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 Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People

People on the Move

N° 102, December 2006

 

 

Le tourisme, une réalité transversale :

aspects pastoraux*

 

 

S. Exc. Mgr Agostino MARCHETTO

Secrétaire du Conseil Pontifical 

pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement

 

 

Excellences,

Chers amis,

 

1) Nous vivons dans un monde toujours plus complexe et c’est aussi pour cela que nous ressentons la nécessité de nouvelles façons de nous organiser, de planifier et, pourquoi pas, d’enseigner et d’apprendre, toujours dans la ligne de la Tradition de notre vocation chrétienne et sacerdotale.

Notre société qui a soif de paix, d’égalité de droits et d’opportunités pour tous, réclame la tutelle et le développement de l’environnement pour vivre de façon plus salutaire et pour une affectivité qui permette d’améliorer les relations interpersonnelles. Or, tout ceci est continuellement en danger, en crise, dans la mesure où notre société est une société de consommation, fortement massifiée, une société de relativisme et d’égoïsme.

En cela, le Concile Vatican II doit être notre boussole, comme réponse aux signes des temps, dont l’un est la mobilité humaine, qui inclut le tourisme[1].

2) Une réalité nouvelle comme le tourisme contemporain a également besoin d’« une évangélisation nouvelle. Nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes, dans son expression »[2]. Il est évident qu’il ne s’agit pas de changer les contenus de la foi, puisque la vérité est éternelle, puisque Jésus-Christ est le même, hier, aujourd’hui et à jamais (cf. He 13, 8). Il est la Vérité qui se manifeste dans la plénitude des temps. Il ne s’agit pas non plus d’un Evangile qui n’a pas de relation avec nous, avec notre culture et avec notre analyse des besoins de l’homme, de l’humanité. Ce ne serait pas l’“ Evangile ”, capable de sauver tout l’homme, tout ce qui est enraciné dans le cœur de l’homme (cf. 1 Re 8,39; At 1,24; 15,8; Gaudium et spes, n. 22). Il ne s’agit pas d’abandonner ce qui semble difficilement acceptable pour la mentalité moderne et qui se manifeste aussi dans le tourisme. Cette nouvelle façon d’évangéliser se base sur la certitude que dans le Christ réside une « insondable richesse » (Ep 3, 8), qui ne s’épuise totalement dans aucune culture, ni dans aucune époque et à laquelle nous pouvons tous et toujours puiser, y compris les touristes.

3) L’évangélisation doit donc être ardente car dans le monde du tourisme aussi il existe une réalité sécularisante ou athée ou d’indifférence.

Tout ceci réclame non seulement une ardeur nouvelle, un zèle profond pour imprimer à la pastorale du tourisme « un élan nouveau, capable de créer, dans une Eglise encore plus enracinée dans la force et la puissance immortelles de la Pentecôte, des temps nouveaux d’évangélisation » (Evangelii nuntiandi, n° 2). Pour notre part, une évangélisation nouvelle dans son ardeur suppose une foi solide, une charité pastorale intense et une grande espérance qui, sous l’action de l’Esprit Saint, engendrent une certaine mystique, un très fort enthousiasme dans l’annonce de l’Evangile. « La vérité du Christ doit éclairer les esprits et les cœurs par la proclamation active et inlassable des valeurs chrétiennes »[3]. La récente réflexion du Pape Benoît XVI à Vérone est éclairante à cet égard[4].

4) Avec tout cela en toile de fond, je désire maintenant faire une prémisse sur le thème de notre Réunion qui parle de réalité transversale, au niveau de ses aspects pastoraux. J’entends rappeler que les thèmes transversaux ont une spécificité particulière : de fait, il s’agit d’une matière qui, par sa complexité, traverse différents milieux de l’évangélisation et présente, dans notre cas, un ensemble de questions d’importance qui doivent être traitées dans leur totalité. D’autre part, le fait d’être considérée d’un point de vue “transversal”, en raison de la présence d’une matière présentant diverses dimensions, peut la faire apparaître comme nuancée et légèrement imprécise.

