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02 - 02.10.2009
RÉSUMÉ
- PRÉSENTATION DU
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
- CALENDRIER DES TRAVAUX
SYNODAUX
- INFORMATION SYNODALE
GÉNÉRALE
- PRIÈRE POUR LE SUCCÈS
DU SYNODE
- CHAPELLE DU SYNODE
- AVIS
PRÉSENTATION DU
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Vendredi, 2 octobre 2009 à 11 h 30, dans la Salle Jean-Paul II du
Bureau de Presse du Saint-Siège, S. Exc. Mgr Nikola Eterović,
Secrétaire Général du Synode des Évêques, a tenu un “briefing”, a
fìn de fournir des informations sur la signification et le
développement de l’Assemblée synodale.
Nous rapportons, ci-dessous, le texte de la présentation du
Secrétaire Général:
Dans son discours sur le mont des Béatitudes, le Seigneur Jésus a
révélé la dignité de ses disciples en affirmant: “Vous êtes le sel
de la terre... Vous êtes la lumière du monde” (Mt 5, 13. 14). Ces
paroles, qui sont valables pour les chrétiens de tous les temps,
sont adressées d’une manière toute particulière aux fidèles de
l’Afrique en ce moment de leur histoire ecclésiale et sociale.
L’actualité de cet appel a également été souligné par le Saint-Père
Benoît XVI, qui en a fait la devise de sa première Visite
Apostolique au coeur de l’Afrique, au Cameroun et en Angola, du 17
au 23 mars 2009.
Il s’agit, à la fois, d’une constatation et d’une exhortation. Les
chrétiens, régénérés dans le baptême par la grâce de l’Esprit Saint,
se sont revêtus de Jésus Christ, “lumière du monde” (cf. Jn 8, 12)
qui “éclaire tout homme” (Jn 1, 9). Aussi, ils doivent vivre
l’esprit des béatitudes et de cette manière refléter la Lumière
Jésus Christ, selon ses propres paroles: “Ainsi votre lumière
doit-elle briller devant les hommes afin qu'ils voient vos bonnes
œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux” (Mt 5, 16).
En s’engageant dans une vie chrétienne authentique, les disciples du
Seigneur s’efforcent de Le suivre, de cheminer derrière Lui en se
reniant et se chargeant de leur croix (cf. Mc 8, 34). En se laissant
guider par la lumière du Christ, ils deviendront toujours plus le
sel de la terre qui, renouvelé par la grâce de l’Esprit Saint, non
seulement ne perdra pas sa saveur, mais sera en mesure de donner un
vrai goût de l’Évangile à toute la réalité humaine en Afrique et
dans le monde entier.
Être le sel de la terre et la lumière du monde est la vocation de
chaque chrétien. Appliquée à la réalité africaine, cette vérité nous
permet de comprendre l’esprit avec lequel nous voulons célébrer la
Seconde Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques, sur
le thème: L’Église en Afrique au service de la réconciliation, de la
justice et de la paix, “Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la
lumière du monde” (Mt 5, 13. 14). La priorité concerne, donc,
l’oeuvre urgente d’évangélisation qui a comme reflet indissociable
la promotion humaine dans le contexte du continent africain.
Le thème de l’Assise synodale est assez indicatif vu qu’il reprend
le titre de l’Exhortation Apostolique Postsynodale Ecclesia in
Africa, qui recueille les résultats de la Première Assemblée
Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques, qui s’était déroulée
du 10 avril au 8 mai 1994, sur le thème L’Église en Afrique et sa
mission évangélisatrice vers l’an 2000: “Vous serez mes témoins” (Ac
1, 8). Avec un tel choix, nous avons voulu souligner la continuité
entre les deux Assemblées. La première nous a offert un cadre
général et global de la situation de l’Église catholique sur le
continent. Elle avait même affronté différents défis, ecclésiaux,
sociaux et politiques qui, malheureusement, sont pour la plus grande
partie encore actuels. Tenant compte de ce cadre toujours valable,
avec cette Seconde Assemblée spéciale, les Pères synodaux, guidés
par le Saint-Père Benoît XVI, désirent approfondir la mission de
l’Église au service de la réconciliation, de la justice et de la
paix. Il s’agit de thèmes fondamentaux pour le présent et l’avenir
de l’Église catholique en Afrique. Pour cette tâche urgente, elle
est disposée à collaborer avec d’autres Églises et communautés
chrétiennes, avec ceux qui appartiennent à d’autres religions non
chrétiennes, ainsi qu’avec tous les hommes de bonne volonté. À cet
égard, une relation d’environ 30 minutes est prévue, le premier jour
des travaux, sur la réception de l’Ecclesia in Africa, qui sera
suivie d’une discussion libre sur le thème.
La préparation de la Seconde Assemblée Spéciale pour l’Afrique a
déjà commencé il y a cinq ans, lorsque le 15 juin 2004, le Serviteur
de Dieu Jean-Paul II exprima le désir de convoquer la Seconde
Assemblée synodale pour l’Afrique. Elle a commencé, plus
spécifiquement avec la publication des Lineamenta, le 27 juin de
l’an 2006. Durant la Visite à Yaoundé, au Cameroun, le Saint-Père
Benoît XVI a remis le 19 mars 2009 l’Instrumentum laboris de
l’Assemblée synodale aux Présidents des 36 Conférences épiscopales
et aux Chefs de 2 Églises orientales catholiques sui iuris, ainsi
que de l’Assemblée de la Hiérarchie catholique d’Égypte.
L’Église en Afrique a connu un grand dynamisme. De 1978 jusqu’en
2007, le nombre des catholiques africains est passé de 55.000.000 à
146.000.000. Les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ont
également connu une remarquable croissance (cf. Annexe).
Il nous faut compléter ce cadre prometteur avec le nombre de bien
521 agents pastoraux qui, de 1994 à 2008, ont été tués en Afrique à
cause du nom de Jésus Christ (Cf. Mt 10, 22). Il s’agit d’africains
de nationalité et d’adoption, c’est-à-dire de missionnaires en
terres africaines. Au cours de l’année 2008, par exemple, sur les 20
opérateurs pastoraux catholiques tués dans le monde, 5 étaient
africains: 3 prêtres, 1 religieux et 1 volontaire laïc, provenant
respectivement du Kenya, de la Guinée Conakry, du Nigeria et de la
République démocratique du Congo. L’Évangile qu’ils ont annoncé est
le vrai sel de la terre, garantie d’une évangélisation profondément
enracinée, en mesure de résister à toute possible adversité. La
Bonne Nouvelle accompagnée par le témoignage limpide de leur service
ecclésial devient la lumière qui brille dans les ténèbres du monde,
parfois trop densément concentrée sur certaines parties du continent
africain.
* * *
Être toujours plus le sel de la terre et la lumière du monde est la
grâce que l’on obtient par la prière. La célébration de l’Assemblée
synodale sera accompagnée d’intenses moments de prière.
Le Saint-Père Benoît XVI, Président du Synode des Évêques, présidera
trois célébrations eucharistiques dans la Basilique pontificale de
Saint-Pierre. Outre à celle du début, dimanche 4, et de la
conclusion des travaux synodaux, dimanche 25 octobre, Sa Sainteté
canonisera, dimanche 11 octobre, 5 bienheureux: Zygmunt Szczesny
Felinski, Francisco Coll y Guitart, Jozef Daamian de Veuster, Rafael
Arnáiz Barón et Marie de la Croix (Jeanne) Jugan. Ces saints
indiquent d’une manière concrète comment l’on devient le sel de la
terre et la lumière du monde.
La prière accompagnera les réflexions des Pères synodaux chaque
jour, le matin et l’après midi. La prière de l’Heure Tierce sera
accompagnée d’une brève homélie, par les Pères synodaux. Un moment
particulier est prévu samedi soir 10 octobre. Le Saint-Père guidera
la récitation du Saint Chapelet avec l’Afrique et pour l’Afrique, en
liaison télévisée, via satellite, depuis la Salle Paul VI avec les
universitaires de 9 capitales africaines: Le Caire (Égypte),
Antananarive (Madagascar), Kinshasa (Rép. dém. du Congo), Nairobi
(Kenya), Johannesburg (Afrique du Sud), Maputo (Mozambique),
Khartoum (Soudan), Onitsha (Nigeria) et Ouagadougou (Burkina Faso).
À cette Seconde Assemblée spéciale pour l’Afrique participeront 244
Pères synodaux, dont à 228 d’entre eux a été conféré le titre
d’Évêque. Ils y prendront part à des titres divers: 79 y
participeront ex officio, 129 en tant qu’élus et 36 nommés par le
Pape. Parmi eux, 33 sont des cardinaux, 75 sont archevêques, 120
sont évêques et 8 sont des religieux élus par l’Union des Supérieurs
Généraux. Quant aux charges assumées, il y a 37 Présidents de
Conférences épiscopales, 189 Évêques ordinaires, 4 Coadjuteurs, 2
Auxiliaires et 8 (arch)évêques émérites.
En référence à l’art. VII de l’Ordo Synodi Episcoporum, le
Saint-Père Benoît XVI avait établi que ex officio participeraient à
l’Assise synodale, outre au 25 Chefs de Dicastère de la Curie
Romaine, tous les cardinaux africains actuellement au nombre de 14,
les Présidents des Conférences épiscopales, nationales, régionales
et ceux des réunions internationales. Dans le choix des Pères
synodaux on a suivi le critère d’élire un Évêque sur 5. De toute
façon, on a essayé d’avoir au moins un Évêque de chacun des 53 pays
d’Afrique.
La majorité des Pères synodaux, précisément 197, provient de
l’Afrique. 47 proviennent d’autres continents: 34 de l’Europe, 10 de
l’Amérique, 2 de l’Asie et 1 de l’Océanie. Parmi eux se trouvent des
Présidents des Conférences épiscopales des 4 autres continents qui,
au début des travaux, s’adresseront à l’Assemblée. Ce fait souligne
que la Seconde Assemblée spéciale pour l’Afrique concerne toute
l’Église catholique.
En ce qui concerne les travaux synodaux, sont prévues 20
Congrégations Générales et 9 Sessions pour les Carrefours, divisés
dans les trois langues officielles de l’Assise: français, anglais et
portugais. Les Pères synodaux pourront aussi utiliser l’italien.
Dans ces langues, 4 attachés de presse informeront régulièrement les
journalistes sur les travaux synodaux. Lundi 5 octobre aura lieu la
première Conférence de presse à laquelle prendra part S.Ém. le
Cardinal Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape Coast,
Ghana, Rapporteur général.
Comme on le sait, le Saint-Père Benoît XVI a nommé trois Présidents
délégués, les Cardinaux: Francis ARINZE, Préfet émérite de la
Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements;
Théodore-Adrien SARR, Archevêque de Dakar, Sénégal, et Wilfrid Fox
NAPIER, ofm, Archevêque de Durban, Afrique du Sud. En meme temps, Sa
Sainteté a nommé deux Secrétaire spéciaux: S.Exc. Mgr António Damião
FRANKLIN, Archevêque de Luanda, Angola, et S.Exc. Mgr Edmond
DJITANGAR, Évêque de Sarh, Tchad.
Prendront part également à l’Assise synodale les Délégués
fraternels, représentants de 6 Églises et communautés ecclésiales
présentes d’une manière significative en Afrique, avec lesquelles
l’Église catholique maintient des rapports de dialogue et de
collaboration.
Il y aura aussi 29 Experts, dont 19 hommes et 10 femmes, et 49
Auditeurs, dont 29 hommes et 20 femmes, disposés à apporter leur
contribution au bon déroulement des travaux synodaux, enrichissant
la réflexion de leur témoignage significatif.
Avec les Assistants, les traducteurs et le personnel technique et,
en particulier, les officiels de la Secrétairerie Générale,
participeront à l’Assemblée générale environ 400 personnes.
Accueillant l’invitation du Saint-Père Benoît XVI, trois Invités
spéciaux participeront à l’Assise synodale.
En premier lieu, mardi 6 octobre, prendra part à la Troisième
Congrégation générale le Patriarche de l’Église orthodoxe Tewahedo
Etiope Sa Sainteté Abuna Paulos. Il s’agit d’une participation au
Synode du représentant de l’Église chrétienne susmentionnée,
présente en Afrique dès les temps apostoliques.
Vendredi 9 octobre, est attendu M. Rudolf Adada, ancien Chef de la
Joint United Nations/African Union Peacekeeping Mission pour le
Darfour. Il devrait faire part des efforts de paix dans la région du
Darfour, qui concernent non seulement les pays africains mais le
monde entier.
Lundi 12 octobre, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO
s’adressera aux Pères synodaux pour les informer des efforts faits
par la FAO dans le but de garantir la sécurité alimentaire en
Afrique.
* * *
“Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde” (Mt
5, 13. 14). L’Église qui chemine en Afrique depuis 2000 ans, cherche
à mettre en pratique cette invitation de son Seigneur. Elle est en
train de le faire dans les régions de l’Afrique du Nord-Est depuis
les temps apostoliques (Cf. Ac 8, 26-39). Dans certaines zones,
comme par exemple dans l’actuel Angola, la Bonne Nouvelle a été
annoncée il y a plus de 500 ans. Dans d’autres régions, la lumière
de l’Évangile a pénétré avec les missionnaires il y a environ 100
ans. Grâce à Dieu, les résultats en ont été abondants. L’un des
signes de fécondité apostolique sont les vocations missionnaires en
Afrique. On compte toujours plus de prêtres, de religieux, de
religieuses et de laïcs qui accomplissent le service pastoral auprès
des autres Églises particulières en Afrique ou sur d’autres
continents. Avec la Bonne Nouvelle, ils s’efforcent de promouvoir
l’activité d’éducation et d’assistance de l’Église, en offrant une
formation intégrale, humaine et chrétienne, aux nouvelles
générations. En même temps, ils cherchent à soulager les plaies
ouvertes dans l’esprit et dans le corps de leurs frères face aux
grands défis du sous-développement et, donc, de la faim, des
maladies, des violences, y compris les guerres. A l’aide de leurs
actions, ils continuent l’œuvre de Jésus Bon Samaritain en faveur de
chaque homme africain, sans distinction d’ethnie, de langue, de
religion, apportant une contribution précieuse au processus de la
justice et de la paix qui prend naissance d’un coeur réconcilié avec
Dieu et avec son prochain.
En invoquant l’intercession de tant de saints africains et, en
particulier, de la Bienheureuse Vierge Marie, Notre Dame d’Afrique,
nous prions pour que la célébration de la Seconde Assemblée spéciale
devienne une occasion propice pour tout le Peuple de Dieu pour se
consacrer à la prière et à la réflexion approfondie sur le présent
de l’activité pastorale en Afrique, en union avec les Pasteurs et
sous la conduite de l’Évêque de Rome et Pasteur universel de
l’Église. Bénie par l’Esprit Saint, l’Église en Afrique souhaite
entreprendre, avec un zèle renouvelé, l’action d’évangélisation et
de promotion humaine sur le grand continent. Une Église réconciliée
en son sein, deviendra une annonciatrice crédible de la
réconciliation au niveau de la société, apportant une contribution
irremplaçable à la promotion de la justice et à la réalisation de la
paix.
