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SYNODUS EPISCOPORUM
BULLETIN

de la Commission pour l'information de la
X ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
DU SYNODE DES ÉVÊQUES
30 septembre-27 octobre 2001

"L’Évêque: Serviteur de l’Évangile de Jésus-Christ pour l’Espérance du Monde"


Le Bulletin du Synode des Évêques est uniquement un instrument de travail à usage journalistique et les traductions n'ont pas de caractère officiel.


Édition française

 

18 - 10.10.2001

SOMMAIRE

CARREFOURS - DEUXIEME SESSION (MERCREDI 10 OCTOBRE 2001 - MATIN)

Ce matin, mercredi 10 octobre 2001, a eu lieu la Deuxième Session des Carrefours de la X Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques, à laquelle étaient présents 221 Pères Synodaux, pour l’élection des Rapporteurs des Carrefours et pour la continuation de la discussion sur le thème synodal. Les noms des Rapporteurs des Carrefours élus ont été rendus publics par le Secrétaire Général du Synode des Evêques au cours de la Quinzième Congrégation Générale de cet après-midi.

QUINZIEME CONGREGATION GENERALE (MERCREDI 10 OCTOBRE 2001 - APRES-MIDI)

Aujourd’hui, à 17h00, en présence du Saint-Père, avec la prière du Pro Felici Synodi Exitu, a eu lieu la Quinzième Congrégation Générale, pour l’Audition des Auditions II, la deuxième Audition pour les interventions des Auditeurs et pour la continuation des interventions des Pères Synodaux en Salle sur le thème synodal L’Evêque, Serviteur de l’Evangile de Jésus-Christ pour l’espérance du monde. Le Président Délégué du jour était S.Em. le Card. Ivan DIAS, Archevêque de Bombay.

A l’ouverture de la Quinzième Congrégation Générale, le Secrétaire Général du Synode des Evêques, S.Em. le Card. Jan Pieter SCHOTTE, C.I.C.M., a lu l’annonce suivante concernant la promulgation de l’Exhortation Apostolique Post-synodale Ecclesia in Oceania de l’Assemblée Spéciale pour l’Océanie du Synode des Evêques:

Je suis heureux d’informer l’Assemblée que le Saint-Père, après mûres réflexions et considérations, a décidé de promulguer l’Exhortation Post-Synodale Ecclesia in Oceania au Vatican, lors d’une Audience privée qui se tiendra le jeudi 22 novembre 2001 à 11h30 dans la Salle Clémentine du Palais Apostolique, à l’occasion du quatrième anniversaire de l’ouverture de l’Assemblée Spéciale pour l’Océanie.

Parmi les invités à cet événement, il y aura les membres du Conseil Post-Synodal pour l’Océanie, les membres de la Curie Romaine qui ont participé comme Pères synodaux à cette Assemblée Spéciale, les membres du Conseil Post-Synodal pour l’Asie qui se trouveront à Rome pour une rencontre prévue de longue date, et le Président et le Comité Exécutif de la Fédération des Conférences des Evêques Catholiques d’Océanie. Seront également invités les autres participants à l’Assemblée Spéciale pour l’Océanie qui se trouveront à Rome à cette date, de manière à ce qu’ils puissent assister à cette importante occasion, qui clôturera la phase des travaux de l’Assemblée Spéciale pour l’Océanie.

En ce moment, je demande vos prières pour l’Eglise en Océanie, qui attendait ce document avec impatience. L’Eglise en cette région est maintenant appelée à accueillir l’enseignement apostolique post-synodal dans un esprit d’amour, à le répandre et à appliquer ses contenus au niveau des diocèses et des paroisses avec un zèle missionnaire renouvelé, en réponse à l’appel constant du Saint-Père à une nouvelle évangélisation, en particulier au début de ce troisième millénaire.

[00278-03.03] [nnnnn] [Texte original: anglais]

Ensuite, le Secrétaire Général du Synode des Evêques a fait la communication suivante concernant les travaux synodaux:

Il faut insérer le changement suivant dans notre calendrier de Jeudi 11 Octobre

Demain matin, à la XVI Congrégation Générale, nous célébrerons l’Hora Tertia, avec des prières pour les victimes du terrorisme et pour la paix; après aura lieu l’Audition pour les Délégués fraternels; enfin, continuera la discussion générale en salle.

Dans l’après-midi aura lieu la XVII Congrégation, selon l’ordre du jour, mais avec un important changement. Vers la fin de la Congrégation, à 18h45, nous aurons ici en salle la récitation du Chapelet, comme un acte de notre communion pour implorer la paix selon l’intention de Sa Sainteté Jean-Paul II, en charité pastorale et sollicitude collégiale de toutes les Eglises.

[00279-03.03] [nnnnn] [Texte original: latin]

Puis, le Secrétaire Général du Synode des Evêques a lu la Liste des Rapporteurs des Carrefours, élus dans la Deuxième Session de ce matin. Nous publions la liste dans ce Bulletin.

Enfin, le Secrétaire Général du Synode des Evêques a fait la communication suivante concernant une variation de la Liste des Modérateurs des Carrefours:

Un autre vote a eu lieu afin de remplacer S.Exc. Mgr Anthony Theodore Lobo, qui est rentré dans son diocèse.

Le Modérateur du Carrefour anglais B, S.Exc. Mgr Vincent Michael Concessao, Archevêque de Delhi (Inde) a été élu.

[00281-03.02] [mmmmm] [Texte original: latin]

A cette Congrégation Générale qui s’est conclue à 19h00 avec la prière de l’Angelus Domini, étaient présents 233 Pères.

AUDITION DES AUDITEURS II

Sont intervenus les Auditeurs et Auditrices suivants:

Nous publions ci-dessous le résumé des Auditeurs et des Auditrices:

Mme Barbara PANDOLFI, Directrice générale des Missionnaires du Christ-Roi (Italie)

Cette intervention naît de l’expérience que nous vivons en tant que laïcs au sein de réalités multiples, dans un monde marqué aujourd’hui par de grands changements historiques.

Alors que nous sentons croître en nous la passion et l’inquiétude pour le monde, il nous arrive de plus en plus souvent de constater l’existence d’une division lacérante entre foi et vie, entre Evangile et expressions culturelles, entre l’Eglise et le monde.

La résolution de ces tensions passe peut être aussi par un regard positif sur le monde, en cherchant à découvrir les germes du bien, les semences de la Grâce de Dieu.

Dans nos efforts pour surmonter les ambiguïtés de la réalité humaine, nous avons besoin de l’aide de nos Pasteurs pour:

- reconnaître la présence de l’Esprit qui agit et attend d’être accueilli

- discerner les signes d’espérance et de prophétie pour les accueillir, les faire fructifier et les porter à la plénitude

- savoir voir, précisément à l’intérieur de la réalité et de l’histoire, le désir que Dieu nourrit pour sa création

- croître dans la conscience que la réalité, le monde, l’histoire sont précisément le lieu théologique du croyant.

L’Incarnation du Verbe nous révèle la volonté de Dieu, qui choisit de manière définitive la condition de "notre humanité et de notre fragilité" (saint François) comme sa propre condition. Dans le visage humain de Jésus-Christ, nous est révélé le désir que Dieu nourrit pour chaque homme: qu’il devienne pleinement lui-même et qu’il puisse accomplir sa vocation originelle.

C’est pourquoi nous ne pouvons pas ne pas être interpellés, avant tout, par la pauvreté de l’autre, par la faiblesse des petits, par la désorientation des jeunes, par la solitude des faibles, que nous avons le plus d’occasions de rencontrer.

