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PLENARIA 2004


 

L'exemple du Cameroun

Una respuesta de Chile

A response from Ireland

La non credenza in Italia

 

Summarium

 


 

 

Nous publions quelques réponses au questionnaire sur la non-croyance (Italiano, Deutsch, English, Español, Français, Português), sélectionnées parmi celles qui nous sont parvenues.

 

There follows a selection of the numerous responses already received as part of our survey on non-belief (Italiano, Deutsch, English, Español, Français, Português).

 

Pubblichiamo una scelta delle numerose risposte al Questionario sulla non credenza (Italiano, Deutsch, English, Español, Français, Português), già pervenute e che continuano ad arrivare.

 

Iniciamos la publicación de algunas de las numerosas respuestas al cuestionario sobre la increencia (Italiano, Deutsch, English, Español, Français, Português), que hemos recibido hasta ahora y que esperamos seguir recibiendo.

 

*     *     *

 

L’exemple du Cameroun

 

 

Pour répondre aux questions posées, quarante jeunes étudiants en Théologie du Grand Séminaire de Nkolbisson ont été consultés ainsi que le livre Eloi Messi Metogo, Dieu peut-il mourir en Afrique, Karthala-Ucac, 1997, 249 p.

 

1.1 De façon générale des données numériques sur la non-croyance ne sont pas disponibles. L’enquête que nous avons menée identifie seulement les catégories concernées. Généralement, des élites intellectuelles, industrielles, universitaires, des cadres supérieurs, quelques villageois soit une proportion de 1/1000 font des déclarations, adoptent une approche rationaliste du monde et de la vie excluant la croyance : foi en Dieu, attachement aux esprits et aux pouvoirs magiques.

1.2  Les organisations de non-croyants non pas été observées.

1.3 Dans le cadre de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun, la réflexion sur la non-croyance relèverait de la commission Épiscopale pour la doctrine de la foi (BP 1963, Yaoundé, Cameroun, Secrétariat Général).

1.4 Dans le cadre des cours de catéchèse, la religion est enseignée dans les écoles catholiques, 2 à 4 heures par semaine. Dans les écoles publiques, les élèves catholiques s’inscrivent aux cours de catéchèse dans les paroisses qui ont lieu durant les week-ends.

1.5 Le père Eloi Messi Metogo – professeur de théologie à l’Institut catholique de Yaoundé (ICY). BP 11628, Yaoundé, Cameroun – a publié sa thèse doctorale sous le titre : Dieu peut-il mourir en Afrique ? Essai sur l’Intelligence religieuse et l’incroyance en Afrique noire. Karthala UCAC, 1977, 249 p.

 

2.1 Les facteurs qui alimentent la non-croyance :

·      Au niveau des idéologies :

      le marxisme,

      le rationalisme,

      l’anticolonialisme,

      l’antichristianisme missionnaire,

      le scepticisme,

      l’agnosticisme,

      le laïcisme,

      le relativisme religieux,

      le sécularisme.

·      Au niveau des options individuelles. Au-delà des influences idéo­logiques, la non-croyance s’explique aussi par les options individuelles en lien avec l’histoire singulière des personnes dans leur rapport à la divinité :

      rejet de Dieu,

      indifférence religieuse,

      désintéressement religieux total,

      activisme,

      athéisme pratique,

      connaissance d’autres religions,

      pluralisme religieux,

      rupture avec l’Église,

      révolte contre les vérités dogmatiques,

      guerres de religion,

      individualisation de la vie,

      rejet de toute autorité morale.

·      La chute du communisme a affaibli l’ardeur de la pensée marxiste. Le communisme n’est plus désormais une voie à suivre.

·      La mondialisation signifie ici la diffusion rapide des courants et des organisations idéologiques : la prolifération des sectes, la médiatisation des événements internationaux, la publicité des courants de pensée…

2.2 L’Église est de plus en plus contestée comme autorité morale surtout dans les questions qui concernent la « vie privée », la politique et l’économie, on peut dire que :

     l’individu, au nom de sa liberté, tend à rejeter toute orientation morale venant de l’extérieur,

     en outre, l’État, bien que nous soyons en démocratie, refuse les critiques venant de l’Église,

     des sectes de toutes sortes se révèlent être des adversaires farouches de l’Église.

Ces formes d’opposition sont souvent :

     médiatisées : les journaux publient et diffusent à grand tirage les « faiblesses » de la vie de l’Église. Le but est de ternir son image. En outre, une trop grande importance est donnée dans les médias aux sectes et aux cercles ésotériques. Celà relativise la crédibilité de l’Église.

     personnalisées : il s’agit de provoquer les défections des chrétiens. Ils sont détournés vers des sectes ou des cercles ésotériques.

2.3 Au sein de l’Église, l’ouverture œcuménique et le dialogue des religions sont mal compris par certains chrétiens qui pensent que l’ère de la mission est révolue. Ils veulent laisser les gens à leurs croyances ; pour eux, toutes les religions se valent.

Les débats parfois difficiles autour des nominations et de l’attribution des charges ou responsabilités dans l’Église révèlent la face sécularisée du pouvoir dans l’Église. De fait, les « richesses » des hommes, des femmes et des organisations de l’Église leur donnent un pouvoir économique.

