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14 - 09.10.2009
RÉSUMÉ
-
HUITIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (VENDREDI 9 OCTOBRE 2009 -
MATIN)
-
COMPOSITION DE LA COMMISSION POUR LE MESSAGE
-
COMPOSITION DE LA COMMISSION POUR L’ INFORMATION
- ERRATA CORRIGE (II)
- AVIS
HUITIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (VENDREDI 9 OCTOBRE
2009 - MATIN)
- INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
- AUDITION DES
DÉLÉGUÉS FRATERNELS (I)
- AUDITION DES AUDITEURS (I)
Aujourd’hui, vendredi 9 octobre 2008, à 09h00, mémoire facultative
de saint Denis évêque et ses compagnons, martyrs, et de saint Jean
Léonardi, prêtre, en présence du Saint-Père, avec le chant de
l’Heure Tierce, a débuté la Huitième Congrégation générale, pour la
continuation des interventions des Pères synodaux en Salle sur le
thème L’Église en Afrique au service de la réconciliation, de la
justice et de la paix. “Vous êtes le sel de la terre ... Vous êtes
la lumière du monde” (Mt 5, 13.14).
Le Président délégué du jour était S.Ém. le Card. Théodore-Adrien
SARR, Archevêque de Dakar (SÉNÉGAL).
À l’ouverture de la Huitième Congrégation générale, le Secrétaire
général du Synode des Évêques a communiqué la composition de la
Commission pour le Message, publiée dans ce Bulletin.
Au cours de l’intervalle de 10h30, le Saint-Père Benoît XVI a reçu
en audience les Carrefours Gallicus A et Gallicus B.
À cette Congrégation générale qui s’est conclue à 12h30 avec la
prière de l’Angelus Domini, étaient présents 219 Pères.
INTERVENTIONS EN
SALLE (CONTINUATION)
Sont ensuite intervenus les Pères suivants:
-
S. Ém. le Card. Tarcisio BERTONE, S.D.B., Secrétaire d'État (CITÉ DU
VATICAN)
-
S. Exc. Mgr Jan OZGA, Évêque de Doumé-Abong' Mbang (CAMÉROUN)
-
S. Exc. Mgr Albert VANBUEL, S.D.B., Évêque de Kaga-Bandoro
(RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE)
-
S. Exc. Mgr Jean-Baptiste TIAMA, Évêque de Sikasso, Président de la
Conférence Épiscopale (MALI)
-
Rév. P. Edouard TSIMBA, C.I.C.M., Supérieur Général de la
Congrégation du Coeur Immaculé de Marie (Missionnaires de Scheut)
(UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
-
S. Ém. le Card. Christian Wiyghan TUMI, Archevêque de Douala
(CAMÉROUN)
-
S. Exc. Mgr Claudio Maria CELLI, Archevêque titulaire de Civitanova,
Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales
(CITÉ DU VATICAN)
-
S. Exc. Mgr Joseph KUMUONDALA MBIMBA, Archevêque de Mbandaka-Bikoro
(RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
-
S. Ém. le Card. Renato Raffaele MARTINO, Président du Conseil
Pontifical "Justice et Paix" (CITÉ DU VATICAN)
-
Rév. P. Gérard CHABANON, M. Afr., Supérieur Général des
Missionnaires d’Afrique (Pères Blanc) (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
-
S. Exc. Mgr Joachim NTAHONDEREYE, Évêque de Muyinga (BURUNDI)
-
S. Exc. Mgr Jean-Claude BOUCHARD, O.M.I., Évêque de Pala, Président
de la Conférence Épiscopale (TCHAD)
-
Rév. Francesco BARTOLONI, C.PP.S., Modérateur Général des
Missionnaires du Précieux-Sang (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
-
S. Exc. Mgr Robert Christopher NDLOVU, Archevêque d'Harare,
Président de la Conférence Épiscopale (ZIMBABWE)
-
S. Exc. Mgr Evaristus Thatho BITSOANE, Évêque de Qacha's Nek,
Président de la Conférence Épiscopale (LÉSOTHO)
-
S. Exc. Mgr Franklyn NUBUASAH, S.V.D., Évêque titulaire de Pauzera,
Vicaire Aostolique de Francistown (BOTSWANA)
-
Rév. P. Jacob BEYA KADUMBU, C.I., Vicaire Général des Joséphites de
Belgique (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
-
S. Exc. Mgr Cyprian Kizito LWANGA, Archevêque de Kampala (OUGANDA)
-
S. Exc. Mgr Jorge Enrique JIMÉNEZ CARVAJAL, C.I.M., Archevêque de
Cartagena en Colombie (COLOMBIE)
-
S. Exc. Mgr Velasio DE PAOLIS, Archevêque titulaire de Telepte,
Président de la Préfecture pour les Affaires Économiques du
Saint-Siège (CITÉ DU VATICAN)
-
S. Exc. Mgr Joseph Mukasa ZUZA, Évêque de Mzuzu (MALAWI)
Nous publions, ci-dessous, les résumés des interventions:
- S. Ém. le Card. Tarcisio BERTONE, S.D.B., Secrétaire d'État (CITÉ
DU VATICAN)
Dans l’Exhortation apostolique post-synodale “Ecclesia in Africa”,
le Pape Jean-Paul II de vénérée mémoire a voulu souligner combien le
Synode des Évêques “constitue un instrument particulièrement apte à
promouvoir la communion ecclésiale” (n. 15). Cette communion
affective et effective des Églises particulières avec l’Église
universelle trouve dans l’action des Nonces apostoliques un lien
irremplaçable et particulièrement important dans la réalité du
Continent africain. Il s’agit d’un réseau dense de présences qui n’a
pas pour but seulement de promouvoir et de soutenir les relations
entre le Saint-Siège et les autorités étatiques mais entend avant
tout “rendre toujours plus solides et efficaces les liens d'unité
qui existent entre le Siège Apostolique et les Églises
particulières” (can. 364), par le biais de l’assistance et du
conseil que les Représentants pontificaux prêtent aux Évêques. C’est
dans cette optique de communion que doit être considérée la mission
diplomatique du Saint-Siège qui, surtout au cours de la dernière
décennie, a favorisé l’avènement d’accords et autres conventions
avec les autorités étatiques.
Les Représentants pontificaux donnent voix au Saint-Père dans la
défense de la dignité de la personne et de ses droits fondamentaux
et œuvrent, en collaboration avec les Épiscopats, en faveur de la
liberté religieuse et de la promotion d’un authentique dialogue tant
avec les autres Églises ou communautés ecclésiales qu’avec les
membres d’autres religions tout comme, naturellement, avec les
autorités civiles. Un tel amour pour l’homme, la paix et la justice,
qui veut regarder l’Afrique “à la lumière de Dieu” ne peut que
pousser les Représentants pontificaux à témoigner la sollicitude du
Saint-Père et, en lui, de l’Église universelle pour le bien commun
de chaque pays.
[00149-03.04] [IN115] [Texte original: italien]
- S. Exc. Mgr Jan OZGA, Évêque de Doumé-Abong' Mbang (CAMÉROUN)
Cette deuxième Assemblée synodale pour l'Afrique, pour produire les
fruits escomptés, me semble-t-il, extrêmement important de passer
par la famille africaine. Car, la formation d'une nouvelle culture
de la réconciliation, de la justice et de la paix est d'abord une
œuvre familiale, avant d'être sociale. Si ces trois valeurs prennent
racine et trouvent un fondement et un sens dans la famille, leur
culture peut s'étendre au niveau de toute la société africaine.
La culture de la réconciliation se distingue de l'acte de
réconciliation, puisque ce dernier est ponctuel et circonstanciel,
tandis que la première est un état d'esprit, fondé sur la promotion
de l'amour, la charité, la conversion, la miséricorde et bien
d'autres valeurs. Ce rôle prépondérant incombe d'abord aux parents
puis aux institutions scolaires, sociales et ecclésiales, selon le
principe de correction fraternelle: "Si ton frère vient à pécher, va
le trouver et reprends-le seul à seul..." (Mt 18, 15-18).
La justice est la juste appréciation, la reconnaissance, le respect
des droits et du mérite de chacun. La famille est appelée à éduquer
à la justice véritable qui, seule conduit au respect de la dignité
personnelle de chacun, comme le souligne le pape Jean-Paul II dans
Familiaris Consortio. Et déjà, Jésus dit : "si votre justice ne
surpasse pas celle des Scribes et des Pharisiens..." (Mt 5, 20s).
La culture de la paix dans la famille africaine était garantie par
le conseil parental et familial, à travers la tenue fréquente de la
palabre, foyer du bonheur dans la prospérité individuelle et
collective, en rapport avec Dieu et les frères et soeurs; "heureux
les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu" (Mt 5,
9).
[00104-03.06] [IN074] [Texte original: français]
- S. Exc. Mgr Albert VANBUEL, S.D.B., Évêque de Kaga-Bandoro
(RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE)
Ces dernières années, au moment des différentes crises politiques et
sociales que la République centrafricaine a connues, nous n'avons
pas manqué de rappeler les valeurs humaines et chrétiennes
nécessaires pour arriver à une vie dans la paix. À tout moment,
l'Église a été présente et solidaire avec les joies et les peines du
peuple, dont elle veut le bonheur et la rédemption véritables. Les
Évêques de Centrafrique, n'ont cessé de voir l'aurore et l'avènement
d'un temps favorable de paix, de justice et de réconciliation pour
tous.
