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 Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People

People on the Move

N° 99, December 2005

 

 

Conseil Pontifical pour la Pastorale 

des Migrants et des Personnes en Déplacement

 

Cité du Vatican, le 25 mai 2005

 

Lettre aux Associations internationales de Fidèles sur la Pastorale des Migrants 

 

Chers Amis Responsables et Membres de Mouvements ecclésiaux et Associations de Fidèles laïcs,

En accord avec le Conseil pontifical Pour les Laïcs, nous vous écrivons pour reconnaître avant tout le service précieux et la présence indispensable que les fidèles laïcs, les Associations de fidèles laïcs et les Mouvements ecclésiaux assurent dans l’accueil des migrants et des réfugiés. Vous êtes en première ligne pour affronter ce phénomène qui influe sur l’histoire contemporaine de tous les pays. En outre, nous désirons vous offrir un instrument pour vous permettre d’approfondir votre engagement pastoral dans le monde de la mobilité humaine: il s’agit de l’Instruction Erga migrantes caritas Christi («La charité du Christ envers les migrants», EMCC à partir de maintenant), publiée par notre Conseil Pontifical et dont nous joignons une copie à la présente.

Il est hors de doute qu’à l’aube du troisième millénaire le phénomène de la mobilité humaine soit devenu une priorité dans l’ordre du jour politique international et on prévoit que pour ce qui est de ses dimensions, de son impact et de sa complexité, il continuera à se développer au cours des prochaines années. En effet, on estime actuellement que, dans le monde, une personne sur 35 est un migrant. Cent soixante quinze millions d’hommes et de femmes, d’enfants et de personnes âgées vivent hors de leurs pays d’origine, en tant que migrants économiques, réfugiés ou demandeurs d’asile, et ils représentant 2,9% de la population mondiale[1].

Il s’agit donc d’un défi ou, mieux, en référence à la célèbre expression du Concile Vatican II, d’un signe de notre temps (cf. Gaudium et spes 4). L’Instruction Erga migrantes caritas Christi s’est fait l’écho de cette conscience après que sa publication ait été autorisée, de façon significative, par le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, le 1er mai 2004, trente-cinq ans après le Motu Proprio de Paul VI Pastoralis migratorum cura et l’Instruction relative De pastorali migratorum cura de la Congrégation pour les Evêques (1969)[2]. Le document affirme que: «Nous pouvons donc considérer le phénomène actuel des migrations comme un “signe des temps” particulièrement important, un défi à relever et à mettre en valeur en vue de la construction d’une humanité renouvelée et de l’annonce de l’Evangile de la paix» (EMCC 14).

Des fidèles laïcs engagés, des Associations de laïcs et des Mouvements ecclésiaux ont accueilli avec enthousiasme l’invitation à partager le souci maternel de l’Eglise, d’accorder une attention particulière aux besoins croissants de tant de frères et sœurs impliqués de façon dramatique dans les difficultés et les conflits typiques de la migration. Par ailleurs, s’il est urgent que les sociologues, les économistes, les démographes, mais aussi les éducateurs et les responsables de la res publica, effectuent une lecture attentive du phénomène migratoire, il ne faut pas non plus que vienne à manquer l’intérêt spécifique des laïcs chrétiens, en particulier de ceux qui se reconnaissent dans la spiritualité et dans la pratique apostolique, sources d’inspiration pour les Mouvements et les Associations. Aussi, le vaste domaine de la mobilité humaine demande-t-il à entrer de plein droit dans vos soucis et vos activités, toujours, cependant, dans le respect de vos charismes et de vos priorités spécifiques: «Le peuple de Dieu – selon le texte conciliaire – doit contribuer généreusement à résoudre le problème de l’émigration et les laïcs chrétiens sont particulièrement invités à étendre leur collaboration aux secteurs les plus divers de la société (cf. AA 10), se faisant pareillement le “prochain” de l’émigré (cf. GS 27)» (EMCC 21).

C’est dans ce but que nous vous incitons à puiser dans l’Instruction Erga migrantes caritas Christi les suggestions et orientations apostoliques et missionnaires, fruit de l’expérience de l’Eglise universelle, afin de pouvoir offrir votre contribution, toujours plus compétente et appréciée, pour affronter les problèmes de l’émigration, dans l’esprit évangélique de l’accueil dans l’agape: «J’étais un étranger et vous m’avez accueilli» (Mt 25,35). En effet, l’Instruction présente une réflexion ecclésiologique et théologique profonde et actuelle sur les migrations, ainsi que sur le droit des migrants – quelle que soit leur catégorie – à bénéficier d’une pastorale spécifique. En outre, elle donne de nouvelles dispositions dans la ligne des normes contenues dans le Code de Droit Canon de l’Eglise latine et dans le Code des Canons des Eglises orientales, en prévoyant à cet effet des structures appropriées à l’intention également des laïcs, sous les formes réalisant le mieux leur présence typique dans l’Eglise universelle et dans les Eglises locales[3]. Dans cette perspective migratoire, l’Instruction réaffirme que «le témoignage chrétien des Laïcs, dans la construction du Royaume de Dieu, se situe au sommet d’un ensemble de questions importantes parmi lesquelles figurent les relations Eglise-monde, foi-vie, charité-justice» (EMCC 88).

