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BEATIFICAZIONE DI P. JACQUES-DÉSIRÉ
LAVAL, C.S.S. E DI P. FRANCISCO COLL, O.P.
OMELIA DI GIOVANNI
PAOLO II
29 aprile 1979
Chers Frères et Sœurs,
1. ALLELUIA! ALLELUIA! En ce troisième dimanche de Pâques, notre joie pascale s’exprime en écho la
joie débordante des Apôtres qui, dès le premier jour, ont reconnu le Christ
ressuscité. Le soir de Pâques, “le Christ se tint au milieu d’eux”.
“Il leur montra ses mains et ses pieds”. Il les invita à le toucher de
leurs mains. Et il mangea sous leurs yeux. Saisis de stupeur et lents a
croire, les Apôtres le reconnurent enfin: “Ils furent remplis de joie à la
vue du Seigneur”; et désormais personne ne put leur ravir leur joie, ni
faire taire leur témoignage. Quelques instante plus tôt, le cœur des
disciples d’Emmaüs était aussi tout brûlant au-dedans d’eux pendant que
Jésus leur parlait en chemin et leur explicait les Ecritures; et ils
l’avaient reconnu eux aussi à la fraction du pain.
L’allégresse de ces témoins, c’est la nôtre, chers Frères et Sœurs, nous qui
partageons leur foi au Christ ressuscité. Glorifié auprès du Père, il ne
cesse d’attirer les homnes à Lui, de leur communiquer sa vie, l’Esprit de
sainteté, tout en leur préparant une place dans la maison du Père Précisément,
ceste joie trouve aujourd’hui une éclatante confirmation, puisque nous célébrons
deux admirables Serviteurs de Dieu qui, au siècle dernier, ont brillé sur
notre terre de la sainteté du Christ et que l’Eglise est en mesure, désormais,
de déclarer bienheureux, de les proposer au culte particulier et à
l’imitation des fidèles: le Père Laval et le Père Coll, qu’il nous faut
maintenant contempler.
2. Il est évidemment impossible de relever ici tous les faits saillants de la vie du Père
Jacques-Désiré Laval, ni toutes les vertus chrétiennes qu’il a pratiquées
à un degré héroïque. Retenons du moins ce qui caractérise ce missionnaire, au regard de la mission
actuelle de l’Eglise.
C’est d’abord son souci d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et, en
l’occurrence, ses “chers Noirs” de l’Ile Maurice, comme il les
appelait. Français, il avait commencé par exercer la médecine dans une
petite cité de son diocèse natal d’Evreux, mais peu à peu, l’appel à
un amour sans partage du Seigneur, qu’il avait un certain temps refoulé,
lui fit abandonner son métier et la vie mondaine: “ Devenu prêtre, je
pourrai faire plus de bien ”, expliquait-il à son frère. Vocation
tardive au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il y fut aussitôt préposé au
service des pauvres; puis, comme curé de la petite paroisse normande de
Pinterville, il partageait tout son avoir avec les indigente. Mais en
apprenant la misère des Noirs d’Afrique et l’urgence de les amener au
Christ, il obtint de partir à l’Ile Maurice, avec le Vicaire Apostolique,
Mgr Collier. Durant vingt-trois ans, jusqu’à sa morte, il consacra tout son
temps, usa toutes ses forces, donna tout son cœur à l’évangélisation des
autochtones: sans jamais se lasser il sut les écouter, les catéchiser, leur
faire découvrir leur vocation chrétienne. Souvent aussi il intervint pour améliorer
leur condition sanitaire et sociale.
L’acharnement qu’il y mit ne cesse de nous étonner, surtout dans les conditions décourageantes
de sa mission Mais, dans son apostolat, il alla toujours à
l’essentiel.
Le fait est que notre missionnaire a laissé derrière lui d’innombrables
convertis, à la foi et à la piéte solides. Il n’était point porté vers les
cérémonies tapageuses, séduisantes pour ces âmes simples mais sans
lendemain, ni vers les envolées oratoires. Son souci éducatif était très
inséré dans la vie, il ne craignait pas de revenir sans cesse sur les points
essentiels de la doctrine et de la pratique chrétiennes, et il n’admettait
au baptême ou à la première communion que des gens préparés par petits
groupes et éprouvés. Il prit grand soin de mettre à la disposition des fidèles
des petites chapelles disséminées dans l’île. Une autre initiative
remarquable qui rejoint le souci de nombreux pasteurs aujourd’hui: il
s’adjoignit des collaborateurs, hommes et femmes, comme chefs de prière,
catéchistes, visiteuses et conseillères des malades, responsables de petites
communautés chrétiennes, autrement dit des pauvres, évangélisateurs de
pauvres.
