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CONCISTORO PER L’ANNUNZIO DI 27 NUOVI CARDINALI

VOTI AUGURALI DI PAOLO VI
PER I SINGOLI NUOVI COMPONENTI DEL SACRO COLLEGIO

22-25 febbraio 1965

 

Il Signor Cardinale Massimo IV
Saigh Patriarca di Antiochia dei Melchiti

Monsieur le Cardinal, Chers Fils,

Notre joie est grande de recevoir Votre Béatitude Révérendissime et le groupe distingué de personnalités qui l’accompagnent au lendemain de cette imposante cérémonie qui a marqué hier dans la basilique Saint-Pierre la création des nouveaux Cardinaux.

Votre Béatitude était, comme il convenait, au premier rang. C’est à elle qu’Il est revenu de proclamer, dans sa langue, la parole de Dieu, et Elle peut deviner Notre émotion d’entendre annoncé ainsi l’Evangile en arabe près du tombeau du Prince des Apôtres! Nous voulons vous dire aussi combien Nous avons été sensible aux paroles si suggestives que Votre Béatitude a ensuite prononcées au nom des nouveaux cardinaux et quelle fut Notre joie de concélébrer avec vous et Nos vénérables Frères, tous unis profondément au sacrifice du Christ, offert d’une même voix et d’un Seul cœur pour l’Eglise. Vous Nous avez compris: votre présence au sein du Sacré Collège, c’est le vivant symbole de la catholicité de l’Eglise, ce sont les vénérables sièges patriarcaux de l’Orient unis au patriarcat d’occident dans le gouvernement du peuple de Dieu. Puissent ces prémices porter l’annonce d’une union plus grande encore, quand le Seigneur le voudra, entre tous les fils de Dieu, marqués du même baptême, au sein de l’Eglise de Dieu. C’est là, vous le savez, Notre vœu le plus cher, comme c’est aussi le vôtre.

Nous sommes sûr, Monsieur le Cardinal, que tous ceux qui vous accompagnent partagent ces espérances, et Nous Nous en réjouissons. C’est dans ces sentiments que Nous appelons de grand cœur, sur Votre Béatitude Révérendissime, sur le zélé clergé et tout le peuple chrétien du vénérable Patriarcat melchite, ainsi que sur votre patrie, l’abondance des divines grâces, en gage desquelles Nous vous accordons Notre particulière et affectueuse Bénédiction Apostolique.

Il Signor Cardinale Pietro Paolo Meouchi
Patriarca di Antiochia dei Maroniti

Monsieur le Cardinal, Chers Fils,

Nous sommes très heureux de pouvoir accueillir ici, au lendemain de l’imposante et émouvante cérémonie de la création des nouveaux cardinaux, Votre Béatitude Révérendissime et l’importante délégation de hautes personnalités religieuses et civiles venues spécialement du Liban se joindre à leurs compatriotes résidant à Rome pour témoigner au Prince de l’Eglise nouvellement élu leur hommage et leur joie.

Le Liban! Comment pourrions-Nous oublier l’accueil vibrant que tout un peuple réserva à Notre humble personne lors de Notre escale à Beyrouth, en décembre dernier, lorsque Nous Nous rendîmes en pèlerin de la paix et en messager de l’Evangile au Congrès Eucharistique International de Bombay! Mais au delà de cet inoubliable souvenir il Nous plaît de vous redire toute l’affection et l’estime que Nous portons dans Notre cœur envers les habitants de votre noble Pays; de souligner la place spéciale du Liban au carrefour de plusieurs civilisations, religions et races; de relever son action inlassable en faveur d’une paix durable dans le Proche et Moyen Orient; de louer surtout la cohabitation fraternelle et pacifique, sur un même sol national, des fidèles de deux grandes communautés religieuses. Quant aux populations chrétiennes de votre patrie, Nous savons les efforts qu’elles déploient pour hâter l’heure de l’unité si ardemment désirée de tous.

Qu’Il Nous soit permis de dire un mot particulier de louange et de remerciement aux fidèles de rite maronite qui constituent la majeure partie des catholiques vivant au Liban et qui ont vu avec joie leur Patriarche accueilli au sein du collège cardinalice. Nous exhortons tous les bons fils de cette communauté à poursuivre leurs nombreuses initiatives d’ordre apostolique, éducatif et charitable que Nous apprécions hautement. Et Nous sommes heureux de pouvoir renouveler ici, en présence de plusieurs représentants de la Hiérarchie maronite, ce témoignage de Notre reconnaissance.

Un salut bien cordial et respectueux aussi à toutes les personnalités des autres rites ou communautés dont la présence ici ce matin atteste l’estime qu’elles portent aux valeurs spirituelles et les sentiments de bienveillance qu’elles nourrissent à Notre égard.

Aussi est-ce avec une vive sympathie que Nous invoquons sur toutes les populations du Liban, et sur ses autorités spirituelles et temporelles, l’abondance des divines faveurs; et à Vous, Monsieur le Cardinal, à tous les Prélats, prêtres et fidèles de votre Patriarcat, Nous accordons de grand cœur Notre paternelle Bénédiction Apostolique.

Il Signor Cardinale Stefano I Sidarouss
Patriarca di Alessandria dei Copti

Monsieur le Cardinal,

Au lendemain de l’émouvante cérémonie au cours de laquelle Nous avons fait entrer Votre Béatitude dans le Sacré Collège et l’avons ainsi associée de plus près à la sollicitude de toutes les Eglises, ce Nous est une joie de pouvoir l’accueillir ici, entourée d’un groupe représentatif de sa double famille religieuse: l’antique rite copte, et la Congrégation de la Mission, qui vous compte désormais au nombre de ses membres les plus illustres. Et Nous vous disons que Notre joie a été double aussi, de pouvoir honorer à la fois en votre personne un ancien et vénérable siège patriarcal et la famille du grand Saint Vincent de Paul, si cher à toute l’Eglise, en Orient comme en Occident.

Nous n’avons pas à vous redire tout ce que représente et signifie à Nos yeux l’entrée en nombre des Patriarches Orientaux dans le Sénat de l’Eglise. Avec vous et vos autres éminents collègues, c’est l’orient tout entier qui vient apporter dans le Conseil du Chef de l’Eglise, avec une représentation jamais atteinte jusqu’ici, la richesse de ses si nobles traditions. Dieu en soit béni, et qu’Il daigne donner à ce geste que Nous avons accompli hier en son Nom, in Nomine Domini, toute l’heureuse fécondité spirituelle que Nous en attendons.