Nous sommes conscients que ce n’est qu’en regardant la réalité avec les yeux de Dieu que nous parviendrons à percevoir les gémissements du monde non comme ceux de l’agonie, mais comme ceux des douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau, où la justice résidera de façon stable et où la présence de Dieu sera lumineuse.

[00259-03.03] [ud014] [Texte original: italien]

Zbigniew NOSOWSKI, Responsable de la Publication Wiez (Pologne)

1. Nous savons tous combien il est difficile de proclamer l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et la famille dans le monde d’aujourd’hui, qui bien souvent refuse totalement le mariage ou le réduit à un contrat provisoire fondé sur le plaisir. C’est pourquoi, en tant que laïc, mari et père, je me suis demandé comment il se fait que notre Eglise n’ait pas donné aux familles chrétiennes un exemple de couple marié, reconnu officiellement, en tant que couple, comme bienheureux ou saint.

Cependant bientôt, au cours de ce Synode, nous participerons à la première béatification de ce genre. Marie et Louis Beltrame Quattrocchi seront le premier couple dans l’histoire bimillénaire de notre Eglise à être béatifié. Nous serons finalement en mesure de vénérer des chrétiens qui ont sciemment progressé sur le chemin de la sainteté, non pas individuellement ‘malgré’ leur mariage (comme ce fut le cas de beaucoup de saints du Moyen Age), mais ensemble ‘à travers’ le sacrement du mariage.

Cette cérémonie aura lieu, symboliquement, au cours de la première année du nouveau siècle et du nouveau millénaire. J’espère que ce ne sera qu’un début. C’est pourquoi je demande aux Pères synodaux que, dans leurs structures diocésaines, ils encouragent les procès de béatification de couples mariés avec le même zèle que ceux des prêtres.

Permettez-moi d’ajouter que je rêve d’une célébration liturgique de la fête de la Sainte Famille de Nazareth, le 26 décembre. Noël, même dans la culture occidentale sécularisée, est le moment où les valeurs familiales sont vécues avec une intensité particulière. A mon avis, il serait très utile, du point de vue pastoral, que les conférences épiscopales soient autorisées à décider et fixer cette fête au 26 décembre, qu’il s’agisse d’un jour férié ou pas.

2. Dans les communautés "Foi et Lumière" fondées par Jean Vanier, qui s’unissent autour de personnes avec des handicaps mentaux, j’ai appris que l’Eglise a reçu deux trésors: l’Eucharistie et les pauvres. Mais ces deux trésors vont rarement de pair.

Juste une proposition. C’est une tradition, dans notre mouvement, que les personnes handicapées mentales servent la Messe. Pour eux il s’agit d’un moment de grand honneur et de joie, pour les autres, c’est un signe évident que Dieu a aimé et choisi ceux qui sont idiots aux yeux du monde. Ne serait-il pas opportun que les évêques insistent pour que les personnes avec un handicap physique ou mental évident servent la Messe? Pas à la place de, mais plutôt aux côtés des enfants de choeur beaux et bien habillés qui servent généralement à l’autel...

3. Le thème de ce Synode parle de donner l’espérance au monde. L’Instrumentum laboris nous rappelle que l’Evêque devrait être un prophète d’espérance. Il s’agit clairement d’une référence au discours que le Pape Jean XXIII a tenu à l’ouverture du Concile Vatican II, quand il a parlé des prophètes d’espérances et des prophètes du destin.

Mais comment les évêques peuvent-ils être des prophètes d’espérance s’ils doivent en même temps s’élever contre les dangereuses tendances de la culture contemporaine, s’il doivent les critiquer? D’après mon expérience de journaliste et de commentateur, je peux dire qu’il est possible d’être prophète d’espérance et en même temps signe de contradiction.

Les évêques polonais affirment, dans leur lettre sur le dialogue et la tolérance (1995), que les souffrances du monde doivent être aussi les souffrances de l’Eglise. C’est pourquoi, quand les chrétiens, y compris les évêques, critiquent le monde, ils doivent se présenter comme faisant partie du monde, comme souffrant avec lui, et pas comme des observateurs externes. Pour que les attitudes critiques soient accueillies et suivies, elles doivent venir de l’intérieur, pas de l’extérieur. Il doit être clair que le monde que nous critiquons est notre monde, pas un monde qui nous est étranger.

[00260-03.04] [ud015] [Texte original: anglais]

Robert SIKIAS, Président émérite du Conseil pour les Laïcs (Liban)

Notre Conseil un organe de service, de coordination, et de communion, dans le respect de la personnalité, du Charisme et du rôle de chacune. Une poignée de Laïcs, autour de la commission Episcopale de l'Assemblée des Patriarches et Evêques Catholiques au Liban. Beaucoup d'obstacles: des incompréhensions, des conflits, des inimitiés, des exclusions. Faire tomber les murs, combler les fossés, gagner la confiance, surtout des Evêques... Le plus gros problème c'etait les jeunes! Rebutés par les tensions, le langage hermétique, et surtout le manque de confiance qui leur était accordée.

Visite de Jean-Paul II et JMJ:

Un événement hors du commun: La visite de Sa Sainteté Jean-Paul II au Liban. Participations précédentes de 2 à 4 personnes. A Tchestokova un autobus de 40. Pour les JMJ de Paris nos jeunes enthousiasmés par la visite de Jean-Paul II au Liban, et par sa rencontre inoubliable avec les jeunes à Harissa veulent lancer l'appel à tout le pays. Bénédiction du Patriarche Cardinal Sfeir en personne. Expérience merveilleuse pour l'Equipe de jeunes volontaires dans un climat de solidarité et de transparence totale. Donner des chances égales à tous, surtout aux diocèses éloignés de Beyrouth. Plus de 2.500 jeunes Libanais à Paris à la rencontre Sa Saintete Jean-Paul II et I'argent resté rendu aux jeunes.

Les fruits de la JMJ de Paris:

Ouverture à la réalité de l'Eglise universelle. -Jumelages avec les diocèses français. -Amities profondes, plus de 20 délégations françaises au Liban durant l’été suivant. -Collaboration de I'apostolat des laïcs de nos deux églises. -Naissance de commissions de jeunes autour des évêques. -Surtout: Notre commission des jeunes; 50 garçons et filles engagés au service de l'Eglise, avec un élan et un sérieux et une efficacité remarquables.

L'année Jubilaire:

Nous avons accompagné et animé toutes les réalités de l'Année Sainte de notre pays, au Liban et à Rome. Grâce à nos jeunes 1.500 libanais à Tor Vergata.

Des idées simples:

Ne pas critiquer, ne pas juger; aimer en premier, sans attendre de l'autre l'initiative, aimer le mouvement de l'autre comme le sien propre, le diocèse de l'autre comme le sien propre. Jésus présent là où l'on vit l'amour récjproque: "Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux" (Mt 18,20). Amour réciproque, disponibilité, travail d'Equipe. "Donner sa vie pour ses amis" source de veritable communion. Au petit reste qui résistera nous pouvons proposer un idéal qui donnera un sens, un goût à leur vie, plus que toute recherche d'argent, de plaisir, de science ou de puissance: des acteurs efficaces dans la nouvelle évangélisation de leur pays et de tout le Proche Orient.