Enfin, l’implication des hommes et des femmes d’Église dans la vie politique, en faveur de certains partis politiques, situe politiquement l’Église et nuit à sa neutralité.

2.4 Dans une société où les influences des groupes pèsent sur les individus, la pratique religieuse est bien souvent sociologique. Il arrive qu’on soit catholique ou protestant parce que la famille l’est. Souvent les questions de la vie concrète sont plus importantes que les questions relatives à Dieu et à la religion. D’où les attitudes suivantes :

      pratiquants sociologiques,

      non-pratiquants croyants (foi personnelle),

      pratiquants de la foi individualisée sans Église,

      pratiquants occasionnels,

      pratiquants syncrétistes.

2.5Le dialogue avec les non-croyants reste informel ; il s’effectue dans la pastorale de contact et de proximité, lors des rencontres avec ces non-croyants.

 

3.1 Les mouvements para-religieux :

·      Les mouvements orientaux :

      la méditation transcendantale du Guru Maharishi, Mahesh Yogi,

      la Foi Mondiale Bahiae de Baha’ullah,

      l’association pour l’unification du christianisme mondial (secte Moon),

      l’Ordre Tchan (tendance bouddhiste),

      le Yoga.

·      Les mouvements occultes, sociétés secrètes :

      la Franc-Maçonnerie,

      l’ordre Rosicrucien Amorc.

·      Les mouvements pseudo-chrétiens :

      la scientologie,

      le monde à venir de Mr Herbert W. Amstrong (ou la pure vérité ou Église de Dieu Universelle),

      la parole parlée de William Branham,

      les mormons (l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours),

      les témoins de Jehovah de Charles Taze Russel,

      les adventistes.

·      Les mouvements pseudo-catholiques :

      les vieux catholiques,

      les Mariavites,

      les Gallicans.

·      Les mouvements africains :

      l’Eboga,

      le maraboutisme,

      les guérisseurs anti-sorciers,

      le fétichisme,

      les confréries des sorciers.

Causes de ces mouvements : Ces mouvements recrutent surtout parmi les chrétiens. Ceux-ci sont attirés par :

      le besoin de protection contre les forces du mal,

      le besoin de guérison des maladies « mystiques »,

      le besoin de réussite et de promotion sociales,

      une explication simple et totale de la Bible,

      la solidarité des adeptes dans un contexte de pauvreté accrue.

3.2 Ces mouvements se multiplient, on parle de ruée vers ces communautés ; les zones rurales ne sont plus épargnées.

3.3 Des mouvements ont des liens avec les groupes politiques, l’administration publique, les entreprises : ce sont surtout la Franc-maçonnerie et l’ordre Rosicrucien. C’est bien souvent dans leurs cercles et loges que se décident les nominations et les promotions dans les services publics et les entreprises.

3.4 Les liens coloniaux et post-coloniaux avec la France expliquent davantage la présence de la Franc-maçonnerie, car l’ancienne métropole possède une longue et très active tradition maçonnique en partie anticléricale.

Aucun dialogue à notre connaissance ne se fait entre la Franc-maçonnerie et l’Église locale. La Franc-maçonnerie est perçue comme une organisation farouchement anti-ecclésiale et anti-ecclésiastique et durement laïciste.

L’ordre Rosicrucien est clairement condamné par l’Église ; on ne peut être chrétien conscient au sein de la communauté paroissiale et rosicrucien en travaillant dans les services publics.

3.5 Le défi pastoral. Il s’agit de :

a)  protéger les personnes et les familles face au danger de ces mouvements :

      l’aliénation des personnes,

      la manipulation de la parole de Dieu,

      la fermeture sur soi et ses certitudes.

b)  Inverser la tendance :

·      Ces mouvements sont un signal d’alarme. Il faut donc :

      organiser une meilleure pastorale de l’écoute et de l’assistance, pour lutter contre la pauvreté,

      organiser une meilleure pastorale des personnes concernées par la maladie et la souffrance (exorcisme…)

·      Connaître ces mouvements et mieux informer les fidèles.

·      Par rapport aux victimes, il faudrait :

      les écouter,

      échanger avec elles,

      les aimer,

      être prudent et même ferme si nécessaire,

      les aider dans la connaissance de la Bible, dans l’expérience de la foi, dans l’expérience de la prière.

3.6 Les priorités de l’Église dans la formation seraient :

     créer ou améliorer les instituts spécialisés dans l’étude de la non-croyance et des religions alternatives,

     publier des dossiers plus précis et pédagogiques sur la non-croyance et les religions alternatives,

     organiser et soutenir la constitution de banques de données (enquêtes rigoureuses),

     chaque Conférence Episcopale Nationale devrait avoir une commission spécialisée et des spécialistes bien formés,

     organiser une pastorale adaptée, concernant la non-croyance et les religions alternatives.

 

Abbé Jean Mbarga, Recteur, Grand Séminaire de Nkolbisson, Yaoundé, Cameroun, Consulteur du Conseil Pontifical de la Culture.