Notre Église prend de plus en plus conscience des zones d'ombre qui
persistent en son sein; et aspire de tout son être, à la paix et la
communion à l'intérieur même de l'Église-Famille. Malheureusement
certains y voient des motifs de découragement ou des occasions de
baisser les bras. C'est vrai, des malentendus, des gestes perçus
comme blessants ont fait souffrir les uns et les autres. Mais le
temps est venu de nous montrer à la hauteur des enjeux du monde
d'aujourd'hui. Au moment où injustice, corruption, égoïsme,
rébellions ... sont rejetés à l'unanimité, notre Église est sommée
de présenter un témoignage selon l'Évangile qui est Parole de Vie:
un témoignage de réconciliation, de justice et de paix; et surtout
un témoignage de communion.
Nous avons déploré ces derniers mois des gestes de division entre
prêtres, entre prêtres et Évêques, entre prêtres et laïcs; sans
doute cela n'est pas l'Évangile que nous avons à annoncer. Nous
sommes envoyés pour construire l'Église unie par l'Esprit de Dieu
qui nous dirige. Nous ne pouvons pas en même temps déchirer le Corps
du Christ.L'Année Sacerdotale que le Saint-Père nous a donnée, peut
nous inspirer et nous diriger: Fidélité du Christ, fidélité du
prêtre, et fidélité de chaque baptisé.
Il y a une aspiration générale pour un temps de paix, de justice et
de réconciliation. Les événements que nous avons vécu et que nous
continuons à vivre en ces temps-ci donnent la preuve qu'il y a
toujours des raisons d'espoir et que dans la nuit où nous nous
trouvons, l'aurore et le jour s'annoncent.
Chacun de nous est faible, est pécheur; mais ensemble nous aurons à
écouter la Parole de Dieu, à la vivre, pour construire en communion
notre Église-Famille.
Que Dieu nous bénisse et nous donne la force de la persévérance et
d'un vrai témoignage
[00105-03.04] [IN075] [Texte original: français]
- S. Exc. Mgr Jean-Baptiste TIAMA, Évêque de Sikasso, Président de
la Conférence Épiscopale (MALI)
L'Église au Mali oeuvre aux côtés des autres fils du pays, pour
qu'advienne pour les Maliens la paix profonde que tous espèrent,
malgré les situations difficiles qu'ils traversent.
Vivant en régime de démocratie, le pays alterne bien les régimes
politiques sans affrontements armés. Mais la démocratie a parfois
été mise à mal par des manipulations constitutionnelles et des
rebellions armées. Dans le nord du pays les soulèvements Touareg ont
menacé de compromettre la paix nationale. Cependant grâce à un réel
attachement à la valeur de la paix, les pertes en vies humaines ont
été limitées. Les cérémonies symboliques de la reconquête de la paix
ont permis de panser les blessures.
En 2003, par leur lettre pastorale "Et si nous réhabilitions la
politique!", les évêques ont attiré l'attention des partis
politiques sur leur rôle d'éducation des militants, d'animation de
la scène politique et de subordination au prima du service de la
nation et non des intérêts partisans des coalitions ou de leur
membre.
Avec un taux de croissance de 5% en 2008, le Mali accumule
actuellement de la richesse; cependant, la pauvreté sévit partout,
avec ses corollaires de corruptions et de détoumements; les pauvres
semblent être les proies faciles de l'injustice. Même l'Église en a
souffert dans un conflit foncier.
L'Église se fait présente, par ses organismes et ses associations et
l'appui des partenaires au développement, dans le domaine de
l'éducation et de la santé. Cette année Caritas Mali fête ses 50
ans. Ce sont de nombreuses aides d'urgence et de programmes de
promotion sociale et économique qui témoignent du lien indéfectible
entre foi et action.
Les leaders religieux (catholiques, protestants et musulmans) ont
tiré avantage de ce que l'État les invite aux réunions de réf1exions
sur les grandes questions de société pour créer "l'Alliance Sacrée
des religieux". C'est un cercle de qualité, où les leaders des
communautés religieuses échangent et décident ensemble d'actions en
faveur de la paix entre leur communautés respectives, mais aussi
entre certains groupes sociaux et le gouvernement en cas de crise.
La question du Sida est aujourd'hui prise en compte dans les
activités de l'Alliance sacrée.
De récents mouvements sociaux suscités par un nouveau code des
personnes et de la famille ont ouvert un vaste chantier de réflexion
entre la loi, la démocratie et les valeurs culturelles,
particulièrement celles religieuses.
[00128-03.03] [IN082] [Texte original: français]
- Rév. P. Edouard TSIMBA, C.I.C.M., Supérieur Général de la
Congrégation du Coeur Immaculé de Marie (Missionnaires de Scheut)
(UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
Des hommes et des femmes, fidèles à l’Évangile, s’engagent, parfois
jusqu’au martyre, pour un monde plus juste et plus solidaire. Nos
populations ont réussi certaines réconciliations nationales qui sont
des modèles pour les autres continents. Le regard que beaucoup
jettent sur des sociétés qu’on dit en panne de croissance doit donc
changer.
Mais beaucoup reste à faire. Nos belles déclarations, nos documents
ne changent pas automatiquement la réalité de nos peuples. Les
messages de réconciliation, de paix, de justice et d’unité ne sont
pas d’abord pour l’extérieur. Il sont aussi pour nous-mêmes parce
que la crise dehors est aussi “ad intra”. La réconciliation ne se
fera pas par des discours et des déclarations. Elle est une option
fondamentale de vie qui demande de notre part une conversion
quotidienne, à l’intérieur de notre Église et de nos communautés.
Notre mission de guérir les relations entre les personnes ne
s’accomplira que si déjà dans nos propres communautés se pratiquent
le vrai pardon, la recherche de la vérité, le souci de justice, bref
un vrai amour dans une vraie communauté de frères et de sœurs ...
Rien ne sert d’aller parler de la paix aux autres si une vraie paix
ne règne pas dans nos propres communautés.
Il nous faut rafraîchir la manière de penser nos engagements
religieux. Des temps de formation permanente deviennent
indispensables. Il est aussi indispensable que nous promouvions un
mouvement efficace de re-fondation.
Que nos écoles et nos universités catholiques forment des cœurs et
pas seulement des têtes; que les usines de fabrication d’armes de
guerres cessent d’exister.
[00127-03.03] [IN083] [Texte original: français]
- S. Ém. le Card. Christian Wiyghan TUMI, Archevêque de Douala
(CAMÉROUN)
Le péché en éloignant l’homme de Dieu, le constitue en ennemi de
Dieu. Dieu prend l’initiative de sauver l’homme. Ce dernier revient
à Dieu par la prière moyennant le repentir. Ses sacrifices tendent
“à apaiser Dieu” jusque là irrité par sa désobéissance.
C’est en Jésus-Christ que l’homme est pleinement réconcilié avec
Dieu. Effaçant la désobéissance d’Adam (Rm 5, 19), Jésus fait la
paix par le sang de sa Croix. Le Christ accomplit la réconciliation
de l’homme avec Dieu.
Réconciliés avec Dieu en Jésus-Christ, les hommes sont frères et
soeurs entre eux.
L’accueil de la Parole du Christ entraîne les hommes à se laisser
réconcilier avec Dieu. Les fidèles du Christ deviennent
missionnaires du pardon.
Ainsi donc, pour se réconcilier avec le prochain, la réconciliation
avec Dieu est un préalable inévitable. La réconciliation dans nos
familles, entre les peuples de la terre n’est pas possible sans
Dieu. Seuls les hommes réconciliés avec Dieu peuvent bâtir un monde
de paix et de justice.
[00126-03.03] [IN084] [Texte original: français]
- S. Exc. Mgr Claudio Maria CELLI, Archevêque titulaire de
Civitanova, Président du Conseil Pontifical pour les Communications
Sociales (CITÉ DU VATICAN)
Le message final de la Première Assemblée Spéciale pour l’Afrique du
Synode des Évêques, qui s’était tenue en 1994, soulignait les défis
de la communication pour l’Église-famille de Dieu en Afrique,
mentionnant la nécessité d’être créative dans le premier aréopage du
temps moderne: “Tant que nous serons seulement des consommateurs
dans ce secteur, nous courrons le risque de changer de culture sans
le vouloir, sans même le savoir”.
L’exhortation “Ecclesia in Africa” a consacré 11 articles aux médias
et à la communication sociale, et en a fait l’un des 5 pilastres
pour l’édification de l’ “Église-famille de Dieu”. A la suite de ce
premier synode, des facultés de communication sociale ont été créées
au sein des universités catholiques, des stations de radiodiffusion
et de télévision. Aujourd’hui, il y a au moins 163 radios
opérationnelles réparties dans 32 pays (avant 1994 on en comptait à
peine 15), qui sont gérées et animées par des diocèses, des
congrégations et organisations catholiques. Certains diocèses
possèdent un site internet; les publications sont innombrables, tant
au niveau régional que diocésain ou paroissien.
En août 1999, le CEPACS a publié un plan pastoral continental
intitulé “Pour une Afrique communicative” reprenant les
recommandations de l’ “Ecclesia in Africa”.
Il n’y a aucun doute que des “évolutions positives” ont eu lieu,
mais l’Instrumentum Laboris” confirme que les décisions prises n’ont
pas été beaucoup suivies. Jusqu’à présent, nombreux sont ceux qui ne
savent rien du plan pastoral du CEPACS publié en 1999. Sans
coordination et planification, la communication (Exhortation
apostolique post-synodale “Ecclesia in Africa” n. 126) ne peut être
efficace: il faut donc établir des stratégies et des plans pastoraux
régionaux et nationaux, inimaginables, toutefois sans la présence de
ressources humaines compétentes.