Nous prenons en considération, par ailleurs, la transversalité comme clef d’interprétation qui intègre différentes réalités, d’abord dans son contexte culturel, social, économique, humain. Tel est notre contexte, qui conditionne notre pastorale.

Dans cette complexité transversale et globale, le tourisme est un des secteurs les plus importants de la mobilité humaine – répétons-le – avec un taux de croissance considérable. Dans ce secteur sont employés, au niveau mondial, plus de 200 millions de salariés, le plus grand nombre – dit-on – d’employés dans un secteur économique : c’est l’un des indices de la mondialisation. Dans certaines régions touristiques d’Europe, le tourisme contribue aussi à améliorer et à accroître la situation de l’emploi et le développement économique, bien que celui-ci soit en même temps la cause de nombreux problèmes sociaux, culturels et écologiques – comme vous le savez bien –. Ici encore se manifeste la vision transversale en raison de sa présence dans différents milieux humains.

En tout cas, même s’il est vrai que, d’une certaine façon, tout est désormais en relation avec tout, et aucune activité humaine ne peut être considérée comme isolée et indépendante du reste, ce que l’on veut souligner en utilisant le terme transversal, c’est que la relation du tourisme avec les autres secteurs n’est pas de circonstance ou passagère, mais une condition et une cause de son développement lui-même. Prenons comme exemple évident l’activité économique. Aujourd’hui le tourisme a une incidence substantielle sur la voie de l’économie mondiale. De fait, si nous considérons ses différentes branches, nous observons que le tourisme y occupe une place et y exerce une influence décisives, comme dans les secteurs du bâtiment, des transports, du commerce, de l’artisanat, de la consommation alimentaire, des loisirs et ainsi de suite. Il en est de même pour d’autres milieux : ceux de la culture, de l’environnement, du patrimoine, du sport (il suffit de penser aux Jeux olympiques, aux courses automobiles ou aux championnats internationaux de football).

5) En tenant compte de ce contexte réaliste, d’évangélisation et de transversalité, il est particulièrement important pour nous aujourd’hui et demain de mettre en valeur la richesse des expériences et des réunions passées, en stimulant toutefois la créativité de chacun pour l’avenir. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je souligne le fait que la créativité constitue une de vos belles caractéristiques dans un monde qui est en très rapide mouvement.

En tournant donc notre regard sur le passé, nous voulons nous attarder ici, avec notamment de beaux souvenirs, sur le Congrès Mondial de Bangkok de 2004. Ce fut un moment important de notre parcours pastoral, car – comme tout Congrès Mondial – il se révéla être un don de Dieu, grâce à l’approfondissement de plusieurs thèmes importants concernant le tourisme et la communion renouvelée. Sa tenue, pour la première fois hors d’Europe, nous donna également l’occasion de renforcer notre catholicité et de participer plus sensiblement et plus profondément aux blessures de ceux qui souffrent à cause du tourisme, en particulier les enfants et les femmes. Le tourisme n’est donc pas toujours une belle chose, au niveau de ses conséquences.

6) En préparant ces deux journées, vous aurez réfléchi, par ailleurs – nous vous l’avions demandé – à ce qui a été fait ces dernières années depuis l’étape de Bangkok, à la façon dont cette Rencontre a pu influencer votre action pastorale et à l’attention accordée aux suggestions avancées alors. Je me permets toutefois d’être votre mémoire, en reprenant quelques Recommandations formulées à ce moment-là.

Avant tout, celles qui touchent à la formation (nos 2 et 8) de ceux qui sont directement engagés dans le tourisme, afin de pouvoir lui donner toujours davantage « un visage humain ». En effet, l’Eglise a le devoir d’orienter vers la formation morale et spirituelle, en soutenant tous les efforts visant à une préparation professionnelle sérieuse. Nous souhaitons maintenant qu’au cours de nos travaux émergent des suggestions concrètes et utiles en ce sens avec une application possible dans les différents pays européens.