Quel est donc le secret de son zèle missionnaire? Nous le trouvons dans sa sainteté:
dans le don de toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa
tendresse pour les hommes, surtout pour les plus humbles, qu’il veut faire
accéder au salut du Christ. Tout le temps qu’il ne consacrait pas à
l’apostolat direct, il le passait à prier, surtout devant le
Saint-Sacrement, et il joignait continuellement à sa prière mortifications
et pénitences qui ont très vivement frappé ses confrères, malgré sa discrétion
et son humilité. Lui-même confie souvent le regret de sa tiédeur spirituelle – disons plutôt
le sentiment de sa sécheresse: n’est-ce pas précisément qu’il accorde le
plus grana prix au fervent amour de Dieu et de Marie, auquel il veut initier ses
fidèles? C’est là aussi le secret de sa patience apostolique: “ C’est
sur le bon Dieu tout seul et sur la protection de la Sainte Vierge que nous nous
appujons ”. Quelle magnifique confession! Sa spiritualité missionnaire
s’était d’ailleurs inscrite, dès le début, dans le cadre d’un jeune
Institut religieux et marial, et il eut toujours à cœur d’en suivre les
exigences spirituelles, malgré sa solitude et son éloignement géographique:
la Société du Saint-Cœur de Marie, dont il fut l’un des tout premiers
membres aux côtés du célèbre Père Libermann, et qui sera bientôt fondue
avec la Congrégation du Saint-Esprit. L’Apôtre, aujourd’hui comme hier,
doit d’abord entretenir en lui la vigueur spirituelle: il témoigne de ce
qu’il puise continuellement à la Source.
Voilà un modèle pour les évangélisateurs d’aujourd’hui.Qu’il
inspire les missionnaires, et, j’ose dire, tous les prêtres, qui ont
d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et de former à la vie
chrétienne!
Qu’il soit, à un litre particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux
spiritains, qui n’ont cessé d’implanter l’Eglise, notamment en terre
africaine, et y œuvrent avec tant de générosité!
Que
l’exemple de Père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain
et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés
raciaux! Que le Bienheureux Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de
la communauté chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de
tous les Mauriciens!
A ces souhaits, je suis heureux d’ajouter un salut très cordial à la Délégation
du Gouvernement de l’Ile Maurice, comme aussi à celle du Gouvernement français
qui sont venues participer à ceste cérémonie.
Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in francese:
Cari Fratelli e Sorelle.
1. Alleluia! Alleluia! In questa terza domenica di Pasqua la nostra gioia pasquale
si esprime come eco della traboccante letizia degli Apostoli, i quali, fin dal
primo giorno, hanno riconosciuto il Cristo risuscitato. La sera di Pasqua “il
Cristo apparve in mezzo a loro”. “Egli mostrò loro le mani e i piedi”. Li
invitò a toccarlo con le loro mani. Mangiò dinanzi a loro (cf. Lc 24,36.39.40). Pur presi dallo stupore e lenti a credere, infine gli Apostoli lo
riconobbero: “Furono pieni di gioia alla vista del Signore” (Gv
20,20; Lc 24,41); e poi nessuno poté sottrarre loro quella gioia (cf. Gv 16,22) né far tacere la loro testimonianza (cf.
At 4,20). Qualche istante prima anche il cuore dei discepoli di Emmaus ardeva nel loro
petto mentre Gesù, camminando con loro, parlava e spiegava le Sacre Scritture;
ed anch’essi l’avevano riconosciuto allo spezzar del pane (cf. Lc
24,32.35).
La letizia di questi testimoni, cari Fratelli e Sorelle, è anche nostra: noi
condividiamo la loro fede nel Cristo risuscitato. Glorificato presso il Padre,
egli non cessa di attirare a sé gli uomini, di comunicare loro la sua vita, lo
Spirito di santità, preparando loro, insieme, un posto nella casa del
Padre.
Proprio questa gioia trova oggi una fulgida conferma, giacché noi festeggiamo
due meravigliosi Servi di Dio che nel secolo scorso hanno brillato, qui sulla
terra, della santità di Cristo; la Chiesa è ormai in grado di dichiararli
beati e proporli al culto particolare e alla imitazione dei fedeli: essi sono il
padre Laval e il padre Coll. Ora faremo la loro conoscenza.
