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BEATIFICAZIONE DI P. JACQUES-DÉSIRÉ LAVAL, C.S.S.
E DI P. FRANCISCO COLL, O.P.

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

29 aprile 1979

 

Chers Frères et Sœurs,

1. ALLELUIA! ALLELUIA! En ce troisième dimanche de Pâques, notre joie pascale s’exprime en écho la joie débordante des Apôtres qui, dès le premier jour, ont reconnu le Christ ressuscité. Le soir de Pâques, “le Christ se tint au milieu d’eux”. “Il leur montra ses mains et ses pieds”. Il les invita à le toucher de leurs mains. Et il mangea sous leurs yeux. Saisis de stupeur et lents a croire, les Apôtres le reconnurent enfin: “Ils furent remplis de joie à la vue du Seigneur”; et désormais personne ne put leur ravir leur joie, ni faire taire leur témoignage. Quelques instante plus tôt, le cœur des disciples d’Emmaüs était aussi tout brûlant au-dedans d’eux pendant que Jésus leur parlait en chemin et leur explicait les Ecritures; et ils l’avaient reconnu eux aussi à la fraction du pain.

L’allégresse de ces témoins, c’est la nôtre, chers Frères et Sœurs, nous qui partageons leur foi au Christ ressuscité. Glorifié auprès du Père, il ne cesse d’attirer les homnes à Lui, de leur communiquer sa vie, l’Esprit de sainteté, tout en leur préparant une place dans la maison du Père Précisément, ceste joie trouve aujourd’hui une éclatante confirmation, puisque nous célébrons deux admirables Serviteurs de Dieu qui, au siècle dernier, ont brillé sur notre terre de la sainteté du Christ et que l’Eglise est en mesure, désormais, de déclarer bienheureux, de les proposer au culte particulier et à l’imitation des fidèles: le Père Laval et le Père Coll, qu’il nous faut maintenant contempler.

2. Il est évidemment impossible de relever ici tous les faits saillants de la vie du Père Jacques-Désiré Laval, ni toutes les vertus chrétiennes qu’il a pratiquées à un degré héroïque. Retenons du moins ce qui caractérise ce missionnaire, au regard de la mission actuelle de l’Eglise.

C’est d’abord son souci d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et, en l’occurrence, ses “chers Noirs” de l’Ile Maurice, comme il les appelait. Français, il avait commencé par exercer la médecine dans une petite cité de son diocèse natal d’Evreux, mais peu à peu, l’appel à un amour sans partage du Seigneur, qu’il avait un certain temps refoulé, lui fit abandonner son métier et la vie mondaine: “ Devenu prêtre, je pourrai faire plus de bien ”, expliquait-il à son frère. Vocation tardive au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il y fut aussitôt préposé au service des pauvres; puis, comme curé de la petite paroisse normande de Pinterville, il partageait tout son avoir avec les indigente. Mais en apprenant la misère des Noirs d’Afrique et l’urgence de les amener au Christ, il obtint de partir à l’Ile Maurice, avec le Vicaire Apostolique, Mgr Collier. Durant vingt-trois ans, jusqu’à sa morte, il consacra tout son temps, usa toutes ses forces, donna tout son cœur à l’évangélisation des autochtones: sans jamais se lasser il sut les écouter, les catéchiser, leur faire découvrir leur vocation chrétienne. Souvent aussi il intervint pour améliorer leur condition sanitaire et sociale.

L’acharnement qu’il y mit ne cesse de nous étonner, surtout dans les conditions décourageantes de sa mission Mais, dans son apostolat, il alla toujours à l’essentiel.

Le fait est que notre missionnaire a laissé derrière lui d’innombrables convertis, à la foi et à la piéte solides. Il n’était point porté vers les cérémonies tapageuses, séduisantes pour ces âmes simples mais sans lendemain, ni vers les envolées oratoires. Son souci éducatif était très inséré dans la vie, il ne craignait pas de revenir sans cesse sur les points essentiels de la doctrine et de la pratique chrétiennes, et il n’admettait au baptême ou à la première communion que des gens préparés par petits groupes et éprouvés. Il prit grand soin de mettre à la disposition des fidèles des petites chapelles disséminées dans l’île. Une autre initiative remarquable qui rejoint le souci de nombreux pasteurs aujourd’hui: il s’adjoignit des collaborateurs, hommes et femmes, comme chefs de prière, catéchistes, visiteuses et conseillères des malades, responsables de petites communautés chrétiennes, autrement dit des pauvres, évangélisateurs de pauvres.

