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28 - 20.10.2009
RÉSUMÉ
-
DIX-SEPTIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (MARDI 20 OCTOBRE 2009 - MATIN)
- LETTRE DU 20 OCTOBRE 2009
-
KIT SANITAIRE OFFERT AUX PÈRES SYNODAUX ET AUX AUTRES PARTICIPANTS
-
INTERVENTIONS “IN SCRIPTIS” DES PÈRES SYNODAUX (CONTINUATION)
- AVIS
DIX-SEPTIÈME CONGRÉGATION GÉNÉRALE (MARDI 20 OCTOBRE
2009 - MATIN)
-
PRÉSENTATION DE LA LISTE UNIFIÉE DES PROPOSITIONS
- VOTE FINAL POUR LE
CONSEIL (II)
- AUDITION DES AUDITEURS
(VII)
Aujourd’hui, mardi 20 octobre 2009, à 09h00, en présence du
Saint-Père, avec le chant de l’Heure Tierce, a débuté la
Dix-septième Congrégation générale, pour la présentation de
l’Elenchus Unicus Propositionum (Liste unifiée des propositions).
Le Président délégué du jour était S.Ém. le Card. Francis ARINZE,
Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin et la
Discipline des Sacrements (CITÉ DU VATICAN).
À l’ouverture de cette Congrégation générale, le Secrétaire général
du Synode des Évêques, Mgr Nikola ETEROVIĆ, Archevêque titulaire de
Sisak, a lu une Lettre du 20 octobre 2009, signée par trois
Présidents délégués ainsi que par lui-même, adressée aux Présidents
des Conférences épiscopales du Soudan, de l’Ouganda, du Tchad, de la
République Démocratique du Congo et de la République Centrafricaine,
que nous reportons ci-dessous.
Avant l’intervalle, le Saint-Père a béni quelques kits sanitaires
d’urgence qui seront donnés aux Pères synodaux et aux autres
Participants.
Au cours de l’intervalle, le Saint-Père Benoît XVI a reçu en
audience les Carrefours Anglicus E et Anglicus-Gallicus.
À la fin de la Dix-septième Congrégation générale, le Secrétaire
général a invité les Pères synodaux à se réunir dans la VII Session
des Carrefours, cet après-midi dans la VIII Session et demain matin
dans la IX Session, pour la préparation des Modi (Amendements)
collectifs des propositions.
La Dix-huitième Congrégation générale aura lieu vendredi matin 23
octobre pour la présentation et le vote du Message, et la
Dix-neuvième Congrégation générale aura lieu dans l’après-midi pour
la présentation de l’Elenchus Finalis Propositionum (Liste Finale
des Propositions).
À cette Congrégation générale, qui s’est terminée à 12h30 par la
prière de l’Angelus Domini étaient présents 217 Pères.
PRÉSENTATION DE LA LISTE UNIFIÉE DES PROPOSITIONS
Au cours de cette Dix-septième Congrégation générale, le Rapporteur
général, S.Ém. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de
Cape Coast (GHANA), et les Secrétaires spéciaux S.Exc. Mgr Damião
António FRANKLIN, Archevêque de Luanda (ANGOLA) et S.Exc. Mgr Edmond
DJITANGAR, Évêque de Sarh (TCHAD) ont présenté en anglais, portugais
et français l’Elenchus Unicus Propositionum (Liste Unifiée des
Propositions), résultant de l’unification en 54 des 282 Propositions
préparées par chaque Carrefour, un travail qui s’est déroulé samedi
après-midi, dimanche et lundi, les 17, 18 et 19 octobre 2009, par le
Rapporteur général, les Secrétaires spéciaux et les Rapporteurs des
Carrefours. La Liste Unifiée des Propositions, œuvre de toute
l’assemblée, a été distribuée aux Pères synodaux pour une étude
privée et la préparation des Modi (Amendements) individuels, que
chaque Père synodal pourra présenter au sein de son propre Carrefour
pour la discussion et l’examen commun.
