![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
| NOUVELLES 15/2007
Chers amis, LÂun des problèmes qui nous inquiètent le plus actuellement est certainement la grave crise que traverse lÂéducation, provoquée par la culture postmoderne: un défi devant lequel lÂÉglise ne peut rester indifférente. Ces derniers temps, le Saint-Père Benoît XVI est revenu plusieurs fois sur lÂargument. En faisant référence à cette véritable Âurgence éducativeÂ, dans son discours dÂouverture au Congrès du diocèse de Rome le 11 juin 2007, il a parlé justement de la difficulté toujours plus grande de transmettre aux nouvelles générations les valeurs qui donnent un fondement à la vie, une difficulté qui touche tous les organismes ayant un but éducatif. Il a expliqué que ceci était inévitable « dans une société et dans une culture qui, trop souvent, font du relativisme leur propre credo  le relativisme est devenu une sorte de dogme » et là où « manque la lumière de la vérité, on considère même dangereux de parler de vérité, on considère cela  autoritaire Â, et lÂon finit par douter de la bonté de la vie ». Dans cette Âsociété liquide (Z. Bauman)  une société sans certitudes, privée de la base solide des valeurs partagées Â, qui refuse lÂexistence de la vérité et la remplace par le pluralisme illimité des opinions, lÂéducation devient une tâche difficile sinon impossible. ÂSÂil y avait une éducation du peuple tous sÂen porteraient mieux est le titre dÂun Appel apparu sur le magazine italien  Atlantide  (N° 4/12/2005) dans lequel on lit entre autre: « Il se passe une chose qui nÂavait jamais eu lieu auparavant: la crise de la capacité dÂune génération dÂadultes dÂéduquer ses propres enfants. Pendant des années, à partir des nouveaux pupitres  écoles et universités, journaux et télévisions  on a prêché que la liberté était lÂabsence de liens et dÂhistoire, que lÂon pouvait devenir grand sans appartenir à rien et à personne, en suivant tout simplement ses propres goûts et son plaisir. Il est devenu normal de penser que tout est pareil, et quÂau fond rien nÂa de valeur sinon lÂargent, le pouvoir et la position sociale ». Un humus qui engendre et multiplie les personnalités confuses, fragiles, incohérentes. Cette crise, qui embrasse tous les milieux éducatifs y compris lÂÉglise sur le territoire, cÂest à dire la paroisse et les associations catholiques, frappe dÂune manière toute spéciale la famille, le lieu par excellence de lÂéducation des jeunes générations. Dans le dernier Rapport Eurispes Téléphone Bleu sur la condition de lÂenfance et de lÂadolescence, les jeunes italiens résultent comme la génération du  tutto e subito  (tout et tout de suite), avec une perception du temps qui amplifie lÂimmédiat et le présent, vu que le futur se présente nébuleux et incertain. Ce sont les  enfants-patrons  de parents désormais dominés par la peur dÂêtre exigeants, et craintifs devant les réactions agressives des plus petits. Dans lÂarticle S.O.S. éducation: parents permissifs et  enfants patrons  publié sur le quotidien italien Avvenire du 16 novembre 2007, Paola Simonetti, en se référant au Rapport, écrit que pour les parents trop absents de la famille, à cause du travail ou autre, le sens de culpabilité engendre une permissivité excessive vis-à-vis des enfants, qui compromet toute action éducative sérieuse. LÂurgence éducative semble donc venir aussi dÂune crise des éducateurs eux-mêmes  quÂils soient parents, enseignants et professeurs dÂuniversité, ou également prêtres, religieux et religieuses impliqués dans la pastorale  souvent tentés « dÂabdiquer leurs devoirs dÂéducation » et qui semblent « ne plus comprendre quels sont leur rôle, ou mieux, la mission qui leur est confiée », comme lÂa affirmé Benoît XVI dans le discours cité précédemment. La crise généralisée de la figure de lÂéducateur en tant que maître, guide et témoin convaincant des valeurs importantes de la vie, se répercute inévitablement sur la pastorale ecclésiale, et en particulier sur la pastorale des jeunes. Il faut absolument que toutes les personnes auxquelles est confiée la tâche dÂéduquer, redécouvrent la grandeur de la vocation de faire croître en humanité les nouvelles générations. Mais que faire pour sortir dÂune situation dÂurgence qui menace les bases mêmes de la vie en société et son futur? Sans aucun doute les chrétiens ne peuvent céder aux tentations nihilistes de la culture postmoderne. Ainsi, dans le contexte dÂune demande croissante de milieux vraiment adaptés à lÂéducation des personnes, et étant bien entendu que le cÂur de tout processus éducatif est la formation à un usage correct de la liberté, à savoir choisir de façon juste, « lÂengagement de lÂÉglise pour éduquer à la foi, à la  sequela Christi  et au témoignage du Seigneur Jésus, assume plus que jamais également la valeur dÂune contribution, pour faire sortir la société dans laquelle nous vivons de la crise éducative qui la frappe, mettant un terme au manque de confiance et à lÂétrange  haine de soi  qui semble être devenue une caractéristique de notre société ». Ce sont encore les paroles du Pape qui remettent lÂespérance à la racine de tout itinéraire éducatif. Cette espérance à laquelle Benoît XVI a consacré de façon providentielle sa deuxième encyclique Spe salvi, jette une lumière nouvelle sur le devoir de formation des baptisés à une foi vivante et cohérente qui est lÂune des tâches fondamentale de lÂÉglise et de toute son Âuvre éducative et pastorale. Voici exactement quelle est la prospective de la préparation de la JMJ et aussi du Séminaire organisé sur le thème: « Le sport: un défi éducatif et pastoral », dont vous lirez plus amplement dans ce numéro. Je ne peux conclure sans partager avec nos Lecteurs lÂémotion profonde avec laquelle jÂai accueilli la décision du Saint-Père Benoît XVI de mÂappeler à faire partie du Collège cardinalice, avec le titre de diacre de lÂéglise du Sacré CÂur du Christ Roi. Un nouveau geste important de la confiance du Pape qui mÂincite à servir le Successeur de Pierre et la cause des fidèles laïcs dans lÂÉglise avec une sollicitude encore plus grande et à laquelle jÂespère ne pas faillir. Pour cela aussi je compte sur vos prières. Stanisław Card. Ryłko Président
Séminaire dÂétudes pour les évêques Le Séminaire dÂétudes pour les évêques, organisé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs sur le thème  Je vous demande dÂaller au devant des mouvements avec beaucoup dÂamour Â, qui avait suscité un grand intérêt auprès de nombreux prélats du monde entier, et qui devait avoir lieu, dans un premier temps, du 22 au 24 novembre 2007, a été reporté du 15 au 17 mai 2008. Le programme tel quÂil était prévu restera inchangé et le lieu sera encore le Centre Mondo Migliore à Rocca di Papa.