Il semblerait opportun de soutenir aussi les associations des
communicateurs catholiques, “en offrant une saine formation humaine,
religieuse et spirituelle”. Je pense à l’UCAP (Union Catholique
africaine de la presse) la branche continentale de l’UCIP.
Les récentes technologies de l’information donnent lieu à une
nouvelle culture que nous appelons digitale. Il est vrai que dans le
grand contexte africain, une telle culture est encore peu
importante, mais les données récentes démontrent que la croissance
est incroyablement rapide. Tout cela lance un défi pastoral à
l’Église en Afrique: comment dialoguer, comment être présents,
comment évangéliser une telle culture?
Il convient, enfin, de souligner aussi l’exigence de donner vie, le
plus tôt possible, à une agence de presse continentale pour l’Église
en Afrique.
En avril dernier, notre Conseil pontifical pour les Communications
Sociales, en collaboration avec l’AMECEA, a organisé un séminaire
d’étude, pour environ 80 jeunes, sur le thème de la communication au
service de la justice, de la paix et de la réconciliation. Cette
première initiative répond à l’exigence de promouvoir la formation,
à tous les niveaux. Le défi auquel je me référais ne se résout pas
seulement avec des machines technologiques toujours plus
sophistiquées, mais surtout avec des personnes formées tout
spécialement dans le secteur de la communication. Pour cette raison,
le Conseil pontifical est disponible pour collaborer avec les
diverses Conférences épiscopales en fournissant des bourses d’études
pour favoriser la formation de prêtres et de religieuses.
[00148-03.03] [IN114] [Texte original: italien]
- S. Exc. Mgr Joseph KUMUONDALA MBIMBA, Archevêque de
Mbandaka-Bikoro (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
Depuis l'implantation de l'Église en Afrique et plus spécialement en
RD Congo, l'éducation scolaire a toujours bénéficié d'une singulière
attention de l'Église. Pour celle-ci, les écoles de tous les niveaux
ainsi que les instituts supérieurs et les universités constituent
des Iieux d'apostolat. L'Église s'y investit pour assurer une
formation intégrale de l'homme selon la vision évangélique aux fins
de garantir son épanouissement et de le rendre apte à mettre ses
talents au service de la communauté.
Cependant, la crise multiforme liée à des guerres à répétition a
entraîné des conséquences déplorables dans le secteur de
l'éducation. Ces conséquences déplorables risquent de perdurer trop
longtemps si l'on n'y prend pas garde. Car, une éducation mal
assurée compromet l'avenir de générations de jeunes et sacrifie des
potentialités qui auraient servi à toute la nation. Ce qui est
injuste et ne garantit pas la paix. Car les jeunes frustrés sont à
la merci des pêcheurs en eau trouble.
Dans un climat de complaisance engendré par des pratiques
malhonnêtes, la qualité de l'enseignement n'est pas garantie. Les
organisateurs, les gestionnaires et les parents sont conscients que
les diplômes délivrés ne représentent pas un niveau intellectuel et
moral approprié aux exigences du monde scientifique et de travail.
Naturellement, l'Église qui continue d'investir une bonne partie de
son personnel n'est pas satisfaite par ces résultats.
1. Imaginer un système de gestion scolaire qui garantit la liberté
de l'Église pour une formation qualitative de la jeunesse ;
2. Solliciter un partenariat direct entre les organismes
internationaux (UNESCO) et l'Église pour que les moyens alloués à la
formation des jeunes puissent profiter réellement et directement à
l’éducation de la jeunesse ;
3. Que les Congrégations ayant comme charisme l'éducation
s'investissent davantage dans les écoles en veillant surtout aux
enfants des pauvres pour empêcher l'émergence des classes sociales.
4.Que la formation à assurer vise la création d'emplois.
Ce faisant, nous sommes persuadé que l'Église qui est en Afrique
pourrait accomplir tel qu'i1 se doit sa mission dans ce milieu où
s'invente l'avenir; elle sera ·alors en mesure de garantir à tous
les jeunes, les mêmes opportunités et les mêmes chances pour un
avenir de justice et de paix
[00124-03.04] [IN086] [Texte original: français]
- S. Ém. le Card. Renato Raffaele MARTINO, Président du Conseil
Pontifical "Justice et Paix" (CITÉ DU VATICAN)
Dans son discours de clôture à la Conférence de présentation en
Afrique du Compendium de la doctrine sociale de l'Église
(Dar-es-Salaam, Tanzanie, 27-30 août 2008), le Cardinal Renato
Raffaele Martino demandait aux participants d' appliquer ce document
avec discernement aux. différentes réalités socioculturelles de
leurs pays, sans attendre que quelqu'un d'autre le fasse pour eux ni
à leur place, car il y va de la responsabilité des Églises locales
du continent. Il était heureux de constater que celles-ci ont, par
de nombreuses initiatives, contribué à la diffusion du Compendium.
C'est aux Africains eux-mêmes qu'il revient d'être le seI de la
terre et la lumière du monde dans ce beau continent, si différent et
si riche.
Les évêques sont encouragés à trouver les formes les mieux adaptées
à la diffusion et à l'interprétation correcte de la doctrine
sociale, à la traduire et à l'enseigner, y compris dans les langues
africaines, en particulier dans les maisons de formation sacerdotale
et religieuse, dans la catéchèse, dans les centres et instituts
catholiques d' enseignement supérieur, dans les associations de
métiers, notamment auprès des parlementaires, des politiciens et des
magistrats catholiques.
L'engagement pour la réconciliation, la justice et la paix et la
tâche de transformer les réalités sociales ne peuvent être menés à
bien sans l'inspiration de la doctrine sociale de l'Église, qui
continue à offrir sa lumière pour baliser les chemins de l 'homme,
de la société et de l'Église au coeur du monde d'aujourd'hui.
Pour favoriser une connaissance approfondie et une meilleure
diffusion de cette doctrine, je suggère que soit créé, en Afrique,
un Institut supérieur catholique, à vocation continentale et
universelle, spécialisé dans l' enseignement social.
[00145-03.03] [IN087] [Texte original: français]
- Rév. P. Gérard CHABANON, M. Afr., Supérieur Général des
Missionnaires d’Afrique (Pères Blanc) (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
J'aimerais développer le thème du Dialogue Interreligieux comme
chemin de réconciliation. La carte de notre monde et celle de l'
Afrique en particulier, est parsemée de conflits meurtriers dont
certains malheureusement durent depuis trop longtemps. Je pense en
particulier à la situation des pays des Grands Lacs mais aussi au
Darfour. Ces conflits, presque tous, sans exception, ont une
dimension et des éléments religieux.
Le dialogue interreligieux peut prendre comme nous le savons
diverses formes: du dialogue de vie à la rencontre spirituelle.
C'est un chemin étroit, parfois rude et périlleux qui demande avant
tout une grande confiance dans l'autre. Une confiance qui n'est pas
naïveté mais désir de comprendre, de connaître, d'aimer. Il me
semble que les fondements du dialogue interreligieux sont avant tout
des attitudes spirituelles.
Mais ce dialogue n'est pas réservé aux spécialistes. Il est dans de
nombreuses grandes villes africaines, le quotidien de nombreuses
familles chrétiennes qui partagent le même toit, la même cuisine que
leurs frères et sœurs musulmans. Les responsables de l'Église se
doivent d'aider ces chrétiens, de les éclairer et de les inviter à
marcher ensemble vers un avenir meilleur. Nous avons tous besoin
pour cela de dépasser un certain nombre de préjudices, d'idées
toutes faites et de propos alarmistes.
J'aimerais en conclusion faire une proposition concrète. De
nombreuses conférences épiscopales, des diocèses, des paroisses ont
constitué des commissions Justice et Paix. Plutôt que de créer,
d'ajouter une autre commission pour le dialogue interreligieux, je
suggérerais qu'à ces commissions Justice et Paix déjà existantes, on
adjoigne une ou deux personnes sensibles aux questions
interreligieuses qui permettraient d'éclairer, d'expliquer et
d'accompagner cette dimension essentielle.
[00123-03.05] [IN088] [Texte original: français]
- S. Exc. Mgr Joachim NTAHONDEREYE, Évêque de Muyinga (BURUNDI)
Au Burundi, la double expérience contrastante d'une guerre civile
meurtrière et de la tâche combien ardue de restaurer la paix par la
réconciliation dans la justice, nous a convaincu de l'exigence de
travailler ensemble, au niveau régional et interrégional.
Bien que différente d'un pays à l'autre, l'histoire des conflits
sociopolitiques dans notre région présente des constantes communes
qui réclament la conjugaison et la coordination des efforts dans la
recherche de la réconciliation et de la paix.
Aussi, nous membres de la Conférence des Évêques Catholiques du
Burundi, encouragés par l'expérience faite ensemble avec la
Conférence épiscopale de Tanzanie depuis 2002 dans la pastorale des
réfugiés et des personnes déplacées par la guerre, nous souhaitons
proposer ce qui suit :
Que cette assemblée renouvelle encore la recommandation déjà faite
par Ecclesia in Africa d'" une solidarité pastorale organique" (EA,
131-135). Aux niveaux régional et interrégional nous devons prendre
à cœur le besoin d'un travail en synergie par l'intermédiaire
d'organes effectifs d'analyse des situations et de coordination de
l'action, ainsi que des mécanismes appropriés de suivi et
d'évaluation.