[00261-03.03] [ud016] [Texte original: français]

Enrique GALARZA ALARCON, Consultant de la Conférence des Evêques de l’Equateur (Equateur)

Nous entendons souvent dire que les hommes et les femmes d’aujourd’hui sont séduits par les idoles du XXI siècle, et l’on dit que le pouvoir, la richesse et le plaisir ont conquis les rêves de l’humanité. On insiste en disant que les premières victimes sont les jeunes. Je voudrais dire que nous ne sommes pas séduits; les idoles ne remplissent pas le vide produit par les formes de matérialisme athée.

La plus grande partie des hommes et des femmes du monde actuel sont appauvris: ils ont faim de pain, mais en même temps, ils ont faim de Dieu.

Nous voulons que nos évêques aient la certitude, comme Marie l’eût, que le Seigneur aime chaque homme et chaque femme d’un amour infini et sauveur. Tout évêque, avant même un sage ou un puissant, est une personne choisie, ointe par Dieu, pour être sacrement de salut de son Amour. Il doit s’agir d’un homme de confiance et d’espérance. Tout évêque est appelé à être pontife, pont, entre Dieu et les hommes, parmi eux et avec la nature, et avec lui-même.

Les laïcs, pères et mères de famille, sont en train d’apprendre tardivement ce qu’a dit l’Eglise: il ne suffit pas que les enfants soient aimés. Il faut non seulement qu’ils voient et qu’ils entendent, mais aussi et surtout qu’ils perçoivent qu’ils sont aimés. Ainsi seulement il sera possible de les éduquer et de les former à la vérité et au bien. Ceci vaut pour nous, pères et mères de famille, mais aussi pour nos évêques. Tout enfant est unique, différent de tous les autres, et chacun d’entre eux demande pour soi une parole, une présence. Pour être acceptés comme pères et maîtres, les évêques doivent être "d’abord" perçus comme frères et amis.

J’ai été proche de différents évêques. Je crois qu’à tous il manque le temps de faire tout ce qu’ils voudraient. Certains voudraient arrêter le soleil dans le firmament pour que le jour ait 300 heures de travail. Toutefois, si même ceci était possible, le temps ne serait de toute façon pas suffisant pour faire le bien. Toutes proportions gardées, même les laïcs ont cette tentation: nous voudrions donner aux enfants des certitudes absolues et définitives, sans penser que, tout compte fait, il s’agit de certitudes temporaires et relatives. Parfois, il suffirait de faire notre possible, avec urgence, tout en définissant les priorités et dans un esprit de coresponsabilité, afin que ce soit bien fait, en laissant que le Seigneur fasse le reste, ce qu’il fera certainement en abondance.

Les hommes et les femmes ont aujourd’hui besoin de croyants qui transmettent l’espérance à travers un message témoigné avec conviction et enthousiasme. La vocation à la sainteté est un appel à l’affirmation de soi et à la pleine joie. Renoncer au péché signifie renoncer à la négation de soi, à l’égocentrisme, à l’égoïsme et à la mort. Le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu de la liberté, de la justice, de la vie, de la paix. Jésus-Christ est la vérité et il faut l’affirmer, de façon à ce que tous la connaissent et s’approchent du Père.

Nous voudrions et nous avons besoin d’évêques saints, qui cherchent à être cohérents dans ce à quoi ils croient, ils pensent, ils disent et ils font. Des Eveques qui soient dignes, détachés et libres face à tout lien et pouvoir, et qui se sentent en même temps serviteurs indignes des plus humbles et des plus pauvres, de tous ceux qui ne peuvent rien leur donner en échange et qui ne réussissent pas même, parfois, à reconnaître le bien reçu.

Nous voudrions et nous avons besoin d’Evêques qui écoutent et qui aiment l’Eglise, dans le quotidien, qui l’aime surtout dans les personnes, en commençant par leurs frères les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses, les laïcs et les laïques.

En raison du croissant appauvrissement dont ils souffrent, les Equatoriens vivent à présent une diaspora. L’Eglise universelle, qui est présente dans chaque Eglise particulière, s’est manifestée dans un seul de ses rôles, comme Mère et Maîtresse. Elle est aussi un signe de collégialité. J’espère que mes compatriotes seront, à partir de ce qu’ils vivent dans leurs propres maisons, une aide valable et une nouvelle force pour l’Eglise et les Evêques qui les ont accueilli paternellement.

[00262-03.03] [ud017] [Texte original: espagnol]

Sœur Jolanta OLECH, U.S.J.K., Supérieure générale des Religieuses ursulines du Sacré- Cœur de Jésus agonisant; Président de la Conférence des Supérieures générales des Instituts féminins de Pologne (Pologne)

Dans mon intervention, je me référerai au n. 92 de l’Instrumentum laboris (Sollicitude de l’Evêque pour la vie consacrée) interprété à la lumière de la Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte, et en particulier la partie traitant de l’Eglise comme maison et école de communion (43 et 45).

Trois brèves réflexions:

1. L’Instrumentum laboris parle de la constante "instance d’accroître les rapports réciproques entre les Conférences épiscopales, les Supérieurs majeurs et leurs Conférences". Le chemin parcouru semble très fructueux et encourageant, même s’il n’a pas toujours été exempt d’incertitudes. Un point important pour le renforcement de ces relations mutuelles est ce qu’on appelle les commissions mixtes évêques-religieux qui devraient être avant tout des lieux d’échange et de consultation. Après plusieurs années de travail, il me semble que leur rôle pourrait être encore accru en modifiant la conception de ces commissions, en leur donnant un visage plus concret et peut-être aussi davantage de compétences, toujours dans le cadre de règles précises de participation, mais aussi de la spiritualité de la communion (NMI, 45).

2. Il serait certainement très utile que, au niveau diocésain aussi, il existe des instruments adéquats et efficaces (commissions, groupes de travail ou autres) favorisant des contacts stables et qualifiés dans les relations mutuelles entre les diverses formes de vie consacrée présentes dans le diocèse et leur Evêque. Ces instruments revêtiraient une importance particulière pour les Instituts de vie consacrée laïcs (frères, Instituts féminins, Instituts séculiers) qui auraient ainsi plus de possibilité de porter à l’attention de l’évêque leur réalité qui présente souvent des nuances différentes par rapport aux problèmes que connaissent les Instituts religieux cléricaux. Chez les personnes consacrées, et je parle avant tout au nom des femmes consacrées, on pourrait renforcer encore davantage le sens et la joie d’appartenir à et de servir la communauté ecclésiale, notre maison commune, en qui chacun est écouté et a une place irremplaçable dans la construction du Royaume de Dieu.

3. Ma dernière réflexion porte sur la pastorale vocationnelle, considérée comme l’oeuvre de toute la communauté des croyants et qui voit la vocation comme l’appel à une vie chrétienne mûre, faisant place à tous les dons de l’Esprit (NMI, 46). Il est urgent, vu la situation que nous vivons, que l’on passe des propositions et des projets à l’ouvrage, spécialement au niveau des diocèses et des paroisses. Que soit promue une pastorale des vocations marquée par ce "saut de qualité" dont nous a parlé le Saint-Père dans son Message de 1997; une pastorale qui encourage tous les baptisés à assumer la responsabilité de leur propre vie comme témoins du Christ et de la vie de l’Eglise; une pastorale qui touche les paroisses, les familles, les jeunes, les centres éducatifs; une pastorale en harmonie et avec la collaboration de toute la communauté diocésaine: évêques, prêtres, personnes consacrées, laïcs; une pastorale orientée à inviter chacun à répondre à l’appel de Dieu, tout en faisant une place particulière aux fils et aux filles de sa propre communauté qui souhaitent se donner totalement à la cause de Jésus-Christ et de Son Corps qui est l’Eglise, en les considérant comme un signe de maturité de la communauté.