Quelques données statistiques sur l’activité caritative de l’Église
catholique en Afrique
I) Il existe en Afrique 53 Caritas nationales dont 20 ont également
d’autres objectifs, en général liés à la promotion de la solidarité
et au développement intégral de l’homme et de la société. Il y a
également des Caritas au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Toutes
les organisations nationales sont coordonnées par la Caritas Africa
dont le centre est à Kampala, en Ouganda.
II) Le réseau des Commissions Justice et Paix est très développé. On
trouve au niveau continental le Secrétariat Justice et Paix du
SCEAM. Il y a également 8 Commissions régionales et 34 Commissions
nationales, auprès de chaque Conférence Épiscopale. Il y a également
12 Instituts et Centres de promotion de la doctrine sociale de
l’Église.
III) Parmi toutes les œuvres importantes de promotion humaine, il
faut rappeler l’existence de la Fondation pour le Sahel, instituée
le 22 février 1984 par Jean-Paul II, après sa visite au Burkina Faso
[1]. Le 12 février 2001, le regretté Pape Jean-Paul II institua la
fondation “Le Bon Samaritain” afin de soutenir les infirmes les plus
nécessiteux, et surtout les malades du SIDA. La Fondation dépend du
Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé.
IV) L’Église catholique est très présente dans le domaine de la
pastorale de la santé. Selon les dernières données recueillies en
2007, on trouve sur le continent africain 16 178 centres de santé
dont: 1 074 hôpitaux, 5 373 dispensaires, 186 léproseries, 753
maisons d’accueil des personnes âgées et invalides, 979 orphelinats,
1 997 crèches, 1 590 centres de consultation, 2 947 centres de
rééducation sociale, et 1 279 centres de santé divers.
V) Avec l’annonce de l’Évangile, l’Église catholique promeut depuis
toujours l’éducation intégrale des personnes grâce aux écoles
catholiques. Il y a actuellement sur le continent africain 12 496
écoles maternelles avec 1 266 444 inscrits; 33 263 écoles
élémentaires avec 14 061 806 élèves; 9 838 collèges avec 3 738 238
élèves. 54 362 élèves étudient dans les lycées. Dans les
Universités, 11 011 étudiants fréquentent les études ecclésiastiques
et 76 432 d’autres discplines.
[1] Au cours des 25 dernières années, la Fondation a distribué près
de 40 millions de dollars USA
dans 9 pays: Burkina Faso, Cap Vert, Gambie, Guinée Bissau, Mali,
Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad en finançant les projets d’accès
à l’eau et de remise en vigueur des champs cultivables, ainsi que
les projets de formation et d’éducation.
|
Afrique |
| |
Habitants |
Catholiques |
Circ. Eccl |
Centres pastoraux |
Évêques |
Prêtres |
Diacres |
Relig. non prêtres |
Religieuses professes |
Missionnaires |
| 2007 |
943.743.000 |
164.925.000 |
516 |
89.006 |
657 |
34.658 |
403 |
7.921 |
61.886 |
3.590 |
| 2006 |
926.878.000 |
158.313.000 |
514 |
85.311 |
638 |
33.478 |
379 |
7.846 |
60.708 |
4.301 |
| 2005 |
898.630.000 |
153.470.000 |
509 |
84.472 |
630 |
32.370 |
374 |
7.948 |
58.781 |
4.092 |
| 2004 |
876.720.000 |
148.817.000 |
507 |
81.629 |
630 |
31.259 |
368 |
7.791 |
57.475 |
3.926 |
| 2003 |
850.558.000 |
143.659.000 |
505 |
79.994 |
632 |
30.419 |
336 |
7.370 |
56.409 |
2.633 |
| 2002 |
830.516.000 |
137.428.000 |
503 |
79.514 |
617 |
29.274 |
336 |
7.139 |
53.980 |
2.575 |
| 2001 |
809.105.000 |
135.660.000 |
497 |
79.003 |
616 |
27.988 |
372 |
7.249 |
52.695 |
1.488 |
| 2000 |
789.455.000 |
130.018.000 |
495 |
82.668 |
601 |
27.165 |
361 |
7.256 |
52.583 |
1.222 |
| 1999 |
768.999.000 |
124.270.000 |
489 |
87.661 |
592 |
26.547 |
324 |
7.299 |
51.617 |
1.071 |
| 1998 |
748.612.000 |
16.664.000 |
479 |
84.131 |
575 |
26.026 |
1.313 |
7.025 |
51.304 |
1.256 |
[00002-03.08] [RE000] [Texte original: italien]
CALENDRIER DES TRAVAUX
SYNODAUX
4 octobre - Dimanche
09.30
Inauguration solennelle avec Co-célébration de la Sainte Messe dans
la Basilique de Saint-Pierre
5 octobre - Lundi
09.00 - 12.30
1ère Congrégation générale
Salutation du Président Délégué
Rapport du Secrétaire Général
RAPPORT AVANT LE DÉBAT GÉNÉRAL
Interventions libres
16.30 - 19.00
2ème Congrégation générale
Compte-rendus sur les rapports des divers continents avec l’Afrique
Compte-rendu sur Ecclesia in Africa
18.00 - 19.00
Interventions libres
6 octobre - Mardi
09.00 - 12.30
3ème Congrégation générale
Élection de la Commission pour le Message (I)
Début du débat général
16.30 - 19.00
4ème Congrégation générale
Continuation du débat général
18.00 - 19.00
Interventions libres
7 octobre - Mercredi
09.00 - 12.30
Carrefours (Ie Session)
Élection des Modérateurs et des Rapporteurs
Discussion sur le Rapport avant la débat général
16.00
Réunion des Modérateurs et des Rapporteurs
16.30 - 19.00
5ème Congrégation générale
Continuation du débat général
18.00 - 19.00
Interventions libres
8 octobre - Jeudi
09.00 - 12.30
6ème Congrégation générale
Élection de la Commission pour le Message - II
Continuation du débat général
16.30 - 19.00
7ème Congrégation générale
Continuation du débat général
18.00 - 19.00
Interventions libres
9 octobre - Vendredi
09.00 - 12.30
8ème Congrégation générale
Continuation du débat général
16.30 - 19.00
9ème Congrégation générale
Continuation du débat général
18.00 - 19.00
Interventions libres
10 octobre - Samedi
09.00 - 12.30
10ème Congrégation générale
Continuation du débat général
18.00
Prière du Chapelet avec les étudiants des Universités de Rome dans
la Salle Paul VI
11 octobre - Dimanche
10.00
Sainte Messe avec Canonisation des Bienheureux Zygmunt Szsezęsny
Feliński, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damiaan de Veuster, Rafael
Arnáiz Barón et Marie de la Croix (Jeanne) Jugan dans la
Place Saint-Pierre
12 octobre - Lundi
09.00 -12.30
11ème Congrégation générale
Continuation du débat général
Audition des Auditeurs (I)
16.30 - 19.00
12ème Congrégation générale
Continuation du débat général
Audition des Auditeurs (II)
18.00 - 19.00
Interventions libres
13 octobre - Mardi
09.00 - 12.30
13ème Congrégation générale
Continuation du débat général
Audition des Délégués fraternels
16.30 - 19.00
14ème Congrégation générale
RAPPORT APRÈS LE DÉBAT GÉNÉRAL
18.00 - 19.00
Interventions libres
14 octobre - Mercredi
09.00 - 12.30
Carrefours (IIe Session)
Discussion sur le Rapport après le débat général
l6.30 -19.00
Carrefours (IIIe Session)
Discussion sur le Rapport après le débat général
15 octobre - Jeudi
09.00 - 12.30
15ème Congrégation générale
Présentation dans la Salle du Synode des Rapports des Carrefours
Interventions libres
16.30 - 19.00
Carrefours (IVe Session)Préparation des Propositions
16 octobre - Vendredi
09.00 - 12.30
Carrefours (Ve Session)
Préparation des Propositions
16.30 - 19.00
Carrefours (VIe Session)
Préparation des Propositions
19.00
Remise des Propositions à la Secrétairerie Générale
17 octobre - Samedi
09.00 - 12.30
16ème Congrégation générale
Élection du Conseil (I)
Présentation du Schéma du Message
Discussion du Message
18 octobre - Dimanche
Pas de Congrégation
Réunification des Propositions par le Rapporteur Général avec les
Secrétaires Spéciaux et les Rapporteurs des Carrefours
19 octobre - Lundi
09.00 - 12.30
Pas de Congrégation
Réunification des Propositions par le Rapporteur Général avec les
Secrétaires Spéciaux et les Rapporteurs des Carrefours
16.30 - 19.00
Pas de Congrégation
Réunification des Propositions par le Rapporteur Général avec les
Secrétaires Spéciaux et les Rapporteurs des Carrefours
20 octobre - Mardi
09.00 - 11.30
17ème Congrégation générale
Présentation de la LISTE UNIFIÉE DES PROPOSITIONS
Élection du Conseil (II)
11.30 - 12.30
Carrefours (VIIe Session)
Préparation des Amendements aux Propositions
16.30 - 19.00
Carrefours (VIIIe Session)
Préparation des Amendements aux Propositions
21 octobre - Mercredi
09.00 - 12.30
Carrefours (IXe Session)
Préparation des Amendements aux Propositions
13.00
Remise des Amendements collectifs à la Secrétairerie Générale
16.30 - 19.00
Pas de Congrégation
Étude des Amendements collectifs aux Propositions par le Rapporteur
Général avec les Secrétaires Spéciaux et les Rapporteurs des
Carrefours
22 octobre - Jeudi
09.00 - 12.30
Pas de Congrégation
Étude des Amendements collectifs aux Propositions par le Rapporteur
Général avec les Secrétaires Spéciaux et les Rapporteurs des
Carrefours
16.30 - 19.00
Pas de Congrégation
Étude des Amendements collectifs aux Propositions par le Rapporteur
Général avec les Secrétaires Spéciaux et les Rapporteurs des
Carrefours
23 octobre - Vendredi
09.00 - 12.30
18ème Congrégation générale
Présentation et votation du Message
17.30 - 19.00
19ème Congrégation générale
Présentation de la LISTE FINALE DES PROPOSITIONS
24 octobre - Samedi
09.00 - 12.30
20ème Congrégation généraleVote des Propositions: Placet - Non
Placet
13.00
Repas fraternel avec le Saint-Père
Salutations
25 octobre - Dimanche
09.30
Co-célébration Solennelle de la Sainte Messe en conclusion du Synode
en la Basilique de Saint-Pierre
Cité du Vatican, le 8 Septembre 2009
+ Nikola Eterović
Archevêque titulaire de Sisak
Secrétaire Général
INFORMATION SYNODALE
GÉNÉRALE
C’est au cours du déroulement des travaux du Concile Œcuménique
Vatican II que mûrit le souhait des Pères du Concile (manifesté dans
les Décrets Christus Dominus [N°5] et Ad gentes [N°29]) de garder
vivant l’authentique esprit de collégialité, c’est-à-dire la
conviction que le Pape, dans l’accomplissement de l’office de
Pasteur Universel de l’Église, puisse exercer de manière plus
évidente et plus efficace son union avec les Évêques, Membres du
même ordre épiscopal que l’Évêque de Rome.
C’est dans ce but que le Pape Paul VI, avec la Lettre Apostolique
"Motu proprio" Apostolica sollicitudo du 15 septembre 1965 (AAS 57
[1965] 775-780), institua le Synode des Évêques pour toute l’Église,
comme fruit de l’expérience conciliaire, et en détermina la
structure et le devoir institutionnel: « En observant attentivement
les signes des temps, Nous Nous efforçons d'adapter les voies et les
moyens de l'apostolat aux besoins pressants de nos jours et aux
nouvelles conditions de la vie sociale. Notre sollicitude
apostolique Nous presse de renforcer par des liens toujours plus
étroits Notre union avec les évêques «que l'Esprit Saint a établis
[...] pour régir l'Église de Dieu» (Ac 20,28)» (Introduction de
l’Apostolica sollicitudo). «Le Synode d'évêques, où des évêques
choisis dans les différents pays du monde apporteront une aide
efficace au Pasteur suprême de l'Église, sera constitué de telle
sorte qu'il soit: a) un organisme ecclésiastique central; b)
représentatif de tout l'épiscopat catholique; c) d'un caractère
perpétuel; d) d'une structure telle que sa fonction s'exercera d'une
façon temporaire et occasionnelle» (Chapitre I de l’Apostolica
sollicitudo). «De par sa nature même, le Synode des Évêques a pour
mission d'informer et de conseiller. Il pourra également avoir
pouvoir délibératif lorsque ce pouvoir lui sera donné par le
Souverain Pontife, auquel il reviendra, dans ce cas, de ratifier la
décision du Synode. Les fins générales du Synode des Évêques sont:
a) entretenir une union et une collaboration étroites entre le
Souverain Pontife et les évêques du monde entier; b) veiller à ce
qu'une information directe et vraie soit donnée sur les situations
et les questions relatives à la vie interne de l'Église et à
l'action qu'elle doit mener dans le monde d'aujourd'hui; c)
faciliter la concordance de vues, du moins sur les points essentiels
de la doctrine et sur les modalités de la vie de l'Église. Ses fins
spéciales et prochaines sont: a) établir un échange d'informations
utiles; b) donner des conseils sur les questions pour lesquelles le
Synode aura été convoqué» (Chapitre II de l’Apostolica sollicitudo).
«Le Synode des Évêques est soumis directement et immédiatement à
l'autorité du Pontife Romain» (Chapitre III de l’Apostolica
sollicitudo). «Le Synode des Évêques peut être convoqué en Assemblée
Générale, en Assemblée Extraordinaire et en Assemblée Spéciale»
(Chapitre IV de l’Apostolica sollicitudo).
Au cours de la Récitation de l’Angelus Domini de dimanche 22
septembre 1974, Paul VI a donné lui-même la définition de Synode des
Évêques: "Il s’agit d’une institution ecclésiastique que nous, tout
en interrogeant les signes des temps et encore plus en essayant
d’interpréter en profondeur les desseins divins et la constitution
de l’Église catholique, nous avons établie après le Concile Vatican
II, afin de favoriser l’union et la collaboration des Évêques du
monde entier avec ce Siège Apostolique, à travers une étude commune
des conditions de l’Église et la solution unanime des questions
relatives à sa mission. Il ne s’agit pas d’un Concile, il ne s’agit
pas d’un Parlement, mais d’un Synode de nature particulière".
Le fondement théologique du Synode des Évêques a été offert par le
Serviteur de Dieu, le Pape Jean-Paul II, qui l’a indiqué, dans son
Discours au Conseil de la Secrétairerie Générale du Synode des
Évêques du 30 avril 1983, comme "une expression particulièrement
fructueuse et un instrument valide de la collégialité épiscopale".
Il s’agit d’une assemblée de Membres de l’épiscopat catholique dont
le devoir est celui d’aider à conseiller le Pape dans le
gouvernement de l’Église universelle, sur les matières concernant le
salut et l’augmentation de la foi et des coutumes, l’observation et
la confirmation de la discipline ecclésiastique, et pour étudier les
problèmes concernant l’activité de l’Église dans le monde. Ceci
advient, comme l’a confirmé Sa Sainteté Benoît XVI dans la
Méditation au cours de la célébration de l’Heure Tierce pour le
début des travaux de la XI Assemblée Générale Ordinaire du Synode
des Évêques (AAS 97 [2005] 951)c, dans en milieu d’amour réciproque,
d’aide réciproque, de partage, de "correction fraternelle", de
consolation qui, en tant que "fonctions de la collégialité", sont
"un grand acte de véritable affection collégiale".