Quel est donc le secret de son zèle missionnaire? Nous le trouvons dans sa sainteté: dans le don de toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa tendresse pour les hommes, surtout pour les plus humbles, qu’il veut faire accéder au salut du Christ. Tout le temps qu’il ne consacrait pas à l’apostolat direct, il le passait à prier, surtout devant le Saint-Sacrement, et il joignait continuellement à sa prière mortifications et pénitences qui ont très vivement frappé ses confrères, malgré sa discrétion et son humilité. Lui-même confie souvent le regret de sa tiédeur spirituelle – disons plutôt le sentiment de sa sécheresse: n’est-ce pas précisément qu’il accorde le plus grana prix au fervent amour de Dieu et de Marie, auquel il veut initier ses fidèles? C’est là aussi le secret de sa patience apostolique: “ C’est sur le bon Dieu tout seul et sur la protection de la Sainte Vierge que nous nous appujons ”. Quelle magnifique confession! Sa spiritualité missionnaire s’était d’ailleurs inscrite, dès le début, dans le cadre d’un jeune Institut religieux et marial, et il eut toujours à cœur d’en suivre les exigences spirituelles, malgré sa solitude et son éloignement géographique: la Société du Saint-Cœur de Marie, dont il fut l’un des tout premiers membres aux côtés du célèbre Père Libermann, et qui sera bientôt fondue avec la Congrégation du Saint-Esprit. L’Apôtre, aujourd’hui comme hier, doit d’abord entretenir en lui la vigueur spirituelle: il témoigne de ce qu’il puise continuellement à la Source.

Voilà un modèle pour les évangélisateurs d’aujourd’hui.Qu’il inspire les missionnaires, et, j’ose dire, tous les prêtres, qui ont d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et de former à la vie chrétienne!

Qu’il soit, à un litre particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux spiritains, qui n’ont cessé d’implanter l’Eglise, notamment en terre africaine, et y œuvrent avec tant de générosité!

Que l’exemple de Père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux! Que le Bienheureux Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de la communauté chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de tous les Mauriciens!

A ces souhaits, je suis heureux d’ajouter un salut très cordial à la Délégation du Gouvernement de l’Ile Maurice, comme aussi à celle du Gouvernement français qui sont venues participer à ceste cérémonie.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in francese: 

Cari Fratelli e Sorelle. 

1. Alleluia! Alleluia! In questa terza domenica di Pasqua la nostra gioia pasquale si esprime come eco della traboccante letizia degli Apostoli, i quali, fin dal primo giorno, hanno riconosciuto il Cristo risuscitato. La sera di Pasqua “il Cristo apparve in mezzo a loro”. “Egli mostrò loro le mani e i piedi”. Li invitò a toccarlo con le loro mani. Mangiò dinanzi a loro (cf. Lc 24,36.39.40). Pur presi dallo stupore e lenti a credere, infine gli Apostoli lo riconobbero: “Furono pieni di gioia alla vista del Signore” (Gv 20,20; Lc 24,41); e poi nessuno poté sottrarre loro quella gioia (cf. Gv 16,22) né far tacere la loro testimonianza (cf. At 4,20). Qualche istante prima anche il cuore dei discepoli di Emmaus ardeva nel loro petto mentre Gesù, camminando con loro, parlava e spiegava le Sacre Scritture; ed anch’essi l’avevano riconosciuto allo spezzar del pane (cf. Lc 24,32.35). 

La letizia di questi testimoni, cari Fratelli e Sorelle, è anche nostra: noi condividiamo la loro fede nel Cristo risuscitato. Glorificato presso il Padre, egli non cessa di attirare a sé gli uomini, di comunicare loro la sua vita, lo Spirito di santità, preparando loro, insieme, un posto nella casa del Padre. 

Proprio questa gioia trova oggi una fulgida conferma, giacché noi festeggiamo due meravigliosi Servi di Dio che nel secolo scorso hanno brillato, qui sulla terra, della santità di Cristo; la Chiesa è ormai in grado di dichiararli beati e proporli al culto particolare e alla imitazione dei fedeli: essi sono il padre Laval e il padre Coll. Ora faremo la loro conoscenza. 