Et pour ce qui concerne la Région des Grands Lacs, nous réitérons à
l'endroit de l'ACEAC et de l'AMECEA ainsi qu'aux Conférences
Episcopales du Kenya, de l'Ouganda, de la RDC, du Rwanda et de la
Tanzanie, notre proposition de tenir prochainement une Conférence
Intemationale sur la paix et la réconciliation dans cette région. La
Conférence nous donnerait l'occasion de discuter ensemble de la mise
en application de cette recommandation et de notre devoir commun
d'être le sel et la lumière dans la dynamique de la Conférence
permanente amorcée par nos responsables politiques pour la sécurité,
le développement, la démocratie et la bonne gouvernance dans la
région.
[00122-03.05] [IN089] [Texte original: français]
- S. Exc. Mgr Jean-Claude BOUCHARD, O.M.I., Évêque de Pala,
Président de la Conférence Épiscopale (TCHAD)
Durant ce synode nous disons et redisons que l'Église-famille de
Dieu est le lieu et le sacrement du pardon, de la réconciliation et
de la paix, mais comment exerce-t-elle ce ministère? Quel est le
lien entre ses diverses interventions au service de la
réconciliation, de la justice et de la paix, et l'exercice du
ministère sacramentel lui-même? Et dans la vie des chrétiens et des
communautés, quel est le lien entre l' exercice de ce "ministère de
la réconciliation" (2 Co 5,18), dont ils sont aussi les dépositaires
comme membres de l'Église, et la célébration en Église du sacrement
de la réconciliation pour eux-mêmes ? En d'autres mots: le
sacrement, tel que célébré dans nos communautés actuellement, est-il
l'aboutissement et la source du ministère de la réconciliation: une
Église réconciliée qui est réconciliatrice? Ou plutôt ce sacrement
n'est-il pas souvent une sorte de rite, vite expédié, pour se mettre
en règle personnellement avec Dieu, loin de ce que dit l'apôtre
Paul: " C'est lui qui nous a rendus capables d'être ministres d'une
Alliance nouvelle, non de la lettre mais de l'Esprit; car la lettre
tue mais l'Esprit donne la vie " (2 Co 3,6).
La tenue de ce synode sur l'Église en Afrique au service de la
réconciliation, de la justice et de la paix, doit être pour nos
communautés et nos Églises une occasion de renouveler la façon dont
est vécu le sacrement du pardon et de la réconciliation? Faire que
ce sacrement soit vécu, individuellement et en communauté, "dans
l'Esprit qui donne la vie ".
[00121-03.04] [IN090] [Texte original: français]
- Rév. Francesco BARTOLONI, C.PP.S., Modérateur Général des
Missionnaires du Précieux-Sang (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
L’Église africaine comprend que la réconciliation est d’abord
l’œuvre de Dieu dans le Christ. Dans ce sens, la réconciliation est
plus une spiritualité qu’une stratégie, mais elle doit être une
spiritualité qui conduise les membres de la famille de Dieu en
Afrique à devenir des ambassadeurs du Christ (2 Co, 5, 20) qui crée
un espace de vérité, de justice, de guérison et l’avènement d’une
nouvelle création (2 Co 5, 17). C’est cette spiritualité qui conduit
aussi l’Église, comme les ambassadeurs du Christ, à s’engager dans
le dialogue avec la spiritualité des peuples de l’islam et des
religions traditionnelles africaines.
Mais l’Afrique n’est pas seulement un lieu de souffrance et
d’exploitation; elle est aussi un continent où de nombreux pays
expérimentent un développement social et économique rapide. L’Église
a une occasion importante d’encourager et de conduire ce
développement à travers la formation au bien et la formation de
responsables bons et honnêtes qui œuvrent en faveur du bonheur et de
la croissance sociale de l’ensemble de la population de leur pays
sans distinction de race, de religion ou de statut social. Nous
devons encourager les peuples d’Afrique à reconnaître et accepter le
fait qu’ils ont, avec l’aide de Dieu, l’habileté de prendre en main
leur destin. Ici, l’Église a la possibilité d’être un défenseur de
la pertinence et de l’importance continue des dimensions
spirituelles de la culture, qui a longtemps occupé une place
centrale dans la culture africaine.
L’Église africaine doit témoigner que c’est par le Christ que nous
avons été réconciliés et qu’Il nous a légué ce ministère de la
réconciliation. Nous ferons cela en témoignant de vivre comme une
communauté de foi réconciliée. Il ne peut y avoir d’authentique
proclamation de la réconciliation sans cette première étape (53). Le
chemin de la réconciliation en Afrique commence lorsque nous
reconnaissons notre propre besoin d’être réconciliés en tant
qu’Église. Le Corps du Christ qu’est l’Église africaine doit être
uni dans l’amour du Christ. Nous devons être le modèle d’unité dans
lequel tous les membres du corps désirent partager la souffrance
d’un seul, de la même manière qu’ils en partagent la joie (1 Co 14,
26). De cette façon, nous démontrons le pouvoir unifiant des eaux du
baptême et du Précieux Sang du Christ et nous sommes capables
d’inviter tout le monde à participer au mystère de rédemption du
Christ.
[00120-03.05] [IN091] [Texte original: anglais]
- S. Exc. Mgr Robert Christopher NDLOVU, Archevêque d'Harare,
Président de la Conférence Épiscopale (ZIMBABWE)
Tout le monde dans l’Église quelque soit sa position ou son statut a
le devoir et la responsabilité d’être un agent de l’évangélisation
et un agent du témoignage chrétien. Cela vaut également pour les
institutions dont nous disposons au sein de l’Église. Les Évêques
doivent être des agents prophétiques de la Parole sur notre
continent africain troublé. Ils doivent parler pour les opprimés qui
crient vers leur Seigneur pour obtenir leur libération. Dans
l’accomplissement de leurs charges, ils devraient aussi montrer le
bon exemple de la paternité au sein de l’Église-Famille de Dieu et
de l’unité de la famille chrétienne. Ils devraient également
travailler étroitement avec les prêtres qui sont, après tout, leurs
principaux collaborateurs dans la mission d’évangélisation. Un motif
de préoccupation, selon moi, est le soutien que certains prêtres ou
religieux apportent aux partis politiques. Cela a pour conséquence
de diviser les communautés chrétiennes qu’ils servent. Il n’est pas
rare non plus d’entendre que certains prêtres ne soutiennent pas les
activités de Justice et Paix dans leurs paroisses. Il est par
conséquent vital que les candidats au sacerdoce ministériel étudient
la Doctrine sociale de l’Église au cours de leurs années de
formation. Je pense que l’Église n’a pas suffisamment investi dans
ce domaine. Le clergé doit également comprendre constamment le
besoin de guérison à tous les niveaux de la souffrance humaine,
qu’il s’agisse de conflits familiaux, ethniques ou de traumatismes
dus à la guerre.
Les fidèles laïcs sont les mieux placés pour être des agents de
réconciliation, de guérison, de justice et de paix dans les
communautés. De plus en plus, la formation continue est nécessaire
afin de leur permettre d’être des agents mieux équipés. La formation
peut être faite par l’intermédiaire des programmes des petites
communautés chrétiennes ou d’activités associatives.
Les catholiques en général ont une faiblesse qui est de ne pas
s’engager de manière active et positive en politique. Parfois,
lorsqu’ils s’engagent activement en politique, ils deviennent des
agents de destruction comme nous en avons été témoins récemment dans
mon propre pays, le Zimbabwe.
Notre espoir est que ce Synode suggère des voies possibles par
lesquelles nous puissions améliorer nos sociétés à travers une
réconciliation authentique et la recherche d’une justice et d’une
paix durables sur notre bien-aimé continent.
[00119-03.04] [IN092] [Texte original: anglais]
- S. Exc. Mgr Evaristus Thatho BITSOANE, Évêque de Qacha's Nek,
Président de la Conférence Épiscopale (LÉSOTHO)
L’Église au Lesotho, comme de nombreuses autres Églises en Afrique,
est engagée dans le domaine de la santé, de l’éducation et du
service envers les pauvres.
Le Lesotho est pour 50% environ catholique, et l’Église possède la
majorité des écoles du pays. En fonction de ce nombre, on pourrait
espérer que les principes catholiques puissent prévaloir dans le
fonctionnement du pays. Au contraire, les personnes adhèrent à tout
ce qui leur permettra d’avoir du pain sur la table, même si cela
doit être en opposition avec l’enseignement de l’Église.
Un grand nombre de pays d’Afrique ont signé le Protocole de Maputo,
et le Lesotho n’en a pas fait exception. Bien que les services de
nos hôpitaux catholiques soient appréciés par beaucoup, nous
craignions qu’un grand nombre d’avortements sera pratiqué dans des
hôpitaux privés.
Ce dont l’Église du Lesotho a besoin d’une manière urgente, afin de
poursuivre son service envers les pauvres, c’est que les Églises
Soeurs du monde développé influencent leur gouvernement afin de ne
pas imposer des idéologies qui soient étrangères à l’Afrique. Durant
cette période de transition jusqu’à son autonomie financière,
l’Afrique a encore besoin du soutien de ses Églises Soeurs du monde
développé.
[00118-03.03] [IN093] [Texte original: anglais]
- S. Exc. Mgr Franklyn NUBUASAH, S.V.D., Évêque titulaire de
Pauzera, Vicaire Aostolique de Francistown (BOTSWANA)
Le Botswana est un petit pays stable et démocratique caractérisé par
une bonne gouvernance et par l’autorité de la loi. Nous sommes un
pays moyennement riche qui attire des personnes provenant d’autres
régions d’Afrique. Nous constituons un havre de paix dans la mesure
où nous n’avons aucune expérience de guerre ou de conflit dans notre
pays. Nous accueillons un bon nombre de réfugiés demandant l’asile.