En effet, dans la diversité de leurs charismes et de leurs ministères, les fidèles laïcs individuellement, leurs Associations et les Mouvements ecclésiaux sont les dépositaires d’une vocation spéciale dans l’Eglise qui les engage à témoigner et à servir en tant que chrétiens, notre Instruction suggérant, dans les termes suivants, les modalités appropriées pour le bien des migrants: «Pensons plus particulièrement aux collaborateurs pastoraux et aux catéchistes, aux animateurs de groupes de jeunes ou d’adultes, au monde du travail et du service social, à l’action caritative» (EMCC 86). A partir de là naît une triple Diaconie dans laquelle, sous l’action de l’œuvre créatrice de l’Esprit Saint, s’articule une multiplicité extraordinaire d’initiatives d’animation, de soutien, de formation et de renouveau, jusqu’à toucher des domaines spécifiques, c’est-à-dire migratoires, d’intervention et d’engagement comme, par exemple «les syndicats et le milieu du travail, le conseil et l’action dans l’élaboration des lois visant à faciliter le regroupement familial des migrants ou l’égalité des droits et des chances» (EMCC 87 et la Disposition juridique et pastorale relative, art. 2).

C’est certainement sur le même plan de ces dynamiques, qui visent la protection de la dignité et des droits fondamentaux de la personne humaine, que doit aussi se situer la dimension plus spécifiquement ecclésiale de la proclamation de l’Evangile, qui s’adresse à tout l’homme et à tous les hommes (cf. EMCC 97). Elle n’exclut nullement une annonce respectueuse et convaincue du Christ Seigneur, de façon explicite également (cf. EMCC 59), en favorisant en même temps le dialogue œcuménique (cf. EMCC 56-58) et interreligieux, pour soutenir aussi la dimension spirituelle de tous (cf. EMCC 69), grâce à la «collaboration la plus large et la plus juste» (EMCC 38) entre les pasteurs des Eglises particulières et les agents pastoraux spécifiques de la mobilité humaine[4]. Dans le contexte typique de l’évangélisation, un itinéraire authentique d’inculturation devra tenir compte de la vocation propre des laïcs pour lesquels «on pourrait examiner de manière plus spécifique la possibilité d’instituer un ministère particulier (non ordonné) de l’accueil, dans le but d’être proches des migrants et des réfugiés et de les introduire progressivement dans la communauté civile et ecclésiale, ou de les aider en vue d’un éventuel retour dans leur patrie» (EMCC 87)[5].

Mais comment réaliser cette pastorale sans compter sur des personnes adéquatement préparées pour cette tâche spécifique? C’est pour cette raison que, dans la sillage des dispositions ecclésiales précédentes, EMCC établit qu’«une formation systématique s’impose, y compris pour les Laïcs, qui ne soit pas une simple transmission d’idées et de concepts mais plutôt une aide, même intellectuelle naturellement, en vue d’un authentique témoignage de vie chrétienne (cf. Pastores Gregis 5)» (EMCC 88). Le document fixe aussi les modalités concrètes à suivre pour atteindre un tel objectif, en considérant par exemple l’hypothèse de la constitution de centres pour la formation de laïcs et d’agents pastoraux, dans une perspective interculturelle, ainsi que de centres d’étude et de réflexion «dont le but est de suivre l’évolution du phénomène migratoire et de présenter à qui de droit des propositions pastorales adéquates» (EMCC 94). Parmi les matériels à privilégier, le document cite les Cahiers universitaires et la revue People on the Move, publiés par notre Conseil Pontifical, de même que la célébration annuelle de la Journée (ou Semaine) mondiale du Migrant et du Réfugié, ainsi qu’une attention particulière au thème proposé chaque année par le Saint-Père dans un Message spécial (cf. EMCC 71-72).

Le document conclusif du Vème Congrès mondial de la Pastorale des Migrants et des Réfugiés (Rome, 17-22 novembre 2003) aussi recommande qu’un soin particulier soit accordé à la formation de ceux qui, avec générosité, se consacrent à l’apostolat spécifique des migrants: «Les personnes impliquées dans l’assistance et dans la pastorale des migrants et des réfugiés (prêtres, religieux/ses et agents pastoraux laïcs) ont besoin d’une formation appropriée pour avoir une plus grande efficacité dans leur action, dans le cadre de la complexité toujours croissante du phénomène de la mobilité humaine (…). A Rome, un institut spécialisé (le Scalabrini International Migration Institute) et les cours et programmes dispensés dans différentes universités à travers le monde, sont disponibles à fournir une formation spécifique dans ce but»[6].