2. Evidentemente, è impossibile far risaltare qui tutti i fatti importanti della vita del padre Giacomo Desiderato Laval, né tutte le virtù cristiane che egli ha praticato in grado eroico. Sottolineiamo, almeno, quel che ha caratterizzato questo missionario e che sia in rapporto con l’attuale missione della Chiesa. 

Anzitutto la sua ansia di evangelizzare i poveri, i più poveri, e, nel suo caso, i suoi “cari Negri” dell’Isola Maurizio: così soleva chiamarli. Francese, aveva cominciato ad esercitare la medicina in una cittadina della sua diocesi natale di Evreux; ma a poco a poco la chiamata – rifiutata per un certo tempo – ad un indiviso amore del Signore gli fece abbandonare la sua professione e la vita mondana: “Da prete potrò fare di più per il bene del prossimo”, spiegava egli a suo fratello (cf. Biografia). Vocazione tardiva al seminario San Sulpizio di Parigi, subito vi fu preposto al servizio dei poveri; poi, come curato nella piccola parrocchia di Pinterville in Normandia, condivideva con gli indigenti tutto il suo avere. Ma, conosciuta la miseria dei Negri d’Africa e l’urgenza di accostarli a Cristo, ottenne di partire per l’Isola Maurizio con il Vicario Apostolico Monsignor Collier. Per ventitré anni, fino alla morte, consacrò tutto il suo tempo, spese tutte le sue forze, diede tutto il suo cuore alla evangelizzazione degli indigeni: senza mai stancarsi seppe ascoltarli, catechizzarli e far loro scoprire la vocazione cristiana. Spesso anche intervenne per migliorare la loro condizione sanitaria e sociale. 

Il suo impegno e dedizione non cessa di stupirci, tenuto conto soprattutto delle scoraggianti condizioni della sua missione. Ma, nel suo apostolato, andò sempre all’essenziale. 

È un fatto che il nostro missionario ha lasciato innumerevoli convertiti di solida fede e pietà. Non era portato né per svolazzi oratori né verso cerimonie vistose, seducenti per quelle anime semplici ma prive di un domani. Il suo intento educativo era ben inserito nella vita: non esitava a tornare continuamente sui punti essenziali della dottrina e della pratica cristiana, né ammetteva al Battesimo o alla Prima Comunione che persone preparate a piccoli gruppi e ben saggiate. Ebbe gran cura di mettere a disposizione dei fedeli delle piccole cappelle disseminate per l’isola. Ecco, ora, un’altra sua notevole iniziativa, che somiglia alla mira di tanti pastori di oggi: egli si scelse dei collaboratori, uomini e donne, come guide per la preghiera, catechisti, visitatrici e consigliere dei malati, responsabili di piccole comunità cristiane: cioè poveri che evangelizzassero altri poveri. 

Qual è dunque il segreto del suo zelo missionario? La sua santità: dono di tutta la sua persona a Gesù Cristo, inseparabile dalla sua tenerezza per gli uomini, soprattutto per i più umili, che egli vuole accostare alla salvezza del Cristo. Tutto il tempo non dedicato all’apostolato diretto lo trascorreva pregando, specialmente dinanzi al Santo Sacramento; e alla sua preghiera univa continuamente penitenze e mortificazioni che, nonostante la sua discrezione e umiltà, hanno vivamente colpito i suoi confratelli. Lui stesso manifesta spesso il rammarico per la sua tiepidezza spirituale o piuttosto per la sofferta consapevolezza della sua aridità: non dà egli, infatti, il primo posto al fervente amore di Dio e di Maria, a cui vuol pure iniziare i suoi fedeli? Questo è il segreto della sua pazienza nell’apostolato: “Contiamo solo sul buon Dio e sulla protezione della Santa Vergine” (Lettera del 6 luglio 1853, cf. Biografia). Che magnifica confessione! Del resto la sua spiritualità missionaria fin dall’inizio si era inscritta nel quadro di un giovane istituto religioso mariano ed ebbe sempre cura di viverne lo spirito, malgrado la solitudine e la lontananza geografica: la Società del Sacro Cuore di Maria, di cui egli fu uno dei primi membri accanto al celebre padre Libermann, Società che ben presto si fonderà con la Congregazione dello Spirito Santo. L’apostolo, oggi come ieri, deve anzitutto conservare in sé il vigore spirituale: è infatti testimone di quanto attinge continuamente alla Sorgente. 