Nous avons la paix parce qu’au sein de notre mécanisme traditionnel
appelé kgotla, c’est-à-dire cour de la règle, le dialogue est
respecté. Pour nous, la plus grande guerre est faite de mots.
L’Église a introduit cette pratique culturelle dans les paroisses
afin d’aider à faire et à promouvoir la paix et la compréhension.
Aujourd’hui, il y a une pression concernant nos ressources, notre
marché du travail et nos installations sanitaires dûe à l’afflux de
personnes en raison de la situation politique et sociale dans la
région. Nous sommes préoccupés par la xénophobie qui est la
conséquence de la dure crise économique actuelle. L’Église a promu
la paix et la fraternité envers les personnes. Les minorités n’ont
pas besoin d’utiliser la violence pour faire connaître leurs
problèmes.
Le Sida est un défi pour les pays du sud de l’Afrique. Le Botswana
travaille dur par le biais de l’éducation afin de prévenir de
nouvelles infections. Le traitement est disponible pour les
citoyens, mais malheureusement il ne l’est pas pour les réfugiés ni
pour les étrangers qui vivent dans le pays. Le Sida a ravagé les
fondations de la société du Botswana. Il peut être potentiellement
employé comme arme de guerre et de conflit. Comment pardonner
quelqu’un qui vous a infecté volontairement avec le virus mortel?
L’Église catholique existe au Botswana depuis seulement environ 81
ans et 4% de sa population appartient à l’Église. Nos institutions
scolaires ont contribué à l’éducation et à la formation des
responsables du pays, contribuant ainsi à faire prévaloir une
culture de la paix.
L’Église œuvre aussi de manière œcuménique avec le Conseil mondial
des Églises et d’autres Ong afin de soulager la douleur et de
promouvoir la fraternité, en éliminant ainsi le besoin de combattre
pour des ressources limitées. Nous cherchons à être le sel qui
préserve la paix en étant fidèles à nos pratiques culturelles qui
promeuvent la paix. L’Église en Afrique peut apprendre des
expériences du Botswana en matière de promotion de la paix.
[00117-03.03] [IN094] [Texte original: anglais]
- Rév. P. Jacob BEYA KADUMBU, C.I., Vicaire Général des Joséphites
de Belgique (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
Le premier synode africain avait défini les communautés ecclésiales
vivantes comme une priorité pastorale des Églises d'Afrique. De ce
fait, l'Église en Afrique ne peut pas relever les défis de la
réconciliation, de la justice et de la paix, en ignorant
l'expérience et l'apport de ces petites communautés.
Elles sont des lieux de prévention et de résolution des conflits,
des lieux où le mystère du Christ se révèle et devient réalité
connue, crue et vécue. Dans ces communautés, règnent la gratuité, la
solidarité, un sort commun; chacun y est motivé à construire la
Famille de Dieu, famille entièrement ouverte sur le monde, et qui
n'exclut absolument personne.
Malheureusement, cette approche est loin d'être la réalité. En
témoignent certains massacres et pillages en Afrique, où sont
impliqués quelques membres des CEV. La sincérité de leur fraternité
et de leur solidarité est remise en question. Il devient donc
nécessaire et urgent que la fraternité humaine des CEV cesse de se
fonder sur le sang pour se greffer sur la foi en Jésus-Christ.
En dehors du sacrement de la réconciliation, instrument privilégié
de la réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec les autres,
les CEV vivent d'autres expériences de réconciliation, comme la
palabre, que l’on ne peut pas sous-estimer.
En définitive, les CEV demeurent les lieux de célébration et de vie
des vertus théologales.
[00116-03.04] [IN095] [Texte original: français]
- S. Exc. Mgr Cyprian Kizito LWANGA, Archevêque de Kampala (OUGANDA)
Afin de réaliser une vision de la Caritas Africa, qui doit avoir la
vie surabondante (Jn 10, 10), nous considérons que notre mission est
de rendre témoignage à l’amour de Dieu (Ac 1, 8) en travaillant pour
le développement intégral de l’être humain avec une attention
prioritaire envers les pauvres et les indigents. L’Afrique est
confrontée quotidiennement à d’importants défis et de grandes
parties des populations de nombreux pays d’Afrique souffrent à cause
de conflits, de troubles sociaux, de guerres, tout comme de
catastrophes naturelles et de calamités, telles que la sécheresse,
les inondations et les cyclones. Les maladies, y compris le Sida, la
malaria et d’autres encore, moins connues, causent également un
grand nombre de difficultés aux personnes et aux familles.
Dans chaque pays, la Caritas est présente pour s’occuper de ces
différents problèmes et porter secours aux membres les plus
vulnérables de la société. Le rôle de la Caritas cependant n’est pas
seulement d’intervenir dans des situations d’urgence et de fournir
de l’aide. Son rôle va bien au-delà de ce stade. Elle est appelée à
contribuer au développement intégral des personnes. Cette mission
conjointe de la Caritas est souvent mal comprise, mais elle est bien
appliquée en Afrique.
Un rapide coup d’œil au travail réalisé par les organisations
Caritas en Afrique montre clairement le large spectre de toutes les
activités qui ont lieu dans chacun des pays et dans leur ensemble.
L’autonomisation des communautés, l’éducation et la formation en vue
du développement de zones rurales, les soins sanitaires, la gestion
de l’environnement, la capacité de soutenir le développement, la
formation à la gestion de compétences vitales, la formation à la
gouvernance, et l’assistance psychosociale sont quelques-unes des
activités qui sont communes à de nombreuses organisations Caritas en
Afrique. À ce titre, elles contribuent pleinement à la
réconciliation et au renforcement de la justice sociale dans leurs
pays respectifs.
Le travail de beaucoup d’organisations Caritas nationales en Afrique
bénéficie du soutien de Caritas partenaires de pays développés
d’autres régions du monde. Ce partenariat très efficace est
hautement recommandable. En tant que confédération, nous partageons
des valeurs et des principes communs, nous respectons la dignité des
êtres humains, nous croyons à la solidarité et au partage, nous
sommes dédiés au service et sommes convaincus que la subsidiarité
est la clef d’une coopération harmonieuse entre partenaires.
[00115-03.04] [IN096] [Texte original: anglais]
- S. Exc. Mgr Jorge Enrique JIMÉNEZ CARVAJAL, C.I.M., Archevêque de
Cartagena en Colombie (COLOMBIE)
Des milliers et milliers d’êtres humaines de race noire arrivèrent
en Amérique pour y être vendus aux enchères et être ainsi condamnés
à travailler jusqu’à leur mort.
Carthagène eut le malheur d’être l’un des principaux ports de cet
infâme commerce, mais eut la chance en revanche d’accueillir le
grand témoignage de sainteté du jésuite Pedro Claver, apôtre des
esclaves, dont le corps repose dans notre cathédrale. Il vécut pour
les protéger, les conduire à la foi et leur enseigner l’amour envers
Dieu et l’amour de Dieu, amour qui, sans doute, les aida à survivre
et qui, aujourd’hui, leur permet de s’exprimer à partir de la
perspective de la foi chrétienne.
Pedro Claver attendait les “navires négriers” dans une optique
différente de celle de ceux qui traitaient avec eux. Pour ces
commerçants, il s’agissait de l’arrivée d’“esclaves pour le travail”
alors que, pour l’apôtre, ils étaient des “fils de Dieu” qui
demandaient à connaître toute la vérité de l’Évangile. Le Noir
grandit donc dans la foi et la vit, mais se demande pourquoi son
compagnon, qui professe la même foi, fait usage du fouet et il ne
trouve pas de réponse.
Tout ce chapitre de “l’Histoire universelle de l’Infamie” ainsi que
l’appelait Sábato, s’écrivit quinze siècles après la venue de notre
Seigneur Jésus et fait partie d’une obscurité que nous devons
laisser derrière nous pour atteindre des niveaux de dignité plus
élevés dans un monde “faussement globalisé”. L’Afrique est la
“Grande Patrie” de toutes nos négritudes, du Canada jusqu’à la Terre
de Feu, y compris la merveilleuse présence de cette race aux
Antilles et aux Caraïbes.
Combien de choses qui ont fait de l’Amérique un grand continent, ont
été possibles seulement grâce à la contribution des noirs, héritiers
de tant de richesses encore inconnues aujourd’hui, héritiers d’une
grande abondance de symboles qui, avec le temps, auraient enrichi le
message chrétien, héritiers de la même joie avec laquelle leurs
ancêtres embrassèrent la foi, même si la vie était dure avec eux.
L’histoire de l’Afrique en Amérique n’est une histoire d’hier, c’est
un aujourd’hui vivant!
C’est pourquoi, je crois que ce Synode doit proférer une parole en
faveur des “Négritudes” américaines (j’espère que vous aurez
remarqué que j’utilise le mot “américain” en me référant à toute
l’Amérique, celle du nord, celle du centre, celle des Antilles,
celle des Caraïbes et celle du sud). Une grande partie de leur cœur
est encore vivante et continuera à vivre en Afrique et dès lors ils
percevront et vivront comme leur ce qui a lieu sur ce continent.
[00137-03.05] [IN098] [Texte original: espagnol]
- S. Exc. Mgr Velasio DE PAOLIS, Archevêque titulaire de Telepte,
Président de la Préfecture pour les Affaires Économiques du
Saint-Siège (CITÉ DU VATICAN)
Le thème de la paix occupe une place fondamentale dans la réflexion
de cette assemblée. Elle est dans le titre et parcourt également
tout le texte de l’Instrumentum laboris tout comme celui de la
Relatio ante disceptationem.