Quant à vous, chers Fils venus entourer votre nouveau Cardinal, Nous sommes heureux de vous accueillir en une circonstance si honorable et si joyeuse pour vous.

En élevant votre Patriarche à la dignité cardinalice, Nous avons voulu faire honneur à votre Pays qui a toujours été un foyer de vie spirituelle intense. Nous ne doutons pas que ce geste sera ressenti comme une reconnaissance du prestige que le christianisme ne cesse d’apporter à votre patrie.

Et dans ces sentiments, Nous accordons de grand cœur à Votre Béatitude et à tous vos fils du patriarcat une cordiale Bénédiction Apostolique.

Il Signor Cardinale Giuseppe Slipyj
Arcivescovo Maggiore di Leopoli degli Ucraini

Lord Cardinal,

Be assured of Our heartfelt appreciation and sincere gratitude for your admirable address, and for the assurance of the fidelity to Peter of you and your people, whose firm attachment to the Faith and to this Apostolic See has ever been their highest purpose.

Venerable Brothers and beloved sons and daughters.

We thank you for the promise of continued faithfulness expressed in your name by the Most Eminent Cardinal in whom We have desired to honour your entire people. In the words of the Hymn at Matins on the Feast of your Apostles and Patrons, Saints Cyril and Methodius, We pray to them:

O, may that generous land which now invokes you
Ever keep pure its faithfulness and creed;
Rome, which was first to bring to you salvation,
Will always guard it.

In pledge of God’s richest graces and blessings, We most lovingly impart to you, to your families and loved ones, to your compatriots and your beloved fatherland, Our paternal Apostolic Blessing.

Il Signor Cardinale Lorenzo Jaeger
Arcivescovo di Paderborn

Herr Kardinal!

Mit besonderer Freude empfangen Wir Sie heute in Privataudienz und erneuern Unsere Glückwünsche zur Ihrer Berufung in den höchsten Senat der Kirche. Mit Ihrer Erhebung zur Würde eines Kardinals der heiligen Römischen Kirche wollten Wir nicht nur den deutschen Episkopat und das ganze katholische Deutschland ehren, sondern auch Unserer persönlichen Wertschätzung für Ihre eigene Person Ausdruck geben in dankbarer Würdigung Ihrer jahrzehntelangen, aufopfernden Tätigkeit als Oberhirte der Erzdiözese Paderborn, als Gründer des Johann-Adam-Möhler Instituts, als oberster Leiter des hochverdienten Bonifatiusvereins, als kraftvoller Förderer verschiedener Säkularinstitute und so vieler anderer kirchlichen Einrichtungen, die sich unter Ihrer zielbewussten, klugen Leitung so segensreich entfalten. Ein besonderes Wort der Anerkennung möchten Wir Ihnen bei dieser Gelegenheit für Ihr bedeutsames Wirken bei den Konzilsarbeiten sagen, insbesondere im Rahmen der Päpstlichen Kommission für die Einheit der Christen, der Sie in führender Stellung zusammen mit Kardinal Bea angehören.

Unseren herzlichen Gruss richten Wir sodann an die hier gegenwärtigen Alumnen aus dem deutsch-ungarischen Kolleg, die Ihrer Erzdiözese Paderborn angehören. Möge jeder von ihnen durch tiefe Frömmigkeit und fleissiges Studium die in ihn gesetzten Erwartungen rechtfertigen!

Von Herzen erteilen Wir Ihnen, Herr Kardinal, Ihrem eifrigen Klerus und allen Ihren engeren Mitarbeitern wie allen Gläubigen der Erzdiözese Paderborn, nicht zuletzt auch Ihren Angehörigen in der deutschen Heimat, als Zeichen Unseres väterlichen Wohlwollens den Apostolischen Segen.

Il Signor Cardinale Tommaso Beniamino Cooray
Arcivescovo di Colombo in Ceylon

It gives Us heartfelt joy and comfort to receive you, Beloved Son, in Audience today, and to see before Us the Ceylonese Community in Rome who have accompanied you. They, no doubt, take particular pride that in your creation as Cardinal, Ceylon has given one of its most illustrious sons to collaborate more intimately with the Pope in his Apostolic Ministry.

It was a source of pleasure and satisfaction to Us that the noble nation of Ceylon was officially represented at the ceremonies during which We conferred the Biretta on you, Beloved Son, and the other new Cardinals.

This gave evidence of the importance which Ceylon attaches to the honor that has been bestowed on that nation by the appointment of one of its citizens to the Sacred College of Cardinals. We never tire of saying that Catholics must be good citizens, and it is true to say of the Catholics of Ceylon, as it is true to say of Catholics throughout the world, that their Catholic faith can only make them good citizens, loyal and true.

Willingly on this memorable occasion, We invoke upon the country of Ceylon and its people, a bountiful measure of heavenly blessings and favours, and upon you, Beloved Son, and the Catholic faithful of Ceylon, We lovingly impart, in pledge of abiding divine assistance, Our paternal Apostolic Benediction.

Il Signor Cardinale Giuseppe Beran
Arcivescovo di Praga

L’incontro del Successore di Pietro con l’illustre e venerato Presule (sabato 20 febbraio) ha la caratteristica della più viva cordialità. Il Santo Padre abbraccia Monsignor Beran, si interessa alla sua persona e rievoca, in affabilissimo colloquio, l’incontro avuto con l’Arcivescovo nel 1948 in occasione d’un viaggio a Roma di Monsignor Beran.

Altri riferimenti: a persone di comune conoscenza. Viene caramente ricordato Monsignor Carlo Manziana, ora Vescovo di Crema, che, nel campo di concentramento di Dachau, durante la seconda guerra mondiale, ha avuto in Monsignor Beran, anch’egli relegato in quel luogo di dolore, un padre premuroso, il quale, oltre ad avere specialissime cure di tutti i sacerdoti e seminaristi internati, si prodigava per alleviare le sofferenze di quanti, nella terribile cattività e per il fisico debilitato, avevano bisogno di speciale assistenza.