VOTE FINAL POUR LE CONSEIL
(II)
Aucun Père n’ayant obtenu la majorité absolue requise au premier
vote, on a procédé à un deuxième vote, par dispositif électronique,
par lequel ont été élus les 12 Pères synodaux qui ont obtenu le plus
grand nombre de voix pour la majorité relative. La liste des membres
élus, ainsi que des membres nommés par le Pape, sera publiée dans
les prochains jours.
AUDITION DES AUDITEURS (VII)
Sont ensuite intervenus les Auditeurs et Auditrices suivants:
- Soeur Bernadette MASEKAMELA, C.S., Supérieure Générale des Soeurs
du Calvarire (BOTSWANA)
- Prof. Gustave LUNJIWIRE-NTAKO-NNANVUME, Secrétaire international
du Mouvement d’Action Catholique Xavéri (M.A.C. Xavéri), Responsable
chargé du laïcat dans la Région de Kivu, (République Démocratique du
Congo) (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
- M. Kpakile FÉLÉMOU, Directeur du Centre DREAM, Conakry (GUINÉE)
- Mme Rose BUSINGYE, Fondatrice et Présidente du Meeting Point
International, Kampala (OUGANDA)
- Mme Axelle FISCHER, Secrétaire Générale de la Commission “Justice
et Paix”, Bruxelles (BELGIQUE)
- M. Christophe HABIYAMBERE, Président de "Fidesco", Kigali (RWANDA)
- Soeur Mary Anne Felicitas KATITI, L.M.S.I., Mère Provinciale de la
Congregation des Petites Servantes de Marie Immaculée (ZAMBIE)
- Soeur Bédour Antoun (Irini) SHENOUDA, N.D.A., Mère Provinciale des
Soeurs de Notre Dame des Apôtres, Le Caire (ÉGYPTE)Les résumés des
interventions des Auditeurs et Auditrices ont été publiés (par
erreur) comme “in scriptis” sur le Bullettin N. 24 de mercredi 14
octobre 2009.
LETTRE DU 20
OCTOBRE 2009
Aux Présidents des Conférences épiscopales du Soudan, de l’Ouganda,
du Tchad, de la République Démocratique du Congo et de la République
Centrafricaine.
Nous, les Pères synodaux, réunis dans la Deuxième Assemblée Spéciale
pour l’Afrique du Synode des Évêques, nous avons appris avec une
profonde douleur la continuation, au sein des diocèses situés dans
la région des Grands Lacs, d’actions belligérantes qui produisent
des destructions, des violences et des morts parmi la population
innocente. Afin de sauver leur vie, des centaines de milliers de
personnes ont été obligées à abandonner leurs maisons et à se
réfugier dans les Pays limitrophes dans des conditions d’extrême
précarité. Le phénomène des enfants-soldats ne manque également pas
de nous préoccuper, tout comme celui des orphelins, des mutilés de
guerre et des personnes avec de graves problèmes de santé physique
et psychique.
Face à une telle situation dramatique, en tant que Pères synodaux
réunis sous la présidence du Saint-Père Benoît XVI, nous exprimons
notre plus vive communion fraternelle aux Évêques des diocèses
concernés dans de telles souffrances inhumaines à l’égard de la
population innocente. De plus, nous nous adressons à toutes les
parties en cause afin d’implorer que le langage des armes soit au
plus vite remplacé par celui du dialogue et des transactions. Avec
le dialogue, dans le respect réciproque et dans la paix, tous les
problèmes peuvent se résoudre. La guerre, au contraire, rend tout
plus difficile et tente en particulier de transformer les frères en
ennemis à abattre.
Fortifiés par le Saint-Esprit, l’Esprit du Seigneur Jésus
ressuscité, nous les Pères synodaux nous soulignons à nouveau la
valeur sacrée de toute vie humaine. Le commandement “Tu ne tueras
pas” (Ex 20,13), ne fait pas seulement partie du Décalogue,
révélation de Dieu recueillie dans la Bible, mais aussi de la loi
inscrite dans le cœur de chaque homme qui vient en ce monde. Il
n’est pas permis de tuer des innocents pour des motifs sociaux,
politiques, ethniques, raciaux ou religieux. Le sang des innocents
crie vengeance face à Dieu qui, tôt ou tard, devra aussi juger ceux
qui ont tâché leurs mains avec le sang des pauvres, qui sont les
privilégiés de Dieu.