La vie chrétienne est enracinée dans l’amour chrétien que Jésus
présente comme signe de sa présence en ses disciples (cf. 13, 25).
Mais la réalisation du témoignage de l’amour passe nécessairement
par le témoignage de la justice.Le concept rigoureux de justice qui
appartient à l’antiquité et a été élaboré et perfectionné par la
tradition chrétienne comme vertu qui donne à chacun ce qui lui
revient, fait partie du patrimoine chrétien car la dignité de la
personne humaine resplendit de lumière dans la foi chrétienne, avec
la série de droits et de devoirs qui en sont le prolongement. Ainsi,
la justice tout en étant route et voie de l’amour et donc ouverte à
la gratuité et à l’amour, conserve son rôle spécifique ainsi que le
souligne le Saint-Père Benoît XVI dans l’Encyclique “Caritas in
veritate” n. 6.
La justice doit être traduite dans la pratique; et c’est même la
pratique qui constitue la vérification de la doctrine que l’on
énonce. Il serait vain de proclamer les droits s’ils n’étaient pas
protégés par des moyens adéquats. La justice s’instaure avec une
administration droite de la justice qui garantit à l’intérieur de la
communauté le suum à chaque fidèle. Cela présuppose l’existence et
le droit usage de moyens adaptés, le respect des lois de l’Église à
travers les organismes compétents, et tout particulièrement les
tribunaux prévus par la législation canonique. La justice est
garantie lorsque tous se soumettent à la même loi de l’Église et que
les droits de tous sont respectés. Il faut surtout que l’exercice de
l’autorité soit vraiment évangélique, comme service rendu aux
personnes selon l’enseignement de Jésus et à son exemple. Comme les
disciples se reconnaissent à la pratique de l’amour évangélique, de
même l’exercice de l’autorité de manière évangélique se reconnaît
par le fait qu’il est à l’image du Fils de l’homme qui est venu non
pour être servi, mais pour servir et pour faire le don de sa propre
vie.
[00138-03.04] [IN099] [Texte original: italien]
- S. Exc. Mgr Joseph Mukasa ZUZA, Évêque de Mzuzu (MALAWI)
En promouvant la réconciliation, la justice et la paix, l’Église
catholique a besoin de travailler ensemble avec les autres Églises
chrétiennes et avec les Musulmans. Au Malawi, l’Église catholique
offre des services dans le domaine de la santé, de l’éducation, du
développement et pour une bonne gouvernance à travers les organismes
oecuméniques et interreligieux suivants:
- Commission des Affaires publiques (PAC) pour l’éducation civique,
les questions légales, le constitutionnalisme et la bonne
gouvernance.
- Commission des Services chrétiens (CSC) pour le développement.
- Association chrétienne pour la Santé de Malawi (CHAM) - coordonne
et informe les Églises sur les services médicaux.
- Association des Éducateurs chrétiens au Malawi (ACEM) - coordonne
les Églises sur les activités d’éducation.
- Association interreligieuse du Malawi sur le Sida (MIAA) -
coordonne et facilite les communautés de foi en ce qui concerne le
VIH/Sida.
- Centre de Conseil œcuménique (ECC) forme et conseille les
personnes spécialement en ce qui concerne le VIH/Sida.
Alors que nous sommes reconnaissants de travailler ensemble avec
tous les autres organismes œcuméniques et interreligieux, il existe
encore des manques de confiance et un peu de mauvaise volonté. C’est
un défi, mais nous continuons à œuvrer tous ensemble pour le bien de
notre peuple et de notre nation, le Malawi, le coeur chaleureux de
l’Afrique.
[00139-03.03] [IN100] [Texte original: anglais]
AUDITION DES DÉLÉGUÉS
FRATERNELS (I)
Ensuite, est intervenu le Délégué fraternel suivant:
-
Sa Grace Bernhard NTAHOTURI, Archêveque de la Province de la Église
Anglicane de Burundi (BURUNDI)
Nous publions, ci-dessous, le résumé de l’intervention du Délégué
fraternel:
-
Sa Grace Bernhard NTAHOTURI, Archêveque de la Province de la Église
Anglicane de Burundi (BURUNDI)
Le thème choisit pour ce Synode est un sujet pertinent pour
l’Afrique d’aujourd’hui. Et par ces assises, l’Église (catholique)
rend manifeste les enjeux de son travail pastoral pour la société
africaine. L’Église invite tous ses membres et autres chrétiens,
ainsi que les autres croyants et personnes de bonne volonté; à une
dynamique qui va à la révélation d’un Dieu créateur et sauveur de
l’humanité, un Dieu d’amour et source de vie, pour transformer les
situations ou l’Africain est appelé à vivre.
Quand on regarde autour de nous, dans l’Afrique profonde, on observe
plusieurs situations préoccupantes, telles que la détérioration
généralisée de la qualité de vie, l’insuffisance des moyens pour
l’éducation des jeunes, la carence de services sanitaires et sociaux
élémentaires, entraînant la persistance de maladies endémiques,
l’épidémie terrible du Sida, l’horreur des guerres fratricides
alimentées par un trafic d’armes sans scrupules, les spectacles
honteux et pitoyable des réfugiés et personnes déplacées, etc.
L’Afrique est en mouvement de croissance, elle n’est pas dans en
état statique. L’Afrique bouge dans toutes les dimensions:
politique, économique, sociale et culturelle, et surtout
spirituelle. L’Afrique et un continent d’opportunités.
L’Église-Famille de Dieu en Afrique doit être marquée par le sens
profond d’une fraternité qui va au-delà des limites de sa propre
famille, de sa propre tribu ou ethnie, par la vie sacrée qu’elle
reçoit du Christ, plénitude de la vie. Puisque il est vivant, nous
vivrons, et les membres de la famille œcuménique répondront présents
au rendez-vous de la fraternité.
[00147-03.03] [DF002] [Texte original: français]
AUDITIO AUDITORUM (I)
Enfin, sont intervenus les Auditeurs et Auditrices suivants:
-
Soeur Felicia HARRY, N.S.A. (O.L.A.), Supérieure Générale des Soeurs
de Notre-Dame des Apôtres (GHANA)
-
Rév. P. Seán O’LEARY, M.Afr., Directeur l'Institut "Denis Hurley
Peace" (AFRIQUE DU SUD)
-
Soeur Pauline ODIA BUKASA, F.M.S., Supérieure Général des Soeurs
“Ba-Maria”, Buta Uele (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
-
Soeur Geneviève UWAMARIYA, Soeur de Sainte Marie de Namur (RWANDA)
Nous publions, ci-dessous, les résumés des interventions des
Auditeurs et Auditrices:
- Soeur Felicia HARRY, N.S.A. (O.L.A.), Supérieure Générale des
Soeurs de Notre-Dame des Apôtres (GHANA)
La collaboration est ici le mot-clef, dans cette recherche de
l’Église pour la réconciliation, la paix et la justice aujourd’hui
en Afrique. En tant que religieuses d’Afrique, nous voudrions voir
plus de collaboration avec les autorités de l’Église dans notre
effort collégial visant à apporter le message du Christ à notre
peuple. Une collaboration non seulement lorsque les décisions déjà
prises doivent être appliquées, mais qui nous permette de participer
au processus décisionnel, en amenant notre “génie” féminin fait de
gentillesse, de tendresse et d’ouverture à l’écoute de la Parole et
au service des autres (cf. n. 114 Instrumentum laboris) à poursuivre
dans la vie réelle des paroisses dans lesquelles nous travaillons.
En plus d’enseigner le catéchisme aux enfants, de décorer les
églises paroissiales, de nettoyer, de raccommoder et de
confectionner les soutanes, nous, religieuses d’Afrique, voudrions
participer aux différents conseils paroissiaux. Nous ne voulons pas
demeurer à la périphérie du corps principal de la paroisse, nous
voulons être une partie intégrante de ce corps. Nous ne voulons pas
nous emparer de la responsabilité du curé, nous voulons simplement
être des partenaires égaux dans la vigne du Seigneur; nous voulons
prendre part à la responsabilité de l’Église d’assurer la
réconciliation, la paix et la justice sur notre continent.
Le proverbe selon lequel la charité bien ordonnée commence par
soi-même n’est pas déplacé dans ce contexte. Si notre Église en
Afrique espère la réconciliation, la paix et la justice sur notre
continent, nous devons commencer de l’intérieur. Comment peut-on
faciliter ce processus?
Quelques suggestions:
- Aucun groupe ne devrait s’estimer supérieur au point de dominer
- Il devrait y avoir un changement de mentalité face aux femmes et
spécialement aux religieuses dans notre Église d’Afrique
- Il devrait y avoir une conversion du cœur de tous.
[00129-03.03] [UD001] [Texte original: anglais]
- Rév. P. Seán O’LEARY, M.Afr., Directeur l'Institut "Denis Hurley
Peace" (AFRIQUE DU SUD)
L’Institut pour la paix Denis Hurley (DHPI) a été créé par la
Conférence des Évêques catholiques d’Afrique du Sud (SACBC) afin de
partager avec d’autres l’histoire tragique du passé de l’Afrique du
Sud, un passé fondé sur un racisme institutionnalisé; le miracle de
la transition qui a conduit à l’aube d’une vraie démocratie et les
défis ardus de la construction, de la reconstruction et de la
réconciliation, qui est au cœur même de l’activité de l’Église en
Afrique du Sud aujourd’hui.
