtigter Mitverantwortung.

 

3. Für eine Ausbildung in der Pastoral an den Migranten

Um die inneren Werte der Migration zu verstehen und sie auf die Erbauung des Reiches Gottes hin auszurichten sind die geweihten Personen aufgerufen, einen echt missionarischen Geist zum Fundament ihrer Ausbildung und ihres Apostolats zu machen, der sie voll dafür verfügbar macht, außerhalb ihrer Heimat wie auch unter den Migranten des eigenen Landes Zeugen zu sein.

Angesichts einer derart anspruchsvollen Aufgabe erhält die spezifische Ausbildung der geweihten Person, die sich für den Dienst an den Migranten vorbereitet, besondere Bedeutung. Zum Dienst an diesen Migranten berufen leben die Ordensleute aus einem Geist der vollen Verfügbarkeit und Anpassungsfähigkeit an deren rechtmäßige Bedürfnisse und pflegen, inmitten derer, die aus den verschiedensten Gegenden kommen, eine Haltung, die für Universalität offen ist. Deshalb ist es von Wichtigkeit, daß die geweihten Personen ihre Grundausbildung durch eine besondere pastorale Ausbildung vervollständigen, die auf der Kenntnis und auf den auch praktischen Erfahrungen der menschlichen, sozialen und religiösen Wirklichkeit der Migranten aufbaut, die schon vor dem missionarischen Einsatz auch eine Zeitlang gelebt werden soll, wobei nach und nach direkter Kontakt mit den Problemen und der Lebenswirklichkeit der Migranten aufgenommen werden kann. Dabei mag hilfreich sein, schon im Voraus in einer plurinationalen Gemeinschaft zu leben, wo wertvolle linguistische und kulturelle Kenntnisse erworben werden können, die für die Entfaltung dieses besonderen Apostolats notwendig sind, auch deshalb, weil ein solches gemeinschaftliches Ambiente das Verständnis und die Achtung der Unterschiede fördern kann.

 

4. Einem dauerhaften und erweiterten Dienst entgegen

Mit Dank für alle Institute, die durch ihre Brüder und Schwestern hochherzig ihren Beitrag zur Pastoral der Menschen unterwegs in den verschiedensten Kategorien geleistet haben, wünschen wir, daß dieser Einsatz immer dauerhafter und weitreichender werde. Der Weg dieser Geweihten hat die Aufgabe, zu einem lebendigen Zeichen der prophetischen Berufung zu werden und zu einem dauerhaften Impuls auf jene Hoffnung hin, die auf eine Zukunft jenseits dieser Welt hinweist und zu deren Umgestaltung und Überwindung anregt.

Die kulturelle und religiöse Identität der Migranten wird zu einem wirksamen Aufruf zur einer pfingstlichen Geschwisterlichkeit, wo die Unterschiede vom Geist harmonisiert werden und die Liebe ihre Echtheit beweist, indem sie den anderen annimmt. Ihr Schicksal ist eine Verkündigung des Ostergeheimnisses, durch welches Tod und Auferstehung zur Schaffung einer neuen Menschheit werden, in der es keine Fremden mehr gibt (vgl. Gal 3,28; Kol 3,11). Die Präsenz der Migranten ist in sich selbst ein Symbol für ein neues Volk, für das jedes fremde Land Heimat ist und jede Heimat fremdes Land (vgl. Brief an Diognet, V.5).

Besondere Beachtung verdient in traditionell katholischen Ländern auch die Präsenz von nicht einheimischen Geweihten, die sich der Migrantenpastoral für ihre immigrierten Landsleute annehmen, auch als kulturelle Vermittler.

Jedenfalls kann die heutige Mobilität von nationalen Gruppen eine Form der Verwirklichung der eigenen Sendung für viele Ordensgemeinschaften sein. Die Immigranten sind ja Männer, Frauen, Kinder, Familien, die in ihren jeweiligen Bedürfnissen (und auch der Entfernung von ihrem eigenen sozialen und kulturellen Umfeldes wegen) im Ordensleben die Notwendigkeit einer Aufmerksamkeit für seine wirkliche und tief christliche Sendung wecken.

Um bei den Überlegungen für einen konkreten Einsatz zu helfen, verweisen wir hier (siehe Anlage) auf einige Punkte der Instruktion Erga migrantes caritas Christi, die eventuell Ihr besonderes Interesse finden werden.