 

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Una respuesta de Chile

 

2.1  La increencia tiene hoy día un rostro esencialmente práctico. Ya no es el resultado de la reivindicación del “libre pensamiento” o del “agnosticismo”, aunque se mantenga también esta tendencia en algunos grupos sociales con formación educacional superior. La increencia actual se extiende no sólo entre quienes se declaran ateos sino también entre aquella parte de la población que aún declarándose creyente, conduce su vida cotidiana con relativa indiferencia respecto a lo que señala creer. Lo útil y lo conveniente en cada momento aparece cada vez más como el fundamento de las acciones y de las decisiones. La finalidad última de la vida parece ser el “bienestar”, pasando a un segundo plano la preocupación tradicional de la ética por la búsqueda de una “vida lograda” o “realizada” en las virtudes personales. El reconocimiento social ha pasado a ser la base de la autoestima, sea que se exprese como éxito económico, como prestigio ocupacional o, en términos más globales, como movilidad social ascendente efectivamente lograda. En períodos de alto crecimiento económico se aprecia el optimismo con que se enfrenta el porvenir, y en los períodos de bajo crecimiento o incluso de recesión, como el actual, se aprecia en cambio un generalizado pesimismo, una pérdida de la confianza en las personas e instituciones.

Papel muy determinante juegan a este respecto los medios de comunicación de masas. La vida buena, en general, no tiene valor de información, no es noticia. Es ésta una tendencia de la globalización misma, de su tendencia a vivir en “tiempo real”. Se valora lo que tiene impacto instantáneo, el presente, y se pierde la capacidad de mirar el mediano y largo plazo, que es justamente el plazo en que se pueden esperar resultados en torno a la calidad de vida personal y social. La creencia en una recompensa “en la otra vida” es cotidianamente desacreditada ante la búsqueda de recompensas “en esta vida” y, más aún, ahora mismo. Complementariamente, la tolerancia a la frustración o al sacrificio, tienden a reducirse significativamente. Ello explica también el debilitamiento del matrimonio como compromiso incondicionado y para toda la vida, y aunque se aprecia enormemente la vida de familia entre la población, la familia es vista ahora en un sentido lato, incluyéndose aquellas “recompuestas” entre miembros provenientes de distintas familias de origen. La volatilidad de los afectos se adecua más al vivir en “tiempo real” propio de la sociedad de la información, que la paciencia y perseverancia de quien mira el conjunto de la vida.

Pareciera, en síntesis, que la increencia se despliega en la actualidad sobre el debilitamiento de las expectativas que tradicionalmente nacían de la religión: la recompensa de la vida eterna para quienes hacían el bien y el temor a la condena de quienes hacían el mal. Las expectativas en la sociedad actual se concretan en el presente, y aunque toda expectativa sigue siendo orientada hacia el futuro, se busca darle a ese futuro valor presente, como lo hace el sistema monetario.

 

2.2 La principal forma de oposición a la Iglesia, que se expresa en forma pública y mediática, es el desconocimiento de que la vida religiosa cotidiana tenga más valor que la vida cotidiana de cualquier otra persona, sea o no creyente. Como ya se dijo, pareciera que el amor no tiene valor de información. Sí lo tiene, en cambio, el escándalo o la corrupción. Como se ha visto en el mundo entero y también en nuestro país a propósito de los casos denunciados de pedofilia o de abusos sexuales protagonizados por sacerdotes, no interesa tanto el caso específico denunciado como la demostración genérica de que nadie tiene derecho a sentirse moralmente superior a otros y que, quien lo hace, es un hipócrita. Para la Iglesia ha sido una dura pero también saludable lección de humildad. Sin embargo, su distinción entre el pecado mismo y el tratamiento misericordioso al pecador suele ser completamente incomprendida. Se la acusa de encubrimiento, de falta de transparencia, de doble estándar y, finalmente, de hipocresía. Se trata de destruir toda autoridad moral de la Iglesia, particularmente, en relación a la sexualidad, al pudor, al celibato, al matrimonio indisoluble, en suma, en relación a todas aquellas cuestiones morales donde se introducen hoy día criterios de pluralidad, variedad o elección personal. Pero esa misma tolerancia se muestra intolerante ante el reconocimiento de una tradición moral que la población otorga reconocida autoridad. Tal tolerancia supone o requiere el “pensamiento débil”. Y ciertamente, la increencia es mucho mas débil que la creencia, puesto que no necesita buscar razones para sostenerse, sea en el plano del pensamiento o en el plano del testimonio y de la experiencia de vida.