Les mouvements et les communautés nouvelles dans les paroles du Saint-Père. Bref résumé Dans le précédent numéro de nos Nouvelles nous avions proposé un bref résumé des enseignements de Benoît XVI sur les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles; avec cet article nous complétons lÂensemble des paroles prononcées par le Pape sur ce sujet depuis le début de son pontificat. Comme cela était déjà venu en évidence dans lÂarticle précédent, le Saint-Père reconnaît dans les mouvements lÂun des fruits les plus saillants du renouveau apporté par le Concile Vatican II. En effet, leur naissance et leur développement nous aide à comprendre dans toute sa lumière le Concile lui-même: « nous devons, me semble-t-il, redécouvrir le grand héritage du Concile qui nÂest pas un esprit reconstruit derrière les textes, mais ce sont justement les grands textes conciliaires relus à présent avec les expériences que nous avons eues et qui ont porté du fruit dans de nombreux mouvements, de nombreuses nouvelles communautés religieuses » (24 juillet 2007, Au clergé de Belluno-Feltre et Trévise). Dans notre monde sécularisé et individualiste les mouvements réveillent dans les fidèles la conscience dÂappartenir à lÂÉglise: « La forme eucharistique de lÂexistence chrétienne est sans aucun doute une forme ecclésiale et communautaire. À travers le diocèse et les paroisses, en tant que structures de base de lÂÉglise sur un territoire particulier, tout fidèle peut faire une expérience concrète de son appartenance au Corps du Christ. Les associations, les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles  avec la vivacité de leurs charismes donnés par le Saint-Esprit pour notre temps Â, de même que les Instituts de vie consacrée, ont le devoir dÂoffrir leur contribution spécifique pour favoriser chez les fidèles la perception du fait quÂils sont du Seigneur (cf. Rm. 14, 8). Le phénomène de la sécularisation, qui contient, et ce nÂest pas un hasard, des caractères fortement individualistes, produit ses effets délétères surtout chez les personnes qui sÂisolent en raison dÂun manque de sens de lÂappartenance. Depuis ses origines, le christianisme implique toujours une compagnie, un réseau de relations vivifiées continuellement par lÂécoute de la Parole, par la célébration eucharistique, et animées par lÂEsprit Saint » (Sacramentum Caritatis, 76). Les mouvements et les communautés nouvelles ont donc démontré quÂils savent contraster de manière efficace la diffusion de la mentalité relativiste, et en même temps rallumer et soutenir lÂespérance chrétienne dans les situations de grave pauvreté qui affligent tant de populations: «Dans le riche monde occidental où, même si est présente une culture relativiste, ne manque pas non plus dans le même temps un large désir de spiritualité, vos Mouvements témoignent de la joie de la foi et de la beauté dÂêtre chrétiens dans une grande ouverture Âcuménique. Dans les vastes régions en difficulté de la terre, ils transmettent le message de la solidarité et ils se font proches des pauvres et des faibles à travers cet amour, humain et divin, que jÂai voulu reproposer à lÂattention de tous dans lÂEncyclique Deus caritas est » (8 février 2007, Aux membres du mouvement des Focolari et de la Communauté de Sant Egidio). La vitalité des mouvements sÂaccompagne dÂun grand élan missionnaire: « instrument providentiel pour un élan missionnaire renouvelé; accueillez-les et promouvez-les dans vos diocèses, car lÂEsprit Saint se sert dÂeux pour réveiller et approfondir la foi dans les cÂurs et proclamer la joie de croire en Jésus Christ » (26 mai 2007, Aux évêques du Mozambique). La collaboration avec les nouvelles réalités associatives se révèle ainsi très fructueuse pour lÂévangélisation: «Ma pensée sÂadresse donc aux prêtres, aux religieux, aux religieuses et aux laïcs qui se prodiguent, très souvent avec dÂimmenses difficultés, pour la diffusion de la vérité évangélique. Un grand nombre dÂentre eux collaborent ou participent activement dans les Associations, dans les Mouvements et dans les autres réalités ecclésiales nouvelles qui, en communion avec leurs pasteurs et conformément aux orientations diocésaines, apportent leur richesse spirituelle, éducative et missionnaire au cÂur de lÂÉglise, comme une expérience précieuse et une proposition de vie chrétienne» (11 mai 2007, Aux évêques brésiliens). Un nombre croissant de fidèles trouve dans les mouvements lÂopportunité de recevoir une formation adéquate, en redécouvrant en particulier les sacrements de lÂinitiation chrétienne: « Toute communauté chrétienne est appelée à être un lieu dÂintroduction pédagogique aux mystères qui se célèbrent dans la foi. À cet égard, durant le Synode, les Pères ont souligné lÂopportunité dÂune plus forte implication des Communautés de vie consacrée, des mouvements et des groupes qui, en vertu de leur charisme propre, peuvent offrir un nouvel élan à la formation chrétienne. En notre temps aussi, lÂEsprit Saint répand largement ses dons pour soutenir la mission apostolique de lÂÉglise, à laquelle il revient de diffuser la foi et de lÂéduquer jusquÂà sa pleine maturité » (Sacramentum Caritatis, 64). Pour cette raison la présence des mouvements contribue de façon significative à la maturité du laïcat: «Dans les communautés ecclésiales de lÂAmérique latine, la maturité de la foi de nombreux hommes et femmes laïcs actifs et dévoués au Seigneur, est remarquable, tout comme la présence de nombreux catéchistes généreux, de nombreux jeunes, de nouveaux mouvements ecclésiaux et de récents instituts de vie consacrée » (13 mai 2007, à la Vème Conférence du CELAM). LÂengagement des fidèles laïcs dans la vie culturelle et politique est déterminant pour améliorer les conditions de vie dans leurs pays, ainsi « il faudra combler lÂabsence notable, dans le cadre politique, de la