Ce même thème de la formation a aussi été repris, toujours à Bangkok, dans la Recommandation n° 11, avec la proposition « d’instituer des cours relatifs au tourisme sous tous ses aspects et problématiques dans les universités catholiques et pontificales, ainsi que dans les centres de formation pour prêtres et religieux ». Il y a déjà ici un aspect pastoral transversal. Le point de vue des congressistes était – me semble-t-il – de diffuser la “ connaissance ” du tourisme en particulier du point de vue pastoral et sociologique, comme phénomène humain. En élargissant maintenant notre regard, au-delà des universités, une enquête approfondie sur les institutions ecclésiales nées avec la pastorale du tourisme serait bénéfique pour constater les résultats et considérer les problématiques. A cette fin, nous pourrions encourager des travaux de recherche sur les paroisses touristiques, sur le matériel liturgique offert, sur les catalogues et guides pour la présentation et la visite du patrimoine artistico-religieux intéressé, sans oublier l’analyse des opportunités de rencontre avec les communautés de foi des lieux visités[5].

7) C’est ici que se greffe le second point de vision transversale sur lequel nous pourrions nous attarder, à savoir celui du tourisme comme occasion de rencontre entre les peuples. La Recommandation n° 12 de Bangkok invite ainsi à « préparer psychologiquement et liturgiquement les communautés de départ et d’accueil, afin que la rencontre, à travers le tourisme, soit un motif d’enrichissement réciproque ». Or, dans la réalité européenne qui est la vôtre, cette recommandation devrait être accueillie systématiquement, si elle ne l’a pas déjà été. En faisant cela, nous ne devrions pas nous limiter à fournir des informations superficielles, comme le font parfois les agences touristiques, mais mettre les chrétiens en mesure de mieux comprendre leur expérience religieuse et celle des autres. Naturellement le respect, qu est à la base de tout dialogue, sera un des piliers de notre attitude, en particulier si les interlocuteurs appartiennent à d’autres religions et traditions culturelles. Il sera en effet possible d’admirer la présence de Semences du Verbe[6] en elles, sans pour autant relativiser notre identité chrétienne et ecclésiale.

8) Une troisième Recommandation de Bangkok, à reprendre à mon avis, concerne tout spécialement l’implication profonde de nos communautés dans l’accueil. En effet, le n° 13 du Document final suggère d’« élaborer un programme pour motiver les membres des communautés d’arrivée à s’engager, comme volontaires, dans la pastorale du tourisme ». Cette consigne s’appuie non seulement sur la bonne aptitude de la communauté, sur la disponibilité de volontaires pour l’accueil et sur l’éventuelle connaissance et usage des langues des visiteurs, mais elle considère plutôt le tourisme comme une grande occasion de témoignage[7]. D’où l’importance de manifester humblement sa foi au visiteur (cf. 1 P 3, 15-17), qui se traduit en hospitalité et en solidarité, bien enracinées dans une solide identité culturelle[8]. Du reste, la visite du touriste offre aussi le don d’une ouverture, l’intérêt pour une compagnie, la possibilité de construire quelque chose ensemble, qui dure au-delà de l’épisode unique de la rencontre.

9) Je voudrais, enfin, rappeler la Recommandation n° 10, avec la suggestion, à caractère très pratique, de créer un site internet en relation à ce qui a été affirmé jusqu’ici. N’est-ce pas là une application de la transversalité ?

Nous savons qu’internet est un océan aux nombreuses mers, dont certaines sont calmes, d’autres tempétueuses, et, par conséquent, l’utilisation de cet instrument de travail de notre part doit être confiée à de bons techniciens et à des agents de confiance. En outre, comme nous parlons d’un moyen qui tend en soi davantage à la présentation qu’au contenu, il faudra s’efforcer de faire en sorte que les pages que nous publions le reflètent avec un esprit pastoral, révélant notre identité chrétienne.