2. Evidentemente, è impossibile far risaltare qui tutti i fatti importanti della
vita del padre Giacomo Desiderato Laval, né tutte le virtù cristiane che egli
ha praticato in grado eroico. Sottolineiamo, almeno, quel che ha caratterizzato
questo missionario e che sia in rapporto con l’attuale missione della
Chiesa.
Anzitutto la sua ansia di evangelizzare i poveri, i più poveri, e, nel suo
caso, i suoi “cari Negri” dell’Isola Maurizio: così soleva chiamarli.
Francese, aveva cominciato ad esercitare la medicina in una cittadina della sua
diocesi natale di Evreux; ma a poco a poco la chiamata – rifiutata per un
certo tempo – ad un indiviso amore del Signore gli fece abbandonare la sua
professione e la vita mondana: “Da prete potrò fare di più per il bene del
prossimo”, spiegava egli a suo fratello (cf. Biografia). Vocazione
tardiva al seminario San Sulpizio di Parigi, subito vi fu preposto al servizio
dei poveri; poi, come curato nella piccola parrocchia di Pinterville in
Normandia, condivideva con gli indigenti tutto il suo avere. Ma, conosciuta la
miseria dei Negri d’Africa e l’urgenza di accostarli a Cristo, ottenne di
partire per l’Isola Maurizio con il Vicario Apostolico Monsignor Collier. Per
ventitré anni, fino alla morte, consacrò tutto il suo tempo, spese tutte le
sue forze, diede tutto il suo cuore alla evangelizzazione degli indigeni: senza
mai stancarsi seppe ascoltarli, catechizzarli e far loro scoprire la vocazione
cristiana. Spesso anche intervenne per migliorare la loro condizione sanitaria e
sociale.
Il suo impegno e dedizione non cessa di stupirci, tenuto conto soprattutto delle
scoraggianti condizioni della sua missione. Ma, nel suo apostolato, andò sempre
all’essenziale.
È un fatto che il nostro missionario ha lasciato innumerevoli convertiti di
solida fede e pietà. Non era portato né per svolazzi oratori né verso
cerimonie vistose, seducenti per quelle anime semplici ma prive di un domani. Il
suo intento educativo era ben inserito nella vita: non esitava a tornare
continuamente sui punti essenziali della dottrina e della pratica cristiana, né
ammetteva al Battesimo o alla Prima Comunione che persone preparate a piccoli
gruppi e ben saggiate. Ebbe gran cura di mettere a disposizione dei fedeli delle
piccole cappelle disseminate per l’isola. Ecco, ora, un’altra sua notevole
iniziativa, che somiglia alla mira di tanti pastori di oggi: egli si scelse dei
collaboratori, uomini e donne, come guide per la preghiera, catechisti,
visitatrici e consigliere dei malati, responsabili di piccole comunità
cristiane: cioè poveri che evangelizzassero altri poveri.
Qual è dunque il segreto del suo zelo missionario? La sua santità: dono di
tutta la sua persona a Gesù Cristo, inseparabile dalla sua tenerezza per gli
uomini, soprattutto per i più umili, che egli vuole accostare alla salvezza del
Cristo. Tutto il tempo non dedicato all’apostolato diretto lo trascorreva
pregando, specialmente dinanzi al Santo Sacramento; e alla sua preghiera univa
continuamente penitenze e mortificazioni che, nonostante la sua discrezione e
umiltà, hanno vivamente colpito i suoi confratelli. Lui stesso manifesta spesso
il rammarico per la sua tiepidezza spirituale o piuttosto per la sofferta
consapevolezza della sua aridità: non dà egli, infatti, il primo posto al
fervente amore di Dio e di Maria, a cui vuol pure iniziare i suoi fedeli? Questo
è il segreto della sua pazienza nell’apostolato: “Contiamo solo sul buon
Dio e sulla protezione della Santa Vergine” (Lettera del 6 luglio 1853, cf. Biografia).
Che magnifica confessione! Del resto la sua spiritualità missionaria fin
dall’inizio si era inscritta nel quadro di un giovane istituto religioso
mariano ed ebbe sempre cura di viverne lo spirito, malgrado la solitudine e la
lontananza geografica: la Società del Sacro Cuore di Maria, di cui egli fu uno
dei primi membri accanto al celebre padre Libermann, Società che ben presto si
fonderà con la Congregazione dello Spirito Santo. L’apostolo, oggi come ieri,
deve anzitutto conservare in sé il vigore spirituale: è infatti testimone di
quanto attinge continuamente alla Sorgente.
