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Gratitude, joie et
délicatesse dans la mission
“Que
votre coeur s’ouvre amplement aux tendres émotions de la plus profonde
reconnaissance et que votre vie soit une continue action de grâces pour la
faveur que Dieu vous a accordée en vous inspirant le désir, et en vous donnant
la volonté de vous consacrer à lui”.
“Que
votre reconnaissance ne se borne pas à des mots, mais faites-la ressortir par
votre zèle en vous consacrant tous les jours à votre Dieu, en vous donnant à
ce qu’Il vous demande”.
“Qu’elles
se rappellent que les âmes, déjà converties ou qui se
convertiront, doivent apprendre par les religieuses à aimer toujours davantage
Jésus Christ. Qu’elles s’efforcent de persuader les infidèles à la
connaissance de Jésus Christ et de l’Eglise par le sermon très éloquent du
bon exemple”.
“Que
les soeurs aient soin, pour la plus grande gloire de Dieu, de faire rayonner au
dehors ce qui est dans leur coeur, le Crucifié, de telle façon que les
personnes, qui sont auprès d’elles, en soient édifiées, et les disent
vraies Filles élues du Crucifié notre Père, et que, en leur présence, elles
aspirent à la vertu”.
“Notez
bien: que votre joie soit une joie pleine de fidélité aux grâces que vous
recevez et surtout à la joie pleine d'ardeur pour votre salut et celui
d’autrui”.
“[La religieuse] aura un regard doux,
le visage gai, ouvert, serein, sans gêne, sans effort, un air de bonté et de
douceur capable de gagner les coeurs. Par sa modestie
qu’elle essaie d’éviter toute attitude fière et hautaine, ou qui
marque la légèreté et le manque de mortification”.
“Il est nécessaire
de comprendre de quelle importance est pour une religieuse, appelée en
particulier à reproduire la sainteté, d’avoir un visage modeste, une
attitude grave, une allure simple. La Règle de St François est la plus
stricte, mais aussi douce parce que les mortifications sont prescrites, c’est-à-dire
ordonnées en temps de santé et non de maladie”.
“Augmente en nous le zèle pour
le salut des âmes, en nous employant à faire connaître, aimer et servir Dieu
par tous”.
“Ce
qui constitue le mérite devant Dieu n’est pas la grandeur de l’action, mais
la ferveur de l’âme et la grandeur du motif: c’est la pureté, la sublimité
de l’intention”.
“La
bonté de vos actions ne dépend pas de la splendeur dont brillent les yeux des
hommes, mais de la volonté qui les produit.”
Servant de Dieu, P. Grégoire Fioravanti, OFM
Prière
Seigneur,
fais resplendir ta lumière et glorifie ton humble serviteur, le Père Grégoire. Il
a eu pour nourriture ta Volonté, pour
soutien ta Croix, pour guide ta douce Mère. Rends-moi capable d’être,
comme lui, témoin de ton Evangile et accorde-moi, par son intercession, la
grâce... que j’implore de ta Miséricorde.
Amen.
(avec l’approbation ecclésiastique: + Alfredo Battisti, archevêque,
Udine, 2 février 1990)
Notices
biographiques
Le servant
de Dieu, P. Grégoire (Ludovico) Fioravanti, fondateur des Soeurs Franciscaines
Missionnaires du S. Coeur, naquit le 24 avril 1822, à Grotte di Castro
(Viterbo), un petit village situé sur le lac de Bolsena. Le cadet de neuf frères,
il appartenait à une famille simple et modeste, dans laquelle, quoiqu’il
restat sans mère à 6 ans, il crût dans la crainte de Dieu, dans la prière
assidue et dans la diligence.
Adolescent,
il manifesta une personalité réservée et déterminée, une intelligence claire
et réfléchie. A seize ans, en 1838, il entra parmi les Frères Mineurs
d’Orvieto, où il prit le froc de François, avec le nom de frère Grégoire;
l’année suivante, il fit sa profession solennelle.
En 1845, à
Viterbo, il fut consacré prêtre. D’abord il enseigna philosophie à Rome,
puis il fut envoyé à Vénétie comme enseignant près de l’Etude théologique
de ‘S. François de la Vigne”. En se distinguant par l’humilité et la sérénité, il fit de la chaire l’autel de son offrande continuelle, en
devenant, pendant douze ans, le maître de vie sage et respectueux pour une
foule innombrable de jeunes. En 1856, à 34 ans, il fut appelé à gouverner la
vaste Province de la Vénétie ‘S. Antoine’ des Frères Mineurs de la
stricte Observance.