10) Regardons maintenant vers l’avenir, au-delà de Bangkok, sans faire de la futurologie, matière que beaucoup pratiquent aujourd’hui, notamment sous forme erronée, en ce qui concerne l’Eglise. Notre regard, plus systématiquement ici, part de la considération de la dimension transversale du tourisme, notamment sous ses aspects pastoraux, que j’ai déjà évoqués.

Cela ne devrait pas apparaître comme quelque chose de nouveau pour nous, si nous tenons compte de la vaste documentation et du Magistère sur la pastorale du tourisme[9]. En effet, de longue date l’Eglise a ressenti le devoir d’être présente dans le monde du tourisme[10], en reconnaissant aussi sa transversalité et, grâce à elle, la possibilité d’influencer positivement, par exemple, l’unité et le développement de la famille, l’identité des communautés, le tissu social, les dialogues œcuménique, interreligieux et interculturel, la relation entre les peuples et la mondialisation. « Cet objectif global indique que la pastorale du tourisme doit être inclue dans l’ensemble des tâches pastorales de l’Eglise. Par conséquent, la pastorale du tourisme doit s’inscrire de façon organique dans la pastorale ordinaire et être coordonnée avec les autres secteurs, comme la famille, l’école, les jeunes, la promotion sociale, la gestion des biens culturels et l’œcuménisme »[11]. Comme vous le voyez, il s’agit d’une transversalité avec un engagement dans l’Eglise à faire en sorte que le tourisme ne soit pas vécu comme une parenthèse isolée, comme un temps “ perdu ” dans la vie de l’individu et des communautés.

11) Ces jours-ci, nous devrions discerner les moyens par lesquels l’Eglise pourrait renforcer sa présence dans le monde du tourisme dans sa transversalité, avec différentes directions possibles à suivre, en tenant compte des diverses nations, dans le contexte européen. Les représentants des Congrégations pour l’Evangélisation des Peuples et pour l’Education Catholique, des Conseils Pontificaux pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, des Laïcs et de la Culture, de la Commission Pontificale pour les Biens Culturels de l’Eglise, invités ici, ainsi que des présences plus spécifiques comme celle de l’Observateur Permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et des deux Bureaux du Gouvernatorat et du Vicariat de Rome nous offriront une contribution en ce sens.

12) Dans cette vision d’ensemble, ce qu’il m’importe de souligner, précisément pour la caractéristique de transversalité du tourisme, c’est la nécessité pour ceux qui y ont une responsabilité, tant dans l’administration publique que dans l’initiative privée, les entreprises, les hôtels, les tour operators… d’intensifier et de structurer leur collaboration, avec nous aussi. Sur ce point, en relation avec les entreprises touristiques et, en général, avec le monde économique, je crois qu’il est bon de saisir une opportunité que nous n’avons pas encore assez utilisée. Je pense à la tradition des codes déontologiques d’entreprise, aux codes plus récents spécifiques de l’activité touristique, auxquels est récemment venue s’ajouter une nouvelle ressource, constituée par ce qu’on appelle le “conseil philosophique” : de nombreuses entreprises y recourent et son objectif est d’accroître le bien-être intérieur de l’individu et de la société. Ne serait-il pas judicieux d’orienter nos études vers ces nouveaux thèmes, dans la ligne de ce que nous avons déjà dit quant à la présence du tourisme dans les universités catholiques ? Certes, du travail s’ajoute au travail, mais c’est notre devoir et aussi notre joie, avec les yeux de la foi.

13) Pour conclure, nous devrions donc – comme nous le disions – intensifier la formation, avant tout celle des agents pastoraux, afin qu’ils connaissent toujours mieux la nature, les formes, les implications, les incidences et les opportunités pastorales du tourisme. Mais aussi la formation des fidèles, afin qu’ils perçoivent l’importance de ce phénomène, une réalité transversale, en l’insérant dans le contexte ecclésial. Nous ne disposons sans doute pas d’instructions déjà toutes faites à donner aux chrétiens en vacances pour qu’ils puissent découvrir comment concilier le temps du repos avec la richesse de la célébration religieuse, sans la circonscrire à la messe dominicale. Il est sûr que nous ne pouvons pas nous arrêter à celle-ci pour mettre en œuvre une véritable pastorale du tourisme.