communication et de lÂuniversité, de voix et dÂinitiatives de responsables catholiques à la forte personnalité et au dévouement généreux, qui soient cohérents avec leurs convictions éthiques et religieuses. Les mouvements ecclésiaux disposent ici dÂun vaste domaine pour rappeler aux laïcs leur responsabilité et leur mission dÂapporter la lumière de lÂEvangile dans la vie publique, économique et politique » (13 mai 2007, à la Vème Conférence du CELAM). Bien entendu tout ne peut pas être résolu par la politique: « LÂÉglise vivante, lÂÉglise dans de petites communautés, lÂÉglise paroissiale, les mouvements devraient former tout autant de centres dans la banlieue, et aider ainsi à surmonter les difficultés que la grande politique, bien sûr, ne surmonte pas et nous devons dans le même temps penser également que malgré les grandes concentrations de pouvoir, la société dÂaujourdÂhui a besoin de la solidarité, du sens de la légalité, de lÂinitiative et de la créativité de tous » (1er septembre 2007, Aux jeunes rassemblés à Loreto). Les familles trouvent un soutien valide dans les nouvelles réalités ecclésiales: «Mais aujourdÂhui aussi, il est possible aux conjoints de surmonter les difficultés et de rester fidèles à leur vocation, en ayant recours au soutien de Dieu à travers la prière et en participant assidûment aux sacrements, en particulier à lÂEucharistie. LÂunité et la solidité de la famille aide la société à respirer les valeurs humaines authentiques et à sÂouvrir à lÂEvangile. CÂest à cela que contribue lÂapostolat de nombreux Mouvements, appelés à Âuvrer dans ce domaine dans une entente harmonieuse avec les diocèses et les paroisses» (13 mai 2006, Au Conseil Pontifical pour la famille). Dans nos sociétés morcelées, en effet, il nÂest pas suffisant de participer à la néanmoins nécessaire préparation de la célébration du sacrement de mariage, car « les crises profondes viennent après. CÂest la raison pour laquelle un accompagnement permanent pendant les dix premières années au moins, est très important. CÂest pourquoi, dans la paroisse, il faut non seulement se soucier des cours de préparation, mais également de la communion sur le chemin qui suit, de lÂaccompagnement, de lÂaide réciproque. [ ]. Il est important de garantir la présence dÂun réseau de familles qui sÂaident et divers mouvements peuvent apporter une grande contribution » (24 juillet 2007, Au clergé de Belluno-Feltre et Trévise). Et dans ce contexte justement « on observe également une présence croissante de mouvements laïcs nationaux et internationaux, qui promeuvent le renouveau de la vie matrimoniale et familiale, ainsi quÂune plus grande expérience communautaire » (8 septembre 2005, Aux évêques du Mexique). Benoît XVI a reconnu à divers reprises lÂimportance des mouvements et des communautés nouvelles pour les jeunes: cÂest dans « leurs paroisses respectives, les mouvements et les communautés, où il est possible de faire lÂexpérience de la grandeur et de la vitalité de lÂÉglise  que les jeunes dÂaujourdÂhui seront en mesure de vivre le travail comme une vocation et comme une véritable mission » (28 mars 2007, Aux participants au IXème Forum des jeunes). Le Pape demande aux jeunes dÂêtre protagonistes, « préparés à exercer votre influence, à travers un témoignage authentiquement chrétien, dans les milieux dÂétude et de travail, à vous engager dans les communautés paroissiales, dans les groupes, dans les mouvements, dans les associations et dans tous les domaines de la société » (29 mars 2007, Aux jeunes de Rome). Des paroles de Benoît XVI vient clairement en évidence le rôle que les nouvelles réalités ecclésiales peuvent jouer pour aider à renouveler les paroisses: «Dans le monde des jeunes, comme nous lÂavons vu, les associations et les mouvements, qui constituent une richesse indubitable, jouent un rôle important. LÂÉglise doit mettre en valeur ces réalités et en même temps, elle doit les guider avec une sagesse pastorale, afin quÂelles contribuent le mieux possible, avec leurs divers dons, à lÂédification de la communauté, ne se mettant jamais en concurrence les unes avec les autres  en construisant, pour ainsi dire, chacune leur petite église Â, mais en se respectant et en collaborant ensemble en faveur de lÂunique Église  de la paroisse unique comme Église du lieu  pour susciter chez les jeunes la joie de la foi, lÂamour pour lÂÉglise et la passion pour le Règne de Dieu. Je pense que cela représente précisément un autre aspect important: cette communion authentique, dÂune part, entre les divers mouvements, où toute forme dÂexclusivisme doit être éliminée, et, de lÂautre, entre les Églises locales et ces mouvements, de façon à ce que les Églises locales reconnaissent cette particularité, qui semble étrangère à de nombreuses personnes, et lÂaccueillent en leur sein comme une richesse, comprenant que dans lÂÉglise, il existe de nombreuses voies et que toutes ensemble, elles forment une symphonie de la foi. Les Églises locales et les mouvements ne sont pas en opposition entre eux, mais constituent une structure vivante de lÂÉglise » (21 août 2005, Aux évêques allemands). Les pasteurs sont donc appelés à valoriser pleinement les possibilités offertes par les nouvelles réalités associatives: « Il me semble que précisément au cours du Pontificat du Pape Jean-Paul II, sÂest créé un ensemble fécond entre lÂélément constant de la structure paroissiale et lÂélément, disons,  charismatique Â, qui offre de nouvelles initiatives, de nouvelles inspirations et de nouvelles animations. Sous la sage direction du Cardinal-Vicaire et des Evêques auxiliaires, tous les curés peuvent être ensemble réellement responsables de la croissance de la paroisse, en assumant tous les éléments qui peuvent venir des mouvements et de la réalité vécue par lÂÉglise dans divers contextes » (13 mai 2005, Au clergé de Rome).