Ecco un modello per gli evangelizzatori di oggi: che ispiri i missionari, anzi, oso dire, tutti i preti, che hanno in primo luogo la sublime missione di annunciare Gesù Cristo e di formare alla vita cristiana! 

Che sia, a titolo particolare, gioia e stimolo per tutti i religiosi della Congregazione dello Spirito Santo, i quali non hanno cessato di piantar la Chiesa, specialmente in Africa, dove lavorano con tanta generosità! 

Che l’esempio del padre Laval incoraggi quanti, sul continente africano e altrove, si sforzano di costruire un mondo fraterno, esente da pregiudizi razziali! Che il Beato Laval sia anche vanto, ideale e protettore della così dinamica comunità cristiana dell’Isola Maurizio e di tutti i Mauriziani! 

A questi auguri son lieto di unire un saluto cordialissimo alla Delegazione del Governo dell’Isola Maurizio e a quella del Governo francese, che son venute per partecipare a questa cerimonia. 

3. Un segundo motivo de alegría eclesial es la beatificación de otra figura que la Iglesia quiere hoy exaltar y proponer a la imitación del Pueblo de Dios: el Padre Francisco Coll. Una nueva gloria de la gran familia dominicana y no menos, de la familia diocesana de Vich. Un religioso y a la vez un modero de apóstol – durante gran parte de su vida – entre les filas del clero vicense. 

Una de esas personalidades eclesiales, que en la segunda mitad del siglo diecinueve, enriquecen a la Iglesia con nuevas fundaciones religiosas. Un hijo de la sierra española, de Cataluña, en la que han brotado tantas almas generosas que han legado a la Iglesia una herencia fecunda. 

En nuestro caso, esa herencia se concreta en una labor magnífica e incansable de predicación evangélica, que culmina en la fundación del Instituto hoy llamado de les Religiosas Dominicas de la Anunciada, en gran número aquí presentes para celebrar a su Padre Fundador, unidas a tantos miembros de les diversas obras a les que la Congregación ha dado vida. 

No podemos presentar ahora una semblanza completa del nuevo Beato, espejo admirable – como habéis podido observar a través de la lectura de su biografía – de heroicas virtudes humanas, cristianas, religiosas, que le hacen digno de elogio y de imitación en nuestra peregrinación terrena. Limitémonos a discurrir brevemente acerca de un aspecto más saliente en esta figura eclesial. 

Lo que más impresiona al acercarse a la vida del nuevo Beato es su afán evangelizador. En en momento histórico muy difícil, en el que les convulsiones sociales y les leyes persecutorias contra la Iglesia le hacen abandonar su convento y vivir permanentemente fuera de él, el Padre Coll, colocándose por encima de inspiraciones humanas, sociológicas o políticas, se consagra enteramente a una asombrosa tarea de predicación. Tanto durante su ministerio parroquial, especialmente en Artés y Moyá, como en su fase posterior de misionero apostólico, el Padre Coll se manifiesta un verdadero catequista, un evangelizador, en la mejor línea de la Orden de Predicadores. 

En sus incontables correrías apostólicas por toda Cataluña, a través de memorables misiones populares y otras formas de predicación, el Padre Coll – Mosén Coll, para muchos – es transmisor de fe, sembrador de esperanza, predicador de amor, de paz, de reconciliación entre quienes les pasiones, la guerra y el odio mantenían divididos. Verdadero hombre de Dios, vive en plenitud su identidad sacerdotal y religiosa, hecha fuente de inspiración en toda su tarea. A quien no siempre comprende los motivos de ciertas actitudes suyas, responde con un convencido “ porque soy religioso ”. Esa profunda conciencia de sí mismo, es la que orienta su labor incesante. 

Una tarea absorbente, pero a la que no falsa una base sólida: la oración frecuente, que es el motor de su actividad apostólica. En ese punto, el nuevo Beato habla de manera bien elocuente: es él mismo hombre de oración; por ese camino quiere introducir a los fieles (basta ver lo que dice en sus dos publicaciones “La hermosa rosa ” y “ La escara del cielo”); ese es el sendero que señala en la Regla a sus hijas, con palabras vibrantes, que por su actualidad hago también mías: “La vida de les Hermanas debe ser vida de oración... Por esto os recomiendo y os vuelvo a recomendar, amadas hermanas: no dejéis la oración”.