 

5. Die Dringlichkeit dieses Dienstes

Vorliegendes gemeinsame Schreiben hat zum Ziel, das aktuelle Problem der Migranten in all seinen Nuancen zu unterstreichen. Es betrifft deshalb auch die Asylsuchenden, die Flüchtlinge, die Vertriebenen und die ausländischen Studenten (vgl. EMCC 4-10). Unsere Dikasterien laden deshalb die Generalobern und Generaloberinnen ein, sich dieses Anliegens anzunehmen und in geeigneter Weise die Mitglieder ihrer Institute gebührend zu informieren, indem sie sie einladen, sich in Achtung der persönlichen Fähigkeiten und natürlich auch des Charismas des Instituts in der Pastoral der Migranten einzusetzen, auch im Blick auf die verschiedenartigen Formen menschlicher Mobilität.

Tatsächlich muß dem allgemeinen Phänomen jene besondere Pastoral der Kirche entsprechen, die mit den örtlichen und pfarrlichen Strukturen vereinbar ist. Es geht um eine besondere Pastoral, die die Aufmerksamkeit und Unterstützung auch der Geweihten verdient, in Zusammenarbeit mit den Hirten der Kirche.

Die Botschaften von Papst Johannes Paul II. zum Jahrestag der Migranten und Flüchtlinge – der weltweit geworden ist und in diesem Jahr zum 91. Mal begangen wird – sind für uns Anregungen und Leitlinie. Eine solche zeitliche Kontinuität von fast einem Jahrhundert gibt der Bedeutung des Phänomens in all seinen Erscheinungsformen Gewicht, einschließlich des nicht minder aktuellen Einsatzes der Kirche im Bereich der Ökumene sowie des interreligiösen und interkulturellen Dialogs. (vgl. EMCC 34-36; 56-69).

Dieses Schreiben möchte auch die streng kontemplativen Klöster erreichen und von ihnen die so wichtige Liebesgabe des Gebetsgedenkens erbitten, des Opfergeistes und der Selbsthingabe für die ganze Kirche, die mit der Neuevangelisierung befaßt ist, wofür der Dienst der Heilsverkündigung an die Menschen unterwegs ein Ausdruck ist.

Durch die Neuentdeckung der eigenen Wurzeln, im Evangelium Jesu Christi und in der getreuen Erneuerung in Übereinstimmung mit dem II. Vatikanischen Konzil werden alle Geweihten zu ihrem Auftrag zurückfinden, der aus der vorrangigen - wenn auch nicht ausschließlichen und ausschließenden - Option für die Liebe zu den Armen entspringt, deren Antlitz gewiß in jenem der unzähligen Migranten, Flüchtlinge, Leidenden und Verlassenen zu erkennen ist.

Gewiß befindet sich die sich entwickelnde Welt, die die Geweihten bereits radikal in der Evangelisation und der menschlichen Entwicklung aktiv wirken sah, heute vielfach in den Randgebieten der westlichen Großstädte, in den Sammellagern für Flüchtlinge und Vertriebene, unter den Migranten, Vertriebenen und Asylsuchenden. So erinnern wir auch hier an das Wort des Herrn: "Jedesmal, wenn ihr dies einem meiner geringsten Brüder getan habt, habt ihr dies mir getan" (Mt 25,40).

Wir erflehen für Sie und Ihre Mitschwestern und Mitbrüder reichen Segen und grüßen Sie

 

                                                          im Herrn ergeben

          + Franc Rodé   

em. Erzbischof von Ljubliana 

Präfekt

 

 

 

Stephen Fumio Kardinal Hamao

Präsident

 

 

 

 

+ Piergiorgio Silvano Nesti C.P.  

em. Erzbischof von Camerino-SanSeverino 

Sekretär 

+ Agostino Marchetto 

Titularerzbischof von Astigi

Sekretär

 

Vatikan, den 13. Mai 2005

 

 

Texte und Zitate zum Thema

"Ordensleute und Migrantenpastoral"

(entnommen aus: Erga migrantes cartitas Christi – EMCC – und aus dem entsprechenden juridisch- pastoralen Regelwerk: OGP)

 