LÂaumônier sportif, éducateur et pasteur
Les 7 et 8 septembre 2007, la Section «Église et sport » du Conseil Pontifical pour les Laïcs a accueilli un séminaire international dÂétudes sur le thème: ÂLe sport: un défi éducatif et pastoral Â. Le but de ce séminaire a été de réfléchir sur le rôle du prêtre comme aumônier sportif, dans la mesure où cÂest à travers cette figure que le ministère pastoral entre dans le monde du sport, toujours plus en expansion; un monde qui comprend aussi bien le niveau professionnel quÂun niveau amateur et qui culmine dans les grands événements sportifs. Le rappel du Saint-Père Benoît XVI au monde du sport afin quÂil soit « éclairé par Dieu à travers le Christ » (Lettre à lÂoccasion des Jeux Olympiques dÂhiver à Turin, 29 novembre 2005) et son discours sur lÂéducation à la foi, à lÂouverture du Congrès du diocèse de Rome (11 juin 2007), ont servi de toile de fond aux réflexions sur le rôle de lÂaumônier sportif. Dans cette optique, lÂaumônier est apparu comme une personne activement engagée pour porter la présence du Christ dans le monde du sport, tant comme guide que comme ami pour les athlètes, et comme un courageux témoin de lÂEvangile et de la dignité du sportif. Une des priorités du ministère pastoral est de rapprocher les nouvelles générations de la foi, si nécessaire en particulier parmi les jeunes qui font du sport, car cette activité peut et doit être une expérience dÂéducation et de formation. Toutefois, étant donné quÂaujourdÂhui toute «Âuvre éducative semble devenir toujours plus difficile et précaire » à cause « de la difficulté croissante que lÂon rencontre dans la transmission aux nouvelles générations des valeurs fondamentales de lÂexistence et dÂun comportement droit » (Discours dÂinauguration du Congrès du diocèse de Rome, 11 juin 2007) et étant donné que le sport perd parfois sa capacité éducative, il a été nécessaire, durant ce séminaire, de réfléchir sur les défis éducatifs et de chercher des moyens adéquats pour que ceux qui sont engagés dans des ministères pastoraux dans le domaine du sport puissent les surmonter. En tout cela, la figure de lÂaumônier a été esquissée comme un guide potentiel pour les athlètes souvent plongés dans le monde du relativisme et du matérialisme et dont les parents ou les éducateurs ont abdiqué leurs responsabilités dans leur formation. Certes, la tâche de lÂéducation passe à travers la liberté, mais elle requiert aussi une certaine discipline. En cela, lÂaumônier sportif peut offrir une voix qualifiée dÂautant plus convaincante quÂelle sÂattire davantage le respect des athlètes grâce à un service authentique qui comporte de passer du temps avec eux et de manifester de lÂintérêt pour leur bien. Il a été souligné que si les entraîneurs, les compagnons dÂéquipe et même les parents se soucient seulement du succès sportif du joueur, lÂaumônier est là exclusivement pour leur bien ultime, au-delà du résultat et des performances. Bien que ce séminaire dÂétudes ait été centré sur le rôle de lÂaumônier, lÂévaluation de lÂactuel ministère pastoral de lÂÉglise dans ce domaine a révélé les immenses opportunités quÂoffre le sport à la créativité et à lÂapostolat des laïcs. Entraîneurs, parents, directeurs sportifs et volontaires peuvent et doivent être des clefs de voûte pour contribuer à réhabiliter la dimension formatrice du sport et tirer profit des opportunités quÂoffre le sport pour la  socialisation de la foi Â. Le séminaire a également fourni lÂoccasion aux aumôniers des équipes olympiques et à ceux qui sont impliqués dans lÂorganisation des aspects pastoraux et dÂévangélisation des grands événements sportifs, dÂavoir une première opportunité pour un échange dÂidées et pour discuter des initiatives et des modes de collaboration les plus adaptés à la réalisation concrète de leur ministère. Nous sommes reconnaissants pour la généreuse collaboration et pour le vaste rayonnement dÂexpérience que les participants et les conférenciers ont apportés du monde entier à la table de nos travaux. Nous sommes déjà au travail pour la publication des actes de ce séminaire en italien et en anglais.
La deuxième rencontre préparatoire internationale pour la JMJ 2008 La deuxième rencontre préparatoire internationale pour la JMJ 2008 sÂest déroulée à Sydney du 15 au 17 octobre 2007. Quelque deux cents représentants de lÂÉglise locale et universelle, de mouvements, associations et communautés nouvelles, se sont réunis dans cette ville australienne. Le Congrès sÂest ouvert en début dÂaprèsmidi, le lundi 15 octobre, par les paroles de bienvenue du cardinal George Pell, archevêque de Sydney, et par une danse aborigène exécutée par quelques élèves du lieu. Mgr Stanisław Ryłko sÂest adressé à lÂassemblée en parlant de la nouvelle génération de responsables de la pastorale des jeunes qui ont trouvé dans les JMJ un don providentiel pour lÂévangélisation du monde des jeunes dÂaujourdÂhui et qui se consacrent à ce travail pastoral avec une véritable passion et un véritable enthousiasme. Au nom du Conseil Pontifical pour les Laïcs, Mgr Ryłko a remercié tous les responsables présents et, en particulier, lÂÉglise de Sydney et dÂAustralie pour le précieux service quÂelles sont en train de rendre à lÂÉglise universelle. LÂArchevêque Président a ensuite rappelé certains points essentiels définis par le Saint-Père pour soutenir lÂengagement pastoral: la place centrale de Dieu dans la vie des personnes, le rôle de la raison, la beauté et la liberté de la foi. Le cardinal Pell a expliqué ce que signifie, pour lÂÉglise australienne, accueillir la JMJ et combien cette expérience marquera la pastorale de la jeunesse locale à lÂavenir. LÂÉglise catholique est bien structurée en Australie et entre en contact avec de nombreuses personnes par le biais de son réseau dÂécoles et dÂhôpitaux. Les défis actuels sont lÂindifférence religieuse généralisée, la tendance à banaliser le Christ et le christianisme et la confusion sur les questions morales. Il est temps de sÂengager activement pour proposer la foi: telle est la tâche des chrétiens. Le brasier de la foi est encore allumé, il faut seulement alimenter la flamme. Mgr Anthony Fisher, évêque coordinateur général de la JMJ 2008, a dressé un compte-rendu du voyage de la Croix et de lÂIcône des JMJ en Océanie, Nouvelle-Zélande et