Tout ce qui a été dit jusqu’ici réaffirme la nécessité que les fidèles laïcs engagés dans le secteur des migrations puissent acquérir un patrimoine de connaissances et d’expériences, d’aptitudes et de capacités, ainsi que de vertus humaines et chrétiennes, leur permettant d’assurer avec compétence leur devoir parmi les migrants, milieu dans lequel sont mis en évidence les aspects spécifiques de la protection de l’identité ethnique, culturelle, linguistique et rituelle des personnes en déplacement, l’accompagnement sur le chemin de l’intégration, ainsi que l’esprit missionnaire (cf. EMCC 78). Le parcours à suivre sera celui du dialogue authentique, capable de dépasser le mur de l’intolérance et de repousser l’indifférence et le relativisme. Le dialogue fait voir autrui dans un rapport de proximité, il établit des espaces de rencontre et assume l’inculturation «car l’on ne peut évangéliser sans entrer dans un dialogue profond avec les cultures» (EMCC 36).

En définitive, outre celle sociale et caritative de l’apostolat parmi les migrants (cf. EMCC 39-43), une autre dimension doit être relevée: celle plus spécifiquement ecclésiale et missionnaire, œcuménique et interreligieuse. En effet, face au panorama mondial actuel, les Eglises particulières, et en elles aussi les Associations de fidèles laïcs et les Mouvements ecclésiaux, prennent conscience du fait que, même si une vocation missionnaire ad gentes se poursuit, la mission vient maintenant vers nous et se transforme en missio ad migrantes (mission aux migrants) pour toute la communauté chrétienne, et devenant même missio migrantium (mission des migrants, avec la participation de ceux-ci; cf. EMCC 100).

«A cet égard, les fidèles laïcs, même sans fonctions ou tâches particulières, sont invités à entreprendre un chemin de communion conduisant justement à l’acceptation des différences légitimes. La défense des valeurs chrétiennes passe, certes, par la non-discrimination à l’égard des immigrés mais surtout par un regain spirituel vigoureux des fidèles eux-mêmes. Le dialogue fraternel et le respect réciproque, témoignage vécu d’amour et d’accueil, seront déjà en soi la forme première et indispensable d’évangélisation» (EMCC 99). Aussi devons-nous «éduquer les chrétiens à l’accueil, à la solidarité et à l’ouverture envers les étrangers, afin que les migrations deviennent une réalité toujours plus “significative” pour l’Eglise, et que les fidèles puissent découvrir les semina verbi (semences du Verbe) présents dans les différentes cultures et religions» (EMCC 96), «en vue d’une mise en œuvre de ce que la vérité, la justice et la charité requièrent» (Dispositions juridiques et pastorales d’EMCC, art. 2 § 1).

C’est dans ce contexte que nous vous écrivons, en étant convaincus que l’étude et la méditation de l’Instruction Erga migrantes caritas Christi produiront des fruits d’engagement chrétien renouvelé et authentique, dans la pastorale spécifique de la mobilité humaine également (cf. EMCC 60, 86-87).

En marchant avec vous aux côtés des migrants vers «la ville pourvue de fondations dont Dieu est l’architecte et le constructeur» (He 11,10), nous vous assurons de notre communion et de nos prières.

 

Stephen Fumio Cardinal Hamao

Président

+ Archevêque Agostino Marchetto

Secrétaire

 



[1]Nous ne pouvons ici que faire allusion aux facteurs plus importants ayant pesé le plus pour caractériser les récents mouvements migratoires tels que les tournants restrictifs dans les politiques migratoires des principaux pays d’immigration, le passage de la société industrielle à celle post-industrielle, l’écroulement du système soviétique après la chute du mur de Berlin. A ces événements, viennent s’ajouter les motifs constants qui, ces années, ont toutefois connu une accélération importante: la fuite des conditions de pauvreté que connaissent encore aujourd’hui de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud; les mouvements des réfugiés, qui traversent différents théâtres de guerre ou fuient la répression politique: cf. EMCC 4-11.
[2]L’inspiration biblique à partir de laquelle fonder la pastorale de la mobilité humaine est présentée de façon synthétique aux numéros de 14 à 18 d’EMCC, les numéros de 19 à 33 étant consacrés à ce respect une vue historique d’ensemble sur la sollicitude pastorale de l’Eglise.
[3]Cf. à ce propos EMCC 27, 38, 45, 86-88 et les Dispositions juridiques et pastorales relatives, art. 2-3, 19.
[4]Voir aussi EMCC 9, 11, 36-38, 46, 59-60, 69, 75, 78, 82, 100-101. 
[5]Voir aussi EMCC 45 et la Disposition juridique et pastorale relative, art. 2 § 1-2 ; art. 3 § 4.
[6]Cf. Vème Congrès mondial de la Pastorale des Migrants et des Réfugiés, Document final, in People on the Move 93 (2003) 354.