  • Bedeutung des Dienstes der Ordensleute in der Migrantenpastoral (EMCC 80).
  • Große Bedeutung des besonderen Apostolats der Ordensleute (ebd.).
  • Appell an jene Ordenskongregationen, die die Migrantenpastoral nicht zu ihren spezifischen Zielen rechen, sich dieser pastoralen Aufgabe anzunehmen (ebd. 81).
  • Die Ordensinstitute sind eingeladen, einige ihrer Mitglieder für diesen Dienst an den Migranten freizustellen (ebd. 82).
  • Bedeutung des Zeugnisses der Ordensgelübde als "Provokation der Welt und der Kirche" (ebd.).
  • Hinweis auf das "stille Zeugnis der Armut, der Keuschheit und des Gehorsams der Ordensleute" (ebd. 83).
  • Appell vor allem an die Kongregationen mit spezifischen missionarischen Zielen, die missionarische Dimension der pastoralen Assistenz der Migranten in Erwägung zu ziehen (ebd.).
  • Einladung an die Ordenskongregationen, einige ihrer Mitglieder für die Arbeit in diesem Sektor der Migranten einzusetzen (ebd. 84).
  • Empfehlung an die Höheren Ordensobern, in ihren Mitteilungen an die Mitglieder, oder auf General- und Provinzkapiteln, oder in Ausbildungskursen auf die Dringlichkeit des Problems der Migranten und Flüchtlinge hinzuweisen, mit besonderer Aufmerksamkeit auf die diesbezüglichen kirchlichen Dokumente (ebd.).
  • Auch im Dienst an den Migranten ist es erforderlich, "daß das Ordensleben geschützt und aufgewertet werde in seiner Inspiration und in seinen besonderen Formen", die durch das Charisma der "vollkommenen Liebe (…) in der Beobachtung und in der Befolgung der Grundnormen der einzelnen Kongregationen" gekennzeichnet sind (ebd. 85).
  • Einladung an die kirchlichen Autoritäten, die Arbeit der Orden, deren spezifische Zielsetzung die geistliche Begleitung der Migranten ist, zu unterstützen (OGP, 12 § 1).
  • Auch der Beitrag der weiblichen Institute zum Apostolat der Migranten muß hochgeschätzt werden (ebd. 12 § 2).
  • Notwendigkeit einer schriftlichen Übereinkunft zwischen Diözesanbischof/Eparch und Generalobern der Institute mit Hinweis auf die Vorgehensweise im Falle, daß mehrere Diözesen oder Eparchien interessiert sind (ebd. 13 § 1).
  • Erforderliche Zustimmung des Obern und diesbezügliche schriftliche Übereinkunft auch im Falle eines einzelnen Ordensmitglieds (ebd. 23 § 2).
  • Sämtliche Werke und Initiativen zugunsten der Immigranten unterstehen der Autorität und Leitung des Diözesanbischofs/Eparchen (ebd. 14).

 

N.B. "Was betreffs der Ordensleute festgelegt ist, gilt mit den erforderlichen Unterscheidungen auch für die Gesellschaften des apostolischen Lebens und die Säkularinstitute"(OGP, Art. 15).



[1]"An alle Ordensmänner und Ordensfrauen auf der Welt" vom 25.März 1987 (People on the Move 48 [1987] 163-166, Gemeinsame Instruktion "Invito all'impegno partorale per Migranti e Rifiugiati" Informationes SCRIS, Dezember 1989, pp. 174-184).
[2]Erga migrantes caritas Christi(=EMCC), AAS XCVI (2004) 762-822; People on the Move 95 (2004) 38-103; sito internet www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/migrants/index.htm.

 

*******

Congrégation 

pour 

l'Éducation Catholique

Conseil Pontifical pour la Pastorale

des Migrantset des Personnes

 en Déplacement

                                                                              

 

Prot. N. 256/2005

 

Lettre conjointe sur la pastorale des migrations

dans la formation des futurs prêtres et diacres permanents

Aux Exc.mes Évêques diocésains et aux Recteurs des Séminaires

 

En 1986, la Congrégation pour l'Éducation Catholique avait adressé aux Ordinaires diocésains et aux Recteurs de leurs séminaires la Lettre circulaire La Pastorale de la mobilité humaine dans la formation des futurs prêtres, en collaboration avec la Commission Pontificale pour la Pastorale des Migrations et du Tourisme[1]. Le document présentait le phénomène migratoire comme un défi des temps modernes et formulait en conséquence diverses orientations pour une préparation adaptée des séminaristes afin de "stimuler la charité pastorale des candidats au sacerdoce, en les aidant à acquérir, sous la conduite compétente des éducateurs, les attitudes pastorales requises pour une activité bénéfique dans ce champ important de l'apostolat"[2].