Au cours de l’agape fraternelle, en conclusion de la VII Assemblée
Générale Ordinaire du Synode des Évêques, le 30 octobre 1987, dans
la Domus Sanctae Marthae au Vatican, Jean-Paul II a dit:
"L'expérience du Synode a en soi quelque chose de sacré; quelque
chose du mystère de l’Église. On vit la réalité de l’Église, sa
réalité même ‘ethnique’, sa réalité diffuse, parole de Dieu diffuse,
reçue dans les Pays, dans les cultures, dans les continents. On vit
tout ceci, en écoutant les différents intervenants, leurs
interventions. On vit les expériences des Églises locales, des
expériences très différentes, parfois très douloureuses, d’autres
très difficiles. C’est ainsi que, de toutes les interventions des
pères, et parfois avec les pères, mais aussi des interventions de
nos frères et sœurs laïcs, il en découle un cadre, une vision : une
vision de l’Église. Il ne s’agit pas seulement d’une vision, dans le
sens descriptif du terme, de comment l’Église vit l’Église en tant
que réalité humaine, réalité ethnique, mais en même temps de
l’Église en tant que mystère. Et c’est ici que commence un point où
l’expérience du Synode, s’agissant là d’une expérience profondément
religieuse, est difficile à transmettre aux autres, à porter
en-dehors; elle reste, en un certain sens, dans le Synode, elle
reste en nous, dans ceux qui y ont participé ; tous, tous ensemble
confirment cette expérience et parlent aujourd’hui de cette
expérience du Synode, de cette expérience de l’Église. Ils en
parlent avec une grande joie. Il s’agit d’une nouvelle richesse qui
nous a été donnée, à chacun de nous et à nous tous, la richesse de
pouvoir ainsi vivre pendant quatre semaines l’expérience de l’Église
qui est peuple de Dieu; oui, peuple de Dieu en marche, mais étant en
même temps le peuple de Dieu, elle est aussi le corps du Christ.
C’est un mystère".
Le Synode des Évêques en représentant, d’une certaine façon,
l’ensemble de l’Épiscopat catholique, montre de façon particulière
l’esprit de communion qui unit les Évêques au Pape et les Évêques
entre eux. C’est le lieu privilégié dans lequel une assemblée des
Évêques, soumise directement et immédiatement au pouvoir du Pape,
tout en manifestant l’affection collégiale et la sollicitude de
l’Épiscopat pour le bien de toute l’Église, exprime sous l’action de
l’Esprit, son conseil sûr concernant les différents problèmes
ecclésiaux. Selon l’institution, c’est le propre du Synode des
Évêques de donner des informations, de discuter des questions
proposées et d’exprimer des votes. Sous forme de Propositions
(Propositiones), ces votes sont remis au Souverain Pontife afin que,
avec l’aide du Conseil ordinaire de la Secrétairerie Générale du
Synode des Évêques, il élabore, si cela est possible, un document
post-synodal destiné à l’ensemble de l’Église. Toutefois, le fait
que "le Synode ait normalement une fonction consultative n’en
diminue pas l’importance. Dans l’Église, en effet, le but de tout
organe, qu’il soit collégial, consultatif ou délibératif, est
toujours la recherche de la vérité ou du bien de l’Église. Lorsqu’en
plus, il s’agit d’une vérification d’une même foi, le consensus
Ecclesiae n’est pas donné par le compte des votes, mais il est le
fruit de l’action de l’esprit, âme de l’unique Église du Christ".
I. INTRODUCTION AU SYNODE DES ÉVÊQUES
Le Synode des Évêques est une institution permanente établie par le
Pape Paul VI, le 15 septembre 1965, en réponse au désir exprimé par
les Pères du Concile Vatican II de maintenir vivant l'esprit positif
engendré par l'expérience conciliaire.
À proprement parler, le mot “synode” vient de deux mots grecs: syn
qui signifie “ensemble”, et hodos qui signifie “chemin”, ce qui
revient à dire “marcher ensemble”. Un Synode est une rencontre ou
une assemblée religieuse à laquelle des évêques, rassemblés autour
et avec le Saint-Père, ont la possibilité d’interagir ensemble et de
partager les informations et les expériences, dans la commune
recherche de solutions pastorales qui puissent avoir une validité et
une application universelles. Le Synode se définit, généralement,
comme une assemblée d’évêques représentant l’épiscopat catholique,
et ayant la mission d’aider le Pape à gouverner l’Église universelle
en donnant leurs avis. Le Pape Jean-Paul II a désigné le Synode
comme “une expression particulièrement féconde et un instrument de
la collégialité des évêques” (Discours au Conseil de la
Secrétairerie du Synode des Évêques, le 30 avril 1983: L’Osservatore
Romano, 1º mai 1983).
Avant même le Concile Vatican II, grandissait l’idée d’une structure
qui pourrait fournir aux évêques le moyen d’assister le Pape, d’une
manière qui serait à préciser, dans le gouvernement de l’Église
universelle.
Son Éminence le Cardinal Silvio Oddi, alors Archevêque et Pro-Nonce
Apostolique en République Arabe Unie (Égypte), proposait, le 5
novembre 1959, d’établir un organisme central de gouvernement de
l’Église ou, selon ses propres termes, “un corps consultatif”. Il
déclarait: “Dans de nombreux endroits du monde, on se plaint de ce
que l’Église n’ait pas, en plus des Congrégations romaines, un
organisme consultatif permanent. Ainsi, il faudrait établir une
sorte de ‘Concile en miniature’ comprenant des représentants de
l’Église du monde entier qui se réuniraient périodiquement, ne
fut-ce qu’une fois par an, pour discuter des problèmes majeurs, et
suggérer de nouveaux chemins possibles dans les tâches de l’Église.
Cet organisme s’étendrait sur l’Église entière comme il en va de
même pour les Conférences épiscopales qui font se rencontrer une
partie ou la totalité de la hiérarchie d’un ou de plusieurs pays.
D’autres organismes, tel le C.E.L.AM. (la Conférence épiscopale pour
l’Amérique Latine), déploient leurs activités au profit du continent
entier”.
Le 22 décembre 1959, Son Éminence le Cardinal Bernardus Alfrink,
Archevêque d’Utrecht, écrivait: “En termes clairs, le Concile
proclame que le gouvernement de l’Église universelle est exercé de
droit par le collège des évêques, avec le Pape à sa tête. Il
s’ensuit que, d’un côté, chaque évêque pris individuellement est
responsable du soin de l’Église universelle, et que, de l’autre,
tous les évêques participent au gouvernement de l’Église dans le
monde entier. Cela peut se faire non seulement en convoquant un
Concile oecuménique, mais aussi en créant de nouvelles institutions.
Peut-être un Conseil permanent d’évêques particulièrement qualifiés,
choisis dans toute l’Église, pourrait-il remplir une fonction
législative en union avec le Souverain Pontife et les cardinaux de
la Curie Romaine. Les Congrégations Romaines ne garderaient alors
qu’un pouvoir consultatif et exécutif”.
Cependant, ce fut le Pape Paul VI qui donna force à ces idées, alors
qu’il était encore Archevêque de Milan. Dans un discours commémorant
la mort du Pape Jean XXIII, il évoquait une “collaboration
permanente de l’épiscopat, qui n’est pas encore effective, qui
resterait à la fois personnelle et unifiante, mais à laquelle serait
donnée la responsabilité de gouverner l’Église dans son ensemble”.
Élu Pape, il revint fréquemment sur l’idée d’un collaboration au
sein même du collège épiscopal - les évêques en union avec le
successeur de Saint Pierre - d’abord dans un discours à la Curie
Romaine (21 septembre 1963), puis à l’ouverture de la deuxième
Session du Concile Vatican II (29 septembre 1963), et, de nouveau,
lors de sa clôture (4 décembre 1963).
À la fin du discours inaugural de la dernière Session du Concile
Vatican II (14 septembre 1965), le Pape Paul VI lui-même rendit
publique son intention d’établir le Synode des Évêques, en ces
termes: “ Nous avons la joie de partager avec vous l’annonce que,
selon le souhait même de ce Concile, va être institué un ‘Synode des
Évêques’ qui sera constitué d’évêques nommés en majorité par les
Conférences épiscopales, avec notre approbation, et qui sera
convoqué par le Pape, selon les besoins de l’Église, afin d’apporter
ses avis et sa collaboration quand il sera jugé utile au bien-être
de l’Église. Il va sans dire que cette collaboration de l’épiscopat
devrait apporter la plus grande joie au Saint-Siège et à l’Église
toute entière. En particulier, elle jouera un rôle très utile dans
le travail quotidien de la Curie Romaine à laquelle Nous devons tant
de reconnaissance pour son aide si efficace et dont Nous avons
constamment besoin, comme évêques dans leurs diocèses, pour les
tâches de Notre mission apostolique. Dès que possible, cette
assemblée connaîtra les indications et les normes utiles à ce
propos. Nous ne désirons pas nous priver de l’honneur et du plaisir
de vous mettre au courant de cette brève communication de façon à
Vous témoigner personnellement une fois de plus Notre confiance,
Notre estime et Notre fraternité. Nous plaçons cette belle
innovation si riche de promesses sous la protection de Marie, la
Mère de Dieu”.
Le lendemain matin, le 15 septembre 1965, à l'ouverture de la 128ème
Assemblée Générale, Son Excellence Mgr Pericle Felici, Secrétaire
Général du Concile, promulguait le Motu proprio Apostolica
sollicitudo qui instituait officiellement le Synode des Évêques.
La caractéristique principale du Synode des Évêques est d’être au
service de la communion et de la collégialité des évêques du monde
avec le Saint-Père. Il ne s’agit pas d’un simple organisme ayant une
compétence limitée comme c’est le cas pour les Congrégations et les
Conseils de la Curie Romaine. Au contraire, il a la pleine
compétence de traiter de n’importe quel sujet en accord avec la
procédure établie par le Saint-Père dans la lettre de convocation.
Le Synode des Évêques, avec sa Secrétairerie Générale permanente, ne
fait pas partie de la Curie Romaine et n’est pas à ses dépends; il
est subordonné directement et uniquement au Saint-Père avec lequel
il est uni dans le gouvernement universel de l’Église.
Bien que le Synode des Évêques soit une institution permanente, son
fonctionnement réel et sa collaboration concrète ne le sont pas. En
d’autres termes, le Synode des Évêques se réunit et entre en
fonction uniquement quand le Saint-Père estime qu’il est nécessaire
ou opportun de consulter l’épiscopat qui, lors d’une Assemblée
synodale, exprime “son opinion sur des sujets très importants et
sérieux” (Paul VI, Discours aux Cardinaux, 24 juin 1967). Chaque
Assemblée synodale doit partager d’une façon collégiale ce que
l’épiscopat peut offrir au Saint-Père. Par l’acceptation de la part
du Saint-Père des avis ou des décisions d’une Assemblée donnée,
l’épiscopat exerce une activité collégiale qui s’approche mais ne
s’identifie pas avec celle d’un Concile œcuménique. Ceci est le
résultat immédiat de divers facteurs: la garantie d’une
représentation de tout l’épiscopat, la convocation par le Saint-Père
et “l’unité de l’épiscopat [qui], pour que celui-ci soit un,
[exige…]qu’il y ait un Chef du Collège» (Jean-Paul II, Pastores
gregis, 56), qui est le premier dans l’ordre épiscopal.
II. NOTES SUR LA MÉTHODOLOGIE SYNODALE
Pour pouvoir accomplir sa mission, le Synode des Évêques travaille
selon une méthodologie fondée sur la notion de collégialité,
laquelle caractérise le processus synodal dans toutes ses phases: de
la préparation aux conclusions atteintes dans chaque assemblée
synodale. En bref, cette méthode de travail voit s’alterner
successivement l’analyse et la synthèse, la consultation des parties
intéressées et les décisions prises par l’autorité compétente,
suivant une dynamique de rétro-alimentation (feed-back) qui permet
la vérification continue des résultats atteints et la programmation
de nouvelles propositions. Chaque instant de ce processus se fait
dans un climat de communion collégiale.
Déjà durant l’étape préparatoire, le thème de l’assemblée synodale
est le résultat de la collégialité. Le premier pas officiel dans ce
processus de préparation est de consulter les Églises Orientales
Catholiques sui iuris, les Conférences Épiscopales, les chefs des
Dicastères de la Curie Romaine, et l’Union des Supérieurs Généraux
afin qu’ils suggèrent des thèmes possibles pour un Synode.
Normalement, lors des Assemblées Générales Ordinaires, cette
consultation est anticipée grâce à une sollicitation informelle des
Pères Synodaux, dans les derniers jours de l’assemblée générale,
pour connaître leurs préférences en la matière. Dans tous les cas,
cependant, on demande aux évêques de garder présents à l’esprit les
critères suivants:
a) que le thème ait un caractère universel, c’est-à-dire qu’il
concerne l’Église tout entière;
b) que le thème ait un caractère d'actualité et d’urgence, dans un
sens positif, c’est-à-dire qu’il soit capable de susciter des
énergies nouvelles et de faire grandir l’Église;
c) que le thème ait une visée et une application pastorales aussi
bien qu’une solide base doctrinale;
d) que le thème soit faisable, en d’autres termes, qu’il puisse
vraiment être réalisé.
Les suggestions concernant le thème - qui doivent être justifiées et
motivées de manière appropriée - sont ensuite classées, analysées et
étudiées lors d’une réunion du Conseil de la Secrétairerie Générale
du Synode des Évêques. Ensuite, le Conseil présente au Saint-Père
les résultats de cette réunion, avec les recommandations
pertinentes, et c’est ce dernier qui prend la décision finale sur le
thème à traiter à l’assemblée synodale.
Lors de la réunion suivante, le Conseil prépare un premier projet du
document, connu sous le nom de Lineamenta, afin d’approfondir et de
présenter le thème du Synode. La rédaction de ce document est un
travail collectif auquel prennent part non seulement les membres du
Conseil, mais aussi des théologiens appelés à collaborer en tant
qu’experts en la matière à traiter par l’assemblée synodale et les
membres de la Secrétairerie Générale qui coordonne les divers
apports. Après avoir travaillé le texte et y avoir apporté les
révisions nécessaires, le Conseil rédige une dernière version qui
est soumise au Saint-Père afin d’obtenir son approbation. Le
document est alors traduit dans les principales langues en usage
dans le monde et envoyé à tous les épiscopats, dans l'intention de
susciter, au niveau local, étude, la discussion et la prière en
rapport avec le thème du Synode.
Les Lineamenta, - d’un mot latin qui signifie “grandes lignes” -
représentent un document qui, de par sa nature, a une portée très
étendue et voudrait susciter un grand nombre d’observations et de
réactions. Bien que les premiers destinataires de ce document, ceux
qui doivent le recevoir en priorité, soient évidemment les évêques
et les Conférences épiscopales, ceux-ci ont toute liberté d'élargir
leur base de consultation. Après avoir recueilli et résumé les
suggestions, réactions et réponses aux différents aspects des
Lineamenta, les évêques rédigent un rapport ou une réponse
officielle aux questions proposées dans le document qu’ils envoient
ensuite à la Secrétairerie Générale à une date donnée.