 

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Pontifical Council for the Pastoral Care

 of Migrants and Itinerant People

 

Vatican City, 25th May 2005

  

A Letter to International Catholic Associations on the Pastoral Care of Migrants 

 

Dear Leaders and Members of Ecclesial Movements and Lay Associations,

In agreement with the Pontifical Council for the Laity we address this letter to you in recognition of the valuable service and indispensable presence of lay faithful, Lay Associations and Ecclesial Movements in welcoming migrants and refugees. You are in the front line in facing this phenomenon which impacts on the history of every nation today. At the same time we wish to offer you a means of further deepening your pastoral commitment in the world of human mobility, and for this purpose we enclose a copy of the Instruction Erga migrantes caritas Christi (The Love of Christ towards Migrants – henceforth, EMCC), a document published by this Pontifical Council.

There is no doubt that at the dawn of the third millennium the phenomenon of human mobility has become a priority on the international political agenda, and it can only be expected to continue to increase in the coming years in size, impact and complexity. Estimates are that at the present time one person in 35 in the world is a migrant. At least 175 million men and women, children and elderly persons are living outside their country of origin, either as economic migrants or as refugees and others seeking asylum, a number equal to 2.9% of the world population.[1]

What we thus deal with is a challenge or rather, to use a well known expression of the Second Vatican Council, a sign of our time (see Gaudium et Spes 4). This awareness is reflected in the Instruction Erga migrantes caritas Christi, whose publication, significantly, was authorised by the late Pope John Paul II on 1st May 2004, thirty-five years after Pope Paul VI’s Motu Proprio Pastoralis migratorum cura and the relative Instruction of the Sacred Congregation for the Bishops De pastorali migratorum cura (1969). [2] Our document affirms that «we can therefore consider the present-day phenomenon of migration a significant ‘sign of the times’, a challenge to be discovered and utilised in our work to renew humanity and proclaim the gospel of peace» (EMCC 14).

Committed lay persons, Lay Associations and Ecclesial Movements have responded with admirable enthusiasm to the appeal to share the Church’s maternal concern in devoting particular attention to the growing necessities of our many brothers and sisters dramatically involved in the hardships and conflicts typical of migration. If it is an urgent matter for sociologists, economists, demographers as well as for educators and those with responsibilities in public affairs to study carefully the phenomenon of migration, the specific interest of the Christian laity is equally vital. This is especially true for those lay persons living an apostolic spirituality and practice that inspire Ecclesial Movements and Associations. The vast field of human mobility can therefore justly claim a place in your concerns and activity, naturally in respect for your own charisma and specific priorities: «The Council stated that the People of God must assure its generous contribution to the reality of emigration. It called upon the laity in particular to extend their collaboration to all sectors of society (see AA 10) and thus be a ‘neighbour’ for the migrant (see GS 27)» (EMCC 21).

For this purpose we urge you to draw on the Instruction Erga migrantes caritas Christi, where you will find apostolic and missionary suggestions and orientations that are the fruit of the experience of the universal Church. They will help you make your own contribution, which will become increasingly more valid and appreciated, to face the problems of migration in the gospel spirit of welcome in agape: «I was a stranger and you made me welcome» (Mt 25:35). The Instruction presents an in-depth and up-to-date ecclesiological and theological reflection on migration as well as on the rights of the various categories of migrants to specific pastoral care. Moreover it gives new directives in line with the norms contained in the Code of Canon Law of the Latin Church and the Code of Canons for the Eastern Churches. These directives foresee the provision of adequate structures concerning the laity too in ways that best attain their characteristic presence in the universal and local Churches. [3] In this migratory perspective the Instruction affirms that «the Christian witness of the laity in building the Kingdom of God certainly heads the list of a host of important questions, including the relation of the Church and the world, faith and life, and charity and justice» (EMCC 88).

Lay faithful as individuals, Lay Associations and Ecclesial Movements with their differing charismata and ministries are actually depositories of a special vocation in the Church that commits them to Christian witness and service. In this regard our Instruction suggests appropriate modalities for the well-being of migrants in these terms: «In particular we have in mind pastoral assistants and catechists, animators of groups of young people or adults, persons engaged in the world of labour, in social or charitable services» (EMCC 86). This gives rise to a typical form of diakonia in which, under the creative working of the Holy Spirit, an extraordinary number of initiatives for animation, support, formation and renewal develop, including specific fields for intervention and commitment, for example «in trade unions and in the world of labour, advising about and writing out laws aimed at facilitating reunification of migrants with their families and assuring them equal rights and opportunities» (EMCC 87 and the Juridical Pastoral Regulation, art. 2).