Presque vingt ans après, le 1er mai 2004, le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement a publié, avec l'approbation du Serviteur de Dieu Jean-Paul II, l'Instruction Erga migrantes caritas Christi[3]. Cette Instruction offre une réflexion approfondie sur les migrations, ainsi que sur le droit des migrants, dans leurs diverses catégories, à une pastorale spécifique. En outre, elle donne de nouvelles dispositions dans la ligne des normes contenues dans le Code de Droit Canonique de l'Église latine et dans le Code des Canons des Églises Orientales, en prévoyant pour cela des structures adéquates. Dans la continuité des précédentes dispositions ecclésiales, l'Instruction souligne la nécessité dans les séminaires d'une préparation particulière à la pastorale spécifique des migrants, là où ils sont présents.

Pour cette préparation, le contenu de la Lettre La Pastorale de la mobilité humaine dans la formation des futurs prêtres conserve toute sa valeur. Cependant, par cette Lettre conjointe, nous invitons les Évêques et les Recteurs des séminaires à tirer aussi de l'Instruction des suggestions et des orientations, fruit de l'expérience de l'Église, pour la formation des futurs prêtres et des diacres permanents, en tenant évidemment compte de la situation concrète de chaque Église particulière.

Quelques prêtres doivent recevoir une solide préparation pour se consacrer à un apostolat spécifique auprès des migrants. Mais, le phénomène des migrations étant désormais planétaire, une formation en ce domaine ne pourra faire défaut aussi dans les séminaires, soit dans les programmes de Théologie pastorale, soit par une sensibilisation dans les diverses disciplines théologiques.

Nous sommes certains que notre Lettre ne manquera pas de susciter un nouvel élan de charité pastorale chez les candidats au sacerdoce et au diaconat permanent, afin qu'en étant accompagnés d'une manière adéquate, ils puissent acquérir une formation appropriée en vue d'une action efficace pour l'évangélisation et la promotion humaine dans le secteur important des migrations.

Avec l'assurance de notre dévouement dans le Seigneur,

 

Zénon Cardinal Grocholewski

Préfet

Stephen Fumio Cardinal Hamao

Président

 

 

 

+ J. Michael Miller, C.S.B.

Archevêque titulaire de Vertara

Secrétaire

 

+ Agostino Marchetto

Archevêque titulaire de Astigi

Secrétaire

 

 

Du Vatican, le 3 Décembre 2005, en la Mémoire de S. François Xavier, Patron des Missions.



[1]Congrégation pour l'Éducation Catholique, Le phénomène de la mobilité, in Enchiridion Vaticanum, vol. 10 (1986-1987), pp. 8-15; cf. Pièce jointe.
[2]Ibid., p. 13.
[3]Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement,Erga migrantes caritas Christi, in AAS XCVI (2004), pp. 762-822; La Documentation Catholique, CI (2004), pp. 658-692; cf. Pièce jointe.

 

*******

 

Congregation    

for 

Catholic Education

Pontifical Council for the 

Pastoral Care of Migrants 

and Itinerant People

                                                

Prot. N. 256/2005

 

Joint Letter on the Pastoral Care of Migrants

in the Formation of Future Priests and Permanent Deacons

 

To Their Excellencies the Diocesan Ordinaries and to the Rectors of Seminaries

In 1986, the Congregation for Catholic Education, in collaboration with the Pontifical Commission for the Pastoral Care of Migrations and Tourism, sent the Circular Letter Pastoral Care of People on the Move in the Formation of Future Priests to diocesan Ordinaries and the rectors of their seminaries.[1] The document indicated the phenomenon of migration as being a challenge of modern times. The text, therefore, offered guidelines so that seminarians would receive a suitable formation that would “stimulate the pastoral concern of future priests, helping them to acquire, under the competent guidance of their superiors, the necessary dispositions for a fruitful apostolate in this important field”.[2]

Almost twenty years on, on 1st May 2004, the Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People, with the approval of the Servant of God John Paul II, published the Instruction Erga migrantes caritas Christi.[3] This Instruction offers a detailed reflection on migration, as well as on the rights of the various categories of migrants to specific pastoral care. Moreover, in line with the norms contained in the Code of Canon Law of the Latin Church and the Code of Canons of the Oriental Churches, the Instruction gives new precepts that envisage the setting up of appropriate structures in this area. In continuity with prior Church law, the Instruction underlines the need for seminaries to provide their students with a specific preparation for the pastoral care of migrants, wherever the latter are found.

With such a preparation in mind, the Letter Pastoral Care of People on the Move in the Formation of Future Priests is still significant and useful today. Nevertheless, with this joint Letter we encourage bishops and seminary rectors to draw proposals and guidelines for the formation of future priests and permanent deacons (fruits of the experience of the Universal Church) from the Instruction too. Of course, the concrete situation of each particular church has to be taken into consideration.