Il Santo Padre, a conferma della sua singolarissima benevolenza, dona all’E.mo Beran un’artistica Croce pettorale e provvede per il. suo soggiorno alla sede del Pontificio Collegio Nepomuceno.

L’insigne Presule con profonda gratitudine ringrazia il Sommo Pontefice per le amabilissime accoglienze da Lui ricevute, e per l’alto onore d’essere chiamato a far parte del Sacro Collegio. Nell’implorare l’Apostolica Benedizione per sé e per i sacerdoti e fedeli della sua patria - che con intenso giubilo hanno accolto la notizia della sua nomina a Cardinale - egli riconferma profonda devozione alla Chiesa e indefettibile amore per il proprio Paese, affidandone al Signore la vera e completa prosperità.

Al termine della Udienza l’E.mo Beran presenta a Sua Santità Monsignor Francesco Planner, Rettore del Pontificio Collegio Nepomuceno ed altri ecclesiastici del Collegio stesso.

Nell’accomiatare il diletto Ospite - che durante l’Udienza ha dato nuova conferma della sua serena fortezza d’animo - il Santo Padre, con tenerissima effusione, rinnova per lui i sentimenti di alta stima e affetto, avvalorati dalla speciale Benedizione Apostolica.

I Signori Cardinali di lingua francese
Maurizio Roy, Arcivescovo di Québec;
Giuseppe Maria Martin, Arcivescovo di Rouen;
Stefano Duval, Arcivescovo di Algeri;
Giovanni Villot, Arcivescovo di Lione;
Paolo Zoungrana, Arcivescovo di Ouagadougou;
Carlo Journet

Messieurs les Cardinaux
Chers Fils et Filles,

Vous devinez quelle est notre joie de Nous trouver au milieu de vous, après la grandiose cérémonie de ce matin et de pouvoir vous accorder cette audience, même si les circonstances ne Nous permettent malheureusement pas de recevoir, comme Nous l’aurions aimé, chacune de vos délégations en particulier.

Laissez-Nous d’abord vous remercier de votre présence ici. Au geste par lequel Nous avons voulu honorer des personnalités ecclésiastiques hautement méritantes de vos Pays respectifs, vous avez tenu à répondre par ce pèlerinage à Rome, qui témoigne de votre attachement filial à l’Eglise et à son chef visible.

Vous voici donc rassemblés de bien des horizons du monde, chers fils, dans la demeure du Père Commun. Divers par l’origine, par la race, les coutumes, vous vous trouvez tous frères par la langue qui vous a formés et surtout par la foi qui habite vos cœurs. Nous voyons les fils de l’Algérie, justement fiers de leur jeune indépendance, dont Nous apprécions la dignité et le souci de vivre en vrais chrétiens; ceux du Canada, à la fois traditionnels et entreprenants; ceux de France, parfois exubérants, mais fidèles; ceux de la Suisse toujours amis de la liberté et de la sagesse; ceux enfin de l’Ouest africain qui ont la ferveur des communautés nouvelles et sont un grand espoir de l’Eglise. Ici, vous êtes tous chez vous et vous êtes tous également chers à Notre cœur dans votre diversité même. Ainsi, chacun d’entre vous apporte ses qualités propres, son originalité pour constituer la belle mosaïque qu’est l’Eglise, circumdata varietate, une et diverse, mystère de l’unique peuple de Dieu appelant en son sein les hommes du monde entier.

N’est-ce pas là que se trouve la clef de notre petite réunion de ce soir: elle est catholique, c’est-à-dire selon le sens étymologique de ce mot, universelle, et elle trouve son centre en l’humble personne du successeur de saint Pierre. Or ce sont justement ces deux aspects d’unité et de diversité que Nous avons voulu accentuer dans le Sacré Collège en y appelant de nouveaux membres choisis dans des régions du monde ou des secteurs de la vie de l’Eglise qui n’y étaient pas représentés jusqu’ici.

Les cardinaux sont essentiellement, vous ne l’ignorez pas, des membres du Sénat de l’Eglise, et, à ce titre, ils sont pour le Pape des conseillers de valeur qui lui apportent une aide précieuse dans l’accomplissement de son ministère pontifical. Et c’est à eux qu’incombe, comme chacun sait, à la mort du Souverain Pontife, la lourde responsabilité de choisir son successeur. C’est dire l’honneur fait à une nation et le lien étroit qu’elle contracte avec toute l’Eglise universelle lorsqu’un de ses membres est appelé à la dignité cardinalice. Vous ne vous y êtes pas trompés, chers fils, qui avez accueilli avec tant d’allégresse la nomination des nouveaux cardinaux.

Puisse donc ce mémorable événement, si intensément vécu par chacun d’entre vous, renouveler en vos âmes le sens de votre appartenance à l’Eglise, et le souci d’être toujours de vrais chrétiens selon l’Evangile de Jésus-Christ, activement dociles aux directives de vos Pasteurs et filialement attachés au Souverain Pontife.

Chers Fils et Filles, en pensant à tous vos compatriotes qui ne sont pas ici, à tous ceux qui auraient voulu venir et que vous représentez, spécialement aux vieillards, aux enfants et à ceux qui sont dans la peine, Nous appelons de grand cœur sur vous-mêmes, sur vos diocèses et sur vos patries, une large effusion de grâces dont Notre affectueuse Bénédiction vous sera le gage.

Il Signor Cardinale Audeno McCann
Arcivescovo di Cape Town

It is a source of particular pleasure for Us to welcome you, Beloved Son, on the occasion of your creation as Cardinal, and to welcome those who have accompanied you, to this Our home, because it makes Us think once again of the memorable trip to Africa that We undertook before ascending the throne of Peter. Thus, before succeeding to this ancient See of Rome, We had the privilege of seeing with Our own eyes the wonders of the Christian missionary apostolate on the continent of Africa. Africa left an indelible mark on Our mind and heart; and We had, just yesterday, the opportunity in Our discourse at the Basilica of St. Paul Outside the Walls to underline how deeply the Pope thinks and feels about the immense continent of Africa and the great hopes He has for the Christian Communities there. We have seen the labours of the missionaries to inculcate Christian principles and to teach justice and charity, on which the hopes of all mankind for peace must rest. In a word, these missionaries spend themselves for the cause of Christ.