[00263-03.03] [ud018] [Texte original: italien]

R.P. Arnaud DEVILLERS, F.S.S.P., Supérieur général des Frères de Saint-Pierre (Etats-Unis d’Amérique)

Je m’appelle Arnaud Devillers. Je suis le Supérieur Général des Frères de Saint-Pierre, une communauté créée tout dernièrement: ce mois-ci nous fêtons le douzième anniversaire de notre fondation. Même si nous sommes encore jeunes, nous avons déjà construit deux séminaires, un en Amérique et l’autre en Europe. Notre maison générale se trouve en Allemagne du Sud, dans le diocèse de Hambourg et j’ai vécu là pendant une année. Je parle en Anglais, car je suis encore dans la via purgativa avec mes tentatives de maîtriser la langue allemande! Nombreux sont ceux qui, ici, ont insisté - à juste titre - sur la paternité spirituelle de l’Evêque. Je voudrais partager avec vous mon expérience vis-à-vis des besoins spirituels de quelques uns de vos enfants.

Dans les douze dernières années, moi et mes confrères, nous avons concentré notre ministère sur un certain groupe de fidèles. Ces fidèles sont de différentes origines ethniques, riches et pauvres, âgés et jeunes, éduqués et analphabètes, pratiquants et non pratiquants, en pleine communion avec l’Evêque ou loin de lui, catholiques de leur bas âge ou convertis, mais ils ont tous un élément en commun, à savoir ils vont tous ou désirent aller, afin de pratiquer leur foi, à la Messe Latine, d’après le Missel Romain de 1962. Pour la plupart d’entre eux, il ne s’agit pas d’un retour nostalgique au passé, car ils sont trop jeunes pour s’en souvenir. Leurs motivations sont de différente nature, plus ou moins légitimes. Pour certains il ne s’agit que d’une préférence; pour d’autres, c’est une question qu’ils ont vraiment à coeur. Dans tous les cas, ils semblent tous y trouver plénitude spirituelle et bonheur.

En juillet 1988, pour combler un fossé qui s’était creusé au sein de l’Eglise, le Souverain Pontife a émis motu proprio une lettre apostolique, Ecclesia Dei Adflicta, dans laquelle il a déclaré que "cet attachement aux formes liturgiques et disciplinaires du passé, selon la tradition latine" représente une "aspiration légitime"; dans cette lettre, il a également demandé "le soutien des Evêques et de tous ceux qui sont engagés dans le ministère pastoral". "En outre, il faut que partout les sentiments de ceux qui sont attachés à la tradition liturgique latine soient respectés visiblement, à travers une application élargie et généreuse des directives émises, il y a quelques temps, par le Siège Apostolique sur l’utilisation du Missel Romain dans son édition de 1962". Tant d’Evêques se sont, en effet, montrés généreux par rapport à cet appel du Saint-Père et, dans leur diocèse, les fidèles peuvent choisir la forme liturgique qu’ils préfèrent. De la part de ces fidèles, je voudrais remercier le Saint Père et tous les Evêques qui ont mis en pratique cet appel.

Dans tous les diocèses où l’Evêque local a supporté et encouragé ce travail, les résultats ont été vraiment étonnants. Ceux qui avaient laissé tomber leur foi et qui ne fréquentaient plus l’Eglise, ont commencé non seulement à y aller régulièrement, mais aussi à comprendre graduellement et pleinement le mystère de l’Eglise, de la hiérarchie et de la communion. Ils sont souvent devenus très généreux avec leur temps, qu’il ont consacré à plusieurs ministères diocésains, comme, par exemple, l’apostolat pour la vie.

Je veux terminer mon intervention avec un appel adressé à tous ceux qui sont responsables d’un diocèse: s’il vous plaît, répondez avec générosité à l’appel du Saint-Père visant à assurer la Messe d’Indult à ceux qui la demandent. Lors de mes voyages et de mes visites à des groupes de fidèles, j’ai souvent eu le sentiment que je leur avais donné de l’espérance; mais je ne pouvais pas les empêcher de nourrir un doute qui les obsédait: qu’est-ce qu’il arriverait, si leurs espoirs n’étaient pas satisfaits? Afin que ce ministère soit mis en place avec succès, soyez sûrs qu’ils se sentent les bienvenus et que vous êtes leur père; soyez sûrs que vous nommez des prêtres qui ont l’empathie, le temps et la patience d’être leur pasteur et qui travaillent en pleine communion avec vous et les autre ministres. Vous pourrez ainsi voir les effets étonnants de la grâce. Si vous n’arrivez pas à trouver ce type de prêtres, n’hésitez pas à nous appeler...

[00265-03.03] [ud020] [Texte original: anglais]

Mère Antonia COLOMBO, Supérieure générale des Filles de Marie Auxiliatrice (Italie)

Je me réfère aux nos 28, 96, 109 de l’Instrumentum Laboris. Evangéliser en éduquant les nouvelles générations est une tâche incontournable au début du troisième millénaire.

Je partage à ce propos quatre convictions:

1. Eduquer c’est faire de la culture: dans la crise que nous vivons, la mission d’éduquer nous pousse à élaborer avec les jeunes des propositions culturelles s’inspirant des valeurs évangéliques. L’Instrumentum Laboris nous engage à promouvoir des initiatives de grande portée, telles que la création d’universités catholiques et l’augmentation des écoles catholiques (cf. IL 109). Dans cette tâche, les évêques doivent pouvoir compter sur la collaboration des laïcs et des religieux - hommes et femmes - capables d’offrir une contribution significative dans les divers domaines de la science, de l’art, de la technique, au service de la vérité sur la personne humaine et sur le destin des peuples.

Les jeunes, impliqués dans la recherche par des maîtres qui sont avant tout des témoins, utilisent toutes leurs ressources dans un dialogue culturel qui renforce leur foi, fait d’eux des évangélisateurs des autres jeunes, capables de donner raison de leur espérance.

2. Toute vie est vocation: la dimension vocationnelle, pour qui la vie est don et engagement, est intrinsèque à l’éducation chrétienne et prépare à vivre, dans l’Eglise-communion de dons, l’affermissement réciproque des diverses vocations au service de l’unique mission. Elle invite les jeunes au discernement du dessein de Dieu sur eux, les soutient dans leurs choix existentiels à l’aide de l’écoute, du dialogue, de l’accompagnement personnalisé.

3. Dieu créa l’homme à son image, homme et femme il les créa (cf. Jn 1, 27). Cette conviction engage à éduquer en respectant la proposition biblique individuelle sur la personne humaine. La pratique éducative est encore loin d’inclure la perspective de la réciprocité dans l’égalité fondamentale. Le mystère trinitaire révélé par Jésus projette une lumière nouvelle non seulement sur la relation homme-femme, mais aussi sur la beauté de toute différence - personnelle ou culturelle - lorsqu’elle est assumée comme pôle de renforcement réciproque dans l’accueil, le dialogue et la communion.

Je voudrais mentionner ici le phénomène de la traite des femmes et des enfants pour le commerce sexuel. Sa gravité majeure consiste dans l’appauvrissement humain de ceux qui la promeuvent et l’alimentent. Ses effets sont la perte du sentiment de l’amour humain, la désagrégation de la famille, la déshumanisation de la culture.

Le Saint-Père nous invite à reconnaître le génie de la femme (cf. MD 30) en faveur de la vie et de l’humanisation de la culture.