Some priests are to receive a solid preparation, which will allow them to dedicate themselves to the specific apostolate in the field of migration. As the phenomenon of migration is now global, seminaries too have to give a formation in this area, both in the Pastoral Theology courses and by an awareness of this subject in the various theological disciplines.

We are sure that this Letter will encourage a renewed impetus of pastoral charity in the candidates to the priesthood and to the permanent diaconate. Thus, suitably guided, they will be able to receive a formation that is appropriate for effective evangelisation and human promotion in the important sphere of migrations.

          In communion, we are yours most devotedly in Christ,

 

 

Zenon Cardinal Grocholewski    

Prefect

 

 

 

Stephen Fumio Cardinal Hamao

President

 

 

 

+ J. Michael Miller, C.S.B. 

Titular Archbishop of Vertara      

Secretary   

+ Agostino Marchetto

Titular Archbishop of Astigi

Secretary

 

Vatican City, 3 December 2005, “Memoria” of Saint Francis Xavier, Patron of the Missions.



[1]Congregation for Catholic Education, Il fenomeno della mobilità, in Enchiridion Vaticanum, vol. 10 (1986-1987), pp. 8-15; cf. Enclosure 1.
[2]Ibid., p. 13.
[3]Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People, ­Erga migrantes caritas Christi, in AAS XCVI (2004), 762-822; cf. Enclosure 2.

 

*******

   

Congregazione  

per 

l’Educazione Cattolica

Pontificio Consiglio della Pastorale

per i Migranti e gli Itineranti

 

Prot. N. 256/2005

 

Lettera congiunta sulla pastorale migratoria

nella formazione dei futuri sacerdoti e diaconi permanenti 

 

Agli Ecc.mi Vescovi diocesani e ai Rettori dei Seminari 

Nel 1986, la Congregazione per l’Educazione Cattolica inviò agli Ordinari diocesani e ai Rettori dei loro seminari la Lettera circolare La pastorale della mobilità umana nella formazione dei futuri sacerdoti, in collaborazione con la Pontificia Commissione per la Pastorale delle Migrazioni e del Turismo[1]. Il documento segnalava il fenomeno migratorio come sfida dei tempi moderni e formulava perciò diversi orientamenti per una adeguata formazione dei seminaristi, allo scopo «di stimolare la carità pastorale dei candidati al sacerdozio, aiutandoli ad acquistare, sotto la guida competente degli educatori, quelle attitudini pastorali che si richiedono per una proficua attività in questo importante campo dell’apostolato»[2].

A distanza di quasi vent’anni, il Pontificio Consiglio della Pastorale per i Migranti e gli Itineranti pubblicò, il primo maggio 2004, con l’approvazione del Servo di Dio Giovanni Paolo II, l’Istruzione Erga migrantes caritas Christi[3]. Tale Istruzione offre un’approfondita riflessione sulle migrazioni, nonché sul diritto dei migranti, nelle loro varie categorie, ad una pastorale specifica. Inoltre, essa dà nuove disposizioni nella linea delle norme contenute nel Codice di Diritto Canonico della Chiesa Latina e nel Codice dei Canoni delle Chiese Orientali, prevedendo al riguardo strutture adeguate. In continuità con le precedenti disposizioni ecclesiali, l’Istruzione sottolinea la necessità di una particolare preparazione nei seminari alla specifica pastorale dei migranti, dove essi si trovano.

Per tale preparazione, i contenuti della Lettera La pastorale della mobilità umana nella formazione dei futuri sacerdoti conservano la loro significativa validità. Con questa Lettera congiunta, tuttavia, sollecitiamo gli Ecc.mi Vescovi e i Rettori dei Seminari ad attingere anche dall’Istruzione suggerimenti e orientamenti, frutto dell’esperienza della Chiesa universale, per la formazione dei futuri sacerdoti e dei diaconi permanenti, tenendo evidentemente conto della situazione concreta delle singole Chiese particolari.

Alcuni sacerdoti devono ricevere una preparazione solida per dedicarsi all’apostolato specifico in ambito migratorio. Essendo il fenomeno migratorio ormai planetario, pure nei seminari non potrà mancare una formazione in questo campo, sia nei programmi di Teologia pastorale, sia tramite una sensibilizzazione nelle varie discipline teologiche.

Siamo certi che questa nostra Lettera non mancherà di suscitare un rinnovato slancio di carità pastorale nei candidati al sacerdozio e al diaconato permanente, affinché, adeguatamente accompagnati, possano acquisire una formazione appropriata in vista di un’incisiva evangelizzazione e promozione umana nell’importante settore delle migrazioni.