We pray Almighty God to bestow on all the people of your country, Beloved Son, every measure of happiness and prosperity, and in pledge of the heavenly graces which We invoke upon you, the Archdiocese of Cape Town, and all the faithful of the Republic of South Africa, We lovingly impart Our paternal Apostolic Benediction.

II Signor Cardinale Francesco Seper
Arcivescovo di Zagabria

Signor Cardinale,

E voi tutti, diletti figli dell’Arcidiocesi di Zagabria, esultanti per l’onore conferito al vostro Arcivescovo!

Vi riceviamo con paterna soddisfazione in questa lieta circostanza. Abbiamo ancora negli occhi e nel cuore le immagini luminose e le soavi emozioni della solenne cerimonia di ieri: e quel fulgore si irradia sul presente incontro, e lo rende a voi e a Noi carissimo e indimenticabile.

Salutiamo Lei, Signor Cardinale Seper, lieti di confermarle pubblicamente la Nostra stima, il Nostro elogio, la Nostra benevolenza davanti ai degni rappresentanti del suo gregge diletto; è un attestato dovuto alla sua sacerdotale e pastorale dedizione, al suo zelo molteplice, alla stia intemerata fedeltà. La Sacra Porpora romana La chiama ora a far parte del Senato della Chiesa; La eleva all’onore e all’onere di più stretto collaboratore del Nostro pontificale officio; La impegna in una nuova responsabilità, che, come dicevamo ieri, «è aspetto solenne e tremendo . . . Non esiste nella Chiesa autorità che non sia servizio; e non esiste servizio che non sia responsabile» (L’Osservatore Romano, 26 febbraio 1965). E Ci è caro assicurarla personalmente che la Nostra preghiera L’accompagna nell’adempimento quotidiano di codesta solenne missione.

Salutiamo voi, diletti figli dell’antica e nobile arcidiocesi di Zagabria, stretti in un unico palpito attorno al vostro novello Cardinale, in unione con i vostri fratelli lontani, che certo sono stati e sono spiritualmente presenti a queste radiose giornate romane. La distinzione, che l’umile Successore di Pietro ha conferito al vostro Pastore, si irradia anzitutto su la vostra storica Sede. Ed è ben giusto che sia così. Ma essa si riversa altresì sull’intera Nazione jugoslava, perché la scelta dei nuovi Cardinali, come allieta la Sede Apostolica, così onora ciascuna delle nazioni a cui appartengono. È un dono, che esse fanno alla Chiesa nella persona dei loro figli più eminenti: ed è un riconoscimento, ampio e meritatissimo, che ad esse ritorna, in attestato della benevolenza e dell’incoraggiamento, che la Chiesa nutre per i singoli popoli. Sicché le celebrazioni, a cui avete assistito in questi giorni, sono state un nuovo legame, più strettamente annodato, tra la vostra diletta Patria e la Sede di Pietro, Accogliete dunque il Nostro gesto come un pegno di sempre più profondo affetto, come un auspicio di sempre più fecondo bene spirituale e morale, come una promessa di sempre più cordiale corrispondenza.

È questo il Nostro voto sentito, che si fa preghiera per voi e per le vostre famiglie, e si alimenta di soavi speranze per i continui incrementi del nome di Cristo nella vostra diletta Nazione, a cui auguriamo serena prosperità, letizia e pace nel Signore, Ne sia pegno la Nostra particolare Benedizione Apostolica.

Il Signor Cardinale Giovanni Carmelo Heenan
Arcivescovo di Westminster

Dear Beloved Son,

You are the latest in a long line of distinguished sons of the Church in the See of Westminster, the center of so much fruitful activity which prepared the way for the restitution of the English Hierarchy in the last century. We are happy to welcome you and all those who have come to Rome to share with you the joy and the honour of these last few days.

Our paternal heart beats with affection for your country and for your people, because We know very well the efforts which are being made to restore the unity of one family which had been rendered asunder centuries ago. Your illustrious predecessors laboured hard to heal the wounds of misunderstanding, and Cardinal Newman, that bright star among so many luminaries, looked forward to the second spring which would permit the Church to flower once again in that island made sacred by the blood of so many dedicated men and women. We follow events in your country with great interest, and We are consoled by the progress which has been made recently.

We are confident that under your leadership, Beloved Son, and with the ready collaboration of the faithful of Great Britain, further progress will be made. There will be new advances in understanding and cooperation, and We encourage you always to act with charity and love for your fellow brothers of the one family of Christ. Courage will be necessary, and We are secure in the hope that this will not be lacking, since We know that it has never been wanting even when things seemed darkest.

We congratulate in you, Lord Cardinal, all our children in England, because in you they have proof of Our love and affection. We pray Almighty God to bless your noble country with abundant graces and favours, and in pledge of this We impart to you, to all those present here, and to Our children in England, Our special Apostolic Benediction.

Il Signor Cardinale Lorenzo Giuseppe Shehan
Arcivescovo di Baltimora

We willingly receive your visit today, Beloved Son, and We derive deep comfort and satisfaction from the consoling sight of so many of the devoted faithful who have followed you to Rome for the ceremonies at which you were created Cardinal.

Baltimore was the first episcopal See founded in the United States of America. It was, therefore, a source of pleasure to name you, Beloved Son, the spiritual head of this See, to the Sacred College of Cardinals. We are mindful of the noble traditions of Catholicism which have come down through the years to motivate the Catholic life of your great Archdiocese. We are not forgetful of the noble figure of Cardinal Gibbons who once guided the destinies of that historic See.

We take this occasion to express our hope that the Catholics of Baltimore, and all the Catholics of America, will continue to maintain strong and firm the faith which they have received from their forebears. We are confident that they will seek in every possible way to be witnesses to the message of the Gospel in their lives, undertaking always to practise Christian principles, for their own sanctification and the edification of those who come in contact with them.

We pray that Almighty God will bestow every blessing upon each of you, and all the people of the United States of America, and to you, Beloved Son, and to your faithful, We impart, in pledge of abundant heavingly favors, Our paternal Apostolic Benediction.