4. Nous éduquer et éduquer à globaliser la solidarité: valoriser une vision cohérente et actualisée de la doctrine sociale de l’Eglise est une des occasions les plus significatives pour contribuer au renouveau de la culture et créer des bases solides en vue du dialogue oecuménique, interreligieux et interculturel.

Le réveil de la société civile est un phénomène récent qui interpelle fortement l’éducation à la citoyenneté active, critique et propositionnelle, loin de tout recours à la violence. Les jeunes, de plus en plus nombreux, sont prêts à s’engager à travers le bénévolat dans la mission ad gentes, dans des actions en faveur du respect des droits de l’homme, de la solidarité et de la paix. Ils comprennent, au contact avec la vie des pauvres, la valeur fondamentale de l’existence libérée des lourds conditionnements de la société consumériste.

[00266-03.02] [ud021] [Texte original: italien]

Mme Elizabeth MKAME, Vice-Présidente du Conseil Pastoral de l’Archidiocèse de Durban (Afrique australe)

Les demandes des laïcs.

L’Eglise peut-elle avoir recours aux ressources humaines de chaque diocèse - professionnels, retraités - pour répandre le Royaume de Dieu, en les utilisant dans le travail paroissial, ou dans la mise au point de projets pour un développement durable, dont pourraient bénéficier les pauvres et les gens au chômage?

En ce qui concerne la nouvelle génération de jeunes très qualifiés, qui occupent des places importantes au sein du gouvernement et dans le domaine des affaires, ou qui sont des professionnels indépendants, est-il possible de les attirer et les aider dans leur vie spirituelle? Ils sont en train de s’éloigner définitivement de l’Eglise (ils sont riches et n’ont besoin de rien).

[00276-03.03] [ud022] [Texte original: anglais]

Nazario VIVERO, Coadjuteur de la Conférence des Evêques du Venezuela; Membre du Conseil pontifical pour les Laïcs (Venezuela)

Je concentrerai mon attention sur les événements du 11 Septembre. Le Synode est en train de se dérouler avec cet arrière-plan qui nous met face à des interrogatifs qui représentent un "signe des temps" (cf. IL 144). Mon témoignage, qui sera une contribution à une interprétation, veut exprimer quelques "espérances" sur l’engagement chrétien dans l’action sociale, politique et culturelle, ainsi que sur la formation sacerdotale et le profil de l’évêque.

L’événement et son interprétation.

Il a été souligné que chaque authentique événement montre le paradoxe du pouvoir, avec toute sa rationalité et ses spécifiques perversions. Celui du 11 Septembre, dont le caractère d’inhumanité et de péché ne doit pas être sous-évalué, "fait penser", à cause de son caractère nouveau, de son aspect de défi et de l’exigence d’une réponse sage dans le domaine socio-économique, politique, éthique et culturel: c’est l’autosuffisance d’une certaine globalisation qui a été ébranlée, c’est la "fin de l’histoire" du marché sans restrictions, d’une forme de politique libérale et de "pensée unique", mais aussi d’une certaine ingénuité ou d’une insuffisance de la dénonciation moralisante de l’injustice et de certains "ismes". Toutes ces attitudes, en effet, ne reconnaissent pas que ce qu’il y a de nouveau, c’est l’irruption de la terreur et la recherche anxieuse d’une sécurité, qui exigent des réponses politiques prudentes, dans un univers économique dont la logique immanente est représentée par l’utilité et l’efficacité, et dont l’"ethos" est le primat de la raison instrumentale, la réalité comme processus structurel autosuffisant et une action fonctionnelle de "sujets" sans ultérieure identité.

... pour l’espérance du monde.

Un penseur catholique a défini l’espérance comme le fait d’espérer en Quelqu’un et en quelque chose: le premier étant personnel et personnalisant, le second étant tenté par le "chosisme", a toutefois pour objectif notre condition incarnée. Quelques "espérances": une première, sans laisser de côté la dénonciation prophétique, est constituée par un approfondissement de l’annonce et de l’engagement positif en faveur de l’action organisée dans le monde du travail, du témoignage et de l’action efficaces dans les différents domaines de l’activité culturelle, scientifique et artistique, et par un affrontement de l’avilissement de la politique, un domaine particulier d’humanisation et d’exercice de la charité dont les maux réels ne se résolvent qu’au moyen d’une politique plus intense et meilleure. Une deuxième "espérance" est constituée par une mise à jour et un approfondissement de la formation spirituelle, théologique et humaine des nouveaux prêtres, avec une plus grande attention à l’organisation de leurs centres d’étude et à la formation d’un genre de prêtre qui soit plus conforme aux nouvelles exigences d’évangélisation.

Une dernière "espérance", en ce qui concerne le profil de l’évêque pour la nouvelle situation culturelle: un homme capable de s’ouvrir et d’accueillir la reconnaissance de la grande nouveauté que l’Esprit du Seigneur suscite: dans chaque personne humaine, pour la liberté qui fait que "l’homme dépasse infiniment l’homme", et dans Son Eglise, en la faisant vivre dans la vérité que Dieu, et Lui seulement, est "le futur absolu de l’homme".

[00277-03.03] [ud023] [Texte original: espagnol]

Carl Albert ANDERSON, Chevalier Suprême de l’Ordre des Chevaliers de Colomb; Vice-Président de la Section de Washington D.C. de l’Institut Jean-Paul II pour les Études sur le Mariage et la Famille (Etats-Unis d’Amérique)

Le thème: "L’Evêque: Serviteur de l’Evangile de Jésus-Christ pour l’espérance du monde" est de grande importance pour la famille. La communion trinitaire exprimée par l’évêque pour l’unité de l’Eglise particulière revêt une signification spéciale pour la famille chrétienne. La spiritualité de la communion trinitaire a des fondements ontologiques. Une des contributions les plus importantes de la Familiaris Consortio est l’accent mis sur la communion trinitaire comme principe animateur de la vie et de la structure de la famille. La conscience du caractère trinitaire de la famille nous permet de voir plus clairement le rôle ecclésial de la famille comme Eglise domestique comme le prévoit son rôle dans la nouvelle évangélisation. Dans la mesure où la famille doit réaliser de manière plus pleine et concrète sa réalité ecclésiale, une plus grande communion et solidarité de la famille chrétienne avec l’évêque est nécessaire. D’où la question: l’évêque peut-il exprimer la communion trinitaire avec l’Eglise domestique de même qu’il l’exprime avec l’Eglise particulière et l’Eglise universelle? La réalité ontologique de la communion trinitaire qui anime la structure de tout rapport humain (et surtout la famille) met en évidence que des associations telles que les "Cavalieri di Colombo", qui unissent la sollicitude pour la vie familiale et en même temps pourvoient à sa subsistance, et qui également aident les laïcs à réaliser leur mission de renouvellement de la société, sont des structures de médiation. De telles structures peuvent intégrer les laïcs et leur mission dans la vie quotidienne de la paroisse dans la mesure où elles agissent en solidarité avec l’évêque.

[00264-03.04] [UD019] [Texte original: anglais]

INTERVENTIONS EN SALLE (CONTINUATION)

Sont intervenus les Pères synodaux suivants:

Nous publions ci-dessous le résumé de leurs interventions:

S.Exc. Mgr Joseph Theodorus SUWATAN, M.S.C., Evêque de Manado (Indonesie)

Je voudrais proposer mes réflexions sur une question qui, à mon avis, n’a pas encore reçu l’attention qu’elle mérite. C’est la question de notre façon d’être Eglise dans le monde et donc aussi de notre condition d’évêque de cette Eglise pour l’espérance de ce monde.