 

2.3 Las tendencias mencionadas precedentemente son universales y, por lo tanto, también se encuentran dentro de la Iglesia y son compartidas por los cristianos. Es impresionante el desconocimiento que tienen los cristianos, entre nosotros, del magisterio eclesiástico, particularmente, del magisterio pontificio. Como no se podrá acusar jamás a dicho magisterio de ser “pensamiento débil”, se lo aproxima a dicha categoría simplemente ignorándolo, distanciándose de él o considerándolo con indiferencia. Así, por ejemplo, en relación a la moral sexual desde Humanae Vitae en adelante, a las prácticas anticonceptivas, al matrimonio indisoluble, al celibato. Pero también en relación al pecado y al sacramento de la penitencia que va cayendo progresivamente en desuso. Surge en compensación una visión espiritualista del cristianismo y de la conciencia religiosa, en general, que busca el conocimiento de sí mismo, pero no en relación a la objetividad de la realidad sino al ensimismamiento de la vida psíquica y la elevación del tono emocional. Se busca una experiencia religiosa de la acogida afectuosa y se toma distancia de la experiencia que traiga a la memoria responsabilidades y obligaciones. Las expectativas religiosas no se construyen a partir de la consagración de la propia vida, sino a partir de la constante sucesión de momentos y circunstancias en que pueda experimentarse la autocomplacencia y autoestima. Naturalmente, estas son tendencias que proceden de la cultura propia de la sociedad de consumo, pero van progresivamente asimilándose al interior de los propios cristianos, aunque resulte difícil cuantificar su efecto.

 

2.4 Se puede hablar, ciertamente, de indiferentismo y de relativismo entre los mismos creyentes. Pero, como se ha señalado precedentemente, en el contexto de un “pensamiento débil”. No se trata, en efecto, de la influencia ejercida por una defensa razonada del indiferentismo y del relativismo a partir de argumentos tomados de grandes pensadores no creyentes o no cristianos, sino que se trata más bien de una creciente infantilización de la creencia religiosa. Como para la mayor parte de las decisiones cotidianas relevantes no se utilizan criterios de juicio que tengan fundamento religioso, sino criterios económicos, políticos o sociales según sea el ámbito secular de que se trate, la conciencia religiosa se aproxima peligrosamente a ese estado infantil o adolescente en que las decisiones quedan suspendidas a la espera de la mayoría de edad. La conciencia religiosa permanece en muchos cristianos en el nivel de madurez de cuando realizaron la primera comunión. Cuando no se utiliza la experiencia religiosa como criterio de juicio para tomar decisiones que comprometan la vida propia o ajena se reciben las tendencias secularizadoras de la sociedad sin ninguna alerta temprana o defensa y terminan al final por imponerse por el propio mérito de las decisiones que promueven. Al desacoplar, por su parte, la conciencia religiosa de las experiencias reales de la vida cotidiana en el mundo, el contenido de realidad que toda conciencia reclama por su misma naturaleza, suele en este caso sustituirse por la fantasía, por la ensoñación, por la proyección. El indiferentismo y el relativismo se vuelven así modos eficaces de ocultamiento de los ídolos que habitan el mundo moderno.

 

2.5 No existe un diálogo entre los cristianos y los no creyentes, en tanto que no creyentes y con algún grado reconocido de formalidad. Sin embargo, el diálogo entre ellos se produce espontáneamente y en forma cotidiana en todos los niveles del sistema educacional en el que participa la Iglesia: escuelas, universidades y academias. A Dios se lo conoce a través de toda realidad conocida, como planteaba ya San Pablo en su carta a los Romanos. La Iglesia ha desarrollado en América Latina una sólida presencia en el sistema educacional desde hace 500 años, siendo reconocida durante la historia y en la actualidad la calidad de la formación científica, profesional y humana que ofrece. Cada vez más llegan a sus aulas personas formadas culturalmente en el indiferentismo y el relativismo, sean o no bautizadas. Tanto en un sentido testimonial como en un sentido reflexivo, maestros y profesores católicos tienen la cotidiana oportunidad de salir al encuentro del indiferentismo y de la no creencia anunciando el Evangelio, el gozo de la verdad y el gusto por la vida. No se trata sólo de la transmisión explícita de las verdades de la Revelación, de lo que se encargan los cursos de religión y de teología, sino en un sentido más amplio, del sentido de apertura a todo lo real y a su significado, sin reduccionismos ni prejuicios secularistas o cientificistas. A diferencia de los medios de comunicación de masas que transmiten información pero no enseñan a conocer, las escuelas, universidades y academias ayudan cotidianamente a las personas a sentirse parte de su tradición, a comprenderse a sí mismas, a desarrollar la humildad que permite la aproximación a la verdad, a desarrollar habilidades creativas, a trabajar en equipo, a ejercer liderazgo, a desarrollar un espíritu de servicio, etc., elementos sin los cuales no sería comprensible tampoco la conciencia religiosa. Sin descuidar los “nuevos areópagos” hay que perseverar en la educación católica en todos sus niveles, puesto que allí se da actualmente con la más alta frecuencia, el diálogo entre los creyentes y los no creyentes, de una manera estable e institucionalizada.

 

Prof. D. Pedro Morandé y D. Eduardo Valenzuela, Pontificia Universidad Católica de Chile, Santiago de Chile.

 

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A Response from Ireland

 

1.1 The most reliable and detailed figures and statistics available concerning unbelief in Ireland, as in the rest of Europe, are to be found in the European Values Study. The information is available on the website of the EVS at: http://kubnw5.kub.nl/web/fsw/evs/index.htm. The figures for unbelief remain low in Ireland.

About 5.2% of those between 18 and 24 say that they do not believe in God (many of them do not, however, [see below] describe themselves as ‘convinced atheists’). This figure rises to 7.5% among 25-34 year olds and is at 6.2% among those between 35 and 44. Between the ages of 45 and 64 the figures is 1.8% and this falls to 0.7% among those over 65. The overall figure is 4.2%.