Australie. Il a aussi illustré le programme pastoral des événements, des activités et du matériel, élaboré par le Comité australien pour préparer les jeunes à la JMJ. Ce programme  dont le nom anglais est Activ8, du verset choisi comme thème de la JMJ 2008 (Act 1, 8)  est à la disposition de tous sur le site internet www.wyd2008.org. En Australie, des dépliants sur lesquels des prières sont imprimées ont été distribués pour encourager les jeunes à prier; durant lÂadoration eucharistique, tous sont invités à prier pour la JMJ et pour lÂavenir de lÂÉglise. Chaque mois est publié un nouveau numéro en ligne du journal e-Pilgrimage (pèlerinage électronique) en quatre langues et le site australien est quotidiennement consulté par un nombre extraordinaire de visiteurs. Mgr Clemens a présenté le Message du Saint-Père pour la JMJ 2008, en soulignant que le lieu et le thème choisis confèrent à la Rencontre mondiale de Sydney une optique particulièrement missionnaire. Le Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs a mis en relief certains éléments essentiels de ce Message, structurés selon trois principaux domaines de réflexion: reconnaître la véritable identité de lÂEsprit; prendre conscience avec lucidité de la présence continuellement active de lÂEsprit Saint dans la vie de lÂÉglise; réaliser la concrétisation efficace de lÂEvangile à lÂaube du troisième millénaire. LÂintervention de Mgr Clemens sÂest ensuite achevée par plusieurs suggestions concrètes pour mettre en pratique les exhortations du Saint-Père. La deuxième journée de travail a été entièrement consacrée aux informations logistiques: les responsables des différents départements du Comité australien et plusieurs représentants gouvernementaux ont informé les délégués sur le processus de préparation concernant les inscriptions, les logements, les transports, les repas, le Festival de la Jeunesse, la sécurité, les informations pour les pèlerins, etc Etant donné que les principaux événements de la JMJ 2008 se tiendront en ville, un bref itinéraire en autocar le matin de la troisième journée a suffi pour conduire les délégués visiter les endroits qui accueilleront les célébrations: dÂabord une messe au sanctuaire de la Bienheureuse Mary McKillop; puis direction Barangaroo  la partie du bord de mer où se célébrera la messe dÂouverture et où le Saint-Père arrivera en bateau pour la cérémonie dÂaccueil  et dÂautres lieux comme lÂOpera House et le Domain, où se tiendront le Festival de la Jeunesse et le Chemin de Croix ; le parcours sÂest terminé par un repas à Randwick, où se dérouleront la veillée et la messe de clôture présidées par le Pape. Dans lÂaprès-midi, après avoir fourni les dernières informations logistiques, les responsables du Comité australien ont répondu aux questions des délégués, qui avaient précédemment été recueillies par écrit et divisées par thèmes. Voilà les principaux sujets soulevés par les délégués: la requête de chants communautaires, plutôt que des concerts, durant les principaux événements; le choix et la formation des groupes dÂanimation pour les catéchèses; le nombre de langues dÂanimation pour les catéchèses; le nombre de langues pour les traductions simultanées durant les grands événements; lÂemplacement des prêtres et la distribution de la communion durant la messe de clôture; la difficulté de payer avec une carte de crédit les frais dÂinscription et de participation; la difficulté de trouver des vols pour lÂAustralie durant la période de la JMJ; les visas; la retransmission par satellite et dÂautres systèmes pour atteindre les jeunes qui ne pourront pas se rendre à Sydney; etc Après la récitation des vêpres dans la crypte de la cathédrale St. Mary, un dîner a eu lieu à lÂhôtel, durant lequel est arrivée la nouvelle que Mgr Ryłko serait créé cardinal lors du consistoire de novembre. Le cardinal Pell est monté sur lÂestrade pour en donner lÂannonce aux délégués, qui ont accueilli la nouvelle par des applaudissements nourris et un plaisir sincère. Dans un bref discours, Mgr Ryłko a confié combien il était significatif pour lui dÂapprendre cette nouvelle à Sydney précisément, avec les responsables de la JMJ du monde entier. A partir de ce moment-là, il aurait un motif supplémentaire pour réserver à Sydney une place particulière dans son cÂur. Les jours qui ont suivi la rencontre préparatoire, les membres du Conseil Pontifical pour les Laïcs ont eu plusieurs réunions de travail avec les organisateurs du Comité australien. Le jeudi matin, ils ont été accueillis au Parlement, durant une séance de la Chambre des députés, et salués par le Premier Ministre et par le Président de la Chambre. DÂautres rencontres ont ensuite eu lieu avec le WYDCA (Comité de coordination de la JMJ), constitué en 2006 pour programmer et dispenser les services du New South Wales en soutien à la JMJ. Plusieurs représentants du WYDCA ont présenté les préparatifs dans les différents secteurs: sièges des événements, transport, police, santé, etc Dans lÂaprès-midi, un représentant du gouvernement fédéral a parlé des questions relevant de lÂadministration fédérale, comme les visas et les transports aériens. Vendredi, la délégation du Conseil Pontifical pour les Laïcs sÂest rendue dans les bureaux du Comité dÂorganisation australien pour un échange dÂinformations avec les chefs des différents départements. Mgr Kohn a parlé de lÂorganisation des catéchèses avec le P. Danny Meagher et son équipe. Dans le sillage des expériences passées, le Dicastère du Vatican et les responsables du Comité australien conserveront un contact fréquent et une coopération constante pour organiser les catéchèses. Avant de repartir pour Rome, Mgr Ryłko a eu lÂoccasion de rendre visite à Rosemary Goldie, qui vit maintenant à Randwick, pour lui porter les salutations du Conseil Pontifical pour les Laïcs. Rosemary a consacré de nombreuses années de sa vie au travail pour les laïcs dans lÂÉglise, occupant notamment la fonction de Secrétaire du Copecial. Elle fut également lÂune des auditrices laïques au Concile Vatican II. Tandis que le compte à rebours se poursuit sur lÂhorloge de la cathédrale de Sydney, le travail du Comité dÂorganisation australien et du Conseil Pontifical pour les Laïcs sÂintensifie, dans une collaboration permanente qui dépasse la distance physique entre Rome et Sydney.