In comunione, Vostri dev.mi

 

 Zenon Cardinale Grocholewski 

Prefetto

 

 

 

Stephen Fumio Cardinale Hamao

Presidente

 

 

 

+ J. Michael Miller, C.S.B.

Arcivescovo titolare di Vertara

Segretario

+ Agostino Marchetto

Arcivescovo titolare di Astigi

Segretario

 

 

Dal Vaticano, 3 Dicembre 2005, Memoria di S. Francesco Saverio, Patrono delle Missioni.

 
[1]Congregazione per l’Educazione Cattolica, Il fenomeno della mobilità, in Enchiridion Vaticanum, vol. 10 (1986-1987) pp. 8-15; cfr Allegato.
[2]Ibid., p. 13.
[3]Pontificio Consiglio della Pastorale per i Migranti e gli Itineranti,Erga migrantes caritas Christi, in AAS XCVI (2004), 762-822; cfr Allegato.

 

*******

 

Congregação 

para a 

Educação Católica

Pontifício Conselho da Pastoral

para os Migrantes 

e os Itinerantes

           

Prot. N. 256/2005

 

 

Carta conjunta sobre a pastoral migratória 

na formação dos futuros sacerdotes e diáconos permanentes 

 

Aos Ex.mos Bispos diocesanos e aos Reitores dos Seminários

Em 1986, a Congregação para a Educação Católica enviou aos Ordinários diocesanos e aos Reitores dos seus seminários a Carta A pastoral da mobilidade humana na formação dos futuros sacerdotes, em colaboração com a Pontifícia Comissão para a Pastoral das Migrações e do Turismo[1]. O documento assinalava o fenómeno migratório como desafio dos tempos modernos e formulava, para tal, diversas orientações para uma adequada formação dos seminaristas com o objectivo «de estimular a caridade pastoral dos candidatos ao sacerdócio, ajudando-os a adquirir, sob a guia competente dos educadores, aquelas atitudes pastorais que se requerem para uma profícua actividade neste importante campo do apostolado»[2].

À distância de quase vinte anos, o Pontifício Conselho da Pastoral para os Migrantes e os Itinerantes publicou a 1 de Maio de 2004, com a aprovação do Servo de Deus João Paulo II, a Instrução Erga migrantes caritas Christi[3]. Tal Instrução oferece uma profunda reflexão sobre as migrações e sobre o direito dos migrantes nas suas várias categorias em ordem a uma pastoral específica. Além disso, dá novas indicações na linha das normas do Código de Direito Canónico da Igreja Latina e no Código dos Cânones das Igrejas Orientais, prevendo para isso as estruturas adequadas. Em continuidade com as precedentes disposições eclesiais, a Instrução salienta a necessidade de uma particular preparação nos seminários para a específica pastoral dos migrantes, onde esses existam.

Para tal preparação, os conteúdos da Carta A pastoral da mobilidade humana na formação dos futuros sacerdotes conservam a sua significativa validade. Todavia, com esta carta conjunta solicitamos os Ex.mos Bispos e os Reitores dos seminários a retirar também da Instrução as sugestões e as orientações, fruto da experiência da Igreja Universal, para a formação dos futuros sacerdotes e dos diáconos permanentes, tendo em conta a situação concreta de cada Igreja particular.

Alguns sacerdotes devem receber uma preparação sólida para se dedicarem ao apostolado específico no campo migratório. Sendo o fenómeno migratório já planetário, mesmo nos seminários não poderá faltar uma formação neste campo, tanto nos programas de teologia pastoral, como através de uma sensibilização nas várias disciplinas teológicas.

Estamos certos que esta nossa Carta não deixará de suscitar um renovado vigor de caridade pastoral nos candidatos ao sacerdócio e ao diaconado permanente para que, adequadamente acompanhados, possam adquirir uma formação apropriada em vista de uma incisiva evangelização e promoção humana no importante sector das migrações.

Em comunhão, Vossos dev.mos

 

Zenon Cardeal Grocholewski    

Prefeito

 

 

 

Stephen Fumio Cardeal Hamao

Presidente

 

 

 

+ J. Michael Miller, C.S.B.

Arcebispo titular de Vertara 

Secretário

+ Agostino MarchettoArcebispo 

titular de Astigi

Secretário

 

Cidade do Vaticano, 3 de Dezembro de 2005, Memória de S. Francisco Xavier, Padroeiro das Missões.