Alors que nous sommes en train de réfléchir sur la réconciliation,
la justice et la paix, nous implorons, par l’intercession de tous
les saints nés en Afrique, le don de la paix afin que l’on puisse
instaurer la justice là où elle est gravement enfreinte et que les
cœurs soient ouverts à la grâce de la réconciliation avec Dieu et
avec notre prochain, non seulement dans la région des Grands Lacs,
mais aussi sur l’ensemble du continent africain.
Nous confions notre appel souffrant et pressant à l’intercession de
la Sainte Vierge Marie, Notre Dame d’Afrique et Mère de toutes les
souffrances.
Présidents Délégués
Secrétaire Général
[00334-03.03] [RE000] [Texte original: italien]
KIT SANITAIRE OFFERT AUX PÈRES SYNODAUX ET AUX AUTRES
PARTICIPANTS
Au cours de la Dix-septième Congrégation générale de ce matin,
S.Exc. Mgr Zygmunt ZIMOWSKI, Archevêque-Évêque émérite de Radom,
Président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la
Santé, a présenté au Saint-Père quelques exemplaires du kit
sanitaire, don du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services
de la Santé, en collaboration avec l’Ambassade de la République de
Chine près le Saint-Siège, qui seront offerts aux 275 Pères synodaux
et aux autres participants à la II Assemblée Spéciale pour l’Afrique
du Synode des Évêques. Il s’agit d’un kit sanitaire d’urgence,
contenant également des instruments médicaux de première nécessité,
qui servira comme aide au cours des missions et sera “Un petit signe
de solidarité et de communion avec les populations du continent
africain, même celles des régions les plus lointaines”, a ainsi
expliqué S.Exc. Mgr Zimowski. “Je demande donc à Votre Sainteté -
a-t-il ajouté, de bénir ces kits et donc tous les malades et les
personnes souffrantes du continent africain”.
[00335-03.02] [RE000] [Texte original: italien]
INTERVENTIONS “IN SCRIPTIS” DES PÈRES SYNODAUX
(CONTINUATION)
Les Pères synodaux suivants ont remis une intervention écrite:
-
S. Exc. Mgr Fortunato BALDELLI, Archevêque titulaire de Bevagna,
Pénitencier Majeur (CITÉ DU VATICAN)
-
S. Exc. Mgr Alfred Leonhard MALUMA, Évêque de Njombe (TANZANIE)
Nous publions, ci-dessous, les résumés des interventions que les
Pères synodaux ont remis par écrit et qui n’ont pas été prononcés en
Salle:
-
S. Exc. Mgr Fortunato BALDELLI, Archevêque titulaire de Bevagna,
Pénitencier Majeur (CITÉ DU VATICAN)
Je remercie Dieu pour l’expérience de l’Église que nous sommes en
train de vivre ces jours-ci au Synode, convoqué de façon
providentielle par le Saint-Père, en réponse à une demande de la
part de l’épiscopat africain.
Dans l’assemblée synodale se reflètent les anxiétés et les
espérances, les problèmes et les attentes des peuples de l’Afrique
et, d’une certaine façon, des peuples de la Terre. C’est la première
fois que j’ai l’honneur de participer à une rencontre ecclésiale de
si grande haleine.
Même dans la grande diversité des situations et des contextes
sociaux, politiques et économiques, l’Église de Dieu qui est en
Afrique est en train de se montrer toujours plus consciente de son
identité particulière et de sa vocation, dans ce moment historique
délicat pour la planète. Comme le suggère le thème conducteur du
Synode, l’Église africaine, dans ses articulations les plus variées,
est en train de prendre parfaitement conscience de son rôle
irremplaçable dans la promotion de la réconciliation, de la justice
et de la paix. La difficile situation internationale, les
difficultés internes du Continent, les conflits raciaux, religieux
et politiques, les urgences sanitaires et alimentaires, dans leur
situation tragique, interpellent l’Église en première personne et
demandent aux chrétiens du courage et de l’engagement, un témoignage
et un partage.