Le voyage de la Croix et de lÂIcône des JMJ La Croix et lÂIcône de Notre-Dame voyagent à travers lÂAustralie depuis le 1er juillet, jour où elles sont arrivées à Sydney après un voyage mémorable riche de grâce en Afrique, en Asie et dans le reste de lÂOcéanie. Grâce aux technologies modernes, les jeunes du monde entier peuvent suivre ce voyage pas à pas. LÂensemble du programme est sur le site internet de la JMJ, à partir duquel on accède au blog où lÂéquipe Journey of the Cross and Icon (voyage de la Croix et de lÂicône) publie quotidiennement de nombreuses photographies. Sur internet, il est également possible de trouver des vidéos des diverses paroisses et villes où passent la Croix et lÂicône et, toujours sur le réseau, on peut aussi échanger des centaines de photos. LÂéquipe de jeunes qui accompagne la Croix et lÂIcône au long de leur pèlerinage a une opportunité unique dÂexpérimenter la diversité de leur terre et dÂêtre des témoins de la foi simple des gens, de choses dont les nouvelles ne parlent généralement pas. Le voyage en Australie a commencé par lÂarrivée de la Croix et de lÂIcône à lÂaéroport de Sydney. Elles ont été saluées par le Premier Ministre australien, par le Premier Ministre du New South Wales et par des centaines de jeunes, de prêtres et de laïcs. Un groupe de jeunes de Nouvelle-Zélande a officiellement consigné la Croix et lÂIcône aux Australiens qui les ont conduites au sanctuaire de la Bienheureuse Mary McKillop puis, en procession, à travers les rues de Sydney pour passer de Harbour Bridge à un parc où elles étaient attendues par des milliers de jeunes pour célébrer leur arrivée. Depuis lors, elles ont été portées en procession dans les rues, les centres commerciaux, les hôpitaux et les maisons de repos. Souvent, les gens sÂunissaient à la procession lorsquÂelle passait et suivaient la Croix et lÂIcône jusquÂà leur destination. Des veillées, des chemins de croix, des représentations de la Passion, des concerts et des liturgies dans des églises et dans des parcs ont eu lieu. La Croix et lÂIcône ont ensuite quitté Sydney et ont poursuivi leur voyage de par les villes et les villages, le long de la côte, parfois en se dirigeant vers lÂarrière-pays, parfois en visitant les îles. Elles ont été portées dans des bateaux sur les lacs et dans les baies, dans des camions escortés par des motos ou par la police, dans des calèches tirées par des chevaux, transmises de la main à la main au-dessus des têtes de foules dÂenfants ou portées à lÂintérieur de mines. Parfois les églises se révélaient trop petites pour que la Croix puisse être érigée. Une fois à Darwin, un groupe dÂune cinquantaine de jeunes sÂest uni à elles pour les porter en chemin de fer vers le centre du pays, en passant par lÂAyerÂs Rock, jusquÂà plusieurs villages et communautés lointaines. Une de ces villes est si chaude que lÂéglise et de nombreuses maisons sont situées sous terre. Ensuite, les symboles de la JMJ sont partis vers les communautés de la partie méridionale de lÂAustralie.
25ème anniversaire du Centre international des jeunes San Lorenzo Le Centre international des jeunes San Lorenzo, situé près de lÂéglise Saint-Laurent in Piscibus, à deux pas de la basilique Saint-Pierre de Rome, fêtera en mars 2008 son vingt-cinquième anniversaire. Ce Centre, voulu par Jean-Paul II, promu et dirigé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs, lieu dÂaccueil, de prière, de formation et de rencontre pour les jeunes du monde entier, pèlerins à Rome, et siège de la Croix des Journées Mondiales de la Jeunesse, fut, en effet, inauguré par le Pape Jean-Paul II, le 13 mars 1983. Pour célébrer cet important anniversaire, le Conseil Pontifical pour les Laïcs a mis au point un calendrier de célébrations et dÂévénements qui concerneront surtout les jeunes qui fréquentent le Centre, les animateurs qui y ont accompli un service ces dernières années, les associations, communautés et mouvements de la jeunesse catholique qui ont mis à la disposition, dès le début, les volontaires nécessaires pour lÂaccueil des pèlerins et des groupes et pour lÂanimation du Centre. La présence du Pape Benoît XVI est également prévue. Le Saint-Père célébrera lÂEucharistie en lÂéglise Saint-Laurent. DÂautres événements sont prévus au cours dÂun triduum qui culminera le dimanche 16 mars, avec la participation à la messe des Rameaux présidée par le Saint-Père place Saint-Pierre. Ces événements comprendront, en plus des célébrations eucharistiques et des veillées de prière, une rencontre de réflexion et de témoignage sur le thème: lÂhistoire et la mission du Centre international San Lorenzo. Y prendront part les responsables actuels et ceux qui, il y a désormais 25 ans, organisèrent la naissance du Centre. Sont également prévus des témoignages des jeunes qui se sont alternés, au fil des ans, au service du Centre.
Dans la première partie de lÂannée 2007, le Conseil Pontifical pour les Laïcs a reçu les Conférences épiscopales régionales de lÂItalie: nous avons parlé de ces rencontres dans notre dernier numéro des Nouvelles. A partir du mois de mai, les visites de prélats du monde entier ont repris. Nous avons reçu des évêques dÂAfrique (Mozambique, Bénin, Gabon et Kenya), dÂAmérique centrale (Porto Rico et République Dominicaine) et dÂEurope (Serbie, Monténégro et Macédoine, Ukraine et Portugal), ainsi que des évêques des pays dÂAfrique du Nord de langue arabe (Algérie, Lybie, Tunisie et Maroc). Bien quÂavec leurs différences spécifiques, toutes les Conférences épiscopales ont voulu orienter la discussion sur certains thèmes fondamentaux, exprimant des préoccupations communes à toute lÂÉglise. Avant tout, la conscience de devoir placer au centre de lÂengagement pastoral la formation des fidèles laïcs, en soulignant que la formation chrétienne nÂest efficace que si elle parvient à toucher toutes les dimensions de la personne, cÂest-à-dire quand elle contribue à une croissance non seulement intellectuelle ou politique, mais aussi  et surtout  spirituelle et morale, en orientant les choix existentiels des fidèles et en renforçant la communion entre eux et le sens dÂappartenance à lÂÉglise. CÂest précisément pour cela que, dans différents contextes géographiques et culturels, même très éloignés les uns des autres, nous assistons à la redécouverte de lÂitinéraire dÂinitiation chrétienne proposé notamment aux adultes, grâce auquel toutes les dimensions de la vie sont mises en valeur, en aidant les fidèles à sÂéloigner dÂattitudes et de façons de penser qui sont en contradiction avec la sequela Christi. Surtout en Europe, mais aussi désormais dans toutes les parties du monde, les laïcs doivent apprendre en première ligne à sÂopposer aux dérives de la sécularisation, en évitant de se faire prendre au piège de modèles aussi fascinants que décevants. En Afrique et en Amérique centrale, une foi mûre, étrangère à tout compromis, est nécessaire pour éviter de tomber dans des comportements et des croyances de type superstitieux ou tribal et pour résister à lÂagressivité des sectes. Dans les pays musulmans dÂAfrique du Nord, les toutes petites minorités chrétiennes sont appelées à trouver en elles-mêmes des ressources suffisantes pour résister aux fortes pressions dÂun islam toujours plus agressif. Un autre thème important et partagé par toutes les conférences épiscopales, débattu dans nos rencontres, a été celui de la présence chrétienne dans la vie publique, politique et culturelle. Au-delà des difficultés, parfois vraiment graves, rencontrées par les fidèles, où la liberté religieuse et politique est inexistante ou en tout cas, de fait, limitée, il faut reconnaître un progrès de la conscience de nos laïcs quant à lÂimportance de lÂengagement dans la vie publique, tant au niveau personnel que, lorsque cela est possible, dans des formes associatives. Cette conscience plus forte est due, avant tout, à la diffusion progressive de la doctrine sociale de lÂÉglise qui, dans des situations différentes, manifeste la validité universelle de ses principes et une grande souplesse dans son application. De leur côté, les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles, désormais partout présents sur tous les continents, accordent une plus grande attention aux grands thèmes politiques et culturels qui caractérisent notre époque. Nous avons également pu constater que les jeunes du monde entier attendent fébrilement la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, prévue à Sydney, du 15 au 20 juillet prochains. Même si la présence in loco à cette XXIIIème JMJ sera peut-être un peu moins nombreuse que par le passé, surtout en raison des coûts élevés quÂimpose un long voyage, la participation  spirituelle  à cet événement sÂannonce véritablement impressionnante. Pour répondre à lÂintérêt croissant manifesté par les jeunes, de très nombreuses Conférences épiscopales et de très nombreux diocèses sÂefforcent de leur donner la possibilité dÂêtre présents  virtuellement  aux événements, tandis que paroisses et mouvements en grand nombre sÂimpliquent depuis longtemps déjà dans leur préparation. Quoi quÂil en soit, les pays les plus pauvres seront eux aussi représentés à Sydney par des délégations de jeunes, grâce notamment aux aides économiques allouées à cette fin par le Conseil Pontifical pour les Laïcs.
