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INTERVENTION LORS DE LA DEUXIÈME SESSION SPÉCIALE
DU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME CONSACRÉE AU LIBAN

INTERVENTION DE S.E. MGR SILVANO MARIA TOMASI*

Genève
Vendredi 11
août 2006

 

Monsieur le Président,

1. Une fois de plus, la violation des droits de l'homme a conduit à l'insécurité et au conflit au Liban et dans la région du Moyen-Orient, prise dans un cercle vicieux qui continue de miner la coexistence pacifique. Le Saint-Siège est convaincu que ce cercle vicieux peut être brisé si l'on permet à la raison, à la bonne volonté, à la confiance dans les autres, à la réalisation des engagements et à la coopération entre des partenaires responsables de prévaloir.

Un premier pas immédiat dans le cadre d'une telle approche éthique, en conformité avec les normes du droit international, exige un cessez-le-feu immédiat, avant tout pour aider et protéger les populations civiles et leurs droits humains fondamentaux.

2. La violence de ces dernières semaines est en train de détruire un modèle prometteur de coexistence nationale, bâti au cours des siècles, selon lequel une pluralité de communautés, même de différentes convictions religieuses, ont appris que la seule façon de vivre dans la paix et dans la sécurité et d'utiliser leurs ressources humaines et leur diversité de façon créative, consiste dans le dialogue et la coopération étroite. Toute la région pourrait tirer profit de l'application appropriée de ce modèle et ouvrir ainsi la perspective d'un avenir d'espérance.

3. Le Saint-Père Benoît XVI, tout en réaffirmant que la paix est un don de Dieu, a appelé à plusieurs reprises à un cessez-le-feu immédiat, en vue de l'ouverture de couloirs humanitaires pour apporter de l'aide aux populations qui souffrent, dont les droits humains à la vie, à la nourriture, à la santé, à l'eau et à un logement, sont devenus une priorité, ainsi qu'à la mise en place sans délai de négociations raisonnables et responsables en vue de mettre enfin un terme à des situations objectives d'injustices existant dans la région.

4. La Déclaration universelle des Droits de l'Homme nous rappelle que la paix est la condition essentielle pour le respect et la jouissance de tous les droits humains. A cet égard, le peuple libanais a le droit à l'intégrité et à la souveraineté de son pays, le peuple israélien a le droit de vivre en paix dans son Etat; et le peuple palestinien à le droit d'avoir une patrie libre et souveraine.

5. Face au drame actuel au Moyen-Orient, la Communauté internationale ne peut demeurer indifférente ou neutre. Toutefois, les solutions ne peuvent être improvisées au gré des conquêtes, de quelque côté que ce soit. Puisse le droit ne jamais en arriver à approuver des résultats obtenus par la seule force. Cela représenterait la fin de la civilisation, l'échec du droit international, et un exemple fatal pour d'autres lieux de la région, et, en fait, pour le monde.

En conclusion, Monsieur le Président, le Saint-Siège est profondément convaincu qu'aucune solution juste et durable ne peut être atteinte en ayant recours au terrorisme ou au conflit armé, et que seul le dialogue représente le chemin de la paix et de la protection des droits de l'homme.

 
*L'Osservatore Romano. Edition hebdomadaire en langue française n.35 p.10.

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CONSEJO DE DERECHOS HUMANOS*

Segundo período extraordinario de sesiones



SUMARIO: Solicitud del Representante Permanente de Túnez, en nombre del Grupo de Estados Árabes y de la Organización de la Conferencia Islámica, de que se consideren las violaciones manifiestas de los derechos humanos cometidas por Israel en el Líbano, como la masacre de Cana, los ataques contra civiles inocentes en todo el país y la destrucción de infraestructuras civiles vitales, y se tomen las medidas que correspondan


30. El Sr. TOMASI (Observador de la Santa Sede) dice que el círculo vicioso de violaciones de los derechos humanos, inseguridad y conflicto en el Oriente Medio sólo podrá romperse cuando prevalezcan la razón y la buena voluntad y se cumplan los compromisos asumidos. Este planteamiento ético, acorde con las normas de derecho internacional, supone un cese del fuego inmediato. Los actos de violencia recientes están destruyendo un modelo prometedor de coexistencia nacional basado en el diálogo y la cooperación entre comunidades con convicciones religiosas muy diferentes. El Papa Benedicto XVI ha solicitado reiteradas veces el cese inmediato de las hostilidades, la apertura de los corredores humanitarios para que las comunidades que sufren puedan ejercer su derecho a la vida, a la alimentación, a la salud, al agua y a la vivienda, y el inicio de negociaciones para poner fin a las situaciones de injusticia en la región. El pueblo libanés tiene derecho a la integridad y soberanía de su país, el pueblo israelí tiene derecho a vivir en paz en su propio Estado, y el pueblo palestino tiene derecho a una patria libre y soberana.

31. La comunidad internacional no puede permanecer indiferente ante la situación actual en el Oriente Medio. Las soluciones debidas a la conquista y al uso de la fuerza sólo conducirán a la derrota de la civilización y el derecho internacional y sentarán un mal ejemplo para la región y para todo el mundo. La Santa Sede tiene la convicción profunda de que recurriendo al terrorismo o al conflicto armado no se puede llegar a una solución justa y duradera. Sólo se puede conseguir mediante la paz, el diálogo y la salvaguardia de los derechos humanos.


*A/HRC/S-2/SR.2 par. 30-31.

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