Après avoir recueilli ce matériel, le Conseil de la Secrétairerie
Générale du Synode, toujours avec l’aide d’experts en la matière,
procède à l’élaboration d’un second document appelé Instrumentum
laboris qui servira de base et de point de référence durant le débat
synodal. Bien que public, ce “document de travail” a seulement le
caractère d’un texte provisoire qui fera l’objet de discussions
durant le Synode. Ce document n’est pas une version provisoire des
conclusions finales, mais seulement un texte destiné à aider à
centrer la discussion sur le thème du Synode. Après avoir été soumis
à l’approbation du Saint-Père, le document est traduit dans les
principales langues et envoyé aux évêques ainsi qu’à ceux qui
participeront à l’Assemblée générale. Depuis 1983, l’Instrumentum
laboris de certaines Assemblées synodales a été rendu public de
façon à bénéficier d’une large diffusion. Les évêques délégués et
les autres membres lisent le document pour se familiariser avec les
matières qui seront ensuite discutées au cours de l’assemblée
synodale.
Grâce au travail de préparation au niveau des Églises locales, sur
la base des documents déjà cités - Lineamenta et Instrumentum
laboris - les Pères synodaux peuvent présenter à l’assemblée
synodale les expériences et les points de vue de chaque communauté
ainsi que les fruits des débats préliminaires des Conférences
épiscopales.
Trois phases caractérisent les sessions de travail du Synode:
a. Durant la première phase, chacun des membres présente aux autres
la situation de son Église particulière. Ceci encourage un échange
d’expériences de foi et de culture sur le thème du Synode et
contribue à donner une première image de la situation de l’Église,
qui nécessite toutefois d’être approfondie et affinée.
b. À la lumière de ces présentations, le Rapporteur Général du
Synode rédige une série de questions qui devront être débattues
durant la deuxième phase, quand tous les membres du Synode se
répartissent par groupes - appelés Carrefours (circuli minores) -
selon les différentes langues parlées. Les rapports de chacun de ces
groupes sont lus en assemblée plénière. À cette occasion, les Pères
synodaux peuvent demander des éclaircissements sur les thèmes
exposés et faire des commentaires.
c. Lors d’une troisième phase, le travail procède en petits groupes
afin de formuler des suggestions et des observations sous une forme
plus précise et définie de sorte que, dans les derniers jours,
l’assemblée puisse procéder au vote de propositions concrètes. Le
travail initial des Pères synodaux, réunis en Carrefours, débouche
sur la formulation de différentes propositions sur la base de la
discussion dans la Salle du Synode et sur les Rapports des
Carrefours. Dans les Carrefours, les Pères synodaux peuvent voter
sur une proposition avec un “placet” (oui, accepté) ou un “non
placet” (non, refusé). Les Propositions des Carrefours sont ensuite
soumises au Rapporteur Général ainsi qu’au Secrétaire Spécial et
réunies dans une Liste unifiée des propositions qui est présentée
par le Rapporteur Général en session plénière. Ensuite, les
Carrefours se rencontrent à nouveau pour discuter des propositions.
C’est à ce moment-là que les Pères synodaux peuvent soumettre leurs
amendements individuels à l’attention du Carrefour, dont le but sera
de réunir l’ensemble des votes concernant les amendements aux
propositions, attendues de chaque carrefour. Le Rapporteur Général
et le Secrétaire Spécial donnent leur avis sur ces amendements
collectifs et décident si les incorporer ou non dans la Liste finale
des propositions, ce qui dépend de leur décision, et en cas de
refus, ils doivent en donner la motivation dans un document appelé
Étude des amendements. La Liste finale des propositions est ensuite
présentée en session plénière, puis soumise au vote de chaque Père
synodal qui peut décider en faveur ou contre la proposition.
Au terme d’une Assemblée générale du Synode, le Secrétaire Général
classe tout le matériel dans les archives de la Secrétairerie
Générale et rédige le Rapport final sur les travaux synodaux
accomplis pour le remettre au Saint-Père. En ce qui concerne le
document final de l’assemblée synodale, il n’existe pas de norme
pré-établie. À la fin des trois premières Assemblées synodales (les
Assemblées Générales Ordinaires de 1967 et de 1971 et l’Assemblée
Générale Extraordinaire de 1969) leurs conclusions, accompagnées de
recommandations relatives aux problèmes soulevés, furent remises à
l’attention du Saint-Père. En revanche, après la Troisième Assemblée
Générale Ordinaire de 1974, ce fut le Saint-Père lui-même qui,
prenant en considération les propositions synodales et les relations
finales, rédigea l’Exhortation Apostolique “Evangelii nuntiandi”. Le
même processus se répéta pour les autres Assemblées Générales
Ordinaires. (1977, 1980, 1983, 1987, 1990, 1994, 2001, 2005)
auxquelles sont associées les Exhortations Apostoliques suivantes,
Catechesi tradendæ, Familiaris consortio, Reconciliatio et
pænitentia, Christifideles laici, Pastores dabo vobis, Vita
consecrata, Pastores gregis et Sacramentum caritatis.
À la conclusion de l’Assemblée Spéciale pour l’Afrique (1994), le
Saint-Père a promulgué l’Exhortation Apostolique Post-synodale
Ecclesia in Africa qui apporta de nombreux résultats positifs en
encourageant des initiatives pastorales sur ce continent. Après la
publication d’un document sur l’impact et la mise en oeuvre de
l’Exhortation Apostolique Post-synodale au niveau de l’Église
locale, l’attention s’est focalisée sur la faisabilité d’une Seconde
Assemblée Spéciale. Le 13 novembre 2004, le Pape Jean Paul II
annonçait la convocation d’une Seconde Assemblée Spéciale pour
l’Afrique qui fut ensuite confirmée par le Saint-Père Benoît XVI
lors de l’Audience Générale Hebdomadaire du 22 juin 2005.
En mai 1997, l’Exhortation Apostolique Post-synodale de l’Assemblée
Spéciale pour le Liban (1995) fut publiée lors d’une visite papale
au Liban comme faisant partie de la période de célébration de
l’Assemblée Spéciale. Le 23 janvier 1999, l’Exhortation Apostolique
Post-synodale Ecclesia in America a été promulguée par le Saint-Père
au sanctuaire de Notre-Dame de Guadeloupe, au Mexique. Le 6 novembre
1999, l’Exhortation Apostolique Post-synodale Ecclesia in Asia était
signée par le Saint-Père à Delhi, en Inde.
Depuis le Synode de 1987, les différents Conseils de la
Secrétairerie Générale et le Secrétaire Général ont été impliqués
collégialement dans le processus qui porte à la publication de
l’Exhortation Apostolique post-synodale, le document papal issu du
Synode. Il est intéressant de suivre l’histoire et le développement
de ces Conseils.
Entre la deuxième et la troisième Assemblée Synodale, un Conseil
consultatif pour la Secrétairerie Générale a été formé, composé de
12 évêques élus et de 3 personnes nommées par le Pape. Un tel
Conseil s’est réuni pour la première fois du 12 au 15 mai 1970 pour
faciliter la communication avec les Conférences épiscopales et pour
élaborer l’ordre du jour de l’assemblée suivante. Après cette
réunion, une consultation générale des évêques du monde entier s’est
tenue sur les thèmes proposés pour les futures Assemblées (cette
consultation commence maintenant pendant les derniers jours d’une
Assemblée Générale Ordinaire).
Depuis lors, les Conseils Ordinaires de la Secrétairerie Générale,
élus par chaque synode en vue de préparer le prochain, sont devenus
une structure permanente de la Secrétairerie Générale:
- Deuxième Conseil Ordinaire (6 novembre 1971 - 27 septembre 1974);
- Troisième Conseil Ordinaire (26 octobre 1974 - 30 septembre 1977);
- Quatrième Conseil Ordinaire (29 octobre 1977 - 26 septembre 1980);
- Cinquième Conseil Ordinaire (25 octobre 1980 - 29 septembre 1983);
- Sixième Conseil Ordinaire (29 octobre 1983 - 1 octobre 1987);
- Septième Conseil Ordinaire (30 octobre 1987 - 30 septembre 1990);-
Huitième Conseil Ordinaire (28 octobre 1990 - 2 octobre 1994);
- Neuvième Conseil Ordinaire (29 octobre 1994 - 25 septembre 2001);
- Dixième Conseil Ordinaire (26 octobre 2001 - 2 octobre 2005).
- Onzième Conseil Ordinaire (15 octobre 2005 - 5 octobre 2008).
Avec la tenue des assemblées synodales continentales ou régionales,
le Saint-Père a décidé de constituer durant les assemblées spéciales
des Conseils Post-Synodaux par élection et désignation papale. Par
conséquent, outre le Conseil Ordinaire, la Secrétairerie Générale
compte les Conseils Post-Synodaux suivants depuis leur date de
constitution. Avec la révision du Règlement du Synode des Évêques
(2006), ces conseils sont désormais appelés “Conseils spéciaux”:
- Conseil Post-Synodal pour les Pays-Bas (31 janvier 1980);
- Conseil Post-Synodal pour l’Afrique (8 mai 1994);
- Conseil Post-Synodal pour le Liban (14 décembre 1995);
- Conseil Post-Synodal pour l’Amérique (12 décembre 1997);
- Conseil Post-Synodal pour l’Asie (14 mai 1998);
- Conseil Post-Synodal pour l’Océanie (11 décembre 1998);
- Conseil Post-Synodal pour l’Europe (22 octobre 1999).
De même, dans la préparation d’une Assemblée Spéciale, le Saint-Père
nomme un groupe d’évêques, principalement du continent et de la
région pris en considération, pour constituer des Conseils
Pré-Synodaux. Ces conseils se déroulent à partir de la date de la
nomination jusqu’au premier jour de l’assemblée synodale. Par
conséquent, voici la liste des Conseils Pré-Synodaux passés avec
leur date de déroulement:
- Conseil Pré-Synodal pour l’Afrique (6 janvier 1989 - 10 avril
1994);
- Conseil Pré-Synodal pour le Liban (24 janvier 1992 - 26 novembre
1995);
- Conseil Pré-Synodal pour l’Amérique (12 juin 1995 - 16 novembre
1997);
- Conseil Pré-Synodal pour l’Asie (10 septembre 1995 - 19 avril
1998);
- Conseil Pré-Synodal pour l’Océanie (7 juin 1996 - 22 novembre
1998);
- Conseil Pré-Synodal pour l’Europe(9 février 1997 - 1 octobre
1999).
Comme on peut l’observer, la méthodologie collégiale est mise en
oeuvre dès le commencement (pour le choix du thème), durant la
préparation (pour l’approfondissement du thème dans les Lineamenta),
durant la célébration de l’Assemblée Synodale proprement dite,
jusqu’à la publication du document qui est le fruit et le
couronnement du Synode lui-même. Ainsi, on peut dire que le Synode
agit comme un organisme collégial au moyen duquel, dans une première
étape, sont prises en considération les expériences de foi et de vie
des communautés chrétiennes, puis durant la session plénière ces
éléments sont synthétisés et éclairés à la lumière de la foi, et
enfin, dans un esprit de communion, des propositions sont formulées.
Celles-ci, sous l’autorité du Saint-Père, qui est source d’unité
dans l’Église, retournent aux Églises particulières comme le sang
oxygéné qui retourne dans les artères pour vivifier le corps humain.
Pour que cette collégialité puisse pleinement réaliser ses
potentialités, il est indispensable qu’existe un esprit de
collaboration désintéressée de la part de toutes les parties
appelées à intervenir dans la préparation de l’Assemblée Synodale
et, en particulier, les Églises Orientales Catholiques sui iuris et
les Conférences Épiscopales qui réunissent les Pasteurs des Églises
locales où la foi du Peuple de Dieu est vécue et expérimentée avec
richesse et vigueur. Le principal mode de participation collégiale
des organismes épiscopaux se concrétise dans les réponses au
questionnaire des Lineamenta. Plus grand est le nombre d’organismes
épiscopaux qui répondent, plus grande est la richesse et la variété
des éléments qui, reflétant la vie des Églises locales, constituent
de valides points de référence pour l’élaboration de l’Instrumentum
laboris et pour le débat dans la Salle du Synode au cours de
l’Assemblée.
III. SOMMAIRE DES ASSEMBLÉES SYNODALES
1. Iº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 29 septembre - 29 octobre 1967
Pères Synodaux: 197
Thème: “Préservation et renforcement de la foi catholique, son
intégrité, sa vigueur, son expansion, sa cohésion doctrinale et
historique”
Le Pape Paul VI fixa les thèmes de cette Première Assemblée
Générale: “... la préservation et le renforcement de la foi
catholique, son intégrité, sa vigueur, son expansion, sa cohésion
doctrinale et historique”. L’un des résultats de cette assemblée fut
la recommandation faite par les Évêques, vu la croissance de
l’athéisme, une crise de la foi et des opinions théologiques
erronées, de créer une commission internationale de théologiens qui
assisterait la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et
permettrait d’élargir le débat sur les approches à la recherche
théologique. Le Pape Paul VI établit ainsi en 1969 la Commission
Théologique Internationale.
Le Synode demanda aussi la révision du Code de Droit Canonique de
1917 pour tenter de le rendre plus pastoral et plus actuel dans le
ton et la formulation. Plus tard, ce travail fut commencé par Paul
VI et terminé sous Jean-Paul II avec la promulgation, en 1983, du
Code de Droit Canonique révisé.
Il a été discuté d’un plus grand rôle des Conférences épiscopales
dans le renouveau des séminaires et dans la formation des prêtres.
Certaines procédures concernant les mariages mixtes, recommandées
par l’Assemblée, furent approuvées par le Pape en 1970, et
différents aspects de la réforme liturgique furent traités, dont
beaucoup furent mis en œuvre quand le Nouvel Ordre de la Messe fut
approuvé et mis en pratique en 1969.
2. Iº Assemblée Générale Extraordinaire
En session: 11 - 28 octobre 1969
Pères Synodaux: 146
Thème: “Coopération entre le Saint-Siège et les Conférences
épiscopales”
Cette Assemblée Générale Extraordinaire avait pour programme de
chercher les façons et moyens de mettre en pratique la collégialité
des évêques avec le Pape, un thème qui était revenu très souvent
dans les déclarations sur l’Église durant le Concile Vatican II.
Cette session ouvrit la porte à une plus large participation des
évêques avec le Pape et des évêques entre eux dans le soin pastoral
de l’Église universelle.
L’accent principal des sessions porta sur deux points fondamentaux:
1. la collégialité des évêques avec le Pape; 2. la relation des
Conférences épiscopales avec le Pape et avec chaque évêque.
Différentes recommandations furent ensuite soumises au Pape, dont
trois reçurent une attention immédiate, à savoir: 1. que le Synode
se réunisse à intervalles réguliers, tous les deux ans (ensuite
porté à trois ans); 2. que la Secrétairerie Générale travaille entre
les sessions du Synode et organise ces rencontres; 3. qu’il soit
permis aux évêques de suggérer des thèmes pour les futures
assemblées.