Quand fut promulguée, en 1965, la Constitution Pastorale Gaudium et spes, j’étais encore jeune séminariste, pourtant je me souviens encore de l’enthousiasme que ce produit inspirateur des Pères du Concile Vatican II suscita en nous. Ce document présentait en effet une image innovatrice de l’Eglise comme communauté des disciples du Christ qui se sentent partie prenante et solidaires de tout le genre humain, dans ses joies et dans ses espoirs, dans ses angoisses et ses anxiétés: une Eglise qui ne garde pas ses distances, mais qui s’incarne vraiment dans la communauté humaine.

En tant que disciples du Christ, nous devons être une Eglise qui est pleinement et intimement liée à l’humanité et à son histoire. Rien qui ne soit authentiquement humain n’est étranger à l’Eglise. Seulement en étant une Eglise solidaire avec le monde, nous pourrons donner de l’espoir au monde. Où que nous habitions, l’évêque avec sa communauté ecclésiale vit dans le monde d’une communauté humaine plus vaste qui est une communauté pluraliste et hétérogène de diverses religions et croyances, de cultures et de langues différentes. Notre présence en tant que communauté ecclésiale est-elle un signe d’espoir? Sommes-nous solidaires et participons-nous à leurs efforts pour oeuvrer pour le bien commun de tous, quelque soit leur religion ou leur croyance, leur culture ou leur appartenance ethnique? L’évêque devrait être le promoteur d’une nouvelle fraternité humaine où règne la justice et la paix pour tous.

Nous arrivons au rôle important réservé à nos laïcs. En tant qu’évêques nous devrions faire en sorte que nos laïcs soient en mesure de créer une nouvelle fraternité humaine basée sur d’authentiques valeurs humaines qui sont des valeurs chrétiennes. La Grande Assemblée de l’Eglise Catholique en Indonésie pour la célébration de l’Année Jubilaire reconnaît le rôle des laïcs qui, par leur présence et leurs activités, non seulement au sein des communautés ecclésiales de base, mais aussi et surtout au sein des communautés humaines de base où elles vivent et travaillent, pourront mettre en pratique les valeurs évangéliques de la justice et de l’amour, de la paix et de la fraternité.

S’il en sera ainsi il y aura l’espérance pour le monde entier et chacun commencera par le petit monde où il vit et il travaille.

[00246-03.04] [IN202] [Texte original: anglais]

S.Exc. Mgr Franklyn NUBUASAH, S.V.D., Evêque titulaire de Pauzera et Vicaire apostolique de Francistown (Botswana)

Au Botswana, l’HIV/SIDA a tellement ravagé notre peuple qu’on le regarde comme un peuple sans espoir. Un tiers de notre population est infecté par un virus mortel et nous en sommes tous frappés. Comment peut-on encore espérer alors qu’on voit mourir tant de jeunes? Que peut-on dire à ceux qui vivent dans un tel état, plongés dans l’affliction et inconsolables? En eux nous voyons l’exemple du Christ souffrant. Le Père les a-t-il abandonnés? Absolument pas.

Beaucoup de personnes fidèles ont été infectées par le conjoint infidèle. Elles pourraient être vues comme les martyrs de la foi. Elles étaient fidèles et innocentes mais elles ont été infectées par quelqu’un d’autre. Il y a des prêtres et du personnel sanitaire qui aujourd’hui se retrouvent devant les malades et sont effondrés par l’expérience qu’ils font du manque d’espoir. Ils s’adressent à l’Eglise pour qu’elle les assiste. Ils regardent l’évêque.

L’évêque est appelé à apporter l’espoir au peuple par sa présence. Il est présent quand il rend visite aux communautés de son diocèse. Il peut être présent quand il préside la célébration de l’Eucharistie et quand il administre le Sacrement de la Confirmation à son peuple. L’Evêque devrait aussi célébrer des services de guérison pour son peuple, pour le réconforter de l’amour du Père et lui administrer le Sacrement des Infirmes. L’évêque peut être le premier ministre des malades. L’évêque devrait instituer une espèce de ministère pour le personnel sanitaire. Celui-ci a besoin d’encouragement et d’espoir.

L’évêque réconforte les malades quand il leur rend visite chez eux et à l’hôpital. Il les réconforte par sa compassion et par la consolation de Dieu. Il s’identifie à leur douleur. Il les guide tendrement comme un bon Pasteur vers les verts pâturages de l’amour du Père. Certains se sont suicidés après avoir appris qu’ils étaient séropositifs. Ils avaient perdu l’espoir et le but de leur vie. L’évêque aide les malades terminaux à accepter leur condition et à faire la paix avec Dieu. Il reconnaît le rôle important rempli par les religieux et surtout par les religieuses dans le ministère de service au malade. En servant les malades ils courent des risques. Je leur transmets toutes mes salutations.

L’évêque répond à la question que Dieu a adressée à Caïn: "Où est ton frère?". L’évêque devient le gardien de son frère et de sa soeur. Il veut leur bien et cherche des façons pour les aider à surmonter les difficultés.

En ce contexte, l’évêque est vu comme le promoteur de l’espérance dans une situation qui en est dépourvue. C’est un ministre de l’espérance. Il fait participer son peuple à son expérience de vie. En tant qu’homme de foi je sais que même le feu le plus violent se calme, et il en sera de même de cette pandémie. L’évêque doit prêcher les paroles éternelles de l’espoir dans l’amour et dans la compassion de Dieu. Devant le terrible fléau de l’HIV/SIDA dans notre Pays, les gens regardent leur évêque afin qu’il soit un guide qui fasse tomber les tabous qui empêchent une correcte éducation dans le domaine sexuel, qui fournisse l’assistance aux malades et qui aide à prévenir de nouvelles contagions en encourageant un changement de comportement. Voilà donc le message de fidélité au message chrétien qui peut apporter l’espérance aux gens.

[00247-03.04] [IN203] [Texte original: anglais]

S.Exc. Mgr Roberto Octavio GONZÁLEZ NIEVES, O.F.M., Archevêque de San Juan de Puerto Rico, Président de la Conférence des Evêques (Portorico)

Mon intervention d’aujourd’hui s’inspire du troisième chapitre de l’Instrumentum laboris. Je me réfère à la recherche des différentes façons de souligner, promouvoir, renforcer et aider à exercer la dimension ecclésiale universelle de la sollicitude pastorale de tout évêque, qui découle de notre expérience de foi, et pas de nos talents et de nos préoccupations dans le domaine de l’organisation. Je suis d’accord avec tout ce qu’a dit le Cardinal Ratzinger: nous avons besoin de plus d’Esprit et de moins d’organisation.

Ma proposition est simplement de créer des structures de solidarité économique qui aident les diocèses les plus pauvres du monde à investir les ressources et l’aide caritative qu’ils reçoivent des autres diocèses de manière à pouvoir survivre malgré la globalisation.

Comme partie de son enseignement sur l’"ecclésiologie de communion", ainsi que le souligne l’Instrumentum laboris, le Concile Vatican II a mis l’accent sur la nécessité que les diocèses et les autres communautés ecclésiales donnent une partie de leurs ressources économiques aux diocèses les plus pauvres, en s’aidant mutuellement à porter à terme leur mission commune (cf. LG 13, 23; CD 6; AA 10; AG 19, 29, 38).