I Signori Cardinali Ermenegildo Florit, Arc. di Firenze;
Enrico Dante; Cesare Zerba;
Giovanni Colombo, Arcivescovo di Milano;
Federico Callori di Vignale; Giulio Bevilacqua

Questo incontro - inizia a dire il Santo Padre, rivolgendosi ai Signori Cardinali, ai Vescovi, alle personalità intervenute e a tutti i carissimi fedeli - è per il Papa un bel complemento della cerimonia religiosa celebrata al mattino. Mutano il tono, la lingua, le forme; ma non cambia il cuore. Portiamo qui lo stesso sentimento che ha già sorretto la preghiera e l’atto solenne di investitura dei nuovi Cardinali. Ora desideriamo ribadire, in maniera familiare e confidenziale, l’intento che Ci ha mosso ad associare questi nuovi Porporati al Sacro Collegio.

INSIGNI MERITI NELLA CURIA E NELLE DIOCESI

Viva è la soddisfazione del Papa per avergli il Signore dato tali collaboratori, consiglieri e confratelli così esemplari e così provvidenziali, sia per l’alta loro fatica apostolica, sia per l’esempio ed il conforto che da essi riceverà tutta la Chiesa. Perciò, come al mattino Egli era lieto di dire al Signore, nel silenzio e nella preghiera dell’altare, la Sua letizia nel sentirsi circondato da cuori fedeli, così ecumenici e vari, ma pur tanto uniti, del pari adesso ripete ad alta voce agli ascoltatori: vi siamo molto obbligati di questa presenza.

Il saluto del Papa si dirige a tutti, oltreché ai nuovi Principi della Chiesa. E cioè alle distinte personalità giunte da diverse provenienze e tutte rappresentative, delegate di tante città, diocesi e regioni dilettissime.

Del resto, una consolante rassegna si è, da qualche ora, iniziata con le udienze dei nuovi Cardinali e delle delegazioni che li accompagnano. Ora intendiamo festeggiare i nuovi Cardinali Italiani. Dà vivo piacere ed apre l’animo a grandi pensieri il fatto che appunto dall’Italia viene ancora alla Chiesa il sostegno, l’esempio, il carisma della sua presenza in persone degne ed eminenti. Si può anche aggiungere che, se questa udienza non ha le proporzioni ampie dell’incontro di questa mattina, essa pure si svolge in maniera, si direbbe, polivalente, giacché anche qui sono molteplici le provenienze.

Roma anzitutto. Salutiamo - dice il Santo Padre - quelli che erano ieri Nostri collaboratori in mansioni o della Curia o della Famiglia Pontificia e che adesso abbiamo chiamati ad altra forma di collaborazione, quello del Sacro Collegio.

Al Cardinale Callori, al Cardinale Zerba, al Cardinale Dante, presente in spirito se non di persona, che sinora sono stati in maniera speciale vicini al Papa, vada il tributo della Nostra riconoscenza per il bene che Ci hanno voluto, i servigi che Ci hanno prestato e per il generoso impegno con cui vorranno ancora servire, nella Nostra persona, la Sede Apostolica.

UNA SOSTA A FIRENZE E UN SALUTO A TORTONA

Poi, risalendo verso nord, ecco Firenze. Dobbiamo dire, per la confidenza caratteristica propria di questo incontro, che Noi da lungo tempo desideravamo poter dare l’attestato della Nostra stima e venerazione a Monsignor Ermenegildo Florit. Siamo stati, si può dire, colleghi nel servizio della Santa Sede e del Papa, quando egli risiedeva a Roma ed insegnava alla Pontificia Università Lateranense. Poi abbiamo avuto la fortuna e l’onore di visitarlo a Firenze su invito suo, più d’una volta, specialmente quando Firenze, emula di Milano, celebrò la grande Missione cittadina sull’importante tema della Chiesa; e in seguito per altre circostanze.

Ma il Nostro pensiero, quando nominiamo Firenze, si volge a più estesi orizzonti. Riflettiamo, anzitutto, che cosa Firenze rappresenta per la Chiesa, nella storia, nell’arte, nella spiritualità, e non senza particolare gaudio troviamo una certa parentela spirituale tra Firenze e Milano che Ci è sempre piaciuta. Basti ricordare che la vita e gli episodi della permanenza di S. Ambrogio a Firenze li dobbiamo al suo biografo S. Paolino, gloria autentica di Firenze.

Sappiamo poi ciò che Firenze rappresenta nella vita cattolica italiana e in quella del nostro Paese. Quante speranze, quante difficoltà, quanti problemi si incentrano nella insigne città! Perciò, incontrando adesso l’Arcivescovo reso doppiamente Nostro Fratello dalla elevazione cardinalizia, presentiamo a lui, e, nella sua persona, a tutta la cittadinanza, alle autorità, alle associazioni, al caro ed intelligente popolo fiorentino, i migliori auguri e le più effuse Benedizioni.

Il secondo saluto è per Tortona. Il Cardinale Zerba non è soltanto romano. Ricordiamo molto volentieri i primi incontri con lui. Era egli allora al Palazzo dalla Cancelleria Apostolica, nella Congregazione dei Sacramenti, conosciuto e nominato con affetto il «derthomensis» per antonomasia. Sicché il Papa non ha mai dimenticato l’origine dell’esimio Prelato, che adesso può tanto più onorare per il fatto che a Tortona c’è Monsignor Francesco Rossi che Paolo VI ha avuto il piacere di consacrare e al quale lo lega tanta amicizia e tanta devozione. Non facciamo il panegirico di Tortona; ma anche qui altre reminiscenze affiorano: i nomi dei fratelli Perosi, Cardinale l’uno, sommo artista l’altro, non possiamo trascurare di citarli in questa lieta circostanza.

VANTO ANTICO E NUOVO DI BRESCIA

E poi c’è Brescia. Volgendosi al Cardinale Bevilacqua, il Santo Padre premette che intende parlare, più che di lui, di Se stesso. E prima di tutto per una apologia, che non sarà superflua per qualcuno. Roma è un ambiente di acuta intelligenza, talvolta di critica; e forse si potrà essere giunti persino a vedere nella nomina di Padre Bevilacqua a Cardinale un certo . . . «nepotismo». Tutti i vincoli di conoscenza personale, di amicizia, di prove sostenute insieme, di esperienze, di studi, potrebbero anche giustificare il sospetto che la sua elezione sia dovuta a questi vincoli e ragioni: il che è quanto dire per motivi particolari e personali. Va, intanto, osservato che se di «nepotismo» si vuol parlare, questo si verificherebbe alla rovescia: è il nipote che onora lo zio, e non il contrario.