A la fin du
triennat en tant que Ministre provinciale, la Providence, par des chemins et à
travers des instruments qui sont connus seulement à son plan amoureux, disposa
pour lui une rencontre qui changea complètement sa vie. Une jeune dame française,
madame Laure Leroux, épouse du duc de Bauffremont, désireuse de fonder un
monastère féminin, s’adressa à lui pour donner vie à un nouvel Institut de
religieuses franciscaines qui, sur son conseil, fut orienté aux Missions
apostoliques. Soumis par une obéissance radicale au plan de Dieu, par un
sacrifice extrême et humble, poussé par l’ardeur apostolique, il accepta la
charge onéreuse de conduire l’oeuvre des Tertiaires franciscaines pour les
Missions qui, à Gemone de Frioul, en suivant le désir de la duchesse, fut érigée canoniquement le 21 avril 1861.
Bien que
l’Institut eût commencé avec des espérances promettantes, le Servant de
Dieu devint bientôt l’unique responsable de l’Institut, avec
des difficultés et des épreuves inénarrables à cause du départ de la
duchesse (1863). La douloureuse et héroïque histoire des origines de
l’Institut, marquée fortement par la croix, célèbre l’invincible force,
l’héroïque patience, la sagesse et la diligence de cet humble franciscain,
qui, pour la majeure gloire de Dieu, assuma les tâches les plus pénibles, alla
à la rencontre d’humiliantes protestations et menaces, dans la fidélité à
la volonté de Dieu pour tant de jeunes consacrées, afin d’apporter sa Parole
de salut aux frères plus lointains et nécessiteux.
Il écrivit pour le néo-Institut et
plusieurs fois en modifia les Règles, en se faisant un gardien exemplaire et un
guide sage, afin qu’elles fussent observées avec amour pour toutes les
soeurs, dans la communion de vie, de témoignage et d’ardeur apostolique. En
1865, il put envoyer le premier groupe de missionnaires dans l’Amérique du
Nord, à service des émigrants, des orphelins, des pauvres. En 1872, il entama
une autre mission au Moyen-Orient, où les soeurs s’adonnèrent à l’éducation
de la jeunesse la plus pauvre et abandonnée. A cause de cela,
le Servant de Dieu, même s’il n’abandonna jamais l’Italie, fut reconnu
‘Missionnaire apostolique’. Plus tard, en 1885, il ouvrit
aussi une ‘mission’ en Italie, pour coopérer à l’oeuvre de l’Eglise lésée gravement
par l’anticléricalisme et par l’ignorance répandue.
Il continua
à rester près de son Institut avec un amour inlassable, et fut même réélu par deux fois Supérieur provincial des frères de la Vénétie,
en des moments très difficiles pour les religieux frappés par la suppression
italique du 1866.
Attentif à
édifier et conduire, avant tout par l’exemple du dévouement, il servit Dieu
en silence, sans aucune revendication, sans défense personnelle, même lorsqu’il fut conduit à travers l’épreuve de la solitude et de l’abandon.
Il
passa ses dernières années dans un isolement total, en transformant son temps
en prière et offrande pour l’Institut, que désormais il voyait fleurir et
s’agrandir. Frappé par un malaise soudain au terme d'une célébration
eucharistique, il mourut le 23 janvier 1894, à Gemone, près du monastère de
‘S. Marie des Anges’ le couvent de ses filles, dirigées et
soutenues par lui pendant 34 années. Sa dernière émouvante bénédiction pour toutes
les soeurs, présentes et futures, maintient encore toute l’efficacité de son
zèle de Père.
Aujourd’hui ses Franciscaines
Missionnaires du Sacré Coeur prêtent leur service apostolique dans 20 Pays ‘de
mission’: de l’Europe, des Amériques, de l’Asie et de l’Afrique.
La Cause de canonisation du Servant de
Dieu, introduite à Udine en 1990, arriva à Rome près de la Congrégation
pour les Causes des Saints en 1995, où continua heureusement l’iter requis; en janvier
1997, il obtint une issue positive de l’examen de la Consulte historique.
Préparé
par l’Université Pontificale URBANIANA, avec la collaboration des
Instituts Missionnaires
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