However, those who would classify themselves as not being religious persons would be much higher, being over 30% up to the age of 34 and 12.2% in the over-65s. The overall figure is 24.5%. It is not clear how far the answer that people would give to this question would reflect their religious practice and how far it would reflect their religious belief.

The figure for those who describe themselves as convinced atheists is 1.7% overall, rising from 1.3% among 18-24 year olds, to 3.5% among 25 to 44 year olds. Atheism is, therefore, significantly more prevalent among this age group. It is 0.7% among 45 to 64 year olds and no respondent declared him or herself to be an atheist among the over 65s.

1.2 Organised groups of unbelievers are small and not very influential. There is a small humanist association, but the main concern of those who are involved has to do with reducing what they see as the undue influence of religion, and particularly of the Catholic Church, in education and in public life generally. Other concerns have to do with issues of justice and values on which there is more common ground with religion than these groups often recognise. Attempts to draw their attention to this common ground have not been very successful and may be best pursued in some of the broader contexts described below in 1.3.

1.3 There are a number of centres which study the phenomenon of unbelief, although their focus is, more positively, on questions of faith and culture.

The Centre for Faith and Culture in St Patrick’s College Maynooth http://www.maynoothcollege.ie/ has sponsored a number of conferences and publications. Two books have been published recently. The first is Measuring Ireland (ed. James McEvoy), arising from a symposium held in June 2001. This deals with the measuring and of values and beliefs and with how such measurements can be assessed. The second is The Challenge of Truth (ed. Eoin Cassidy), a reflection on Fides et Ratio, based on a colloquium held in May 2000.

The Céifin International Institute for Values-Led Change http://ceifin.com under the inspiration of Father Harry Bohan, has reflected on issues of values and belief in relation to contemporary society. It has held a number of conferences under the broad heading of “Our Society in the New Millennium”. These have been “Are We Forgetting Something?” (1998), “Working Towards Balance” (1999), “Redefining Roles and Relationships” (2000), “Is the Future My Responsibility?” (2001) and “Values and Ethics, Can I Make a Difference” (2002). The papers of all except the last of these have been published.

The Centre for Culture, Technology and Values http://cctv.mic.ul.ie/ in Mary Immaculate College, Limerick combines in particular the expertise of the Department of Theology and Religious Studies with the Department of Media and Communications.

The Mater Dei Institute http://www.materdei.ie/ in Dublin, although it has no formal centre for the study of faith and culture, has had a number of symposia and publications which are an important contribution in this area.

1.4 I am responsible for the area of unbelief and dialogue with non-believers within the Irish Episcopal Conference. Some years ago, before these various centres began to operate, I had a small committee which met regularly. Now the work is done mainly in liaison with the centres mentioned above.

1.5 The space provided for religion in state and voluntary schools is adequate in theory. However, constant efforts by the Diocesan Advisors for Religious Education are required, particularly in second level schools (ages 13 to 18), to ensure that Religion is given its proper place.

There have been a number of developments here. The State is now offering a course for a state examination (Junior Certificate) in religion at about 15 years of age and it is proposed shortly to offer such a course at school leaving age. This will have the effect of giving religion the same standing as other subjects in the school but it also creates some serious challenges. Although the Churches and ecclesial communions have been consulted about the syllabus, it will be important to ensure that in practice the Catholic faith is properly taught to Catholic students and that the element of formation in prayer, liturgy and personal faith is not neglected. There will also be problems in ensuring that the students who do not choose to take Religion as an examination subject will get an adequate education and formation. […]

 

2.1 Unbelief in the strict sense of denial of belief in God is not growing sharply. However religious observance is playing a much smaller part in people’s lives. 31% of those under 24 attend church once a year or less, and over half of these “never or practically never” attend. Only 22.8% attend once a week or more often. The factors feeding the growth of ‘detachment’ from a religious view of life are those which have been at work for some time. They would include:

      cultural elements which are not conducive to deep reflection,

      superficiality and instability in many relationships,

      loss of the sense of relevance of religious language and symbols,

      growing distrust and disillusionment about institutions, not least the Church,

      a perception of the Church as judgmental and unwelcoming,

      rejection of many of the Church’s moral teachings combined with a lack of a sufficient grasp of the theological and philosophical foundations of those teachings.

While this detachment from participation in the life of the Church may well lead in the long term to a weakening of belief in God and in the importance of prayer, it should be noted that the spiritual sense remains very high. It is not, therefore, correct to speak of a significant growth in unbelief, but simply to note that people are less in contact with the Church which traditionally sustained and nourished their belief.

The end of the communist regimes in Europe has not significantly affected the situation in Ireland.

2.2 There is, unfortunately, nothing subtle about the media criticism of the Church in Ireland. The issue of child sexual abuse, which has not, or has not yet, struck some parts of the Church is raging in Ireland. The hostility is such that it is very difficult to get any balanced discussion in the public arena of this dreadful evil. One can see that the Church is being made to carry the blame for something which was, and perhaps still is, endemic in society and which was dealt with in an ill-informed and naïve way by all institutions and individuals in the past.