L’itinéraire de la réconciliation, de la justice et de la paix est
long et délicat: il requiert de la patience, de la sagesse et de la
clairvoyance, mais surtout il requiert que l’on se base sur la roche
de la foi, que l’on mette les ailes de l’espérance et que l’on se
laisse emporter par l’énergie secrète de la charité. La paix sera le
fruit de la justice, et la justice s’accomplit en soutenant les
raisons des derniers et des pauvres. Il n’y aura pas de
réconciliation véritable et durable si les racines des conflits et
des injustices, parfois vieilles de siècles, ne seront pas guéries,
si les relations entre les groupes et les ethnies ne seront pas
soignées, si les cœurs des personnes ne seront pas régénérés.
L’Église en Afrique est appelée à manifester sa nature de communauté
réconciliée et réconciliante pour “contribuer à panser les blessures
des sociétés déchirées par des expériences de violences, de conflits
et de guerres” (Instrumentum laboris n.86).
Dans l’Instrumentum laboris sont indiqués, de façon tout à fait
opportune, les moyens surnaturels que le Seigneur offre à ses fils
dans ce chemin fatiguant, mais exaltant: l’espérance vivifiante du
Christ, la Parole de Dieu et les sacrements. Je voudrais souligner
ce qui est écrit au n.86 sur le sacrement de la Réconciliation: “
Fidèle à son ministère de la réconciliation de l’homme avec Dieu et
des hommes entre eux, l’Église assure à ses fils et filles le
service du sacrement de pénitence, de réconciliation et de pardon.
Par la pratique habituelle de ce sacrement, les chrétiens témoignent
qu’ils apprennent à regarder en face leur vie pour confesser
l’expérience de la miséricorde et de la bonté de Dieu face à leur
misère, leur péché, leurs manques d’amour”.
Le devoir des Pasteurs est d’aider les fidèles à pénétrer et à vivre
la réalité profonde du sacrement de la Réconciliation comme moment
significatif de leur chemin de conversion et comme expression
personnelle de la mission réconciliante de l’Église. L’œuvre de
réconciliation passe toujours à travers le cœur de l’homme, de
chaque homme, car la paix est un don de Dieu confié à la
responsabilité des hommes et seule la grâce apaisante du Christ - à
travers le ministère de l’Église - peut régénérer le cœur des
fidèles et les rendre de nouvelles créatures, artisans de la paix,
témoins de la justice. Les fidèles doivent être éduqués à regarder
avec sincérité leur vie à la lumière de la vérité, à s’ouvrir avec
confiance aux prêtres, à célébrer souvent le sacrement de la
réconciliation, à porter les fruits de la conversion par leur vie
réconciliée. Il sera également important de faire attention à ne pas
semer le désordre au sein des consciences des fidèles avec des
enseignements et des opinions divergentes, dans la théologie, la
prédication, la catéchèse et la direction spirituelle, concernant
des questions graves et délicates de la vie chrétienne.
Le soin de l’aspect célébratif, en donnant une importance adéquate à
la Parole de Dieu proclamée et expliquée et en adaptant de façon
opportune le rituel à la mentalité et à la culture des différentes
populations africaines, contribuera à vivifier la pratique du
sacrement et à empêcher qu’elle ne déchoie en un geste formel et
coupé de la vie et de l’engagement quotidien du chrétien.
À ce propos, comme le suggère l’Instrumentum laboris, avoir des
célébrations communautaires du sacrement de la Réconciliation, au
cours de circonstances particulières, pourrait porter ses fruits du
point de vue catéchétique et pastoral. La célébration communautaire
de la Réconciliation, selon ce qui est écrit dans l’Exhortation
post-synodale Reconciliatio et Pœnitentia, “précisément par son
caractère communautaire et la façon dont elle se déroule, met en
relief quelques aspects de grande importance: la Parole de Dieu,
écoutée en commun, a un autre effet que la lecture faite
individuellement, et elle souligne mieux le caractère ecclésial de
la conversion et de la réconciliation” (Reconciliatio et Pœnitentia,
n.32). La célébration communautaire du sacrement de la
réconciliation, selon les normes établies par l’Église, doit
pourtant trouver son sommet dans la confession et l’absolution
individuelles des pénitents, et ne peut en aucune façon assombrir la
célébration individuelle du sacrement comme moment de rencontre
personnelle avec la grâce de la conversion. La réconciliation de
chaque pénitent constitue, en effet, “ l’unique manière normale et
ordinaire de célébrer ce sacrement” (ibid.).