Un Conseil consultatif pour la Secrétairerie Générale fut constitué
entre la seconde et la troisième Assemblée Synodale comprenant 12
évêques élus et 3 évêques désignés par le Pape. Ce Conseil se réunit
pour la première fois du 12 au 15 mai 1970 dans l’intention de
faciliter la communication avec les Conférences épiscopales et
d’établir le programme de la future Assemblée. Après cette réunion,
commença une consultation générale des évêques du monde entier, en
vue de suggérer les thèmes des futures Assemblées. Cette
consultation commence maintenant durant les derniers jours d’une
Assemblée Synodale. Depuis lors, le Conseil de la Secrétairerie
Générale, élu dans chaque Synode en vue de préparer le Synode
suivant, est devenu une figure permanente de la Secrétairerie
Générale.
3. IIº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 30 septembre - 6 novembre 1971 (la plus longue à ce
jour)
Pères Synodaux: 210
Thème: “Le sacerdoce ministériel et la justice dans le monde”
Au cours de leurs débats, les Pères synodaux louèrent les prêtres du
monde entier pour leur dévouement dans leur ministère de la Parole
et des Sacrements, tout comme de leur travail pastoral dans
l’apostolat. Ils prêtèrent attention, en même temps, aux différentes
difficultés rencontrées par les prêtres dans leur ministère.
En outre, les Pères synodaux traitèrent du thème de la justice, en
soulignant la nécessité de mettre l’Évangile en rapport avec les
circonstances actuelles à l’échelle mondiale et locale. D’où le
programme en huit points pour une action internationale et les
recommandations faites pour que l’Église, au niveau local, encourage
l'éducation et la collaboration oecuménique dans le domaine de la
justice.
4. IIIº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 27 septembre - 26 octobre 1974
Pères Synodaux: 209
Thème: “L’évangélisation dans le monde moderne”
À cette Assemblée, les évêques soulignèrent à nouveau le caractère
essentiellement missionnaire de l'Église et le devoir de chaque
membre de l'Église de rendre témoignage au Christ dans le monde.
Dans ce contexte, la question de la “libération”, alors en vogue,
fut liée à l’œuvre de l'évangélisation, celle-ci cherchant à libérer
les peuples et les personnes du péché. Les recommandations et
propositions des Pères Synodaux furent soumises au Pape et utilisées
dans la rédaction de l’Exhortation Apostolique “Evangelii nuntiandi”
du 8 décembre 1975.
5. IVº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 30 septembre - 29 octobre 1977
Pères Synodaux: 204
Thème: “La catéchèse en notre temps”
Les Pères synodaux prêtèrent une attention particulière à la
catéchèse des enfants et des jeunes. Ils présentèrent au Pape une
série de 34 Propositions et plus de 900 suggestions sur le thème en
question. Six grands sujets étaient abordés dans ces propositions:
l’importance du renouveau catéchistique, la nature de la véritable
catéchèse, les personnes impliquées dans la catéchèse, la nécessité
d’une catéchèse permanente pour tous les chrétiens, les moyens ou
les chemins de la catéchèse et les aspects spécifiques de cette
dernière.
À cette occasion et pour la première fois, les Pères synodaux
publièrent une déclaration synodale intitulée Message au Peuple de
Dieu dans lequel ils insistèrent sur le fait que le Christ est le
centre du salut et donc de la catéchèse. En même temps, ils
soulignèrent que tous les Chrétiens ont la responsabilité de porter
le Christ au monde.
Peu de temps après la conclusion de ce synode, le Pape Jean-Paul II
publia l’Exhortation Apostolique “Catechesi tradendae” du 17 octobre
1979, qui utilisa un grand nombre de réflexions et de propositions
des Pères synodaux.
6. Assemblée Spéciale pour les Pays-Bas
En session: 14 - 31 janvier 1980
Pères Synodaux: 19
Thème: “La situation pastorale dans les Pays-Bas”
L’alors désigné "Synode particulier des Évêques des Pays-Bas" ou
"Synode Néerlandais" comme il est plus populairement connu, est,
selon le Code de Droit Canonique révisé (cf. canon 345) promulgué
successivement en 1983, la Première Assemblée Spéciale du Synode des
Évêques. Cette Assemblée synodale s'est tenue à Rome et a traité du
concept de mystère de la communion de l’Église tel qu’il ressort du
Concile Vatican II, et de ses conséquences pratiques, tant au niveau
local qu’universel, en se concentrant sur l’image de l’évêque comme
Maître de la Foi et Pasteur des âmes, dans son diocèse et au sein de
la Conférence épiscopale. Au moment de sa conclusion, l’assemblée
adopta des résolutions concernant le sacerdoce ministériel, la vie
religieuse, la participation des laïcs à la mission de l’Église, les
sacrements, l’Eucharistie et la Confession, la liturgie, la
catéchèse et l’oecuménisme, toutes fondées sur les enseignements du
Concile Vatican II. Un Conseil du Synode, spécialement constitué à
la fin de cette Assemblée synodale, se réunit de façon périodique
avec la Secrétairerie Générale pour poursuivre l’évaluation de la
situation pastorale et promouvoir la mise en oeuvre des résolutions
du Synode. Bien que techniquement toujours en activité, ce Conseil
ne s’est plus réuni depuis les 10-11 novembre 1995.
7. Vº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 26 septembre - 25 octobre 1980
Pères Synodaux: 216
Thème: “La famille chrétienne”
Ce Synode réaffirma l’enseignement de l’Église sur l’indissolubilité
du mariage et sur les contenus de l’Encyclique Humanae vitae. Au
cours de leur travail, les évêques produisirent un message écrit
intitulé “Message aux familles chrétiennes dans le monde moderne” et
proposèrent une “Charte des Droits de la Famille” que le Pape
Jean-Paul II promulgua plus tard, le 22 octobre 1983. Le 22 novembre
1981 le Pape publia également l’Exhortation Apostolique “Familiaris
consortio”, fruit de la discussion et des propositions de
l’assemblée.
8. VIº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 29 septembre - 29 octobre 1983
Pères Synodaux: 221
Thème: “La Réconciliation et la Pénitence dans la Mission de
l’Église”
L’assemblée synodale et le thème traité coïncidèrent avec l’Année
Sainte extraordinaire proclamée par le Saint-Père pour commémorer la
1950e année de la Rédemption du monde par la mort du Christ. Durant
l’assemblée, les Pères synodaux discutèrent des questions concernant
le thème choisi, en soulignant la nécessité d’appliquer les fruits
de la rédemption du Christ à la vie de tout homme et, par
conséquent, de la société. Dans une déclaration publiée par
l’assemblée, les Pères synodaux appelèrent le monde à la
“réconciliation” et proclamèrent “l’Église, sacrement de
réconciliation et signe de la miséricorde de Dieu envers le
pécheur”. Les travaux des Pères synodaux durant ce Synode servirent
de base à l’Exhortation Apostolique Post-Synodale “Reconciliatio et
paenitentia” du 2 décembre 1984, qui, pour la première fois, fut
désignée comme document “post-synodal”.
9. IIº Assemblée Générale Extraordinaire
En session: 24 novembre - 8 décembre 1985
Pères Synodaux: 165
Thème: “Le vingtième anniversaire de la conclusion du Concile
Vatican II”
Cette assemblée synodale fut convoquée par le Pape Jean-Paul II
comme extraordinaire (Cf. canon 345) pour commémorer le vingtième
anniversaire du Concile Vatican II et évaluer le niveau de renouveau
de l’Église. Conformément à son statut, ce Synode rassembla tous les
Présidents des plus de 100 Conférences épiscopales du monde entier,
ainsi que différentes autres personnes. Les débats portèrent sur les
documents du Concile Vatican II et leur application dans l’Église à
travers le monde. Durant cette assemblée, les Pères synodaux
rédigèrent un Rapport final (Relatio finalis) qui fut publié à la
séance de clôture, en même temps que le Nuntius ou Message au Peuple
de Dieu. Répondant à la proposition des Pères synodaux de cette
assemblée, le Saint-Père a autorisé la compilation et la publication
du Catéchisme de l’Eglise Catholique, rendu public en 1992. En même
temps, l’Assemblée “ … demandait une étude plus complète et plus
approfondie du statut théologique et donc par conséquent du statut
juridique des Conférences épiscopales, et surtout de la question de
leur autorité doctrinale, à la lumière du nº38 du décret conciliaire
Christus Dominus et des canons 447 et 753 du Code de Droit Canonique
(Rapport final, II, C, 8,b)”. Ceci a été fait dans la Lettre
Apostolique Motu proprio de Jean-Paul II sur la nature théologique
et juridique des Conférences épiscopales (21 mai 1998), 7.
10. VIIº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 1 - 30 octobre 1987
Pères Synodaux: 232
Thème: “La vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le
Monde”
Partant des concepts de la vocation (“l’être”) et de la mission (“le
faire”) dans le contexte de communion ecclésiale de Vatican II, les
Pères Synodaux s’efforcèrent de mettre en lumière la différence
entre le fidèle laïc dans la vie de l'Église, dans le partage ou la
communion dans la sainteté, et le travail d’évangélisation du monde
de la part de l’Église, en vertu de son caractère séculier. À cause
du thème, ce Synode fut marqué par la présence significative de
laïcs comme Auditeurs, laïcs qui furent invités à prendre la parole
à l'Assemblée Générale et à partager leurs points de vue dans les
Carrefours. Pour la première fois, des laïcs, une femme et un homme,
furent désignés comme Secrétaires spéciaux adjoints. L’information
issue de ce Synode, notamment les 54 propositions de l’Assemblée
Générale, furent utilisées pour la rédaction de l’Exhortation
Apostolique Post-Synodale “Christifideles laici” de Jean Paul II du
30 décembre 1988.
11. VIIIº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 30 septembre - 28 octobre 1990
Pères Synodaux: 238
Thème: “La formation des prêtres dans les circonstances actuelles”
Prenant en considération l’oeuvre de la Deuxième Assemblée Générale
Ordinaire du Synode des Évêques (1971) qui traita théologiquement du
sacerdoce et de ses implications pour le ministère sacerdotal, ce
Synode eut un caractère plus pastoral, focalisé sur la formation
sacerdotale et la “personne” du prêtre lui-même - qu’il soit
religieux ou diocésain - avant et après son ordination. Durant les
sessions, le consensus général des Pères synodaux, tant dans leurs
discussions que dans leur approche du sujet, fut remarquable. À la
fin du Synode, les Pères synodaux présentèrent 41 propositions au
Saint-Père qui les a utilisées, avec d’autres informations provenant
du processus synodal, pour la préparation de l’Exhortation
Apostolique Post-Synodale “Pastores dabo vobis” du 25 mars 1992.
Le 25 Octobre, au cours de la XXVIII Congrégation, Son Excellence
Mgr Emilio Eid, Évêque tit. de Sarepta des Maronites et
Vice-Président de la Commission pour la Révision du Code des Canons
pour les Églises Orientales a présenté le Code révisé et en a
distribué une copie aux Pères synodaux et autres participants.
12. Iº Assemblée Spéciale pour l’Europe
En session: 28 novembre - 14 décembre 1991
Pères Synodaux: 137
Thème: “Pour que nous soyons des témoins du Christ qui nous a
libérés”
Le 22 avril 1990 durant son Voyage Apostolique à Velehrad, en
Tchécoslovaquie, auprès de la tombe de saint Méthode, co-patron de
l’Europe avec Saint Cyrille et Saint Benoît, le Saint-Père annonça
son désir de convoquer une Assemblée Spéciale pour l’Europe du
Synode des Évêques, afin de pouvoir discerner le kairos de la
situation découlant des grands événements historiques qui avaient eu
lieu en Europe, et afin de considérer le rôle de l’Église dans les
différents efforts de renouveau et de reconstruction du continent.
La nature spéciale du Synode et la brièveté de sa préparation
requirent différentes modifications des procédures synodales; par
exemple, au lieu des Lineamenta et de l’Instrumentum laboris furent
préparés, un bref guide de réflexion (Itinerarium) et une synthèse
(Summarium); on appliqua des critères spéciaux pour les délégués
épiscopaux afin de permettre également une plus grande
représentation des évêques d’Europe centrale et orientale, etc. L’un
des événements les plus remarquables de la préparation, fut le
symposium pré-synodal, organisé par le Conseil Pontifical pour la
Culture, qui réunit des intellectuels de l’Europe orientale et
occidentale pour une réflexion commune sur le thème du Synode. De la
même manière, dans un esprit oecuménique et pour la première fois
des représentants de l’Église orthodoxe et des autres principales
communions chrétiennes en Europe, furent invités à participer à
l’assemblée synodale en tant que “Délégués fraternels”. Les travaux
de l’assemblée spéciale culminèrent avec la publication de la
Déclaration (Declaratio), dans laquelle les Pères synodaux
présentèrent le programme pour la nouvelle évangélisation de
l’Europe et lancèrent un appel à la solidarité universelle entre
tous les citoyens d’Europe. Par la suite, un groupe de membres de
l’assemblée spéciale fut désigné pour étudier la meilleure façon de
réaliser les conclusions de la Déclaration par le biais d’un
renforcement du Concilium Conferentiarum Episcopalium Europae (CCEE)
à la lumière des circonstances actuelles.
13. I° Assemblée Spéciale pour l’Afrique
En session: 10 avril - 8 mai 1994
Pères Synodaux: 242
Thème: “L’Église en Afrique et sa mission évangélisatrice vers l’an
2000: ‘Vous serez mes témoins’ (Ac. 1, 8)”
Le 6 janvier 1989, le Saint-Père annonça son intention de convoquer
une Assemblée Spéciale et désigna des membres de l’Episcopat
africain pour former une commission anté-préparatoire, qui fut
ensuite élargie en juin pour constituer le Conseil de la
Secrétairerie Générale chargé de contribuer à la préparation de
l’Assemblée synodale. En juillet 1990, à l’occasion du rassemblement
des représentants de l’Episcopat africain à Lomé, au Togo, furent
publiés les Lineamenta, document présentant dans ses grandes lignes
le thème du Synode, ouvrant ainsi une période de prière et de
réflexion au niveau local. Les réponses des Églises locales furent
utilisées pour la rédaction du “document de travail” de l’Assemblée
Spéciale ou Instrumentum laboris, rendu public en février 1993 à
Kampala, en Ouganda, lors de la neuvième Visite Pastorale du
Saint-Père en Afrique.
Avec ce document comme point de référence, les Pères synodaux
discutèrent, un mois durant, du thème général de l'Evangélisation
sous divers angles: 1. Proclamation du Message; 2. Inculturation; 3.
Dialogue; 4. Justice et Paix; 5. Moyens de Communication Sociale.
Outre les débats profonds et vivants sur le thème durant les
différentes phases de l’activité synodale, les cérémonies
d’ouverture et de clôture incorporant de nombreux éléments de
traditions liturgiques en Afrique ont constitué un moment fort de
l’Assemblée Spéciale.
La documentation qui en résulta comprenait un long “Message au
peuple de Dieu” publié à la fin de l’Assemblée Spéciale et
l’Exhortation Apostolique Post-Synodale “Ecclesia in Africa” du 14
septembre 1995, signée et présentée à l’Église durant la Visite
synodale faite en Afrique par le Saint-Père, du 14 au 20 septembre
1995 dans le cadre de la phase de célébration de l’Assemblée
Spéciale.