El neo-Beato recomienda diversas formas de plegaria que sostenga la actividad apostólica. Pero hay una que es su preferida y que tengo especial agrado en recoger y subrayar: la oración hecha contemplando los misterios del rosario; esa “ escara para subir al cielo ”, compuesta de oración mental y vocal que “ son les dos ales que el Rosario de María ofrece a les almas cristianas ”. Una forma de oración que también el Papa practica con asiduidad y a la que os invita a uniros todos vosostros, sobre todo en el próximo mes de mayo consagrado a la Virgen.

Concluyo estas reflexiones en lengua española saludando a les Autoridades que han venido para estas celebraciones en honor del Padre Coll. Invitando a todos a imitar sus ejemplos de vida, pero en especial a los hijos de Santo Domingo, al clero y particularmente a vosotras, Hermanas Dominicas de la Anunciada, venidas de España, de Europa, de América y Africa, donde vuestra actividad religiosa se despliega con generosidad.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in spagnolo:

3. Un secondo motivo di gioia ecclesiale è la beatificazione di un’altra figura che la Chiesa desidera oggi esaltare e proporre alla imitazione del Popolo di Dio: il padre Francesco Coll. Una nuova gloria della famiglia domenicana nonché della famiglia diocesana di Vich. Un religioso e insieme un modello di apostolo, durante gran parte della sua vita, tra le file del clero di quella diocesi. 

Una di quelle personalità ecclesiastiche che nella seconda metà del secolo XIX arricchiscono la Chiesa di nuove fondazioni religiose. Un figlio della terra spagnola, della Catalogna, nella quale son germogliate tante generose anime che han lasciato alla Chiesa una feconda eredità! 

Nel nostro caso tale eredità si concretizza in una magnifica e instancabile opera di predicazione evangelica che culmina nella fondazione dell’Istituto chiamato oggi delle Religiose Domenicane dell’Annunziata: esse, insieme a tanti membri delle varie opere cui la Congregazione ha dato vita, son presenti qui in gran numero per festeggiare il loro Padre Fondatore. 

Non possiamo tracciare ora un ritratto completo del nuovo Beato: come avete potuto ricavare dall’ascolto della sua biografia egli è specchio mirabile di eroiche virtù umane, cristiane, religiose, che lo fan degno di lode e di imitazione nel nostro pellegrinaggio terreno. Limitiamoci ad intrattenerci brevemente su un aspetto emergente in questa figura di ecclesiastico. 

Quel che più fa impressione accostandoci alla vita del nuovo Beato, è la sua attività di evangelizzatore. In un momento storico assai difficile, in cui convulsioni sociali e leggi persecutorie contro la Chiesa lo costringono ad abbandonare il convento e a viverne costantemente fuori, il padre Coll si consacra interamente ad una meravigliosa opera di predicazione ponendosi al di sopra di ogni visuale umana, sociologica o politica. Sia durante il ministero parrocchiale, particolarmente ad Artés e a Moyá, sia nel periodo successivo di missionario apostolico, il padre Coll si rivela un vero catechista ed evangelizzatore, nella migliore tradizione dell’Ordine dei Predicatori.

Durante i suoi innumerevoli viaggi apostolici per tutta la Catalogna, con memorabili missioni popolari e altre forme di predicazione, il padre Coll – Mosén Coll, per molti – è seminatore di fede e di speranza, predicatore di carità, di pace, di riconciliazione tra quanti le passioni, la guerra e l’odio tenevano divisi. Vero uomo di Dio, vive in pienezza la sua identità sacerdotale e religiosa, divenuta fonte di ispirazione durante tutto il suo ministero. A quanti non sempre comprendono i motivi di certi suoi atteggiamenti, risponde con un convinto “perché sono religioso”. Tale profonda consapevolezza di se stesso è il segreto che orienta la sua incessante attività. 

Un ministero assorbente; ma non privo di solida base: la ininterrotta orazione, che è la spinta della sua attività apostolica. Su questo tema il nuovo Beato parla assai eloquentemente: è egli stesso uomo di orazione e per questa via vuol avviare i fedeli (basta seguire quanto afferma nelle due pubblicazioni “La bella rosa” e “La scala del cielo”); questo è il sentiero che indica alle sue figlie nella Regola, con parole vibranti, che per la loro attualità faccio mie: “La vita delle sorelle deve esser vita di orazione... Perciò vi raccomando, e torno a raccomandarvi, care sorelle: non cessate di pregare”. 

