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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Lundi 3 mars 2014

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 10 du 6 mars 2014)

Des sœurs et des prêtres libres de l’idolâtrie

Demander au Seigneur d’envoyer à son Eglise des sœurs et des prêtres libres « de l’idolâtrie de la vanité, de l’idolâtrie de l’orgueil, de l’idolâtrie du pouvoir, de l’idolâtrie de l’argent ». Prier avec la conscience que les vocations existent, mais qu’il faut des jeunes courageux, capables de répondre à l’appel en suivant Jésus « de près » et en ayant le cœur uniquement pour lui. Telle est la « prière pour les vocations » que le Pape François a indiquée pendant la Messe. Le point de départ de la méditation du Pape sur ce thème a été le passage évangélique qui raconte la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche (Marc 10, 17-27). En effet, a dit le Pape, « Jésus fixa le regard sur lui : vends tout et viens avec moi prêcher l’Évangile ! ». L’Évangile de Marc se poursuit avec « le discours de Jésus sur la richesse ». Mais le Pape s’est arrêté en particulier sur le discours de la vocation. Et il a tourné sa pensée vers tous ces jeunes qui « sentent dans leur cœur cet appel à s’approcher de Jésus. Et ils sont enthousiastes, ils n’ont pas peur d’aller à la rencontre de Jésus, ils n’ont pas honte de s’agenouiller ». Précisément comme l’a fait le jeune riche, avec un « geste public » en donnant « une démonstration publique de leur foi en Jésus Christ ». Pour le Pape François, aujourd’hui aussi, il y a beaucoup de ces jeunes qui veulent suivre Jésus. Mais « quand ils ont le cœur empli d’une autre chose, et qu’ils ne sont pas courageux au point de le vider, ils reviennent sur leur pas ». Et ainsi, « cette joie devient tristesse ». Combien de jeunes, a-t-il constaté, ont cette joie dont parle saint Pierre dans la première Lettre (1, 3-9) proclamée pendant la liturgie : « Vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d'obtenir l'objet de votre foi ». Vraiment, ces jeunes sont « très nombreux, mais il y a quelque chose au milieu qui les arrête ». En réalité, a souligné le Pape, « quand nous demandons au Seigneur » d’envoyer « des vocations pour qu’ils annoncent l’Évangile, lui les envoie ». Certains disent désespérés: « Père, mais comme le monde va mal : il n’y a pas de vocations de sœurs, il n’y a pas de vocations de prêtres, nous courons à la ruine ! ». En revanche, a souligné le Pape, des vocations « il y en a beaucoup ». Mais alors, s’est-il demandé, « s’il y en a beaucoup, pourquoi devons-nous prier le Seigneur pour qu’il nous les envoie ? ». La réponse du Pape est claire: « Nous devons prier pour que le cœur de ces jeunes puissent se vider : se vider d’autres intérêts, d’autres amours. Pour que leur cœur devienne libre ». Voilà la vraie, la grande « prière pour les vocations : Seigneur, envoie-nous des sœurs, envoie-nous des prêtres ; défends-les contre la vanité, l’idolâtrie de l’orgueil, l’idolâtrie du pouvoir, l’idolâtrie de l’argent ». Donc « notre prière est pour préparer ces cœurs à pouvoir suivre de près Jésus ».

 



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