Eppure no: nulla di determinante in tali realtà: I ricordati motivi sono validi, ma non sono che la conferma di altre ragioni molto note ai bresciani, e ben si può dire, a tutti gli italiani e a quanti, nel mondo cattolico, conoscono Giulio Bevilacqua. Esse dimostrano come ben degna sia la sua persona di appartenere al Sacro Collegio.

Egli rappresenta una esperienza che va da quella giovanile a quella culturale, a quelle militare, politica, religiosa e, certo, anche a quella dell’amicizia. Abbiamo ringraziato il Signore di aver potuto onorare, con questo riconoscimento, eccezionali virtù, le quali meritano di essere poste sul candelabro e che si ripeta pubblicamente al caro Padre Bevilacqua e ai suoi confratelli la Nostra profonda, viva gratitudine per il bene fatto alla Chiesa. Vorremmo, semmai, rivolgendoci specialmente ai bresciani, che avranno la felice sorte di continuare ad avere tra loro così distinto Porporato, invitare tutti a por mente a questa conferma che Noi diamo di autenticità e di esemplarità alla esperienza spirituale e religiosa del Cardinale Bevilacqua.

È qualche cosa che merita di essere ripensato e rivissuto a proposito delle fulgide, elette e genuine tradizioni cristiane e cattoliche di Brescia: città fedele, la quale merita di essere indicata alle nuove generazioni non già nelle forme che la sigillano con determinate particolari espressioni, bensì nel suo spirito, nella sua sincerità, nella sua unione a Cristo vivo, e nella sua aderenza ai bisogni palpitanti del nostro mondo moderno, così sofferente eppur tanto aperto al messaggio evangelico.

Siate fedeli, Bresciani; e nel nome di Padre Bevilacqua, divenuto membro del Sacro Collegio, promettete a voi stessi ed assicurate alle nuove generazioni che conserverete saldo, forte, completo, fecondo il patrimonio della fede cristiana.

IN SERVIZIO DEI SOMMI PONTEFICI

Da Brescia, al Monferrato. Siamo lieti - continua il Santo Padre - di salutare il Cardinale Callori di Vignale e di ringraziarlo della compagnia che Ci ha fatto, percorrendo gran parte della sua vita sacerdotale accanto a Noi. Egli era già all’Accademia Ecclesiastica quando Noi eravamo ancora intenti ai corsi del Seminario; e lo trovammo poi nella Corte Pontificia, entratovi sin dai tempi di Papa Benedetto XV. Da allora in poi abbiamo servito insieme, su piani diversi e in forme differenti, la Santa Sede e i Sommi Pontefici; e sempre da buoni amici. Possiamo ricordare qui - voi siete tanto buoni da voler raccogliere anche queste confidenze familiari, che hanno, nella loro candida tenerezza, un intenso valore spirituale - che le nostre mamme erano amiche.

A questa commovente memoria piace aggiungere una parola di felicitazione per le distinte Sorelle del Cardinale Callori, e di dare all’intera nobile, pia, fedelissima Famiglia la Nostra Benedizione, estendendola ai luoghi di origine, nonché a tutti i campi di conoscenze e di relazioni romane a cui è intrecciata l’opera e l’attività del Cardinale Callori.

LA CHIESA DI ROMA E LA SEDE AMBROSIANA

I vari tratti della conversazione del Santo Padre sono accolti da scroscianti applausi. Essi si tramutano in generale ovazione allorché Paolo VI annunzia: E siamo arrivati, passo a passo, a Milano . . . Il vostro applauso - Egli dichiara - Ci dice molte cose. Innanzitutto viene a confermare la Nostra gioia di aver dato a Milano un Pastore come Giovanni Colombo. Ci sembra, per la stima che a lui Ci unisce, per l’amicizia e la fiducia e la trasparenza spirituale della Nostra consuetudine con lui, di poterci ancora, o Milanesi, considerare fra voi. Grazie! Infatti, con l’odierna elevazione, si riaffacciano profondi ricordi.

La gratitudine che dobbiamo all’Arcidiocesi di Milano per la docilità, pazienza ed affetto con cui Ci ha seguito durante il Nostro ministero pastorale, soprattutto l’affetto dimostratoci sono nel Nostro animo sempre presenti. Siamo sicuri, quindi, che tutta la bontà dimostrata verso di Noi riverserete, ora, sul vostro Arcivescovo, che dalla Porpora cardinalizia ha un titolo di più perché gli vogliate bene, siate a lui uniti, lo sosteniate e dimostriate ancora una volta quali siano le singolarissime relazioni storiche e spirituali fra Roma e Milano.

Ambrogio, romano, va a Milano; il Cardinale Schuster, romano, è destinato a Milano; il Cardinale Ratti, milanese, viene a Roma; il Cardinale Montini, lombardo, arriva a Milano dopo lungo soggiorno a Roma, e qui ritorna, definitivamente!

Se rammentiamo bene, nella maestosa cattedra medioevale che troneggia nella Basilica di S. Ambrogio è scolpita la scritta: Questa Sede è seconda soltanto a Roma. Ebbene, c’è da ritenere che tale concerto di idee, di sedi, e questa gradazione di gerarchie voglia dire che tra Roma e Milano vi sarà sempre perfetta corrispondenza, collaborazione e armonia di anime.

Tutto quello che il Papa ha potuto dire di incoraggiante e di lodevole a Milano durante il Suo ministero, vorrebbe ripetere adesso; ed è sicuro di trovare nel Cardinale Colombo un interprete sempre più valido ed efficace.

O Milano, - esclama il Santo Padre - quanta storia, quanta grandezza e quale superiore destino hai davanti a te! Ci sovviene, in questo momento, ciò che sentivamo quando eravamo tra voi, o Milanesi, e il Nostro orizzonte era assai più ristretto dell’attuale. Ebbene, anche adesso possiamo riconfermare, dall’altezza da cui si contempla un panorama universale, il Nostro giudizio di allora: crediamo che dalle condizioni religiose e morali di Milano dipenda in gran parte la sorte religiosa d’Italia; e che perciò sia di rilevante importanza per Milano conservare il fervore, le genialità, la fecondità della sua espressione cattolica, perché a questa attinge tutta l’Italia e in gran parte Roma, ed anche, in certa misura, la stessa Chiesa Cattolica.