L’expérience nous a montré que le fort impact que l’Église
catholique a sur le continent est rarement ressenti en situations de
conflit. Les tentatives d’intervention de l’Église dans les conflits
restent fragmentées. Nous devons soutenir davantage les Évêques et
les diocèses se trouvant au moment culminant du conflit. Dans cette
salle, nous avons une richesse d’expériences de personnes provenant
de zones de conflit qui ont gardé les cœurs de leurs peuples vivants
avec espoir, pendant de longues années, malgré des situations
proches du désespoir. Ils sont nos héros méconnus!
La suggestion que fait la Conférence des Évêques catholiques
d’Afrique du Sud est d’identifier des personnes-clefs (évêques,
clergé, religieux et laïcs) qui seraient formés pour intervenir en
matière de contrôle de la paix, de négociations de paix et de
soutien aux structures de paix fragiles. Au début de tout conflit
voire de tout potentiel conflit, deux ou trois de ces personnes
formées seraient invitées à intervenir dans le pays en question,
tout d’abord pour soutenir l’Église locale sur le terrain. L’idée
serait de toujours soutenir l’Église locale.
Ceci pourrait devenir notre propre groupe de “Paix des anciens” et
être établi comme une conséquence directe de cette auguste
Assemblée.Sans vouloir donner plus de travail au Conseil .pontifical
Justice et Paix, je le considère cependant comme l’autorité la plus
compétente dans l’Église pour organiser une telle initiative.
[00130-03.04] [UD002] [Texte original: anglais]
- Soeur Pauline ODIA BUKASA, F.M.S., Supérieure Général des Soeurs
“Ba-Maria”, Buta Uele (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
La femme est marginalisée à tous les niveaux. Elle est presque
exclue du processus global du développement du continent. Elle est
victime des us et coutumes ancestrales et c'est elle qui,
actuellement, porte le poids de tous les conflits armés qui
déchirent l'Afrique et principalement la R.D. Congo. En ce moment où
l'Église en Afrique s'engage à travailler pour la réconciliation de
ses fils et filles, la femme ne peut plus être ignorée. Elle y a un
grand rôle à jouer. De nos jours, le dynamisme et la détermination
des femmes à pourvoir à la survie de leurs foyers, à l'entretien et
à l'éducation de leurs enfants est une ressource à capitaliser pour
sa pleine implication dans le processus de la réconciliation en vue
de la paix véritable.
Tout en reconnaissant les efforts que vous déployez déjà en faveur
de la dignité de la femme, nous, vos mamans et femmes consacrées,
vous demandons à vous nos Pères les Évêques dans cette
Église-Famille de: Promouvoir la dignité de la femme en lui assurant
des espaces nécessaires pour le déploiement de ses talents dans les
structures ecclésiales et sociales; Promouvoir les associations ou
les ONGD féminines qui luttent déjà pour la promotion de la femme à
travers l'alphabétisation et l'éducation; Reprendre et créer des
écoles par l'Église catholique pour assurer à la jeunesse une
éducation aux valeurs chrétiennes, africaines et humaines
susceptibles de consolider la structure familiale; Dénoncer toutes
les violations faites aux femmes, aux enfants et tout un peuple et
dire tout haut aux auteurs de cette tragédie, tant au niveau
national qu'international, la grave responsabilité qui est la leur
devant Dieu et devant l'histoire. Et que justice soit faite.
[00131-03.04] [UD003] [Texte original: français]
- Soeur Geneviève UWAMARIYA, Soeur de Sainte Marie de Namur (RWANDA)
Je vais vous partager mon expérience de réconciliation avec les
prisonniers présumés génocidaires. Je vous ferai part également, des
fruits de mon témoignage auprès d' eux et de leurs victimes
rescapées
Je suis une rescapée du génocide des Tutsi du Rwanda en 1994.
Une grande partie de ma famille a été massacrée dans notre église
paroissiale. La vue de cet édifice me remplissait d'horreur et de
révolte, tout comme la rencontre avec des prisonniers m'emplissait
de dégoût et de rage.
C'est dans cet état d'âme que m'arriva un évènement qui a changé ma
vie et mes relations.
Le 27/08/1997 à 13 h un groupe de l'association catholique des"
Dames de la Miséricorde divine" m'entraîna deux prisons de la région
de Kibuye, ma ville natale. Elles venaient préparer les prisonniers
au Jubilé de 2000. Elles disaient: "si tu as tué, tu t'engages à
demander pardon à la victime rescapée, comme cela tu l'aides à se
libérer du poids de la vengeance, de la haine et de la rancune.
Si tu es victime, tu t'engages à offrir ton pardon à celui qui t'a
fait du tort et ainsi tu l' aides à se libérer du poids de son crime
et du mal qui l 'habite.
Ce message eut un effet inattendu pour moi et en moi ...
Après cela, un des prisonniers se leva en larmes, tomba à mes genoux
en suppliant à haute voix: "miséricorde". Je fus pétrifiée en
reconnaissant l'ami de la famille qui avait grandi et tout partagé
avec nous.
Il m'avoua avoir tué lui-même mon papa et me donna les détails sur
la mort des miens.
Un sentiment de pitié et de compassion m'envahit: je le relevai,
l'embrassai et lui dis dans les sanglots : " tu es et tu restes mon
frère "
Je sentis alors un gros poids tomber. .. Je retrouvai la paix
intérieure et je dis merci à celui que je tenais encore dans mes
bras.
À ma grande surprise, je l'entendis crier: "la justice peut faire
son travail et me condamner à mort, maintenant, je suis libéré ! ...
Moi aussi je voulais crier à qui voulait m'entendre: "Viens voir ce
qui m'a libérée, tu peux toi aussi retrouver la paix intérieure".
À partir de ce moment, ma mission fut de parcourir des kilomètres
pour porter le courrier des prisonniers demandant pardon aux
rescapés. Ainsi 500 lettres ont été distribuées; et je rapportais le
courrier de réponses des rescapés aux prisonniers redevenus mes amis
et mes frères ... Cela a permis des rencontres entre bourreaux et
victimes. Des gestes concrets ont été nombreux pour marquer la
réconciliation.
- Un village pour veuves et orphelins du génocide fut construit par
les prisonniers
-.Ainsi que le mémorial devant l' église de Kibuye
- Des associations des ex-prisonniers avec les rescapés sont nées,
dans différentes paroisses et fonctionnent très bien.
De cette expérience, je déduis que la réconciliation n'est pas
tellement vouloir ramener ensemble deux personnes ou deux groupes en
conflit. Il s'agit plutôt de rétablir chacun dans l'amour et de
laisser advenir la guérison intérieure qui permet la libération
mutuelle.
Et c'est ici l' importance de l' Église dans nos pays puisqu' elle a
pour mission d'offrir La Parole: Une parole qui guérit, libère et
réconcilie.
[00132-03.05] [UD004] [Texte original: français]
COMPOSITION DE LA COMMISSION POUR LE MESSAGE
Nous publions, ci-dessous, la composition de la Commission pour le
Message, avec les noms du Président et du Vice-Président de
nomination pontificale, les noms des huit élus lors de la Sixième
Congrégation d’hier matin, jeudi 8 octobre 2009, en plus de des deux
membres de nomination pontificale.
Président
- S. Exc. Mgr John Olorunfemi ONAIYEKAN, Archevêque d'Abuja
(NIGÉRIA)
Vice-Président
- S. Exc. Mgr Youssef Ibrahim SARRAF, Évêque de Le Caire des
Caldéens (ÉGYPTE)
Membres
- S. Ém. le Card. Polycarp PENGO, Archevêque de Dar-es-Salaam,
Président du Symposium des Conférences Épiscopales d'Afrique et de
Madagascar (S.E.C.A.M.) (TANZANIE)
- S. Exc. Mgr Robert SARAH, Archevêque émérite de Conakry,
Secrétaire de la Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples
(CITÉ DU VATICAN)
- S. Exc. Mgr Fidèle AGBATCHI, Archevêque de Parakou (BÉNIN)
- S. Exc. Mgr Cornelius Fontem ESUA, Archevêque de Bamenda
(CAMÉROUN)- S. Exc. Mgr Francisco João SILOTA, M. Afr., Évêque de
Chimoio, Deuxième Vice-Président du Symposium des Conférences
Épiscopales d'Afrique et de Madagascar (S.C.E.A.M.) (MOZAMBIQUE)
- S. Exc. Mgr Maurice PIAT, C.S.Sp., Évêque de Port-Louis (ILE
MAURICE)
- S. Exc. Mgr Nicolas DJOMO LOLA, Évêque de Tshumbe, Président de la
Conférence Épiscopale (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
- S. Exc. Mgr Giorgio BERTIN, O.F.M., Évêque de Djibouti,
Administrateur Apostolique "ad nutum Sanctæ Sedis" de Mogadiscio
(SOMALIE)
- S. Exc. Mgr Maroun Elias LAHHAM, Évêque de Tunis (TUNISIE)
- Rév. P. Kieran O'REILLY, S.M.A., Supérieur Général de la Société
des Missions Africaines (UNION SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX)
COMPOSITION DE LA COMMISSION POUR L’ INFORMATION
Président
- S. Ém. le Card. John NJUE, Archevêque de Nairobi, Président de la
Conférence Épiscopale (KENYA)
Vice-Président
- S. Exc. Mgr Claudio Maria CELLI, Archevêque titulaire de
Civitanova, Président du Conseil Pontifical pour les Communications
Sociales (CITÉ DU VATICAN)
Membres
- S. Exc. Mgr Antoine NTALOU, Archevêque de Garoua (CAMÉROUN)
- S. Ém. le Card. Armand Gaétan RAZAFINDRATANDRA, Archevêque émérite
d'Antananarivo (MADAGASCAR)
- S. Exc. Mgr Cyprian Kizito LWANGA, Archevêque de Kampala (OUGANDA)
- S. Exc. Mgr Manuel António MENDES DOS SANTOS, C.M.F., Évêque de
São Tomé e Príncipe (SÃO TOMÉ E PRÍNCIPE)
- S. Exc. Mgr Daniel Marco Kur ADWOK, Évêque titulaire Mossori,
Évêque auxiliaire Khartoum (SOUDAN)
Membres ex-officio
- S. Exc. Mgr Nikola ETEROVIĆ, Archevêque titulaire de Sisak,
Secrétaire général du Synode des Évêques (CITÉ DU VATICAN)
- S. Exc. Mgr Damião António FRANKLIN, Archevêque de Luanda,
Président de la Conférence Épiscopale (ANGOLA)
- S. Exc. Mgr Edmond DJITANGAR, Évêque de Sarh (TCHAD)
Membre et Secrétaire ex-officio
- Rév. P. Federico LOMBARDI, S.I., Directeur du Bureau de Presse de
la Sainte Siége (CITÉ DU VATICAN)
ERRATA CORRIGE
(II) Les corrections publiées dans
l'Errata Corrige sur le Bulletin N°14 ont été reportées directement
sur les Bulletins relatifs publiés dans ces pages Internet.