Ecco un modello per gli evangelizzatori di oggi: che ispiri i missionari, anzi,
oso dire, tutti i preti, che hanno in primo luogo la sublime missione di
annunciare Gesù Cristo e di formare alla vita cristiana!
Che sia, a titolo particolare, gioia e stimolo per tutti i religiosi della
Congregazione dello Spirito Santo, i quali non hanno cessato di piantar la
Chiesa, specialmente in Africa, dove lavorano con tanta generosità!
Che l’esempio del padre Laval incoraggi quanti, sul continente africano e
altrove, si sforzano di costruire un mondo fraterno, esente da pregiudizi
razziali! Che il Beato Laval sia anche vanto, ideale e protettore della così
dinamica comunità cristiana dell’Isola Maurizio e di tutti i
Mauriziani!
A questi auguri son lieto di unire un saluto cordialissimo alla Delegazione del
Governo dell’Isola Maurizio e a quella del Governo francese, che son venute
per partecipare a questa cerimonia.
3. Un segundo motivo de alegría eclesial es la beatificación de otra figura que
la Iglesia quiere hoy exaltar y proponer a la imitación del Pueblo de Dios: el
Padre Francisco Coll. Una nueva gloria de la gran familia dominicana y no menos,
de la familia diocesana de Vich. Un religioso y a la vez un modero de apóstol
– durante gran parte de su vida – entre les filas del clero vicense.
Una de esas personalidades eclesiales, que en la segunda mitad del siglo
diecinueve, enriquecen a la Iglesia con nuevas fundaciones religiosas. Un hijo
de la sierra española, de Cataluña, en la que han brotado tantas almas
generosas que han legado a la Iglesia una herencia fecunda.
En nuestro caso, esa herencia se concreta en una labor magnífica e incansable
de predicación evangélica, que culmina en la fundación del Instituto hoy
llamado de les Religiosas Dominicas de la Anunciada, en gran número aquí
presentes para celebrar a su Padre Fundador, unidas a tantos miembros de les
diversas obras a les que la Congregación ha dado vida.
No podemos presentar ahora una semblanza completa del nuevo Beato, espejo
admirable – como habéis podido observar a través de la lectura de su biografía
– de heroicas virtudes humanas, cristianas, religiosas, que le hacen digno de
elogio y de imitación en nuestra peregrinación terrena. Limitémonos a
discurrir brevemente acerca de un aspecto más saliente en esta figura
eclesial.
Lo que más impresiona al acercarse a la vida del nuevo Beato es su afán
evangelizador. En en momento histórico muy difícil, en el que les convulsiones
sociales y les leyes persecutorias contra la Iglesia le hacen abandonar su
convento y vivir permanentemente fuera de él, el Padre Coll, colocándose por
encima de inspiraciones humanas, sociológicas o políticas, se consagra
enteramente a una asombrosa tarea de predicación. Tanto durante su ministerio
parroquial, especialmente en Artés y Moyá, como en su fase posterior de
misionero apostólico, el Padre Coll se manifiesta un verdadero catequista, un
evangelizador, en la mejor línea de la Orden de Predicadores.
En sus incontables correrías apostólicas por toda Cataluña, a través de
memorables misiones populares y otras formas de predicación, el Padre Coll –
Mosén Coll, para muchos – es transmisor de fe, sembrador de esperanza,
predicador de amor, de paz, de reconciliación entre quienes les pasiones, la
guerra y el odio mantenían divididos. Verdadero hombre de Dios, vive en
plenitud su identidad sacerdotal y religiosa, hecha fuente de inspiración en
toda su tarea. A quien no siempre comprende los motivos de ciertas actitudes
suyas, responde con un convencido “ porque soy religioso ”. Esa profunda
conciencia de sí mismo, es la que orienta su labor incesante.
Una tarea absorbente, pero a la que no falsa una base sólida: la oración
frecuente, que es el motor de su actividad apostólica. En ese punto, el nuevo
Beato habla de manera bien elocuente: es él mismo hombre de oración; por ese
camino quiere introducir a los fieles (basta ver lo que dice en sus dos
publicaciones “La hermosa rosa ” y “ La escara del cielo”); ese es el
sendero que señala en la Regla a sus hijas, con palabras vibrantes, que por su
actualidad hago también mías: “La vida de les Hermanas debe ser vida de
oración... Por esto os recomiendo y os vuelvo a recomendar, amadas hermanas: no
dejéis la oración”.