14. IXº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 2 - 29 octobre 1994
Pères Synodaux: 245
Thème: “La vie consacrée et sa mission dans l’Église et dans le
monde”
Le 30 décembre 1991 le Saint-Père annonça la convocation d’une
Assemblée Synodale concernant la vie consacrée. Certains ont
interprété ce geste comme l’achèvement logique du traitement des
divers états de vie dans l’Église, commencé par les deux Assemblées
Ordinaires précédentes, portant respectivement sur le laïcat et le
sacerdoce ministériel. La période de prière et de réflexion qui
précède l’Assemblée Synodale fut particulièrement féconde, et donna
lieu à d’intenses échanges non seulement dans les instituts de vie
consacrée et dans les sociétés de vie apostolique, mais également
dans les organismes nationaux et internationaux, sans parler des
différentes initiatives individuelles et de groupe en communion avec
la hiérarchie de l’Église et les différents dicastères de la Curie
Romaine. Les Pères synodaux discutèrent d’un grand nombre
d’arguments concernant ce thème et écoutèrent attentivement les
multiples interventions des nombreux Auditeurs. À signaler également
la participation d’un grand nombre de Pères synodaux appartenant aux
congrégations religieuses, la nomination d’une religieuse et d’un
religieux comme Secrétaires Spéciaux Adjoints, ainsi que le nombre
très élevé de femmes et d’hommes consacrés comme Experts et
Auditeurs. L’Exhortation Apostolique Post-Synodale “Vita consecrata”
fut publiée le 25 mars 1996.
15. Assemblée Spéciale pour le Liban
En session: 26 novembre - 14 décembre 1995
Pères Synodaux: 69
Thème: “Le Christ est notre espérance: renouvelés par son esprit,
solidaires, nous témoignons de son amour”
À cause des nécessités particulières de l’Église au Liban,
provoquées par une situation de guerre prolongée, le Saint-Père a
annoncé, le 6 juin 1991, son intention de convoquer une Assemblée
Spéciale pour le Liban du Synode des Évêques. Après quelques
réunions préliminaires avec les Patriarches des Églises Orientales
du Liban, un Conseil de dix membres, représentant les six Églises
catholiques sui iuris au Liban, a été nommé en janvier 1992 pour
prêter assistance dans le travail préparatoire. Dans le même temps,
un évêque libanais était aussi désigné comme coordinateur “in loco”.
Les Lineamenta de l’Assemblée Spéciale ont été publiés le 13 mars
1993, ouvrant ainsi une phase de prière et de réflexion sur le thème
du Synode auprès des diocèses locaux et des organismes ecclésiaux au
Liban, phase qui se poursuivit jusqu’au 1er novembre 1994. Les
réponses officielles aux questions des Lineamenta furent incorporées
à l’Instrumentum laboris, le document de travail de l’Assemblée
Spéciale qui servit de point de référence au cours de l’Assemblée
synodale. Le 12 décembre, une version annotée du Code des Canons des
Églises Orientales, publiée sous les auspices du Conseil Pontifical
pour l’interprétation des Textes Législatifs, fut distribuée aux
Pères synodaux.
L’Exhortation Apostolique Post-Synodale “Une nouvelle espérance pour
le Liban” fut publiée le 10 mai 1997 à l’occasion d’une Visite du
Saint-Père au Liban pour la phase de célébration de l’Assemblée
Spéciale. Une traduction en arabe du document, préparée par
l’Assemblée des Patriarches et des Évêques du Liban (APECL), a été
publiée par la suite en 1998. Le Conseil Post-Synodal, résultant de
cette assemblée spéciale, continue à tenir des réunions pour évaluer
l’impact et la mise en oeuvre de l’Exhortation Apostolique
Post-Synodale au Liban. À ce propos, un Bilan a été préparé et
envoyé en 2003 à la hiérarchie du Liban, aux Chefs des Dicastères de
la Curie Romaine, aux Patriarches, aux Archevêques majeurs et
Métropolites des Églises orientales sui iuris, aux Présidents des
Conférences épiscopales du monde entier et aux autres parties
intéressées. Depuis lors, le Conseil Spécial s’est réuni
régulièrement pour évaluer la situation au Liban.
16. Assemblée Spéciale pour l’Amérique
En session: 16 novembre - 12 décembre 1997
Pères Synodaux: 233
Thème: “La rencontre avec Jésus-Christ vivant, chemin pour la
conversion, la communion et la solidarité en Amérique”
Dans la Lettre Apostolique Tertio millennio adveniente, le
Saint-Père fit connaître son désir de poursuivre le mouvement
synodal au niveau continental, qui avait débuté avec les Assemblées
Spéciales pour l’Europe (1991) et l’Afrique (1994), et de continuer
avec d’autres assemblées synodales spéciales, incluant l’Assemblée
Spéciale pour l’Amérique, qui faisait partie du programme conduisant
à la célébration du Grand Jubilé de l’An 2000. Pour assister la
Secrétairerie Générale dans la préparation de cette assemblée
spéciale, un Conseil Pré-Synodal fut nommé le 12 juin 1995. Avec son
aide, les Lineamenta ont été publiés le 3 septembre 1996 et
l’Instrumentum laboris le 10 septembre 1997.
Durant l’assemblée, les Pères synodaux ont pris en considération les
différentes caractéristiques de la vie de l’Église et de la société
sur le continent américain et ont cherché les meilleurs façons et
moyens permettant au peuple d’Amérique de rencontrer Jésus-Christ. À
cet égard, ils ont discuté sur le lien qui existe entre l’Evangile
et la culture et sur les principaux concepts de conversion, de
communion et de solidarité en rencontrant les grands défis de la
société contemporaine sur le continent. À la fin de l’Assemblée
Spéciale, les Pères synodaux ont publié l’habituel Nuntius ou
“Message au Peuple de Dieu”.
Un Conseil Post-Synodal, élu pendant l’assemblée, s’est réuni en
diverses occasions pour évaluer les résultats du Synode et assister
le Saint-Père dans la rédaction de l’Exhortation Apostolique
Post-Synodale “Ecclesia in America”, du 22 janvier 1999, promulguée
par le Saint-Père le 23 janvier 1999, pendant la phase de
célébration de l’Assemblée Spéciale à Mexico City, au Mexique. Le
lendemain, de nombreux participants au Synode provenant de tout le
continent assistaient à la Liturgie Eucharistique célébrée au
Sanctuaire de Notre-Dame de Guadeloupe.
Par la suite, le Conseil Post-Synodal a tenu plusieurs réunions,
pour évaluer la mise en oeuvre du document et pour encourager les
évêques dans leurs initiatives sur le continent en réponse au
document post-synodal. En 2002, un Bilan à ce sujet fut préparé et
expédié à chacun des membres de la hiérarchie en Amérique, aux Chefs
des Dicastères de la Curie Romaine, aux Patriarches, aux Archevêques
majeurs et Métropolites des Églises orientales sui iuris, aux
Présidents des Conférences épiscopales du monde entier et aux autres
parties intéressées. Le Conseil spécial se réunit régulièrement afin
de continuer à discuter des problématiques prioritaires sur le
continent mises en évidence par le Bilan.
17. Assemblée Spéciale pour l’Asie
En session: 19 avril - 14 mai 1998
Pères Synodaux: 191
Thème: “Jésus-Christ, le Sauveur, et sa mission d’amour et de
service en Asie: ‘...pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en
abondance’ (Jn 10, 10)”
Dans la Lettre Apostolique Tertio millennio adveniente, le
Saint-Père annonça son intention de convoquer des Assemblées
synodales Spéciales au niveau continental comme partie intégrante de
la préparation au Grand Jubilé de l’An 2000. Le 10 septembre 1995,
le Saint-Père institua un Conseil pré-synodal pour l’Assemblée
Spéciale pour l’Asie composé essentiellement de cardinaux,
d’archevêques et d’évêques d’Asie, dont la tâche consiste, entre
autres, à assister la Secrétairerie Générale dans la rédaction des
Lineamenta diffusés le 3 septembre 1996 et de l’Instrumentum laboris
publié le 13 février 1998.
Durant l’Assemblée Spéciale, les Pères synodaux, tenant compte à la
fois que l’Église est un troupeau petit mais vibrant sur un
continent Asiatique où les Grandes Religions du Monde sont
présentes, ont concentré leur attention sur l’unicité de la personne
de Jésus comme Sauveur et sur Son don de vie en abondance dans le
contexte du programme d’une nouvelle évangélisation de l’Église. La
manière dont l’Église peut, dans un programme pastoral concret,
poursuivre la mission d’amour et de service du Seigneur en Asie,
était d’un intérêt particulier. En conclusion, les Pères synodaux
ont publié un Nuntius ou Message au Peuple de Dieu concernant les
divers points du thème synodal.
Un Conseil Post-synodal fut issu de l’Assemblée. Après s’être réuni
à plusieurs reprises dans le sillage de cette dernière, le Conseil
offrit son assistance en vue de l’analyse des recommandations de
l’Assemblée spéciale et contribua à la rédaction de l’Exhortation
Apostolique Post-Synodale “Ecclesia in Asia”, qui a été signée par
le Saint-Père le 6 novembre 1999 en la Cathédrale du Sacré-Coeur, à
New Delhi, en Inde, lors de la période de célébration du Synode du 5
au 8 novembre. Depuis lors, le Conseil Post-Synodal s’est réuni
périodiquement pour évaluer la distribution et l’application du
document dans l’Eglise en Asie. En 2002, un Bilan fut préparé et
expédié à chaque membre de la hiérarchie sur le continent asiatique,
aux Chefs des Dicastères de la Curie Romaine, aux Patriarches, aux
Archevêques majeurs et Métropolites des Églises orientales sui
iuris, aux Présidents des Conférences épiscopales du monde entier et
aux autres parties intéressées.
Le Conseil Spécial continue à se réunir périodiquement afin de
continuer à discuter des questions prioritaires pour le continent
qui sont exposées dans le Bilan.
18. Assemblée Spéciale pour l’Océanie
En session: 22 novembre-12 décembre 1998
Pères Synodaux: 117
Thème: “Jésus-Christ et les peuples d’Océanie: suivre Son chemin,
proclamer Sa vérité, vivre Sa vie”
L’Assemblée Spéciale pour l’Océanie fut la troisième Assemblée
synodale continentale ou régionale à devoir se tenir dans la série
annoncée par le Saint-Père dans la Lettre Apostolique Tertio
millennio adveniente comme faisant partie de la préparation au Grand
Jubilé de l’An 2000. Le 7 juin 1996, le Saint-Père a nommé le
Conseil Pré-Synodal composé principalement d’évêques d’Océanie. Dans
le cadre d’une série de réunions tenues à Rome et à Wellington
(Nouvelle Zélande), ce Conseil offrit son assistance dans la
rédaction des Lineamenta, établissant les critères de participation
et finalisant l’Instrumentum laboris.
La particularité unique de cette Assemblée synodale a consisté dans
le fait que tous les évêques de la Région devaient participer en
tant que membres ex officio. Pour pallier aux difficultés de voyage
et pour limiter l’absence des évêques de leurs Églises locales, des
dispositions ont été prises pour faire coïncider les visites ad
limina habituelles avec l’Assemblée Spéciale. Malgré la grande
différence des situations pastorales dans la région, un grand nombre
de préoccupations communes ont été mises en évidence au cours des
travaux synodaux, comme l’inculturation de l’Évangile, une attention
renouvelée pour la catéchèse et la formation, la revitalisation de
la foi des croyants, la sollicitude pastorale envers la jeunesse,
les migrants et les populations indigènes, etc., le tout centré sur
la personne du Christ, le chemin, la vérité et la vie.
Le 11 décembre 1998, les membres de l’Assemblée Spéciale ont élu un
Conseil Post-Synodal pour lequel le Saint-Père a nommé trois
membres. Ce Conseil a tenu plusieurs réunions pour discuter le
résultat de l’assemblée spéciale et pour collaborer à l’élaboration
par le Saint-Père de l’Exhortation Apostolique Post-Synodale
“Ecclesia in Oceania”, promulguée le 22 novembre 2001 avec une
importante cérémonie historique durant laquelle le document fut
envoyé simultanément via internet à tous les diocèses de la région.
Ecclesia in Oceania devint ainsi le premier document papal de l’ère
de l’électronique à être transmis via internet.
En 2003, le Conseil Post-synodal se réunit pour commencer à évaluer
l’impact et la mise en œuvre d’Ecclesia in Oceania dans la région,
sur la base d’un rapport envoyé aux Évêques d’Océanie et partagé
avec l’Église universelle en 2006. Lors de sa réunion en février
2008, les Membres du Conseil décidèrent de tenir la prochaine
réunion en Australie, à l’occasion de l’Assemblée Plénière de la
Fédération des Conférences Épiscopales Catholiques d’Océanie, en mai
2010.
19. IIº Assemblée Spéciale pour l’Europe
En session: 1 - 23 octobre 1999
Pères Synodaux: 117
Thème: “Jésus-Christ vivant dans son Église, source d’espérance pour
l’Europe”
La IIº Assemblée Spéciale pour l’Europe est la dernière de la série
des assemblées synodales continentales, convoquées par le Saint-Père
dans sa Lettre Apostolique Tertio millennio adveniente, en tant que
faisant partie de la préparation pour le Grand Jubilé de l’An 2000.
Bien que la Première Assemblée Spéciale pour l’Europe ait eu lieu en
1991, moins de dix ans auparavant, les nouvelles situations sociales
et culturelles, existantes sur le continent dans le sillage des
changements politiques survenus en Europe de l’Est, ont créé des
défis pastoraux qui rendent tout particulièrement opportune la
convocation d’une IIº Assemblée Spéciale pour l’Europe.
Le 9 février 1997, le Saint-Père a nommé le Conseil Pré-Synodal pour
contribuer à la préparation de cette Assemblée synodale. Ce groupe,
avec l’aide de théologiens européens et du personnel de la
Secrétairerie Générale, a rédigé les Lineamenta - publiés au
printemps 1998 - et l’Instrumentum laboris - rendu public le 21 juin
1999 - de l’Assemblée Spéciale.
Au cours de la Seconde Assemblée Spéciale, les Pères synodaux
examinèrent les diverses réalités de l’Église en Europe et le moment
historique particulier représenté par le projet d’unification du
continent. Le thème de Jésus-Christ, vivant dans son Église, domina
les débats synodaux sur les racines culturelles du continent tout en
servant, en même temps, de source d’espérance en vue de la
construction d’une nouvelle Europe fondée sur la foi.
Le Conseil Post-synodal, élu durant l’Assemblée, s’est réuni à
diverses reprises pour analyser les résultats du Synode et
contribuer à la rédaction par le Saint-Père de l’Exhortation
Apostolique Post-Synodale “Ecclesia in Europa”, promulguée au
Vatican le 28 juin 2003 durant les premières Vêpres de la Solennité
des Apôtres Saint Pierre et Saint Paul.
Par la suite, le Conseil Post-synodal a commencé à évaluer l’impact
et la mise en œuvre d’Ecclesia in Europa sur le continent. À ce
propos, un questionnaire a été établi et envoyé aux Conférences
épiscopales et aux organisations continentales d’Europe. Les
réponses à ce questionnaire ont été utilisées pour évaluer certains
aspects de la mission de l’Église en Europe.