Les prêtes, en particulier, devront être préparés depuis les
premières années de leur formation à célébrer personnellement et
fréquemment le sacrement de la réconciliation et ils devront être
disponibles, malgré les nombreuses tâches pastorales, à accueillir
les fidèles désireux de rencontrer sacramentellement la miséricorde
de Dieu. Dans la formations des prêtres, tout comme dans celle des
religieux et des religieuses, il faudra donc prêter un soin
particulier à la transmission aux jeunes de la doctrine catholique
concernant le sacrement de la pénitence, en montrant les racines
bibliques et patristiques de cette dernière, et il faudra également
veiller à ce que, dans les séminaires et dans les maisons de
formation, des confesseurs prudents et emplis de ferveur soient
disponibles.
Nous croyons que, afin d’aider l’Église d’Afrique dans les
responsabilités qui l’attendent à l’avenir, il serait fortement
utile de proposer à nouveau aux fidèles la saine doctrine catholique
de la réconciliation comme un événement de grâce qui émane de la
réconciliation avec Dieu, qui mène à la réconciliation avec
soi-même, qui ouvre de nouveaux chemins de communion avec les frères
et sœurs, quiconque soient-ils, et qui s’étend à embrasser toute la
création avec une harmonie renouvelée.
[00331-03.03] [IS013] [Texte original: italien]
-
S. Exc. Mgr Alfred Leonhard MALUMA, Évêque de Njombe (TANZANIE)
Les efforts visant à créer une richesse qui réduise la pauvreté et
la misère et améliore la vie des populations en Afrique représentent
une partie et une parcelle de l’engagement encourageant visant à
proclamer l’Évangile, prêt à apporter la réconciliation, la justice
et la paix. Ceci implique la création et la gestion d’entreprises
publiques et privées régies par des entrepreneurs qui soient
soutenus par des valeurs éthiques adéquates. De tels efforts
contribueront à transformer le monde, en améliorant les conditions
de travail des plus faibles.
Alors que l’Église en Afrique s’est engagée de façon active dans la
promotion de l’aide sanitaire et dans l’éducation, qui sont des
parties intégrantes de sa mission évangélisatrice, peu de choses ont
par contre été faites concernant une planification systématique en
termes de renforcement de sa soutenabilité économique et financière.
Par conséquent, un grand nombre de programmes pastoraux de l’Église
africaine dépend encore beaucoup des donateurs. La continuité de
cette tendance perpétue les risques de sacrifier l’autonomie et la
propriété dans les programmes, les projets et les structures, au
détriment de l’Église et de ses bénéficiaires (IL 23).
Parmi les conditions qui donnent de la crédibilité au témoignage de
l’Église dans les domaines de la réconciliation, de la justice et de
la paix, nous pouvons citer la fondation d’institutions et
d’entreprises financières et économiques qui pourraient soutenir les
activités pastorales de l’Église. Afin de revendiquer pleinement son
rôle prophétique, le paiement d’un salaire juste pour les
travailleurs doit être vu comme un synonyme de justice et de
rectitude. C’est pour cette raison, que je demande à l’Église en
Afrique de prendre au sérieux l’aspect de la viabilité financière.
En accord avec la “Populorum Progressio”, qui encourage le
développement intégral, l’Église doit être présente dans la lutte
contre tous les types de pauvreté humaine.
Si l’Église ne se fait pas innovatrice dans les instruments et dans
les moyens de renforcer les bases, les efforts visant à établir la
réconciliation, la justice et la paix resteront insuffisants. En
accord avec la Doctrine sociale de l’Église, l’Église en Afrique a
besoin du courage qui lui donne la possibilité de créer les
conditions sociales qui permettent aux populations de rejoindre la
plénitude donnée par Dieu.