14) Si nous continuons à attester que le tourisme est un instrument de dialogue, de promotion de la paix, d’aide au développement, de connaissance de la mémoire d’autres peuples, de croissance spirituelle, pour le réaliser ainsi nous avons besoin de sujets capables de traduire cette conviction en réalité. Nous sommes donc, nous aussi, des agents d’un tourisme au visage nouveau, avec une âme, ou un supplément d’âme, spécialement si l’on tient compte de notre transversalité ecclésiale, qui s’exprime par une pastorale intégrée, celle de la pastorale ordinaire, paroissiale, territoriale, et celle de la pastorale spécifique (cf. Christus Dominus, n° 18), par une sollicitude qui est partagée par l’Eglise locale de départ et celle d’arrivée, dans le contexte de l’Eglise universelle, avec leurs liens transversaux œcuméniques et de dialogue interreligieux. Il faut mettre en symbiose tous les gestes de l’action pastorale qui possèdent un unique dénominateur : la personne.

Riassunto 

Il turismo, una realtà trasversale: aspetti pastorali 

Il Segretario del Pontificio Consiglio, l’Arcivescovo Agostino Marchetto, nel suo intervento di introduzione ai lavori della Riunione dei Direttori nazionali per la pastorale del turismo in Europa (Vaticano 6-7 novembre 2006), ha invitato i partecipanti a valersi del Concilio Ecumenico Vaticano II, giustamente interpretato, quale bussola di orientamento per l’odierna società europea, fortemente caratterizzata dalla mobilità umana, di cui il turismo è una componente assai rilevante.

Ha quindi illustrato il tema della riunione nel suo aspetto generale, e cioè “il turismo una realtà trasversale”, dato che esso toccavari ambiti e influenza diversi settori della vita, condizionandone nel tempo lo sviluppo stesso. L’Arcivescovo ha fatto dunque riferimento al contesto culturale, sociale, economico e umano del turismo. Passando agli aspetti pastorali, egli ha messo in evidenza come la trasversalità sia anche caratteristica della relativa pastorale specifica, che sempre più dovrà dilatare il suo impegno, integrandosi anche nella pastorale ordinaria, in settori come la famiglia, la scuola, i giovani, la promozione sociale, la giustizia e la pace, e la gestione dei beni culturali. Non si può trascurare oggi un altro aspetto trasversale pastorale, vale a dire l’attenzione all’ecumenismo e al dialogo interreligioso, mentre non può mancare il dialogo fra Chiesa locale d’origine e d’arrivo dei turisti per una loro efficace assistenza spirituale e cristiana. È anche questo tema trasversale.

Si dovranno, pertanto, individuare i modi per rafforzare la presenza della Chiesa nel mondo del turismo in prospettiva di evangelizzazione e trasversalità, forti dei risultati finora conseguiti, specialmente tenendo in conto l’ultimo convegno mondiale, a Bangkok, impegnati nell’attuazione delle sue Raccomandazioni.

Mons. Marchetto ha poi insistito sulla necessità di intensificare la collaborazione con quanti hanno responsabilità, sia in ambito pubblico che nell’iniziativa privata, nell’ambiente turistico, tornando a sottolineare la necessità di approfondire la formazione degli operatori pastorali in ottica trasversale. Egli ha auspicato altresì un’adeguata preparazione dei fedeli perché possano essere operatori di un turismo dal volto nuovo, in grado di tradurre in realtà le sue potenzialità di dialogo e promozione della pace, di aiuto allo sviluppo e conoscenza della memoria di altri popoli, di crescita spirituale insomma.  

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Summary  

Tourism, A Transversal Reality: Pastoral Aspects 

The Secretary of the Pontifical Council, Archbishop Agostino Marchetto, in his intervention introducing the work of the meeting, invited also the participants to make use of the Second Vatican Ecumenical Council, properly interpreted, as a compass for present-day European society that is so strongly characterized by human mobility, of which tourism is a very relevant component.