Many people have seen on television the hurt and damage caused to those who suffered abuse. They have recognised how betrayed these young people have been and how difficult it is for them to trust others after their experience. The realisation that a minority of priests abused the trust and respect placed in the priesthood and took advantage of young people in this appalling way, is agonising for anyone who loves the Church. It is very painful to know that children have been so ill-treated by those who should be signs of God’s tender love for them.

Unless rational discussion takes place, the problem cannot be realistically faced. The effect of this scandal and the surrounding controversies on unbelief cannot yet be measured.

Surprisingly, however, it is not all negative. 73% of people believe that the quality of Catholic priests today is equal to or better than it was in the past. Only 12% think that the quality is lower. 69% agree or strongly agree that the majority of clergy and religious have been unfairly judged as a result of child abuse committed by some priests and religious.

It remains true that this has been and continues to be an enormously traumatic matter for the whole Catholic community and for priests and religious in particular and it is very difficult to predict its long term effects.

On a more general level, the history of Ireland makes it easy, and perhaps not entirely false, to portray the first decades of the State’s existence (the twenties to the end of the sixties) as a time when the Church was dominant and was at least partly to blame for a narrowness and intolerance in society. This is easily presented in terms of ‘modern Ireland’ having ‘grown up’ and ‘escaped from’ a narrow Catholic past into a liberal future. Some such idea is the subtext of some, perhaps most, journalism, but this is by no means universal.

2.3 Ireland is probably more in danger of accepting secular culture more unquestioningly than many other countries because it can be seen as part of a process of modernising itself from an unenlightened period which is too easily identified with the Catholic Church. Censorship, child abuse in religious run institutions, the treatment of single mothers and so on can all be used to reinforce this image.

2.4 Evidence of relativism in the moral sphere is to be seen in many areas. The great lack is that the philosophical foundations of moral discussion are not well understood. Moral discussion in Ireland as elsewhere is almost exclusively utilitarian. The challenge of translating the meaning of Veritatis Splendor and Evangelium Vitae into common discourse has still to be achieved.

In relation to religious indifferentism, the problem makes itself most visible in the demand for intercommunion, particularly with the Church of Ireland (Anglican). The discussions on this question reveal that the underlying issues are not at all understood or are thought by many Catholics to be trivial and unimportant. The Bishops of Ireland, together with those of England, Wales and Scotland issued a document, One Bread, One Body, to address this problem, but with limited success. I would be convinced that on other similar questions, the importance of the underlying issues is similarly misunderstood.

2.5 Dialogue with unbelievers in any formal sense does not take place. Associations of unbelievers do not appear to be sufficiently organised for formal dialogue. The discussions and dialogues that take place under the auspices of Céifin and the other centres are important starting points for more formal dialogue. They do already lead to dialogue on an individual level.

 

3.1 The main para-religious phenomena and movements, some of them Christian, or of Christian origin, are listed on the website of Dialogue Ireland: http://www.esatclear.ie/~dialogueireland/ (Click on A–Z for details of each): Balakhilya Das, Chaitanya School of Meditation, Ching Hai, Dublin Church of Christ, Ekhankar, Hare Krishna, Humana/Tvind, Jehovah’s Witnesses, Landmark Education, Magnificat Meal Movement, Mormons, New Age, The Order of the Ancient Way, Raelians, Satya Sai Baba, School of Philosophy and Economic Science, Scientology, Tony Quinn, Witchcraft-Wicca.

3.2 Most of these movements are growing.

3.3 I am not aware of political links or links with multi-national companies among these bodies. There are no links with government agencies or administrative bodies in Ireland.

3.4 Freemasonry exists and is active on a relatively small scale. There is no formal dialogue, although individual Freemasons have made friendly approaches, but without showing any interest in dialogue. The approaches seem designed to create a feeling that freemasonry is now ‘all right’.

3.5 Some of these groups are very attractive to vulnerable or lonely people. The main pastoral response is through Dialogue Ireland, see above, which is given some support by the mainstream Irish Churches, including the Catholic Church. Dialogue Ireland is engaged more in gathering information and in being a support to families and, where possible, to those who have joined such groups, sects or alternative religions than to engaging in dialogue with them.

3.6 An effort is made to keep seminarians informed about these groups and to make them aware of the work of Dialogue Ireland. The situation changes rapidly, however, with new groups arriving. The Catholic press provides information on the more prominent groups such as “the Church of Scientology”.

 

Donal Murray, Bishop of Limerick, Ireland, Member of the Pontifical Council for Culture.

