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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Vendredi 27 septembre 2013

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 40 du 3 octobre 2013)

Sur la route de Jésus

Le choix est d’« être des chrétiens du bien-être » ou « des chrétiens qui suivent Jésus ». Les chrétiens du bien-être sont ceux qui pensent tout avoir s’ils ont l’Église, les sacrements, les saints... Les autres sont les chrétiens qui suivent Jésus jusqu’au bout, jusqu’à l’humiliation de la croix, et qui supportent sereinement cette humiliation. Telle est la réflexion lors de l’homélie du 27 septembre. Le Saint-Père a repris ce qu’il avait dit la veille à propos des diverses manières de connaître Jésus : « Avec l’intelligence, avec le catéchisme, avec la prière et en le suivant ». Celui d’entre nous, a poursuivi le Pape dans son explication, qui « dans sa prière en regardant le tabernacle dit au Seigneur : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » doit savoir deux choses. La première est qu’« il ne peut pas le dire tout seul : ce doit être l’Esprit Saint qui le dit en lui ». La deuxième chose est qu’il doit se préparer « car il te répondra ». Ce qui manque pour être véritablement chrétien est « l’onction de la croix, l’onction de l’humiliation. Lui s’humilia lui-même jusqu’à la mort et à la mort en croix. Telle est le mètre de comparaison, la vérification de notre réalité chrétienne. Suis-je un chrétien de la culture du bien-être ou suis-je un chrétien qui accompagne le Seigneur jusqu’à la croix ? Pour comprendre si nous sommes ceux qui accompagnent Jésus jusqu’à la croix, le juste signal « est la capacité de supporter les humiliations. Le chrétien qui n’est pas d’accord avec ce programme du Seigneur est un chrétien à mi-chemin : un tiède. Il est bon, il fait de bonnes choses », mais il continue à ne pas supporter les humiliations et à se demander « pourquoi à celui-ci oui et à moi non ? L’humiliation je ne la veux pas. Et pourquoi arrive-t-il cela et pas à moi ? Et pourquoi font-ils celui-ci Monseigneur et pas moi ? ».

« Pensons à Jacques et Jean quand ils demandaient au Seigneur la faveur des honneurs. Vous ne savez pas, vous ne comprenez rien, leur dit le Seigneur. Le choix est clair : le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être refusé par les anciens, par les chefs des prêtres et par les scribes, être tué et ressusciter le troisième jour ». « Mais nous tous ? Nous voulons tous ressusciter le troisième jour. Cela est bon, cela est bon, nous devons vouloir cela ». Mais tous ne sont pas disposés, a dit le Pape, pour atteindre cet objectif à suivre cette route, la route de Jésus : ils considèrent que c’est un scandale si on leur fait quelque chose qu’ils considèrent comme un tort et ils s’en plaignent. Donc, le signe pour comprendre « si un chrétien est vraiment un chrétien » est « sa capacité de porter avec joie et patience les humiliations ». C’est « une chose qui ne plaît pas », et pourtant « il y a tant de chrétiens qui en regardant le Seigneur demandent des humiliations pour ressembler davantage à lui ».



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