Certainly these initiatives, which aim at safeguarding the dignity and fundamental rights of the human person, must be accompanied by the more specifically ecclesial dimension of proclaiming the gospel, which concerns the whole man and all men (see EMCC 97). This undoubtedly cannot preclude an explicit, respectful and convinced proclamation of Christ the Lord (see EMCC 59), while at the same time promoting ecumenical and inter-religious dialogue (see EMCC 56-58) for the strengthening of the spiritual dimension of all (see EMCC 69) in «full and just collaboration» (EMCC 38) between the pastors of particular Churches and pastoral workers engaged specifically in human mobility.[4] An authentic programme of inculturation in the context of evangelisation must take into account the vocation of the lay faithful, for whom «one could examine the possibility of instituting a form of non-ordained ministry of welcome with the task of approaching migrants and refugees and introducing them gradually into the civil and the ecclesial community or helping them in view of a possible return to their home country» (EMCC 87).[5]

But how can this be achieved unless there are suitably trained persons for this particular task to be counted on? This is why EMCC, in continuation of previous ecclesial decisions, states in this connection that «the lay faithful, too, need systematic formation (see Pastores gregis 51), meant not just as transmitting of ideas and concepts but, above all, as a help – surely in an intellectual sense too – for them to bear the witness of an authentic Christian life» (EMCC 88). Our document also outlines the practical ways seen as necessary to reach this objective, such as the establishment of centres for the formation of lay faithful and pastoral workers in an inter-cultural perspective as well as centres for study and reflection «with the task of observing the evolution of the migration phenomenon and presenting suitable pastoral proposals to those in charge» (EMCC 94). Among the aids worthy of special consideration it notes the Quaderni Universitari and the review People on the Move, both of this Pontifical Council, the annual celebration of a World Day (or Week) of Migrants and Refugees, and careful attention to the theme proposed every year by the Holy Father in his special Message for this occasion (see EMCC 71-72).

The final Document of the Fifth World Congress on the Pastoral Care of Migrants and Refugees (Rome, 17-22 November 2003) also recommended the careful training of persons who devote themselves generously to the apostolate of migrants in these terms: «Persons involved in the assistance and care of migrants and refugees (priests, religious and lay pastoral agents) need and should be provided with adequate formation to be more effective in their action in the context of the growing complexity of population movements. … A specialized institute in Rome (the ‘Scalabrini International Migration Institute’), as well as various programs and courses at different universities all over the world, are available for specific formation in this regard»[6].

All that we have said so far reaffirms the necessity for the lay faithful engaged in the sector of migration to acquire a wealth of knowledge and experience of approaches and abilities as well as of human and Christian virtues that will enable them to perform more adequately their task among migrants. This is because particular aspects will emerge in safeguarding the ethnic, cultural, linguistic and ritual identity of the migrant, accompaniment in the course of integration, and the missionary spirit (see EMCC 78). The way to be followed will be that of authentic dialogue that breaks down the walls of intolerance and rejects indifference and relativism. Dialogue sees the other person in a relationship of proximity, establishes spaces for meeting and assumes inculturation, «as it is not possible to evangelise without entering into serious dialogue with cultures» (EMCC 36).

To sum up, in addition to the social and charitable aspect of the apostolate to migrants (see EMCC 39-43), the more distinctly ecclesial and missionary, ecumenical and inter-religious dimensions are to be highlighted. In fact, in view of the present-day world situation, local Churches, and also the Lay Associations and Ecclesial Movements in them, become aware that while continuing to realize a missionary vocation ad gentes, the mission field has now come to us and is being transformed into a missio ad migrantes (mission to migrants) for the entire Christian community, becoming at the same time a missio migrantium (mission of the migrants in which they themselves participate: see EMCC 100).

«In this regard all lay faithful too, though they may not have any special functions or tasks, are to embark on the journey of communion, which implies accepting legitimate diversity. Undoubtedly the defence of Christian values also means no discrimination against immigrants, above all through a vigorous spiritual renewal of the faithful themselves. Fraternal dialogue and mutual respect, the living testimony of love and welcome, thus constitute in themselves the first and indispensable form of evangelisation» (EMCC 99). 

We must therefore «educate Christians to welcome, solidarity and openness to foreigners, so that migration may become more and more a “significant” factor for the Church, and the faithful may discover the semina Verbi (seeds of the Word) found in different cultures and religions» (EMCC 96), «in concretely carrying out what truth, justice and love require» (Juridical Pastoral Regulation of EMCC, art. 2, § 1).

It is in this context that we address this letter to you. We are sure that study and meditation of the Instruction Erga migrantes caritas Christi will produce fruits of a renewed and authentic Christian commitment in the specific pastoral care of human mobility as well (see EMCC 60, 86-87).

Now, as together with you we make our way with the migrants to «a city founded, designed and built by God» (Heb 11:10), we remain 

Yours in Christ

 

Stephen Fumio Cardinal Hamao

President

 

 

+ Agostino Marchetto

Titular Archbishop of Astigi

Secretary

 

 



[1]We can here only briefly refer to the principal factors influencing and characterising recent migratory movements, such as the more restrictive policies applied by the principal countries of immigration, the passage from industrial to post-industrial society, the collapse of the Soviet system after the fall of the Berlin Wall. To these must be added more enduring motives which, however, have witnessed a marked acceleration in recent years: flight from the poverty now prevailing in many countries in Asia, Africa, Central and South America; and the movements of displaced persons and refugees who cross war zones or flee political repression (see EMCC 4-11).
[2]The biblical inspiration behind the pastoral care of human mobility is delineated synthetically in EMCC 14-18, and a historical overview of the Church’s pastoral concern is found in numbers 19-33.
[3]See in this regard EMCC 27, 38, 45, 86-88 and the Juridical Pastoral Regulation art. 2-3, 19.
[4]See also EMCC 9, 11, 36-38, 46, 59-60, 69, 75, 78, 82, 100-101.
[5]See also EMCC 45 and the Juridical Pastoral Regulation art. 2, § 1-2; art. 3 § 4.
[6]Fifth World Congress on the Pastoral Care of Migrants and Refugees, Final Document, in People on the Move 93 (2003) 367.