El neo-Beato recomienda diversas formas de plegaria que sostenga la actividad
apostólica. Pero hay una que es su preferida y que tengo especial agrado en
recoger y subrayar: la oración hecha contemplando los misterios del rosario;
esa “ escara para subir al cielo ”, compuesta de oración mental y vocal que
“ son les dos ales que el Rosario de María ofrece a les almas cristianas ”.
Una forma de oración que también el Papa practica con asiduidad y a la que os
invita a uniros todos vosostros, sobre todo en el próximo mes de mayo
consagrado a la Virgen.
Concluyo estas reflexiones en lengua española saludando a les Autoridades que
han venido para estas celebraciones en honor del Padre Coll. Invitando a todos a
imitar sus ejemplos de vida, pero en especial a los hijos de Santo Domingo, al
clero y particularmente a vosotras, Hermanas Dominicas de la Anunciada, venidas
de España, de Europa, de América y Africa, donde vuestra actividad religiosa
se despliega con generosidad.
Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in spagnolo:
3. Un secondo motivo di gioia ecclesiale è la beatificazione di un’altra figura
che la Chiesa desidera oggi esaltare e proporre alla imitazione del Popolo di
Dio: il padre Francesco Coll. Una nuova gloria della famiglia domenicana nonché
della famiglia diocesana di Vich. Un religioso e insieme un modello di apostolo,
durante gran parte della sua vita, tra le file del clero di quella
diocesi.
Una di quelle personalità ecclesiastiche che nella seconda metà del secolo XIX
arricchiscono la Chiesa di nuove fondazioni religiose. Un figlio della terra
spagnola, della Catalogna, nella quale son germogliate tante generose anime che
han lasciato alla Chiesa una feconda eredità!
Nel nostro caso tale eredità si concretizza in una magnifica e instancabile
opera di predicazione evangelica che culmina nella fondazione dell’Istituto
chiamato oggi delle Religiose Domenicane dell’Annunziata: esse, insieme a
tanti membri delle varie opere cui la Congregazione ha dato vita, son presenti
qui in gran numero per festeggiare il loro Padre Fondatore.
Non possiamo tracciare ora un ritratto completo del nuovo Beato: come avete
potuto ricavare dall’ascolto della sua biografia egli è specchio mirabile di
eroiche virtù umane, cristiane, religiose, che lo fan degno di lode e di
imitazione nel nostro pellegrinaggio terreno. Limitiamoci ad intrattenerci
brevemente su un aspetto emergente in questa figura di ecclesiastico.
Quel che più fa impressione accostandoci alla vita del nuovo Beato, è la sua
attività di evangelizzatore. In un momento storico assai difficile, in cui
convulsioni sociali e leggi persecutorie contro la Chiesa lo costringono ad
abbandonare il convento e a viverne costantemente fuori, il padre Coll si
consacra interamente ad una meravigliosa opera di predicazione ponendosi al di
sopra di ogni visuale umana, sociologica o politica. Sia durante il ministero
parrocchiale, particolarmente ad Artés e a Moyá, sia nel periodo successivo di
missionario apostolico, il padre Coll si rivela un vero catechista ed
evangelizzatore, nella migliore tradizione dell’Ordine dei Predicatori.
Durante i suoi innumerevoli viaggi apostolici per tutta la Catalogna, con
memorabili missioni popolari e altre forme di predicazione, il padre Coll –
Mosén Coll, per molti – è seminatore di fede e di speranza, predicatore di
carità, di pace, di riconciliazione tra quanti le passioni, la guerra e
l’odio tenevano divisi. Vero uomo di Dio, vive in pienezza la sua identità
sacerdotale e religiosa, divenuta fonte di ispirazione durante tutto il suo
ministero. A quanti non sempre comprendono i motivi di certi suoi atteggiamenti,
risponde con un convinto “perché sono religioso”. Tale profonda
consapevolezza di se stesso è il segreto che orienta la sua incessante attività.
Un ministero assorbente; ma non privo di solida base: la ininterrotta orazione,
che è la spinta della sua attività apostolica. Su questo tema il nuovo Beato
parla assai eloquentemente: è egli stesso uomo di orazione e per questa via
vuol avviare i fedeli (basta seguire quanto afferma nelle due pubblicazioni
“La bella rosa” e “La scala del cielo”); questo è il sentiero che
indica alle sue figlie nella Regola, con parole vibranti, che per la loro
attualità faccio mie: “La vita delle sorelle deve esser vita di orazione...
Perciò vi raccomando, e torno a raccomandarvi, care sorelle: non cessate di
pregare”.