Figli carissimi: a questo punto vorremmo concederci l’ulteriore dolcezza di soffermarCi e indulgere a qualche considerazione su quanto stiamo vivendo. Non sapremmo a chi altro indirizzare meglio questi Nostri pensieri finali, che desidereremmo fossero da voi coltivati, a reminiscenza di tanto memorabile giornata, se non di nuovo invitandovi a meditare la divina parola che ci riporta decisamente vicino a Cristo: l’unione, l’essere uniti. fratelli, docili alla concordia, fedeli all’amicizia, desiderosi di solidarietà, nell’impegno costante di sostenerci gli uni con gli altri. Ciò va detto sia per la vita interna, la psicologia della Chiesa, sia per le sue espressioni locali, strutturali, sul profilo geografico e organizzativo generale: Roma, Milano, Firenze. e così via . . .

CRISTO SIGNORE NELLA NOSTRA UNITÀ E VITA COMUNITARIA

Ma soprattutto ciò deve verificarsi nella comprensione del grande mistero che stiamo vivendo e da cui dipende la salute del mondo, la fede cattolica. Noi dobbiamo tradurre tutta questa grande visione in un proposito di carità vicendevole, nell’aiutarci e nell’essere gli uni con gli altri più consenzienti, unanimi. Sentite quante volte di qua viene l’ammonimento ai cattolici di stare uniti. Lo viene per episodi di indole sociale, politica, o per altri di ordine formativo e d’azione organizzativa. Ebbene, Noi vorremmo che lo stesso invito fosse rivolto proprio ad un altro aspetto della nostra vita: quello, si direbbe, pedagogico. Dobbiamo abituarci a pensare in forma comunitaria, come si dice oggi; a dare alla società della nostra vita spirituale una ricchezza e una profondità maggiore; è necessaria la convinzione di incontrare Gesù dove incontriamo il fratello, cercando di accrescere la circolazione di bontà, di felici risultati, di scambievole soccorso che risulta veramente la inconfondibile caratteristica della vita cristiana: «In hoc cognoscent omnes quia discipuli mei estis, si dilectionem habueritis ad invicem».

Ecco il distintivo dell’essere noi cristiani, dell’essere noi fedeli cattolici: l’amore fraterno. Parole del Maestro. E il suo Vicario in terra le affida a figli suoi particolarmente amati, con l’augurio che essi sappiano attuarle intorno a loro, d’ora innanzi anche sorretti da questi cardini di fede e di apostolato che sono i nuovi Porporati. Adunque, nella viva speranza che Iddio possa davvero affermarsi in mezzo a così alacri cristiani ed estendere la sua grazia ed i suoi aiuti a vantaggio di quanti condividono con noi la sorte d’essere italiani e di tutti gli uomini, viene dal Santo Padre largita la Sua Apostolica Benedizione.

Il Signor Cardinale Agnelo Rossi
Arcivescovo di San Paolo del Brasile

Nuperrime Te, dilecte fili Noster, Consistoria die altero et vicesimo huius mensis februarii in Vaticano Palatio habito, in amplissimum Patrum Cardinalium coetum cooptavimus, in Ecclesiae sanctae videlicet consilium et senatum. Quod idcirco fecimus ut non solum pro singularibus tuis erga hanc Apostolicam Sedem christianamque causam meritis grates ageremus, verum etiam ut tuo consilio et ope uteremur in christiana Republica administranda, viro nempe et ad usum ac disciplinam perito, et ad consilia prudente.

Quod profecto ut aptius fieret, visum est Te, id quod cum more institutoque maiorum congruit, dato titulo unius de templis quae almam hanc Urbem decorant ac sacrant, Nobis obligare, quasi Romana Civitate donatum. Quam ob rem, Tibi, dilecte fili Noster, templum Praecelsae Dei Matris, quod Romae est quodque die quinto mense februario hoc anno per apostolicas Litteras «Sacra Romae» in ordinem titulorum presbyteralium Cardinaliciorum redegimus, in titulum deferimus, cum iuribus et oneribus quae hinc consequuntur, non ante tamen quam in eiusdem templi canonicam possessionem, sive per Te ipsum, sive per alium veneris. Ne autem tua archidioecesis S. Pauli in Brasilia sit tua opera expers, patremque pastoremque amittat, ab obligatione Romae residendi Te eximimus, contrariis nihil obstantibus. Rectori autem, clero populoque eiusdem templi Praecelsae Dei Matris mandamus ut non solum Te aequissimo excipiant animo, verum etiam et colant iussaque tua faciant, quae in bonum eorum omnium dare censueris. Ceterum, persuasum habeas, dilecte fili Noster, Nos, qui semper et Te et virtutem tuam maximi fecimus, iam Te, consiliorum Nostrorum participem, et singulari prosequi dilectione, et summa bevolentia complecti.

(Dalla Bolla per il conferimento del Titolo Cardinalizio della Chiesa «Gran Madre di Dio», in data 25 febbraio 1965)

Il Signor Cardinale Guglielmo Conway

To welcome you, Beloved Son, and those who have accompanied you affords Us great pleasure, just as it was a source of pleasure to Us to receive earlier this morning. His Excellency the Prime Minister of Ireland, who came to Rome for the ceremonies at which you were created Cardinal. We see in you the spiritual leader of the ancient See of St. Patrick - the saint who brought Christianity to Ireland. In your appointment to the Sacred College of Cardinals, We wished to honour the land which has given and continues to give to Holy Mother Church countless priests and religious for the missionary apostolate, as if, God in a special way, wants them to carry to foreign lands the Gospel of Christ, just as St. Patrick brought it to Ireland.

The faith of the Irish people is strong and their attachment to this See of Peter is wellknown. Throughout the centuries they have remained firm and steadfast. And while We laud the achievements of the past, We urge ever more striking accomplishments for the future. Where the faith is strong, it must be made stronger. Where Catholic life enjoys vitality, it must spread its influence still further, We are confident therefore, that the Catholics of Ireland will not only maintain their praiseworthy interest in the missionary apostolate but will make even greater strides in this field.