 

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Pontificio Consiglio della Pastorale

per i Migranti e gli Itineranti

 

Città del Vaticano, 25 maggio 2005

 

Lettera ad Associazioni Internazionali di Fedeli sulla pastorale dei migranti 

 

Carissimi Responsabili e Membri di Movimenti ecclesiali e Associazioni laicali, 

Con l’accordo del Pontificio Consiglio per i Laici, Vi indirizziamo questa Lettera, riconoscendo anzitutto il prezioso servizio e la presenza indispensabile dei fedeli Laici, di Associazioni laicali e Movimenti ecclesiali nell’accoglienza dei migranti e dei rifugiati. Siete in prima linea nel far fronte a questo fenomeno, che incide nella storia contemporanea di ogni Paese. Desideriamo inoltre offrirVi uno strumento per approfondire il Vostro impegno pastorale nel mondo della mobilità umana, e cioè l’Istruzione Erga migrantes caritas Christi di questo Pontificio Consiglio («La carità di Cristo verso i migranti», d’ora in poi EMCC), di cui alleghiamo copia.

Non v’è dubbio che, all’alba del terzo millennio, il fenomeno della mobilità umana è diventato una priorità nell’agenda politica internazionale e si prevede che, quanto a dimensioni, impatto e complessità, esso continuerà a crescere nei prossimi anni. Attualmente si stima, infatti, che una persona ogni 35 nel mondo sia migrante. In effetti, almeno 175 milioni di uomini e donne, bambini e anziani vivono fuori dal proprio Paese di origine, come migranti economici o come rifugiati e richiedenti asilo, un numero pari al 2,9% della popolazione mondiale.[1]

Si tratta, dunque, di una sfida o, meglio, ricorrendo alla nota espressione del Concilio Vaticano II, di un segno del nostro tempo (cfr Gaudium et Spes 4). Si è fatta eco di tale consapevolezza l’Istruzione Erga migrantes caritas Christi, la cui pubblicazione, significativamente, fu autorizzata dal compianto Papa Giovanni Paolo II il primo maggio del 2004, trentacinque anni dopo il Motupropriodi PaoloVI Pastoralis migratorum curae la relativa Istruzione, della Sa­cra Congregazione per i Vescovi, De pastorali migratorum cura (1969).[2] Il documento afferma che «possiamo considerare dunque l’odierno fenomeno migratorio un “segno dei tempi” assai importante, una sfida da scoprire e da valorizzare nella costruzione di una umanità rinnovata e nell’annuncio del Vangelo della pace» (EMCC 14).

Laici impegnati, Associazioni laicali e Movimenti ecclesiali hanno accolto con encomiabile slancio l’invito a condividere la materna sollecitudine della Chiesa, nel volgere un’attenzione particolare alle crescenti necessità di tanti fratelli e sorelle drammaticamente coinvolti nei disagi e nei conflitti che sono tipici della migrazione. D’altra parte, se urge una attenta lettura del fenomeno migratorio da parte di sociologi, economisti, demografi, e anche educatori e responsabili della cosa pubblica, non deve altresì mancarvi l’interesse specifico dei Laici cristiani, soprattutto di coloro che si riconoscono nella spiritualità e nella prassi apostolica, che ispirano i Movimenti e le Associazioni. Anche il vasto campo della mobilità umana, perciò, chiede di entrare a pieno titolo nelle Vostre preoccupazioni e attività, rispettando peraltro i Vostri carismi e priorità specifiche: «il Popolo di Dio ‑ secondo il dettato conciliare ‑ deve assicurare il suo apporto generoso in fatto di emigrazione e i laici cristiani, soprattutto, sono sollecitati ad estendere la loro collaborazione nei settori più svariati della società (cfr. AA 10), facendosi altresì “prossimo” del migrante (cfr. GS 27)» (EMCC 21).

A tale scopo, Vi sollecitiamo ad attingere all’Istruzione Erga migrantes caritas Christi suggerimenti e orientamenti apostolici e missionari, frutto dell’esperienza della Chiesa universale, in modo da offrire anche il Vostro contributo, sempre più valido e apprezzato, per fronteggiare le problematiche relative all’emigrazione, con lo spirito evangelico dell’accoglienza nell’agape: «ero forestiero e mi avete ospitato» (Mt 25,35). Detta Istruzione, infatti, presenta una approfondita e aggiornata riflessione ecclesiologica e teologica sulle migrazioni, nonché sul diritto dei migranti, nelle loro varie categorie, a godere di una pastorale specifica. Inoltre, essa dà nuove disposizioni nella linea delle norme contenute nel Codice di Diritto Canonico della Chiesa Latina e nel Codice dei Canoni delle Chiese Orientali, prevedendosi al riguardo strutture adeguate, che si dirigono anche ai Laici, nelle forme che meglio realizzano la loro tipica presenza nella Chiesa universale e nelle Chiese locali.[3] In questa prospettiva migratoria, l’Istruzione ribadisce che «la testimonianza cristiana dei Laici nella costruzione del Regno di Dio è certo al vertice di un insieme di importanti questioni quali, fra le altre, le relazioni Chiesa‑mondo, fede‑vita e carità-giustizia» (EMCC 88).