[1]congregação para a educação católica, O fenómeno da mobilidade, in Enchiridion Vaticanum, vol. 10 (1986-1987), pp. 8-15; Cf. Anexo.
[2]Ibidem, p. 13.
[3]pontifício conselho da pastoral para os migrantes e os itinerantes, Erga migrantes caritas Christi, in AAS 96 (2004), pp. 762-822; Cfr Anexo.

 

*******

Congregación 

para la 

Educación Católica 

Pontificio Consejo de la Pastoral   

para los Emigrantes 

e Itinerantes

  

Prot. N. 256/2005

 

Carta conjunta sobre la Pastoral Migratoria

en la formación de los futuros sacerdotes y diáconos permanentes  

 

A los Exmos. Sres. Obispos diocesanos y a los Rectores de los Seminarios: 

En 1986, la Congregación para la Educación Católica envió a los Ordinarios diocesanos y a los Rectores de sus Seminarios la Carta Circular sobre La pastoral de la movilidad humana en la formación de los futuros sacerdotes, en colaboración con la Pontificia Comisión para la Pastoral de las Migraciones y del Turismo[1]. El documento señalaba el fenómeno migratorio como desafío de los tiempos modernos y formulaba, por tanto, orientaciones para una formación adecuada de los seminaristas, con la finalidad "de estimular la caridad pastoral de los candidatos al sacerdocio, ayudándolos a adquirir, bajo la guía competente de los formadores, aquellas aptitudes pastorales requeridas para una fecunda acción en este importante campo de apostolato"[2].

A distancia de casi veinte años más tarde, el Pontificio Consejo de la Pastoral para los Emigrantes e Itinerantes publicó, el 1 de mayo de 2004, con la aprobación del Siervo de Dios Juan Pablo II, la Instrucción Erga migrantes caritas Christi[3]. Tal Instrucción ofrece una reflexión profunda sobre las emigraciones y sobre el derecho que tienen los emigrantes, en sus diversos tipos, a una pastoral específica. Además, da disposiciones nuevas en la línea de las normas contenidas en el Código de Derecho Canónico de la Iglesia Latina y en el Código de los Cánones de las Iglesias Orientales, ofreciendo al respecto estructuras adecuadas. En continuidad con las anteriores disposiciones eclesiales, la Instrucción subraya la necesidad de una preparación particular en los Seminarios sobre la pastoral específica de los emigrantes, donde estos se encuentren. 

Para esta preparación, conservan toda su validez los contenidos de la Carta Circular sobre La pastoral de la movilidad humana en la formación de los futuros sacerdotes. Pero con esta Carta Conjunta solicitamos, sin embargo, a los Excmos. Sres. Obispos y a los Rectores de Seminarios que extraigan también de la Instrucción sugerencias y orientaciones, fruto de la experiencia de la Iglesia universal, para la formación de los futuros sacerdotes y de los diáconos permanentes, teniendo en cuenta evidentemente la situación concreta de las Iglesias particulares individuales. 

Algunos sacerdotes deberán recibir una preparación sólida para dedicarse al apostolado específico del ámbito migratorio. Siendo ahora planetario el fenómeno migratorio, no podrá faltar en los Seminarios una formación en este campo, tanto en los programas de Teología Pastoral, como mediante una sensibilización en las diversas disciplinas teológicas. 

Estamos seguros que nuestra Carta no dejará de suscitar un renovado estímulo de la caridad pastoral en los candidatos al sacerdocio y al diaconado permanente, para que, acompañados de modo adecuado, puedan adquirir una formación apropiada de cara a una evangelización incisiva y a una promoción humana en el importante sector de la emigración.  

 

           Unidos en comunión, devmos. in Domino 

 

Zenon Cardenal Grocholewski

Prefecto

 

 

 

Stephen Fumio Cardenal Hamao

Presidente

 

 

 

+ J. Michael Miller, C.S.B.

Arzobispo titular de Vertara

Secretario

+ Agostino Marchetto

Arzobispo titular de Ecija

Secretario

 

Ciudad del Vaticano, 3 de Diciembre de 2005, Memoria de San Francisco Xavier, Patrono de las Misiones. 



[1]Congregación para la Educación Católica, II fenomeno della mobilità, en Enchiridion Vaticanum, vol. 10 (1986 - 1987), pp. 8-15; cfr Adjunto.
[2]Ibid., p. 13.
[3]Pontificio Consejo de la pastoral para los emigrantes e itinerantes, Erga migrantes caritas Christi, en AAS XCVI (2004), 762-822; cfr Adjunto.