Il neo-Beato raccomanda varie forme di preghiera a sostegno dell’attività apostolica: ma ve n’è una che è la sua preferita e che con particolare piacere raccolgo e sottolineo: l’orazione fatta contemplando i misteri del rosario; questa “scala per salir al cielo”, risultante di orazione mentale e vocale che “sono le due ali offerte dal Rosario alle anime cristiane”. Una forma di preghiera che anche il Papa pratica con assiduità e alla quale vi invita ad unirvi tutti, specialmente nel prossimo mese di maggio, consacrato alla Vergine. 

Concludo queste riflessioni in lingua spagnola salutando le Autorità che son venute alle presenti celebrazioni in onore di padre Coll. Tutti invito ad imitarlo: ma in particolare i figli di San Domenico, il clero e soprattutto voi, Sorelle Domenicane dell’Annunziata, giunte dalla Spagna, dall’Europa, dall’America, dall’Africa dove si spiega generosamente la vostra attività religiosa. 

4. L’auspicio che io esprimo stamani è in conclusione che l’odierna duplice Beatificazione valga a rafforzare ed a promuovere l’impegno nell’azione catechetica di tutta la Chiesa. È noto che il tema della Quarta Assemblea Generale del Sinodo dei Vescovi, tenutosi qui a Roma nell’autunno del 1977, fu appunto quello della catechesi. I Padri sinodali – dei quali io pure facevo parte – affrontarono e studiarono questo argomento di primaria importanza per la vita e per l’azione della Chiesa di ogni tempo. Essi sottolinearono l’urgenza di dare decisa priorità alla catechesi rispetto ad altre iniziative, meno essenziali anche se magari più appariscenti, perché in essa si attua l’aspetto assolutamente originale della missione della Chiesa. Una missione – essi ribadirono – che investe tutti i membri del Popolo di Dio, pur nelle loro funzioni differenziate, e li impegna ad una continua ricerca di metodi e di mezzi adeguati per una sempre più efficace trasmissione del Messaggio.

Il pensiero dei Padri del Sinodo era rivolto soprattutto ai giovani, della cui importanza crescente nel mondo d’oggi essi erano ben consapevoli: pur tra incertezze e sbandamenti, eccessi e frustrazioni, i giovani rappresentano la grande forza, da cui dipendono le sorti dell’umanità futura. La domanda che ha assillato i Padri sinodali è stata proprio questa: come portare questa moltitudine di giovani a fare un’esperienza viva di Gesù Cristo, e ciò non soltanto nell’incontro abbagliante di un momento fuggevole, ma mediante una conoscenza ogni giorno più completa e più luminosa della sua persona e del suo messaggio? Come far nascere in loro la passione per il Regno, che egli è venuto ad inaugurare, e nel quale soltanto l’essere umano può trovare la piena e appagante realizzazione di se stesso?

Rispondere a questa domanda è il compito più urgente della Chiesa, oggi. Dipenderà dall’impegno generoso di tutti, se alle nuove generazioni potrà essere offerta una testimonianza della “parola di salvezza” (At 13,26), capace di conquistare le menti ed i cuori dei giovani e di coinvolgere le loro volontà in quelle scelte concrete, spesso costose, che la logica dell’amore di Dio e del prossimo richiede. Dipenderà soprattutto dalla sincerità e dall’intensità, con cui le famiglie e le comunità sapranno vivere la loro adesione a Cristo, se i giovani saranno efficacemente raggiunti dagli insegnamenti loro impartiti in casa, a scuola, in chiesa.

Preghiamo, dunque, i nuovi Beati perché ci siano vicini con la loro intercessione e ci guidino ad un’esperienza personale e profonda del Cristo risorto, che porti anche i nostri cuori ad “ardere nel petto”, come ardevano i cuori dei due discepoli sulla strada di Emmaus, mentre Gesù “conversava con loro e spiegava loro le Scritture” (cf. Lc 24,32). Infatti, solo colui che può dire: “Lo conosco” – e San Giovanni ci ha avvertiti che questo non lo può dire chi non vive secondo i comandamenti di Cristo (cf. 2Gv 1) – solo chi ha raggiunto una conoscenza “esistenziale” di lui e del suo Vangelo, può offrire agli altri una catechesi credibile, incisiva, trascinatrice.

La vita dei due nuovi Beati è, di questo, una riprova eloquente. Che il loro esempio non ci sia proposto invano!

 

© Copyright 1979 - Libreria Editrice Vaticana

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