In effetti, i singoli fedeli Laici, le Associazioni laicali e i Movimenti ecclesiali, nella diversità di carismi e ministeri, sono depositari di una speciale vocazione nella Chiesa, che li impegna nella testimonianza cristiana e nel servizio, suggerendo, la nostra Istruzione, modalità appropriate per il bene dei migranti, in questi termini: «pensiamo in modo particolare ai collaboratori pastorali e ai catechisti, agli animatori di gruppi di giovani o di adulti, del mondo del lavoro e del servizio sociale o di quello caritativo» (EMCC 86). A partire da ciò, sgorga una tipica Diaconia, nella quale si articola, sotto l’azione dell’opera creativa dello Spirito Santo, una straordinaria molteplicità di iniziative di animazione, di sostegno, di formazione e di rinnovamento, fino a toccare ambiti specifici, cioè migratori, di intervento e di impegno, quali, ad esempio «il sindacato e l’ambito del lavoro, il consiglio e l’opera nell’elaborazione di leggi intese a facilitare il ricongiungimento familiare dei migranti e la parità di diritti e opportunità» (EMCC 87 e relativo Ordinamento giuridico-pastorale art. 2).

Certamente, insieme a queste dinamiche, che mirano alla tutela della dignità e dei diritti fondamentali della persona umana, deve collocarsi anche la dimensione più propriamente ecclesiale della proclamazione del Vangelo, che si rivolge a tutto l’uomo e a tutti gli uomini (cfr EMCC 97). Essa non si preclude – è certo – un annuncio rispettoso e convinto di Cristo Signore, anche esplicito (cfr EMCC 59), favorendo al tempo stesso il dialogo ecumenico (cfr EMCC 56-58) e interreligioso, anche a sostegno della dimensione spirituale di tutti (cfr EMCC 69), nella «più ampia e giusta collaborazione» (EMCC 38) tra Pastori delle Chiese particolari e Operatori pastorali specifici della mobilità umana.[4] Un autentico itinerario di inculturazione, nel contesto tipico dell’evangelizzazione, dovrà tener conto della vocazione propria dei Laici, per i quali «si potrebbe più specificamente vagliare la possibilità di istituire un apposito ministero (non ordinato) dell’accoglienza, con il compito di avvicinare i migranti e i rifugiati e di introdurli progressivamente nella comunità, civile ed ecclesiale, o di aiutarli in vista di un eventuale ritorno in Patria» (EMCC 87).[5]

Ma come realizzare tutto questo se non si può contare su persone convenientemente preparate a tale compito specifico? Ecco la ragione per cui la EMCC, in continuità con le precedenti disposizioni ecclesiali, «impone, in proposito, anche per i Laici una formazione sistematica (cfr Pastores Gregis 51), intesa non tanto come semplice trasmissione di idee e di concetti, ma soprattutto come aiuto, anche intellettuale naturalmente, in vista di una autentica testimonianza di vita cristiana» (EMCC 88). Il nostro Documento delinea pure le concrete modalità intese a raggiungere tale obiettivo, ipotizzando, ad esempio, la costituzione di centri per la formazione di Laici e Operatori pastorali, in una prospettiva interculturale, nonché di centri di studio e riflessione, «col compito di seguire l’evoluzione del fenomeno migratorio e di presentare a chi di dovere adeguate proposte pastorali» (EMCC 94). Tra i sussidi da privilegiare, vengono indicati i Quaderni universitari e la Rivista People on the Move, di questo Pontificio Consiglio, la celebrazione annuale della Giornata (o Settimana) mondiale del Migrante e del Rifugiato, l’attenzione al tema proposto ogni anno dal Santo Padre in un apposito Messaggio (cfr EMCC 71-72).