Next, Archbishop Marchetto illustrated the theme of the meeting in its general aspect: that is, “tourism, a transversal reality”, because it affects various areas and influences different sectors of life and in time conditions their development. Afterwards the Archbishop made reference to the cultural, social, economic and human context of tourism. Going on to the pastoral aspects, he pointed out how transversality is also a characteristic of the specific relative pastoral care, which will have to expand its efforts ever more and be integrated into the ordinary pastoral care in sectors such as the family, school, youth, social promotion, justice and peace, and the management of cultural assets. Today another transversal pastoral aspect cannot be neglected: namely, attention to ecumenism and inter-religious dialogue, while dialogue cannot be absent between the local Churches of origin and arrival of the tourists for their effective spiritual and Christian aid. This too is a transversal theme.

Therefore, ways will have to be identified to strengthen the Church’s presence in the world of tourism in view of evangelization and transversality, and to make use of the results achieved until now especially by taking into consideration the last World Congress in Bangkok, and the commitment to carry out its Recommendations.

Archbishop Marchetto stressed next the need to intensify collaboration with those who have responsibilities both in the public area and in private initiative with regard to tourism. He emphasized again the need to deepen the formation of pastoral agents from a transversal viewpoint, and the hope for adequate preparation of the faithful so that they can help bring about a kind of tourism with a new face, capable of translating into reality its potentialities for dialogue and the promotion of peace, aid for development, and knowledge about the memory of other peoples: in short, for spiritual growth. 



*Introduction aux travaux de laRéunion des Directeurs nationaux pour la pastorale du tourisme en Europe Palais Saint-Calixte, 6-7 novembre 2006.

 

[1]Cf. Agostino Marchetto, La Chiesa di fronte al turismo, segno dei tempi, Discours au Congrès organisé par le Bureau National pour la Pastorale du temps libre, du tourisme et du sport, Viterbe (Italie), 16 mars 2006, publié dans les Actes : Notiziario n° 16, luglio 2006, Quaderno della Segreteria Generale CEI.
[2]Jean-Paul II, Discours à l’Assemblée du CELAM, Port-au-Prince, Haïti, 9 mars 1983, III.
[3]Jean-Paul II, Discours d’inauguration de la IVème Conférence générale de l’Episcopat latino-américain, Saint-Domingue, 12 octobre 1992, n° 10 ; cf. Benoît XVI, Discours au IVème Congrès national de l’Eglise en Italie,Vérone, 19 octobre 2006 : L’Osservatore Romano, Anno CXLVI-N.243, 20 ottobre 2006, pp. 6 et 7.
[4]Cf. Benoît XVI, ibidem.
[5]Cf. Ière Rencontre sur la Pastorale du Tourisme et des Pèlerinages dans les Pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, Beyrouth, Liban (5-7 mars 2003), volume des Actes publiés en 2004 au Liban par le Secrétariat Général de l’Assemblée des Patriarches et des Evêques Catholiques au Liban.
[6]Cf. Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement, Instruction Erga migrantes caritas Christi, 3 mai 2004, nos 96 et 97.
[7]Cf. Benoît XVI, Discours au IVème Congrès national de l’Eglise d’Italie, Vérone, 19 octobre 2006, l.c.
[8]Cf. Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement, Orientations pour la pastorale du tourisme (29 juin 2001), n° 20.
[9]Cf. Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement : www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/ migrants /index_fr.htm et Revue People on the Move 100 (Index du n° 51 au n° 99 Supplément).
[10]Cf. Agostino Marchetto, La Chiesa di fronte al turismo, segno dei tempi, Discours au Congrès organisé par le Bureau National pour la Pastorale du temps libre, du tourisme et du sport, Viterbe (Italie), 16 mars 2006, op. cit.
[11]Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement, Orientations pour la pastorale du tourisme (29 juin 2001), n° 18.

 

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