 

*******

Kongregation
für das 

Katholische Bildungswesen

Päpstlicher Rat der Seelsorge 

für die Migranten 

und Menschen unterwegs

 

Prot. Nr. 256/2005

 

Gemeinsames Schreiben über die Seelsorge für die Migranten in der Ausbildung der künftigen Priester und ständigen Diakone

 

An die Hochwürdigsten Herrn Diözesanbischöfe und Seminarregenten

Im Jahr 1986 hat die Kongregation für das Katholische Bildungswesen den Diözesanbischöfen und Seminarregenten in Zusammenarbeit mit der Päpstlichen Kommission für die Pastoral der Migranten und den Tourismus ein Rundschreiben mit dem Titel: La pastorale della mobilità umana nella formazione dei futuri sacerdoti, zugesandt.[1]Das Dokument verwies auf das Phänomen der Migration als eine Herausforderung der neueren Zeit und formulierte verschiedene Richtlinien für eine angemessene Ausbildung der Seminaristen mit dem Ziel, „die pastorale Liebe der Priesteramtskandidaten zu wecken und ihnen zu helfen, unter der kompetenten Leitung der Ausbilder, jene pastoralen Haltungen zu erwerben, die für ein fruchtbares Wirken in diesem wichtigen Apostolatsbereich erforderlich sind.“[2]

Beinahe 20 Jahre danach hat der Päpstliche Rat der Seelsorge für die Migranten und Menschen unterwegs am 1. Mai 2004 die vom Diener Gottes Papst Johannes Paul II. approbierte Intruktion Erga migrantes caritas Christi veröffentlicht.[3]Diese Instruktion bietet eine vertiefte Reflexion über Migration sowie über das Recht von Migranten verschiedener Art auf eine spezifische Pastoral. Darüberhinaus bietet sie neue Anordnungen im Sinne der einschlägigen Normen des CIC der lateinischen Kirche und des Rechtskodex der orientalischen Kirchen, die dafür geeignete Strukturen vorsehen. In Kontinuität zu den früheren kirchlichen Bestimmungen unterstreicht die Instruktion die Notwendigkeit einer speziellen Vorbereitung auf die Seelsorge für die Migranten, wo es solche gibt.

Für diese Vorbereitung behalten die Inhalte des Rundschreibens La pastorale della mobilità umana nella formazione dei futuri sacerdoti Sinn und Gültigkeit. Mit dem vorliegenden gemeinsamen Schreiben fordern wir die Hochwürdigsten Bischöfe und Seminarregenten auf, für die Ausbildung der künftigen Priester und ständigen Diakone auch aus der Quelle der genannten Instruktion Hinweise und Orientierungshilfen zu schöpfen, die Frucht der Erfahrung der universalen Kirche sind. Dabei ist gewiss die konkrete Situation der jeweiligen Ortskirchen zu berücksichtigen.

Einige Priester sollen eine solide Ausbildung dafür erhalten, sich dem spezifischen Apostolat im Bereich der Migranten zu widmen. Da das genannte Phänomen mittlerweile weltumspannend geworden ist, darf auch in den Priesterseminaren die Ausbildung auf diesem Gebiet nicht fehlen, sowohl was die pastoraltheologischen Studienprogramme, als auch was die Sensibilisierung dafür in anderen theologischen Disziplinen betrifft.

Wir sind überzeugt, dass unser Rundschreiben, sein Ziel nicht verfehlen wird, neuen Eifer pastoraler Liebe in den Kandidaten für das Priestertum und den ständigen Diakonat zu wecken, damit sie durch eine geeignete Begleitung eine angemessene Ausbildung im Blick auf eine wirksame Evangelisierung und die Förderung des Menschen im wichtigen Bereich der Migration erhalten.

Im Herrn verbunden

           

Zenon Kardinal Grocholewshi  

Präfekt 

 

 

 

Stephen Fumio Kardinal Hamao

Präsident

 

 

 

+ J. Michael Miller, C.S.B.

Titularerzbischof von Vertara

Sekretär

+ Agostino Marchetto

Titularerzbischof von Astigi

Sekretär

      

Vatikan, am 3. Dezember 2005, dem Gedenktag des hl. Franz Xaver, des Patrons der Mission



[1]Congregazione per l‘Educazione Cattolica, Il fenomeno della mobilità, in: Enchiridion Vaticanum, vol. 10 (1986-1987), 8-15; vgl. Kopie in der Anlage.
[2]Ebd. 13.
[3]Pontificio Consiglio della Pastorale per i Migranti e gli Itineranti, Erga migrantes caritas Christi, in: AAS XCVI (2004), 762-822; vgl. Kopie in der Anlage.

 

top