Il neo-Beato raccomanda varie forme di preghiera a sostegno dell’attività
apostolica: ma ve n’è una che è la sua preferita e che con particolare
piacere raccolgo e sottolineo: l’orazione fatta contemplando i misteri del
rosario; questa “scala per salir al cielo”, risultante di orazione mentale e
vocale che “sono le due ali offerte dal Rosario alle anime cristiane”. Una
forma di preghiera che anche il Papa pratica con assiduità e alla quale vi
invita ad unirvi tutti, specialmente nel prossimo mese di maggio, consacrato
alla Vergine.
Concludo queste riflessioni in lingua spagnola salutando le Autorità che son
venute alle presenti celebrazioni in onore di padre Coll. Tutti invito ad
imitarlo: ma in particolare i figli di San Domenico, il clero e soprattutto voi,
Sorelle Domenicane dell’Annunziata, giunte dalla Spagna, dall’Europa,
dall’America, dall’Africa dove si spiega generosamente la vostra attività
religiosa.
4. L’auspicio che io esprimo stamani è in conclusione che l’odierna duplice
Beatificazione valga a rafforzare ed a promuovere l’impegno nell’azione
catechetica di tutta la Chiesa. È noto che il tema della Quarta Assemblea
Generale del Sinodo dei Vescovi, tenutosi qui a Roma nell’autunno del 1977, fu
appunto quello della catechesi. I Padri sinodali – dei quali io pure facevo
parte – affrontarono e studiarono questo argomento di primaria importanza per
la vita e per l’azione della Chiesa di ogni tempo. Essi sottolinearono
l’urgenza di dare decisa priorità alla catechesi rispetto ad altre
iniziative, meno essenziali anche se magari più appariscenti, perché in essa
si attua l’aspetto assolutamente originale della missione della Chiesa. Una
missione – essi ribadirono – che investe tutti i membri del Popolo di Dio,
pur nelle loro funzioni differenziate, e li impegna ad una continua ricerca di
metodi e di mezzi adeguati per una sempre più efficace trasmissione del
Messaggio.
Il pensiero dei Padri del Sinodo era rivolto soprattutto ai giovani, della cui
importanza crescente nel mondo d’oggi essi erano ben consapevoli: pur tra
incertezze e sbandamenti, eccessi e frustrazioni, i giovani rappresentano la
grande forza, da cui dipendono le sorti dell’umanità futura. La domanda che
ha assillato i Padri sinodali è stata proprio questa: come portare questa
moltitudine di giovani a fare un’esperienza viva di Gesù Cristo, e ciò non
soltanto nell’incontro abbagliante di un momento fuggevole, ma mediante una
conoscenza ogni giorno più completa e più luminosa della sua persona e del suo
messaggio? Come far nascere in loro la passione per il Regno, che egli è venuto
ad inaugurare, e nel quale soltanto l’essere umano può trovare la piena e
appagante realizzazione di se stesso?
Rispondere a questa domanda è il compito più urgente della Chiesa, oggi.
Dipenderà dall’impegno generoso di tutti, se alle nuove generazioni potrà
essere offerta una testimonianza della “parola di salvezza” (At 13,26), capace di conquistare le menti ed i cuori dei giovani e di coinvolgere le
loro volontà in quelle scelte concrete, spesso costose, che la logica
dell’amore di Dio e del prossimo richiede. Dipenderà soprattutto dalla
sincerità e dall’intensità, con cui le famiglie e le comunità sapranno
vivere la loro adesione a Cristo, se i giovani saranno efficacemente raggiunti
dagli insegnamenti loro impartiti in casa, a scuola, in chiesa.
Preghiamo, dunque, i nuovi Beati perché ci siano vicini con la loro
intercessione e ci guidino ad un’esperienza personale e profonda del Cristo
risorto, che porti anche i nostri cuori ad “ardere nel petto”, come ardevano
i cuori dei due discepoli sulla strada di Emmaus, mentre Gesù “conversava con
loro e spiegava loro le Scritture” (cf. Lc 24,32). Infatti, solo colui che può dire: “Lo conosco” – e San Giovanni ci ha
avvertiti che questo non lo può dire chi non vive secondo i comandamenti di
Cristo (cf. 2Gv 1) – solo chi ha raggiunto una conoscenza “esistenziale” di lui e del suo
Vangelo, può offrire agli altri una catechesi credibile, incisiva,
trascinatrice.
La vita dei due nuovi Beati è, di questo, una riprova eloquente. Che il loro
esempio non ci sia proposto invano!
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