Ce principe a été reconnu dans les canons 1271, 1274.3 et surtout 1275, qui parlent de la façon dont les Eglises locales les plus riches peuvent aider les plus pauvres. Le Saint-Père a traité ce thème aux numéros 37 et 38 de Ecclesia in America. Le canon 1275 insiste sur le fait que les fonds en dotation à ces programmes doivent être administrés conformément aux normes établies par les évêques concernés. D’autre part, ma proposition ne se limite pas à l’aide économique concrète, mais traite aussi des compétences nécessaires pour assurer la solidité économique de ces fonds et survivre malgré les rythmes, souvent ravageants pour les pauvres, de l’économie globale actuelle.

Pour le moment, je ne peux pas en dire plus. Il me semble que nous pourrions cependant demander que soit faite une étude sur la question, en consultant les conférences épiscopales nationales et régionales dont les structures répondent déjà, d’une manière ou d’une autre, à cette préoccupation.

Enfin, je voudrais conclure en disant que ce qui me pousse à avancer cette proposition, ce ne sont pas des considérations d’ordre économique ou administratif, mais le désir, face à notre monde globalisé, de mettre l’accent sur l’autre "globalisation" qu’est la Cité de Dieu pèlerine dans ce monde, et qui se base sur le Mystère de la Communion Trinitaire à laquelle nous avons été incorporés par Notre Seigneur Jésus-Christ, dont l’Eglise est le mystère-sacrement.

C’est seulement en pénétrant ce Mystère que nous pouvons découvrir ce que signifie aujourd’hui être serviteur de l’Evangile de Jésus-Christ pour l’espérance du monde.

[00237-03.03] [in197] [Texte original: espagnol]

S.Exc. Mgr Jerónimo Tomás ABREU HERRERA, Evêque de Mao-Monte Cristi (Reublique Dominicaine)

Sans diminuer l’importance des ministères nombreux et variés que l’Instrumentum laboris attribue à la mission de l’évêque dans le moment historique que vit l’Eglise et l’humanité, nous pensons qu’il faut souligner de façon très nette que le service aux pauvres, dans ses multiples aspects, doit constituer une des grandes sollicitudes des Pasteurs, surtout dans les nombreux pays et continents où sévissent l’extrême pauvreté, les inégalités sociales et le mépris de la dignité et des droits inaliénables de la personne humaine. Nous croyons que de cette manière, nous suivons fidèlement les enseignements et les exemples du Divin Maître et les innombrables invitations du Magistère de l’Eglise, spécialement sous le pontificat actuel du Pape Jean-Paul II.

Nous croyons que travailler inlassablement pour la cause des pauvres et des exclus (qui tendent à augmenter avec ce qu’on appelle la "globalisation" et le "libre commerce" mondial) est la meilleure façon d’accompagner notre peuple dans son cheminement vers une façon de vivre notre foi dans la fidélité, conscients qu’une telle attitude de la part des Pasteurs représente une annonce très claire de la Bonne Nouvelle du Royaume.

L’Instrumentum laboris s’exprime en ce sens dans différents passages, en nous disant notamment au n. 145, que la Doctrine Sociale de l’Eglise "non seulement n’est pas étrangère au message chrétien, mais en est une partie essentielle, car elle propose les conséquences directes de l’Evangile dans la vie de la société". Après avoir rappelé les enseignements du Magistère en la matière, il conclut en nous disant que "il revient aux Eglises particulières, en communion avec le Siège de Pierre et entre elles, de porter cette même doctrine à ses applications concrètes". Tout cela doit nous conduire à ne pas "passer outre" devant tant de personnes blessées et victimes de l’injustice sociale et des violations de la dignité et des droits humains, en étant au contraire de bons samaritains: ceux qui soignent les nombreuses blessures qui affligent les humbles et grandissent au milieu de tant de souffrances et de fatigues. "La charité du Christ nous anime" (2 Cor 8, 14).

[00248-03.03] [in248] [Texte original: espagnol]

S.Exc. Mgr Josaphat Louis LEBULU, Archevêque d’Arusha (Tanzanie)

Dans les pays en voie de développement tels que les pays africains, l’évêque diocésain, en tant que "chef et époux" de son église particulière (diocèse) ne peut être signe d’espérance pour le peuple qui lui a été confié que s’il s’engage entièrement dans la lutte pour développement humain de son peuple. En effet, l’engagement de l’Evêque en faveur du développement intégral de son troupeau ne doit pas être considéré comme un "hobby", mais plutôt comme une vocation, une mission et un devoir à accomplir avec le plus grand soin. Cette vocation lui vient directement du Christ Bon Pasteur, qui appelle et exhorte l’Evêque à s’unir à lui dans son ministère auprès du peuple de Dieu dans une région déterminée (cf. Mt 9, 35-38). J’estime en effet que le périple accompli Jésus-Christ à travers les villes et les villages de Galilée pour guérir et évangéliser, au cours de son ministère public, est maintenant accompli dans les villages riches ou pauvres d’Afrique, dans les villes et les banlieues propres ou sales des pays africains, sur les places du marché et dans les rues de nos villes où beaucoup de fils et de filles d’Afrique, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, sont tués peu à peu par le fléau du paludisme et la pandémie du SIDA. Assurément, le Seigneur Ressuscité, animé par la compassion et la pitié, s’adresse à chacun de nous, les évêques d’Afrique, pour soulager et finalement éradiquer le paludisme et le SIDA dans nos diocèses respectifs. Le Seigneur lui-même nous demande d’appeler le Père en aide, pour qu’il se rende compte combien cette situation est difficile si elle est laissée à nos seules forces et volonté (cf. Lc 11, 9-13). Dans notre impuissance, nous demandons, cherchons et frappons à la porte du Père céleste afin qu’il nous accorde le don de l’Esprit Saint pour que nous puissions discerner la spécificité de notre vocation, en comprenant que:

- le Seigneur Ressuscité n’a pas d’autres pieds que les nôtres pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres - et que les pieds de celui qui porte la Bonne Nouvelle aux pauvres sont bons!

- Jésus, le Seigneur Ressuscité, n’a pas d’autres mains que les nôtres pour bénir les affligés, oindre les malades, soigner les blessés et assister les pauvres et les nécessiteux.

- Jésus n’a pas d’autre tête que la nôtre pour contrôler, analyser et interpréter les situations socio-économiques, politiques et culturelles dévastantes et fixer les priorités, les programmes, les projets et les plans stratégiques en vue d’une action efficace.

- Surtout, le Christ n’a pas d’autre coeur que le nôtre avec lequel aimer tous les peuples, et insuffler l’espérance dans le peuple, dans la société et dans le monde entier.

Quand une personne est appelée à accomplir le ministère d’Evêque, elle n’est pas seulement appelée à assister ou à aider Jésus-Christ dans son oeuvre d’évangélisation! Ayant intériorisé la personne, la mission et la vocation de Jésus-Christ par rapport à la nécessité d’opérer pour le développement humain intégral de tout le troupeau, l’évêque doit reprendre le travail du Christ et en faire un devoir personnel. Ainsi, il extériorise cette mission et vocation comme un devoir et une obligation et s’adresse aux autres, dans le diocèse et hors du diocèse, pour qu’ils collaborent à la réalisation de ce devoir qui lui est très cher. En conclusion, permettez-moi d’exprimer, en mon nom propre et au nom des Conférences épiscopales des pays AMECEA, notre sincère gratitude pour la solidarité et le soutien reçus de nos frères dans l’épiscopat. En nous aidant à réaliser notre vocation, notre mission et notre devoir d’être pleinement engagés dans l’effort de développement humain intégral du troupeau qui nous a été confié, vous nous avez permis d’être un signe d’espérance pour notre peuple.