20. Xº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 30 septembre - 27 octobre 2001
Pères Synodaux: 247
Thème: “L’Évêque: Serviteur de l’Évangile de Jésus-Christ pour
l’Espérance du Monde”
Pour préparer la Dixième Assemblée Générale Ordinaire, le IXº
Conseil Ordinaire de la Secrétairerie Générale, au cours d’une série
de réunions périodiques aida au processus de consultation pour
déterminer le thème du Synode et collabora à la composition des
Lineamenta qui furent envoyés le 16 juin 1998 aux évêques du monde
et à tous ceux qui sont habituellement contactés pour la
consultation. Les réponses furent ensuite analysées et insérées par
le Conseil lors de la rédaction de l’Instrumentum laboris, publié le
1º juin 2001.
Durant l’Assemblée synodale, les Pères synodaux concentrèrent leur
attention sur la personne et le rôle de l’évêque dans son diocèse au
début du Troisième Millénaire.
Le 26 octobre 2001, l’Assemblée synodale a élu les membres du Xº
Conseil Ordinaire de la Secrétairerie Générale, pour lequel le
Saint-Père nomma trois membres. Dans les réunions suivantes, le
Conseil analysa le matériel résultant du processus synodal, en
particulier les Propositions du Synode, pour assister le Saint-Père
dans la rédaction de l’Exhortation Apostolique Post-Synodale
“Pastores gregis”, promulguée le 16 octobre 2003, à l’occasion du
25ème anniversaire de l’élection du Saint-Père.
21. XIº Assemblée Générale Ordinaire
En session: 2 - 23 Octobre 2005
Pères Synodaux: 258
Thème: “L’Eucharistie: source et sommet de la vie et de la mission
de l’Église”
Le 29 novembre 2003, prenant en considération l’avis des membres du
Xº Conseil Ordinaire de la Secrétairerie Générale du Synode des
Évêques, se basant sur la consultation des Conférences épiscopales
du monde et des autres parties intéressées, le Pape Jean Paul II
décida de convoquer la Onzième Assemblée Générale Ordinaire pour
traiter le thème de l’Eucharistie. Le fait que le choix du
Saint-Père survienne peu de temps après la publication de son
Encyclique consacrée au même thème mérite une certaine attention. En
effet, cette Assemblée synodale a été convoquée par le Saint-Père
pour lui fournir les réflexions pastorales des évêques du monde sur
un sujet vital pour la vie et la mission de l’Église.
Les Lineamenta, rédigés par le Xº Conseil Ordinaire de la
Secrétairerie Générale avec l’aide de théologiens, ont été envoyés
le 31 mars 2004 aux Conférences épiscopales, aux Églises orientales
sui iuris, aux Chefs de Dicastères de la Curie Romaine, à l’Union
des Supérieurs Généraux et à tous les autres intéressés. Lors d’une
réunion suivante, le Conseil a analysé les réponses aux questions
posées dans les Lineamenta et, avec l’aide d’experts, il a rédigé
l’Instrumentum Laboris, qui a été rendu public le 7 juillet 2005.
Après son élection, le Pape Benoît XVI a confirmé les dates de cette
Assemblée synodale et a également approuvé les innovations suivantes
au sein de la procédure synodale: une réduction de la durée de
l’assemblée synodale à trois semaines; une heure de discussion libre
au cours du débat, en conclusion des sessions plénières de
l’après-midi; une votation électronique de la part des Membres - en
sus du vote écrit habituel - sur les Propositions ou les
recommandations synodales et la remise au public pro hoc vice d’une
traduction italienne des Propositions.
Une session spéciale a été tenue pour commémorer le 40ième
anniversaire de l’institution du Synode des Évêques, au cours de
laquelle différents Pères synodaux ont évoqué les aspects
théologique, juridique et historique du synode. Par la suite, ces
présentations ainsi que le matériel de référence des assemblées
synodales ont été publiés dans un livre intitulé: “Le Synode des
Évêques: 40 ans d’histoire” (Lateran University Press).
La documentation officielle issue de l’assemblée synodale comprend
un Message au Peuple de Dieu (Nuntius), rédigé au cours de
l’Assemblée et approuvé par les Pères Synodaux ainsi que
l’Exhortatiion Apostolique Post-synodale “Sacramentum Caritatis” du
Saint-Père du 22 février 2007.
22. XII Assemblée Générale Ordinaire
En session: 5 - 26 octobre 2008
Pères Synodaux: 253
Thème: “La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église”
Le 6 octobre 2006, le Pape Benoît XVI a annoncé sa décision de
convoquer la XII° Assemblée Générale Ordinaire afin d’affronter le
thème de La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église.
Le Synode sur la Parole de Dieu voulait se placer dans la continuité
du Synode sur l’Eucharistie de 2005 et montrer la connexion
intrinsèque entre l’Eucharistie et la Parole de Dieu dans la vie et
la mission de l’Église.
Durant sa phase préparatoire, les Membres du Conseil, avec l’aide
des experts, ont rédigé les Lineamenta, publiées le 27 avril 2007,
fixant les lignes directrices préliminaires sur le sujet et
contenant une série de questions pour la discussion et la prière au
niveau local. Lors de réunions ultérieures, le Conseil a analysé les
réponses aux questions posées dans les Lineamenta, présentées à la
Secrétairerie Générale, ainsi que les observations faites par les
différents groupes et individus et a rédigé l’Instrumentum laboris,
qui a été rendu public le 12 juin 2008.
Cette Assemblée synodale a été la première à avoir lieu après la
révision du Règlement du Synode des Évêques, approuvé par le
Saint-Père le 29 septembre 2006, suivant l’avis du Conseil de la
Secrétairerie Générale du Synode des Évêques relatif aux
opportunités d’une mise à jour des statuts afin de les conformer à
l’actuel Code de Droit Canonique et au Code des Canons des Églises
Orientales.
Une caractéristique particulière de cette Assemblée synodale est
qu’elle a eu lieu au cours de l’Année Paulinienne, commencée le 29
juin 2008. Afin de la commémorer, la liturgie d’ouverture du Synode
à été célébrée en la Basilique Papale de Saint-Paul-Hors-les-Murs.
En même temps, étant donné le sujet en cours de discussion, un
Rabbin a été invité pour la première fois à s’adresser aux pères
synodaux et aux participants. Cette assemblée synodale a également
été témoin, pour la première fois, de la présence de Sa Sainteté,
Bartholomée I, le Patriarche Œcuménique de Constantinople, qui s’est
adressé aux participants du Synode au cours d’un Service de Vêpres
dans la Chapelle Sixtine.
Comme pour la Onzième Assemblée Générale Ordinaire, les 55
Propositions, résultant du travail collégial des pères synodaux, ont
été rendues publiques pro hoc vice dans une traduction en italien. À
la conclusion du synode, les membres ont aussi publié un Message au
Peuple de Dieu (Nuntius). À présent, l'Église attend avec impatience
la publication de l'Exhortation Apostolique Post-Synodale du
Saint-Père, qui présentera la richesse de la réflexion et la
discussion, non seulement à l'assemblée synodale, mais aussi tout au
long du processus synodal.
23. IIe Assemblée Spéciale pour l’Afrique
En session: 4 - 25 Octobre 2009
Thème: “L’Église en Afrique au service de la Réconciliation, de la
Justice et de la Paix. ‘Vous êtes le sel de la Terre ... Vous êtes
la lumière du Monde’ (Mt 5: 13, 14)”
Le Conseil Spécial pour l’Afrique, depuis sa constitution lors de la
I° Assemblée Spéciale (1994), continue à offrir son aide à la
Secrétairerie Générale de différentes façons. Suite à son travail de
rédaction d’un rapport reportant l’impact et la mise en œuvre de
l’Exhortation Apostolique Post-synodale "Ecclesia in Africa" dans
les Églises locales en Afrique, le Conseil a étudié la faisabilité
d’une Seconde Assemblée Spéciale. Le 13 novembre 2004, au cours du
Symposium des Évêques d’Afrique et d’Europe, à Rome, le Pape
Jean-Paul II "accueillant le désir du Conseil Spécial pour
l’Afrique" et répondant aux "espoirs des pasteurs africains"
annonçait la convocation de la II° Assemblée Spéciale pour
l’Afrique. Lors de l’Audience Générale Hebdomadaire du 22 juin 2005,
le Saint-Père, le Pape Benoît XVI a confirmé cette décision.
Suite à l’annonce initiale d’une II° Assemblée Spéciale et en
collaboration avec le Conseil Spécial pour l’Afrique, le Saint-Père
a formulé le deuxième thème synodal: “L’Église en Afrique au service
de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix. ‘Vous êtes le sel
de la Terre ... Vous êtes la lumière du Monde’ (Mt 5: 13, 14)”. Avec
l’aide d’experts, le Conseil a procédé à la rédaction des Lineamenta
qui présentent le thème et contiennent une série de questions pour
la discussion et la prière au niveau local. Après avoir été rendu
public le 27 juin 2006, le document a été envoyé à l’Église en
Afrique où il a été largement distribué et reçu avec enthousiasme.
Des réponses aux questions sont étés envoyées à la Secrétairerie
Générale de manière à être utilisées dans le cadre de la rédaction
de l’Instrumentum laboris, le document que contient l’agenda de
l’assemblée synodale.
Le Conseil Spécial pour l’Afrique, étant donné la nature d’assemblée
continentale et afin d’assurer l’engagement maximal de ses membres,
a inventé des critères spéciaux pour la participation qui, une fois
l’approbation papale reçue, ont été utilisés par les Conférences
Épiscopales d’Afrique afin d’élire des membres de l’Assemblée
Spéciale, en plus de ceux qui participent en raison de leur fonction
et par nomination papale.
PRIÈRE POUR LE SUCCÈS DU
SYNODE
En préparation à l'Assise synodale, le Saint Père Benoît XVI a
invité les fidèles africains à réciter la prière à la Sainte Vierge
Marie, Notre Dame d'Afrique, qui conclut les Lineamenta et
l'Instumentum laboris, et ce en vue de la bonne préparation et du
bon résultat des travaux synodaux.
Il s'agit de la première fois que le Saint-Père annonce une prière
en vue d'un tel but. Cette prière a été récitée dans toutes les
Églises particulières, dans les paroisses, les instituts de vie
consacrée, ainsi que toutes les communautés du continent africain.
La prière chorale des fidèles ne manquera pas d'apporter de
remarquables fruits de communion et de soutien spirituel aux
fatigues apostoliques des Pères synodaux, en devenant source
d'abondantes bénédictions de Dieu Un et Trin sur les travaux de la
II Assemblée Spéciale pour l'Afrique du Synode des Évêques.
Sainte Marie, Mère de Dieu, Protectrice de l'Afrique
Tu as donné au monde la vraie Lumière, Jésus-Christ.
Par ton obéissance au Père et par la grâce de l'Esprit Saint
Tu nous as donné la source de notre réconciliation et de notre
justice,
Jésus-Christ, notre paix et notre joie.
Mère de tendresse et de sagesse,
Montre-nous Jésus, ton Fils et Fils de Dieu,
Soutiens notre chemin de conversion
Afin que Jésus fasse briller sur nous sa Gloire
Dans tous les lieux de notre vie personnelle, familiale et sociale.
Mère, pleine de Miséricorde et de Justice,
Par ta docilité à l'Esprit Consolateur,
Obtiens pour nous la grâce d'être les témoins du Seigneur
Ressuscité,
Pour que nous devenions toujours plus
Le sel de la terre et la lumière du monde.
Mère du Perpétuel Secours,
À ton intercession maternelle nous confions
La préparation et les fruits du Deuxième Synode pour l'Afrique.
Reine de la Paix, prie pour nous!
Notre-Dame d'Afrique, prie pour nous!
CHAPELLE DU SYNODE
La conception et l’aménagement de la chapelle du synode ont été
conçus pour communiquer et célébrer les concepts théologiques de
communion et collégialité qui sont à la base du Synode des Évêques,
qui se réunit en assemblée cum Petro et sub Petro. C’est pourquoi la
représentation du collège épiscopal a une place importante dans la
conception artistique et l’aménagement de la chapelle et s’inspire
tout particulièrement de deux passages bibliques majeurs, les Actes
des Apôtres 2, 1-4 et l’Évangile selon Saint Jean 20, 19-29,
traitant tous deux de la descente de l’Esprit Saint sur l’assemblée
des apôtres.
Bien que l’Église ait été engendrée mystiquement lors de la
crucifixion du Christ, naissant, comme l’observe saint Augustin,
telle la nouvelle Ève de la côte du Nouvel Adam, l’Église a toujours
enseigné que la première manifestation de l’Église dans le monde a
eu lieu le jour de la Pentecôte, quand l’Esprit Saint descendit en
langues de feu sur les apôtres réunis avec Marie, la Mère de Jésus,
au Cénacle. S’agissant d’un événement particulièrement fort dans la
vie du collège épiscopal en tant que groupe, et donc de l’Église, la
conception de la chapelle a pour but de recréer visuellement
l’expérience de la Pentecôte (cf. Ac 2, 1-4).
Le vitrail ovale du plafond représente l’Esprit Saint sous la forme
d’une colombe se détachant sur un triangle d’or qui rappelle la
Sainte Trinité, source de communion dans l’épiscopat et dans
l’Église tout entière. Le mouvement du vitrail en différents tons de
rouge, jaune et orange met l’accent sur la descente de l’Esprit en
langues de feu, qui a converti les apôtres en témoins éloquents du
Christ. Les propriétés du feu - lumière et chaleur - correspondent à
l’illumination (sagesse) et à la force (zèle), des éléments qui
caractérisent la mission de Pierre et des apôtres. L’Esprit Saint
continue d’exercer sa force dynamique dans la mission pastorale du
Pape et du collège épiscopal, en particulier dans la célébration du
synode.
Selon les témoignages bibliques, le Cénacle, le lieu de la descente
de l’Esprit Saint comme nous venons de le voir, fut aussi le lieu
dans lequel Jésus célébra le repas pascal au cours duquel il
institua les Sacrements du Sacerdoce ministériel et de
l’Eucharistie. La disposition du Cénacle devient donc un symbole non
seulement de la dignité épiscopale partagée, mais aussi du principe
de cette unité. La disposition des meubles, sous le vitrail de
l’Esprit Saint, exprime bien l’esprit de communion et de
collégialité: un prie-Dieu central rappelant le Saint-Père,
Successeur de saint Pierre, est entouré de bancs et d’agenouilloirs
symbolisant les onze autres apôtres. La disposition des chaises en
ovale, contrairement à la disposition habituelle des bancs ou des
chaises “par rangées”, commençant à l’entrée et se poursuivant vers
l’avant de la chapelle, contribue à souligner l’esprit d’unité du
collège rassemblé “en et autour de Pierre”. En même temps, tout - y
compris le spectateur - est attiré vers l’autel et le tabernacle
pour une rencontre avec le Christ mystique, présent dans
l’Eucharistie, qui, lors de l’apparition pascale au collège
épiscopal décrite par saint Jean, est debout au milieu du collège et
“souffle” ou impartit son Esprit Saint (cf. Jn 20, 19-29), en lui
donnant autorité et pouvoir comme évêques. Les deux statues de
bronze des saints Pierre et Paul, dans les niches à l’arrière de la
chapelle, symbolisent l’universalité de l’Église et la vocation de
l’épiscopat.