Nouvelle organisation de lÂespace web pour le Conseil pontifical pour les laïcs Afin dÂillustrer de façon claire et ordonnée les activités du Conseil pontifical pour les laïcs, et pour faciliter la consultation du matériel quÂil contient, nous avons essayé de donner un nouvel agencement à lÂespace consacré à notre Dicastère sur le site internet du Saint-Siège. À partir du portail (www.vatican.va), en choisissant la langue italienne  pour le moment la réorganisation de la page a été faite seulement dans cette langue  et en suivant le parcours ÂCurie romaine Â, ÂConseils Pontificaux Â, et enfin en optant pour  Laïcs Â, vous entrerez dans lÂespace web de notre Dicastère avec la possibilité di visiter différentes pages concernant les buts et les finalités, les bureaux et les sections, les activités en cours de préparation, la liste complète de nos publications etc Nous sommes en train de préparer ces mêmes pages en anglais, espagnol et français.
Contacts avec les associations et les mouvements
 Le 3 juillet S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a reçu le fondateur de la Communauté Chemin Neuf, père Laurent Fabre, S.I.  Le 12 juillet S.E. Mgr. Josef Clemens a rencontré à Castel di Guido (Rome) un groupe de membres du Mouvement Apostolique Regnum Christi réunis là pour un cours de formation.  S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a présidé la célébration eucharistique dÂouverture du 34ème Congrès de la Foederatio Internationalis Pueri Cantores (FIPC), qui sÂest déroulé à Cracovie (Pologne) du 10 au 15 juillet.  Le 17 juillet S.E. Mgr. Josef Clemens a reçu les responsables de lÂAssociation Silencieux Ouvriers de la Croix (SODC).  Le 23 juillet Mgr. Francis Kohn a reçu M. George Dixon Fernandez et Mme Christine Brandmeir, respectivement président et secrétaire générale du Mouvement International de la Jeunesse Agricole et Rurale Catholique (MIJARC).  Le 5 septembre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a reçu le fondateur de lÂassociation Couples for Christ, M. Frank Padilla.  Le 14 septembre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a reçu M. Nelson Giovanelli, co-fondateur de la Fazenda da Esperança.  Le 17 septembre, à la Salesianum à Rome, S.E. Mgr. Josef Clemens a présidé la célébration eucharistique dÂaction de grâce pour le 25ème anniversaire de la fondation du mouvement Hogares Nuevos-Obra de Cristo.  S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a présidé la célébration eucharistique dÂouverture de la XIIIème Assemblée générale du Service dÂAnimation Communautaire (Mouvement pour un Monde Meilleur), qui sÂest tenu à Rome du 7 au 26 octobre.  Le 23 octobre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a reçu M. Hervé-Marie Catta de la Communauté de lÂEmmanuel.  Le 31 octobre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a reçu les dirigeants De lÂUnion Catholique Internationale de la Presse (UCIP); les responsables de la Communauté Jésus Ressuscité.  Le 5 novembre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a participé à Rimini aux funérailles de don Oreste Benzi, fondateur de lÂAssociation  Communauté Pape Jean XXIIIÂ.  Le 7 novembre le prof. Guzmán Carriquiry a reçu M. Ezequiel H. Reggiani, responsable régional pour lÂAmérique Latine des Comunidades Laicas Marianistas (CLM).  Le 9 novembre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko et S.E. Mgr. Josef Clemens ont reçu le père Robert Tyrała, assistant ecclésiastique de la Foederatio Internationalis Pueri Cantores (FIPC).  Le 10 novembre S.E. Mgr. Stanisław Ryłko a reçu M. Moysés Louro de Azevedo Filho, fondateur de la Comunidade Católica Shalom.  Le 20 novembre S.E. Mgr. Josef Clemens a reçu M. George Dixon Fernandez, président du Mouvement International de la Jeunesse Agricole et Rurale Catholique (MIJARC).  Le 22 novembre S.E. Mgr. Ryłko a reçu le prof. Matteo Calisi et S.E. Mgr. Alberto Taveira Corrêa, respectivement président et assistant ecclésiastique de la Catholic Fraternity of Charismatic Covenant Communities and Fellowships.  Il 23 novembre S.E. Mgr. Josef Clemens a reçu M. Baldur Hermans, secrétaire général de la Conférence Internationale Catholique du Scoutisme (CICS); et a présidé dans la Cathédrale de Velletri la célébration eucharistique solennelle pour la fête patronale de saint Clément.  Le 29 novembre S.Em. le card. Stanisław Ryłko a reçu un groupe de membres du Mouvement International des Étudiants Catholiques (MIEC-Pax Romana).  Le 4 décembre S.Em. le card. Stanisław Ryłko a reçu Mme Karen Hurley, présidente de lÂUnion Mondiale des Organisations Féminines Catholiques (UMOFC).  Du 4 au 5 décembre S.E. Mgr. Josef Clemens a présidé à Cologne (Allemagne) la célébration eucharistique dÂouverture de lÂannée jubilaire pour le 150ème anniversaire de la fondation de la Internationales Kolpingwerk (IKW).  Le 13 décembre S.E. Mgr. Josef Clemens a reçu les membres de la présidence de lÂassociation La Dieci de Bassano del Grappa (Vicenza).  Le 17 décembre S.Em. le card. Stanisław Ryłko a reçu don Nicola Giordano, fondateur du Mouvement de Spiritualité Vivere In.  Le 18 décembre S.Em. le card. Stanisław Ryłko a reçu le doct. Roberto Fontolan, directeur du Centre International de Communion et Libération (CL) et don Stefano Alberto, lÂun des responsables de la Fraternité.  Le 22 décembre S.Em. le card. Stanisław Ryłko a reçu M. Salvatore Martinez, président de lÂAssociation italienne ÂRinnovamento nello Spirito Santo Â.  Le 26 décembre S.Em. le card. Stanisław Ryłko a présidé à Rimini la célébration eucharistique de la Fête de la Reconnaissance au cours de laquelle une centaine de jeunes ont été déclarés prêts à retourner dans la vie après le parcours de renaissance dans les communautés thérapeutiques de lÂAssociation  Communauté Pape Jean XXIIIÂ.