[00249-03.05] [in205] [Texte original: anglais]

S.Exc. Mgr Edmond JITANGAR, Evêque de Sarh (Tchad)

Parmi les nombreux défis qui se presentent à notre église et à ses pasteurs, deux retiennent particulièrement notre attention

1) L’identité de notre Eglise. Le Tchad est une erreur de l'histoire coloniale car il a été créé de toutes pièces ce qui explique en partie les nombreux drames qui s'y déroulent actuellement. Face à l'Islam (51% du pays) notre Eglise est appelée à dire qui elle est et, en se donnant une identité, manifester sa capacité de puiser dans l'Evangile de Jésus-Christ les énergies suffisantes pour affronter les situations de sous-développement où nous nous trouvons L 'ecclésiologie d'Eglise-Famille de Dieu a contribue à donner une identité à notre Eglise car elle touche sa quête d 'une reconnaissance à travers des relations qui lui permettent un « plus-être ». Cette vision de l'Eglise-Famille de Dieu place le Pape et plus imnediatement l’évêque au centre de la vie de la famille. Par la communion sacramentelle avec les autres évêques et comme promoteurs de 1 'unique mission du Christ, il veille avec sollicitude sur le « dépôt de la foi», cum et sub Petro.2/ la prise en charge de la vie de notre Eglise-Famille. La situation économique déplorable de nos diocèses constitue une grande préoccupation pour nous pasteurs. l’Instrumentum laboris au no74 suggère que des rapports d'assistance réciproque s ' établissent entre les grands diocèses et ceux plus petits . ... Les considérations pessimistes et les préjugés défavorables sur l’Afrique qui prévalent dans les relations internationales, peuvent influencer négativement la manière dont ces relations d'assistance seront vécues. L 'ecclésiologie de communion et d'unité dans la mission peut se trouver faussée . . .à moins que ne s'opère une conversion du regard de part et d'autre. Deux souhaits: 1) Développer davantage les lieux d' expression de la communion épiscopale. 2) Que les églises aînées apportent un « appui technique multiforme et programmé » aux églises plus jeunes pour les aider à mettre en place des structures adaptées pour une bonne gestion de leurs projets pastoraux ou de promotion humaine.

[00250-03.04] [in206] [Texte original: français]

LISTE DES RAPPORTEURS DES CARREFOURS

Anglicus A

  • S.Exc. Mgr Orlando B. QUEVEDO, O.M.I., Archevêque de Cotabato, Président de la Conférence des Evêques (Philippines).

Anglicus B

  • S.Exc. Mgr Vernon James WEISGERBER, Archevêque de Winnipeg (Canada).

Anglicus C

  • S.Exc. Mgr John Olorunfemi ONAIYEKAN, Archevêque d’Abuja, Président de la Conférence des Evêques (Nigeria).

Gallicus A

  • S.Exc. Mgr Jean-Claude MAKAYA LOEMBE, Evêque de Pointe-Noire (République du Congo).

Gallicus B

  • S.Exc. Mgr Gilles CAZABON, O.M.I., Evêque de Saint-Jérôme (Canada).

Gallicus C

  • S.Exc. Mgr Pierre MORISSETTE, Evêque de Baie-Comeau (Canada).

Germanicus

  • S.Exc. Mgr Alois KOTHGASSER, S.D.B., Evêque d’Innsbruck (Autriche).

Hispanicus A

  • S.Exc. Mgr Héctor Miguel CABREJOS VIDARTE, O.F.M., Archevêque de Trujillo, Vice Président de la Conférence des Evêques (Pérou).

Hispanicus B

  • S.Exc. Mgr Ramón Ovidio PÉREZ MORALES, Archevêque de Los Teques (Venezuela).

Hispanicus C

  • S.Exc. Mgr Carlos AGUIAR RETES, Evêque de Texcoco (Mexique).

Italicus A

  • S.Exc. Mgr Giuseppe COSTANZO, Archevêque de Syracuse (Italie).

Italicus B

  • S.Exc. Mgr Cosmo Francesco RUPPI, Archevêque de Lecce (Italie).

[00280-03.05] [nnnnn] [Texte original: latin]

AVIS

TRAVAUX SYNODAUX

La prière d’ouverture de la Seizième Congrégation Générale de jeudi matin 11 octobre 2001, "pour les victimes de l’attentat terroriste aux USA" et "pour la paix dans le monde" sera retransmise en direct à la TV, de la Salle du Synode au Bureau de Presse du Saint-Siège.

CONFERENCE DE PRESSE

La deuxième Conférence de Presse sur les travaux de la X Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques, après le Rapport après le débat général, aura lieu vendredi 12 octobre 2001, à 12h45, dans la Salle Jean-Paul II du Bureau de Presse du Saint-Siège.

Y interviendront:

  • S.Exc. Mgr Jorge Mario BERGOGLIO, S.I., Archevêque de Buenos Aires (Argentine), Rapporteur Général Adjoint

  • S.Em. le Card. Bernard AGRÉ, Archevêque d’Abidjan (Côte d’Ivoire), Président délégué

  • S.Em. le Card. Ivan DIAS, Archevêque de Bombay (Inde), Président délégué
  • S.Exc. Mgr John Patrick FOLEY, Archevêque titulaire de Neapoli de Proconsolare, Président du Conseil pontifical pour les Communications sociales, Président de la Commission pour l’information
  • S.Exc. Mgr Telesphore Placidus TOPPO, Archevêque de Ranchi (Inde), Vice-Président de la Commission pour l’information

[00267-03.02] [nnnnn] [Texte original: plurilingue]

BRIEFING POUR LES GROUPES LINGUISTIQUES

Le neuvième briefing pour les groupes linguistiques aura lieu demain, jeudi 11 octobre 2001, à 13h10 (dans les lieux de briefing et avec les Attachés de Presse indiqués dans le Bulletin N°2).

Nous rappelons que les opérateurs de communication audiovisuelle (cameramen et techniciens) sont priés de s’adresser au Conseil Pontifical pour les Communication Sociales afin d’obtenir l’autorisation d’accès (très limitée).

POOL POUR LA SALLE DU SYNODE

Le huitième "pool" pour la Salle du Synode sera formé pour la prière d’ouverture de la Seizième Congrégation Générale qui aura lieu jeudi matin, 11 octobre 2001.

Les listes d’inscription au pool sont à la disposition des rédacteurs dans le Bureau Informations et Accréditations du Bureau de Presse du Saint-Siège (à l’entrée, à droite).

Nous rappelons que les opérateurs de communication audiovisuelle (cameramen et techniciens) ainsi que les photo-reporters sont priés de s’adresser au Conseil Pontifical pour les Communications Sociales pour participer au pool dans la Salle du Synode.

Nous rappelons que les participants au pool sont priés d’êtres présents à 08h30 dans le Secteur Presse, à l’extérieur devant l’entrée de la Salle Paul VI, d’où ils seront appelés pour accéder à la Salle du Synode, toujours accompagnés par un attaché, respectivement, du Bureau de Presse du Saint-Siège et du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales.

BULLETIN

Le prochain Bulletin N° 19, concernant les travaux de la Seizième Congrégation Générale de la X Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques de demain matin, jeudi 11 octobre 2001, sera à la disposition des journalistes accrédités à la conclusion des travaux de la Congrégation.

 

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