AVIS
- CALENDRIER
- CONFÉRENCE DE PRESSE
- “BRIEFING”
- “POOL”
- BULLETIN SYNODUS
EPISCOPORUM
- COUVERTURE TV EN DIRECT
- INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
-
HORAIRES D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
CALENDRIER
Aujourd’hui, vendredi 9 octobre à 18h00, au cours de la Neuvième
Congrégation générale, interviendra l’Invité spécial, M. Rodolphe
Adada, Ancien Représentant spécial conjoint du Secrétaire général
des Nations Unies et du Président de la Commission de l'Union
africaine au Darfour (Soudan) pour faire part des efforts de paix
dans la région du Darfour, qui intéresse différents pays africains.
Le texte de l’intervention sera à la disposition des journalistes
accrédités près le Bureau de Presse du Saint-Siège à partir de 14h00
sous embargo jusqu’à 19h00.
“Laudate Dominus omnes gentes”, tel est le titre du “Concert pour
l’Afrique” prévu pour dimanche 11 octobre à 18h30 à l’Université
pontificale Grégorienne de Rome. Seront présents S.Exc. Mgr Nikola
Eterović, Secrétaire général du Synode des Évêques, M. Franco
Frattini, Ministre des Affaires Étrangères et Mme Mariastella
Gelmini, Ministre de l’Enseignement, de l’Université et de la
Recherche. Les morceaux musicaux seront interprétés par le Choeur
interuniversitaire de Rome et par l’Orchestre national des
Conservatoires sous la direction de Bruno Massimo Palombella. Le
programme prévoit: le “Victima paschali laudes”, chant grégorien; le
“Credo” (de la Messe “Papa Pacelli”) de Giovanni Pierluigi da
Palestrina; la Symphonie en Do majeur n° 41 K.551 “Jupiter” de W.A.
Mozart et la Symphonie en Mi bémol majeur Opus 97 “Rhénane” de
Robert Schumann. Le concert est organisé par la Secrétairerie
générale du Synode des Évêques, par les ministères italiens des
Affaires étrangères et de l’Enseignement, de l’Université et de la
Recherche, à l’occasion de la Seconde Assemblée Spéciale pour
l’Afrique du Synode des Évêques.
[00013-03.07] [00000] [Texte original: italien]
CONFÉRENCE DE PRESSE
La deuxième Conférence de presse sur les travaux synodaux (avec
traduction simultanée en italien, anglais, français, espagnol et
portugais) se tiendra dans la Salle Jean-Paul II du Bureau de Presse
du Saint-Siège, mercredi 14 octobre 2009 (après la Relatio post
disceptationem), à 12h45 environ.
Les noms des participants seront communiqués dès que possible.Les
opérateurs TV (cameramen et techniciens) et les photo-reporters sont
priés de s’adresser au Conseil pontifical pour les Communications
sociales.
Les conférences de presse successives se tiendront:
- vendredi 23 octobre 2009 (après le Nuntius)
- samedi 24 octobre 2009 (après l’Elenchus finalis propositionum)
“BRIEFING”
Le cinquième “Briefing” pour les groupes linguistiques se tiendra
samedi 10 octobre 2009 à 13h10 environ (dans les lieux et avec les
attachés de presse indiqués dans le bulletin N.2).
Les opérateurs TV (cameramen et techniciens) et les photo-reporters
sont priés de s’adresser au Conseil pontifical pour les
Communications sociales, pour l’autorisation d’accès (très limitée).
Les prochains “Briefing” auront lieu vers 13h10:
- Lundi 12 octobre 2009
- Mardi 13 octobre 2009
- Jeudi 15 octobre 2009
- Samedi 17 octobre 2009
- Mardi 20 octobre 2009
“POOL”
Des “pools” de journalistes accrédités pour accéder à la Salle du
Synode sont prévus, en principe pour la prière d’ouverture des
Congrégations générales du matin, les jours suivants :
- Samedi 10 octobre 2009
- Lundi 12 octobre 2009
- Mardi 13 octobre 2009
- Jeudi 15 octobre 2009
- Samedi 17 octobre 2009
- Mardi 20 octobre 2009
- Vendredi 23 octobre 2009
- Samedi 24 octobre 2009
Les listes d’inscription aux “pools” seront mises à la disposition
des journalistes au Bureau Informations et Accréditations du Bureau
de Presse du Saint-Siège (à l’entrée, à droite).
Pour les “pool”, les opérateurs TV (cameramen et techniciens) et les
photo-reporters sont priés de s’adresser au Conseil pontifical pour
les Communications sociales.
Les participants aux “pools” sont priés d’être présents à 8h30 dans
le Secteur Presse, installé à l’extérieur, devant l’entrée de la
Salle Paul VI, d’où ils seront toujours accompagnés par un attaché
du Bureau de Presse du Saint-Siège (pour les rédacteurs) et du
Conseil pontifical pour les Communications sociales (pour les
photo-reporters et les opérateurs TV). Ils sont priés de s’habiller
de façon appropriée à la circonstance.
BULLETIN SYNODUS EPISCOPORUM
Le prochain Bulletin, contenant les résumés des interventions
prononcés en salle par les Pères synodaux lors de la Neuvième
Congrégation générale, sera publié à l’ouverture du Bureau de Presse
du Saint-Siège, samedi 10 octobre 2009.
COUVERTURE TV EN DIRECT
Les événements suivants seront retransmis en direct sur les écrans
placés dans la Salle des télécommunications, dans la Salle des
journalistes et dans la salle des conférences Jean-Paul II du Bureau
de Presse du Saint-Siège:
- samedi 10 octobre 2009 (18h00): Prière du Saint Rosaire avec les
Universitaires des Universités de Rome (Salle Paolo VI).
- Dimanche 11 octobre 2009 (10h00): Concélébration eucharistique
solennelle avec canonisation des Bienheureux Zygmunt Szsezęsny
Feliński, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damiaan de Veuster, Rafael
Arnáiz Barón et Marie de la Croix (Jeanne) Jugan (Place
Saint-Pierre).
- mardi 13 octobre 2009 (16h30): partie de la Congrégation générale
au cours de laquelle sera présentée la Relatio post disceptationem.
- dimanche 25 octobre 2009 (9 h 30): Concélébration solennelle de la
Sainte Messe en conclusion du Synode (Basilique Saint-Pierre).
Les variations éventuelles seront communiquées dès que possible.
INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
Durant la période synodale, une ligne d’informations téléphoniques
sera mise en place:
- +39-06-698.19 pour écouter le Bulletin ordinaire du Bureau de
presse du Saint-Siège;
- +39-06-698.84051 pour le Bulletin du Synode des Évêques du matin;
- +39-06-698.84877 pour le Bulletin du Synode des Évêques de
l'après-midi.
HORAIRES D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
Le Bureau de Presse du Saint-Siège, à l’occasion de la II Assemblée
Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques, sera ouvert jusqu’au
25 octobre 2009, selon les horaires suivants:
- le samedi 10 octobre: 9h00-19h00
- le dimanche 11 octobre: 9h00-13h00
- le lundi 12 octobre: 9h00-16h00
- le mardi 13 octobre: 9h00-20h00
- du mercredi 14 octobre au samedi 17 octobre: 9h00-16h00
- le dimanche 18 octobre: 11h00-13h00
- du lundi 19 octobre au samedi 24 octobre: 9h00-16h00
- le dimanche 25 octobre: 9h00-13h00
Le personnel du Bureau Informations et Accréditations du Bureau de
Presse du Saint-Siège (dans le hall d’entrée, à droite) sera
disponible:
- du lundi au vendredi: 9h00-15h00
- le samedi: 9h00-14h00
Tout changement éventuel sera communiqué dès que possible, par
affichage au tableau de la Salle des journalistes du Bureau de
Presse du Saint-Siège, dans le Bulletin d’information de la
Commission pour l’information de la II Assemblée Spéciale pour
l’Afrique du Synode des Évêques et dans le secteur Communications de
service du site internet du Saint-Siège.
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