Selon la tradition de la Doctrine sociale de l’Église pour laquelle
le bien commun est la somme de toutes les conditions sociales
permettant aux populations, aussi bien en tant que groupes qu’en
tant qu’individus, d’atteindre leur épanouissement plus pleinement
et plus facilement pour obtenir la réconciliation, la justice et la
paix, nous devons créer les justes conditions sociales pour les
individus et pour les sociétés. Une base financière soutenable en
Afrique ouvrira la voie à la réalisation humaine, non pas en termes
de gains majeurs afin de satisfaire les désirs et les besoins, mais
en termes de conduire une vie humaine qui soit plus pleine et plus
significative, selon la mission de Jésus qui est venu afin que nous
puissions avoir la vie et l’avoir surabondante (cf. Jn 10,10).
Je voudrais souligner les points suivants:
1. L’engagement des laïcs dans la planification, l’amélioration et
la distribution des produits qui dérivent des entreprises
économiques soutenables est crucial. Une véritable appartenance et
le soutien de la famille de Dieu (l’Église) signifie aussi puiser
dans la créativité des laïcs et leur offrir la possibilité d’assumer
efficacement leur propre rôle aux différents niveaux des activités
de l’Église en son sein, y compris l’aspect du bien-être matériel.
2. Vigilance: la soutenabilité économique doit rester un moyen pour
une fin, un instrument au service de l’évangélisation. Jésus nous
met en garde, parce qu’il est difficile pour un riche d’entrer dans
le Royaume de Dieu (cf. Mc 10,23). En même temps, il faut abandonner
la mentalité qui vise à rendre populaire cette pauvreté abjecte qui
pourrait être une entrave à la vie éternelle. Nous devons éviter les
deux extrêmes. Ici, les Écritures nous servent de guide: “Yahvé
éloigne de moi fausseté et paroles mensongères, ne me donne ni
pauvreté ni richesse, de crainte que je ne vole” (cf. Pr 30, 8-9).
Les entreprises économiques doivent être conduites et modérées par
des valeurs humaines et spirituelles qui aient une dimension
pastorale.
3. Une soutenabilité véritable de nos entreprises économiques
dépendra enfin de l’efficacité et de la bonne gouvernance selon la
modalité du bon administrateur. En vérité, il faut que l’Église
insiste sur la gestion professionnelle, mais le secret du succès
réside dans le fait de mettre l’accent et de cultiver une
spiritualité solide ainsi que d’authentiques valeurs humaines. La
solution est de construire une soutenabilité qui soit fondée sur les
solides bases de la foi.
4. Écoutons ce que le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, nous a dit
dans le n.36 de la “Caritas in veritate”.
[00332-03.02] [IS014] [Texte original: anglais]
AVIS
- CONFÉRENCES DE PRESSE
- “POOL”
- BULLETIN SYNODUS
EPISCOPORUM
- COUVERTURE TV EN DIRECT
- INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
-
HORAIRES D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
CONFÉRENCES DE PRESSE
La troisième Conférence de presse sur les travaux synodaux (avec
traduction simultanée en italien, anglais, français, espagnol et
portugais) se tiendra dans la Salle Jean-Paul II du Bureau de Presse
du Saint-Siège, vendredi 23 octobre 2009 (après le Nuntius), à 12h45
environ. Interviendront:
- S.Exc. Mgr John Olorunfemi ONAIYEKAN, Archevêque d’Abuja
(NIGERIA), Président de la Commission pour le Message- S.Exc. Mgr
Youssef Ibrahim SARRAF, Évêque de Le Caire des Caldéens (ÉGYPTE),
Vice-Président de la Commission pour le Message
- S.Exc. Mgr Francisco João SILOTA, M. Afr., Évêque de Chimoio,
Deuxième Vice-Président du Symposium des Conférences Épiscopales
d’Afrique et de Madagascar (S.C.E.A.M.) (MOZAMBIQUE), Membre de la
Commission pour le Message
La quatrième Conférence de presse sur les travaux synodaux (avec
traduction simultanée en italien, anglais, français, espagnol et
portugais) se tiendra dans la Salle Jean-Paul II du Bureau de Presse
du Saint-Siège, samedi 24 octobre 2009 (après la Liste finale des
propositions), à 12h45 environ. Interviendront:
- S.Ém. le Card. Peter Kodwo Appiah TURKSON, Archevêque de Cape
Coast, Président de l’Association des Conférences Épiscopales de
l’Afrique de l’Ouest (A.C.E.A.O.) (GHANA), Rapporteur Général
- S.Exc. Mgr Damião António FRANKLIN, Archevêque de Luanda,
Président de la Conférence Épiscopale (ANGOLA), Secrétaire Spécial
- S.Exc. Mgr Edmond DJITANGAR, Évêque de Sarh (TCHAD), Secrétaire
Spécial
Les conférences de presse sont présidées par le R.P. Federico
LOMBARDI, S.I., Directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège (CITÉ
DU VATICAN), Secrétaire ex officio de la Commission pour
l’Information de la Deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du
Synode des Évêques.