Autres rendez-vous  Le 4 juillet S.E. Mgr. Stanisław Ryłko, S.E. Mgr. Josef Clemens, le prof. Guzmán Carriquiry et Mgr. Francis Kohn, ont rencontré S.Em. le card. George Pell, S.E. Mgr. Anthony Fisher e M. Danny Casey.  Le 5 juillet Mgr. Kohn a reçu Mme Christa Langen Peduto, correspondante à Rome de plusieurs journaux allemands.  Le 24 juillet Mgr. Kohn a rencontré S.E. Mgr. Jean- Yves Riocreux, évêque de Pontoise (France).  S.E. Mgr. Ryłko a participé à la IXème Rencontre annuelle des jeunes catholiques du Kazahstan, Kirghistan, Tagikistan, Turkmenistan et Uzbekistan (Asie centrale) qui sÂest déroulée dans le sanctuaire marial de Oziornoje du 11 au 15 août.  Du 12 au 16 août, Mgr. Kohn a participé au Forum international des jeunes de la Communauté de lÂEmmanuel, qui sÂest tenu à Parayle- Monial (France), en intervenant sur lÂhistoire des Journées mondiales de la jeunesse et sur le thème de la JMJ 2008.  Le 30 août S.E. Mgr. Clemens a reçu S.E. M. Hans- Henning Horstmann, ambassadeur de la République Fédérale dÂAllemagne près le Saint Siège.  S.E. Mgr. Ryłko, le prof. Carriquiry et Mgr. Kohn ont participé à lÂAgora des jeunes italiens, célébrée à Loreto avec le Saint-Père Benoît XVI du 1er au 2 septembre.  Le 18 septembre le Père Kevin Lixey, L.C., a rencontré Mgr. Carlo Mazza, directeur de lÂOffice national pour la pastorale du temps libre, du tourisme et du sport de la Conférence épiscopale italienne.  Du 5 au 7 octobre S.E. Mgr. Clemens a participé au VIIème Congrès  La joie dans la foi  organisé à Fulda (Allemagne) par le Forum Deutscher Katholiken sur le thème:  LÂÉglise notre patrieÂ.  Le 22 octobre S.E. Mgr. Ryłko a reçu S.E. Mme Anne Marie Plunkett, ambassadrice dÂAustralie près le Saint Siège.  Le 25 octobre S.E. Mgr. Clemens a reçu S.E. Mgr. Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, président de la Conférence épiscopale péruvienne.  Le 26 octobre S.E. Mgr. Ryłko a reçu S.Em. le card. Antonio M. Rouco Varela, archevêque de Madrid; S.E. Mgr. Aleksander Kaszkiewicz, évêque de Grodno et président de la Conférence des évêques catholiques de Biélorussie.  Le 5 novembre S.E. Mgr. Clemens a reçu, avec le prof. Carriquiry, les membres de la présidence du Conseil épiscopal Latino-Américain (CELAM).  Le 7 novembre S.E. Mgr. Ryłko a reçu S.E. M. Antonio Zanardi Landi, ambassadeur dÂItalie près le Saint Siège.  Le 10 novembre S.E. Mgr. Clemens a reçu un groupe de dirigeants de la Commission  Sport et jeunes  du Parlement bavarois.  Du 13 au 14 novembre S.E. Mgr. Ryłko a tenu la lectio magistralis dÂouverture de lÂannée académique de lÂUniversité Catholique de Saint Antoine à Murcia (Espagne) et a présidé la célébration eucharistique solennelle dÂouverture du IIème Congrès international des confraternités, au cours duquel il a tenu la conférence  La mission des laïcs et la nouvelle évangélisationÂ.  Du 14 au 15 novembre S.E. Mgr. Clemens est intervenu à la presentation de lÂAnnuaire du diocèse de Gurk à Villach (Autriche), où il a tenu une conférence sur:  Sport, jeu et spiritualité  et il a rencontré M. Hans Gerd Schütt, directeur de la Commission  Église et sport  de la Conférence épiscopale allemande.  Le 20 novembre S.E. Mgr. Clemens est intervenu à la conférence de presse promue par la Coni pour présenter la deuxième édition de la  Clericus Cup Â.  Le 22 novembre S.E. Mgr. Clemens a reçu S.E. Mgr. Carlos Aguiar, président de la Conférence de lÂépiscopat mexicain.  Le 23 novembre Mgr. Kohn a reçu M. Jean-François Lemercier et M. Didier Jeffredo, collaborateurs de la Conférence épiscopale française pour lÂorganisation de la JMJ 2008.  Le 26 novembre le Père Lixey, L.C., a reçu le Père Dietmar Heeg, nouveau président de la commission pastorale de la Fédération Internationale Catholique dÂEducation Physique et Sportive (FICEP).  Le 30 novembre S.E. Mgr. Clemens est intervenu avec une conférence sur les Journées mondiales de la jeunesse à la cérémonie de remise des prix des cent meilleurs jeunes diplômés des Chambres de Commerce et dÂIndustrie du Land Rhin Nord- Westphalie (Allemagne).  Le 7 décembre S.E. Mgr. Clemens a reçu M. Edio Costantini, président du Centre Sportif Italien (CSI).  Le 11 décembre S.Em. le card. Ryłko et S.E. Mgr. Clemens ont reçu M. John Watkins, Vice-premier ministre de New South Wales.
|
|