While We invoke from Almighty God on the people of Ireland choice heavenly favours and blessings, We willingly impart to you, Beloved Son, and the faithful of the Archdiocese of Armagh, in pledge of copious divine graces, Our paternal Apostolic Benediction.

Il Signor Cardinale Angelo Herrera y Oria
Vescovo di Malaga

Parécenos justo, al acabar esta breve ceremonia, dirigir unas palabras a todos cuantos en la misma habéis tomado parte. En primer lugar, y como corresponde, a Vos, Señor Cardenal Obispo de Málaga. Os expresamos nuestras congratulaciones más cordiales y os damos la bienvenida al Sacro Colegio, al Senado de la Iglesia. Vuestra persona nos es bien conocida desde hace tiempo: por razón de nuestras funciones al servicio de la Santa Sede principalmente, hemos podido apreciar en su valor reál vuestras actividades en bien de la Iglesia. La dignidad cardenalicia - lo sabéis - es una recompensa, y además - lo acabamos de decir en el rito apenas conclujdo - es principio de nueva y más amplia responsabilidad.

Es un premio a tantos méritos contraídos e nel campo del ministerio, de la cultura eclesiástica, en las organizaciones apostólicas, en las variadas instituciones de las que con vuestro celo e inteligencia - es la historia la que empieza a dar testimonio de ello - habéis sido ideador, promotor eficaz y valeroso sostenedor.

Mucho habéis hecho por la Iglesia y por las almas. Todo ello habla de frutos de bendición, que sería largo enumerar aquí; algunos incluso serán desconocidos a los hombres mas todos bien patentes a la mirada de Dios. El camino andado proclama, asimismo la riqueza de experiencia acumulada en una vida gastada con generosidad, de experiencia, decimos, que ensancha, e ilumina el horizonte de vuestra visión eclesial y os confiere la capacidad de participar en la «sollicitudo omnium Ecclesiarum». A esto nos hemos referido al llamaros a ser «adlaborator noster», a participar más de cerca en nuestra responsabilidad y al deciros: «cooperator enim consiliarius noster eris in sancta Ecclesia catholica regenda atque gubernanda».

Nuestro pensamiento en estos momentos va también a España: en ella revierte, come es natural, de alguna manera el honor que en la persona de uno de sus más ilústres hijos esta investidura cardenalicia signifíca. Tenemos bien presente su catolicismo vibrante, el fervor de obras apostólicas que caracterizan sus ultimos tiempos, sus tradiciones y patrimonio religioso acumulado en una historia gloriosa: no son estas expresiones de cortesía obligada, sino que quieren ser sentimientos que brotan de un afecto hondo y sincero, cordial y paterno al pueblo español.

Y finalmente un saludo cariñoso a todos los que hacéis corona en este día al nuevo Cardenal: a sus familiares, al dignisimo Señor Embajador de España, al venerado Obispo Coadjutor con las Representaciones civiles y eclesiasticas de la Diócesis Malacitana, a los amigos y colaboradores en las numerosas iniciativas suyas, y a todos los aquí presentes.

Señor Cardenal, Hijos todos amadísimos: recibid, salida del fondo de nuestra alma, una efusiva Bendición Apostólica.

Il Signor Cardinale Giuseppe Cardijn

Monsieur le Cardinal,
Chers Fils,

Votre présence ici aujourd’hui est pour Nous hautement suggestive; elle est évocatrice d’émouvants souvenirs et de joyeuses espérances.

Ce n’est pas seulement la famille du nouveau Cardinal ou un groupe de ses amis: c’est toute sa descendance spirituelle, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, qui vient en vos personnes Nous remercier de l’avoir placé dans le Sacré Collège, qui vient l’entourer de son affection, lui témoigner son estime et sa joie en un moment particulièrement solennel.

Ces sentiments, non seulement Nous les comprenons, mais Nous les faisons Nôtres et Nous voulons être le premier, si vous le permettez, à les exprimer ici en votre nom.

Oui, ce fut une grande, une très grande joie pour Nous, d’être en mesure de récompenser comme il le méritait l’un des hommes qui ont le plus travaillé, en ce siècle, pour l’Eglise et pour les âmes.

Il y a longtemps que Nous le connaissons, que Nous l’admirons, que Nous l’aimons; et Nous avons suivi avec émotion, au cours des années, la montée magnifique de ce grand mouvement qui est sorti, on peut le dire, de son coeur de prêtre et d’apôtre, et que Dieu a si visiblement béni.

Nous ne saurions oublier l’accueil que rencontrèrent auprès de Notre prédécesseur Pie XI les premières ouvertures de celui qui était alors le jeune abbé Cardijn; et vous connaissez comme Nous les encouragements immédiats que ce grand Pontife accorda à la formule de l’apostolat du milieu par le milieu: formule qui allait servir de base à toutes les formes de l’Action Catholique spécialisée, avec le succès que vous savez.

L’honneur qui est fait en ce jour au Cardinal Cardijn rejaillit donc, d’une certaine façon, sur toute l’Action Catholique. Elle rejaillit plus particulièrement sur la J.O.C., et sur vous surtout, chers Jocistes de Belgique, que Nous voulons saluer aussi en flamand:

Wij groeten met blijdschap de Kajotters en Kajotsters, de Leiders en Leidsters van de verschillende Takken van het A. C. W.

Tous, vous saurez voir dans Notre geste le témoignage de l’amour du Pape pour la jeunesse travailleuse. Nous aimons à penser que vous y puiserez aussi un amour toujours plus grand pour l’Eglise, qui vient d’honorer de façon si éclatante votre Fondateur et Père. Nous voudrions que son élévation à la pourpre cardinalice marque, pour tous les jeunes travailleurs chrétiens du monde, une sorte de nouveau départ pour une action apostolique plus généreuse encore que par le passé; qu’elle soit un stimulant pour eux à rendre témoignage au Christ parmi leurs frères et à rendre l’Eglise présente et active dans tous les milieux de travail.

C’est Notre souhait le plus cher, que Nous vous laissons avec Notre paternelle Bénédiction Apostolique, gage de Notre affection pour votre nouveau Cardinal et de Notre bienveillance pour vous tous, pour vos familles et pour toute la Jeunesse Ouvrière Chrétienne du monde entier.

                       

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