Le thème ci-dessus est renforcé par l’ouvrage d’art du vitrail de la
porte d’entrée de la chapelle: une mitre, au centre, portant les
clés apostoliques, symbole de Pierre, entourée de onze mitres, qui
annoncent le thème de la chapelle. Les mitres sont placées en cercle
pour indiquer leur unité comme collège à travers le don de la
communion trinitaire.
Toujours sur le thème de la collégialité et de la communion du
collège apostolique, l’autel symbolise la proue d’un bateau, fendant
les eaux. Le Nouveau Testament contient de nombreux passages dans
lesquels un bateau est le cadre d’expériences significatives pour
les apôtres en tant que groupe ou collège.
- Après que Jésus ait calmé les vents et la mer, les apôtres, réunis
dans une barque, reçoivent pour la première fois la révélation que
Jésus est plus qu’un homme ordinaire. Ils s’émerveillent: “Qui est
celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent?” (cf. Mt 8,
23-27; Lc 8, 22-25; Mc 4, 37-41).
- Jésus fait monter les apôtres dans une barque pour être seul avec
eux et leur donner ses enseignements (cf. Mc 6, 32).
- Après la multiplication des pains et des poissons, Jésus envoie
les apôtres dans une barque sur la Mer de Galilée. Bien que le
Seigneur passe la nuit en prière au sommet de la colline, les
apôtres ne le perdent jamais de vue. Comme une tempête se lève,
Jésus s’approche d’eux en marchant sur l’eau et dit ces mots: “C’est
moi, n’ayez pas peur”. Après l’avoir pris avec eux dans le bateau,
ils touchent immédiatement la rive et les apôtres demeurent
perplexes, car - comme le raconte Marc - ils ne comprennent pas la
signification de la multiplication des pains et des poissons (cf. Jn
6, 16-21; Mt 14, 22-27; Mc 6, 45).
Le bateau a une signification spéciale non seulement pour le collège
apostolique, mais pour la personne de Pierre.
- Dans la série des apparitions pascales, c’est depuis la barque de
Pierre que les apôtres (Pierre, Jacques, Jean, Thomas, Barthélemy et
deux autres), après avoir pêché une énorme quantité de poisson,
reconnaissent le Christ Ressuscité sur le rivage (cf. Jn 21, 1-8).
- Jésus prêche dans une barque, vraisemblablement celle de Pierre, à
la foule réunie sur le rivage (cf. Mt 13, 2; Mc 3, 9; 4, 1).
- La foi de Pierre est confirmée par le Christ, devant les autres
apôtres, après que le Christ lui ait ordonné de venir à Lui en
marchant sur les eaux. Suite à cet épisode, les apôtres louent le
Seigneur et s’exclament, “Vraiment, tu es Fils de Dieu!” (cf. Mt 14,
28-33).
- Dans un autre épisode après la Résurrection, c’est depuis la
barque de Pierre que les apôtres jettent leurs filets, à la demande
de Jésus, et prennent la pêche miraculeuse de poissons. Pierre est
alors celui qui tire à terre le filet plein de poissons (cf. Jn 21,
4-11), symbole de l’Église.
Outre les associations que nous venons d’indiquer, le bateau a aussi
une signification eucharistique en évoquant le collège apostolique,
et renforce ainsi l’utilisation de ce symbole comme base de l’autel
où est conservé le Saint-Sacrement.
- Après la multiplication des pains et des poissons, Jésus fait une
sortie en bateau avec ses apôtres, durant laquelle il leur fait le
discours sur “le levain des Pharisiens” (Mt 16, 5-12; Mc 8, 14).
- Une référence biblique particulièrement significative à
l’Eucharistie nous vient de l’Évangile de Marc. Après la
multiplication des pains et des poissons, préfiguration de
l’Eucharistie, les Écritures disent que les apôtres n’avaient
apporté avec eux qu’“un seul pain” (cf. Mc 8, 14). Le sens caché est
que Jésus est ce “seul pain” ou Pain céleste. Dans ce cas, Jésus
cherche à leur faire comprendre la signification du miracle des
pains et des poissons ainsi que celle de ses paroles et de
l’enseignement sur l’Eucharistie à l’occasion de cet événement
miraculeux.
Le bateau est souvent utilisé aussi comme symbole de l’Église tout
entière, comparée à la “barque de Pierre”. En ce sens, le crucifix
complète bien le mât de l’humble barque de pêcheur de Pierre. Le
mouvement de la sculpture, y compris les morceaux de toile à
l’arrière-plan- une allusion au linceul et à la résurrection - est
une évocation supplémentaire du travail de l’Esprit Saint, qui
fournit le “vent” pour les voiles de la barque de Pierre, poussant
toujours l’Église en avant dans le temps vers le Seigneur, dans
l’accomplissement de la promesse.
Le simple tabernacle de bronze porte les tiges de blé et le raisin
pour l’Eucharistie. Les poissons, indiquant Pierre le pêcheur et la
mission des apôtres comme “pêcheurs d’hommes” (Mt 4, 19; Mc 1, 17)
se retrouvent aussi sur le tabernacle, les chandeliers et la lampe
du sanctuaire. Le poisson est aussi un ancien symbole du Christ,
obtenu à partir du mot grec ΙΧΘΥΣ qui signifie poisson, mais qui est
aussi l’acronyme de la phrase: “Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur”.
Les stations du chemin de Croix, qui ont été travaillées dans la
nacre en Palestine, rappellent la suite du Christ, une vocation que
les évêques partagent avec tous les chrétiens dans l’Église.
La statue mariale de Notre-Dame de l’Espérance est un rappel de la
présence de la Vierge auprès des apôtres rassemblés en prière au
Cénacle. Elle étend la main, dans son étonnement devant les
merveilles de la grâce de Dieu, pour accueillir la flamme de l’amour
de l’Esprit Saint et lui permettre de porter du fruit. En vraie
servante du Seigneur et de son Évangile et image de l’Église qui
donne mystiquement naissance aux enfants, Marie est la Mère des
Apôtres et de leurs successeurs. En effet, les apôtres, réunis
autour de Marie au Cénacle, la regardent comme dans un miroir, un
miroir dans lequel ils se voient eux-mêmes comme Église, “Épouse du
Christ”.
AVIS
- CONFÉRENCE DE PRESSE
- “BRIEFING”
- “POOLS”
- BULLETIN SYNODUS
EPISCOPORUM
- COUVERTURE TV EN DIRECT
- INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
-
HORAIRES D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
CONFÉRENCE DE PRESSE
La première conférence de presse sur les travaux synodaux (avec
traduction simultanée en italien, anglais, français, espagnol et
portugais) se tiendra dans la Salle Jean-Paul II du Bureau de presse
du Saint-Siège, le lundi 5 octobre 2009 (après la Relatio ante
disceptationem) à 12h45 environ. Interviendront:
- S. Ém. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape
Cost (GHANA), Rapporteur général
- S. Exc. Mgr Odon Marie Arsène RAZANAKOLONA, Archevêque
d'Antananarivo (MADAGASCAR)
- Rev. P. Federico LOMBARDI, Directeur de la Bureau de Presse du
Saint-Siège, Secrétaire ex-officio de la Commission pour
l’Information (CITÉ DU VATICAN)
Les opérateurs TV (cameramen et techniciens) et les photo-reporters
sont priés de s’adresser au Conseil pontifical pour les
communications sociales, pour l’autorisation d’accès.
Les noms des participants devront être communiqués dans les plus
brefs délais.
Les conférences de presse successives se tiendront:
- mercredi 14 octobre 2009 (après la Relatio post disceptationem)
- vendredi 23 octobre 2009 (après le Nuntius)
- samedi 24 octobre 2009 (après l’Elenchus finalis propositionum)
“BRIEFING”
Pour une information plus efficace sur les travaux synodaux, 4
groupes linguistiques ont été organisés pour les journalistes
accrédités.
Voici les lieux du “briefing” et le nom de l’attaché de presse pour
chaque groupe linguistique :
Groupe linguistique italien
Attaché de presse: Mgr Giorgio COSTANTINO
Lieu: Salle des journalistes, Bureau de presse du Saint-Siège
Groupe linguistique anglais
Attaché de presse: Mr Festus Abdul TARAWALIE
Lieu: Aula Jean-Paul II, Bureau de Presse du Saint-Siège
Groupe linguistique français
Attaché de presse: Mgr Joseph Bato’ora BALLONG WEN MEWUDA
Lieu: Salle des télécommunications, Bureau de Presse du Saint-Siège
Groupe linguistique portugais
Attaché de presse: Me Maria Dulce ARAÚJO ÉVORA
Lieu: Salle “Blu” 1° Étage, Bureau de Presse du Saint-Siège
Les Attachés de Presse tiendront un “briefing”, à 13h10 environ, les
jours suivants :
- mardi 6 octobre 2009
- mercredi 7 octobre 2009
- jeudi 8 octobre 2009
- vendredi 9 octobre 2009
- samedi 10 octobre 2009
- lundi 12 octobre 2009
- mardi 13 octobre 2009
- jeudi 15 octobre 2009
- samedi 17 octobre 2009
- mardi 20 octobre 2009
À l'occasion, les Attachés de Presse pourront être accompagnés par
un Père synodal ou un Expert.
Les noms des participants et tout éventuel changement des dates et
horaires seront communiqués dès que possible.
“POOLS”
Des “pools” de journalistes accrédités pour accéder à la Salle du
Synode sont prévus, en principe pour la prière d’ouverture des
Congrégations générales du matin, les jours suivants :
- mardi 6 octobre 2009
- jeudi 8 octobre 2009
- vendredi 9 octobre 2009
- samedi 10 octobre 2009
- lundi 12 octobre 2009
- mardi 13 octobre 2009
- jeudi 15 octobre 2009
- samedi 17 octobre 2009
- mardi 20 octobre 2009
- vendredi 23 octobre 2009
- samedi 24 octobre 2009
Les listes d’inscription aux “pools” seront mises à la disposition
des rédacteurs au bureau Information et Accréditation du Bureau de
presse du Saint-Siège (à l’entrée, à droite).
Pour les “pools”, les photo-reporters et les opérateurs TV sont
priés de s’adresser au Conseil pontifical pour les Communications
sociales.
Les participants aux “pools” sont priés d’être présents à 8h30 dans
le Secteur Presse, installé à l’extérieur, devant l’entrée de la
Salle Paul VI, d’où ils seront toujours accompagnés par un attaché
du Bureau de Presse du Saint-Siège (pour les rédacteurs) et du
Conseil pontifical pour les Communications sociales (pour les
photo-reporters et les opérateurs TV). Ils sont priés de s’habiller
de façon appropriée à la circonstance.
BULLETIN SYNODUS EPISCOPORUM
Le Bulletin d’information de la Commission pour l’information de la
II Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques, intitulé
Synodus Episcoporum, publié par le Bureau de presse du Saint-Siège,
paraîtra en 6 éditions linguistiques (plurilingue, italienne,
anglaise, française, espagnole et portugaise), avec 2 numéros par
jour (matin et après-midi) ou selon les nécessités.
Le numéro du matin sortira à la conclusion de la Congrégation
générale du matin et celui de l’après-midi sortira le lendemain
matin.
La distribution aux journalistes accrédités s’effectuera dans la
Salle des journalistes du Bureau de presse du Saint-Siège.
Dans l’édition plurilingue, les résumés des interventions des Pères
synodaux préparés par eux-mêmes seront publiés dans la langue
originale. Les 5 autres éditions donneront une traduction en
italien, anglais, français, espagnol ou portugais.
Le troisième numéro du Bulletin contiendra l’Homélie du Saint-Père
au cours de la Co-célébration solennelle d’ouverture, du dimanche
matin 4 octobre 2009 (texte disponible pour les journalistes
accrédités dès l’ouverture du Bureau de presse du Saint-Siège, sous
embargo).
Le quatrième numéro du Bulletin contiendra les Rapports qui seront
présentés au cours de la Première Congrégation générale du lundi
matin 5 octobre 2009 (qui sera également retransmise en direct
télévisé au Bureau de presse du Saint-Siège).
COUVERTURE TV EN DIRECT
Les événements suivants seront retransmis en direct sur les écrans
placés dans la Salle des télécommunications, dans la Salle des
journalistes et dans la Salle des conférences Jean-Paul II du Bureau
de presse du Saint-Siège:
- dimanche 4 octobre 2009 (9 h 30): ouverture solennelle avec
Concélébration de la Sainte Messe (Place Saint-Pierre)
- lundi 5 octobre 2009 (9 h): la première partie de la Première
Congrégation générale dans laquelle sont présentés le Report du
Secrétaire Général et la Relatio ante disceptationem
- samedi 10 octobre 2009 (18 h): Prière du Chapelet avec les
étudiants des Universités de Rome (Salle Paul VI)
- dimanche 11 octobre 2009 (10 h): Concélébration Eucaristique
solennelle avec Canonisation (Place Saint-Pierre)
- mardi 13 octobre 2009 (9 h): partie de la Congrégation générale
dans laquelle est présentée la Relatio post disceptationem
- dimanche 25 octobre 2009 (9 h 30): Concélébration solennelle de la
Sainte Messe à conclusion du Synode (Basilique de Saint-Pierre)
Les variations éventuelles seront communiquées dès que possible.
INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
Durant la période synodale, une ligne d’informations téléphoniques
sera mise en place:
- +39-06-698.19 pour écouter le Bulletin ordinaire du Bureau de
presse du Saint-Siège;
- +39-06-698.84051 pour le Bulletin du Synode des Évêques, du matin;
- +39-06-698.84877 pour le Bulletin du Synode des Évêques, de
l'après-midi.
HORAIRES D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
Le Bureau de presse du Saint-Siège, à l’occasion de la II Assemblée
Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques, sera ouvert du 2 au
25 octobre 2009, aux heures suivantes:
- vendredi 2 octobre: 9 h-15 h
- samedi 3 octobre: 9 h-14 h
- dimanche 4 octobre: 9 h-13 h
- de lundi 5 octobre à vendredi 9 octobre : 9 h-16 h
- samedi 10 octobre: 9 h-19 h
- dimanche 11 octobre: 9.00 h-13 h
- lundi 12 octobre: 9 h-16 h
- mardi 13 octobre: 9 h-20 h- de mercredi 14 octobre à samedi 17
octobre: 9 h-16 h
- dimanche 18 octobre: 11 h-13 h
- de lundi 19 octobre à samedi 24 octobre: 9 h-16 h
- dimanche 25 octobre: 9 h-13 h
Le personnel du bureau Information et Accréditation du Bureau de
presse du Saint-Siège (dans le hall d'entrée, à droite) sera
disponible:
- du lundi au vendredi: 9h-15h
- le samedi: 9h-14h
Tout changement éventuel sera communiqué dès que possible, à travers
affichage au tableau de la Salle des journalistes du Bureau de
presse du Saint-Siège, dans le Bulletin d’information de la
Commission pour l’information de la II Assemblée Spéciale pour
l’Afrique du Synode des Évêques et dans le secteur Communications de
service du site Internet du Saint-Siège.
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