 

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La non credenza in Italia

 

2.1 L’Italia – a differenza di altri paesi europei – ha conosciuto un processo di secolarizzazione che – sebbene abbastanza pervasivo – non sembra aver intaccato la solidità di una tradizione religiosa di base e un attaccamento alla Chiesa, diffuso persino fra i non credenti (basti solo pensare al numero di quanti scelgono di avvalersi dell’insegnamento della religione cattolica nelle scuole e alle cifre della frequenza alla Messa, mediamente più alte che in altri paesi pur di antica cristianità). Questo dato caratterizza l’atteggiamento di quanti si dichiarano non credenti: dove non si tratta di forme di protesta, o di fasi della vita, è possibile riconoscere in tutti un misto di attrazione verso il fatto religioso e verso la Chiesa in particolare, e di gratitudine ad ogni segno di attenzione o amicizia che venga ad essi rivolto dai credenti e dalle istituzioni ecclesiali (vedi ad esempio la straordinaria recezione fra i “laici” della Cattedra dei non credenti promossa dal Card. Martini a Milano e degli incontri in San Giovanni in Laterano, promossi dal Card. Ruini). Più che di non credenza, il fenomeno diffuso è allora quello della disaffezione alle pratiche della credenza, connessa a carenza di evangelizzazione e di offerta di esperienze spirituali attraenti e formative. L’ignoranza crescente della tradizione cristiana aggrava certamente questa situazione (a livello di formazione artistica, ad esempio, si avverte sempre più il bisogno, anche a livello universitario, di attivare corsi di quasi alfabetizzazione sui segni e i personaggi del sacro e della Bibbia in particolare!).

La cosiddetta crisi delle ideologie, in particolare di quelle dichiaratamente atee e anticristiane, ha certamente creato in molti un senso di vuoto e di orfananza, che li spinge spesso a interessarsi in modo nuovo del fatto religioso e della sfida cristiana: quello che trattiene molti è e resta il problema del male, specie della cosiddetta “sofferenza innocente”, e a volte purtroppo anche lo scandalo della contro-testimonianza da parte specialmente di alcuni pastori e operatori pastorali. La metodologia che risulta la più adatta ad aiutare lo sviluppo positivo della riemergente domanda religiosa sembra sia quella che passa attraverso l’amicizia e il dialogo, per giungere anche – a volta in contemporanea – all’esplicita proclamazione evangelica. I processi della globalizzazione, infine, incidono soprattutto nella misura in cui favoriscono i processi migratori e il conseguente nuovo incontro fra le religioni; fanno avvertire l’urgenza dello scenario impropriamente descritto come dello “scontro delle civiltà” (Huntington) e dei mondi religiosi ad esse sottesi, ed evidenziano le condizioni di miseria e sofferenza in cui vive la più parte dell’umanità, estendendo lo scandalo dell’antica domanda detta della “teodicea”.

2.2 L’opposizione alla Chiesa viene ancora da qualche residuo ideologico anticristiano (massoneria, ideologie politiche resistenti), ma si realizza soprattutto nell’azione dei persuasori occulti della cosiddetta società opulenta: gli ideali e i modelli di vita proposti dai media, dalla propaganda, dagli stessi protagonisti della scena pubblica, sociale, politica e culturale, sono spesso di un consumismo radicalmente antievangelico. Quest’azione risulta particolarmente efficace sulle giovanissime generazioni, fra le quali si assiste ad un crescente e preoccupante abbandono di ogni pratica religiosa. A questo livello l’antidoto consisterebbe in una testimonianza di fede irradiante, capace di molta dedizione e prossimità. Sono però relativamente pochi i luoghi e gli strumenti in cui si realizza questa forma di assistenza educativa agli adolescenti e ai giovani (vedi ad esempio l’azione degli Oratori nella Chiesa milanese, alcune esperienze di associazionismo, alcuni movimenti – i cui aderenti sono però spesso in notevole crescita di età media –, alcune forme della pastorale di base).

2.3 In quanto vivono nel mondo, i discepoli sono segnati e spesso condizionati dal mondo: non meraviglia perciò che mentalità edonistiche, consumistiche e perfino di carrierismo e di strumentalizzazione del sacro si insinuino nella comunità cristiana. Queste forme di “ateismo pratico” non sono meno insidiose e pericolose delle espressioni dell’ateismo teorico e militante di una volta, che anzi produceva spesso una reazione eguale e contraria alla sua violenza. La vigilanza sulle questioni etiche – di etica personale e sociale, ed in particolare di etica della vita – è una forma quanto mai urgente di resistenza all’ateismo pragmatico strisciante che viene a rodere le coscienze e a svuotare la capacità di donazione e di sacrificio, a favore di logiche egoistiche personali e di gruppo.

2.4 La conseguenza è che spesso il livello della vita cristiana si assesta su standards abbastanza mediocri: è come se la vocazione universale alla santità, riproposta con forza dal Vaticano Il e recentemente dalla Novo Millennio Ineunte, sia considerata del tutto utopica e non incisiva nella vita dei credenti. In particolare, sembra del tutto oscurato il senso evangelico della “sostituzione”, per la quale in compagnia di Gesù e per suo dono si accetta di farsi carico del peccato e del dolore altrui per pura gratuità di amore. Solo un alto tasso di carità e di spirito di sacrificio nutrito dalla fede in Cristo può contrastare l’indifferentismo e il relativismo che si va insinuando nelle coscienze anche dei credenti (secondo la logica del “che male c’è? – lo fanno tutti”). La proposta alta e credibile, pagata con la vita, delle esigenze del radicalismo evangelico è l’antidoto da cercare a tutti i costi.