Les opérateurs TV (cameramen et techniciens) et les photo-reporters
sont priés de s’adresser au Conseil pontifical pour les
Communications sociales afin d’obtenir l’autorisation d’accès.
“POOL”
Des “pools” de journalistes accrédités pour accéder à la Salle du
Synode sont prévus, en principe pour la prière d’ouverture des
Congrégations générales du matin, les jours suivants :
- le vendredi 23 octobre 2009
- le samedi 24 octobre 2009
Les listes d’inscription aux “pools” seront mises à la disposition
des journalistes au Bureau Informations et Accréditations du Bureau
de Presse du Saint-Siège (à l’entrée, à droite).
Pour les “pool”, les opérateurs TV (cameramen et techniciens) et les
photo-reporters sont priés de s’adresser au Conseil pontifical pour
les Communications sociales.
Les participants aux “pools” sont priés d’être présents à 8h30 dans
le Secteur Presse, installé à l’extérieur, devant l’entrée de la
Salle Paul VI, d’où ils seront toujours accompagnés par un attaché
du Bureau de Presse du Saint-Siège (pour les rédacteurs) et du
Conseil pontifical pour les Communications sociales (pour les
photo-reporters et les opérateurs TV). Ils sont priés de s’habiller
de façon appropriée à la circonstance.
BULLETIN SYNODUS EPISCOPORUM
Le prochain Bulletin n°29 sera publié vendredi 23 octobre 2009 à la
conclusion de la Dix-huitième Congrégation générale du matin.
COUVERTURE TV EN DIRECT
Les événements suivants seront retransmis en direct sur les écrans
placés dans la Salle des télécommunications, dans la Salle des
journalistes et dans la Salle des conférences Jean-Paul II du Bureau
de Presse du Saint-Siège:
- le dimanche 25 octobre 2009 (9h30): Concélébration solennelle de
la Sainte Messe en conclusion du Synode (Basilique Saint-Pierre).
Les éventuelles variations seront communiquées dès que possible.
INFORMATIONS TÉLÉPHONIQUES
Durant la période synodale, une ligne d’informations téléphoniques
sera mise en place:
- +39-06-698.19 pour écouter le Bulletin ordinaire du Bureau de
presse du Saint-Siège;
- +39-06-698.84051 pour le Bulletin du Synode des Évêques du matin;
- +39-06-698.84877 pour le Bulletin du Synode des Évêques de
l'après-midi.
HORAIRES D’OUVERTURE DU BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE
Le Bureau de Presse du Saint-Siège, à l’occasion de la II Assemblée
Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques, sera ouvert jusqu’au
25 octobre 2009, selon les horaires suivants:
- jusqu’au samedi 24 octobre: 9h00-16h00
- le dimanche 25 octobre: 9h00-13h00
Le personnel du Bureau Informations et Accréditations du Bureau de
Presse du Saint-Siège (dans le hall d’entrée, à droite) sera
disponible:
- du lundi au vendredi: 9h00-15h00
- le samedi: 9h00-14h00
Tout changement éventuel sera communiqué dès que possible, par
affichage au tableau de la Salle des journalistes du Bureau de
Presse du Saint-Siège, dans le Bulletin d’information de la
Commission pour l’information de la II Assemblée Spéciale pour
l’Afrique du Synode des Évêques et dans le secteur Communications de
service du site internet du Saint-Siège.
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