Anche il Documento conclusivo del V Congresso mondiale della Pastorale per i Migranti e Rifugiati (Roma, 17-22 novembre 2003), raccomanda la delicata cura della formazione di coloro che generosamente si dedicano all’apostolato specifico dei migranti, così: «Le persone coinvolte nell’assistenza e nella pastorale dei migranti e rifugiati (sacerdoti, religiose/i e operatori pastorali laici) necessitano di una adeguata formazione per essere più efficaci nella loro azione, nel contesto della crescente complessità del fenomeno della mobilità umana. (…) Un istituto specializzato a Roma (lo Scalabrini International Migration Institute), così come programmi e corsi in varie università di tutto il mondo, sono disponibili per una specifica formazione a tale proposito».[6]

Quanto fin qui espresso riafferma la necessità, da parte del Laico impegnato nel settore migratorio, di acquisire un patrimonio di conoscenze ed esperienze, di attitudini e capacità, nonché di virtù umane e cristiane, che lo rendano adatto a svolgere nel modo più adeguato il suo compito tra i migranti, dove emergono gli aspetti peculiari della tutela della identità etnica, culturale, linguistica e rituale del migrante, l’accompagnamento nel percorso di integrazione e lo spirito missionario (cfr EMCC 78). La via da percorrere sarà quella del dialogo autentico, che supera le mura della intolleranza e respinge l’indifferenza e il relativismo. Il dialogo vede l’altro in relazione di prossimità, stabilisce spazi di incontro e assume l’inculturazione, «perché non si può evangelizzare senza entrare in profondo dialogo con le culture» (EMCC 36).

In definitiva, oltre la dimensione socio-caritativa dell’apostolato tra i migranti (cfr EMCC 39-43), va rilevata quella più propriamente ecclesiale e missionaria, ecumenica e interreligiosa. Di fronte all’odierno panorama mondiale, infatti, le Chiese particolari, e in esse anche le Associazioni laicali e i Movimenti ecclesiali, prendono coscienza che, pur continuandosi a realizzare una vocazione missionaria «ad gentes», ora la missione viene a noi e si trasforma in «missio ad migrantes» (missione ai migranti) per tutta la comunità cristiana, diventando altresì «missio migrantium» (missione dei migranti, con loro partecipazione: cfr EMCC 100).

«A questo proposito anche tutti i fedeli laici, pur senza particolari funzioni o compiti, sono chiamati a intraprendere un itinerario di comunione che implichi appunto accettazione delle legittime diversità. La difesa dei valori cristiani infatti passa, certo, pure attraverso la non discriminazione degli immigrati, soprattutto grazie a un vigoroso recupero spirituale dei fedeli stessi. Il dialogo fraterno e il rispetto reciproco, testimonianza vissuta dell’amore e dell’accoglienza, costituiranno così di per sé la prima e indispensabile forma di evangelizzazione» (EMCC 99). Dobbiamo, dunque, «educare anzitutto i cristiani all’accoglienza, alla solidarietà e all’apertura verso gli stranieri, affinché le migrazioni diventino una realtà sempre più “significativa” per la Chiesa, e i fedeli possano scoprire i semina Verbi (semi del Verbo) insiti nelle diverse culture e religioni» (EMCC 96), «nell’attuazione concreta di ciò che la verità, la giustizia e la carità richiedono» (Ordinamento giuridico-pastorale dell’EMCC, art. 2, § 1).

È in questo contesto che Vi indirizziamo questa Lettera, con la certezza che lo studio e la meditazione dell’Istruzione Erga migrantes caritas Christi produrranno frutti di rinnovato e autentico impegno cristiano altresì nella pastorale specifica della mobilità umana (cfr EMCC 60, 86-87).

Mentre, insieme a Voi, camminiamo con i migranti verso «la città dalle salde fondamenta, il cui architetto e costruttore è Dio stesso» (Eb 11,10), ci confermiamo, in comunione,  

dev.mi

 

 

Stephen Fumio Cardinale Hamao

 Presidente

 

 

+ Agostino Marchetto

Arcivescovo titolare di Astigi

Segretario

 

 


[1]Possiamo qui soltanto accennare ai fattori di rilievo che hanno maggiormente influito nel caratterizzare i recenti movimenti migratori, quali le svolte restrittive nelle politiche migratorie dei principali Paesi di immigrazione, il passaggio dalla società industriale a quella postindustriale, il crollo del sistema sovietico dopo la caduta del muro di Berlino. A questi, vanno ad aggiungersi i motivi costanti, che in questi anni, però, hanno registrato una forte accelerazione: la fuga dalle condizioni di povertà in cui versano tuttora molti Paesi asiatici, africani, centro e sudamericani; i movimenti dei profughi e dei rifugiati, che attraversano i vari teatri di guerra o fuggono dalla repressione politica: cfr EMCC 4-11.
[2]L’ispirazione biblica per fondare la pastorale della mobilità umana è sinteticamente delineata in EMCC 14-18, mentre sono dedicati ad una panoramica storica sulla sollecitudine pastorale della Chiesa i numeri 19-33.
[3]Cfr al riguardo EMCC 27, 38, 45, 86-88 e relativo Ordinamento giuridico-pastorale art. 2-3, 19.
[4]Cfr ancora EMCC 9, 11, 36-38, 46, 59-60, 69, 75, 78, 82, 100-101.
[5]Cfr pure EMCC 45 e relativo Ordinamento giuridico-pastorale art. 2, § 1-2; art. 3 § 4.
[6]V Congresso mondiale della Pastorale per i Migranti e Rifugiati, Documento Finale, in People on the Move 93 (2003) 381.

 

 

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