2.5  Ho molta esperienza di dialogo con i non credenti, sia in sedi istituzionali (Università, Centri di Cultura, iniziative come le due accennate dei Cardinali Martini e Ruini, ecc.), sia a livello personale. I principi che ritengo ispirativi per un dialogo autentico sono: a) proposta chiara, onesta e trasparente della propria identità di fede, sempre cosciente della necessaria umiltà derivante dalla povertà delle realizzazioni personali; b) creazione di legami di amicizia per cui l’altro si senta sempre ascoltato e rispettato, oltre che valorizzato in ogni suo apporto positivo; c) confronto sempre attento alle conseguenze etiche dei discorsi che si portano avanti, perché la misura della solidarietà, della responsabilità per altri, specie i più deboli, e della carità testimoniata e donata da Cristo non manchi mai. I frutti – avvolti nel mistero dei cuori e dell’azione della Grazia – sono talora sorprendenti.

 

3.1 I fenomeni e movimenti parareligiosi più diffusi in Italia si possono catalogare in due gruppi: a) movimenti settari, che propongono rassicurazioni facili, e creano climi di appartenenza forte; b) cultura “neopagana”, che celebra l’etica del finito come unica misura di ogni comportamento (cf. gli scritti di Salvatore Natoli, che teorizzano il ritorno a queste forme di neopaganesimo, che risulterebbe liberante rispetto alle inibizioni giudaico-cristiane). Le cause del fascino che questi due differenti fenomeni esercitano si possono individuare da una parte nella diffusa insicurezza e fragilità delle coscienze, anche dinanzi alle minacce del terrorismo mondiale e ai continui attentati alla pace e alla giustizia delle nazioni; dall’altra nell’edonismo pervasivo propagandato dai media, che trova nelle forme neopagane una qualche giustificazione teorica. Un misto dei due fenomeni e delle rispettive cause gioca nell’attrazione suscitata da fenomeni come la stregoneria, la magia, la superstizione: insicurezza ed edonismo fanno da “humus” vitale del proliferare di questi fenomeni, abilmente sfruttati da ciarlatani e aiutati dalla vasta ignoranza religiosa.

3.2 Purtroppo, in Italia i fenomeni di cui si è appena detto sembrano in crescita, favoriti anche dai media e specialmente dalle numerosissime reti televisive private a solo scopo di lucro, oltre che da Internet, con tutta l’ambiguità degli usi che ne sono possibili.

3.3 E’ difficile rispondere nettamente al quesito: quello che è certo, è che molti degli attuali esponenti della scena politica hanno interessi diretti e personali nei sistemi di informazione e comunicazione che tanto favoriscono la diffusione dei fenomeni accennati.

3.4 La massoneria in Italia si va evolvendo verso gli standards europei e americani: questo la porta ad uscire di più allo scoperto, persino in forme clamorose di reciproche, pubbliche accuse e denunce fra logge diverse e membri di esse. In realtà, sempre più appare chiara la natura di “lobby” di potere che molti di questi gruppi hanno sviluppato e alimentano. A tal fine, il dialogo non può essere cercato senza chiarezza sull’assoluta incompatibilità fra appartenenza alla Chiesa e appartenenza alla massoneria.

3.5 Le religioni alternative, specie i Testimoni di Geova, hanno avuto una certa diffusione negli anni passati: inizia però e si sviluppa il fenomeno dei ritorni, spesso con accenti molto critici verso l’esperienza vissuta, considerata non di rado come schiavizzante. Insieme a uno sforzo rinnovato di evangelizzazione e di catechesi, occorrerebbe far conoscere le più signifi­cative e serie testimonianze degli ex. Un’altra sfida che si va diffondendo è quella dell’Islam: specie grazie ai matrimoni, sovente col favore dell’ingenuità e della non conoscenza, si moltiplicano situazioni dolorose e gravi di imposizioni della pratica islamica. Anche qui occorrerebbe sviluppare un’adeguata campagna di informazione e un confronto serio fra il Vangelo e il Corano: personalmente, non nutro il minimo dubbio che al confronto serio l’eccellenza del Vangelo non potrà non apparire a ogni coscienza onesta. Date poi le gravissime affermazioni coraniche sulla Trinità e su Gesù Cristo, andrebbero temperati alcuni irenismi, volti a valorizzare il carattere di natura ispirata (sic!) del testo coranico.

3.6 Individuerei tre priorità: a) rilancio dell’evangelizzazione e della catechesi a tutti i livelli e in tutte le forme (ad esempio, le Scuole Cattoliche dovrebbero riscoprire la loro missione originaria in non pochi casi); b) pro­mozione del dialogo serio, amicale, non irenico, fondata su una coraggiosa proposta cristiana e un’attenta conoscenza dell’altro; c) evangelizzazione dei non credenti e dei non cristiani con metodologie articolate, rispettose delle coscienze, ma non meno della proposta della Verità che è Cristo. A tal fine, non solo nei Seminari e nei Centri teologici, ma anche a livello di formazione permanente del clero e dei religiosi e di formazione catechistica, occorrerebbe prestare un’adeguata attenzione al complesso di questioni e di soggetti richiamati (non credenza, religioni alternative, ecc.).

 

Mons. Bruno Forte, Pontificia Facoltà Teologica dell’Italia Meridionale, Napoli, Italia, Consultore del Pontificio Consiglio della Cultura.

 


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